lundi 3 octobre 2022

LA VÉRITE SUR LES ÉOLIENNES (Jean Goychman)

LA VÉRITE SUR LES ÉOLIENNES (Jean Goychman)

Aujourd’hui, (2021) nous produisons autour de 520 TWh, dont 360 TWh d’origine nucléaire représentant 70 % du total.

Passer de 70 % à 50 % représente une diminution d’environ 100 Twh.

Il faudrait donc implanter, uniquement pour compenser la perte de production d’origine nucléaire, environ 500 000 éoliennes, ce qui est totalement illusoire…

Arrêtons-nous un instant et regardons nos paysages. Nous y voyons de plus en plus ces grandes machines qui délimitent un horizon où jadis la terre et le ciel se confondaient dans cet infini mystérieux. On nous raconte que ces descendants des moulins à vent sont indispensables à notre civilisation car elles produisent une énergie qui, seule, peut « sauver la planète » de ce prédateur destructeur qu’est l’Homme. C’est une énergie « renouvelable » nous dit-on.

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Généralissime Souvorov, père de la doctrine de guerre russe (Général Serge Andolenko)

 

generalissime_Souvorov

Le général Serge Andolenko (1907-1973) était un officier français d’origine russe. Il a été chef de corps du 5ème Régiment Etranger d’Infanterie. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages d’histoire militaire.

Qui était le généralissime Souvorov (1729-1800) ? La trace laissée en Russie par ce petit maréchal paraît ineffaçable. Tous les succès militaires russes sont attribués par les historiens de ce pays au respect des principes de Souvorov et toutes les défaites, invariablement, à l’oubli de son testament. N’est-il pas frappant que les lycées militaires portent le nom d’Ecoles Souvorov ? Nul autre homme de guerre ne jouit dans son pays d’un prestige comparable à celui de Souvorov. Et pourtant, Souvorov est quasiment inconnu.

Ce livre présente cet homme de guerre hors du commun et tente de dégager sa doctrine, évangile éternel de l’armée russe. Les principes de la guerre sont immuables. « L’art de la guerre est simple et tout d’exécution« , disait Napoléon, et pourtant, de vrais capitaines sont très rares. C’est que, entre la connaissance de ces principes et leur application, il y a un abîme, qui n’a été franchi que par quelques hommes, aux qualités d’intelligence exceptionnelle, servis par un concours de circonstances favorables, permettant l’accès aux leviers de commande. Souvorov, incontestablement, fait partie de ces élus. L’art de la guerre, la guerre elle-même et son facteur dominant, l’homme, n’ont pas de secrets pour lui. Souvorov considérait que c’est la valeur morale du combattant et sa volonté de vaincre qui assurent avant tout la victoire. Son enseignement met en relief la suprématie absolue de l’esprit sur la matière. Comme conséquence vient le choc, qui seul matérialise la décision implacable de vaincre. De là l’éducation du combattant, ensuite son instruction, qui ne vise que deux buts : mettre le soldat à l’abri de toute surprise et surprendre l’ennemi. L’auteur de cet ouvrage examine comment Souvorov atteignait ces deux buts. Ses victoires retentissantes, malgré des forces inférieures, sont la démonstration éclatante de la valeur et de l’efficacité de ses méthodes.

Généralissime Souvorov, général Serge Andolenko, éditions des Syrtes, 325 pages, 23 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/generalissime-souvorov-pere-de-la-doctrine-de-guerre-russe-general-serge-andolenko/50683/

La nation une ressource d'avenir par Bernard Bourdin

dimanche 2 octobre 2022

Le MASSACRE d'INQUISITEURS à AVIGNONET

Qui étaient les vrais mousquetaires ?

 

« Les mousquetaires étaient loin de cette image romancée et romantique. C’était avant tout une unité d’élite, une unité militaire directement rattachée au roi, pas du tout indépendante ».


source : YouTube/TV Libertés

Se former au travail au XXe siècle, avec Stéphane Lembré

Comment les Mongols ont conquis les terres russes

 

par Boris Egorov.

Une armée orientale incroyablement nombreuse, bien entraînée et cruelle a non seulement ruiné le pays, mais a également enchaîné pendant plusieurs siècles la conscience du peuple russe par la terreur.

Taizu, nom chinois de Gengis Khan. Portrait rogné d’une page d’un album représentant plusieurs empereurs Yuan (Yuandjai di banshenxiang) Musée national du Palais à Taipei

« À cause de nos péchés, des peuples inconnus, Moabites impies, sont venus, dont personne ne sait exactement qui ils sont et d’où ils viennent, quelle est leur langue, de quelle tribu ils sont, et quelle est leur foi » : c’est ainsi qu’un chroniqueur a décrit la première apparition près des frontières russes des troupes mongoles, survenue en 1223. L’invasion de la Russie, cependant, n’était pas prévue par les Mongols à ce moment-là. La campagne des commandants Subotai et Djebé dans la plaine d’Europe de l’Est s’apparentait plus à une mission de reconnaissance qu’à une conquête.

Après avoir traversé les montagnes du Caucase, l’armée mongole forte de 30 000 hommes a atteint les steppes s’étendant au nord de la mer Noire et a frappé les tribus nomades polovtsiennes de langue turcique, derrière les terres desquelles se trouvaient les principautés russes. Bien que les relations des princes russes avec ces voisins fussent loin d’être idéales, ils décidèrent de répondre à l’appel à l’aide du khan polovtsien Kotian et d’opposer aux Mongols un front commun.

Kalka, 1996, Pavel Ryjenko.

La bataille sur la rivière Kalka (sur le territoire de l’est de l’Ukraine actuelle) qui a eu lieu le 31 mai 1223 s’est terminée par une défaite humiliante pour l’armée russo-polovtsienne : seulement un guerrier sur dix a survécu, au moins neuf princes sont morts, ainsi qu’un grand nombre de boyards de haute lignée. Les causes de la catastrophe étaient la sous-estimation des forces de l’ennemi, l’absence de commandement unifié et l’incohérence des actions des chefs militaires.

Après la victoire, les Mongols ont avancé vers l’est, et au fil des ans, la terreur qu’ils avaient instillée dans le cœur du peuple russe a progressivement commencé à s’estomper. En 1237, le puissant empire se rappela néanmoins au souvenir des habitants. La campagne occidentale à grande échelle sous le commandement du petit-fils de Gengis Khan, Batu, et de Subotai, qui connaissait bien la région, a impliqué 14 princes descendants directs de Gengis Khan, chacun avec 10 000 cavaliers sous leurs ordres. Selon une autre version, le nombre de soldats mongols ne dépassait pas 40 000. 

Troupes mongoles près d’une catapulte. Miniature de la chronique de Rashid al-Din, 1307.

Quoi qu’il en soit, c’est une masse colossale de guerriers pour cette époque, maîtrisant parfaitement l’équitation et le tir à l’arc, et qui s’était renforcée grâce à un arsenal diversifié d’armes de siège pris à la Chine conquise, qui s’est abattue sur l’ouest. Elle faisait face aux forces dispersées des principautés russes, toujours en querelle et incapables de s’unir, même face à un danger aussi terrible.

Sur le chemin des Mongols se trouvait la principauté de Riazan, qui a demandé l’aide de ses voisins : les principautés de Vladimir-Souzdal et de Tchernigov. La première, cependant, a tergiversé avec l’envoi de ses troupes et la seconde a carrément refusé en raison du fait que Riazan n’avait pas participé au conflit contre les Mongols en 1223.

Copie d’après l’œuvre d’E.I. Dechalyt Défense de Riazan.

Malgré ce manque de soutien, le peuple de Riazan a décidé de résister et, devant l’ultimatum des Mongols qui exigeaient un dixième de toutes leurs richesses, ils ont répondu : « Si nous disparaissons tous, alors tout sera à vous ! » La ville tombe le 21 décembre 1237 après un siège de cinq jours. « Et pas un seul être vivant n’est resté dans la ville, tout le monde est mort en même temps, buvant simultanément la tasse de la mort. Il n’y avait là ni gémissements ni pleurs : ni père et mère pour les enfants, ni enfants pour le père et la mère, ni frère pour le frère, ni parents, tous gisaient ensemble. Et tout cela est arrivé pour nos péchés ! », lit-on dans la Chronique de la ruine de Riazan par Batu.

Le 1er janvier 1238, lors d’une bataille près de la ville de Kolomna, les Mongols ont vaincu une armée de Vladimir qui venait au secours de Riazan. Cependant, les envahisseurs ont subi une important perte ce jour-là. L’éminent chef militaire Kulkhan, l’un des fils de Gengis Khan et unique gengiskhanide décédé pendant la campagne contre la Russie, est tombé dans la bataille.

Evpati Kolovrat

Au cours de la marche des Mongols, la « petite escouade » du noble de Riazan Evpati Kolovrat, arrivée en retard pour le siège de sa ville natale, a soudainement attaqué. Avec de petites forces, Kolovrat a réussi à porter des coups douloureux à l’armée ennemie et même à détruire son arrière-garde. Batu lui-même a attiré l’attention sur le brave guerrier. Après la mort d’Evpati au combat, le khan admiratif a ordonné que son corps soit remis aux Riazaniens capturés et que ces derniers soient libérés.

Les Mongols ont marché avec le feu et l’épée à travers les terres de la principauté de Vladimir-Souzdal, dévastant un certain nombre de villages et de villes, dont Moscou. Le 7 février, la capitale de la principauté, Vladimir, est également tombée, tandis que la famille du souverain, Iouri Vsevolodovitch, a péri dans un incendie. Le grand-duc lui-même n’était pas dans la ville à ce moment-là. Il rassembla ses forces sur la rivière Sit, où il mourut avec presque toute son armée le 4 mars, après avoir été vaincu par le commandant Boroldai. Ainsi, tout le nord-est de la Russie était aux mains des Mongols.

Grand-duc Iouri II Vsevolodovitch. Après la mort de son frère, il occupa le trône de grand-duc. Iouri II Vsevolodovitch est mort sur les rives de la ville, lors de la deuxième invasion des Mongols, et a été retrouvé par l’évêque Kirill de Rostov au milieu d’un tas de cadavres décapités. 1896, Vassili Verechtchaguine.

La lutte contre la puissante Vladimir a épuisé les envahisseurs, dont l’offensive a progressivement commencé à s’enliser. Batu n’a pas pris de risques et n’a pas attaqué le grand centre commercial Novogorod, ses troupes ont été repoussées de Smolensk, et la petite ville de Kozelsk a dû être assiégée pendant plus de 50 jours. Quand elle a finalement été prise, le khan fou de rage a ordonné de tuer tous les habitants (selon la chronique, le prince de douze ans Vassily a été « noyé dans le sang »), et la « ville maléfique » a été rasée.

Les Mongols avaient besoin d’une pause, et ils n’ont repris leur attaque sur les terres russes que l’année suivante. Cette fois, les principautés du sud ont été vaincues. Le 3 mars 1239, Pereslavl, qui était considérée comme imprenable, est prise, Tchernigov subit le même sort le 18 octobre et le 6 décembre, Kiev tombe. « Cette ville jadis très grande et très peuplée est maintenant réduite à presque rien : il y a à peine deux cents maisons là-bas… », écrit le franciscain italien Jean de Plan Carpin, qui a visité l’ancienne capitale de la Rus’ de Kiev en 1245. Après avoir dévasté les terres de Galicie et de Volynie, les Mongols ont envahi la Hongrie et la Pologne. 

Baskaks, 1909, Sergueï Ivanov.

La Rus’ a subi une terrible défaite : un grand nombre de personnes ont été tuées ou faites prisonnières, 49 des 74 villes connues ont été détruites, 14 d’entre elles n’ont jamais été reconstruites, 15 autres ont été transformées en petits villages. Un coup dur a été porté à l’économie et à la culture – de nombreux manuscrits précieux ont brûlé dans des incendies, de nombreux temples ont été changés en ruines.

Le puissant État mongol de la Horde d’or, qui s’étendait de la Crimée à la Sibérie, n’occupait pas les terres russes, mais y établissait son pouvoir politique et économique. Désormais, les khans décidaient qui régnerait en Russie et comment, et les princes étaient forcés de s’adresser à eux afin d’obtenir des autorisations pour régner sur leurs propres terres.

source : Russia Beyond

samedi 1 octobre 2022

Les bons élèves

 

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Si vous avez aimé le règne de Macron I, vous consommerez, jusqu'à son terme, le règne de Macron II, et puisque la constitution ne permettra pas en tout état de cause, un Macron III, préparez-vous à adorer un nouveau superchampion de la technocratie. Nos ministres intègres s'y préparent.

Dans l'histoire contemporaine de la France, les exemples de ces bons élèves arrivés au sommet de la décision politique ne manquent pas. Leurs cursus républicains étaient supposés prolonger, de droit divin, leur [brillant] curriculum studiorum. De la sorte, l'on n'ose presque jamais se souvenir des méfaits que, concrètement, ils ont tous engendrés leur vie durant par leur gestion calamiteuse.

Le plus récent spécimen de ces nuisibles bêtes à concours s'est sans doute appelé Alain Juppé. Chirac, un connaisseur, l'appelait "le meilleur d'entre nous".

À elle seule, une anecdote me semble résumer la modestie de violette caractéristique du personnage. Lors d'une conférence organisée auprès des Français de New York, les organisateurs s'étaient fendus d'un compliment. Leur invité ne partageait-il pas avec tel prédécesseur à Matignon la double qualité d'ancien élève de l'école nationale d'administration, et celle de normalien ? L'intéressé se vexa : "Pardon, avait-il répondu sèchement. Fabius est agrégé de lettres modernes, je le suis de lettres classiques".

Dans l'univers mental de l'oligarchie parisienne on aime à mesurer les mérites républicains à l'aune de leurs classements de jeunesse aux grands concours. Ah ! le bon citoyen celui qui cite encore la fable de La Fontaine, et ne saurait donc prendre Le Pirée pour un homme ! Juppé, lui, n'aurait jamais évoqué par écrit, comme Giscard l'a fait dans un de ses livres, le "combat des Gorgones et des Méduses" !

La liste est longue pourtant des erreurs colossales, aux conséquences durables, auxquelles est associé le nom de Juppé : depuis l'entrée de la Turquie dans le marché unique européen, imposée en 1993... jusqu'aux modalités de la guerre de Libye, négociées par lui en 2011 auprès des Nations Unies... en passant par son plan de sécurité sociale de 1995... sa réforme constitutionnelle de 1996... sa dissolution calamiteuse de 1997. Tout cela, étant postérieur à ses études supérieures, ne compte pas au regard de ses "mérites" eux-mêmes inoxydables, puisque garantis sur diplômes. Depuis qu'il n'est plus ministrable, Macron en a donc fait, au nom de notre reconnaissante république, un membre du conseil constitutionnel.

À la vérité, Giscard d'Estaing, premier président de la république issu de l'Ena n'ajoutait lui-même, à cette qualité, uniquement celle, littérairement moins prestigieuse, d'ancien élève de l'École Polytechnique. Pauvreté n'est pas vice. De Gaulle ne disait-il pas de lui "son problème c'est le peuple". Tout au long de sa carrière, l'homme, au reste doté d'un quotient intellectuel certainement supérieur, bon élève indiscutable, fit hélas preuve d'une intelligence concrète de la politique très au-dessous de la moyenne, à la mesure de sa loyauté. Il mourut en 2020 probablement sans avoir compris pourquoi son interprète russe, le prince Constantin Andronikof, qui fut doyen de l'Institut théologique orthodoxe Saint-Serge, n'accepta pas de l'accompagner quand il imagina de fleurir à Moscou, 45 ans plus tôt, en 1975, le mausolée de Lénine. C'était pourtant la première fois qu'un président français agissait de la sorte. Avait-il appris qui était Vladimir Illitch Oulianov ? Du sang de combien d'hommes, de paysans et de prêtres sa mémoire demeurera éternellement entachée ?

Les prédécesseurs du genre, tombés dans l'oubli, mériteraient au moins de nourrir la réflexion empirique de nos politologues.

Ainsi fut Calonne, malheureux ministre réformateur d'un prince bienveillant, le bon roi Louis XVI. Keynésien avant l'heure, il faisait partie de cette école ministérielle qui vantait la dépense à outrance. Dans le même esprit une certaine pensée stratégique recommandera au début de la guerre de 1914 l'offensive à outrance. Le général Lanrezac résumait cette théorie par la formule "attaquons, attaquons, comme la Lune". Comme celle-ci devait se traduire par des centaines de milliers de jeunes Français "couchés froids et sanglants sur le sol de la Patrie" – on lira avec bénéfice l'article du discours prononcé par Charles Maurras sur la tombe de son ami Léon de Montesquiou – plus aucun militaire ne s'aventure plus aujourd'hui à se réclamer de pareille doctrine.

En revanche, sur le terrain économique, les technocrates cela ose tout c'est même à ça qu'on les reconnaît. C'est ce qui conduisait à multiplier les dépenses pour inspirer confiance aux prêteurs. Pas de munitions ? Feu à volonté ! On devrait donc se souvenir, pourtant, que ce fut l'incapacité du parti ministériel à faire accepter ses brillantes réformes qui amenèrent à la convocation des États Généraux de 1789. On connaît la suite.

La troisième république connut, elle aussi, des vedettes de cette redoutable espèce.

André Tardieu, injustement oublié, cochait en son temps pas mal de cases. Reçu premier au concours de l'École normale supérieure, il en avait dédaigné l'intégration. Il préférera plus tard les administrations successives des Affaires étrangères puis du ministère de l'Intérieur. Parmi les dégâts imputables au personnage, on mentionnera la rédaction du catastrophique traité de Versailles, largement son œuvre et, plus tard l'inoculation au sein de la droite de l'idée, théorisée par lui en 1934, d'une république présidentielle prétendument copiée sur le modèle américain. Plus significatif encore il avait réussi à faire coup double en la même année 1929, par la création de la Ligne Maginot et celle de l'assurance vieillesse obligatoire… Tout cela se flattait d'une rupture avec l'orthodoxie financière au nom de la "prospérité générale" : pour la première fois depuis des années, sa politique produira un budget français déficitaire et l'effondrement du pouvoir d'achat du franc. "L'épargne forcée" mise au point par Tardieu, était appelée à se transformer en 1941 en "retraite des vieux travailleurs", puis en 1945 en "sécurité sociale" gérée par les syndicats, et enfin, sous le gouvernement Juppé de 1995-1997 par la mainmise de Bercy.

Aujourd'hui on sent monter, tel un vent mauvais, d'autres desiderata contradictoires que les technocrates transforment en religion d'État : "sobriété énergétique", sacrifices offerts sur l'autel de la planète, etc. L'un de leurs thuriféraires tient ces dernières semaines la corde en la personne du ministre Le Maire ; d'autres viendront sans doute dans les 5 ans à venir mais celui-là coche bien des cases pour reprendre le flambeau de Tardieu, Chirac et autre Macron. Il suffit de lire sa fiche wikipedia largement rédigée par lui-même. L'intéressé, se définit comme "écrivain et homme politique français" et se caractérise comme "normalien et énarque". De tels "mérites", nonobstant une carrière ministérielle multitâche et dont le bilan reste decevant, devraient sans doute suffire, dans son esprit, à en faire le successeur de saint Louis, et surtout de Jacques Chirac. Seuls des esprits chagrins, tels les journalistes de L'Opinion, des gauchistes pour sûr, ont pu déplorer, en date du 27 septembre, "un budget 2023 en manque de cohérence".

JG Malliarakis 

https://www.insolent.fr/2022/10/les-bons-eleves.html

ALGÉRIE : UNE GUERRE GAGNÉE POUR RIEN !

 1/ Le retour de De Gaulle

En 1958, le Parlement rechigne ... il s'accroche. De Gaulle, lui, multiplie les déclarations, faisant appel (sans rire) à la « discipline de l'armée », assurant qu'il a « entamé le processus » pour revenir aux affaires.

Ne voyant rien venir il déclare à l'envoyé spécial du général Salan, le général Dulac, venu l'informer d'une possible opération aéroportée sur Paris : « Vous direz au général Salan que ce qu'il fait et ce qu'il fera c'est pour le bien de la France. »

Grâce à Alger, grâce à l'armée, grâce aux pieds-noirs, grâce au peuple de France le général De Gaulle revient au pouvoir et déclare aux Français d'Algérie, toutes religions confondues, qui l'acclament : « Je vous ai compris ... Il n'y a plus, ici, en Algérie que dix millions de Français à part entière ... » .

Dès cette minute, le drame commence, alors que tout peut être gagné en peu de temps. Aux frontières les «armées» rebelles se replient en catastrophe, croyant déjà voir l'armée française exercer le droit de suite ...

Dans toute l'Algérie les deux communautés, enfin, croient à la paix, à la réconciliation nationale. Il suffirait de quelques mots ... « L'homme de Londres » ne les prononcera jamais !

Le général Salan est renvoyé en France, De Gaulle crée pour lui le poste d'inspecteur général de la Défense nationale. Wybot, le fondateur de la D.S.T., l'homme qui connaît le mieux le « dossier Algérie » est renvoyé comme un domestique. Dans les officines de propagande gaullienne et dans les organes d'information aux ordres, la fraternisation des journées de mai est niée ... et présentée comme une manipulation des services de guerre psychologiques français. On la donne comme sans lendemain. Ce qui est totalement faux. Les témoins ont su que c'était la plus grande victoire pacifique de toute la guerre d'Algérie. Si De Gaulle avait dit: « C'est fini, tout est fini, la guerre est terminée ! Femmes d'Algérie allez dans les derniers maquis chercher vos maris, vos fiancés, vos frères, et ramenez-les parmi nous, je leur offre le pardon ... », eh bien, ou i! la guerre se terminait, faute de combattants chez les rebelles.

Car les états-majors extérieurs étaient seuls. Les meurtres les plus sordides, l'épuration la plus folle et la plus sanguinaire décimaient les wilaya. Plusieurs milliers de combattants avaient été victimes de purges sanglantes dues en partie à l'incompétence totale des états-majors extérieurs de la rébellion et surtout aux services secrets français qui avaient entièrement infiltrés les réseaux FLN, manipulaient des agents au plus haut niveau de la rébellion, semaient ainsi le doute et la suspicion !

«Tous des cons »

Mais De Gaulle sait ce qu'il veut. Il s'entoure ou «on» le fait entourer uniquement d'hommes qui ne croient pas à l'Algérie française.

Au nom d'erreurs commises hier et imputables autant aux gouvernements de la République qu'aux pieds-noirs, il refuse de voir la réalité d'aujourd'hui. Il trompe tout le monde, et Alain Peyrefitte a pu écrire : « Il y avait autant de De Gaulle que de catégories d'interlocuteurs. Les personnalités dont les idées étaient les plus opposées aux siennes sortaient de son bureau convaincues qu'il était d'accord avec elles. »

Le vrai personnage pourtant apparaît à ceux qui sont peu ou prou dans la confidence. C'est le cas de Pierre Viansson-Ponté qui rapporte cette déclaration que lui fait De Gaulle après son arrivée au pouvoir, dans l'avion qui va de Constantine en Corse :

« Les généraux, au fond, me détestent. Je le leur rends bien. Tous des cons ! Vous les avez vus en rang d'oignons sur l'aéroport de Telergma ? Des crétins, uniquement préoccupés de leur avancement, de leurs décorations, de leur confort, qui n'ont rien compris et ne comprendront jamais rien. Ce Salan, un drogué ; je le balancerai aussitôt après les élections. Ce Jouhaud, un gros ahuri. Et Massu ? un brave type, Massu, qui n'a pas inventé l'eau chaude. »

Alors commence la valse des officiers favorables à l'Algérie française et qui se donnent corps et âme à leur mission. Mieux encore, et crime inexcusable (ce qui en d'autres temps aurait pu envoyer son instigateur devant la Haute Cour pour s'en expliquer... ), toutes les divisions permutent sur le terrain : celle de Kabylie va dans le Constantinois, celle du Constantinois vers Alger, etc. Pourquoi ? Dans une telle guerre, la connaissance du terrain est un atout primordial, un avantage stratégique énorme, face à une rébellion qui se cache, qui se terre et qui mène une guerre subversive. Des mois et des années d'expérience, de sorties de jour et de nuit sont perdus par les unités. Comment qualifier cette action ?

L'explication de ce chamboulement n'a jamais été officiellement donnée, pour la bonne raison qu'il ne correspondait à rien militairement ; mais il avait un but politique évident. On peut ainsi prouver que, dès cette époque, Charles De Gaulle voulait, sinon abandonner l'Algérie, tout au i moins en changer le statut de département français. Les déménagements, de plusieurs centaines de kilomètres, d'unités aguerries n'avaient qu'un but politique : briser les liens qui s'étaient noués entre les populations musulmanes et l'armée. Ne plus laisser dans toutes ces régions des officiers qui pouvaient témoigner que la fraternisation n'était pas truquée et que la presse de gauche mentait quand elle disait que les musulmans avaient été mis de force dans les camions pour aller crier « Vive l'Algérie française » ; qu'elle mentait encore, quand plus tard, elle accusera aussi l'armée d'avoir truqué les élections !

Malgré tous ces déménagements, ces déplacements, la population musulmane restera fidèle dans sa majorité, jusqu'à la trahison finale ...

Défaite militaire du FLN

L'année 1959 voit s'accentuer, malgré tout, et à la grande surprise de De Gaulle, la défaite militaire du FLN. Seuls ses appuis diplomatiques extérieurs sont solides. Mais notre personnel diplomatique se gardera bien de faire son devoir vis-à-vis de nos vrais amis traditionnels à travers le monde. Ceux-ci souvent n'oseront pas, surtout dans les instances internationales, se montrer dans l'affaire algérienne plus royalistes que le roi ...

C'est à Monrovia, au Liberia, pays sous l'emprise totale des Etats-Unis, que le drapeau du FLN flottera pour la première fois en Afrique, lors d'une réunion internationale le 4 août 1959. C'est au cours de cette réunion que fut dénoncée la « guerre d'extermination menée par l'armée française en Algérie ».

Toute la propagande écrite de cette conférence puisait sa source dans la presse parisienne ...

L'année 1959 vit naître l'OCRS. (l'Organisation commune des régions sahariennes) car là, au moins, nous sommes encore chez nous.

Dès 1936, le géologue français Konrad Killian (véritable « fou du désert » qu'il parcourait sur une chamelle blanche accompagné d'un écuyer targui portant son fanion personnel) fait part de ses certitudes au gouvernement français : « Le Sahara est un immense réservoir à pétrole.» En 1942-1943, alors que le général Leclerc vient, avec ses troupes du Tchad, d'occuper le Fezzan pour le compte de la France, Killian lui dit : « Vous êtes ici, mon général, sur un réservoir d'hydrocarbures aussi vaste que celui d'Irak et d'Iran réunis. » 

Mais Killian, comme par hasard, mourut de façon bizarre en 1950. Ses intimes pensent qu'il fut assassiné. Il est certain que beaucoup de ses travaux furent volés par des agents de puissances étrangères et Killian lui-même, de son vivant, était certain que des hommes politiques français avaient à plusieurs reprises remis les résultats de ses missions sahariennes à des agents des puissances étrangères ... et «amies».

En 1951, sans que Paris n'élève la moindre protestation, nos « amis anglo-américains » nous expulsent du Fezzan, mettant ainsi à exécution un plan établi contre nous dès 1949, alors que les populations nous sont favorables, les Fezzanais n'ayant aucune envie d'être rattachés à la Cyrénaïque.

Grâce à l'entêtement de Français, eux aussi « fous du désert », le gaz jaillit en 1954, à Berga, le pétrole en 1956, à Hassi-Messaoud et à Edjeleh ! Le 4 mars 1957; Pierre Guillaumat déclare : « D'ici quatre ans (soit en 1961) la production saharienne doit rattraper la consommation française. »

Mais, alors que les «chalutiers» soviétiques bourrés d'antennes aident et renseignent les rebelles, les Etats-Unis non seulement soutiennent le FLN mais, jouant le double jeu avec les énormes pressions de ses pétroliers, réussissent à ce que ces derniers s'infiltrent au Sahara sous couvert de sociétés nouvelles à capitaux« indéterminés et flottants » ; et ce, grâce aux «magouilles» de certains dirigeants français.

Roger Holeindre National Hebdo du 3 au 9 février 2000

La Révolution préparée par la Franc-Maçonnerie (Jean de Lannoy)

 

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Ce livre parut pour la première fois en 1911. Son auteur, Jean de Lannoy, a voulu montrer la main de la secte maçonnique dans les crimes de la Terreur.

La Révolution française reste un « tabou » et rares sont les personnages politiques ou les journalistes qui ne s’inclinent pas respectueusement devant l’idole révolutionnaire. Pourtant, des écrivains et des historiens en ont démontré les horreurs et les rouages.

« La Révolution est satanique « , avait dit, le premier, Joseph de Maistre. Jean de Lannoy s’attache, documents maçonniques à l’appui, à dévoiler la conjuration maçonnique du XVIIIème siècle visant à anéantir la foi et à briser le trône.

En réalité, la Révolution française fut dirigée beaucoup plus contre la religion que contre la monarchie. Cet ouvrage nous fait pénétrer le sens ésotérique des faits principaux de cette terrible période. Bien que synthétique, cette étude souligne utilement le rôle de l’Illuminisme dans cette révolution absolument antireligieuse.

La Révolution préparée par la Franc-Maçonnerie, Jean de Lannoy, éditions Omnia Veritas, 188 pages, 19 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/la-revolution-preparee-par-la-franc-maconnerie-jean-de-lannoy/50736/

vendredi 30 septembre 2022

Des lettres mortes aux lettres vivantes de la littérature (1/4)

 

La littérature exprime l’âme d’un peuple. Facétieuse avec Rabelais, grande avec Flaubert, pure avec Péguy, la nôtre est si foisonnante qu’il est vain d’essayer de la circonscrire. Elle embrasse tous les hommes et toutes les époques. Elle semble pourtant avoir perdu en écrivains au bénéfice d’écrivaillons. Aujourd’hui gangrenée par l’idéologie dominante, les médias de masse, la doxa, le conformisme, l’acceptable, l’âme française est en péril. Comment la sauver ? Une série de Sylvie Paillat, docteur en philosophie, auteur de la "Métaphysique du rire" (L’Harmattan, 2014).

Dans son discours prononcé en 1985 à l’occasion du prix littéraire de Jérusalem, Milan Kundera s’exprime en ces termes à propos de la littérature et plus particulièrement du travail du romancier : « Non seulement le romancier n’est le porte-parole de personne, mais j’irais jusqu’à dire qu’il n’est même pas le porte-parole de ses propres idées.1 » Si Milan Kundera justifie que la littérature – expression artistique de la beauté libre et non adhérente, pour reprendre des termes kantiens, qui consiste à écrire des œuvres poétiques, théâtrales ou romanesques – ne doit être le porte-parole de personne, c’est parce qu’il observe à quel point la littérature française du xxe siècle et contemporaine s’est enfermée dans cette sorte d’engagement social, culturel, politique, idéologique. Lui-même en a été en partie victime lorsqu’au tout début de son exil en France en 1975, médias, intellectuels et artistes ont proposé, sous couvert d’humanisme, une lecture idéologique de son œuvre à partir de son exclusion du parti communiste tchèque. Il justifie à ce propos qu’il représente « le destin dangereusement attractif pour les médias d’un écrivain mis à l’index dans son pays d’origine ».

Il s’agit donc pour lui de prendre des distances avec la figure politiquement exploitée du dissident, c’est-à-dire la figure du dissident révolutionnaire et engagé à gauche dont Jean-Paul Sartre se faisait le porte-parole, notamment dans un article politique intitulé « Le socialisme qui venait du froid2 ». Kundera y voit l’illustration à la fois stéréotypée et d’autant plus conformiste qu’elle est érigée en symbole, institutionnalisée depuis la Révolution française, réactivée depuis Mai 68, de la figure du dissident contestataire, laquelle est interprétée non à partir du critère individuel, solitaire, anticonformiste et peu confortable de la révolte – dont l’esprit critique est la manifestation –, mais à partir du critère du révolutionnaire qui se bat au nom d’un peuple ou d’une collectivité. Or, tout art engagé est, selon ses propres termes, « un abêtissement général », « un conformisme de la pire espèce », ce qu’il nomme encore le kitsch. Il n’est plus de l’art et devient en quelque sorte lettre morte à plus d’un titre lorsqu’il perd en premier lieu ce qui fait sa nature et sa valeur propre, à savoir solitude, autonomie et liberté. Bien au contraire, dans ce vaste champ expérimental de la littérature, dans ce champ de tous les possibles qui, à bien des égards, précède l’existence, en ce sens qu’il révèle ce qui est en germe dans les sociétés, le romancier doit pouvoir faire ce qui lui plaît. Il peut ainsi laisser de côté les grandes valeurs morales ou grandes idées liées à son époque. Il laisse de côté toute intention préfabriquée qui caractérise en propre l’engagement idéologique contribuant à réduire la littérature à néant, c’est-à-dire à en faire une littérature de propagande, une littérature peu coutumière de l’imprévisible, de l’aventure et du voyage que représentent les méandres de l’écritureTombant dans les stéréotypes, elle se résume en fait à délivrer des messages sociaux, politiques, culturels.

Ce que n’est pas la littérature

Il nous faut par conséquent examiner pourquoi et en quoi cette littérature engagée est lettre morte, c’est-à-direnon pas inutile et sans valeurs d’application comme le suggère l’expression juridique originelle, mais dérisoire et finalement risible par le dogmatisme et la prétention au sérieux dont elle témoigne. Le drame de la littérature n’est-il pas justement d’être devenue utile ? N’est-il pas de la mettre au service de grandes idées ou valeurs ? Ce que fait Jean-Paul Sartre selon Milan Kundera, qui lui reproche de réduire le romancier à l’écrivain engagé. Dans Qu’est-ce que la littérature ?3, Sartre précise, notamment en distinguant et en mettant à part la poésie, que la prose se sert des mots et que la poésie sert les mots. Pourtant, comme tout art, la littérature ne devrait servir aucune autre fin qu’elle-même, si l’on s’en tient à l’esthétique kantienne. On peut par conséquent considérer qu’elle peut être lettre morte du point de vue du fond comme de la forme. Encore faut-il qu’elle ait un style car, pour reprendre les termes de Céline, si les « écrivaillons » ne manquent pas, en revanche des vrais écrivains, des poètes et romanciers de talent, voire de génie se font rares. Qui sont-ils qui pourraient redonner leurs lettres de noblesse à une littérature non plus morte mais vivante, une littérature non plus artificielle mais vraie ? Quelle est-elle ?

La littérature reste lettre morte lorsqu’elle devient discours et qu’elle tombe dans le piège du dire du dire. Elle sort du récit. Elle sort du réel, ne dit plus le monde ni ne l’invente. Tel est pourtant le propre du roman selon Philippe Muray qui « parle du monde. Et l’invente. Et le combat. Et s’en moque. Et le questionne. Et le montre. Et l’interprète. Et (aujourd’hui plus que jamais), interprète un monde toujours déjà surinterprété, détruit, arraisonné, recréé de toutes pièces4 ». En devenant notamment discours social, littérature écologique ou bien porte-parole des opprimés, victimes, discriminés, immigrés, femmes, homosexuels… elle rétrécit le champ expérimental du récit, délivre des messages convenus, uniformes, à consonance sociale et politique, qu’elle dissémine un peu partout. Les relais sont tout trouvés. D’une part, les maisons d’édition rentrent dans ce grand consensus « des romans attendus » pour faire marcher l’industrie littéraire, qui devient culture de masse et divertissement. Ainsi, Philippe Muray relève-t-il cette phrase d’une sommité éditoriale à propos des inquiétudes liées à la crise de l’édition : « Si l’édition va mal […], c’est qu’on publie encore trop de livres non attendus. Phrase curieuse, reniement exemplaire du métier d’éditeur (un grand livre n’est jamais attendu, il est aussi imprévisible que ce qu’il contient), proposition témoignant d’une confiance dans des études de marché ou dans les sondages (supposés déterminer ce que le public attend), comparables à celle des hommes politiques qui confondent les électeurs et leur représentation en pourcentages d’intentions de vote […]5 ». D’autre part, les médias amplifient son discours en mettant l’écrivain, son narcissisme et ses engagements sur les devants de la scène dont son œuvre doit témoigner. L’œuvre n’est donc plus à elle-même sa propre fin. Elle est prise entre deux étaux, narcissique et social. Elle sert deux maîtres à la fois : une écriture nombriliste rejoignant paradoxalement par certains côtés le discours social.

Le faux « récit » médiatique

Ce qui intéresse aujourd’hui la littérature est cette identification actuelle à la figure de la victime pour laquelle il faut chercher un coupable, un bouc-émissaire, qu’il soit un coupable familial (le père mais jamais la mère) ou un coupable social et culturel (l’homme blanc mais jamais celui de couleur)6. L’œuvre est ainsi au service d’une fin extérieure à elle-même qui la dénature, lui fait perdre sa valeur intrinsèque, celle d’une œuvre critique, autonome et libre de toute dépendance à l’égard d’une cause extérieure qui dès lors la justifierait. Elle devient secondaire et s’efface derrière l’écrivain narcissique et son discours social que flattent les mass média. À cet égard, il faut rappeler cet extrait du discours de Kundera à Jérusalem : « Le romancier est celui qui, selon Flaubert, veut disparaître derrière son œuvre. Disparaître derrière son œuvre, cela veut dire renoncer au rôle de personnalité publique. Ce n’est pas facile aujourd’hui, où tout ce qui est tant soit peu important doit passer par la scène insupportablement éclairée des mass media, qui, contrairement à l’intention de Flaubert, font disparaître l’œuvre derrière l’image de son auteur. Dans cette situation, à laquelle personne ne peut entièrement échapper, l’observation de Flaubert m’apparaît presque comme une mise en garde : en se prêtant au rôle de personnalité publique, le romancier met en danger son œuvre, qui risque d’être considérée comme un simple appendice de ses gestes, de ses déclarations, de ses prises de position.7 » On peut dire que de nos jours, ils se font rares les écrivains, poètes, romanciers et consorts qui ne font pas allégeance à quelque grande cause humaniste propre à notre époque, quand ce n’est pas à un style moderne convenu, quasiment journalistique. Il faut en effet observer l’engouement pour les faits d’actualité dont est censé s’inspirer le romancier, qui verse parfois dans un pseudo réalisme descriptif digne de l’écriture journalistique, laquelle est le plus souvent détournement du réel et reconstruction événementielle idéologiquement orientée, c’est-à-dire propagandiste : « La propagande quasi naturelle et spontanée de l’information passe elle aussi par le récit, par une certaine forme de roman qu’il conviendrait de dégager, dont il conviendrait de voir comment elle s’en sert, à propos de n’importe quel événement […] Les médias se sont admirablement organisés de façon à n’avoir pas besoin de roman puisque c’est eux qui le font.8 » La littérature devient donc lettre morte quand elle-même se confond dans le discours médiatique, qui finalement finit par la supplanter dans l’art du récit.

1. M. Kundera, « Le rire de Dieu, dans Discours pour le prix de littérature internationale à Jérusalem en 1985 », paru dans Le Nouvel Observateur, 10 mai 1985.

2. Préface écrite en 1969 pour le livre d’Antonin Liehm, Trois générations, sur le printemps de Prague et sa répression ; ce texte marque la rupture de J.-P. Sartre avec le socialisme soviétique, après l’avoir amplement défendu et encensé. Il sera publié dans Le Monde le 10 janvier 1970.

3. J.-P.  Sartre, Qu’est-ce que la littérature ?, Paris, Gallimard, 1948.

4. P.  Muray, Désaccord parfait, Paris, Gallimard, « coll. tel », 2000, p. 25.

5. Ibid., p. 35.

6. On se reportera à ce sujet au dernier livre de Pascal Bruckner, Un coupable presque parfait (Grasset2020), et au roman de Patrice Jean, L’homme surnuméraire (Éditions rue Fromentin, 2017), sur lequel on reviendra dans notre analyse. L’un, par l’argumentation, l’autre par l’art du roman, prennent du recul face aux idéologies dites progressistes et déconstructionnistes de notre civilisation gréco-romaine et judéo-chrétienne.

7. M. Kundera, « Discours de Jérusalem », ibid.

8. Ibid., p. 25.

https://www.revue-elements.com/des-lettres-mortes-aux-lettres-vivantes-de-la-litterature-1-4/

Hommage au Colonel Jean-Marie Bastien-Thiry

 

Bastien-Thiry
Rendons un hommage tout particulier au Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY, héros et martyr de la Patrie, fusillé il y a aujourd’hui 53 années, le 11 Mars 1963.

Jean-Marie BASTIEN-THIRY était Lorrain, Polytechnicien, Lieutenant-colonel dans l’Armée de l’air et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Il avait 36 ans et laissait une veuve et trois petites orphelines.

Organisateur de l’opération du Petit-Clamart, le Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY aura tout sacrifié, sa famille et sa vie, pour que vive la France. Il nous a laissé, en versant son sang, un message, un exemple à méditer, à admirer et à suivre.

Alors que les tireurs du Petit-Clamart seront graciés par De Gaulle, celui-ci refusera d’accorder sa grâce au Colonel BASTIEN-THIRY.

Jean-Marie BASTIEN-THIRY est l’exemple parfait du dévouement, du courage, de l’abnégation, du don de soi et du sacrifice de sa vie envers la Patrie. Il est l’honneur de l’Armée Française.

Homme de Foi, grand Catholique, il mourra comme un saint, marchant vers le peloton d’exécution son chapelet à la main, après avoir entendu la Messe. Refusant d’avoir les yeux bandés, il regardera la mort droit dans les yeux avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Eternelle. Il sera le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Assassiné sur ordre de celui qui aura trahi l’Algérie Française et livré des dizaines de milliers de Harkis et Pieds-noirs aux tortures les plus innommables des bouchers fellouzes du FLN, le Colonel Jean-Marie BASTIEN-THIRY demeure un Français modèle, un héroïque soldat dont le nom restera pour toujours inscrit sur le Martyrologe de notre pays.

Que Jean-Marie BASTIEN-THIRY repose en paix, aux côtés de tous les Morts pour la France, dans le Paradis des Héros, des Martyrs et des Soldats.

https://www.medias-presse.info/hommage-au-colonel-jean-marie-bastien-thiry/50819/

La nation une ressource d'avenir par Bernard Bourdin

jeudi 29 septembre 2022

Abbé Raffray et Sylvain Durain : "La Fin du Sacré ou le retour du sacrif...

Héroïnes de Dieu : l’épopée des religieuses missionnaires au XIXème siècle (Agnès Brot et Guillemette de la Borie)

 

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La légende des missionnaires, casques coloniaux et soutanes blanches, explorations lointaines et baptêmes en nombre, est souvent parvenue jusqu’à nous. Mais celle des religieuses missionnaires, qui furent sur le terrain jusqu’à dix fois plus nombreuses qu’eux, est restée plus méconnue. Et pourtant, elles ont accompli des exploits, créé des orphelinats, des écoles, des dispensaires et hôpitaux,…

C’est une aventure unique, « sans aucun équivalent dans l’histoire du monde, ni dans celle d’aucune religion« , remarque l’historien René Rémond. Et aussi une spécialité française : au milieu du siècle, point culminant des départs, plus de la moitié des religieuses missionnaires dans le monde étaient originaires de France. Elles ont entrepris les plus périlleux voyages, abordé aux contrées les plus inhospitalières, pour y montrer aux yeux étonnés des indigènes toutes les merveilles de la charité chrétienne et les évangéliser.

Cet ouvrage qui leur est consacré n’est pas un travail de chercheurs; il s’appuie sur les trésors des lettres, journaux, souvenirs conservés dans les archives des congrégations missionnaires, sur les récits publiés dans les bulletins catholiques de l’époque. Nous suivons huit de ces religieuses missionnaires sur les océans, les fleuves, les chemins de brousse ou de jungle.

Héroïnes de Dieu, Agnès Brot et Guillemette de la Borie, éditions Artège, collection poche, 316 pages, 9,50 euros

https://www.medias-presse.info/heroines-de-dieu-lepopee-des-religieuses-missionnaires-au-xixeme-siecle-agnes-brot-et-guillemette-de-la-borie/50939/

La Babylonie, province impériale de l’Empire perse, avec Philippe Clanci...

mercredi 28 septembre 2022

L'objectif de la guerre en Ukraine, selon le journal RAND: affaiblir l'Allemagne pour renforcer les Etats-Unis

 

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Alfredo Jalife Rahme

Source: https://noticiasholisticas.com.ar/guerra-en-ucrania-debilitar-a-alemania-para-fortalecer-a-eeuu-segun-documento-de-rand-por-alfredo-jalife-rahme/

La défaite du "centre-gauche" en Suède et la montée de son centre-droit ont amené la démission du premier ministre Andersson, une vulgaire soubrette de l'OTAN. La tendance des élections en Europe est au populisme, selon le livre National Populism : the rebellion against liberal democracy, oeuvre de deux universitaires britanniques, Roger Eatwell et Matthew Goodwin (https://amzn.to/3dyGw5h). Dans ce contexte, le portail scandinave New Dagbladet expose un "document choquant": "Comment les États-Unis ont planifié la guerre et la crise énergétique en Europe (https://bit.ly/3xzEM2H)", selon un prétendu "document confidentiel" divulgué par l'influent groupe de réflexion militariste, auteur régulier de scénarios de guerre, Rand : "Affaiblir l'Allemagne, renforcer les États-Unis" (25/1/22), un mois avant l'opération militaire spéciale de la Russie (Poutine dixit) en Ukraine.

Rand affirme que "l'état actuel de l'économie américaine ne suggère pas qu'elle puisse fonctionner sans le soutien financier et matériel de sources extérieures (https://bit.ly/3qRXZIX)". Elle juge qu'"il y a un besoin urgent de ressources à injecter dans l'économie nationale (américaine), en particulier à partir du système bancaire" et que "seuls les pays européens liés par des engagements envers l'OTAN et envers l'Union européenne (UE) seront en mesure de les fournir", alors que "leur plus grand obstacle est l'indépendance croissante de l'Allemagne" : "on peut s'attendre à un flux croissant de ressources de l'Europe vers les États-Unis, si l'Allemagne commence à connaître une crise économique contrôlée", de sorte que "couper l'approvisionnement en énergie bon marché de la Russie pourrait bien créer une crise systémique qui serait dévastatrice pour l'économie allemande et indirectement pour l'ensemble de l'UE".

Selon Rand, "la condition préalable pour que l'Allemagne succombe à ce piège est le rôle croissant des partis verts et de leur idéologie en Europe", qui sont susceptibles "d'ignorer les arguments économiques" en raison de leur dogmatisme congénital (https://bit.ly/3dBRR4y). Il souligne le "manque de professionnalisme de leurs chefs fanatiques Annalena Baerbock et Robert Habeck", alors que la "réduction des approvisionnements énergétiques russes conduirait à un épilogue désastreux pour l'industrie allemande" avec "des pertes estimées à 300 milliards d'euros, qui feraient s'effondrer toute l'économie de l'UE", avec l'effondrement de l'euro, dont les Etats-Unis bénéficieraient avec une "réorientation logistique des flux allant jusqu'à 9000 milliards de dollars".

Neuf mois après le "document confidentiel" de Rand, la plupart de ses prévisions se vérifient à la lettre.

Le New Dagbladet résume la "crise énergétique en Europe qui a été planifiée par les États-Unis" et souligne que le document "reconnaît que la politique étrangère agressive en Ukraine fera pression sur la Russie pour qu'elle intervienne militairement", car "il a l'intention d'introduire un paquet de sanctions préparé de longue date". Parallèlement au flux redirigé de 9000 milliards de dollars de capitaux vers les États-Unis, "les jeunes Européens hautement qualifiés seront contraints d'émigrer". Où aller? Aux États-Unis? Qui implosent entre démocrates et trumpiens ?

Le New Dagbladet résume la pensée stratégique de Rand, dont "l'objectif principal est de diviser l'Europe - en particulier l'Allemagne et la Russie - et de détruire l'économie européenne en amenant les idiots utiles politiques (sic) à arrêter les approvisionnements énergétiques russes sur le continent". Actualisation de l'axiome de Mackinder de 1904 !

Ni Rand ni le New Dagbladet ne commentent le fait que l'UE sera obligée d'acheter du gaz liquéfié (GNL) aux États-Unis, issu de la fracturation du schiste, qui est 40 % plus cher que le gaz naturel russe fourni jusqu'il y a peu de temps par des contrats à long terme. Quant au cours du GNL sur les marchés européens d'Allemagne/Pays-Bas/Grande-Bretagne/Autriche, le cours de ses actions a augmenté jusqu'à 1000 %, selon William Engdahl, politologue allemand de l'université de Princeton, qui déplore le "suicide allemand et européen" (https://bit.ly/3xGqxsN)".

On peut maintenant comprendre pourquoi l'Iran et la Chine affirment que les États-Unis sont les grands gagnants de la guerre en Ukraine.

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CEDH: La Face cachée

 

CEDH: La Face cachée

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Nous ne sommes plus maîtres chez nous ! La condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme, pour « ne pas avoir rapatrié des filles et petits enfants détenus dans des camps en Syrie » car « nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire dont il est ressortissant » pose deux affirmations, d’abord celle de notre souveraineté perdue par une soumission à des règles contraires à l’intérêt de nos compatriotes, ensuite par rapport au retour de ces femmes djihadistes, fanatiques et barbares, traîtres à la France, qui en rejoignant l’ennemi ont renié et lutté contre notre pays.

En jetant leurs passeports lors de leur migration djihadiste, certaines d’entre-elles, se sont positionnées en combattantes et contre le pays dans lequel elles souhaitent l’accueil ou le retour aujourd’hui. Refusons de leur trouver des excuses en mettant en doute leur faculté de discernement par l’embrigadement fanatique islamique. Elles doivent assumer leur choix de renier la France… Quant à leur progéniture, surtout ne les confions pas aux grands parents qui par le départ de leurs enfants en Syrie, prouvent concrètement leur incapacité à éduquer dans l’amour de nos valeurs, de la France et des Français.

Sortons de ces tribunaux internationaux qui nous contraignent contre l’intérêt de nos compatriotes (et nous coûtent cher surtout en période de crise). Être maître chez soi, souverain en son pays ne saurait souffrir aucune exception. La justice française ne connaît pas l’arbitraire, même si les haineux de la France veulent nous le faire croire. Attaquer la police ou la justice y compris verbalement, en mettant en doute leurs intégrités respectives, mériterait une action en justice contre ces tenants de l’islamo-collaborationnisme, fanatiques, intolérants et sectaires.

Les sanctions encourues devraient prononcer une peine d’inéligibilité en plus d’une contrainte de privation de liberté. En aucun cas il ne s’agit de privation du droit d’expression, mais du respect de ceux qui parfois risquent leur vie pour assurer la sécurité des Français. En ce qui concerne les élus, il ne saurait être question de leur conserver une quelconque immunité prenant l’apparence d’une impunité pour privilégiés. Dans ce cas particulier, procéder à de nouvelles élections pour représenter nos compatriotes ne saurait nuire à la démocratie.
Le bon sens le plus élémentaire pose simplement une question : quel est l’intérêt général ? Certainement pas de rapatrier les femmes volontaires pour rejoindre l’Etat islamique dont les barbares criminels ont commis des attentats hyper meurtriers sur notre sol, en particulier à Paris et à Nice… Femmes qui ont enfantées délibérément afin de grossir une population de fanatiques meurtriers et haineux.
La raison d’Etat, dans ce cas particulier, d’un fait se déroulant à l’étranger, ne saurait faire l’objet d’un recours devant une juridiction internationale même si les tribunaux français sont incompétents pour traiter des choix politiques ou intéressant la sécurité de la France. Le gouvernement des juges étrangers et leur ingérence dans les choix souverains de la France ne sauraient être tolérés.

Sortons des contraintes extérieures illégitimes en ne reconnaissant plus les tribunaux internationaux et leurs décisions iniques. Comment admettre que l’on nous impose une vision politique et militante inappropriée des droits de l’Homme alors que nous sommes à l’origine du concept ? Nous n’avons pas de leçon à recevoir de ces organismes… que nous finançons pour nous sanctionner ! La justice Française possède notre entière confiance pour son domaine de compétence. Notre souveraineté ne peut être bafouée plus longtemps.

Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme

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Marie-Antoinette et le complot maçonnique (Louis Dasté)

 

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Louis Dasté est l’auteur de plusieurs ouvrages dénonçant l’action des sociétés secrètes.

Lors de l’avènement de Louis XVI et de Marie-Antoinette, le peuple de France idolâtrait ses jeunes souverains. La Reine surtout avait touché son cœur.

Vingt ans après, ce n’est plus d’amour mais de haine que la France est enivrée. Ce livre démontre que les auteurs de ce renversement se trouvent dans les forces occultes.

Au commencement du XVIIIème siècle, la France était encore attachée avec ferveur à ses traditions religieuses et politiques. A la fin du même siècle, elle rompt – ou plutôt une influence cachée la fait rompre – avec toutes ses traditions à la fois. Quelle est cette influence ? Toujours celle de la Maçonnerie. Or, dès 1791, un admirable prêtre, l’abbé Le Franc, osa l’écrire. Un an plus tard, le 2 septembre 1792, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, il paya de son sang le courage d’avoir dénoncé la Maçonnerie comme la mère de la Révolution, alors déjà toute souillée de crimes.

La franc-maçonnerie était, dès le commencement, l’ennemie mortelle de la Foi chrétienne, de l’ordre chrétien, de la civilisation chrétienne toute entière.

A partir du milieu du XVIIIème siècle, dans la plupart des villes françaises s’ouvrirent des Sociétés dites de Lecture. Ainsi que les sociétés actuelles de Libre-Pensée, elles étaient conduites par des francs-maçons. Ces Sociétés de Lecture, comme leur nom l’indique, avaient pour but de faire lire aux Français qu’on y enrôlait toute une gamme de livres et brochures imprégnés de venin maçonnique et savamment gradués, depuis le respect hypocrite des traditions françaises jusqu’à la haine la plus atroce contre ces mêmes traditions. Ces Sociétés de Lecture, conjointement avec les Loges, changèrent des catholiques tièdes en incroyants et des incroyants en fanatiques antichrétiens.

Marie-Antoinette, fille des Césars catholiques d’Autriche et femme du Roi Très-Chrétien de France, devint une cible des mensonges et calomnies propagées par les sociétés secrètes.

Le 17 août 1790, la Reine Marie-Antoinette écrivait à son frère le Roi Léopold II : « Prenez bien garde à toute association de Francs-Maçons !… C’est par cette voie que tous les monstres d’ici comptent d’arriver dans tous les pays au même but…« 

Marie-Antoinette et le complot maçonnique, Louis Dasté, éditions Omnia Veritas, 335 pages, 23 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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mardi 27 septembre 2022

Passé-Présent n°331 - Taïwan/Afrique : l'impérialisme chinois en marche

 Philippe Conrad conduit un entretien avec Antoine de Lacoste à propos des points de tension actuels dans le monde. Après le conflit russo-ukrainien, l'historien et le géopoliticien abordent les enjeux autour de Taïwan, entre la montée en puissance d'une Chine parvenue au 2ème rang de l'économie mondiale et les Etats-Unis résolus à mettre un frein notamment à l'expansion maritime de leur principal rival. Là comme ailleurs, incapables de comprendre que le modèle de la démocratie occidentale ne s'exporte pas, les étatsuniens se heurtent aux conséquences qui en découlent. Les échanges s'orientent ensuite vers le continent africain qui vit un important basculement géopolitique, les Chinois devenant le 1er partenaire commercial d'un grand nombre de pays, au détriment d'une France désormais en retrait et de la quasi absence des Etats-Unis.


https://tvl.fr/passe-present-n0331-taiwan-afrique-l-imperialisme-chinois-en-marche

Histoire générale de la chouannerie (Anne Bernet)

 

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Anne Bernet, historienne et critique littéraire, est l’auteur de nombreux ouvrages de grande qualité.

Il y a beaucoup d’ouvrages généraux sur la guerre de Vendée, parce que celle-ci présente une certaine unité et connaît une durée relativement courte et précise : elle commence en mars 1793 et s’achève en mars 1796 avec l’exécution de Charrette. En revanche, la chouannerie est une mosaïque d’insurrections peu coordonnées, discontinues dans le temps et dans l’espace. Ce livre comble une lacune : rassembler en un seul volume l’histoire des chouanneries mainiotte, bretonne et normande, du début à la fin.

Les chouanneries, faute de se rebeller ensemble et en même temps, faute donc de pouvoir constituer, comme la Vendée militaire, une armée catholique et royale, se livrèrent à une guerre de coups de main, de buissons, une guerre de chemins creux et d’embuscades nocturnes, avec la complicité d’une population qui, si elle n’avait pas massivement pris les armes, n’en sympathisait pas moins avec les rebelles. Les chouans ne pouvaient pas être vaincus par les méthodes habituelles, dans de grands affrontements décisifs.

L’insurrection qui, après avoir couvé près de deux ans, éclata à l’été 1792, embrasant le Maine, la Bretagne et la Basse-Normandie, ne prit fin qu’en 1804, avec l’exécution de Cadoudal pour se réveiller pendant les Cent-Jours. Ainsi pendant douze ans, dix départements de l’Ouest menèrent contre la République, puis contre le Consulat, une guérilla obstinée.

Il existait une masse de documents républicains hostiles et souvent mensongers, sans compter les idées reçues bicentenaires, fruits d’une propagande magistralement menée par la police de Fouché, et qui ont fait du mot chouan un synonyme de terroriste, de brigand.

Ce livre réhabilite les chouanneries et raconte avec beaucoup de talent cette épopée faite de héros paysans. Ils se sont battus pour l’honneur et la grandeur de Dieu. Sans eux, sans leur sainte colère et leurs fusils, il n’y aurait peut-être plus jamais eu place en France pour la foi catholique. Sans les chouans dressés devant lui, Bonaparte n’aurait sans doute pas négocié le concordat.

Histoire générale de la chouannerie, Anne Bernet, éditions Perrin, 688 pages, 27 euros

Achat en ligne sur le site de l’éditeur

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