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mardi 19 juillet 2011

Français, voyez ce que vous fêtez en ce 14 juillet :


BILAN

« Les Français se sont montrés les plus habiles (révolutionnaires) artisans de ruine qui aient jamais existé au monde. Ils ont entièrement renversé leur commerce et leurs manufactures. Ils ont fait nos affaires, à nous leurs rivaux, mieux que vingt batailles n’auraient pu le faire » E. Burke

Ce que l'on vous cache…

Facture Humaine
- 2 millions de morts entre la Révolution et L'empire
- La démographie française s'écroule
- La catastrophe équivaut aux 2 guerres mondiales alors que la France n'a que 27 millions d'habitants…
- La France n'est plus envahie sur son territoire depuis Louis XIV et Louis XV rajoute la Lorraine et la Corse en ne perdant que quelques centaines d'hommes…
- Les conflits de la « guerre en dentelle » comportaient des règles d'humanité. Ces guerres étaient le fait d'armées de métier, de professionnels. La Révolution créa la conscription et la guerre totale où femmes et enfants seront directement impliqués… «Promotion démocratique de l'holocauste »
- invasions dès 1792, 1814, 1815…Guerres civiles, massacres, guillotine pour les suspects, port obligatoire de la cocarde, carnages et populicide en Vendée, fours et tanneries de peaux humaines…



L'Assemblée Nationale révolutionnaire avait pourtant pris l'engagement solennel de n'attaquer la liberté d'aucun peuple et de n'entreprendre aucune conquête. Au lieu de cela, la Révolution fit entrer la France dans 23 ans de guerres (bref intermède avec la Paix d'Amiens et la 1ere Restauration) La France restée royaliste ne veut pas de la « levée en masse », le pays flamand renâcle (les paysans du Nord pendant la Révolution de Georges Lefèvre)
- Vers Cambrai : « A Morbecque, les femmes s'attroupent, puis les hommes arrivent, armés de bâtons ferrés et de fléaux, criant : vivent les aristocrates, au diable les patriotes ! ». Même chose à Steenbecque, Meteren, Meris, Blaringhem, Boenghem, Sercus et dans tout le canton de Steenvoorde. 
« A Hazebrouck même, une bande de 400 à 500 paysans attaquent le corps de garde… » La Révolution est obligée de payer cher pour avoir des volontaires ou de donner des biens nationaux… La Révolution et L'Empire « nettoieront » la France de sa jeunesse et quand il n'y en aura plus, l'Empire mobilisera ce qu'elle appellera les « Marie-Louise », les tout jeunes conscrits, presque sans instruction militaire qui seront décimés à la boucherie de Leipzig. « Un homme comme moi aurait dit Napoléon à Metternich, ne regarde pas à un million de morts. »
La période révolutionnaire coûta environ 400.000 morts. Napoléon rajouta 6000 morts à Marengo, 8000 à Austerlitz, 10000 à Eylau, 15000 à Essling, 30000 à Wagram, 300.000 avec l'Espagne et la guerre civile, 10000 à la Moskova, la Bérézina 7000 sans les disparus. Sur les 650.000 hommes passant en Russie, 100.000 reviendront, 100.000 seront prisonniers et 300.000 périront sous la mitraille, misère ou froid…En 1813, ce sera encore 250.000 hommes, Dresde 9000, Leipzig 60000 et enfin Waterloo avec environ 26000.

La désertion
On se mutile ou on se révolte. En 1811, on compte 60.000 hommes cachés dans les bois. En 1812, les mutineries s'organisent dans plusieurs villes de France. Les étrangers mobilisés s'enfuient, Suisses, Croates, les Portugais puis les Polonais, 50.000 désertions pendant la campagne de Russie.
En total de 1789 à 1815, nous avons 1.400.000 victimes, 400.000 pour la révolution, 1 million pour l'Empire auxquels il faut rajouter les morts de la Terreur et de la Vendée. Les émigrés ne sont pas forcement les nobles car paysans, bourgeois, prêtres fuient et ce sera 10000 en Angleterre et 6000 en Espagne, les aristocrates à Turin ou à Coblence où ils prennent les petits métiers pour survivre. Combien sont parties, environ 200.000 personnes… La Révolution, une véritable purge. Septembre 1792, la Révolution décide d'égorger les suspects :
- 150 à 200 à l'Abbaye
- 300 à la Conciergerie
- 180 à la Force
- 215 au Châtelet
- 115 aux Carmes
- 200 à Bicêtre dont 33 enfants…
- 72 aux Bernardins
- 75 à St Firmin
…1300 morts pour Paris en 4 jours Les exécutions par guillotine postérieures à Thermidor, environ 2639 personnes.

Et la province
Toulon, Fréron se vante de faire tomber 200 têtes par jour, sans conception d'âge ni de sexe. Marseille, Barras ne se fait pas prier pour exécuter… Dans le Vaucluse, les villages flambent devant les colonnes républicaines de Maignet. A Orange 332 exécutions Lyon, Collot d'Herbois exécute 1684 personnes dont 60 jeunes gens dans la plaine des Brotteaux (dans d'ignobles conditions…). Bordeaux, c'est Tallien, à Cambrai c'est Lebon et ses «fricassés de têtes ». A Arras on massacre sous l'air du « Ça ira» Les estimations diront entre 35000 victimes…28% de paysans, 31% d'artisans et ouvriers, 20% de marchands, 8 à 9% de nobles et 6 à 7% pour le clergé.
« Il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes qui n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé…Les routes sont semés de cadavres. Il y en a tant que sur plusieurs points ils font des pyramides. » (Westermann)

La Vendée comme de multiples endroits en France, s'est révoltée contre la conscription, le « ras le bol » des persécutions religieuses et pour défendre le roi. Déjà à l'époque, on essaie de prendre soin de la publicité. Lors de la libération des 5000 prisonniers républicains par les royalistes, la consigne est stricte, écoutons Merlin de Thionville : « Il faut ensevelir dans l'oubli cette malheureuse action. N’en parlez même pas à la Convention. Les brigands n'ont pas le temps d'écrire ni de faire des journaux. Cela s'oubliera…»
« Nous fusillons tout ce qui tombe sous notre main » dit l'adjudant général Rouyer
« Je continue de brûler et de tuer tous ceux qui ont porté les armes… » (Turreau)
« J'ai brûlé et cassé la tête à l'ordinaire » (Nevy)
« L'armée de Brest à tué 3000 femmes » représentant Garnier
« Pères, mères, enfants, tout à été détruit. » commandant Perignaud
«J'ai égorgé tous les habitants ! » Duquesnoy
« à coup de baïonnettes 600 des 2 sexes » Cordelier

La technique d'Oradour est multipliée à l'excès.
Au Mans, décembre 93, on fusille, on écrase les enfants, on viole les femmes. On introduit des cartouches dans les corps auxquels on met le feu. On embroche les femmes encore vivantes avec des fourches. Le lendemain on fait des battues… A Nantes on fusille mais pour Carrier, il faut mieux. On coule un navire avec 20 prêtres. On prend des bateaux à fonds plat et on crée les déportations verticales. Chaque jour 100 à 200 personnes seront noyées. On attache des couples, parfois dans des positions obscènes et on pratique ce que l'on appel les «mariages républicains» dans la Loire devenue pour l'occasion la « baignoire nationale ». C'est environ 4 à 5000 personnes qui périront ainsi, noyés, hommes, femmes et enfants. De même à Angers, on jette dans la Loire, en 3 jours, 800 personnes au Pont de Cé. A Quiberon en juin 1795, 950 prisonniers dont on avait promis la vie sauve, Hoche les fusillera au Champ des Martyrs. Carrier dit : «Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon.» Cette guerre civile est difficile à évaluer car dans toute la France la révolte a tonné. Des déportations du Pays Basque, à Lyon en passant par Marseille, des révoltes du Sud Ouest à la Normandie, en passant par la Bretagne et la Vendée, sans oublier d'autres régions comme le Nord et la Corse. Il faut compter au bas mot environ 400.000 morts…

L'addition est faîte, triste et macabre :
La Révolution a coûté :
400 000 pour les guerres jusqu’en 1800
1.000.000 pour Napoléon
600.000 pour les guerres intestines

_________

2.000.000 morts

Nous laissons le mot de la fin à Napoléon, le soir d'Eylau : « Une nuit de Paris réparera ce carnage » (Faudrait-il parler des tanneries de peaux humaines et les fours où les révolutionnaires brûlaient les Vendéens vivants…Voir les travaux de Reynald Sécher, les mémoires de G. Babeuf…)  http://www.actionroyaliste.com/

vendredi 26 décembre 2008

LE GENOCIDE VENDEEN

La guerre de Vendée et le système de dépopulation

En 1795, s’appuyant sur le procès de Jean-Baptiste Carrier (1), inventeur des « chapelets républicains » de Nantes (des milliers de personnes noyées dans la Loire), Gracchus Babeuf, père du communisme, s’interrogeait benoîtement sur la répression – un véritable génocide, en fait – menée en Vendée. Son livre, Du système de dépopulation, étudie la « politique » menée par les Conventionnels en 1793 et 1794. Une « politique » qui avait pour finalité avouée l’extermination totale de tous les Vendéens. Bleus et Blancs confondus,

En s’attaquant par priorité aux femmes et aux enfants.

Dans la nouvelle édition de ce texte, Reynald Secher, auteur notamment de La Vendée-Vengée : le génocide franco-français (Perrin, 2006), et Stéphane Courtois, à qui l’on doit le monumental Livre noir du communisme (Robert Laffont, 1997), établissent, documents à l’appui, la filiation directe entre l’idéologie de Robespierre et celle de Lénine et de ses héritiers.

C’est à Gracchus Babeuf que l’on doit les termes populicide, plébéicide, nationicide, pour désigner la politique d’extermination des Vendéens votée par la Convention en 1793. Sous sa plume, on relève nombre d’expressions qui soulignent l’ampleur du génocide : « Un si grand amoncelage de crimes », « Immolations féroces de milliers de vos frères », « Des peuplades entières effacées du nombre des vivants », « L‘égorgerie de nos frères », « Le grand hachis », « Tuerie générale », « Exécrations nationicides », « Massacrerie », « Boucherie horrible », « Système pratique d‘égorgement », « Extrême barbarie », « Système de destruction », etc.

Gracchus Babeuf écrit à propos du génocide vendéen : « On n’y croirait pas si nous ne les confirmions par des faits précis et authentiques. » Et aussi : « Il est d’autres faits si étrangement atroces que nous avons glissé rapidement à leur égard parce que l’imagination se refuse presque à les croire, malgré que, par l’analogie, rien ne doive plus paraître incroyable, d’après la certitude des actes forcenés que nous avons été dans la position de décrire. »

« Contemporain des événements, informé de première main grâce aux révélations suscitées par les crimes de Vendée après la chute de Robespierre, Babeuf aurait pu taire ce qui apparaît comme une tache indélébile dans le cours de sa chère révolution », écrit Stéphane Courtois. Il ne l’a pas fait, nous donnant du même coup une analyse implacable de cette préfiguration des génocides modernes. Le génocide vendéen est gros des génocides communistes et nazis. Avec des euphémismes du même ordre. Le représentant révolutionnaire Lequinio évoque « des mesures de rigueur (…) employées sans discernement ». Les nazis parleront de « solution finale ». Les communistes de « mesure punitive la plus élevée ».

Ce livre est un réquisitoire qui dit – et prouve – tout. Nous y reviendrons.

(1) Que d’aucuns, authentiques révisionnistes continuateurs des « buveurs de sang » de 1793, s’appliquent aujourd’hui à réhabiliter !

Les Editions du Cerf.

Article D’Alain Sanders dans le quotidien PRESENT

http://www.libeco.net/magazine.htm