
Un cinquante-neuvième texte de notre rubrique « Souvenez-vous de nos doctrines » est à retrouver aujourd’hui, un extrait d’Ernest Renan, tiré de son ouvrage Sur la Révolution.
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La Révolution ne doit pas être jugée par les mêmes règles que les situations ordinaires de l’humanité. Envisagée en dehors de son caractère grandiose ( ?) et fatal ( ?), la Révolution n’est qu’odieuse et horrible. À la surface, c’est une orgie sans nom. Les hommes, dans cette bataille étrange, valent en proportion de leur laideur. Tout y sert, excepté le bon sens et la modération. Les fous, les incapables, les scélérats y sont attirés par le sentiment instinctif que leur moment d’être utiles est venu…
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La France s’est trompée sur la forme que peut prendre la conscience d’un peuple. Son suffrage universel est comme un tas de sable, sans cohésion ni rapport fixe entre les atomes. On ne construit pas une maison avec cela. La conscience d’une nation réside dans la partie éclairée de la nation, laquelle entraîne et commande le reste. La civilisation à l’origine a été une œuvre aristocratique, l’œuvre d’un tout petit nombre (nobles et prêtres), qui l’ont imposée par ce que les démocrates appellent force et imposture ; la conservation de la civilisation est une œuvre aristocratique aussi. Patrie, honneur, devoir sont choses créées et maintenues par un tout petit nombre au sein d’une foule qui, abandonnée à elle-même, les laisse tomber.
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Il n’y a pas de philosophie plus superficielle que celle qui, prenant l’homme comme un être égoïste et viager, prétend l’expliquer et lui tracer ses devoirs en dehors de la société dont il est une partie.
https://www.actionfrancaise.net/2026/10/10/ne-pas-se-leurrer-certains-mots-ne-renvoient-qua-lordure/
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