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lundi 2 mai 2016

Il y a 450 ans, Charles IX achevait son Grand Tour de France

Le 1er mai 1566, Charles IX achevait son Grand Tour de France
« Sire, ce n’est pas tout que d’être roi de France,
Il faut que la vertu honore votre enfance.
Un roi sans la vertu, porte le sceptre en vain,
Qui ne lui sert sinon d’un fardeau dans la main … »
    Ainsi Pierre de Ronsard, poète de cour mais non courtisan flagorneur, composa-t-il, en 1563, un long discours, en 186 alexandrins, Institution pour l’adolescence du roi très-chrétien Charles IX. Celui-ci, monté sur le trône en 1560, à l’âge de dix ans, régnait, sous la régence de sa mère Catherine de Médicis, sur un royaume écartelé et dévasté par les guerres de religion.
   Soucieuse de concorde nationale mais n’ayant pas encore trouvé le moyen de la rétablir, la régente mettait beaucoup d’espoir dans ce fils cadet et prometteur qui avait succédé prématurément à son frère aîné, le faible et influençable François II, lequel avait quasiment abdiqué son pouvoir entre les mains du parti des Guise.
    Durant les trois premières années du règne de Charles IX, le conflit entre protestants et catholiques vit alterner phases d’affrontements désastreux et armistices précaires. Conclu le 19 mars 1563, l’édit de pacification d’Amboise ne constituait qu’une côte mal taillée, bourrée de clauses ambigües voire contradictoires, portant les germes de nouvelles confrontations. Mais la régente voulait y croire et entendait consolider ce que certains regardaient déjà comme un chiffon de papier, par une démonstration spectaculaire de l’esprit de réconciliation du royaume autour de la personne du souverain : l’essence même de la monarchie chrétienne. Ce serait le « Grand Tour de France », inspiré d’une pratique déjà bien installée chez les rois d’Écosse (le Great Northern Tour), relevant à la fois du voyage initiatique, lui-même en liaison avec la mythologie homérique (les aventures de Télémaque, dont Fénelon reprendrait le motif cent trente ans plus tard) et de l’exposition aux peuples de l’autorité souveraine et, partant, unificatrice.
   Le départ est fixé au 24 janvier 1564 mais aucune date n’est arrêtée pour l’achèvement du périple. L’itinéraire lui-même demeure approximatif. La place laissée à l’improvisation et à la spontanéité résulte largement des incertitudes quant à la pacification des provinces, la bonne volonté des villes, le comportement des foules comme des seigneurs locaux dans un pays encore en proie à des désordres sur lesquels on est mal renseigné et qui justifient d’autant plus le voyage, en dépit de ses risques.
   C’est toute la Cour – environ deux mille personnes – qui se transporte d’abord du Louvre au palais de Fontainebleau où, pendant quarante jours, s’effectuent, dans un tourbillon de fêtes, les préparatifs du voyage, qui débute véritablement le 13 mars, en direction de Sens. L’interminable cortège déroule, après Charles IX et sa mère, chacun dans son carrosse, le gouvernement royal au complet, dirigé par le chancelier Michel de L’Hospital, particulièrement soucieux d’instaurer une coexistence pacifique entre catholiques et protestants afin d’assurer le développement économique du royaume, son grand dessein.
   Le 11 avril, on signa à Troyes un traité avec l’Angleterre par lequel celle-ci renonçait définitivement à la possession de Calais. Acte fortement symbolique puisque c’est dans cette même ville, le 21 mai 1420, que Charles VI avait reconnu Henri V Lancastre pour successeur au trône de France. 
   Après une longue boucle par les provinces du nord-est, faisant halte à Châlons, Bar-le-Duc, Chaumont, Langres… on prit le « coche d’eau » sur le Rhône pour rejoindre Lyon. Bien que rattachée au royaume de France depuis plus de deux cent cinquante ans, la ville demeurait quelque peu rétive à l’autorité royale. Administrée par de riches marchands, abritant une colonie italienne comportant d’influents banquiers, elle était en outre depuis deux ans dominée par le parti huguenot. L’arrivée de Charles IX se fit donc dans un climat de méfiance et son séjour interrompu par l’irruption d’une épidémie de typhoïde.
   Une semaine plus tard, à Roussillon, le roi signa l’édit fixant au 1er janvier le commencement de l’année : jusqu’ici, cette date variait selon les diocèses.
   Visitant ensuite la Provence, Catherine de Médicis voulut rencontrer Nostradamus, qui vivait alors à Salon-de-Provence, et lui présenter Charles IX. Le mage prédit à ce dernier qu’il vivrait jusqu’à l’âge de quatre-vingt dix ans …
   À Aix-en-Provence, ville fortement catholique, Michel de l’Hospital exhorta le Parlement à faire preuve de davantage de tolérance religieuse, conformément à la volonté du roi et de la régente, sans grand succès.
   Charles IX s’intéressait à la marine, si souvent négligée par ses prédécesseurs et se passionna, à Toulon puis à Marseille, pour les chantiers navals et la navigation des galères.
   On remonta par Arles, Nîmes et Montpellier en recevant des accueils mitigés selon que la ville était dominée par les catholiques ou par les protestants. Nulle part la volonté de conciliation ne s’affichait vraiment. En revanche, l’intérêt manifesté par le jeune roi pour la vie quotidienne et le travail de ses sujets enchanta les peuples. Charles IX possédait ce don inné de savoir parler aux hommes et de donner à chacun le sentiment d’une relation personnelle, aussi brève fût-elle.
   Puis la Cour bifurqua vers Bayonne : Philippe II d’Espagne venait de faire savoir qu’il acceptait enfin cette entrevue avec Catherine de Médicis, qui la réclamait depuis longtemps. Il se ferait toutefois représenter par sa femme, la reine Elisabeth, fille de Catherine. Il s’agissait pour cette dernière de convaincre le roi d’Espagne, d’une intransigeance catholique absolue, chef de file de la Contre-réforme, que la politique française d’apaisement visait à mieux contrôler les protestants et à faire d’eux de loyaux sujets. Dans ces conditions, l’Espagne n’avait aucune raison d’intervenir dans les affaires intérieures de la France. Peine perdue : en dépit du lien de parenté, la reine d’Espagne opposa son rejet complet de la Réforme, réclamant l’extermination des hérétiques.
    Déçu, on reprit la route du nord, s’arrêtant à Nérac chez la reine de Navarre, Jeanne d’Albret, mère du futur Henri IV, puis traversant le Périgord et la Saintonge avant d’arriver à La Rochelle, autre cité protestante qui, elle aussi, réserva aux voyageurs un accueil plutôt froid. Même froideur à Nantes et en Bretagne, non plus pour des motifs religieux mais par nostalgie du temps de l’indépendance du duché.    En revanche, l’Anjou et la Touraine s’enthousiasmèrent au passage du roi, qui poursuivit sa route jusqu’à Moulins, capitale du Bourbonnais, où la Cour séjourna trois mois. Catherine mit ce temps à profit pour imposer une réconciliation solennelle – mais non sincère – entre les familles de Guise et de Coligny puis pour préparer l’ordonnance de Moulins, promulguée en février 1566. Une petite révolution juridique : aux termes de ce texte, les parlements ne pourraient plus refuser d’enregistrer les édits royaux, tout en demeurant libres de formuler des réserves mais postérieurement à l’enregistrement, ce qu’on allait appeler des « remontrances ». L’ordonnance comportait aussi de nombreuses dispositions moins marquantes mais tendant toutes à rogner les pouvoirs que les gouverneurs de provinces s’étaient attribués à la faveur des troubles et au détriment de l’autorité royale.
   Après quelques vagabondages en Auvergne, en Nivernais, en Champagne et en Brie, la Cour regagna Paris le 1er mai 1566.
   Quoique mitigé, le bilan du Grand Tour de France s’avérait largement positif : le roi avait été partout reconnu et son autorité réaffirmée, en même temps que martelé le discours de tolérance et de modernisation du pays. Un succès sans doute éphémère mais néanmoins porteur de solidification de la monarchie légitime. Il faudrait attendre 1958 et le général de Gaulle pour que, de nouveau, un chef d’État comprît le caractère irremplaçable de son rapport direct, et charnel, avec le peuple.
Daniel de Montplaisir

mercredi 25 juillet 2012

1630 : Louis XIII cornélien

L'animosité était arrivée à son comble entre la reine-mère, Marie de Médicis, et le cardinal de Richelieu. Le roi trancha en la faveur de celui-ci, contre le parti protestant, l'orgueil des Grands et la puissance des Habsbourg.
Cette année-là, la vingtième de son règne, Louis XIII, vingt-neuf ans, dut résoudre un grave affrontement entre la reine-mère Marie de Médicis, cinquante- cinq ans, veuve d'Henri IV, et Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, quarante-cinq ans, principal ministre de la couronne.
Une femme intrigante et peu affectueuse
La mauvaise entente entre le roi et sa mère remontait à l'enfance. Femme intrigante et peu affectueuse, marquant nettement sa préférence pour son fils cadet le tumultueux Gaston, duc d'Orléans, elle ne songeait qu'à rapprocher la France de l'Espagne catholique des Habsbourg et avait à cet effet marié en 1615 sa fille, Élisabeth, à l'infant Philippe, futur Philippe IV, et le jeune Louis XIII à la soeur de ce dernier, Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Dès qu'il avait pris le pouvoir en 1617, Louis XIII avait fait assassiner Concini, le favori de la reine-mère, laquelle avait été alors exilée à Blois d'où elle avait réussi à s'évader pour se mettre à comploter. Richelieu avait alors réconcilié la mère et le fils et Marie, retrouvant sa place au Conseil du Roi, s'était mise à construire son palais du Luxembourg (aujourd'hui le Sénat).
Richelieu, quant à lui, dont l'influence sur le roi croissait de jour en jour, se heurta bien vite à la reine-mère laquelle, pourtant, l'avait fait entrer au Conseil du Roi. On ne saurait dire qu'entre le roi et le cardinal existait une grande affection, mais au moins leurs deux personnalités, se formant dans les tourmentes à une rigoureuse maîtrise de soi, se retrouvaient dans une même volonté d'assurer la grandeur de la France et son unité. Pour cela, le programme de Richelieu était clair et le roi l'approuvait : ruiner le parti protestant, rabaisser l'orgueil des Grands, abattre la puissance des Habsbourg, fût-ce en s'alliant contre l'empereur avec les princes protestants allemands. En somme tout le contraire de ce que voulait Marie de Médicis.
Un flot d'injures
En 1630, l'animosité était arrivée à son comble. Alors que le roi, toujours sans enfant, était tombé gravement malade à Lyon et que les Grands se mettaient déjà à courtiser Gaston, elle essaya d'obtenir le renvoi de Richelieu, mais Louis ne répondit qu'évasivement : d'ailleurs, il se sentit mieux dès le 17 octobre et rentra à Paris. Restés à Lyon pour régler quelques affaires militaires, Marie et le cardinal regagnèrent Paris quelques jours plus tard et elle se montra durant tout le voyage on ne peut plus aimable avec lui... Pourtant, elle se rendit dès son arrivée chez le garde des Sceaux Michel de Marillac pour discuter des moyens de perdre le cardinal, mais elle affirma sans vergogne à Louis XIII qu'elle souhaitait rentrer dans les bonnes grâces du même cardinal. C'était à n'y plus rien comprendre... "Souvent femme varie" dit-on, mais c'était en vérité tout le contraire.
Le dimanche 10 novembre un Conseil du Roi se déroula calmement et l'on put croire à l'apaisement. Après quoi le roi et sa mère parlèrent entre eux du cas Richelieu. Furieuse de voir son fils pour la première fois lui tenir tête, Marie fit subir sa colère à sa dame d'atours, Mme de Comballet, nièce du cardinal, lequel, arrivant à son tour, subit un ouragan d'injures en des termes dignes d'une harengère comme devait dire le duc de Saint-Simon... Elle le démit de ses fonctions de surintendant de sa maison et d'aumônier.
Le lendemain lundi, Louis lui ayant dit qu'il allait tenter encore une réconciliation, le cardinal se rendit au Luxembourg et trouva toutes portes closes. Toutefois, connaissant une porte dérobée que, par chance, elle avait oublié de fermer, il survint soudainement et reçut un nouveau torrent d'injures. Perdant contenance, il baisa en pleurant le pan de la robe de Marie, tandis que le roi, sans un mot, se retirait froidement. Aussitôt le bruit se répandit de la déchéance du cardinal et de son remplacement par Marillac. Lui-même se crut perdu.
"Journée des dupes"
En fait Louis, pour ne pas rabrouer sa mère de front, s'était tout simplement retiré à Versailles - alors un tout petit rendez-vous de chasse. De là il envoya quérir Richelieu et les deux hommes eurent vite décidé l'arrestation de Marillac. Gaston d'Orléans, lui, partit se faire oublier quelque temps en Lorraine... Le lendemain, Marie de Médicis se trouva recluse dans ses appartements, avant d'être exilée à Compiègne d'où elle allait s'échapper en 1631 pour rejoindre les Pays-Bas espagnols où elle se tint tranquille jusqu'à sa mort à Cologne dans une maison prêtée par le peintre Rubens le 2 juillet 1642 (la même année que Richelieu...)
Louis XIII, de concert avec son ministre, put, dit Bainville, se mettre à « rétablir d'une main rude la discipline dans le royaume ». Sous ses aspects vaudevillesques, cette « journée des dupes » selon le mot du comte de Serrant, fut pour le roi un vrai drame cornélien (on était à six ans du Cid...) au cours duquel il ne pensa qu'à la France, comme le lui enjoignait son devoir de roi.
Michel Fromentoux L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 20 mai au 2 juin 2010

lundi 25 octobre 2010

1630 : Louis XIII cornélien

L'animosité était arrivée à son comble entre la reine-mère, Marie de Médicis, et le cardinal de Richelieu. Le roi trancha en la faveur de celui-ci, contre le parti protestant, l'orgueil des Grands et la puissance des Habsbourg.
Cette année-là, la vingtième de son règne, Louis XIII, vingt-neuf ans, dut résoudre un grave affrontement entre la reine-mère Marie de Médicis, cinquante-cinq ans, veuve d'Henri IV, et Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, quarante-cinq ans, principal ministre de la couronne.
Une femme intrigante et peu affectueuse
La mauvaise entente entre le roi et sa mère remontait à l'enfance. Femme intrigante et peu affectueuse, marquant nettement sa préférence pour son fils cadet le tumultueux Gaston, duc d'Orléans, elle ne songeait qu'à rapprocher la France de l'Espagne catholique des Habsbourg et avait à cet effet marié en 1615 sa fille, Élisabeth, à l'infant Philippe, futur Philippe IV, et le jeune Louis XIII à la soeur de ce dernier, Anne d'Autriche, infante d'Espagne. Dès qu'il avait pris le pouvoir en 1617, Louis XIII avait fait assassiner Concini, le favori de la reine mère, laquelle avait été alors exilée à Blois d'où elle avait réussi à s'évader pour se mettre à comploter. Richelieu avait alors réconcilié la mère et le fils et Marie, retrouvant sa place au Conseil du Roi, s'était mise à construire son palais du Luxembourg (aujourd'hui le Sénat).
Richelieu, quant à lui, dont l'influence sur le roi croissait de jour en jour, se heurta bien vite à la reine-mère laquelle, pourtant, l'avait fait entrer au Conseil du Roi. On ne saurait dire qu'entre le roi et le cardinal existait une grande affection, mais au moins leurs deux personnalités, se formant dans les tourmentes à une rigoureuse maîtrise de soi, se retrouvaient dans une même volonté d'assurer la grandeur de la France et son unité. Pour cela, le programme de Richelieu était clair et le roi l'approuvait : ruiner le parti protestant, rabaisser l'orgueil des Grands, abattre la puissance des Habsbourg, fût-ce en s'alliant contre l'empereur avec les princes protestants allemands. En somme tout le contraire de ce que voulait Marie de Médicis.
Un flot d'injures
En 1630, l'animosité était arrivée à son comble. Alors que le roi, toujours sans enfant, était tombé gravement malade à Lyon et que les Grands se mettaient déjà à courtiser Gaston, elle essaya d'obtenir le renvoi de Richelieu, mais Louis ne répondit qu'évasivement : d'ailleurs, il se sentit mieux dès le 17 octobre et rentra à Paris. Restés à Lyon pour régler quelques affaires militaires, Marie et le cardinal regagnèrent Paris quelques jours plus tard et elle se montra durant tout le voyage on ne peut plus aimable avec lui… Pourtant, elle se rendit dès son arrivée chez le garde des Sceaux Michel de Marillac pour discuter des moyens de perdre le cardinal, mais elle affirma sans vergogne à Louis XIII qu'elle souhaitait rentrer dans les bonnes grâces du même cardinal. C'était à n'y plus rien comprendre… “Souvent femme varie” dit-on, mais c'était en vérité tout le contraire.
Le dimanche 10 novembre un Conseil du Roi se déroula calmement et l'on put croire à l'apaisement. Après quoi le roi et sa mère parlèrent entre eux du cas Richelieu. Furieuse de voir son fils pour la première fois lui tenir tête, Marie fit subir sa colère à sa dame d'atours, Mme de Comballet, nièce du cardinal, lequel, arrivant à son tour, subit un ouragan d'injures en des termes dignes d'une harengère comme devait dire le duc de Saint-Simon… Elle le démit de ses fonctions de surintendant de sa maison et d'aumônier.
Le lendemain lundi, Louis lui ayant dit qu'il allait tenter encore une réconciliation, le cardinal se rendit au Luxembourg et trouva toutes portes closes. Toutefois, connaissant une porte dérobée que, par chance, elle avait oublié de fermer, il survint soudainement et reçut un nouveau torrent d'injures. Perdant contenance, il baisa en pleurant le pan de la robe de Marie, tandis que le roi, sans un mot, se retirait froidement. Aussitôt le bruit se répandit de la déchéance du cardinal et de son remplacement par Marillac. Lui-même se crut perdu.
“Journée des dupes”
En fait Louis, pour ne pas rabrouer sa mère de front, s'était tout simplement retiré à Versailles - alors un tout petit rendez-vous de chasse. De là il envoya quérir Richelieu et les deux hommes eurent vite décidé l'arrestation de Marillac. Gaston d'Orléans, lui, partit se faire oublier quelque temps en Lorraine… Le lendemain, Marie de Médicis se trouva recluse dans ses appartements, avant d'être exilée à Compiègne d'où elle allait s'échapper en 1631 pour rejoindre les Pays-Bas espagnols où elle se tint tranquille jusqu'à sa mort à Cologne dans une maison prêtée par le peintre Rubens le 2 juillet 1642 (la même année que Richelieu…) Louis XIII, de concert avec son ministre, put, dit Bainville, se mettre à « rétablir d'une main rude la discipline dans le royaume ». Sous ses aspects vaudevillesques, cette « journée des dupes » selon le mot du comte de Serrant, fut pour le roi un vrai drame cornélien (on était à six ans du Cid…) au cours duquel il ne pensa qu'à la France, comme le lui enjoignait son devoir de roi.
Michel Fromentoux L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 20 mai au 2 juin 201