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vendredi 14 août 2015

L'alliance entre islamistes et révolutionnaires marxistes

La lecture de Mediapart, aujourd'hui encore, pourrait, devrait, suffire à nous faire mesurer, sur ce terrain comme sur tant d'autres, le mélange de schizophrénie et de perversité des héritiers du gauchisme. Entre un Edwy Plenel et un Tarik Ramadan la convergence peut surprendre. La connivence ne fait pourtant aucun doute et les deux personnages ne s'en cachent pas.
Ordjonikidzé, alors âme damnée de Staline commissaire aux Nationalités (1)⇓ fut l'un des personnages clefs du congrès de Bakou.
Il en sortira comme l'un des principaux dirigeants du prétendu "conseil d’Action et de Propagande des Peuples de l’orient", cache-sexe provisoire créé par et pour l'appareil oriental du Komintern, légitimé par ce congrès en trompe-l’œil.
On lira ci-dessous comment il avait défini, quelque temps après son échec, le pacte, apparemment contre-nature conclu sur les bords de la Caspienne avec une éphémère insurrection islamiste.
Cela se passait au printemps 1920, dans la province perse du Gilan, jouxtant le Mazandaran.
Or, cela sera réitéré depuis bientôt 100 ans sur toute à sa surface du Globe.
Le mouvement était intitulé "jangali" : on reconnaît un terme indo-européen dont la dérivation en ourdou a donné dans les langues occidentales le mot "jungle". Il s'agissait bel et bien des hommes de la forêt, ce qui nous mène fort loin du prolétariat industriel des pays industrialisé, dont se réclamaient Marx et Engels.
Mais le mérite de cette guérilla féodale tenait en l'occurrence à sa lutte contre Ahmad Shah, dernier représentant de la dynastie Qadjar, et surtout contre les Anglais.
Nous retrouverons constamment cette surprenante contradiction, mais, depuis un siècle, cet alliage impur et immoral fonctionne comme une règle. On le retrouvera dans toutes les sphères rivales du mouvement communiste international.
Au congrès de Bakou les plus ardents défenseurs, les théoriciens, de cette convergence s'étaient recrutés dans les délégations de pays comme l'Angleterre, la Hollande, ou les États-Unis, ce dernier pays étant représenté par le fameux journaliste John Reed. Au contraire les Indiens, les Égyptiens, les Chinois, ou les quelques militantes féminines sont tenus à l'écart.
Et, dès cette époque, la consigne ne résultait pas d'une quelconque initiative aventurière locale mais bel et bien d'une décision centrale du Kremlin. Le Politburo du Parti ouvrier social-démocrate (bolchevik) de Russie, et aucun autre centre de pouvoir, avait ordonné à Ordjonikidzé de mener une politique de "soutien à Koutchek Khan."Celui-ci, authentique et pieux islamiste, animait une révolte indiscutablement féodale. Que, dans les annales occidentales ce personnage soit totalement tombé, de nos jours, dans l'oubli, n'empêche pas qu'il fût le précurseur de l'ayatollah Khomeiny. (2)⇓
"Nous savions, écrira pourtant Ordjonikidzé en 1921, que cette bourgeoisie nationale haïssait le communisme encore plus que les Anglais. Mais il fallait que nous soutenions ce mouvement contre les Anglais, sans pour autant effrayer ces groupements par le spectre rouge du communisme." (3)⇓
La duperie fonctionne encore.
JG Malliarakis
Si cette chronique vous a intéressé
Copiez-collez et diffusez-en auprès de vos relations le titre et le lien :
"L'alliance entre islamistes et révolutionnaires marxistes" 
http://www.insolent.fr/2015/08/lalliance-entre-islamistes-et-revolutionnaires-marxistes.html
Apostilles
  1. Grigory Konstantinovitch Ordjonikidzé (1886-1937) finira néanmoins assassiné comme tant d'autres bolcheviks pour "divergences quant à la politique caucasienne" de son ancien camarade et maître du Kremlin. ⇑
  2. Il sera salué comme tel par la révolution islamique iranienne de 1979. ⇑
  3. 150704 cf. La Faucille et le croissant pp. 210-211
    "La Faucille et le Croissant"
    – Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakouprésenté par Jean-Gilles Malliarakis
    qui vient de paraître: ••• ce livre de 225 pages au prix de 20 euros port gratuit est disponible aux Éditions du Trident 
    vente par correspondance 39 rue du Cherche Midi 75006 Paris tel 06 72 87 31 59 
    ••• on peut le commander  :
    - en ligne sur la page catalogue des Éditions du Trident en réglant par carte bancaire
    - ou par chèque en téléchargeant un bon de commande ⇑

dimanche 8 juillet 2012

Rhodésie, le pays disparu


Avant de connaître la famine, la misère, le SIDA, les meurtres de fermiers blancs et le dictateur Mugabe, le Zimbabwe s’appelait Rhodésie du Sud. Une colonie britannique, l’un des pays les plus prospères de l’Afrique Noire dont il était le grenier à blé.
Durant la période de décolonisation. Le 11 novembre 1965, Ian Smith, premier ministre du gouvernement blanc de Rhodésie du sud, rompait les relations avec le Royaume-Uni. Seule l’Afrique du Sud reconnut officiellement la colonie sécessionniste. Pendant quatorze ans, deux mouvements noirs pro-marxistes menèrent la guérilla, le Zimbabwe African National Union (ZANU) et le Zimbabwe African People’s Union (ZAPU). La guerre fera 30.000 morts, sans compter les victimes indirectes, et poussera Ian Smith à la démission.
En 1979, les accords de Lancaster House mettaient un terme au conflit en instaurant un gouvernement « multiracial ». Après les élections de février 1980, Robert Mugabe, maoïste et chef de la ZANU, devint premier ministre et Joshua Nkomo, le principal dirigeant de la ZAPU, prit le ministère de l’Intérieur. Le traité prévoyait entre autres une redistribution des terres moyennant le dédommagement des propriétaires.
Mais la réforme agraire s’effectua fort lentement et en dépit du bon sens. Au bout de 10 ans, les nouvelles autorités n’avaient réinstallé que 71.000 familles sur les 162.000 prévues, en redistribuant 3,5 millions d’hectare. Durant cette période, Mugabe, l’ancien « camarade bob » de la guerre, bénéficia de la confiance sans faille de son peuple et reçut les éloges de la communauté internationale.
En effet, il avait lancé une grande campagne d’alphabétisation et planifié la construction de routes, de réseaux d’alimentation en eau et électricité et il maintenait de bonnes relations avec la minorité blanche. Il fit même voter une loi sur la corruption qui interdisait aux cadres du régime de cumuler les propriétés. Malheureusement, ce tableau idyllique masquait de tristes vérités.
Le maître du pays n’eut jamais l’énergie et la volonté de faire appliquer la loi anti-corruption, craignant probablement de perdre le soutien de ses « camarades ». Il se claquemura avec sa coterie et gouverna, coupé du monde réel, selon des règles « marxistes » caricaturales. Dès le milieu des années 1980, son gouvernement était considéré à l’ONU comme la bande la plus rapace d’Afrique. Au début des années 1990, les caciques du régime profiteront même d’une grave sécheresse pour vendre les stocks de céréales à des prix prohibitifs, faisant ainsi profit de la misère de leur peuple.

dimanche 5 février 2012

LES LEÇONS DE L’HISTOIRE

À la veille du 18 juin,  il est bon de rappeler qui fut en réalité Charles De Gaulle.
            C’est à partir de 1916 que l’on commence à parler d’un certain De Gaulle.
            Légèrement blessé au genou au début de la guerre, “cela lui évitera de participer à la bataille de la Marne (…) une chance, car celle-ci s’est traduite par une hécatombe d’officiers subalternes dont il eût fort risqué d’être victime » .
« De même restera-t-il étranger à la bataille du Nord. Les fonctions qu’il occupe dans l’État major régimentaire vont le tenir à l’arrière des premières lignes « .
            Derrière la prudence d’Yves Amiot (1) se dessine déjà  le jeune De Gaulle :
            Éviter les coups et rester près de l’autorité supérieure.
            Tel est l’homme qui arrivera finalement  en première ligne le 1er mars 1916, son 33ème régiment prenant la position défendue victorieusement par le 92ème, puis par le 110ème régiment d’infanterie en dépit du pilonnage  des  Allemands.
            Or, dès le lendemain de son arrivée, suite à un nouveau pilonnage, le capitaine De Gaulle hisse le drapeau blanc…
            Contrairement aux autres officiers français, les Allemands ne lui rendirent pas son épée et De Gaulle qui s’en étonnait, s’entendit répondre froidement, « c’est parce que vous vous êtes rendu sans combattre » … !
            Ce “détail” du parcours de De Gaulle, je l’avais entendu avec mon père, une première fois au Portugal de la bouche d’un commandant de l’armée française.
            Plusieurs années plus tard le comte Aymer de la Chevalerie, le généreux donateur des locaux de Chiré-en-Montreuil , nous donnait les mêmes détails, sans que ces deux hommes se connaissent.
            Tel était le personnage dont les lobbies antinationaux allaient faire un héro.
            Sans la protection du général Pétain, parrain de son fils Philippe, la carrière du jeune De Gaulle se serait arrêtée là.
            L’ambition maladive de son protégé allait l’amener à s’approprier une étude d’Etat-major sur l’avenir de l’arme blindée en le publiant sous son seul nom.
            Réprimandé, De Gaulle allait lui vouer une haine tenace comme à l’ensemble de l’armée française qui le méprisait.
La guerre de 40 allait lui donner la chance dont il rêvait.
            Les Anglais qui avaient besoin d’un képi pour contrer le prestige et l’action du Maréchal, envoyèrent le général Spears de l’ Intelligence service débaucher le vaniteux De Gaulle ulcéré de ne pas avoir été pris dans le gouvernement Pétain.
            Tel fut le début de la légende du  » glorieux  résistant  » De Gaulle.
            Là encore l’Histoire officielle est menteuse, car De Gaulle n’a jamais été général.
            La saga résistantialiste occulte que ce fut Albert Lebrun, président de la République, qui signa le 23 juin 1940, le décret  de mise à pied de De Gaulle pour cause de désertion :
            Au Journal Officiel , 24 juin 1940, paraissait ce texte du Ministère de la Défense :
            -- « Par décision ministérielle du 22 juin 1940, la promotion au grade de général de brigade à titre temporaire, de M. le colonel d’infanterie breveté De Gaulle ( Charles-André-Joseph-Marie ) est annulée ».
             - « M. le colonel d’infanterie breveté d’état-major De Gaulle ( Charles-André-Joseph-Marie ) est admis d’office à la retraite, par mesure de discipline « .
            La  » Libération-Épuration  » sera pour De Gaulle allié aux responsables de la Débâcle, l’occasion de régler ses comptes.
            Les crimes de la Résistance gaullo-communistes étaient tels que le Père Panicci dénonçait  » ce régime d’abatto ir  » dans son sermon du dimanche des Rameaux 1945, à Notre Dame de Paris.
            Des documents médicaux de l’époque, permettent de mesurer l’horreur des tortures infligées par les « patriotes « , FFI, FTP, et autres   » milices patriotiques  » (2) :
« Poils brûlés au briquet, bougies allumées dans l’anus, pointes des seins coupées, dents cassées, brûlures électriques dans le vagin, l’anus, la plante des pieds, coups de barre de fer, sections des doigts, arrachages d’ongles, lésions de marche ou reptation sur du verre, brûlures pour « cautériser » les plaies , aspersion d’essence et mise à  feu, enfoncement de la cage thoracique, du crâne, avec lésions méningées, cérébrales, de la moelle épinière -- c’est ainsi qu’allait mourir dans d’atroces souffrances le constructeur Louis Renault -- lésions de l’œil, viol de femmes et de fillettes, promenées nues ».
            Il faut rappeler le martyre de l’amiral Platon, chargé par le maréchal Pétain de surveiller les sociétés secrètes interdites par Vichy qui, renvoyé par Laval dans sa propriété du sud-ouest,  y fut torturé et mis à mort par des résistants en l’écartelant entre des tracteurs (3).
Avec celui du comte Christian de Lorgeril , héros de la guerre de 1914, on atteignait les sommets de la barbarie.
            Le quotidien MRP, L’Aube , 16.11.1950, quelque peu gêné du comportement de ses alliés, rapportait les faits :
« Arrêté pour ses idées monarchistes le 22 août 44, complètement nu, le malheureux dut s’asseoir sur la pointe d’une baïonnette, puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés, le thorax et le dos transpercés par une baïonnette rougie au feu, puis on le réanima pour lui verser du pétrole enflammé sur les plaies ».
« Il ne devait mourir que 55 jours plus tard dans des souffrances de damné « ( 4).
            C’était le temps où le démocrate-chrétien P.H.Teitgen , Garde des Sceaux de De Gaulle, répondait aux communistes qui trouvaient l’Épuration insuffisante :
« Messieurs, Par rapport à nousn   les Grands Ancêtres étaient des enfants de coeur »… et à ceux qui déploraient la guerre civile, De Gaulle répondait :
« Messieurs, la guerre civile où est la guerre civile » ?! (4).
            Fred Zeller, ancien Grand Maître du G.’. O.’., rapportait dans Europe Parlement le  » mot  » de De Gaulle, à la Libération :
« Je vais redonner la République à la France, il n’y a aucune raison pour que je ne lui redonne pas aussi les francs-maçons » et Zeller reconnaissait :                    
            “ Il nous a redonné force et vigueur ».          
            Tel est l’individu pour lequel tant de  » nationaux « , de Rivarol , à Tixier-Vignancour et à Le Pen , entre autres, ont voté au référendum de 1958 et dont la suite de sa « carrière », allait confirmer l’ignominie.
            Dès son arrivée au pouvoir à Alger, il rétablissait, le décret Crémieux abrogé par Vichy.
            Ce décret redonnait unilatéralement et en bloc la nationalité française aux seuls Juifs, alors que comme en 1870 les musulmans venaient de se battre pour la France.
            Les conséquences ne se firent pas attendre et François d’Orcival rappelle, Valeurs actuelles , 13.5..05, que « le 1er mai 1945, les manifestants à Alger, Oran, Mostaganem, criaient « À bas la France, à bas les Juifs », tandis que la police tire sur eux ».
            Lors des émeutes du 9 au 14 mai, les émeutiers criaient de façon révélatrice :
« À bas De Gaulle, serviteur de la juiverie ». « À bas Churchill et les Juifs ».
            Comme en 1870 les marxistes Adrien Texier ministre de l’Intérieur, Charles Tillon , ministre de l’Air, massacreront des milliers de civils musulmans,  traités d’  » hitlériens  » !
            C’est dire si le facteur juif était fondamental dans l’insurrection contre la France, devenue aux yeux des musulmans, un occupant au service de la communauté juive.
            Cela aucun des nostalgiques de l’Algérie française ne le rappelle.
Ils n’ont toujours rien compris aux causes de la perte de l’Algérie.
            La férocité de la répression des gaullo-marxistes , comme celle du gouvernement Thiers tenu par les Rothschild, en 1870, est suspecte, comme si, comme en 1870, les dirigeants de 1945 avaient voulu créer l’irréparable avec la communauté musulmane, pour la dresser  contre la France.
            On connaît la suite :
             La trahison de De Gaulle rappelé en  » sauveur  » par les Français d’Algérie, l’armée française et applaudit par les  » nationaux  » d’alors .
            Aussi est-il bon de rappeler comment il se vante dans ses Mémoires d’Espoir , de les avoir trompés :
“Si de but en blanc j’affichais mes intentions, une vague de stupeur(s) et de fureur(s) eut fait chavirer le navire ».
            « Sans jamais changer de cap, il me faudrait donc manœuvrer », p. 60-61.
            Ayant réussi à amener l’armée à capituler, l’autre ignominie, avec le mitraillage des Français par le général Katz aux origines sémites,  sera de livrer les harkis.
            Le télégramme secret du 16.5.1962, N° 125/IGAA, ordonnait :
« Le ministre d’Etat Louis Joxe demande au Haut commissariat de rappeler que toutes les initiatives individuelles tendant à l’installation ( en ) Métropole ( de ) Français musulmans sont strictement interdites ».
            Une nouvelle directive de Joxe, du 15 juin 1962, enjoignait :
« Vous voudrez bien rechercher, tant dans l’armée que dans l’administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement et de faire prendre  des sanctions appropriées « .
« Les supplétifs débarqués en Métropole seront renvoyés en Algérie ».
« Je n’ignore pas que ce renvoi peut être interprété comme un refus d’assurer l’avenir de ceux qui sont restés fidèles, il conviendra donc d’éviter de donner la moindre publicité à cette mesure ».
            Alain Rollat reconnaissait, Le Monde 7.8.91:
« Dès le mois de juillet 1961, l’armée française commence à désarmer les harkis » « leur désarmement avait été promis au FLN par les autorités Françaises ».
            « Ils seront exécutés avec leurs femmes et leurs enfants ».
            Ces massacres  » varient selon les sources, de 30.000 à 150.000, les harkis et leurs familles ont été victimes d’atrocités en tous genres, avant même la proclamation de l’indépendance, sans que les autorités françaises interviennent »…
            Les Musulmans comme les Français ont été victimes du même complot mondialiste cosmopolite.
            On juge de la déliquescence de la  » mouvance nationale  » par son silence et son adulation d’un Le Pen qui se présente  » comme seul  héritier du gaullisme », Rivarol , 29.1.99  et qui, avant même son discours d’Argenteuil, prônait « une France multiculturelle et multiconfessionnelle », Ouest-France , 3.9.99.
            Or, toute la politique française actuelle découle des conséquences de cette politique gaulliste aux ordres du mondialisme.
            Voilà pourquoi, il urge de faire le ménage dans les rangs de cette pseudo droite nationale et de tirer les leçons de l’Histoire.
P. P. d’ Assac  http://www.nationalisme-francais.com
(1) Yves Amiot . La Capture . Editions Ulysse,
(2) J-P Abel. L’Age de Caïn . Les Editions Nouvelles.
(3)  A. Figueras . Onze Amiraux dans la Tourmente . DPF.
(4) H. Coston . Le Livre Noir de l’Epuration . Lectures Françaises, 1964.
Extrait de La Politique, N° 84, juin 2008
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Société de Philosophie Politique BP 30030, 83952 La Garde cedex

lundi 9 février 2009

L'écologie manipulée

La défense de l'environnement, cause noble par elle-même, est mise à toutes les sauces politiques; les Verts allemands s'apprêtent à attaquer le congrès FN de Strasbourg, le gouvernement et Marc lepage utilisent la crainte de la pollution à des fins électorales, et Greenpeace, depuis longtemps est une entreprise idéologique et financière. Quoi de plus touchant qu'un dauphin ou un bébé-phoque ?
Greenpeace s'est bâti une réputation sur ce type de campagne. Mais l'organisation est beaucoup moins respectable que l'on croit. Un jeune journaliste, Olivier Vermont s'est infiltré au sein de la pieuvre du lobby écolo, les témoignages qu'il rapporte sont accablants : on est loin de l'image du baba chevelu censé représenter Greenpeace (entre autres dans les bédés de Franquin et Bucquoy). Outre des complicités idéologiques très douteuses, Greenpeace est une machine à fric digne de la société capitaliste qu'elle honnit tant en paroles, comme le prouve la récente éviction de la responsable de la section française de Greenpeace, Pénélope Komites.
Greenpeace aime le vert, la couleur fétiche des écolos. A la différence près que le vert chéri par l'organisation est plutôt celui des billets américains. Lors de ses pérégrinations au siège de Greenpeace-France, Olivier Vermont trouvera une brochure à l'intention des jeunes : « récolter des fonds, c'est chouette ! » On ne forme jamais assez tôt les jeunes cadres. Amasser de l'argent c'est le seul but de Greenpeace. Ainsi, ceux qui sont chargés de récolter des fonds, les ''fundraiser'', sont virés en cas d'insuffisance de résultat, comme n'importe quel commercial d'une firme multinationale. Les lettres de soutien qui n'apportent pas de fonds partent directement à la poubelle. Les lettres d'enfants connaissent le même sort, mais, « traitement de faveur », leur papier est recyclé.
Greenpeace est une multinationale : elle emploie 1 000 salariés, possède 33 bureaux nationaux et des agents dans 158 pays. Seuls ont le droit de vote au sein de la maison mère les filiales qui offrent 24 % de leurs bénéfices à Amsterdam (le QG de Greenpeace) ; à savoir les sections allemande, australienne, autrichienne, espagnole, américaine, néo-zélandaise, néerlandaise, britannique, suédoise et suisse. Le tiers monde, plus grave, n'a droit qu'à un représentant par continent. La France a perdu sa place en 1987.
$ Greenpeace aime le rouge
Excédé par le comportement des amis de Cohn-Bendit, Franz-Josef Strauss, le taureau de Bavière, avait un jour comparé les écolos aux pastèques, parce qu'ils sont verts à l'extérieur et rouges à l'intérieur. Il est vrai que le patron de Greenpeace, Théo Bode, a des liens très étroits avec les marxistes. Ami personnel de Mikhlaïl Gorbatchev, il n'a accordé que des fonds symboliques (1,3 million de francs) à Greenpeace-Moscou alors que l'environnement est gravement pollué en ex-URSS. Ayant rencontré un vieux militant allemand écœuré de cet état de fait, le journaliste fut emmené par ce dernier en Estonie, afin de constater l'indifférence de Greenpeace aux vrais problèmes. A Paldiski, les Russes font encore fonctionner deux réacteurs nucléaires vétustes. La base de Narva est la quatrième source européenne de pollution. Deux sous-marins nucléaires russes pourrissent dans le port. Les deux centrales électriques, fonctionnant au schiste bitumineux (l'Estonie en fournit 60 % de la production ex-soviétique), rendent toxique l'air de la ville. Dans la mer de Barents, gisent 52 sous-marins nucléaires hors d'usage. 28 590 m³ de déchets radioactifs et 29 095 éléments combustibles usés ont été jetés dans l'eau. Pour avoir dénoncé ce scandale, l'amiral Alexandre Nikitine a été arrêté. Dans l'indifférence totale de Greenpeace... Il est vrai que le responsable de Greenpeace-Moscou, Alexei Lablokov, est membre du cabinet d'Eltsine.
Greenpeace aime aussi Pékin, où Bode avait d'importants contacts dans la hiérarchie du PCC au temps où il travaillait dans le privé, pour les groupes sidérurgiques allemands. Ce qui explique le peu d'empressement que montra Greenpeace a dénoncer les atteintes à l'environnement faites en Chine populaire...
En France, Greenpeace est liée à l'extrême gauche et au parti communiste. Ainsi, elle collabore fréquemment avec le MRAP, le PCF et la LCR et possédait un siège clandestin au... 7 rue du Dragon, dans le fameux squat où les nervis de l'ultra-gauche paradaient. Beaucoup de militants de Greenpeace sont proches de l'extrême gauche, certains Allemands étant par ailleurs liés à des groupes terroristes gauchistes...
$ Greenpeace, not love
Greenpeace est organisée comme un groupe paramilitaire. Les militants du siège parisien sont tenus au silence le plus absolu sur leurs activités, les nouveaux adhérents doivent remplir une véritable fiche de police, avec revenus, niveau scolaire des enfants, sports pratiqués... L'organisation possède son propre réseau de communication (la Greenlink) et tous ses fichiers ordinateurs sont munis de judas. Ainsi, à tout instant, l'on peut savoir si tel ou tel fichier a été ouvert et quand; mais aussi, on peut «contrôler» le texte qui est sur un autre ordinateur, grâce au système File Maker 2.1.
Greenpeace international possède ses propres camps d'entraînement où les militants de choc, équipés de matériel est-allemand, apprennent les techniques commandos. Situé près de Hambourg, le camp principal a formé environ mille hommes, à raison de 50 par «classe». Sous le commandement de Harald Zindler, les sections d'assaut de Greenpeace, essentiellement des Allemands et des Néerlandais, sont soumises à un traitement digne des Marines... : douche froide, nuits blanches, café brûlant, footing en tenue de combat, descente de grues en rappel et... passages à tabac. Les militants reçoivent des cours de guerre psychologique afin de pousser à bout les forces de l'ordre, attirer la répression et ainsi jouer les martyrs.
Greenpeace se livre aussi au fichage et à l'espionnage : elle possède les plans de l'Elysée, y compris les heures des rondes et l'identité des 252 gardes républicains ; elle peut se procurer n'importe quel numéro de téléphone sur la liste rouge, elle possède des fichiers sur tous les élus de l'Assemblée nationale et du Sénat, des journalistes « aux ordres » dans divers journaux (Le Figaro, Le Monde, Libération, The Times et bien sûr Charlie Hebdo). Plus inquiétant, elle possède une équipe de sabotage à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritime) ; et ses liens avec le groupe UDB, des indépendantistes bretons, lui permettent d'avoir des renseignements sur les bases de Brest et Saint-Nazaire. Autres informations sensibles détenues par Greenpeace : la liste des agents de la DGSE ayant coulé le Rainbow Warrior (nom de combat inclus), la liste des ouvriers ayant construit le SNLE Triomphant et la liste du personnel de la FOST et du centre de la Hague !
Pour émouvoir l'opinion publique et récolter plus de fonds, Greenpeace n'hésite pas à filmer des images d'animaux mis à mort... par leurs propres soins. Ainsi, le cinéaste islandais Magnus Gudmunsson révéla la supercherie dans deux films, Survival in the high north et Reclaiming paradise. Pour les besoins de la cause, Greenpeace a massacré des bébés phoques, assassiné un bébé dauphin et, dans le film Good bye Joey, torturé à mort des kangourous.
$ Tortionnaires, menteurs, escrocs
Les « cautions scientifiques » de Greenpeace sont douteuses : le CNRS, dont les membres n'ont de savants que le nom (on trouve même une disciple du gourou de la secte de Mandarom). Selon le journaliste, les dossiers de Greenpeace ne sont que poudre aux yeux : ainsi, la soi-disant « augmentation massive des cas de tyroïde » en PACA suite à Tchernobyl ne repose sur aucun éléments sérieux et a été contesté par l'ensemble du corps médical.
Les deux autres «arnaques» de Greenpeace sont la fameuse voiture Gringo et le frigo Greenpeace. La Gringo fut ni plus ni moins que le vol caractérisé de la voiture à faible consommation « Vesta 2 » mise au point par Renault en février 1993. Mais comme pour le Concorde, les Français avait été plus malins que prévu et Greenpeace ne put jamais percer les secrets du moteur. Coût de l'opération : 8,5 millions de francs pour un échec total. Quant au frigo «écologique» de Greenpeace, fabriqué par l'entreprise est-allemande Foron, n'eut pour acheteur... que la Chine populaire. Greenpeace n'hésite pas à s'allier avec lkéa, pilleur des forêts tropicales et exploiteurs d'enfants (selon le journaliste... ) et a passé un contrat avec Daimler : achat du coton de Greenpeace-Australie contre silence sur sa pollution... Obsédé par l'argent, Greenpeace n'hésite pas à gruger ses militants : l'un de ses fondateurs, David Mac Taggart, a volé la fortune de sa troisième femme.
L'opération d'achat de parcelle de terre pour s'opposer au tunnel de Somport profita surtout à Greenpeace. De plus, sur chaque billet de 100 francs versés à l'organisation, seul 6 francs servent à la protection de l'environnement. Le vrai visage de Greenpeace, qui survient après le scandale de l'ARC... montre que la pollution, à l'instar du racisme et du cancer, fait vivre beaucoup plus gens qu'elle en tue...
✍ Henri de FERSAN National Hebdo Semaine du 13 au 19 mars 1997
L'illustration de Greenpeace vu par Franquin est dans Gaston Lagaffe n° 14 : La saga des Gaffes.