mercredi 26 août 2026

Combien de crédules croient encore au réchauffement climatique ?

 

Les rentiers de la peur affirment que la tempête hivernale de 2026 aux États-Unis avec des températures basses pas vues depuis un siècle n’invaliderait en rien le fait que la planète se réchauffe. Le même discours délirant a été tenu à propos des températures polaires observées en Russie et en Europe de l’Est début 2026. Inédites depuis 203 ans. Plusieurs mètres de neige persistante à Moscou avec des températures stables de – 45°C.

Des congères impressionnantes, des immeubles engloutis, des villes, transports et usines paralysés. État d’urgence dans une région pourtant habituée aux grands froids. Quant à la péninsule du Kamtchatka, elle était recouverte de cinq mètres de glace nouvelle. De leur côté l’Allemagne et la Pologne étaient également ensevelies sous la neige.

À la même époque, une tempête historique a balayé les USA, apportant neige, verglas et températures glaciales sur les deux tiers du pays. Le Midwest et le Nord-Est furent particulièrement touchés, ce n’est pas inhabituel, mais rarement de façon aussi sévère. Des chutes de neige record ont été observées. Plus de 50 cm à Pittsburgh et près de 40 à New York et en Caroline du Nord. Des températures de – 22°C dans le Midwest et – 10°C au Texas. Même le Sud, en particulier la Floride et le Nouveau Mexique ont été impactés, bien que de façon moins spectaculaire.

La tempête a perturbé les transports et provoqué environ 400 000 pannes d’électricité qui ont mis plusieurs jours à être réparées, désorganisant l’économie et bousculant la vie des personnes les plus vulnérables. On dénombrait fin janvier plus d’une centaine de morts liées au froid. Pas seulement des sans-abris, mais des personnes seules, âgées ou handicapées, en hypothermie à leur domicile.

L’état d’urgence a été déclaré dans une vingtaine d’États. Des tempêtes à répétition ont provoqué plusieurs vagues de froid. Semblables à celles de 1899 et de 1936 quand le GIEC n’était pas là pour terroriser les gens et récolter de juteuses subventions pour sauver la planète… Quoi qu’il en soit, les escrolos du climat clament pour leur public de crédules que ces températures négatives ne prouvent rien et ne remettent pas en cause le réchauffement climatique.

Le vortex polaire est en partie responsable de cette vague de froid, mais c’est un phénomène récurrent multimillénaire

Des explications rationnelles impliquent l’oscillation nord-atlantique qui fait descendre l’air froid de l’Arctique vers la majeure partie de l’Amérique du Nord, associée au vortex polaire une zone de basses pressions hivernales avec des vents tourbillonnants qui affectent aussi la Sibérie. Des analyses défendables pour des phénomènes aussi cycliques que les vagues de chaleur, et qui ne présentent pas un caractère exceptionnel à l’échelle des siècles.

En hiver, la diminution puis l’absence de rayonnement solaire favorise au pôle Nord la formation d’un vortex stratosphérique entre 20 et 40 km d’altitude. Une structure composée de vents très rapides qui tournent en continu et isolent les masses d’air autour du pôle. Plutôt statique ou peu mobile au départ, le vortex peut devenir dynamique et imprévisible comme un cyclone.

Ils ont beau ânonner que la météo et le climat sont différents, les deux sont intimement liés et interagissent ensemble.

L’oscillation et les vortex sont des phénomènes cycliques qui existent depuis la nuit des temps. Les isotopes d’oxygène retenus dans les glaciers et la cyclo-stratigraphie des sédiments marins carbonés en témoignent. Mais pour les professeurs Tournesol du GIEC, ce froid extrême confirme que le réchauffement climatique progresse ! Tandis que dans l’hémisphère austral où la calotte polaire de l’Antarctique se développe à nouveau, des otaries du Pôle Sud portées par des courants glaciaux viennent visiter les lagons polynésiens depuis la décennie 2010.

« Est-ce que les mabouls réchauffistes pourraient m’expliquer où est passé leur réchauffement climatique ? ». Cette saillie intolérable pour les petites têtes saturées du jus des télés menteurs est de Donald Trump. Le fait de se référer à une réalité que tout un chacun peut constater prouverait son « mépris pour la science ». Comprendre la fausse science des imposteurs affamés de prébendes. Ces vautours se défoulent en traitant le POTUS de tous les noms d’oiseaux pour avoir acté dès janvier 2026 le retrait des USA de l’arnaque de Paris sur le climat, comme il l’avait déjà fait en 2017, et surtout fermé le robinet des subventions à 66 organisations parasites dont l’inutile GIEC.

Les réchauffards découvrent un nouveau coupable, le jet-stream rabâché par des journaleux aussi complaisants qu’ignares.

Enserré dans l’étau des réalités indéniables, un responsable du GIEC dégoise en bafouillant : « On peut avoir des périodes de froid intense alors que le climat global se réchauffe ». C’est aussi l’opinion d’un certain général Rivière, climatologue binoclard à l’air constipé, destiné peut-être à remplacer le déclinant Jean Jouzel au hit parade des fans de Greta.

Pour Rivière, chercheur mais pas trouveur, le responsable de tout ce micmac serait le jet-stream, un vent d’altitude très puissant, semblable à un long ruban invisible, qui souffle d’Ouest en Est autour de la Terre. Avec des vents de 300 km/h à des altitudes de 7 à 16.000 mètres. Leurs fluctuations imprévisibles influencent le temps qu’il fait à la surface. Rien de nouveau sous le soleil depuis le temps des dinosaures.

Actuellement, ce jet-stream est orienté depuis l’Alaska vers le golfe du Mexique et favoriserait le transfert de masses d’air polaire vers des latitudes plus basses. Tandis qu’un autre courant d’air alimente le vortex positionné sur le Nord-Est de l’Asie. Nul n’en disconvient. Mais ça n’explique pas pourquoi ces vortex se renforcent simultanément pour propager le froid partout quand la terre est supposée se réchauffer.

Les astrologues du climat prédisent une dérive du Gulf Stream

Leurs modèles prévoient un affaiblissement tragique du Gulf Stream au XXIe siècle et son déplacement vers l’Est. Avec des variantes selon les paramètres arbitraires intégrés dans la machine. Mais presque tous les cuistres sont d’accord sur les conséquences dramatiques, puisque c’était décidé d’avance : refroidissement régional de l’Europe du Nord jusqu’à l’Espagne, modifications des précipitations, montée du niveau de la mer le long de la côte est des États-Unis, et élargissement de la zone critique de formation des cyclones vers le centre de l’Atlantique Nord.

D’autres simulations sont encore plus fantaisistes dans l’enfumage. Jusqu’à donner des dates que nous ne serons plus là pour vérifier. Cette fois, une déviation du Gulf Stream vers le Nord-Est ferait de la Scandinavie un paradis tropical. Dans 424 ans, pas un de plus ni un de moins, des cocotiers et des manguiers décoreront les plages de la mer du Nord et de l’océan Arctique, et des crocodiles batifoleront dans les fjords. Encore mieux que lors de l’optimum climatique de l’holocène il y a 9000 ans quand il faisait en moyenne 4 à 5°C de plus qu’aujourd’hui.

Évidemment, comme rien n’est parfait, on se gèlera en Europe du Sud… Nos pythonisses, qui ne sont plus à ça près, ont oublié que si le moteur du Gulf Stream fonctionne grâce à la circulation thermohaline, l’état de la route dépend des variations des marées barométriques et lunaires ainsi que des vents et des vagues qu’elles génèrent, orientées par la rotation de la terre. Et de ce côté-là, si des modifications notables des courants doivent advenir, l’échelle ne sera plus le siècle mais les dizaines de millénaires.

Christian Navis

Extrait de mes Archives climato-sceptiques

https://climato-sceptique.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/combien-de-credules-croient-encore-au-rechauffement-climatique/

Green Deal : l’Union Européenne fait marche arrière

 

Le Green Deal européen
Le Green Deal européen

La crise économique ramène au réel même les pires idéologues. L’Union Européenne fait marche arrière sur leurs réglementations environnementales : le Green Deal a du plomb dans l’aile.

Le pacte vert, ou Green Deal, pour l’Europe revu à la baisse

Lorsque le président Donald Trump a démantelé la politique climatique américaine l’an dernier, une grande partie du monde occidental l’a critiqué pour son inaction face à ce que l’on appelle communément le changement climatique. Aujourd’hui, l’Europe, le Royaume-Uni et le Canada font marche arrière sur leurs réglementations environnementales.

L’Union Européenne passe de l’illusion au réel : longtemps à l’avant-garde dans l’imposition de règlementations environnementales extrêmement contraignantes et asphyxiantes pour les entreprises et les particuliers, elle doit revoir à la baisse ses plans ambitieux de transition énergétique visant à abandonner les combustibles fossiles. Ses politiques soi-disant vertes dictées par les khmers verts allemands suscitent, sur fond de crise économique sans précédent, des inquiétudes car elles étouffent rapidement l’industrie et font grimper les prix de l’énergie.

Le Pacte vert était un point central pour les technocrates de l’Europe, mais désormais, l’accent est clairement mis sur la sécurité et la compétitivité économique. Le mois dernier, l’UE a donc proposé d’assouplir son système historique de tarification du carbone en maintenant davantage de quotas d’émission sur le marché pendant les 15 prochaines années afin d’atténuer l’impact sur l’industrie. Elle envisage également d’autoriser les constructeurs automobiles à vendre des voitures à essence pendant une période plus longue.

Les entreprises énergétiques se concentrent à nouveau sur le pétrole et le gaz.

Le changement de cap de l’UE paraît timide comparé au recul drastique des politiques environnementales américaines opéré par l’administration Trump, mais il démontre que les objectifs ambitieux du continent ont mis à l’épreuve les limites du possible sur le plan économique.

A la base de ces changements de direction, la réticence, comme cela est visible en Italie, des pays développés à assumer le coût des mesures visant à réduire l’utilisation des combustibles fossiles.

Le Royaume-Uni semble prêt à autoriser de nouvelles productions pétrolières en mer du Nord, après avoir interdit les forages exploratoires l’an dernier, et revoit ses objectifs de vente de véhicules électriques. Même outre-Atlantique, le Canada, pendant idéologue de l’UE, a aboli une taxe carbone impopulaire et soutient le développement de nouvelles infrastructures pétrolières et gazières.

Les compagnies pétrolières européennes qui promouvaient autrefois des objectifs en matière d’énergies renouvelables, notamment Shell, British Petroleum et le norvégien Equinor, ont ainsi revu leurs programmes, se concentrant désormais sur le pétrole et le gaz, plus rentables.

Le dogme vert, réglementaire et rigide, de l’UE s’effondre

L’Allemagne, première économie européenne, a vu sa croissance stagner, tandis que les ménages et les entreprises font face à des factures d’électricité parmi les plus élevées au monde. Face à un mécontentement croissant, les autorités ont réduit les taxes et les redevances servant à subventionner les énergies renouvelables. Les législateurs ont également abrogé une disposition controversée qui aurait obligé la plupart des Allemands à installer des systèmes de chauffage coûteux à énergie renouvelable, préférant leur permettre de continuer à brûler du fioul et du gaz.

La hausse des coûts des politiques vertes de l’UE a porté un coup dur. Auparavant, ces mesures étaient présentées comme une nouvelle stratégie de croissance susceptible de stimuler l’innovation et de créer de nouvelles entreprises et de nouveaux marchés. Or, leurs effets néfastes sont désormais manifestes.

La transition écologique imprimée par Bruxelles entrainait une transition économique suicidaire pour les industries et le tissu productif. Le dogme vert, réglementaire et rigide, craque face au réel !

Francesca de Villasmundo

https://www.medias-presse.info/green-deal-ue-lunion-europeenne-fait-marche-arriere/248991/

La Révolution commence-t-elle en 1786 ?, avec Jean-Christian Petitfils

 


mardi 25 août 2026

La France se réchauffe plus vite que le reste de la planète ! Vous y croyez ?

 

Lors de l’épisode caniculaire de juin 2026, ceux qui regardent encore la télé ont pu constater que la France était une fournaise à plus de 40°C, au milieu d’un océan de fraîcheur relative, autour de 30°C et moins dans les pays limitrophes. Les calories surnuméraires accablant l’hexagone s’arrêtent à la frontière comme les radiations de Tchernobyl !

Les pyromanes peuvent dire « merci Macron ! »

Omerta sur l’aveuglement du pouvoir lors des méga-incendies de l’été 2026. Des écolos avaient échangé des voix, des places et des alliances avec la droite honteuse et la gauche crapuleuse afin de faire promulguer un code de l’environnement irresponsable, paralysant le travail des pompiers.

Quand le Code forestier préconise le broyage de la végétation basse, le Code de l’environnement interdit de détruire ou de perturber l’habitat des animaux sauvages. Quand la loi exige un débroussaillement avant l’été, les écolos interdisent les coupes et élagages de printemps créant des zones pare-feu.

Quand le Code forestier exige un espacement minimum des arbres, leur élagage bas et l’élimination du bois mort très combustible, le code de l’environnement les contraint à n’en rien faire. Et quand le Code forestier dispose que l’obligation légale de débroussaillement est prioritaire et dispense le propriétaire des forêts d’un permis de coupe, le Code de l’environnement impose une autorisation préalable, soumise à une évaluation du milieu naturel. Et l’État, malgré des alertes, a laissé s’installer une réglementation surréaliste donnant la priorité au Code de l’environnement sur le Code forestier.

Une ministre qui prédit l’avenir

Avec une prescience remarquable, la ministresse de l’écologie Pannier-Runacher affirmait déjà après l’été 2025 : « Il faut s’adapter au réchauffement climatique. Un enfant qui naît aujourd’hui en France, dans un pays qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète, n’a pas de chance, c’est géographique, il vivra dans un monde à + 4 degrés quand il aura 75 ans, en 2100. »

Personne n’avait expliqué à cette brillante énarque qu’un dôme de chaleur est un phénomène contingent qui disparaît en même temps que s’effondre l’anticyclone qui l’a provoqué. Toutes les zones de la terre peuvent être touchées. Et l’ont été à diverses époques. L’analyse des isotopes d’oxygène retenus dans les glaciers, la cyclo-stratigraphie des sédiments marins carbonés et la dendrochronologie (cernes des arbres même fossiles) le confirment. Les écarts extrêmes de plus ou moins longue durée laissent des traces lisibles.

Selon sa bio, Pannier-Runacher aurait aussi le niveau d’ingénieur, mais elle a oublié les lois de la thermodynamique.

Pensez à vos cours de physique de seconde, avec le grand principe trouvé par Sadi Carnot en 1824 : Tout est affaire d’échanges. La chaleur va réchauffer le froid, le froid va refroidir le chaud. Les jet-streams en altitude et les courants marins jouent le rôle de thermostat planétaire.

La ministre a adopté sans réfléchir les extravagances des écolo-réchauffistes-catastrophistes. Qu’on ne peut plus qualifier de mensonges climatiques, tellement elle sont hénaurmes ! On peut voir dans leur répétition des crises d’agitation avec logorrhée agressive, et des troubles paniques avec perte de contrôle et comportements délirants. Des pathologies qui relèvent de la psychiatrie. D’ailleurs y a-t-il encore beaucoup d’écolos herbivores qui n’aient pas le cerveau endommagé à force de fumer de l’herbe ? Sans parler de la snifette commune chez ceux issus de la bonne bourgeoisie progressiste ?

Il y a une canicule en ce moment en France ? Comme il y en a toujours eu en été. Qu’à cela ne tienne, c’est parce que la France se réchauffe plus vite que le reste du globe !

Avec ses 550.000 km2 de superficie, contre 510 millions pour l’ensemble de notre sphère vagabonde, terres et mers inclus, soit un ratio de l’ordre de 1 ‰ (un pour mille) la France ne caracole pas en tête des zones sinistrées. La planète a moins perdu la boule que nos dirigeants.

Sentant leurs égéries en difficulté sur les réseaux sociaux où des malotrus sans pitié raillent leurs élucubrations, les petits soldats du GIEC ont rappliqué. Universitaires moisis dans des placards dorés, chercheurs qui n’ont jamais rien trouvé d’autre que des planques et des subventions, perroquets bafouilleurs des médias, doctorants à vie et parasites professionnels à la ramasse. Dans ce monde-là, on a toujours une promotion en attente, une mutation espérée, une affectation convoitée, quelques subsides attendus. Et même si on n’escompte rien de précis, on fayote. Ça peut toujours servir.

En 2025, un certain Aurélien Ribes, employé à Météo France présenté par des médias audiovisuels comme un savant éminent, tenait des propos dignes d’un comique du one man show qui aurait abusé du carafon ou du pétard : « Le réchauffement plus rapide de la France tient au fait qu’elle n’est pas un océan mais un continent (à elle toute seule ? Et pourquoi pas aussi une lune de Saturne ?) et que les continents chauffent plus vite que les océans. »

Une généralisation abusive. Tout dépend de l’hémisphère, de la saison et des adaptations atmosphériques à la latitude et l’altitude (au Kilimandjaro il y a des neiges sous l’équateur), des perturbations cosmiques liées aux flux solaires… Ainsi que de l’honnêteté des gens qui font les relevés pour le compte du GIEC ou des services météo du gouvernement.

Les sottises de la ministre ont attiré l’attention sur sa modeste personne, et comme chez la plupart des macronards, sa vie édifiante mériterait un tome de Balzac s’il vivait encore.

A priori, elle fait bonne impression. Elle a l’air pimpante, propre de sa personne. Ses tenues sont soignées. Son parler châtié, bien qu’approximatif, ne se confond pas avec des gargouillis de pipelette. Son haleine n’est pas parfumée à l’ail, au roquefort et au Ricard espagnol (dixit Manu depuis qu’il est allé s’encanailler dans un troquet de routiers velus).

Ses compétences sont multiples et variées. Passer de l’agriculture aux finances, puis de l’énergie à l’écologie, avec un détour par le réchauffisme alors qu’elle bossait avant pour le gros pollueur Engie, fallait oser. Mais ces gens-là ne doutent de rien. Leurs vestes ont des doublures superposées, toutes retournables.

Personne ne lui demandera les résultats qu’elle a obtenus dans ses missions de « reconquête industrielle » et de « lutte contre les conflits d’intérêts », tâches dont elle avait été chargée. Les médias appliquent l’omerta. Et les râleurs font vite connaissance avec les LBD et les matraques des mercenaires du système avant de goûter aux marteaux des juges.

On notera qu’il n’y avait jamais eu avant Macron autant de ministres hauts fonctionnaires pantoufleurs, émanations de la grande bourgeoisie et de la haute finance, propulsés sur le devant de la scène politique sans avoir jamais été élus auparavant. Avec des doublures issues de cabinets lobbyistes, experts en conseils dispendieux qui n’engagent à rien. Des contrefaçons de démocratie fabriquées en série. Sans structure. Sans culture. Sans envergure.

Christian Navis

Extrait de mes Archives climato-sceptiques

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Kaliningrad, l’exclave de tous les dangers

 

Kaliningrad, l’exclave de tous les dangers

D’Antoine de Lacoste dans la Nouvelle Revue d’Histoire :

Le 17 juillet 2025, le général américain Chris Donahue a remis l’exclave de Kaliningrad au goût du jour. Au cours d’une conférence sur la stratégie terrestre européenne qui se tenait à Wiesbaden, en Allemagne, il a déclaré : « Avec les moyens avancés de l’OTAN, nous pouvons détruire cette région depuis le sol, plus vite que jamais. » Les Russes ont évidemment réagi et rappelé que Kaliningrad, c’est la Russie et que toute attaque contre cette région serait considérée comme une agression directe contre la Russie elle-même.

Cette menace américaine n’est pas brandie par n’importe qui : Chris Donahue commande les forces américaines en Europe et il est également commandant des forces terrestres de l’OTAN. L’avertissement est donc à prendre au sérieux, et a d’ailleurs été plusieurs fois renouvelé depuis, par différentes voix otanesques.

Cette tension autour de l’exclave de Kaliningrad, n’est pas nouvelle. Elle est en réalité inhérente à son existence même.

Kaliningrad est l’ancien Königsberg, un territoire de la Prusse-Orientale du nord. C’est à la Conférence de Postdam (17 juillet-2 août 1945) que les alliés ont réglé le partage de la Prusse-Orientale : le nord fut attribué à l’URSS et le sud à la Pologne. Staline tenait beaucoup à Königsberg, seul port situé sur la Mer Baltique libre de glace toute l’année. Sa prise par l’Armée rouge avait d’ailleurs donné lieu à de furieux combats qui avaient duré plus de trois mois.

Königsberg était une vieille ville allemande fondée par les chevaliers teutoniques en 1255 au moment des croisades contre les Prussiens et les Baltes païens. Son nom signifie « Montagne du Roi » en Allemand afin de rendre hommage à Ottokar II de Bohême qui avait combattu aux côtés des Teutoniques.

Elle fut très belle, abritait des universités de haut niveau et Kant en fut un des habitants emblématiques. Il ne reste plus grand-chose de son patrimoine historique en raison des bombardements de la seconde guerre mondiale. Ce ne sont d’ailleurs pas les Soviétiques qui en furent les responsables mais les Anglais qui détruisirent à peu près tous les quartiers médiévaux au cours d’un bombardement aveugle et inutile en août 1944. Une bonne vieille marque de fabrique anglo-saxonne.

Quand les Soviétiques s’installèrent, ils chassèrent brutalement les 300 000 Allemands qui s’y trouvaient depuis des siècles. Staline en fit une grande base militaire et la baptisa (si l’on ose dire) Kaliningrad, en hommage à Mikhaïl Kalinine, chef du Soviet suprême qui venait de décéder. Dès lors, l’exclave fut un endroit secret, interdit aux étrangers. Le port était stratégique et c’est là que l’URSS puis la Russie concentrèrent la partie la plus moderne de leur flotte.

Lors de la chute du communisme en 1991, Kaliningrad fit comme le reste de la Russie : elle s’effondra. Pauvreté, corruption, chômage, rien ne manqua. Même la flotte n’était plus entretenue. Boris Eltsine décida d’en faire une zone franche afin d’attirer des investissements étrangers. Les Allemands, on s’en doute, furent intéressés. On vit même d’anciens habitants expulsés, ou leurs enfants, revenir voir leurs maisons familiales ou leurs châteaux en ruine pour les descendants de hobereaux prussiens.

L’Allemagne tenta alors d’aller plus loin et favorisa, dans l’anarchie de l’époque, l’installation des fameux Allemands de la Volga que Catherine II avait fait venir et que Staline déporta en Asie centrale, notamment au Kazakhstan. Après l’indépendance des pays d’Asie centrale, ils y furent maltraités et durent partir. Pourquoi pas à Kaliningrad afin de préparer une future autonomie favorisée par une présence allemande importante ?

L’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine mit fin à cette tentative de recolonisation. Depuis, l’exclave de 15 000 km2 et un million d’habitants dont 80% de Russes est redevenue stratégique. Coincée entre la Lituanie, dont la frontière est l’emblématique fleuve Niemen (non loin de Tilsit, Eylau et Friedland), et la Pologne au sud, Kaliningrad est régulièrement menacée. La Russie ne la lâchera jamais : il y a la flotte, 30 000 soldats et des ogives nucléaires.

Le général Donahue le sait bien mais menacer la Russie tout en l’accusant d’être une menace est une stratégie de communication qui fonctionne très bien en Europe.

https://lesalonbeige.fr/kaliningrad-lexclave-de-tous-les-dangers/

lundi 24 août 2026

Le wargame : quand la guerre peut devenir (aussi) un jeu

 

War game

Avant de faire la guerre, pourquoi ne pas commencer par la jouer ? Né il y a deux siècles en Prusse, le « wargame » connaît un spectaculaire retour en grâce dans les armées occidentales. Cartes, pions, règles et arbitres permettent désormais de simuler aussi bien une bataille que les réactions de Moscou, Pékin ou Téhéran. Devenu outil de formation, d’anticipation et de réflexion stratégique, le « wargame » promet d’éprouver aujourd’hui les guerres de demain. À condition de ne jamais oublier qu’un jeu de simulation n’est pas un champ de bataille. Par Paul Durrand.

À la suite du numéro de Krisis de mars 2026 consacré aux Jeu(x), il paraissait intéressant d’en compléter la lecture par quelques lignes sur une thématique ludique assez peu connue du grand public. Pratiqué à titre de loisir par quelques joueurs de plus en plus grisonnants, souvent anglo-saxons, utilisé comme outil de réflexion et de formation, le jeu de guerre, ou wargame, selon la dénomination la plus courante, est redevenu depuis une grosse décennie un thème à la mode dans les armées.

Le rôle des armées est de faire la guerre, et de préférence de la gagner. Pour ce faire, il leur est nécessaire de se préparer et d’envisager le maximum d’hypothèses de conduite des conflits, ou tout du moins de réfléchir à des actions, éventuellement d’en anticiper les effets et de les corriger, pour être prêt au bon moment.

C’est dans ce cadre que les armées occidentales principalement ont donc repris de manière plus systématique l’usage du wargame (jeu de guerre en anglais) ces vingt dernières années et de manière peu surprenante à l’initiative des Américains. Quelle armée n’a pas encore son wargame pour simuler les conflits ou les interactions entre États ?

De la Prusse aux États-Unis

Les conflits de ces vingt dernières années (Irak, Afghanistan, Syrie, Libye, Sahel, Arménie, Ukraine, Iran…) ont aussi été l’occasion de revoir des certitudes et de réfléchir à de nouveaux modes de préparation, tant lesdites certitudes ont explosé. Et rien de tels que ces nouveaux outils pour se confronter à de nouvelles méthodes de réflexion.

C’est donc dans ce cadre que le wargame et la pratique du wargaming se sont peu à peu imposés dans les armées. Si la littérature en la matière reste encore limitée, elle se développe de manière significative. C’est aussi dans ce contexte que les armées françaises se sont mobilisées pour développer l’usage du wargame, d’abord à la faveur d’initiatives individuelles, avant que la pratique ne s’institutionnalise véritablement (cf. la bibliographie sommaire en langue française en bas de l’article).

Rien que le terme de wargame (ou le wargaming, c’est-à-dire le fait de pratiquer le wargame) rappelle l’importance de la culture anglo-saxonne dans cette pratique pourtant née sur le continent européen il y a maintenant un peu plus de deux cents ans, en Prusse, avec les Reisswitz père et fils1, sous le terme de Kriegspiel, comme le rappelle Antoine Bourguilleau dans son histoire du wargame.

Quand les armées jouent à la guerre

Qu’est-ce que le wargaming ? De manière assez sommaire, on peut indiquer qu’il consiste à confronter différents choix, de nature militaire, dans un cadre ludique, avec un ensemble de règles et souvent en présence d’arbitres pour en faciliter la mise en œuvre, le tout dans un cadre contraint de temps, du moins quand le jeu est utilisé à haut-niveau2. Le résultat obtenu par cette confrontation dépend surtout des attendus initiaux et d’un certain nombre de préalables. La pratique autour d’un espace de jeu physique, avec carte en papier, pions représentant des unités, favorise les échanges et les prises de décisions collectives.

Si la pratique du jeu de guerre dans les armées se développe, notamment à la faveur de l’engagement de l’OTAN dans cette démarche, elle suscite comme toute pratique innovante des interrogations sur son utilité et plus largement sur ses effets sur la connaissance de la chose militaire et de la conduite des opérations. Le fait que les armées françaises se penchent sérieusement sur le sujet témoigne d’une volonté forte de dépasser les cadres traditionnels, qui, parfois, trouvent rapidement leurs limites. La guerre en Ukraine a en effet montré que les évolutions des modes d’engagement sont rapides (même si la guerre des drones connaissait déjà ses prémices lors de la confrontation entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan en septembre 2020).

Évidemment, le développement de l’usage du wargaming repose sur une large adhésion à la pratique, ou tout au moins de l’ensemble des participants. Or, la « gamification », la pratique du jeu adapté à quasiment tous les usages professionnels, n’est pas nécessairement acceptée partout et par tous. Le cadre militaire, nécessairement soumis à la hiérarchie, réduit les freins individuels sans pour autant les faire disparaître.

Cela étant, comme tout jeu, la pédagogie dans la mise en œuvre est essentielle, quel que soit le niveau des pratiquants. Nombre de militaires ont eu, au cours de leur formation, une pratique minimale du jeu. Ainsi l’utilisation de la « caisse à sable », c’est-à-dire la reproduction d’une action de combat dans le cadre contraint d’une… caisse à sable reproduisant les mouvements de terrain, les arbres, chemins et autres représentations du monde réel, où les joueurs mettent physiquement en pratique leurs actions par le déplacement de figurines, permet de s’initier d’une certaine façon à la pratique du wargame. Le wargame repose sur le même principe, mais sur une carte représentant quelques dizaines, voire quelques centaines de kilomètres, selon l’échelle souhaitée.

La guerre sur un coup de dé

La force du wargame est de pouvoir reproduire l’ensemble des situations pour simuler un conflit, qu’il s’agisse de simples combats, de configurations logistiques, et jusqu’aux relations internationales entre États. Cela suppose néanmoins de disposer des ressources humaines et intellectuelles pour simuler avec le plus de précision possible les différentes hypothèses. Autant dire que se mettre dans la tête de Poutine, de Xi Jinping ou des responsables militaires iraniens n’est pas à la portée du premier venu.

Néanmoins, comme toute simulation, celle-ci comporte de nombreux biais, avec le risque de prendre pour argent comptant les résultats des différents wargames, indépendamment de leur reproductibilité réelle. Comme tout jeu, et d’autant plus lorsqu’il est complexe, chaque variation peut provoquer des résultats non désirés. La pratique du wargaming chez les militaires doit rester un outil au service d’un objectif, d’une réflexion, pas une finalité en soi.

En résumé, le jeu à vocation militaire, vieille pratique européenne plutôt d’outre-Rhin, est redevenue à la mode sous le terme de wargaming à la faveur de son usage et de son développement dans les armées américaines depuis plusieurs décennies, puis, plus largement, dans les armées occidentales. Mais souhaite-t-on vraiment envisager une opération militaire au motif que, lors d’un wargame, la victoire s’est jouée sur un unique coup de dé… ? La question reste posée.

1. Antoine Bourguilleau, Jouer la guerre, Histoire du wargame, Passés/Composés-Ministère des Armées, 2020, pp. 61 et suivantes.

2. Pour une définition rigoureuse et complète, se référer au livre de Thibault Fouillet consacré au wargaming (Wargaming, Un outil de recherche stratégique, L’Harmattan, 2022).

Références pour aller plus loin :

Antoine Bourguilleau, Jouer la guerre, Histoire du wargame, Passés/Composés-Ministère des Armées, 2020.

Thibault Fouillet, Wargaming, Un outil de rechercher stratégique, L’Harmatan, 2022.

Yann Malard, Jeux de guerre. Vers un nouvel essor, Revue de Défense nationale, 2022.

CICDE, Manuel du jeu de guerre, Ministère des Armées, 2023.

Valère Llobet, Théo Claverie, Les Wargames, CF2R, 2023.

IRSEM, Les wargames dans la formation de l’officier, mars 2025.

Revue Stratégique, n° 131-132, « Du wargaming », ISC, 2025.

Inflexions, Jouer, Armée de Terre, 2025.

Patrick Ruestchmann, revue Marché et organisation, « Pratiques ludiques dans les armées françaises à un moment d’évolution de la conflictualité », 2026.

https://www.revue-elements.com/le-wargame-quand-la-guerre-peut-devenir-aussi-un-jeu/

La guerre des ultranationalistes ukrainiens contre l’histoire

 

par Kit Klarenberg

Ces deux dernières décennies, les ultranationalistes ukrainiens les plus radicaux ont mené une guerre de plus en plus intense, tant dans leur pays qu’à l’étranger, avec des conséquences dramatiques qui ont bouleversé le monde.

Dans le pays même, un appareil juridique hautement répressif impose de plus en plus des récits dangereusement biaisés du passé proche et lointain de Kiev, avec des sanctions pénales excessives même pour ceux qui enfreignent la loi par inadvertance. Cette bataille, ouvertement politisée, s’est considérablement intensifiée depuis le déclenchement du conflit par procuration en Ukraine. Malgré une opposition généralisée, l’offensive ultranationaliste agressive de Kiev contre l’histoire ne fait que s’intensifier.

Telles sont les graves conclusions d’un article exceptionnel rédigé par l’universitaire ukrainien Georgiy Kasianov, intitulé «Discipliner et punir : un tournant répressif dans la politique de la mémoire en Ukraine, 2006-2025». Comme le note l’auteur, faire de la loi une arme au service de la politique mémorielle est courant en Europe centrale et orientale. Au moins neuf pays de la région disposent d’une législation interdisant l’affichage public de symboles communistes et nazis, renforçant ainsi les initiatives ultranationalistes locales — soutenues avec enthousiasme par l’UE — pour associer de manière perverse ces deux idéologies en les présentant comme des totalitarismes comparables.

De plus, dans de nombreux cas — notamment dans les pays baltes — ces lois s’inscrivent dans des environnements culturels et juridiques plus vastes qui glorifient les collaborateurs nazis et les auteurs de l’Holocauste en les présentant comme des combattants héroïques pour la liberté, tout en limitant strictement le débat sur la Seconde Guerre mondiale pour dissimuler la responsabilité locale dans ces crimes macabres. Ainsi, écrit Kasianov, le «modèle punitif de la politique mémorielle» de l’Ukraine s’inscrit dans «un schéma post-communiste plus large de récits historiques imposés par l’État». Pourtant, «par ses mesures restrictives, sa sélectivité, son instrumentalisation idéologique et bureaucratique», la guerre menée par Kiev contre l’histoire «constitue un cas particulièrement radical et révélateur».

Des partisans de Bandera défilent à Kiev, en janvier 2015

Aujourd’hui, l’Ukraine «occupe la première place en Europe en termes de nombre de décisions judiciaires concernant des violations de lois pénales spécifiquement conçues pour interdire certains symboles historiques», les sanctions pénales en cas de violation des «lois sur la mémoire» étant les «plus draconiennes» du continent.

Kasianov en situe l’origine au milieu des années 2000, lorsque le gouvernement du président Viktor Iouchtchenko, mis en place par l’Occident, a cherché à mettre en œuvre des lois  «institutionnalisant» la famine de 1930 à 1933 en Union soviétique comme étant un génocide intentionnel des Ukrainiens, spécifiquement orchestré par Joseph Staline. Cet événement est connu en Ukraine, et de plus en plus à l’échelle internationale, sous le nom d’«Holodomor». Si la famine et les morts massives qui en ont résulté ont été provoquées et aggravées par des erreurs humaines catastrophiques combinées à des facteurs naturels défavorables, rares sont les historiens qui considèrent que ces horreurs aient été intentionnelles. Fait marquant, des Kazakhs et des Russes ont également péri en très grand nombre. En novembre 2022, seuls 23 États membres de l’ONU ont reconnu l’Holodomor comme étant un génocide — la plupart étant des alliés proches de Kiev depuis l’après-Maïdan. Néanmoins, des sources occidentales de premier plan affirment catégoriquement que la famine a été infligée délibérément, s’inscrivant dans une volonté plus large et persistante de la Russie et/ou de l’Union soviétique d’effacer l’Ukraine.

Parallèlement, les affirmations ultranationalistes concernant le nombre d’Ukrainiens qui auraient été tués par la famine sont de plus en plus extravagantes, certaines sources avançant un chiffre pouvant atteindre 10 millions. Ce chiffre représente plusieurs fois le nombre de victimes multiethniques généralement admis par les chercheurs, présentant ainsi commodément le soi-disant Holodomor comme un crime contre l’humanité ciblé plus grave encore que l’Holocauste. L’incursion de Iouchtchenko dans la politique de la mémoire a largement contribué à ce climat informationnel contemporain déformé.

Pourtant, la loi de 2006 désignant officiellement l’Holodomor comme un génocide ne prévoyait pas de mesures répressives en cas de négation ou de remise en cause de cette qualification.

Kasianov montre comment, au cours des 14 années suivantes, 13 tentatives distinctes ont été menées pour criminaliser la «négation de l’Holodomor» par des éléments ultranationalistes ukrainiens, tant au sein qu’en dehors du gouvernement et du Parlement. Chacune de ces tentatives a tenté d’imposer «une orthodoxie historique sanctionnée par l’État» autour de l’Holodomor, tout en «[restreignant] le débat scientifique et la liberté d’expression». Aucune n’a reçu l’approbation du «service d’analyse juridique» du Parlement, mais la politique mémorielle ultranationaliste a finalement prévalu sur les plans culturel et politique, tant au niveau local qu’au-delà. Notamment, bon nombre de ces initiatives ont été parrainées par le parti politique ouvertement néonazi Svoboda.

«Répression politique»

Svoboda a joué un rôle substantiel dans le coup d’État de Maïdan, orchestré par l’Occident en 2014, qui, sans surprise, «a créé un environnement propice à la redéfinition de la politique mémorielle en tant qu’instrument de sécurité d’État et de consolidation idéologique».

Le gouvernement de Petro Porochenko a justifié «l’adoption rapide d’un ensemble de lois destiné à condamner [le communisme] et à institutionnaliser un récit historique nationaliste» en la qualifiant de «mesure défensive nécessaire» et de «projet de reconstruction nationale», pour contrer une prétendue «agression extérieure» de la Russie. Ces mesures ont abouti à l’adoption, en avril 2015, d’une législation jusqu’alors impensable.

Des ultranationalistes ukrainiens démolissent la plus grande statue de Lénine d’Ukraine à Kharkiv, en septembre 2014

Ces lois adoptées à la hâte ont assimilé le communisme au nazisme, interdisant l’affichage public de symboles associés à ces deux idéologies. Pourtant, Kasianov note que cette législation «a également accordé une réhabilitation juridique et morale» à des factions nationalistes ukrainiennes affiliées aux nazis, auteurs de massacres et fortement impliquées dans l’Holocauste.

Parmi celles-ci figurent l’Organisation des nationalistes ukrainiens de Stepan Bandera et sa branche armée, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA). De plus, malgré la double condamnation formelle du communisme et du nazisme prévue par la loi, Kasianov explique en détail comment «sa mise en œuvre et l’accent mis sur les symboles révèlent une nette disparité».

Environ 90% du texte de la loi «est consacré à la définition et à l’énumération des symboles communistes, tandis que les symboles nazis ne sont abordés que de manière relativement succincte et largement superficielle». Les interdictions liées au nazisme sont «limitées aux insignes les plus universellement reconnus du Troisième Reich, tels que la croix gammée». En revanche, «la loi propose un catalogue exhaustif et détaillé des insignes soviétiques interdits, allant du marteau et de la faucille aux étoiles rouges en passant par les noms de rues de l’époque soviétique».

Cette «asymétrie évidente» va encore plus loin.

Les symboles associés à des groupes néonazis locaux, ou à des unités militaires ukrainiennes collaborationnistes officielles de l’époque de la Seconde Guerre mondiale, telles que la division SS Galicie, échappent totalement à l’interdiction.

«Des experts juridiques et politiques, ainsi que des organisations ukrainiennes et internationales de défense des droits de l’homme» ont tous exprimé leur inquiétude face aux «définitions vagues» de la loi et à son «risque d’utilisation abusive à des fins de répression politique».

Le «service d’expertise» de la Rada ukrainienne a lui-même estimé que cette législation est en contradiction avec la Constitution en vigueur du pays et avec plusieurs lois nationales existantes.

Les sanctions disproportionnées en cas d’infraction, les contrevenants encourant jusqu’à cinq ans de prison ainsi que la confiscation de leurs biens, ont également suscité de vives critiques. Un avocat et maître de conférences à l’Université nationale de Lviv a comparé de manière frappante ces sanctions au «recours à la guillotine pour soigner un mal de tête».

Une lettre ouverte accablante, signée par une multitude d’universitaires et de responsables politiques, a qualifié cette législation d’«instrument de purification idéologique, ciblant de manière sélective les symboles et les récits associés à la gauche politique tout en permettant la valorisation implicite des traditions nationalistes radicales».

Ces accusations dévastatrices ont été rejetées par les défenseurs de la loi comme de la «propagande du Kremlin», voire comme une véritable trahison.

Kasianov révèle que les «principaux architectes» du programme de «décommunisation» de Porochenko appartenaient à une coterie d’«activistes de la mémoire» ultranationalistes, issus du Centre de recherche sur le mouvement de libération, basé à Lviv, et du Congrès nationaliste de la jeunesse. Ces deux organisations entretiennent des «liens idéologiques et organisationnels étroits» avec l’OUN banderiste pour laquelle elles servent de «façades».

Ces deux entités servent depuis longtemps de «vecteurs à la réinterprétation nationaliste de l’histoire ukrainienne du XXe siècle et à des politiques farouchement anticommunistes et anti-russes».

«Régime de la mémoire»

Après Maïdan, «plusieurs figures de proue de cette mouvance ont accédé à des postes influents au sein des institutions de l’État, façonnant ainsi la politique historique».

Cette infiltration a notamment concerné l’Institut ukrainien de la mémoire nationale (UINP), l’organisme public chargé de mettre en œuvre les lois sur la mémoire. Oleksandr Sych, alors vice-premier ministre issu du parti néonazi Svoboda, a nommé des personnalités liées à l’OUN à des postes influents au sein de l’UINP. Ce n’est pas un hasard si Sych a cofondé le Congrès des nationalistes ukrainiens, une organisation fasciste et pro-Maïdan qui sert de «façade politique» à l’OUN-B.

Une fois que la législation anticommuniste tant attendue a été promulguée, sa mise en œuvre s’est poursuivie à un rythme effréné.

De novembre 2015 au printemps 2016, près de 52 000 lieux-dits, 32 villes, 955 villages et localités, ainsi que 25 districts administratifs ont été rebaptisés, tandis que 2389 monuments et plaques commémoratives dédiés à des «dirigeants totalitaires» ont été détruits. Au total, 1 320 d’entre eux étaient des statues de Lénine. Entre 2015 et 2021 également, la police ukrainienne et le bureau du procureur général ont enregistré 334 procédures pénales à l’encontre de citoyens pour exposition de «symboles totalitaires»«dont la grande majorité concernait des images communistes». Ces affaires présentaient presque invariablement une dimension absurde.

En mai 2017, un étudiant a échappé de justesse à la prison pour avoir publié des citations de Lénine sur Facebook. Dans le cadre de son accord avec le procureur, il a exprimé publiquement des «remords sincères», tandis que son exemplaire personnel du Capital de Karl Marx a été détruit. En juin 2019, un chômeur a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir porté un vieux t-shirt arborant les armoiries soviétiques alors qu’il lavait des vitres. En mars 2021, un habitant de Lviv a été condamné à un an de mise à l’épreuve après avoir été «interpellé par des citoyens locaux politiquement vigilants» pour avoir porté un emblème de l’URSS.

Entre-temps, de nouvelles lois ont été adoptées par Kiev, sacralisant les récits historiques ultranationalistes. L’absence de contestation politique a été en grande partie assurée par l’interdiction du Parti communiste ukrainien en décembre 2015.

Ces mêmes éléments ouvertement fascistes et néonazis, à l’origine de la campagne de «décommunisation» de Porochenko, ont réussi à faire adopter des lois accordant aux génocidaires de l’OUN et de l’UPA le statut officiel de combattants ainsi que les avantages réservés aux anciens combattants. Désormais à l’abri de toute poursuite judiciaire pour les atrocités qu’ils ont commises, les sources officielles ukrainiennes les décrivent unanimement comme des «héros» ayant lutté pour l’«indépendance» ukrainienne.

Des ouvriers s’apprêtent à ôter la faucille et le marteau de la statue de la Mère Ukraine à Kiev, août 2023

Le nombre de procédures engagées en vertu des lois de «décommunisation», ainsi que les peines infligées abusives, ont considérablement augmenté après le déclenchement de la guerre par procuration en Ukraine. Les autorités ont ainsi disposé d’un prétexte idéal pour s’en prendre davantage à l’histoire, tout en menant une guerre contre leurs ennemis intérieurs, sous le couvert de la «dérussification et de la décolonisation».

Conformément à la «quasi-absence de poursuites pour des infractions liées au nazisme» avant le conflit, sur plus de 300 affaires pénales portées devant les tribunaux entre 2022 et 2025, moins de 10 concernaient des symboles nazis. La grande majorité «portait sur la diffusion de symboles [communistes] interdits sur les réseaux sociaux».

Aujourd’hui, le simple fait de liker des publications sur les réseaux sociaux comportant des symboles soviétiques peut valoir à des Ukrainiens de se retrouver au tribunal. Kasianov souligne que les «dossiers judiciaires» ont «révélé l’émergence d’enquêteurs spécialisés… chargés de surveiller les communications numériques et les contenus en ligne», tant au sein de la police que du service de sécurité SBU. Parallèlement, on a assisté à une augmentation significative du nombre de «citoyens vigilants» dénonçant à l’autorité des connaissances, collègues et voisins pour avoir enfreint les lois strictes de Kiev en matière de mémoire. Ce sont «dans leur grande majorité» des personnes «issues des milieux marginalisés et défavorisés de la population» qui ont été prises pour cible.

Depuis Maïdan, le «régime de mémoire punitif» et le «projet d’identité nationaliste» de l’Ukraine ont été adoptés et promus sans réserve par les commanditaires occidentaux de Kiev.

Cela n’a rien d’étonnant : le récit faussé imposé par la loi, selon lequel l’Ukraine mène un combat pour sa survie même et sa libération définitive de l’«impérialisme russe», garantit que la guerre se poursuivra indéfiniment. Depuis le début, cette «politique de la mémoire» déformée ne cesse de s’enraciner et de s’exacerber au plus haut niveau de l’État, laissant la population — et le reste du monde — à la merci d’une clique ultranationaliste dangereuse et dérangée.

source : Internationalist 360° via Spirit of Free Speech

https://reseauinternational.net/la-guerre-des-ultranationalistes-ukrainiens-contre-lhistoire/

Un nouveau numéro de La Nouvelle Revue Universelle

 

par Action française

L’école d’Action française se porte bien, merci ! La preuve par le succès des derniers numéros de sa revue laboratoire d’idées La Nouvelle Revue Universelle. Le prochain, le 85 déjà – du 3etrimestre 2026 –, est parti à l’imprimerie hier. L’idéal est bien entendu de s’abonner, l’autre solution est de la commander sur le site de la Librairie de Flore.

Voici le sommaire de ce nouveau numéro de l’unique revue contre-révolutionnaire de France et nous insistons surl’importance de l’éditorial de Gérard Leclerc, très impliqué dans le combat royaliste pour le néo-maurrassisme :

Éditorial de Gérard Leclerc : Quelle condamnation ?

Colloque : Cent ans après les affaires de l’Action française et des Cristeros

1926 : un tournant pour le monde et l’Église, Dominique TassotOuverture du colloque

1re partieL’Action française : condamnée… et condamnable ? 

Franck BouscauIntroduction : Issues du fort tempérament etde la vision politique personnelle du pape Pie XI, les deux affaires de l’Action française et des Cristeros constituent, en 1926, un véritable tournant dans les rapports entre l’Église et les pouvoirs politiques. Leurs effets demeurent d’actualité.

Philippe Pichot-BravardL’Action française et la crise de 1926 : Le regard d’un historien sur un épisode dramatique de la vie de l’Église de France, dont il dénoue les fils un à un. À l’origine, la volonté du pape Pie XI de reprendre en main une communauté jugée pas assez docile. Et au bout, des conséquences dures, durables et dommageables. 

Philippe Prévost – Aux origines intellectuelles des condamnations de l’Action française et du thomisme : La confusion du spirituel et du temporel a marqué le pontificat de Pie XI, dont la politique, peu favorable à la France, s’accorda avec les idées de Briand. Confusion issue d’une déviation duthomisme, à l’origine de la notion ambiguë de « droits de l’homme ».

Hilaire de Crémiers Le mystère de Maurras en son Chemin de Paradis : Jamais Hilaire de Crémiers n’est allé aussi loin dans sa lecture du Chemin de Paradis. Derrière l’énigme de ces « contes païens », il y a le mystère d’un homme qui, à la veille d’entrer dans le XXe siècle, semble avoir pressenti le destin dramatique menaçant à la fois l’Église et la France.

2e partieLes Cristeros, brigands ou martyrs ? 

Reynald SecherIntroduction : Vendéens et Cristeros : Historiquement et juridiquement, la similitude des mouvements vendéens et cristeros est frappante. Le totalitarisme idéologique conduit à une déshumanisation complète des comportements et des lois elles-mêmes. Une logique qui va jusqu’à la destruction de la mémoire : le « mémoricide ».

Yves Solis et Lucy O’Sullivan Le conflit cristero : la légitimité face à la légalité : Le point culminant de la persécution religieuse au Mexique de 1914 à 1938 fut la guerre de 1926-1928, connue sous le nom de CristiadaChristiade »).Une approche historique globale permet derendre compte des forces en présence et des transformations profondes du Mexique à cette époque.

Abbé Jacques Olivier – Pie XI, les enjeux d’un pontificat contrasté : Le caractère affirmé du pape Pie XI (Achille Ratti) contraste avec les contradictions qu’il a manifestées dans le domaine doctrinal. Si son pragmatisme n’a pas eu les effets positifs escomptés, c’est que lui a manqué une vision politique lucide et profonde. 

Guillaume Bernard – Propos de conclusion : La confrontation avec la modernité fait hésiter l’Église entre l’anathème et le ralliement, tandis que le totalitarisme révolutionnaire est, par nature, amené à imposer la violence. La réponse n’est pas dansla surenchère, mais, selon Soljenitsyne, dans le ré-enracinement culturel et l’élévation spirituelle. 

Annexes

Hilaire de Crémiers – Une clef de l’œuvre de Maurras(entretien avec Yves Morel, en 2017) ; Victor Nguyen – L’Église à l’épreuve de la modernité (extrait d’Études maurrassiennes n°5) ; François Schwerer Leçons à tirer d’une « condamnation »

https://www.actionfrancaise.net/2026/08/24/un-nouveau-numero-de-la-nouvelle-revue-universelle/

dimanche 23 août 2026

Terre & Peuple, l’Europe par les racines

 

Identité

Fondée il y a plus de trente ans par Pierre Vial, ancien pilier de la Nouvelle Droite, « Terre & Peuple » a progressivement tracé son propre chemin : défendre les héritages européens. À l’occasion de la parution de son 108e numéro, retour sur cette aventure.Propos recueillis par François Bousquet

ÉLÉMENTS : Trente ans après la création de Terre & Peuple, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

TERRE & PEUPLE. D’abord, nous sommes toujours là. Et notre cap n’a pas varié. D’aucuns sont actifs depuis les origines et des jeunes continuent à nous rejoindre, attirés par notre singularité, tant doctrinale qu’en termes d’actions. Nous avons creusé un sillon unique, avec des activités en régions, dans nos bannières, un site Web alimenté tous les jours, une newsletter, la revue, trimestrielle, et des publications qui traitent des fondamentaux.

ÉLÉMENTS : Quelle est la singularité de Terre & Peuple ? La place accordée aux traditions européennes, au paganisme, à la longue mémoire, à l’écologie enracinée ? Autres ?

TERRE & PEUPLE. Terre & Peuple poursuit l’œuvre entamée par Pierre Vial et ses deux présidents d’honneur, Jean Mabire, puis Jean Haudry, en assumant une démarche identitaire, seule à même pour nous de préserver notre spécificité européenne. Cela passe par une réappropriation de notre héritage, ethnique, culturel et spirituel. Héritage païen, car c’est ainsi que l’Europe s’est construite. Pour autant, nous assumons aussi les deux derniers millénaires, et d’ailleurs nous comptons de nombreux sympathisants catholiques, curieux de la totalité de notre héritage. Le paganisme représente pour nous une approche du monde enracinée, mémorielle et vivante. Pas un folklore qu’il faudrait réinventer.

La structuration du monde indo-européen, mise en évidence par Jean Haudry – immense linguiste qui a consacré sa vie aux études indo-européennes –, relève pour nous du corpus doctrinal, et ce faisant de notre construction intime. Elle porte notre vision du monde européen. Ce n’est pas seulement une approche intellectuelle.

Quant à l’écologie enracinée, bien entendu, oui, c’est pour nous un thème tout naturel, si j’ose dire, et de toute éternité.

ÉLÉMENTS : Votre dernière livraison – et couverture – consacre un important dossier au cheval. Pourquoi ce thème ?

TERRE & PEUPLE. Tout ce qui est européen est nôtre. La première représentation pariétale de l’homme européen est un cheval. Sans le cheval, point d’expansion indo-européenne, point de chevalerie, etc.

Chaque numéro de Terre & Peuple comporte un dossier spécifique. L’affaire Epstein pour le dernier numéro, le 108, avec notamment une analyse chinoise, tout à fait inhabituelle. Et désormais, en plus, un entretien visant à approfondir la relation spécifique qui nous unit à tel ou tel élément structurant de notre identité européenne, en l’éclairant depuis nos origines. Dernièrement : la chasse, le cheval. Avec un regard singulier. Pour le cheval, par exemple, nous n’avons pas interrogé un « simple » sachant, mais un ancien écuyer en chef du Cadre noir. Ce qui nous permet d’avoir une approche non seulement scientifique, mythologique, historique et équestre, mais vécue, à nulle autre pareille. De même, pour un sujet sur le taureau, sous l’angle de la mythologie, jusqu’à son prolongement actuel, à savoir la corrida, nous avons interrogé un matador.

À venir : la musique, le mercenariat, la Beauté, etc. Mais aussi, des périodes de notre histoire à même de nous orienter pour demain. Prochainement : la Reconquista, l’Empire romain. Les sujets ne manquent pas…

ÉLÉMENTS : À qui s’adresse aujourd’hui Terre & Peuple ? À un noyau militant, à des lecteurs en quête de repères, à la nouvelle génération… ?

TERRE & PEUPLE. À vrai dire, aux trois. Un militant sans une solide formation métapolitique risque fort de s’égarer. Certains lecteurs militent, d’autres non. Quant aux jeunes, dès leur plus tendre enfance, l’État profond les biberonne aux contre-vérités et les réseaux sociaux ont vite fait de leur donner le tournis. Nous offrons aux identitaires un corpus culturel et doctrinal, associé à des analyses et des expériences de terrain, synthèse probablement unique. Nous ambitionnons de servir d’éveilleurs et de boussole dans un monde en perte de repères.

ÉLÉMENTS : Quels sont les objectifs de la revue ?

TERRE & PEUPLE. La revue pose les jalons. Et elle demeure. Contrairement aux parutions numériques, aussi vite disparues qu’elles sont apparues.

C’est une revue métapolitique. Elle s’intéresse à certains sujets d’actualité (Ukraine, Iran, etc.), mais en s’appuyant sur la profondeur historique. Elle apporte donc sur ces sujets un recul qui fait cruellement défaut par ailleurs. Chaque numéro comporte un dossier (technologie, la question religieuse, etc.). Également, nous l’avons vu, un entretien sur un thème structurant pour notre conscience identitaire. Nous traitons aussi de l’actualité des publications de notre courant de pensée, et des découvertes scientifiques en linguistique, archéologie et génétique, plus particulièrement.

Nous avons donc vocation à apporter aux identitaires, trop souvent mus par leur instinct, une vision de notre civilisation structurée, profonde et réfléchie, seule garante de notre cohésion et des succès de nos combats. Au-delà, bien entendu, nous nous adressons aussi à l’ensemble de nos peuples, aux individus curieux de leur racines, particulièrement dans l’Europe francophone.

Pour consulter le site de Terre & Peuple :

https://www.terreetpeuple.com

https://www.revue-elements.com/terre-peuple-leurope-par-les-racines/