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vendredi 6 septembre 2024

Le régicide rituel de la dynastie Romanov

 

Le régicide rituel de la dynastie Romanov

Cette courte vidéo revient sur les circonstances de l’assassinat du tsar Nicolas II, de son épouse et de ses cinq enfants le 17 juillet 1918 dans la ville d’Ekaterinbourg, dans l’Oural. Selon plusieurs historiens russes, le Tsar, son épouse, leurs enfants et leurs domestiques ont été assassinés de façon horrible, dans le cadre d’un « meurtre rituel ».

Comité d’enquête sur le rituel régicide

Une commission spéciale chargée d’enquêter sur les aspects rituels de ce régicide fut mise en place par les autorités russes en 2017, réunissant des membres de l’Eglise et des historiens. « Nous vérifions toutes les versions possibles des circonstances du décès, notamment la destruction des corps à l’aide de feu et d’acide, leur décapitation… ainsi que la version d’un meurtre rituel », déclara Marina Molodtsova, une haute responsable du Comité d’enquête, le 27 novembre 2017.

L’évêque Tikhon, confesseur du président russe Vladimir Poutine, et membre de cette commission d’enquête, confirma ces rituels pratiqués lors de l’exécution de la famille Romanov. « Les bolchéviques et leurs hommes de main n’étaient pas étrangers à toutes sortes de rituels symboliques », expliqua-t-il à l’agence RIA Novosti.

En 2000 l’Eglise orthodoxe russe ajouta le couple impérial et leurs enfants à la liste de ses martyrs et de ses saints.

vendredi 30 août 2024

Tout ce qu’il faut savoir sur la guerre civile russe

 

par Boris Egorov

Cela a été l’un des conflits politico-militaires les plus violents et meurtriers de l’histoire de l’humanité. Les combats, les répressions et la terreur, la famine et les épidémies ont emporté jusqu’à dix-sept millions de personnes.

En mars 1917, la monarchie en Russie a été renversée en faveur d’une forme de gouvernement républicain. Pourtant, cela n’a fait qu’empirer les problèmes sociaux, politiques et économiques cumulés dans un pays affaibli par sa participation à la Première Guerre mondiale.

En novembre de la même année, la Russie a subi une deuxième révolution, à l’issue de laquelle le pouvoir est passé aux bolcheviks. Cependant, la majorité de la population ne partageait pas les points de vue de ces socialistes fanatiques. C’est pourquoi le début de la guerre civile est lié au 7 novembre 1917 – le jour du coup d’État bolchévique dans la capitale de l’époque – Petrograd (Saint-Pétersbourg).

En voulant sortir à tout prix la Russie de la Première Guerre mondiale, le gouvernement de Lénine a signé le traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918 avec les Allemands. Selon ses rudes clauses, le pays a perdu la Pologne, l’Ukraine et les pays baltes. La dénommée « paix infâme » a été un choc pour la société russe et a drastiquement fait augmenter le nombre d’opposants aux soviétiques, refusant de céder des territoires à l’ennemi. 

Ainsi, à partir de l’été 1918, la guerre civile n’a fait que s’intensifier sur tout l’énorme territoire russe. À part les bolcheviks et leurs opposants politiques directs, de nombreux éléments anarchistes s’y sont joints, des armées rebelles, des États « indépendants » apparus aux extrémités de l’Empire détruit, ainsi que des puissances occidentales qui voulaient tirer un profit maximal de la situation.

Arrestation de l’empereur et de sa famille. Nicolas II avec sa femme dans le parc Alexandre à Tsarskoïé Selo

L’apogée du conflit a eu lieu en 1919, lorsque les combats les plus importants ont eu lieu aux abords de Moscou et de Petrograd. La fin de cette sanglante guerre est attribuée à l’année 1922, lorsque le pouvoir soviétique a été instauré en Extrême-Orient russe.

Par conséquent, le socialisme l’a largement emporté en Russie, ce qui a eu un impact colossal sur toute l’histoire du XXe siècle.

Dans notre article vous allez savoir qui a combattu pendant cette guerre et pourquoi, qui étaient les « Rouges », les « Blancs » et les « Verts », quel rôle ont joué les interventionnistes, et pourquoi, enfin, les bolcheviks sont sortis vainqueurs de cette lutte acharnée.  

Qui sont les « Rouges » ?

Rassemblement des gardes rouges

Les sympathisants de Vladimir Lénine et du Parti bolchévique étaient dans le camp des « Rouges ». La vive couleur du sang est devenue symbole de la lutte révolutionnaire, du mouvement de la gauche, du socialisme et du communisme.

D’abord, les membres volontaires de la Garde rouge sont devenus le support armé du nouveau gouvernement. À la fin de janvier 1918, l’Armée rouge des ouvriers et paysans s’est formée. Malgré son nom, elle comptait aussi des représentants de différentes classes sociales russes, qui partageaient les idéaux révolutionnaires.

Guerre civile. Front de l’Est. Soldats du corps tchécoslovaque avec un fanion capturé du détachement soviétique

Ainsi, un nombre important d’officiers du tsar ont rejoint l’Armée rouge où ils étaient appelés « spécialistes militaires ». Le premier chef suprême des forces armées de la Russie soviétique a été un ancien colonel de l’armée de l’empereur, Jukums Vācietis.

Un grand soutien aux bolcheviks durant la guerre a été accordé par de nombreuses unités de partisans, agissant dans le dos de l’ennemi. Ils étaient autant établis par les organes locaux du Parti que spontanément créés par l’initiative de la population.

Qui sont les « Blancs » ?

Les adversaires des « Rouges » durant la guerre civile étaient les « Blancs » (pendant la révolution française, cette couleur était également assignée aux opposants). Selon les bolcheviks, ils combattaient pour « le pouvoir du tsar, des propriétaires fonciers et des capitalistes ».

Cependant, tous les « Blancs » n’étaient pas dévoués au monarchisme. Le mépris des idées bolchéviques a uni des adeptes de tous partis et bords politiques.

Livraison d’armes par les troupes du général Lavr Kornilov

En prenant compte du caractère spécifique de la guerre civile, il est compliqué d’établir une ligne de front nette. Néanmoins, il existait certaines régions du pays qui ont été contrôlées par différentes parties du conflit durant presque toute la guerre.

Ainsi, les régions de l’Ouest, incluant Moscou et Petrograd, étaient sous le contrôle des Soviétiques, tandis que les « Blancs » se sont installés sur le Don, dans le Sud, en Sibérie, dans l’Est, et, dans le nord, à Arkhangelsk et Mourmansk.

Qui sont les « Verts » ?

La troisième force importante de la guerre civile étaient les « Verts ». Ils comptaient dans leurs rangs des paysans et des cosaques, ainsi que différents anarchistes, qui n’étaient convaincus ni par les « Blancs », ni par les « Rouges ».

Les « Verts » fuyaient la mobilisation des différentes armées et se réfugiaient dans les forêts (d’où leur nom). Souvent, ils réussissaient à établir de grandes formations militaires et à étendre leur pouvoir sur de vastes territoires.

Rébellion de Tambov

Ainsi, en 1920, une rébellion massive a eu lieu dans la province de Tambov, au sud de Moscou, dirigée par Alexandre Antonov. Son Armée partisane unie comptait plus de 50 000 hommes, et les forces soviétiques ont eu du mal à les écraser.

Les « Verts » combattaient habituellement tant contre les « Blancs », que contre les « Rouges », mais pouvaient aussi parfois s’allier à l’une des parties adversaires. Le chef de l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne, l’anarchiste Nestor Makhno, s’est notamment allié aux bolcheviks, mais, en fin de compte, s’est vu rentrer à nouveau en conflit avec ces derniers, a été vaincu et a fui le pays.

Qui a participé à l’intervention ?

À la suite du traité de Brest-Litovsk, les troupes allemandes ont occupé l’Ukraine et les pays baltes (la Pologne était déjà sous leur contrôle). Seulement après la révolution de novembre 1918 et la défaite du kaiser, ils ont commencé à quitter les territoires de l’ancien Empire russe.

Ce même traité de Brest-Litovsk a conduit à une intervention massive des membres de l’Entente en Russie. Les alliés comptaient faire retourner l’armée russe sur le champ de bataille de la Première Guerre mondiale et ont soutenu les « Blancs » (notamment en armement), qui avaient promis de mener la guerre contre l’Allemagne jusqu’à la victoire, une fois qu’ils auraient récupéré le pouvoir. Des troupes militaires limitées britanniques, françaises, américaines, italiennes, canadiennes, australiennes et grecques ont ainsi débarqué dans les ports du sud, du nord et de l’est du pays.

Interventionnistes américains

Même après la fin de la Première Guerre mondiale, l’Entente n’a pas cherché à évacuer ses troupes, cherchant des profits politiques et économiques dans le chaos russe. Les interventionnistes se tenaient pourtant loin des régions de combats intenses, menant la guerre majoritairement aux partisans. Ils ont commencé à quitter le pays dans la seconde moitié de 1919, lorsque le mouvement « blanc » était clairement condamné.

Un général anglais donne des ordres aux officiers tchécoslovaques

Les Japonais ont été les plus tenaces sur le territoire russe. Leur plan consistait à acquérir de vastes territoires de l’Extrême-Orient russe et de la Sibérie jusqu’au lac Baïkal – soit directement, soit par la création d’un gouvernement factice.

Sans la possibilité d’entrer en conflit armé avec les interventionnistes japonais, les bolcheviks les ont repoussés de leurs territoires par la diplomatie et l’augmentation de mouvements partisans dans le dos de l’ennemi. Le nord de Sakhaline, en revanche, n’a pu être récupéré qu’en 1925.

À quel point la terreur « rouge » et « blanche » était horrible ?

La cruauté est caractéristique de n’importe quelle guerre civile, et le conflit en Russie ne fait pas exception. La violence envers les ennemis de classe et les éléments contrerévolutionnaires a été établie dans la Russie soviétique au niveau gouvernemental le 5 septembre 1918 par le décret « À propos de la terreur rouge ».

Cadavres de victimes de la terreur rouge, 1918

Le nombre de victimes de la terreur « rouge » sanctionnée par l’État a atteint jusqu’à deux millions de personnes. La terreur dite « blanche » a quant à elle emporté la vie de plus d’un demi-million d’individus. Cependant, il ne s’agissait pas d’un humanisme particulier de la part des adversaires des bolcheviks, mais plutôt du fait que les régions contrôlées par ces derniers étaient moins peuplées.Les adversaires ne se différenciaient pas par leur cruauté. Par exemple, dans l’est du pays, la politique de répression menée par les « Blancs » de l’amiral Alexandre Koltchak a conduit à des émeutes massives à l’arrière de ses troupes, ce qui a été l’une des plus importantes raisons de l’échec du régime de cet autoproclamé chef suprême de la Russie.

Alexandre Koltchak dans l’armée

Les forces des interventionnistes ont elles aussi participé à cette terreur. Ils sont responsables de plus de 111 000 morts russes.

Pourquoi les bolcheviks ont-ils gagné ?

L’une des plus grandes raisons de la défaite des « Blancs » dans la guerre civile a été la dispersion de leurs forces. En se trouvant à d’énormes distances les uns des autres, les généraux ne pouvaient pas coordonner leurs actions efficacement. De plus, certaines formations antisoviétiques étaient parfois en conflit ouvert.

Les « Blancs » n’avaient pas d’unité politique, ni d’idéologie formulée (à part l’antibolchévisme et l’intégrité du pouvoir) qu’ils pourraient transmettre à la population. Les bolcheviks, en revanche,  possédaient des programmes politiques, sociaux et économiques travaillés, et savaient faire de la propagande efficace.

Détachement de l’Armée rouge

Des régions industrielles et bien peuplées ont atterri entre les mains des « Rouges », où, par des méthodes violentes, ils ont su construire une structure claire de commandement civil et militaire. Ils ont rapidement établi un système d’entraînement du corps des chefs et spécialistes techniques, et, également, ont recruté autour de 70% des officiers de l’ancienne armée du tsar.

Les bolcheviks ont réussi à mener la guerre civile en force monolithique. Ils réagissaient efficacement aux menaces de tous les fronts et regroupaient momentanément leurs troupes pour les éliminer. Ainsi, après la victoire face à Koltchak au printemps 1919 dans l’Oural, en automne, l’Armée rouge a su successivement éclater l’offensive des Forces armées du Sud de la Russie d’Anton Denikine sur Moscou et de l’Armée du nord-ouest de Nikolaï Ioudenitch sur Petrograd. À la suite de ces lourdes défaites, le mouvement « blanc » était condamné.

source : Russia Beyond

https://reseauinternational.net/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-la-guerre-civile-russe/

dimanche 17 mars 2024

La Révolution bolchévique – XXIIème partie

 

Tout ce que nous avons lu nous fait penser à l’absurdité et à un monde d’êtres extraterrestres: dans cette Russie ténébreuse créée par des banquiers et fils de satan, les Tsars Romanov qui avaient toujours régné en tenant compte du facteur humain deviennent très précieux, disons clairement et ce ne sera jamais assez; ils avaient gouverné d’une manière exemplaire contrairement à beaucoup d’autres rois et présidents qui ont été loués par l’histoire parce qu’ils avaient immédiatement vendu leurs banque centrales …

Dans le livre de Cherep Spiridovitch nous trouvons une description honnête des Romanov, ses écrits ont révélé tant de vérités sur les intrigues louches et dangereuses des «fils de Satan» pour gouverner le monde.

Cependant, la diffamation des satanistes est très forte, leur campagne médiatique brutale domine encore et décrit les Tsars russes comme oppresseurs, incapables et assoiffés de pouvoir, tandis que la bonté des Romanov, leur humilité et leurs efforts pour le bien-être social sont des caractéristiques très peu connues.

La Russie était une Terre bénie de Dieu, et les Romanov étaient uniques et précieux, choisis et inspirés par notre Seigneur, cette Terre, qui appartenait à Dieu, donnait un énorme désagrément aux satanistes, qui détruisirent son identité et les “Fair Angels”: les Romanov, en détruisant leur travail et leur réputation … pour toujours … non, pas pour toujours, les fils de Satan ne savent pas que le Bien sortira victorieux de cette terrible lutte.

Cherep-Spiridovich
Cherep-Spiridovich

Cherep Spiridovich écrit ainsi à propos d’Alexandre II et de l’éducation que son père, Nicolas Ier, avait choisie pour lui:

”The famous poet Jukovsky wrote a recommendation to the Czar on how to educate his son Alexander:

-Respect the law. Live and promote culture. Respect public opinion. Love liberty and justice. Rule by order, not by might. Be true to thy word.

Respect thy people. Love thy people. Have faith in virtue. That faith is the faith in God.

–  This so pleased the Czar, that Jukovsky was appointed tutor of the Grand Duke. Alexander studied various trades and crafts, visited factories and workshops. He built a cottage with bricks which he laid himself, and made all the furniture for it. He was taught the use of pencil and brush and studied music.

The Czar became interested in the fate of the Jews. He opened schools for them and opened for them the doors of the universities and exempted them from paying the taxes, encouraged them to occupy themselves with the agriculture, manual working art and sciences. He appointed to the very honorific posts those of them who knew the Russian, Polish or German languages.

(P. Mignot, “Le Probleme Juif ” p. 50)

 Alexander II tried to grant to the Jews all the concessions. Every Jew, who was working on the agriculture  or served in the army or achieved some school received all the rights of the best citizens of the Empire.

But the Jews joined all the conspiracies and tried joining the anarchists to undermine the bases of the State. Their plot, the assassination of the Czar liberator, has produced a violent wave of anti-semitism.”

(P. Mignot, ” Le Probleme Juif ” p. 51)

 Le célèbre poète Jukovsky a écrit une recommandation au Tsar sur la façon d’éduquer son fils Alexandre:

Respecter la loi. Vivre et promouvoir la culture. Respecter l’opinion publique. Aimer la liberté et la justice. Règle par ordre, pas par puissance. Sois fidèle à ta parole. Respecte ton peuple. Aime ton peuple. Aies foi en la vertu. Cette foi est la foi en Dieu.

Cela a tellement plu au tsar, que Jukovsky a été nommé précepteur du Grand-Duc. Alexandre a étudié divers métiers et l’artisanat, a visité des usines et des ateliers. Il a construit un cottage avec des briques qu’il a posé lui-même, et a fait tout le mobilier pour lui. Il a appris l’utilisation du crayon et du pinceau et étudié la musique.

Le Tsar s’intéressa au sort des Juifs. Il a ouvert des écoles pour eux et leur ouvrit les portes des universités et les exempta de payer les impôts, les encouragea à s’occuper de l’agriculture, des arts manuels et des sciences. Il nomma aux postes très honorifiques ceux d’entre eux qui connaissaient les langues russe, polonaise ou allemande.

(P. Mignot,”Le Probleme Juif” p. 50)

 Alexandre II essaya d’accorder aux Juifs toutes les concessions. Chaque Juif, qui travaillait dans l’agriculture, servait dans l’armée ou avait fait des études, a reçu tous les droits des meilleurs citoyens de l’Empire.

Mais les Juifs se joignirent à toutes les conspirations et essayèrent de se joindre aux anarchistes pour saper les bases de l’Etat. Leur complot, l’assassinat du libérateur Tsar, a produit une violente vague d’antisémitisme.”

(P. Mignot,” Le Probleme Juif ” p. 51)

***

On ne peut pas ne pas penser que Alexandre II était un homme qui gouvernait humainement, tandis que les dirigeants bolcheviques, manoeuvrés par les serviteurs du Mal, détruisaient l’identité des personnes: Landowsky, Rakovsky et des millions d’autres êtres humains.

La grandeur de la Russie, la Terre de la bonne gouvernance, un Pays où la spiritualité profonde a toujours donné dignité, intelligence et une identité précise au peuple russe et à ses dirigeants, cette grandeur émerge dans un document lié à une conférence de Alain Besançon, qui a eu lieu le 30 mai 2005 à l’Académie des Sciences Morales et Politiques à Paris, nous citons quelques paragraphes:

“Le régime tsariste dans la tradition pétrovienne, est modernisateur et ‘développeur’, par les voies ordinaires de la bureaucratie rationnelle. Mais en même temps qu’il pousse la Russie vers l’Europe, l’Etat met l’accent sur la différence radicale entre la Russie et l’Europe, qui est devenue depuis la révolution française, la source de toutes les infections. Dans son célèbre rapport au Tsar, Ouvarov, un homme cultivé, athée, et qui parle mieux le français que le russe, écrit en 1832:*

En présence de la décadence religieuse et civile de l’Europe (…) Il faut découvrir des principes appartenant à la Russie, des principes formant ses caractéristiques particulières, recueillir les restes sacrés de sa nationalité et en faire l’ancre de notre salut (…) Un Russe dévoué à sa patrie ne consentira jamais à l’abandon d’un seul dogme de notre orthodoxie, ni à la perte d’une seule perle du diadème du Monomaque. L’autocratie est la condition primordiale de l’existence politique de la Russie et le géant russe s’y appuie comme sur la pierre angulaire de sa grandeur.- En dehors de ces deux principes nationaux, il y en a un troisième non moins important: celui du Narodnost. Narodnost c’est le Volsgeist des allemands, l’esprit national, la Russité. Des historiens comme Pogodin empruntaient à Guizot son schéma de l’histoire de l’Europe, mais le présentaient comme une succession de désastres et de tragédies. En face de ces horreurs, courait le fleuve pacifique et patriarcal de l’histoire russe. Dans le même temps où la Russie s’efforçait de rattraper l’Occident, le passé russe était présenté comme l’avenir de l’Europe.”

Le mot «autocratie» ne doit pas être interprété avec la mentalité occidentale, mais avec la mentalité orthodoxe et le cœur orthodoxe. Dans le contexte russe ce mot n’indique pas une forme de gouvernement dans lequel le pouvoir est détenu par une seule personne, mais une forme de gouvernement dans lequel le pouvoir est confié à notre Seigneur, le Tsar n’est que son humble représentant sur cette terre. Ces caractéristiques russes particulières étaient très bien connues par les représentants de satan, qui déclenchèrent la révolution, les Tsars et leur bon gouvernement devaient être éliminés parce qu’ils étaient trop attachés à ce Dieu qu’ils ont toujours détesté et qu’ils détesteront toujours. Le bon gouvernement tsariste devait être présenté au monde comme un mauvais gouvernement, les satanistes suscitèrent et suscitent encore la méfiance  et l’incompréhension contre la Russie, tous les peuples auraient dû la haïr …

Alain Besançon a la capacité de comprendre partiellement l’identité de la Russie, mais ses racines ne sont pas russes, son coeur n’est pas russe comme celui de Cherep Spiridovitch; donc si on lit le documet lié à la conférence en entier, on trouvera des contradictions et des incohérences, mais l’auteur, peut-être même inconsciemment, sans le vouloir vraiment, nous révèle la pureté de la Russie en contraste avec la décadence européenne.

Souvenons-nous que Alain Besançon, historien français et membre du parti communiste français de 1951 à 1956, fut choqué en apprenant les crimes commis par Staline, dénoncés par Nikita Khrouchtchev. Ayant vu la face grotesque de la révolution russe, Besançon décida d’analyser avec beaucoup d’application l’histoire de la Russie et de l’URSS pour comprendre ce qui s’est réellement passé.

Il déclara lui-même: “Tout ce temps que j’ai passé sur l’histoire russe et le communisme soviétique, à l’étudier et à l’analyser, j’espère qu’il me sera compté à pénitence.”

Des paroles très fortes. Besançon retourna au catholicisme. La tradition théologique soutiendra sa recherche historique et sa réflexion philosophique.

Nous voulons croire que Besançon ait compris à quel point la Russie était spéciale et précieuse avant la révolution qui l’a bouleversée, et qu’il ait compris surtout l’originalité et l’intelligence ingénieuse du gouvernement Romanov.

Nous pourrions comparer la précieuse Russie avec sa spiritualité profonde au Tibet. Le Tibet aussi a son identité dans la spiritualité, mais après le règne et le premier empire tibétain avec la dynastie Yarlung ( N. A. R. le sources fiables  remontent à 579 apr J.C, quand Tagbu Nyasig régnait ), de nombreuses invasions jusqu’au “longa manus” de l’Occident au dix-huitième siècle, exactement comme cela s’est  passé en Russie …

***

Et si ce que nous avons écrit sur Nicolas II n’est toujours pas suffisant pour convaincre ceux qui veulent croire aux nombreuses calomnies des médias journalistiques et télévisuels, nous rapportons également ce qui a été dit en juin 2008 par l’archevêque Vikentij d’Ekaterinbourg et Verkhoturje, extrait du site ” Ekaterinburskaja Initiativa “.

Votre Eminence, que pouvez-vous dire de Nicolas II en tant que politicien chrétien?

L’empereur Nicolas II était un modèle pour les politiciens de son temps, et, à mon avis, peut servir de modèle pour les politiciens contemporains. Il avait le désir d’influencer le monde de manière à avoir la paix et l’harmonie sur Terre, afin de réduire les armes à un niveau raisonnable … Élevé au sein de la foi orthodoxe, son âme incarnait des valeurs morales telles que la conscience, l’amour pour le prochain, et une tendance à l’accord. Il espérait être capable d’influencer les autres pour réaliser les idéaux d’unité, de fraternité et de respect mutuel, y compris le respect entre les politiciens, entre les hommes d’Etat, entre les peuples, et entre les Etats et ainsi de suite. Quand nous étudions son activité en tant que souverain, nous le voyons comme un homme qui a fondé son gouvernement sur les valeurs chrétiennes que ses parents lui avaient enseignées. Il a essayé de répandre ces valeurs parmi tous les chefs d’Etat avec lesquels il a eu à faire.

Son intention d’organiser la Cour internationale de Justice de La Haye était d’éviter les conflits entre les États et les peuples, et cela est devenu un héritage lumineux de son esprit. Il aurait voulu empêcher les gens d’en venir aux mains, mais plutôt qu’ils règlent pacifiquement leurs différends et leurs problèmes. De nombreux pays du monde suivent maintenant ses sages conseils et, dans les années qui ont suivi, de nombreuses autres institutions internationales, comme les Nations Unies, sont apparues sur la base de ses idées. Il est évident que l’empereur Nicolas II était une figure politique de grande valeur à travers le monde, notamment dans son rôle de théoricien de la paix mondiale.

Pendant de nombreuses années, certains ont défini la Russie pré-révolutionnaire comme ” la prison des nations ”… A cette époque là, quelle était la politique de la Russie à l’égard des résidents étrangers et des hétérodoxes?

Concernant les relations avec d’autres confessions religieuses, l’empereur Nicolas II les traitait avec beaucoup de respect. Lorsqu’il se rendait dans certaines parties de son empire à prédominance musulmane, il se rendait à la mosquée pour montrer son respect pour leur foi, il lisait des livres sur l’ Islam pour en savoir plus et il saluait les musulmans russes pendant leurs fêtes religieuses. Dans l’ensemble, son interaction avec eux était très bonne et les musulmans russes le récompensaient avec amour, respect, estime et honneur. C’est un exemple de l’atmosphère de fraternité et de bonnes relations qui existait entre les confessions religieuses en Russie. Il n’y avait pas de conflits religieux dans notre pays.

Voilà quelques paragraphes du précieux travail de Landowsky qui nous fait comprendre combien la révolution, bolchevique organisée par des riches banquiers et des sectes ésotériques , était “belle”, “en faveur du peuple” et surtout  “dispensatrice de liberté et de dignité pour l’être humain”  …  elle devrait être renommée ” le massacre bolchevique planifié “.

***

Nous citerons ci-dessous quelques questions et réponses relatives à l’interrogatoire de Rakovsky, le bolchevique qui ne plaisait pas aux banquiers et aux sectes:

“ D. Is the Soviet Union not socialist?

For me only in name. … “

…

“D. Continue, Rakovsky, I beg of you.

The understanding of how the financial International has gradually, right up to our epoch, become the master of money, this magical talisman, which has become for people that which God and the nation had been formerly, is something which exceeds in scientific interest even the art of revolutionary strategy, since this is also an art and also a revolution. I shall explain it to you.

Historiographers and the masses, blinded by the shouts and the pomp of the French revolution, the people, intoxicated by the fact that it had succeeded in taking all power from the King and the privileged classes, did not notice how a small group of mysterious, careful and insignificant people had taken possession of the real Royal power, the magical power, almost divine, which it obtained almost without knowing it. The masses did not notice that the power had been seized by others and that soon they had subjected them to a slavery more cruel than the King, since the latter, in view of his religious and moral prejudices, was incapable of taking advantage of such a power. So it came about that the supreme Royal power was taken over by persons, whose moral, intellectual and cosmopolitan qualities did allow them to use it. It is clear that this were people who had never been Christians, but cosmopolitans.”

…

“… Imagine to yourself, if you can, a small number of people, having unlimited power through the possession of real wealth, and you will see that they are the absolute dictators of the stock-exchange; and as a result of this also the dictators of production and distribution and also of work and consumption. If you have enough imagination then multiply this, by the global factor and you will see its anarchical, moral and social influence, i.e. a revolutionary one… . Do you now understand?

No, not yet.

Obviously it is very difficult to understand miracles.

Miracle?

Yes, miracle. Is it not a miracle that a wooden bench has been transformed into a temple? And yet such a miracle has been seen by people a thousand times, and they did not bat an eyelid, during a whole century. Since this was an extraordinary miracle that the benches on which sat the greasy usurers to trade in their moneys, have now been converted into temples, which stand magnificently at every corner of contemporary big towns with their heathen colonnades, and crowds go there with a faith which they are already not given by heavenly gods, in order to bring assiduously their deposits of all their possessions to the god of money, who, they imagine, lives in the steel safes of the bankers, and who is preordained, thanks to his divine mission to increase the wealth to a metaphysical infinity.

This is the new religion of the decayed bourgeoisie?

Religion, yes, the religion of power. “

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Les empereurs, fils de Satan, remplacèrent les Romanov en Russie et la religion impitoyable du pouvoir de l’argent était la nouvelle «spiritualité» pour la Russie envahie.

Daniela  Asaro

Merci au Professeur Saber Othmani pour sa collaboration dans la traduction.

revu par Martha pour Réseau International

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

https://reseauinternational.net/la-revolution-bolchevique-xxiieme-partie/

vendredi 15 mars 2024

La Révolution bolchévique – XXIème partie

 

Nous présentons quelques parties de ” Symphonie en rouge majeur ”, le livre-document de Landowsky, trouvé dans des circonstances mystérieuses.

Le livre de Landowsky nous fait comprendre combien est aliénant, absurde et asservissant le régime qui avait déformé la Russie, gouvernant avec une intimidation cruelle après avoir brisé les pauvres restes mortels des Romanov.

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Landowsky parle à la première personne.

” Je suis revenu au laboratoire. Mon état nerveux m’inquiétait et je me suis astreint à un repos complet. Me voici au lit presque toute la journée. Ici je suis pratiquement seul depuis quatre jours.

Gabriel me faisait des demandes chaque jour. On l’a fait responsable de mon état. A la seule pensée qu’ils pouvaient m’envoyer de nouveau à la Loubianka de Moscou (la direction centrale de la police secrète) pour assister à une nouvelle scène de terreur, je suis pris d’angoisse et je tremble. J’ai honte d’appartenir à l’espèce humaine.

Ces quelques lignes sont tout ce que j’ai pu écrire en cinq jours après mon retour de la Loubianka, essayant de coucher sur le papier l’horreur, et interrompant donc l’ordre chronologique de mes notes, mais je n’ai pu écrire. Ce ne fut qu’après plusieurs mois, au début de l’été, que je pus enfin calmement et simplement rédiger tout ce que j’avais vu de révulsant, de vicieux, d’abominable… ( N.D.T dans le texte original : Evil )

Au cours des derniers mois, je me suis posé mille fois la même question: “Qui étaient ces gens, qui assistaient anonymement aux séances de tortures?” J’ai tendu à l’extrême toutes mes capacités inductives et déductives.

Etait-ce Ezhov ? C’est possible, mais je ne vois pas la raison pour laquelle il se serait caché. Il est officiellement le responsable, et la crainte qui l’a fait se cacher n’a donc aucune raison logique. Bien plus, si j’ai quelque raison de me décrire comme un psychologue, alors ce fou, le chef du N.K.V.D., qui manifeste des symptômes d’un anormal, aurait certainement plaisir à assister à une scène criminelle. Des traits comme son arrogance devant un ennemi humilié, qui psychologiquement et physiquement avait été réduit à l’état d’épave, lui auraient certainement donné un plaisir malsain.

Je poussais encore un peu plus mon analyse. L’absence de toute préparation avait été évidente: manifestement la décision de tenir cette séance satanique avait été prise à la hâte. Le fait que ma présence avait été requise avait résulté d’un accord subit. Si Ezhof avait été à même de choisir librement le moment, les préparatifs auraient alors été effectués en temps voulu, et dans ces conditions je n’aurais pas été invité; il y avait aussi le fait que le général du N.K.V.D. qui eut du mal à arriver à temps pour assister aux tortures aurait dans ce cas été informé de la séance à l’avance. Si donc ce n’était pas Ezhof, qui donc avait décidé de l’heure? Quel autre chef avait le pouvoir de décider de tout? Quelque médiocres que pouvaient être mes connaissances de la hiérarchie soviétique, au dessus d’Ezhof dans les questions concernant le N.K.V.D., il n’y en avait qu’un: c’était Staline. Alors c’était donc lui qui était là?… ( N.D.T.: voir : Stalin’s Loyal Executioner: People’s Commissar Nikolai Ezhov, 1895-1940 ).

Sept jours passèrent, lorsqu’un matin Gabriel parut chez moi. Je lui trouvai une allure dynamique et enthousiaste; il était ce jour-là d’humeur optimiste. Mais les éclairs de bonheur qui avaient illuminé son visage à son arrivée ne reparurent plus ensuite.

Il me sembla que, par la suractivité et en s’occupant l’esprit, il voulait chasser les nuages qui passaient sur son visage. Après le déjeuner, il me dit:

– Nous avons un invité ici.

– Qui est-ce?- demandais-je.

– Rakowsky, l’ancien ambassadeur à Paris.-

– Je ne le connais pas…

– C’est l’un de ceux que je vous ai désignés l’autre soir; c’est l’ancien Ambassadeur à Londres et à Paris … . Naturellement il était un grand ami de votre connaissance Navachine …  . Oui, cet homme est entre mes mains. Il est ici avec nous; il est bien traité et l’on s’occupe bien de lui. Vous le verrez bientôt.

Moi, et pourquoi? Vous savez bien que je n’ai aucune curiosité sur ce genre de sujets… Je vous demande de m’épargner sa vue; je ne me sens encore pas bien après ce que vous m’avez forcé de voir. Je ne peux garantir mon état nerveux et cardiaque.

– Oh, ne vous inquiétez pas. On ne nous demande pas d’actes de force. Cet individu a déjà été brisé. Non, pas de sang, ni de force. Il s’agit seulement de lui donner des doses modérées de drogues. Voici, je vous ai apporté quelques instructions détaillées, elles sont du Dr Lévine  ( N.D.T.: medecin de NKVD ) qui nous sert encore par son savoir. Apparemment, il y a quelque part au laboratoire une certaine drogue qui peut faire des merveilles.

– Vous croyez dans tout cela?-

– Je parle symboliquement. Rakowsky tend à avouer tout ce qu’il sait sur l’affaire en question. Nous avons déjà eu un entretien préliminaire avec lui, et les résultats n’ont pas été mauvais.

– Dans ce cas, quel besoin d’une drogue miracle?

-Vous verrez, docteur, vous verrez. C’est une petite mesure de sécurité dictée par l’expérience professionnelle de Lévine. Cela aidera à obtenir que celui que nous interrogerons se sente plein d’optimisme et ne perde pas espoir et foi. Qu’il puisse déjà entrevoir un espoir lointain et une chance de sauver sa vie. C’est le premier effet à atteindre.

Ensuite nous aurons à nous assurer qu’il demeure en permanence dans cet état, où il se sente comme vivant un moment heureux et décisif, mais sans qu’il perde ses capacités mentales: plus exactement, il faudra même les stimuler et les aiguiser. Comment dire encore? Plus précisément, il s’agit d’obtenir un état de stimulation éclairée.

– Une sorte d’état d’hypnose?

– Oui, mais sans assoupissement.

– Et je dois inventer une drogue pour tout cela? Je crois que vous vous exagérez mes talents scientifiques. J’en suis incapable.

– Mais il n’y a rien à inventer, le docteur Lévine assure que le problème pourrait  être résolu rapidement.

– Il m’a toujours laissé l’impression d’être une espèce de charlatan.

– C’est probable, mais je crois que la drogue qu’il a mentionnée, même si elle n’est plus aussi efficace qu’il prétend, nous aidera quand même à obtenir ce qu’il nous faut. Après tout, nous n’attendons pas un miracle. L’alcool, malgré nous, nous fait dire des bêtises: pourquoi une autre substance ne parviendrait-elle pas à nous encourager à dire raisonnablement la vérité? En outre, Lévine m’a parlé de cas précédents, qui semblent vrais.

***

 Je n’eus aucune difficulté à trouver le médicament.

Il se présentait en doses d’un milligramme sous forme de petits comprimés. Je fis un essai selon la méthode qu’il recommandait: ils se dissolvaient très facilement dans l’eau et mieux encore dans l’alcool. La formule du produit n’était pas indiquée, et je décidai d’en faire l’analyse plus tard, quand j’aurai le temps.

C’était sans aucun doute une substance en provenance du spécialiste Lümenstadt, ce savant dont Lévine m’avait parlé lors de notre première rencontre. Je ne m’attendais pas à y découvrir à l’analyse quoi que ce soit d’inattendu ou de nouveau. Il s‘agissait probablement d’une base quelconque mélangée avec une quantité importante d’opiacé d’une espèce plus active que la thébaïne. J’en connaissais bien les dix-neuf principales variétés et quelques autres en sus. Dans les conditions dans lesquelles mes expériences avaient lieu, je me satisfaisais des faits que mes investigations avaient pu recueillir.

Bien que mes travaux aient eu une direction tout à fait différente, je me trouvais cependant en pays de connaissance dans le domaine des substances hallucinatoires. Je me souvenais que Lévine m’avait parlé de la distillation de certains types rares de chanvre indien. Il fallait donc que je m’occupe d’opium ou de haschisch pour pénétrer les secrets de cette drogue si appréciée. J’aurais été heureux d’avoir la chance de découvrir une ou plusieurs bases nouvelles qui eussent développé leurs “miraculeuses” propriétés. J’étais prêt à penser que cela devait en principe être possible.

Après tout, le travail de recherche dans des conditions illimitées de temps et de moyens, qui était précisément possible en travaillant pour le N.K.V.D., devait offrir des possibilités scientifiques également illimitées, et je me flattais de l’illusion de pouvoir découvrir à l’issue de ces recherches une nouvelle arme dans mon combat scientifique contre la douleur. Je ne pus consacrer bien longtemps à la diversion que donnaient ces rêves agréables. Je dus me concentrer afin de réfléchir à la manière et aux proportions dans lesquelles donner cette drogue à Rakowsky. D’après les instructions de Lévine, un comprimé devait suffire à obtenir le résultat désiré. Mais il indiquait que si le patient présentait une certaine faiblesse cardiaque, un assoupissement pouvait s’en suivre et même une complète léthargie, avec pour conséquence un obscurcissement mental. Compte tenu de tout cela, il me fallait d’abord examiner Rakowsky.

Je ne m’attendais pas à trouver son coeur en parfaite condition. Même s’il ne présentait pas d’anomalie pathologique, il présenterait certainement une baisse de tension compte tenu de ses épreuves nerveuses, car son système cardio-vasculaire n’avait pu demeurer insensible à la longue et terrifiante séance de tortures qu’il avait subie.

Je repoussai l’examen du patient à l’après-déjeuner. Il me fallait d’abord tout considérer, soit que Gabriel veuille donner la drogue à Rakowsky à son insu, soit au contraire avec sa pleine connaissance. Quoi qu’il en soit, ce serait à moi de m’en occuper en ce sens qu’il me reviendrait de lui donner moi-même la drogue dont on m’avait parlé.

Il n’y avait aucun besoin de la participation d’un infirmier, puisque la drogue était administrée par voie orale.

Christian_Georgievitch_Rakovsky

Après le déjeuner, je rendis visite à Rakowsky. Il était enfermé dans une cellule au rez-de-chaussée sous la surveillance d’un gardien qui ne le quittait pas des yeux. La pièce était seulement meublée d’une petite table, d’une couchette étroite sans tête ni pied de lit, et d’une autre petite table grossière. Lorsque j’entrai, Rakowsky était assis.

Il se leva aussitôt. Il me regarda attentivement, et je lus sur sa figure de l’étonnement et aussi, me sembla-t-il, de la frayeur. Je pense qu’il dut me reconnaître, m’ayant vu, lorsqu’il s’assit, lors de cette nuit mémorable auprès des généraux.

Je dis au garde de m’apporter une chaise et de nous laisser.

Je m’assis et demandai au prisonnier de s’asseoir.

Il avait environ cinquante ans. C’était un homme de taille moyenne, avec un front dégarni, un nez large et charnu. Dans sa jeunesse, son visage avait dû être agréable. Son aspect physique n’était pas typiquement sémitique, mais ses origines étaient cependant clairement visibles. Dans le temps, il avait dû être gros, mais il ne l’était plus maintenant et sa peau pendait de partout, cependant que sa face et son cou ressemblaient à un ballon éclaté dont tout l’air serait parti. Le menu habituel de la Loubianka était apparemment un régime trop strict pour l’ancien Ambassadeur à Paris. Je ne fis pas alors d’autre observation.

– Vous fumez?-  lui demandais-je, en ouvrant un paquet de cigarettes dans le but d’établir avec lui des rapports un peu plus chaleureux.

– J’ai cessé de fumer afin de ménager ma santé- répliqua-t-il sur un ton plaisant  -mais j’accepte, et je vous remercie.

Je pense avoir désormais surmonté mes maux d’estomac.

Il fuma calmement, avec réserve et non sans une certaine élégance.

– Je suis médecin – lui dis-je pour me présenter.

– Oui, je le sais, je vous ai vu agir, là bas – dit-il d’une voix qui tremblait.

– Je suis venu vérifier l’état de votre santé. Comment vous portez-vous? Souffrez-vous d’une maladie?

– Non, je n’ai rien.

– En êtes-vous sûr ? Qu’en est-il de votre coeur?

– Grâce aux bienfaits de la diète forcée, je n’ai observé aucun symptôme anormal me concernant.

– Mais il y en a qui ne peuvent être observés par le patient lui-même, mais seulement par un médecin.

– Je suis médecin moi-même – interrompit-il.

– Vous êtes médecin?- répétais-je surpris.

– Oui, vous ne le saviez pas?

– Personne ne me l’avait dit. Toutes mes félicitations. Je serai très heureux d’être utile à un collègue, éventuellement même à un condisciple. Où avez vous fait vos études : à Moscou, ou à Petrograd?

– Non, à cette époque je n’étais pas citoyen russe. J’ai étudié à Nancy et à Montpellier; c’est à cette dernière faculté que j’ai passé mon doctorat.

– Ainsi, nous avons dû être étudiants à la même époque. J’ai suivi des cours moi-même à Paris … . Vous êtes Français?

– J’avais l’intention de devenir Français. J’étais né Bulgare, mais sans qu’on ait demandé ma permission, je suis devenu Roumain. J’étais de la province de Dobrudga. Au traité de paix, elle fut attribuée à la Roumanie.

– Permettez-moi d’écouter votre thorax – et je mis les écouteurs du stéthoscope sur mes oreilles..

Il enleva sa veste déchirée et se mit debout. L’auscultation ne révéla rien d’anormal. Comme je l’avais pensé, il était faible, mais sans anomalie.

– Je suppose qu’il faut donner un peu de nourriture au coeur…

– Au coeur seulement, camarade?- demanda-t-il ironiquement.

– Je pense, répliquais-je – faisant semblant de ne pas remarquer son ironie.

– Vous permettez que je m’ausculte moi-même?

– Avec plaisir- et je lui passais le stéthoscope.

 Il s’écouta brièvement.

– Je m’attendais à ce que mon état fût bien pire. Merci beaucoup. Puis-je remettre mon veston?

– Bien sûr. Mettons-nous d’accord pour prendre quelques gouttes de digitaline, n’est ce pas?

– Vous considérez cela comme tout à fait essentiel. Je pense que mon vieux coeur survivra très bien encore les quelques jours ou mois qui me restent.

– Je suis d’un avis différent. Je pense que vous vivrez encore bien plus longtemps.

– Ne me contrariez pas collègue …  Vivre davantage ! Vivre plus longtemps encore … Il doit y avoir déjà des instructions au sujet de ma fin; le procès ne peut durer plus longtemps et puis alors, repos.

Lorsqu’il prononça ces mots, ayant à l’esprit le repos final, il me sembla que sa figure prenait presque une expression de bonheur… . Je haussais les épaules. Ce souhait de mourir, de mourir vite, que je lus dans ses yeux me fit presque défaillir. Par un sentiment de compassion, je ressentis le besoin de le réconforter.

– Vous ne m’avez pas compris, camarade. Je voulais dire que dans votre cas, il est décidé que vous continueriez de vivre. Et pourquoi avez-vous été amené ici? N’êtes-vous pas bien traité maintenant?

– Concernant le dernier point, oui bien sûr, mais quant au reste, j’ai entendu des bruits…

Mais je lui tendis une autre cigarette et j’ajoutai:

– Gardez l’espoir. Pour ma part, et dans la mesure permise par mon chef, je ferai tout ce qui dépend de moi pour m’assurer qu’il ne vous arrive rien de mal. Je vais commencer tout de suite par vous alimenter, mais sans excès compte tenu de votre estomac. Nous commencerons par un régime lacté, avec quelques suppléments substantiels.

Je vais donner des instructions tout de suite. Vous pouvez fumer … prenez-en quelques unes …

Et je lui laissai tout le reste du paquet.

J’appelai le garde et lui donnai l’ordre d’allumer les cigarettes du prisonnier chaque fois que celui-ci le désirerait.

Puis je partis, et avant de prendre un couple d’heures de repos je donnai instruction de faire servir à Rakowsky un demi-litre de lait avec du sucre.

***

Donc les Soviétiques torturaient, droguaient, et essayaient de modifier l’identité des personnes, voulant obtenir ainsi des marionnettes sans  âmes, avec les gouverneurs Rurik et Romanov les personnes avaient leur identité russe et la dignité que leur donnait une profonde spiritualité, avec l’U.R.S.S: religions abolies et ”ciels fermés et inaccessibles”.

Daniela Asaro

Merci au Professeur Saber Othmani pour sa collaboration dans la traduction.

revu par Martha pour Réseau International

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

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samedi 2 mars 2024

La Révolution bolchévique – XXème partie

 

Un autre livre intéressant, qui nous parle des objectifs réels de la révolution bolchevique, a été publié en Espagne en 1952: Sinfonia en rojo mayor ( Symphonie en rouge majeur ).

Ensuite le livre a été publié dans d’autres Pays, en plusieurs langues.

Ce livre-document a été écrit par le Dr J. Landowsky. Les écrits, qui ont été publiés d’abord en Espagne, ont été trouvés sur le corps de Landowsky par un volontaire espagnol, corps retrouvé gisant dans une cabane sur le front de Pietrograd (Leningrad).

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Landowsky obtint son diplôme en médecine en Russie avant la révolution, puis il étudia pendant deux ans à Paris à la Sorbonne. Il s’était spécialisé dans l’étude des effets des drogues sur les êtres humains. C’était un chercheur très talentueux, mais après la révolution, sa survie et celle de toute sa famille était devenue très difficile. Pour obtenir de l’argent il a permis à ses collègues de publier ses propres recherches avec leurs noms. Le NKVD, un département de la Russie soviétique, opérationnel de 1917 à 1930, réorganisé et activé de 1934 à 1946, département chargé des centres de détention, y compris les infâmes Goulag, commença à être très intéressé par les recherches scientifiques du Dr Landowsky. En 1936, il a été enlevé de sa maison sans avoir jamais pu revoir sa famille et forcé de travailler dans le laboratoire de chimie du NKVD près de Moscou. Il était pratiquement détenu et très surveillé. Ses yeux voyaient des tortures et des crimes et il était témoin de nombreux interrogatoires. Il souffrait beaucoup,c’était un homme religieux, et même pour ne pas être passif devant tant d’horreurs, il commença à noter tout ce qu’il voyait et entendait. Jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, il travaillait dans le laboratoire de chimie, en prenant note courageusement de toutes les atrocités auxquelles il devait assister. Personne ne sait comment il est arrivé à Pietrograd et son assassin est inconnu.

Landowsky a correctement noté tous les interrogatoires de Christian Rakovsky, un bulgare qui a eu une vie aventureuse.

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Christian Rakovsky est né en Bulgarie, issu d’une famille riche. Depuis qu’il était jeune, il était attiré par la Russie et tout ce qui concerne la Russie. Il a étudié en Bulgarie alors que sa famille est allée vivre dans le Royaume de Roumanie. Pendant ses études au lycée, il est devenu marxiste et a été expulsé de l’école pour ses activités politiques. Il ne pouvait plus étudier en Bulgarie et en septembre 1890 Rakovsky est allé vivre à Genève. A la fin de ses études en Suisse il est devenu médecin. À Genève, il a rencontré Plechanov et a travaillé avec Rosa Luxemburg, Pavel Axelrod et Vera Zasulich. Il était très actif, écrivait des articles pour les journaux et faisait de la propagande socialiste. En 1893 il s’était inscrit dans une école de médecine  à Berlin et puis il a été expulsé aussi de l’Allemagne pour ses contacts avec les révolutionnaires russes. Il a terminé ses études à Zurich, Nancy, Montpellier. Rakovsky s’intéressait à la politique de divers Pays européens. Toutefois  il avait toujours une attention particulière pour le Pays dans lequel il était né et la région des Balkans. Après avoir été pour une courte période dans l’armée roumaine, il est allé vivre avec sa femme à Saint-Pétersbourg pour prendre part aux motions révolutionnaires. Expulsé aussi de la Russie, il est allé à Paris. En 1900 il est retourné en Russie, où il est resté jusqu’à 1902; la mort de sa femme, et la répression des partis révolutionnaires l’ont forcé à retourner en France, d’où il suivait les développements de la guerre russo-japonaise. Ayant hérité d’une propriété de grande valeur en Roumanie, il retourna s’occuper de la région des Balkans en révolte continue et de la Roumanie, mais à la fin de 1907 il a été également expulsé de la Roumanie avec d’autres socialistes. Il était présent dans de nombreux pays et avait des activités innombrables. Au printemps de 1917 il retourna en Russie. Il fut arrêté en tant qu’activiste contre la guerre mondiale, mais libéré à nouveau, cette même année il a participé à la troisième Conférence de Zimmerwald, mieux connue sous le nom de Conférence de Stockholm. La première conférence a eu lieu à Zimmerwald en 1915, la deuxième à Kienthal en 1916, en Suisse. C’étaient des conférences organisées par des partis socialistes antimilitaristes dans divers pays du monde.

Il est intéressant de lire le premier paragraphe du Manifeste de Zimmerwald, une déclaration produite à la fin de la première conférence:

“Voici plus d’un an que dure la guerre! Des millions de cadavres couvrent les champs de bataille. Des millions d’hommes seront, pour le reste de leurs jours, mutilés. L’Europe est devenue un gigantesque abattoir d’hommes. Toute la civilisation qui était le produit du travail de plusieurs générations est détruite. La barbarie la plus sauvage triomphe aujourd’hui de tout ce qui faisait la fierté de l’humanité.

Quelles que soient les responsabilités immédiates du déchaînement de cette guerre, une chose est certaine: la guerre qui a provoqué tout ce chaos est le produit de l’impérialisme.“

……

Les socialistes antimilitaristes ont-ils compris que ” l’aristocratie de l’argent ” avait voulu la guerre et que l’impérialisme était entre les mains de certains seigneurs depuis le dix-huitième siècle? Probablement oui, mais ce n’était pas convenable de le dire, peut-être … Le Tsar Nicolas II s’était exprimé exactement comme eux au sujet de cette guerre, et en ce qui concernait toutes les guerres.

Une certaine hypocrisie accompagnait les bonnes idées des socialistes antimilitaristes. En effet Rakovsky restait à Stockholm pour faire de la propagande en faveur des révolutionnaires russes.

Il avait également de la sympathie pour les mencheviks, et il a décidé de les soutenir. On tient à parler de cet homme parce qu’il incarne toutes les contradictions typiques des révolutionnaires bolcheviques qui voulaient s’imposer principalement pour des ambitions et des intérêts personnels.

Rakovsky a essayé d’ ”exporter” la révolution bolchevique en Roumanie mais il n’a pas obtenu de bons résultats.

Rakovsky devint le chef du gouvernement bolchevik en Ukraine. C’était un gouvernement qui a mené aux conflits ethniques, aux famines et à l’effondrement de l’économie. Les tortures et les fusillades étaient à l’ordre du jour. L’Ukraine était ingouvernable, Rakovsky a dû recourir à l’intervention militaire pour calmer les émeutes, principalement provoquées par le social-démocrate Petljura, qui a réussi à occuper Kiev avec l’armée ukrainienne. En  1919 Rakovsky a été nommé encore une fois chef du gouvernement ukrainien. Le 28 Décembre 1920, il a signé un traité avec la République Socialiste Fédérative Soviétique Russe. Ce traité établissait une fédération entre les deux pays, Kiev a gagné plus de pouvoirs en ayant un commissariat aux affaires étrangères.

Rakovsky aurait voulu l’indépendance de l’Ukraine. Lénine semblait favorable à l’autonomie de l’Ukraine, mais à cause des jeux de pouvoir au sein du parti bolchevik, Rakovsky n’a pas pu avoir de soutien. Avec le XIIe Congrès du parti, en avril 1923, la rupture entre Lénine et Staline est devenue évidente, Staline soutenait la politique de la nationalité, qui ne respectait certainement pas l’autonomie locale. Il y avait un accord secret entre Lénine, qui était très malade, et Trotzky, qui aurait dû s’opposer à Staline pour protéger les minorités ethniques. Le parti aurait dû adopter un code de conduite dans les relations entre le centre et la périphérie du pays.

Trotsky a amplement donné l’occasion d’agir à son ami Rakovsky, qui a menacé de déclencher une guerre civile si les minorités ethniques n’étaient pas respectées, mais Staline, à une assemblée du parti, a vigoureusement défendu ses positions. Le leadership de Staline était en train de devenir une réalité plutôt génante pour Rakovsky. En 1923, Vlas Cubar remplaça Rakovsky à la tête du gouvernement ukrainien. Après la 13ème conférence du parti en mai 1924, de nombreux partisans de Trotzky furent envoyés à l’étranger en tant que diplomates. Rakovsky a été envoyé en Grande-Bretagne. En 1925, il a été nommé ambassadeur en France. Mais en France, quand il a commencé à faire pression sur le gouvernement français de Poincaré, qui n’avait pas respecté l’accord avec les Soviétiques pour fournir du pétrole en échange de crédits pour 450 millions de roubles, en essayant d’impliquer les citoyens français, Rakovsky a ressenti l’hostilité non seulement du gouvernement français, mais aussi du gouvernement soviétique. Le 21 octobre 1927, il fut remplacé par l’ambassadeur Valerian Savel’evich Dovgalevsky. C’était le début de la fin pour Rakovsky, il n’était plus apprécié par la direction soviétique. Un homme qui avait tant d’initiatives ne pouvait pas être toléré par un régime ” préemballé ” par les puissances mondiales. Pour se réhabiliter à l’égard du Parti communiste soviétique, Rakovsky a écrit une lettre en automne 1927, pendant qu’il était encore Ambassadeur en France. Il faisait son autocritique en se soumettant aux autorités, déclarait qu’il aurait lancé un appel aux soldats des pays impérialistes, afin qu’ils disertassent s’il y avait eu une guerre contre l’Union Soviétique. Encore des initiatives trop personnelles d’un homme qui n’avait pas été prédestiné par les puissances mondiales à être un leader soviétique. Après cette déclaration, le gouvernement français a demandé l’expulsion définitive de Rakovsky de France et même les relations diplomatiques entre les deux pays se sont détériorées jusqu’à la rupture.

On raconte en détail la vie de cet homme, car outre qu’il représente le bolchevik typique à la recherche du pouvoir personnel, son action avec détermination en faveur d’une Russie communiste est emblématique. Rakovsky était intelligent, actif et loyal au parti, mais il n’était pas choisi par les puissances” underground ”, qui surveillaient attentivement le régime soviétique. Il fallait donc l’éliminer inexorablement. Le leadership de Staline, dont nous avons déjà parlé des origines, ne devait en aucun cas être contesté. En Novembre 1927, Trotzky et Zinov’ev ont été expulsés du comité central. Rakovsky, Trotzky, Zinov’ev et beaucoup d’autres étaient dans l’opposition et à l’occasion du dixième anniversaire de la révolution, ils ont manifesté dans diverses villes de Russie contre le parti. Rakovsky a manifesté à Charkiv en Ukraine.

Le quinzième Congrès du Parti communiste a été convoqué sur proposition d’une commission spéciale dirigée par Ordzhonikidze; Rakovsky a été expulsé du parti avec Karl Radek, Pjatakov et d’autres signataires de la déclaration des 75. Le courageux Ivan Smilga a lu une déclaration de principe, le document ayant également été signé par Rakovsky, les accusations de vouloir diviser le parti faites contre eux par Staline ont été réfutées. Tout était vain, Staline était ” l’élu ” et sa politique était voulue par qui gouvernait le monde. Rakovsky a été déporté en Asie centrale à Astrachan. En 1934, il s’est soumis à Staline et à sa politique, mais son autocritique et sa désolidarisation de Trotsky n’ont servi à rien … . En 1938 Rakovsky a été accusé au troisième grand procès de Moscou d’être un ” ennemi du peuple ” et d’avoir participé aux attentats manqués contre Lénine et Staline, et également accusé d’être au service des impérialistes britanniques.

Des hommes comme des marionnettes dans le régime soviétique et des farces à répétition.

Rakovsky s’est déclaré coupable et il a été condamné à des peines définitives. À l’automne de 1941 Staline a décidé d’éliminer tous ses opposants. Il y eut un nouveau procès – farce en septembre et ce fut la fin de Rakovsky et de beaucoup d’autres. Rakovsky a été fusillé. La vie de Rakovsky nous intéresse parce qu’en plus d’être l’emblème de l’activiste ”non élu”, la raison pour laquelle il a été éliminé, c’est qu’il était le protagoniste des écrits de Landowsky.

Le document de Landowsky fait référence aux questions adressées à Rakovsky en tant qu’ex- Ambassadeur en France pendant la période des procès des Trotskystes en 1938. Les questions adressées à Rakovsky ont été dictées par Staline à ses agents. Landowsky fait également une description détaillée des agents. La personnalité de René Duval, mieux connu sous le nom de Gavriil Gavriilovitch Kus’min est très intéressante. Il venait d’une famille française très riche. Il a été ” attiré ” par les communistes bolcheviques, et a immédiatement apprécié ces personnages louches. Afin de devenir un agent il est allé étudier à Moscou et il a fréquenté les écoles sévères du NKVD (une police secrète). À un certain moment de ce voyage étrange et dangereux qu’il avait entrepris, Duval réalisa que sa nature humaine avait été complètement bouleversée, mais malheureusement il ne pouvait plus s’éloigner des ” hauteurs du démon ”, ainsi les définissait Duval.

Daniela Asaro

 Merci au professeur Saber Othmani pour sa collaboration dans la traduction.

revu par Martha pour Réseau International

Photo: Christian Rakovsky à gauche, Léon Trotsky au centre et Constantin Dobrogeanu-Gherea à droite en 1913

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur.

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