jeudi 23 juillet 2026

L’esclavage dû à l’Occident ?

 

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La récente déclaration votée à l’ONU a repris toutes les thèses des études en victimologie pour accuser les blancs d’avoir perverti les sociétés africaines. Si l’historiographie établit ces conséquences, pouvons-nous en venir à justifier les revendications d’indemnisations ? La question dépasse le simple cas de la traite atlantique, car l’impact d’une demande solvable dévoie d’autres communautés dans le monde.

Alternative économique1 ayant jugé intelligent de s’insurger contre l’abstention sur la résolution 80/250 de l’ONU sur la traite atlantique, l’occasion est bonne de revenir sur le sujet déjà commenté2. Cette critique étant faite, il est temps d’établir les fondements de celle-ci.

La résolution aborde deux aspects : celui des populations ayant souffert l’esclavage avant les abolitions et les États africains fournisseurs de ce que l'on a surnommé le bois d'ébène.

Les dommages sont acquis et reconnus, puisque les territoires africains ont subi une saignée démographique et leurs sociétés sont considérées comme ayant été déformées par l’esclavage. Rappelons que les Africains vendus le furent largement par des groupes avoisinants, que ce soit par l’enlèvement, le pillage de guerre, la dette ou des processus judiciaires dévoyé sans que l’on puisse déterminer la part exacte de chaque source.

Ces procédés violents eurent de lourdes conséquences sur le développement des communautés africaines. Dans un papier de mars 20093, THE SLAVE TRADE AND THE ORIGINS OF MISTRUST IN AFRICA, Nathan Nunn et Leonard Wantchekon expliquent que les sociétés africaines souffrent encore d’une plus faible confiance dans leurs semblables en raison de l’esclavage. Cette conclusion est assez évidente au vu de l’ampleur du commerce triangulaire.

Ils localisent cette perte de confiance dans le dévoiement des structures sociales. Au fil du temps, les institutions se pervertissent pour fournir davantage de condamnés. Au début, l’enlèvement joue un rôle important, même si, sur la base des législations locales, il reste un crime il brise les liens sociaux et la confiance. Plus tard, on assistera donc à un glissement vers des "guerres" conçues en réalité comme un prétexte pour faire des prisonniers, "légitimement" transformés en esclaves, puisque le captif se voit épargner son existence biologique contre l’acceptation de son asservissement.

De même, les systèmes d’endettement furent avivés et les institutions judiciaires perverties pour produire davantage de captifs. Ainsi, la légitimité des institutions fut consommée pour nourrir la traite au prix d’un affaiblissement des structures étatiques et sociales en Afrique. La colonisation, la corruption et l’affaiblissement sociétal actuel auraient au moins une source dans ces faits dramatiques.

L’offre de biens européens pour payer les esclaves est jugée responsable de ces évolutions destructrices pour les peuples africains, elle fonde donc la réclamation d’une justice réparatrice.

Tous ces torts sont bels et bons, mais oserons-nous le rappeler : l’esclavage existait déjà en Afrique4. L’Occident se greffe sur des systèmes déjà en place auxquels il donne une ampleur nouvelle en raison de sa demande. Chose étrange, cet aspect demeure rarement pris en compte dans les analyses. Or, il joue un rôle, car, face aux pays occidentaux, bien des sociétés ont opté pour des politiques différentes.

Ainsi, la Chine, le Japon ferment leurs ports aux Occidentaux. Par racisme, peut-être, mais surtout, car leurs dirigeants perçoivent le potentiel déstabilisateur de l’arrivée des marchands occidentaux. Ceux-ci sont suivis de missionnaires, d’armes qui changent les rapports de force. Exactement comme en Afrique !

Certes, ces blocus seront brisés par l’intervention des marines occidentale. Les canons du commodore Perry forcent le Japon à s'ouvrir, tandis que la Grande-Bretagne, aidée de la France, impose l’ouverture du marché chinois lors des guerres de l’opium.

Ce précédent invite à réviser l’analyse de l’innocence africaine ! Loin de fermer leurs ports, les chefs africains accordent des comptoirs, des privilèges commerciaux. Ils désignent des hommes pour négocier avec les marchands européens et capter ainsi les profits de la traite.

Certes, un navire occidental armé représente une menace, mais l’histoire militaire montre les limites de portée des pièces de cette époque. À peine quelques centaines de mètres. Autrement dit, les Occidentaux ne pouvaient pas dépasser le littoral sauf à accepter d’engager de lourdes campagnes sur des territoires hostiles au sens naturel.

Non pas l’hostilité des populations, mais celle du milieu5. Terre de maladie endémique, l’Afrique ne saurait être conquise de manière pérenne. L’Afrique est d’ailleurs considérée du temps de Louis XIV comme la tombe de l’homme blanc. Aucun hasard d’ailleurs, si la colonisation est contemporaine de l’invention de la quinine6 en 1820.

Avant, entrer en Afrique suppose d’accepter une insoutenable attrition. Ce facteur géographique confère à l’Afrique un redoutable avantage défensif.

Sur cette base, la menace militaire peut être exclue. La question se pose alors : qu’offraient les Européens de si irrésistible pour justifier la vente de ses voisins ?

L’histoire mentionne essentiellement les biens suivants : des armes, du fer, de l’alcool et des tissus. Donc des produits qui exigent un investissement assez lourd pour établir des fonderies, des distilleries ou des manufactures. La Chine, le Japon qui disposaient de secteurs artisanaux développés et connaissaient la poudre pouvaient plus facilement s’en passer.

Cependant, notons que les royaumes africains n’ont jamais fait d’efforts pour substituer leurs propres fabrications à celles des Européens. Pire, une large partie de la demande est menée par les entreprises d’augmentation de l’exploitation d’esclaves. Les armes donnent de la puissance aux armées pour piller les royaumes voisins. Le fer fourni les outils pour étendre les champs, mais, et la précision compte : souvent pour cultiver du maïs ou du manioc, des plantes obtenues d’Amérique du Sud. Elles permettent la réduction en farine qui nourrit les armées en campagne et les colonnes d’esclaves. En clair, une partie de la demande sert l’investissement initial pour augmenter les prises.

Les royaumes africains auraient pu tenter d’établir des accords de protection mutuelle, pour diminuer la menace ; ils ont préféré se battre, piller les voisins (donc développer l’insécurité) au lieu de faire bloc pour défendre les leurs !

En moins bonne position économique que l’Asie aujourd’hui7, l’Afrique collabore davantage sur le lobbying et les bons sentiments. Seulement, ses plaintes d’aujourd’hui doivent aussi être pesées à la hauteur des options non exercées par ses dirigeants qui ont, systématiquement, opté en faveur des commerçants européens !

En ce sens, le cas africain est pertinent pour fournir un outil d’analyse. De nos jours encore, beaucoup accusent les Blancs de favoriser la prostitution en Asie du Sud-Est. Le même débat dans les mêmes termes : cette prostitution existait avant l’arrivée de nos touristes et les États concernés pourraient prendre des mesures pour la restreindre. Si des responsabilités peuvent être imputées à certains Occidentaux8, nous n’avons pas à porter celle de la faiblesse des vendeurs !

La victimisation est certes un art qui exige un méchant coupable de tout ; la réalité demeure pourtant nettement plus complexe et bien moins agréable pour les plaignants.

7L’Afrique fut longtemps pénalisée par une transition démographique plus tardive qu’en Asie. Celle-ci a dilué la croissance de la richesse par tête. Toutefois, forte de ses richesses, avec une transition démographique désormais avancée, l’Afrique a probablement des perspectives plus radieuses que l’Asie d’ici un siècle.

8Ce qui n’empêche pas de leur offrir un séjour carcéral chez nous pour prolonger leurs vacances.

 Jules Seyes (son site)

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-esclavage-du-a-l-occident-270698

L’écologie, mal-aimée de la République

 

par Jean-Philippe Chauvin

La ministre de la Transition écologique a démissionné, avant de reprendre (temporairement ?) cette démission… J’avoue que son nom m’était inconnu jusqu’à ces derniers jours, car Madame Barbut n’a guère brillé par sa présence et ses prises de positions n’ont pas vraiment agité les médias et encore moins l’opinion publique : cette discrétion est, en définitive, révélatrice de la place que tient désormais l’écologie dans l’actualité et de son profond discrédit près des populations, non à cause de son essence même ni de sa nécessité parfoiscontraignante, mais par le fait et le méfait des autoproclamés écologistes, de Madame Tondelier à Madame Rousseau, véritables repoussoirs pour nombre de Français pourtant motivés par la préservation de l’environnement.

Cette démission (avortée) ne changera d’ailleurs pas grand-chose à la politique suivie depuis plusieurs années et à la philosophie de celle-ci : alors qu’elle devrait être un véritable souci politique, au sens fort du terme, l’écologie n’est plus qu’unevariable d’ajustement et, trop souvent, vécue comme un carcan réglementaire et administratif sans fondement (ce qui n’est pas toujours vrai, en fait). Mais peut-il en être différemment dans une démocratie électorale et représentative dans laquelle les candidats et gouvernants doivent se plier aux pressions des électeurs qui sont aussi (d’abord ?) des consommateurs et des contribuables ? Certes, lesgouvernements et les élus ne sont tenus par aucun mandat impératif et n’ont aucune obligation légale (sinon morale) de tenir les promesses qu’ils ont avancées pour occuper leur poste, et cela depuis… l’été 1789(1).

La cause écologique n’a cessé de reculer en France, et les nouvelles générations, qui paraissent pourtant sensibles à « l’éco-anxiété » et se prévalent parfois de cette angoisse pour refuser de transmettre démographiquement la vie, sont celles qui, dans l’insouciance de la jeunesse (peut-on leur en vouloircomplètement dans cette société de la séduction et de la distraction permanentes ?), consomment et gaspillent le plus, considérant désormais, par exemple (révélateur), le déplacement en avion comme un véritable nouveau droit de l’homme, et cela même s’il est extrêmement polluant. Idempour l’usage à grande échelle d’une intelligence artificielle dont les demandes en énergie sont pourtant astronomiques et nécessitent la construction de centres de données (« data centers ») de plus en plus envahissants… Il y a bien eu, il y a quelques années (2018-2019), un sursaut écologiste parmi les jeunesses occidentales autour de la jeune Greta Thunberg, mais il n’a été qu’un bref moment de mobilisation et les dérives de la militante suédoise vers un palestinisme fort peuécologique ont éteint toute possibilité réelle de ce côté-là. En France, c’est Nicolas Hulot qui, dans les années 2000-2010, avait le plus (sinon le mieux…) incarné la cause écologique, et sa place prépondérante dans l’ordre protocolairegouvernemental en 2017-2018 avait pu susciter quelques espérances, vite envolées avec sa démission en septembre 2018. Depuis, l’écologie n’a cessé de perdre du terrain dans l’opinion et dans les réalisations parlementaires etgouvernementales, jusqu’à ce vote des députés de mardi dernier, 21 juillet 2026, qui autorise à nouveau des pesticides pourtant mis à l’index quelques années auparavant. 

« Le ministère de l’Impossible » : c’est ainsi que le Premier ministre de ce que l’on nommait alors « la Protection de la nature et de l’environnement », le gaulliste Robert Poujade, avait qualifié son ministère dans le livre éponyme publié en 1975. Il semble que cela soit encore et toujours vrai et confirmé, au grand dam de ceux qui, concrètement, s’engagent dans la défense des paysages et des milieux ruraux comme urbains, de leur biodiversité et de leur pérennité… Mais cela doit-il empêcher de poursuivre ce nécessaire combat écologique, surtout en ces temps incertains où les questions de souveraineté alimentaire et de pérennisation des ressources menacées par les dérèglements climatiques deviennent de plus en plus prégnantes ? La cause des arbres, par exemple,nécessite de véritables engagements et non de simples déclarations de principe, et il est révélateur que, en cet été marbré de canicules, de nombreuses manifestations aient lieu pour empêcher l’abattage de grands arbres menacés par des projets immobiliers qui se disent parfois « écoresponsables » (ce qui est tout de même assez ironique) ou par des municipalités simplement irresponsables, soucieuses de faire de grandes places minérales. Si cela n’est évidemment pas suffisant, ce n’est pas tout à fait insignifiant. Reste néanmoins à poser, véritablement, la question écologique sur le plan politique… Puisque la République semble incapable, au fur et à mesure de ses numérotations, de la poser intelligemment et concrètement, sans doute faudra-t-il en appeler à d’autres institutions politiques, enracinées par principe dans le temps et dans la terre de France… 

Notes : (1) : Durant l’été 1789, les députés de la toute nouvelle Assemblée nationale, alors constituante, décident que le mandat impératif est interdit : c’est le moyen pour se détacher des doléances populaires émises lors de la rédaction des fameux cahiers qui les portaient… Désormais, les députés ne représententplus leurs électeurs et leurs attentes exprimées par écrit quelques mois auparavant, mais seulement « la Nation » dont ils doivent rédiger les lois, hors de la pression populaire. En fait, cette dernière se fera autrement, et de façon plus ou moins pacifique…

https://www.actionfrancaise.net/2026/07/23/lecologie-mal-aimee-de-la-republique/

mercredi 22 juillet 2026

Philippe le Bel, la puissance et la grandeur, avec Jacques Krynen

 


Les mythes de la Seconde Guerre mondiale, avec Olivier Wieviorka

 


L’immense scandale par décret de l’éolien en mer

 

Au premier semestre 2026, RTE a expliqué que le pays n’avait produit autant d’électricité décarbonée, 284,3 TWh dont 95,2 % sans émission de CO₂, ni exporté autant de courant vers ses voisins : 51 TWh en six mois, soit un record historique.

Sauf que la consommation domestique stagne, c’est à dire que 10 % du temps, l’électricité s’est vendue à des prix négatifs et que des centrales nucléaires et des éoliennes déjà construites et financées ont dû être ralenties faute de clients, l’électricité ne se stockant pas.

Le pays est donc en état de surcapacité permanente et pourtant le gouvernement a lancé le plus vaste appel d’offres de l’histoire française pour l’éolien en mer, le fameux AO10, qui prévoit l’installation de 10 gigawatts supplémentaires, avec un soutien en argent public pouvant grimper jusqu’à 63 milliards d’euros sur vingt-cinq ans et le saccage de côtes principalement touristiques, comme par hasard. Faute technique, faute stratégique, faute politique et folie budgétaire donc, dont les conséquences financières s’étaleront sur des décennies.

Et réalité, il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’une volonté manifeste de faire gagner beaucoup d’argent à des entreprises amies juste avant de quitter le pouvoir, avec en embuscade, la peur de voir arriver le Rassemblement National ou un candidat de droite souverainiste qui pourrait trouver à redire à cette politique énergétique à marcher sur la tête. Non seulement ce méga-marché d’éolien en mer n’était pas nécessaire, mais en plus, le fait que la consommation domestique baisse est le signe que les Français ne peuvent plus payer leurs factures et que le courant électrique est vendu beaucoup trop cher, eut égard aux prix négatifs enregistrés. L’arnaque est donc totale : EDF vend à perte à des intermédiaires improductifs, vend trop cher aux Français, produit trop et l’argent public va encore subventionner des moyens de production dont personne n’a besoin et des moyens de production qui défigurent les paysages. La politique énergétique est donc une pompe à fric sur le dos des contribuables.

La Commission de régulation de l’énergie avait pourtant conseillé la prudence, prônant des appels d’offres progressifs, mais ce gouvernement est passé outre, a concentré dix gigawatts en une seule attribution sur des contrats de vingt à vingt-cinq ans, alors que des éoliennes en mer durent une douzaine d’années. Le contribuable va donc risquer de payer des éoliennes déclassées. Et le tarif de référence est passé à 100 euros le MWh, au lieu des 55 euros affichés dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour l’éolien posé. C’est donc bien le pillage des portefeuilles des particuliers qui est organisé froidement. Pour couronner le tout, les soixante-trois milliards d’euros visés sont le plafond autorisé par la Commission européenne, alors que des estimations raisonnables tournaient autour de trente milliards. Macron qui veut « électrifier la France » devrait donc revoir son discours et expliquer « Nous allons vous faire payer l’électricité le plus cher possible ». On n’en doutait pas. En réalité, selon quelques spécialistes, la surcapacité actuelle est énorme et les onze parcs éoliens envisagés produisent en fait l’équivalent des exportations semestrielles record, soit de l’électricité dont nous n’avons pas besoin.

L’appel d’offres a été lancé en juin 2026, avec une attribution prévue en février 2027, pendant la campagne présidentielle, c’est à dire que le prochain exécutif sera placé devant le fait accompli, avec une Programmation pluriannuelle de l’énergie adoptée par décret, sans débat parlementaire et au mépris des recommandations de la CRE. On peut donc largement imaginer de la corruption politique, des détournement de fonds et des prises illégales d’intérêts industriels et financiers. Il faudra que le prochain exécutif se penche rapidement sur le dossier qui doit contenir des clauses abusives et tente de le rendre caduque dès sa prise de pouvoir et dénonce ce qui s’apparente à un coup de force de dernière minute, de la part de ce gouvernement macroniste qui n’en finit plus de détruire le pays.

Au RPF, nous préconisons le retour à un service énergétique d’État, un plan de rénovation des actuelles centrales nucléaires et des barrages, qui doivent être gardés dans le giron de l’État, l’étude de mini-centrales nucléaires pour alimenter des agglomérations régionales, l’arrêt total de l’éolien en mer qui n’a pas fait des preuves et de l’éolien au sol dont l’efficacité n’est celle attendue.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/07/21/limmense-scandale-par-decret-de-leolien-en-mer/

mardi 21 juillet 2026

Du fascisme imaginaire au permis de tuer

 

Le fascisme imaginaire et le permis de tuer 

 Quand la rhétorique antifasciste dénature l’histoire et légitime la violence politique. 

Le spectre du fascisme brandi comme arme

Le terme « fascisme » est aujourd’hui utilisé bien au‑delà de son sens historique. Il ne désigne plus seulement une idéologie précise née dans l’Italie des années 1920, mais devient un outil rhétorique pour délégitimer l’adversaire politique. Cette inflation verbale produit un effet pervers : en assimilant tout opposant à une menace absolue, on ouvre la voie à une logique d’exception où la violence devient tolérable. 

Dimitrov et la définition du fascisme 

Lors du VIIe Congrès de l’Internationale communiste en 1935, Georgi Dimitrov donnait une définition claire : 

« Le fascisme est la dictature terroriste ouverte des éléments les plus réactionnaires, les plus chauvins et les plus impérialistes du capital financier. » 

Cette définition insistait sur deux points : 

- Le fascisme n’est pas une simple insulte, mais une forme spécifique de pouvoir politique. 

- Il est lié à une classe sociale dominante (le capital financier) et à une pratique de terreur organisée. 

En rappelant Dimitrov, on mesure combien l’usage actuel du mot « fascisme » est dévoyé. Employer ce terme pour qualifier tout adversaire brouille la mémoire historique et banalise une menace qui fut réelle et meurtrière. 

Le « permis de tuer » implicite 

Dans certains milieux militants, notamment au sein de ladite ( une imposture historique !) Jeune Garde, l’antifascisme se traduit par une pratique de confrontation physique. L’idée est simple : si l’adversaire est défini comme « fasciste », alors l’agression est perçue comme légitime. Ce glissement transforme la démocratie en champ de bataille, où l’argument politique cède la place au coup de poing. 

Cette logique rappelle les dérives des années 1930, où la lutte contre le fascisme réel justifiait parfois des violences extrêmes. Mais transposée aujourd’hui à des adversaires qui ne sont pas fascistes au sens de Dimitrov, elle devient une justification dangereuse de la brutalité politique. 

L’unité antifasciste en Espagne : un contraste historique 

La guerre d’Espagne (1936‑1939) illustre ce que Dimitrov appelait de ses vœux : une unité antifasciste réelle. Communistes, socialistes, anarchistes et républicains se sont alliés pour résister à Franco, représentant un fascisme concret et armé. 

Cette unité, malgré ses contradictions, reposait sur une menace tangible : un coup d’État militaire soutenu par Hitler et Mussolini. Elle n’était pas une posture rhétorique, mais une nécessité vitale. 

Comparer cette expérience historique à l’usage actuel du mot « fascisme » montre l’écart : hier, il s’agissait de défendre la démocratie contre une dictature réelle ; aujourd’hui, le terme est souvent utilisé pour disqualifier un adversaire dans le débat public. 

Mélenchon et la radicalisation du discours ( qui fait rire bêtement ses idiots utiles, au profit du capital financier )

Jean‑Luc Mélenchon, figure centrale de la gauche radicale, a généreusement alimenté cette logique par des déclarations provocatrices et racistes . L’expression « les tout blanc tout moche » illustre une rhétorique qui fracture au lieu de rassembler. En prétendant combattre le racisme, ce type de formule introduit une hiérarchie inversée qui nourrit le ressentiment et fragilise l’idéal égalitaire. 

Quentin Deranque et la figure du militant radical 

Quentin Deranque ( tué à terre à coups de pieds) incarne une génération qui revendique l’antifascisme comme identité politique. Mais cette revendication s’accompagne d’une pratique de la violence, présentée comme nécessaire face à un « fascisme » omniprésent. Le risque est évident : transformer la démocratie en champ de bataille permanent, où l’adversaire n’est plus un concurrent mais un ennemi à abattre. 

Conclusion 

Le « fascisme imaginaire » est une arme discursive qui dénature la mémoire historique et légitime la brutalité.

En oubliant la définition de Dimitrov et l’exemple de l’unité antifasciste en Espagne, certains acteurs politiques et militants transforment un combat vital en posture rhétorique.

En assimilant l’adversaire à un ennemi absolu, ils créent un climat où le « permis de tuer » s’installe dans les esprits. La démocratie ne peut survivre à cette logique : elle exige la confrontation des idées, pas l’élimination physique des opposants. 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/du-fascisme-imaginaire-au-permis-270647

lundi 20 juillet 2026

Le totalitarisme du Bien

 

Le totalitarisme du Bien

Écologie rédemptrice, école sous tutelle idéologique, justice militante, enfants soustraits à leurs familles au nom du Bien : dans « La République de Gaïa », Alexis Legayet pousse jusqu'à leurs limites les tendances liberticides de notre époque. Nourrie de la philosophie de Platon, d'humour noir et d'une ironie mordante, la nouvelle dystopie de ce prolifique romancier est à la fois drôle et inquiétante. Entretien avec un auteur qui a choisi les armes de la satire plutôt que celles de l’essai.

Dans La République de Gaïa, la France est passée sous la domination d’un pouvoir écologiste radical. Au nom du Bien, du climat, de l’inclusion et de la protection des plus faibles, toutes les institutions – école, justice, aide sociale à l’enfance, médias – sont progressivement gagnées par une nouvelle morale officielle. À travers plusieurs personnages, notamment Alice, jeune institutrice convaincue d’incarner le Progrès, Alexis Legayet décrit une société où les certitudes idéologiques l’emportent sur le réel, où le soupçon permanent dicte les rapports sociaux et où l’éducation sert à façonner un « homme nouveau ». Nourri de débats contemporains (notamment sur les dysfonctionnements de l’ASE) et de références philosophiques (en particulier à Platon), cette dystopie politique mêle humour, caricature et réflexions sur les dérives possibles d’une société persuadée d’agir au nom du Bien.

ÉLÉMENTS. Votre œuvre riche d’une quinzaine de romans est un mélange de satire philosophique et d’anticipation sur certaines dérives de notre époque (féminisme castrateur, antispécisme et écologisme radicaux, omniprésence de l’IA). Vous avez choisi de passer par la fiction, l’ironie et le grotesque plutôt que par l’essai. Qu’est-ce que le roman vous permet de dire que l’essai ou la tribune ne permettraient pas ?

ALEXIS LEGAYET : À l’origine de chacun de mes livres, il y a en effet le désir d’explorer une question de notre temps. Sur ce point, et pour ce qui me concerne, la forme roman possède un quadruple privilège sur l’essai sociologisant ou philosophique : celui d’être statutairement une fiction, décollée par principe d’une position de vérité ; celui d’incarner des idées – dans des corps, dans des histoires passionnées que la logique abstraite a naturellement tendance à nous faire oublier ; celui – qui n’est pas rien – de m’amuser (et peut-être, sait-on jamais, un ou deux autres avec) ; celui, enfin, d’être désengagé…

Et tout cela va ensemble : quoi que dans le combat qui oppose les conservateurs et les progressistes, je sois plutôt de cœur du côté des premiers, je dois non seulement admettre mon incapacité à fonder en raison mes positions spontanées, mais, davantage encore, que la force des arguments est souvent du côté des seconds.

Qu’opposer par exemple aux arguments moraux des végétariens, sinon l’habitude et la tradition qui, du point de vue de la raison, ne sont peut-être rien d’autre que des formes mystifiées du droit du plus fort ? Et pourtant quelque chose résiste… quoique déstabilisé, je ne suis pas convaincu. D’où, afin notamment d’y voir un peu plus clair, l’idée d’incarner davantage ces discours ; car si la vérité est (peut-être) ultimement indécidable – de ce point de vue, je tiens une position sceptique -, reste que discours progressistes et conservateurs mobilisent des corps et des passions qui, dans leur confrontation, écrivent des histoires potentielles en lesquelles se jouent ces questions de notre temps.

Comme tout romancier, je me fais alors spectateur de ce combat dont je tente d’épouser la logique idéelle et passionnelle (celle de mes personnages, celle des situations) sans savoir par avance où elles vont m’emmener. D’où un désengagement de principe : dans mes romans du moins, je tente de ne pas prendre parti, je laisse mes personnages jouer leur rôle, où qu’il puisse les mener dans cette comédie. De là le fait qu’à propos du même livre (Dieu-Denis ou le divin poulet), des végans m’aient remercié d’avoir pris fait et cause pour les animaux (j’avais même été sélectionné pour un prix animaliste), quand de vieux conservateurs carnivores s’enchantaient, eux, que je me fiche si allègrement des animalistes…

D’un point de vue littéraire, d’ailleurs, ce désengagement me semble tout à fait essentiel. Si je n’étais désengagé (temporairement, partiellement, littérairement…), je ne pourrais m’amuser de situations parfois objectivement tragiques – car c’est cela que fait le romancier – ce sadique ! – qui jouit et rit parfois non seulement du mal dans lequel il plonge ses propres personnages, mais des maux du monde lui-même, qui sont tous pour lui une excellente occasion pour écrire.

Une tragédie inédite survient – attentat, meurtre, suicide, que sais-je ? Tout le monde crie, pleure, lève le poing ! Le romancier, lui, jubile (pour partie, bien entendu) : « oh, la belle histoire ! »

Un exemple : ce roman (La République de Gaïa) développe l’idée de placements abusifs d’enfants par une ASE (Aide Sociale à l’Enfance) mise au service d’un État écologiste ayant pour but de libérer la jeunesse de l’influence délétère des familles. Je me souviens du moment où l’idée a germé. J’étais en voiture, j’écoutais la matinale de Radio Courtoisie. Une avocate y disait que la moitié des placements d’enfants étaient, selon elle, des placements abusifs. La moitié ! Soit environ 150 000 ! 150 000 enfants, en France, arrachés à leurs parents pour des raisons, selon elle, infondées (et idéologiques) ! Réalité abominable ! J’imaginais, bien sûr, mes propres enfants enlevés… mais… oh la belle histoire ! Je tenais là mon roman. Jubilation… Horreur et jubilation… horreur donc jubilation, plutôt, car jubilation devant mon propre sentiment d’horreur, dont je me faisais ici l’horrible spectateur. Attitude perverse, immorale, mais caractéristique : tout est nourriture pour le romancier. Comme la hyène, il se repaît des cadavres. Ce n’est donc pas un hasard si le vertueux Platon proposait de ramener les poètes (faux, injustes, immoraux) à la porte de la Cité…

ÉLÉMENTS. Platon, justement… La République de Platon irrigue tout le roman. Vous semblez suggérer que l’idée d’une cité parfaitement vertueuse peut facilement glisser vers une société de contrôle. Pourquoi avoir choisi Platon comme fil conducteur ?

ALEXIS LEGAYET : La République de Gaïa est, en effet, la tentative de la part d’écologistes progressistes de réaliser une République parfaite, orientée par le Vrai et le Bien, comme l’était celle imaginée par Platon. Certes, eu égard aux évidences du temps, Platon, vieil archaïque qui, non content de hiérarchiser les êtres (défendant, par exemple, pour les humains, un authentique racisme), figeait le mouvement et essentialisait ce que nous, modernes, savons n’être qu’historique, peut tout autant nous apparaître comme un affreux fasciste… Alain Badiou ne s’y est toutefois pas trompé : on peut tout aussi bien lire la République comme un élan à prolonger vers ce Bien et ce Vrai que serait le communisme.

En ce qui nous concerne, aujourd’hui, la reconnaissance du caractère transitoire de toute identité ne nous invite-t-elle pas, en effet, à nous unir, nous fondre, nous dissoudre dans le Commun ultime (celui de la Cité, pour Platon ; celui de Gaïa, aujourd’hui ; celui du Cosmos, demain) ?

Toute fixation (sur une nation, un genre, une espèce…), toute fermeture (sur l’autre : qui est essentiellement le même, mon frère, mon prochain) – comme refus du Bien et de la Vérité – n’est-elle pas taxée de “fasciste” ?

Nonobstant son archaïsme, chez Platon, l’élan est là : 1) le but d’abord : organiser une république unie non par le hasard de l’histoire, mais par un véritable Bien ; 2) dont les fondements soient accessibles à la seule raison humaine (d’où le caractère ouvertement “scientifique” de la nouvelle République) ; 3) la critique des “imbéciles” (identitaires, climatosceptiques, gilets jaunes, et “nez rouges” dans le livre) enfermés dans la caverne de leurs préjugés archaïques dont les Sachants gouvernants doivent idéalement les libérer (et en tout cas les diriger et guider) ; 4) la nécessité fondamentale de l’éducation, et spécialement celle des enfants, afin de guérir à la source la Cité de l’erreur et du mal historique ; 5) le rôle essentiel de la musique dans la formation des âmes – dont la République de Gaïa fera un usage intensif ; 6) la question du désir – du désir érotique – et de sa nécessaire sublimation au sein du processus éducatif (dans Le Banquet, surtout, cette fois) ; 7) l’interdiction, enfin, des pensées déviantes, et, par exemple, de ces poètes et chansonniers suivant les délires immoraux et antisociaux des passions et des traditions sans fondement.

Tout cela est en Platon, du moins en un certain Platon… puisque, refusant (lui aussi) la forme du traité au profit de l’espace fictionnel du dialogue, le philosophe s’échappe toujours derrière ses personnages – dont on ne peut donc dire d’aucun avec sûreté qu’il est le véritable Platon (pas même Socrate). Le philosophe Alain nous invitait ainsi à ne pas trop prendre au sérieux les thèses jaillissant des dialogues, au profit du jeu libre et jubilatoire de la pensée d’où elles ont problématiquement et parfois seulement ludiquement émergé…

ÉLÉMENTS. Malgré les sujets graves – école, justice, protection de l’enfance, surveillance idéologique – le roman est très drôle. Pourquoi avoir choisi la comédie, plutôt que le roman tragique ?

ALEXIS LEGAYET : Le fond est tragique, bien entendu. On le sait, on le rappelle… je joue ici et là, dans le roman, quelques notes en mineur… mais pas trop, et le moins possible. Par tempérament d’abord, je refuse de m’ensevelir là-dedans. Trop déprimant (car je suis un sensible)… Non, je préfère prendre de la distance et m’amuser de ces situations, ce qui suppose toujours une forme plus ou moins grande d’ “anesthésie de la sensibilité” (Bergson) – donc une part “diabolique” (Baudelaire). Qu’une partie du réel échappe alors, j’en conviens – je la fuis ! – mais que, par la voie comique, quelque chose de ce dernier s’éclaire aussi est évident : on ne peut rire à propos que de ce qui est intrinsèquement risible.

Selon la formule de Bergson, sont risibles les vivants qui se comportent comme des mécaniques – ceux qui se croient libres et lucides, et sont inconscients des logiques qui les meuvent, malgré eux. L’idéologie – dans ce roman : le progressisme militant des citoyens de Gaïa -, qui, parce qu’elle ignore structurellement des pans entiers de la réalité (au nom d’un Bien et d’un Vrai fantasmés), est logiquement destinée à glisser sur des peaux de banane et à se prendre des portes dans le nez, est une excellente matière pour tisser des romans comiques.

Alexis Legayet, La République de Gaïa, 294 p., 17€

https://www.revue-elements.com/le-totalitarisme-du-bien/

dimanche 19 juillet 2026

De l’incarnation…

 

Par Gérard Leclerc

On peut parvenir à la foi en redécouvrant ce que la France doit au christianisme. Car la foi irrigue forcément la civilisation et modèle les institutions.

Le débat sur le thème de l’identité chrétienne et de l’Évangile n’est sûrement pas près de se clore. Récemment, La Croix publiait un dossier spécial intitulé « Ces identitaires qui deviennent catholiques », à la tonalité extrêmement négative à l’égard des jeunes gens qui se rapprochent de l’Église à la suite d’une démarche personnelle qui les a amenés à une prise de conscience d’appartenance historique jusqu’au christianisme, ce dernier d’évidence à l’origine de leur culture française. Y a-t-il danger de repli à l’encontre de la dimension universelle de l’Église ? C’est du moins la certitude des auteurs du dossier, qui contestent vivement l’appartenance des nouveaux venus à une sensibilité de droite, voire d’extrême droite.

Nécessaires médiations

Il s’agirait donc d’un différend notamment à caractère politique, marquant l’aversion des rédacteurs du journal pour cette sensibilité. Encore faudrait-il avoir le courage de préciser quelle est la préférence que l’on adopte sur ce terrain et qui réclamerait, elle aussi, un discernement sérieux quant à sa compatibilité avec les exigences de la morale chrétienne.

Mais si l’on se situe exclusivement sur le terrain religieux, celui de la foi et de l’Évangile, il conviendrait aussi d’examiner en quoi le christianisme peut s’incarner dans les réalités temporelles. Certes, pour reprendre les grandes distinctions pascaliennes, l’ordre de la charité détient la primauté. Il n’abolit pourtant pas les deux autres ordres, celui des corps et celui des esprits qui ont leurs exigences propres.

On peut concevoir que les prêtres et ceux qui sont liés par les vœux religieux occupent une position particulière dans la société, qui leur permet de se vouer plus complètement à l’ordre de la charité. Mais tous les autres qui, par définition, sont voués aux tâches temporelles ne peuvent s’abstraire des médiations nécessaires. On peut avoir l’impression, à lire certains, que le christianisme devrait nous contraindre à nous identifier à l’Arche, ce mouvement fondé en 1948 par Lanza del Vasto, un chrétien qui voulut transposer l’esprit pacifique de Gandhi avec un modèle social (l’ashram) à l’abri des contraintes d’une modernité technicienne et consommatrice. Mais, dans ce cas de figure, toutes les médiations paraissent impossibles. Qu’en est-il, par exemple, de la condition d’un policier, dont la rude tâche l’amène à se confronter à des émeutiers qui ne lésinent pas sur les provocations violentes. La condition du policier serait donc inconciliable avec une appartenance chrétienne ?

Plus généralement, c’est la médiation politique qui se trouve en cause. Il y eut une époque, au siècle précédent, où tout un débat avait eu lieu sur « la politique tirée de l’Évangile ». Préoccupation pleinement justifiée si elle ne fait pas l’économie des médiations. Une nation ne se gouverne pas comme un ashram. Peut-être serait-il plus pertinent de parler de la modification chrétienne du politique. Modification qui n’abolit pas l’objet propre qu’est la conduite de la Cité. Mais il s’agit plutôt des qualités requises de l’agent politique qui se veut fidèle à l’Évangile. C’est fort de ces qualités qu’il peut affronter tout l’espace voué au bien commun.

Faut-il rappeler cette page de l’Évangile (Mt 8, 5-13) où le Christ accueille un centurion, donc un militaire de l’armée romaine, qui vient le supplier de guérir son serviteur malade ? Loin de l’écarter en raison du métier des armes et de sa non-appartenance au peuple hébreu, le Seigneur proclame qu’il n’a jamais trouvé pareille foi en Israël. Ne peut-on pas discerner dans cet épisode la possibilité de mettre en cohérence, même difficile, le temporel et l’ordre de la charité ?

https://www.actionfrancaise.net/2026/07/19/de-lincarnation/

Réchauffement, canicule et heure d’été

 

Le débat est clos ! Les vagues de canicule que nous subissons depuis juin sont la preuve absolue et définitive du réchauffement climatique. Tous ceux qui oseraient encore s’interroger à ce sujet seront poursuivis par l’inquisition réchauffiste et condamnés comme Galilée à connaître la paille humide des cachots. Le fait que Galilée n’a jamais été jeté sur cette paille (forcément) humide mais assigné à résidence chez l’archevêque Ascanio Piccolomini (un logis plus que confortable) après un passage dans le palais du grand-duc de toscane (même remarque) n’entre pas en ligne de compte. Il d’ailleurs est amusant de constater que, par son reniement forcé, la Sainte Inquisition l’ait obligé (sans le savoir !) à dire deux vérités scientifiques aujourd’hui incontestables mais opposées à sa vision de l’héliocentrisme[1].

Avant de revenir au réchauffement, aussi appelé dans les médias dérèglement ou changement, penchons-nous sur un sujet dont on ne parle pas assez, et qui a pourtant un impact important sur notre qualité de vie et de sommeil : l’heure d’été.

Rappel : en France en été, l’heure officielle a deux heures d’avance sur l’heure solaire.

– A 22 h, il est en réalité 20 h au soleil.

– A minuit, heure à laquelle les travailleurs doivent être couchés pour être en forme le lendemain, il est en réalité 22 h, heure solaire : la chaleur est encore là, impossible de bien dormir.

– A 2 h du matin, il est en réalité minuit. Par forte chaleur, la température nocturne peut dépasser les 25, voire 27 degrés et même 29 degrés Celsius lors des canicules récentes. Impossible encore de bénéficier d’une bonne nuit réparatrice ! Le sommeil tarde, ou étant trop léger, s’interrompt pour cause de draps trempés de sueur, de bruit dans la rue ou de passage du camion-poubelle au petit matin. Fenêtres et volets grands ouverts de rigueur ; tant pis pour l’insécurité ! Avec en prime, l’obligation de se lever tôt pour bénéficier d’un peu de fraîcheur…

L’heure d’été constitue déjà une gène considérable pendant un mois d’août ordinaire (fini l’époque où l’activité en France s’arrêtait pour les congés d’été : on travaille aussi en août !). Cela devient catastrophique lorsque la France subit des vagues de chaleur comme cette année en juin et juillet. Et on s’étonne de la perte d’activité due à la fatigue des salariés en période de canicule ?

Passons sur l’incompétence crasse et l’amateurisme dogmatique des faux écolos qui, avec leurs bâtiments BBC et leur refus pathologique de la clim, ont transformé des appartements récents en four à pizza. Sans parler des hôpitaux et autres EHPAD où la clim aurait dû être généralisée dans les chambres depuis des années ! Et restons sur la question la plus simple : pourquoi faudrait-il impérativement subir des nuits insupportables de chaleur à cause de l’heure d’été ?

Par respect pour la mémoire de Giscard ? Ridicule. Pour faire plaisir aux amateurs de soirées d’été éclairées de lumière solaire ? Ou tout simplement parce qu’en France, comme il est difficile de modifier quoi que ce soit, il est encore plus compliqué de revenir dessus ? Même quand les circonstances ont changé ?[2]

Revenons au réchauffement, alias dérèglement ou changement. Pourquoi trois mots différents s’ils veulent dire la même chose ? Alors qu’en réalité, dérèglement et changement ne sont pas synonymes de réchauffement. Mais c’est précisément le but recherché ! Que dans l’esprit du citoyen lambda, dérèglement ou changement signifie par réflexe conditionné réchauffement, donc forcément anthropique…

Or, le mot « réchauffement » est un raccourci abusif de l’expression « réchauffement climatique anthropique ». Pourtant, ce dernier mot est essentiel ! Le supprimer comme une précision inutile est un biais de propagande. « Anthropique » signifie : provoqué par l’Homme. Une vraie démarche scientifique devrait reposer sur la question fondamentale : quelle part de réchauffement provoqué par l’Homo Sapiens naturel ? Quelle part de réchauffement naturel, comme lors des siècles et millénaires qui ont précédé l’ère industrielle ?

Les faux écolos, avec leur haine du nucléaire, leur passion des moulins à vent (les éoliennes) qui ne fournissent rien par absence de vent ou vent trop fort, leur amour immodéré des panneaux solaires improductifs la nuit nous ont envoyés dans une impasse. Ne parlons même pas des prédictions apocalyptiques des Nostradamus du GIEC, aussi crédibles que les « explications » sur les pyramides bâties par des extraterrestres ou les avions « aspirés » par le Triangle de Bermudes[3].

Laissons la science aux vrais scientifiques, adaptons-nous au réchauffement naturel ou aux canicules passagères, combattons (lorsque c’est possible !) le réchauffement anthropique et débarrassons-nous des bobards climatiques.

Et posons-nous cette question simple : est-ce que l’abandon de l’heure d’été ne serait pas une solution de court terme acceptable pour s’adapter aux canicules et réchauffements de toutes origines ?

Eddy Killer

[1]Galilée défendait la thèse de l’héliocentrisme, qui place le soleil au centre de l’univers en étant immobile. Or, notre système solaire est inclus dans une galaxie-spirale (la Voie Lactée) qui tourne sur elle-même (donc le soleil n’est pas immobile). Et notre système solaire n’est pas situé au centre de cette galaxie (donc le soleil non plus). La science a ceci de particulier qu’elle avance en proclamant un mélange de vérités et d’erreurs qu’elle remet ensuite en cause pour continuer à progresser. Avis aux réchauffistes…

[2]Rappelons qu’avec la généralisation des lampes à LED, le calcul de l’économie d’énergie générée par l’heure d’été est remis en cause.

[3]Un exemple ? L’annonce de la disparition des glaciers de l’Himalaya en 2035, finalement reportée à 2350. Une grosse erreur… dans un rapport lu et relu des centaines de fois par les meilleurs experts mondiaux du climat ? Étrange… Donc en 2350 au sommet de l’Everest en hiver, il fera plus de zéro degrés Celsius pour empêcher la glace de se reformer. A 8849 mètres d’altitude, là où il fait actuellement -36 degrés en moyenne l’hiver, avec des pointes à -60 ? Soit une hausse des températures au sol d’une quarantaine de degrés ? Il n’y a rien qui vous semble aberrant, là ?

https://ripostelaique.com/rechauffement-canicule-et-heure-dete/

Sur la place (de) Maurice Barrès : Monsieur Grégoire, vous êtes complètement à côté de la plaque !

 

Par Poitevin de M.

Pour débaptiser la place Maurice Barrès, monsieur le maire, vous avez déclaré que c’était un « antidreyfusard notoire qui fit de l’antisémitisme le moteur de son combat ». Mais avez-vous lu Barrès, monsieur Grégoire, avant de l’insulter ? Certes, il fut contre Dreyfus et on trouvera dans ses écrits des généralisations que l’on peut regretter.

Mais le sens de l’œuvre de Barrès c’est l’amour de la nation. Et parce qu’il chérit par-dessus tout la nation, il est prêt à considérer comme ses frères, ses fils et ses héros, tous ceux qui ont versé, ou sont prêts à verser leur sang pour défendre la patrie. Il faut lire Les diverses familles spirituelles de la France, paru en 1917 :

« Une grande affaire d’Israël dans son éternelle pérégrination, c’est de se choisir une patrie. Il ne la tient pas toujours de ses aïeux ; il l’acquiert alors par un acte de volonté, et sa nationalité est sur lui comme une qualité dont il se préoccupe de prouver qu’il est digne. Beaucoup d’israélites, fixés parmi nous depuis des générations et des siècles, sont membres naturels du corps national, mais ils sont préoccupés que leurs coreligionnaires nouvellement venus fassent leurs preuves de loyalisme. Aux premiers jours de la guerre, quand une émotion hostile se produisit dans l’ancien ghetto parisien (au 4e arrondissement) autour des juifs de Russie, de Pologne, de Roumanie et de Turquie, une réunion se tint chez l’un des rédacteurs du journal le Peuple juif, qui en donne le récit : ‘Ne croyez-vous pas, dit quelqu’un, qu’il soit nécessaire d’ouvrir une permanence spéciale pour les engagés juifs étrangers, afin que l’on sache bien que les juifs eux aussi ont donné leur contingent ?’ » (…)

« Roger Cahen continue, renouvelle, élargit une conception de l’existence que nous avons tellement aimée, il y a un quart de siècle. Il l’héroïse. Tombé au champ d’honneur, dans cette Argonne où, durant six mois, il avait inlassablement écouté dialoguer ses pensées, il est porté à l’ordre de la 18e brigade d’infanterie et pleuré, nous dit un sergent, par les hommes de sa compagnie.

Roger Cahen, Robert Hertz, Amédé Rothstein, toutes ces figures vigoureusement caractérisées offrent quelque chose de rare et de singulier. J’aime suivre en elles les âges divers, les étapes, la formation d’un personnage, le jeune intellectuel juif, qui joue un grand rôle depuis plusieurs années en France, mais je ne les donne pas comme représentatives de la communauté israélite française. Les vieilles familles enracinées par des générations dans le sol de France aimeront mieux prendre pour héros exemplaire, et pour étendard, le grand-rabbin de Lyon, qui tombe au champ d’honneur en offrant un crucifix au soldat catholique mourant.

Dans le village de Taintrux, près de Saint-Dié, dans les Vosges, le 29 août 1914 (un samedi, le jour saint des juifs), l’ambulance du 14e corps prend feu sous le tir des Allemands. Les brancardiers emportent, au milieu des flammes et des éclatements, les cent cinquante blessés. L’un de ceux-ci, frappé à mort, réclame un crucifix. Il le demande à M. Abraham Bloch, l’aumônier israélite, qu’il prend pour l’aumônier catholique. M. Bloch s’empresse : il cherche, il trouve, il apporte au mourant le symbole de la foi des chrétiens. Et quelques pas plus loin, un obus le frappe lui-même. Il expire aux bras de l’aumônier catholique, le Père Jamin, jésuite, de qui le témoignage établit cette scène.

Nul commentaire n’ajouterait rien à l’émotion de sympathie que nous inspire un tel acte, plein de tendresse humaine. Un long cortège d’exemples vient de nous montrer Israël qui s’applique dans cette guerre à prouver sa gratitude envers la France. De degré en degré, nous nous sommes élevés ; ici la fraternité trouve spontanément son geste parfait : le vieux rabbin présentant au soldat qui meurt le signe immortel du Christ sur la croix, c’est une image qui ne périra pas. »

Et voilà bien pourquoi Barrès doit avoir sa place.

https://www.actionfrancaise.net/2026/07/18/sur-la-place-de-maurice-barres-monsieur-gregoire-vous-etes-completement-a-cote-de-la-plaque/

samedi 18 juillet 2026

On ne peut à la fois défendre le dreyfusisme et honorer l’Ukraine bandériste !

 

Le 12 juillet Macron se pose en champion du dreyfusisme et du combat contre l’antisémitisme, mais le 14 juillet il honore l’Ukraine néonazie. Rien ne l’arrête.

Macron nous salit en soutenant l’Ukraine bandériste. Mais tous, opposants et CRIF, se couchent misérablement. Elle est belle la France humaniste, patrie des droits de l’homme ! Quelle ignominie !

Comment la communauté juive de France a-t-elle pu accepter que Macron fasse de notre fête nationale une journée en l’honneur de l’Ukraine, alors que Zelensky n’a cessé de vénérer les nationalistes de son pays, aux mains rouges de sang ? Le CRIF devrait lire ce lien :

https://terrepromise.fr/les-monuments-dedies-aux-collaborateurs-nazis-en-ukraine/

Comment les élites de notre pays, qui se gargarisent à longueur de temps avec nos valeurs humanistes et qui se targuent d’être à la pointe du combat contre l’antisémitisme, comment ces soi-disant élites ont-elles pu accepter de voir défiler sur les Champs-Élysées une armée ukrainienne dont certaines unités glorifient les Waffen-SS ?

Ces élites autoproclamées ont-elles la moindre idée de l’ampleur des massacres commis par les ultranationalistes ukrainiens, de 1941 à nos jours ? En voici l’interminable liste, parfaitement documentée. Ne comptons pas sur les Occidentaux et leur morale à la tête du client pour nous révéler cette barbarie. Elles aussi devraient lire cet autre lien :

https://www.mid.ru/en/foreign_policy/historical_materials/1904942/?lang=fr

Le 12 juillet 2026, sur l’Île de la Cité, Macron nous a livré un discours à l’occasion de la Journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus. En voici un extrait :

« Le dreyfusisme nous rappelle que l’antisémitisme, quelles qu’en soient la racine ou les explications prétendues, est l’ennemi de la République, a-t-il déclaré par ailleurs. Or, nous savons que les vieux démons de l’antisémitisme n’ont jamais totalement disparu de notre pays. Nous le savons parce que les actes antisémites, loin de s’éteindre, continuent de frapper des personnes en raison de ce qu’elles sont. »

Mais deux jour plus tard, il honorait l’Ukraine et son président, qui n’a cessé depuis son arrivée au pouvoir d’honorer la mémoire des nationalistes ukrainiens, qui se sont distingués par des crimes de masse depuis 1941.

Voyage dans l’Ukraine néonazie

Poutine a mille fois raison. Il faut dénazifier ce pays qui vénère des monstres de l’histoire.

Ce sont des centaines de monuments, de statues, de bustes, de plaques commémoratives ou de noms de rues, qui honorent les innombrables bourreaux ukrainiens qui ont plus que collaboré avec les nazis. Ils ont fait de la surenchère dans la barbarie en soutenant la Shoah.

1,5 million de Juifs assassinés durant l’Holocauste venaient d’Ukraine.

Les nationalistes ukrainiens ont exécuté en masse des Juifs, des Tziganes, des Polonais et des prisonniers de guerre russes.

Voici quelques citations de ces dirigeants génocidaires :

« Les villes ont encore un certain pourcentage de Juifs, bien que très diminué… Les Juifs des villages ont été liquidés, d’une manière ou d’une autre…. dans certains villages, cela a pris une allure festive – par exemple, les Juifs ont été forcés de défiler avec des pancartes disant : Nous sommes vos bourreaux »

« Nous adopterons toutes les méthodes qui mèneront à leur destruction »

« J’insiste sur l’extermination des Juifs et sur la nécessité d’adapter les méthodes allemandes d’extermination des Juifs en Ukraine. »

« Nous organiserons une milice ukrainienne qui nous aidera à éliminer les Juifs »

Laurent Brayard dénonce un ultranationalisme ukrainien haineux, raciste, fasciste et nazi. Il pourrait ajouter « cruel ».

Le 2 mai 2014 à Odessa, les opposants au Maïdan, enfermés et bloqués dans la Maison des syndicats, ont été brûlés vifs par les nationalistes ukrainiens, qui ont la haine des Russes et des opposants gravée dans leur ADN. En conséquence, 48 personnes, dont sept femmes et un mineur, ont été tuées et plus de 200 ont été blessées. Personne n’a été puni pour le meurtre de civils. Depuis cette date la guerre du Donbass, de 2014 à 2022, a fait 15 000 morts en majorité civils parmi les populations russophones.

Conclusion

Si tous les politiques et les citoyens faisaient l’effort de s’informer sur les causes initiales de la guerre et sur la réalité du régime kiévien nazifié, l’Ukraine n’aurait plus un seul soutien en Occident.

Mais les dirigeants sans foi ni loi qui nous gouvernent surfent sur l’ignorance des peuples et de la plupart des élus. Je reprends les derniers mots du lien ci-dessus :

« Le culte du nazisme est plus que rampant en Ukraine, il se manifeste au grand jour. Alors doit se poser la question centrale :

« Quelle nation peut exister, quel peuple peut vivre en toute quiétude dans le voisinage direct d’un pays dans lequel la nostalgie pour l’extermination des Juifs et la haine des Russes sont si vivaces ? »

Tout est dit, mais pas un seul dirigeant occidental n’est prêt à entendre cette vérité. Et tous ces faux défenseurs des droits de l’homme sont prêts à intégrer l’Ukraine dans l’UE. L’Europe de la paix est la plus grande arnaque que nous vendent les mondialistes. Combien d’antisémites avancent masqués parmi les dirigeants européens ? La réponse est sans doute tragique.

Comment l’Europe peut-elle tomber aussi bas et notamment la France, qui a enterré à jamais les valeurs du gaullisme ?

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/on-ne-peut-a-la-fois-defendre-le-dreyfusisme-et-honorer-lukraine-banderiste/

vendredi 17 juillet 2026

Rénovation ou électrification : un think tank remet en cause vingt ans de politique climatique du bâtiment

 

Alors que la consultation publique sur la troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3) s’est achevée début juillet, l’Institut TerraWater publie deux travaux qui viennent questionner vingt ans de politique publique en matière de décarbonation des bâtiments. Une note d’analyse, intitulée « La rénovation énergétique, priorité pour le climat ? », et un rapport de fond, « Accélérer l’électrification des bâtiments », défendent une thèse commune : la rénovation thermique n’aurait jamais dû constituer le premier acte de la décarbonation du secteur, ce rôle revenant selon l’institut à l’électrification des usages, notamment via les pompes à chaleur.

Un rapport bâti sur six mois de croisement de données

Le rapport de l’Institut TerraWater ne prétend pas produire de données inédites, mais rassembler et croiser des informations aujourd’hui dispersées entre administrations, énergéticiens et filières industrielles. Fruit de près de six mois de travaux menés entre le printemps 2025 et le printemps 2026, il mobilise les sources de 25 organismes — SDES, CITEPA, CEREN, RTE, ADEME, ANAH, CSTB, INSEE, Cour des comptes, GRDF, Enedis, entre autres.

« La question prioritaire aurait toujours dû être : comment le bâtiment doit-il sortir des énergies fossiles, à quelle vitesse, et quel ordre de priorité donner aux différentes stratégies possibles », explique Myrto Tripathi, directrice générale de l’Institut TerraWater, citée dans le communiqué de présentation.

Le bâtiment, un poids sous-estimé dans les émissions françaises

Selon la méthodologie retenue par TerraWater, le bâtiment représenterait 24 % des émissions territoriales françaises, contre 19 % dans les approches traditionnelles — le seul chauffage, hors autres usages, en devenant ainsi le deuxième poste d’émissions de CO2 en France après les transports. Le rapport évalue à environ 13 millions le nombre de chaudières fossiles encore en service dans le pays, dont 10 millions seraient toujours en fonctionnement en 2050 en l’absence d’action supplémentaire.

L’institut avance que le chauffage représente 55 % de la consommation française de gaz naturel et 77 % de celle du bois, contre 8 % seulement pour les produits pétroliers. Le secteur du bâtiment capte par ailleurs déjà 70 % de la production électrique française.

Un différentiel de coût mis en avant entre rénovation et électrification

L’argument économique occupe une place centrale dans les deux publications. TerraWater chiffre le coût d’abattement carbone de la rénovation énergétique, lorsqu’elle n’est pas couplée à l’électrification, à plus de 500 euros par tonne de CO2 évitée — un montant qui grimperait jusqu’à 2 500 euros dans certains cas, comme celui d’un immeuble collectif dont les chaudières gaz individuelles sont conservées. À l’inverse, le coût d’abattement de l’électrification sans rénovation serait compris entre 250 et 400 euros par tonne, l’institut évoquant même des coûts plus bas encore en maison individuelle avec des systèmes air-air non subventionnés.

Sur le plan macroéconomique, le rapport souligne que le soutien public cumulé à la rénovation énergétique dépasserait 15 milliards d’euros depuis 2022, pour un coût total estimé entre 500 et 1 000 milliards d’euros à terme — un montant que le document compare à celui de la reconstruction du système électrique français, évalué à 900 milliards d’euros sur trente ans selon RTE.

Le rapport formule vingt recommandations organisées autour de quatre axes : mobiliser les gisements d’électrification rapide, évaluer la rénovation énergétique à partir de son coût réel par tonne de CO2 évitée, susciter un choc d’offre sur les pompes à chaleur, et responsabiliser propriétaires et collectivités. Pour TerraWater, l’enjeu n’est pas de mobiliser davantage d’argent public, mais de réorienter les moyens déjà engagés.

Un débat qui n’est pas tranché

Cette lecture n’est toutefois pas consensuelle. Le Haut Conseil pour le Climat a, à l’inverse, recommandé début 2026 d’augmenter le soutien public global aux rénovations énergétiques globales, quand la Cour des comptes a préconisé de son côté la suppression des Certificats d’économie d’énergie, dont les gains seraient, selon elle, surestimés. Le sujet est également investi politiquement : lors des législatives de 2024, le Nouveau Front populaire avait inscrit dans son programme l’objectif de 100 % de rénovation énergétique du parc bâti.

Le calendrier institutionnel donne un relief particulier à la publication de TerraWater : la consultation publique sur la SNBC 3, qui fixe la trajectoire française de neutralité carbone jusqu’en 2050, s’est achevée le 5 juillet. Le texte, dans sa version soumise à consultation, intègre déjà davantage la place de l’électrification, en écho au plan national présenté au printemps 2026, et prévoit un calendrier de sortie des énergies fossiles allant de 2030 pour le charbon à 2050 pour le gaz. Son adoption par décret est annoncée « le plus tôt possible » cet été.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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https://www.breizh-info.com/2026/07/17/262282/renovation-ou-electrification-un-think-tank-remet-en-cause-vingt-ans-de-politique-climatique-du-batiment/

jeudi 16 juillet 2026

Le 18 juillet 1936 recommença la guerre civile espagnole

 

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Michel Festivi

Je tiens de mon ami Pío Moa, le grand historien espagnol qui a complètement revisité cette période, grâce essentiellement à des documents de premières mains, venant du PSOE, cet article sur les causes de la reprise des combats fratricides, le 18 juillet 1936. Pío Moa tient un blog d’une rare qualité historique et documentaire : Más españa y más democracia, très facilement accessible. Ceux qui lisent l’Espagnol peuvent le consulter.

A) Les 17 et 18 juillet 1936, ne commença pas la guerre civile. Elle se réactiva. Son point de départ fut l’insurrection du PSOE, des gauches espagnoles, des séparatistes catalans, des anarchistes en octobre 1934. Ce fut selon Pío Moa « la première bataille de la guerre civile ». Dans tous ses ouvrages Pío Moa le démontre implacablement, et plusieurs historiens depuis lors, reprennent cette analyse (1). Le républicain Salvador de Madariaga, qui fut député, diplomate et ministre républicain écrira en exil : « le soulèvement de 1934 fut impardonnable... Avec la révolte de 1934, la gauche espagnole perdait jusqu’à l’ombre d’une autorité morale, pour condamner le soulèvement de 1936 ».

B) L’insurrection qui a sauvé l’Espagne du communisme, et qui la sauvera entre 1940 et 1945 du nazisme, aurait dû échouer, mais heureusement, il n’en fut pas ainsi. Les gauches avaient orchestré, grâce à la IIIe internationale et à ses relais, une propagande massive pour « sauver la république », alors qu’en réalité, les archives moscovites prouveront que le but était de faire de l’Espagne une colonie soviétique, un premier essai de « démocratie populaire», comme l’avait prédit l’un des chefs du POUM Julían Gorkin. Un ouvrage qui vient d’être juste publié en Espagne le démontre (2). Un communiste espagnol, Fernando Claudín écrira, bien plus tard : « les services secrets staliniens, agirent en Espagne comme ils auraient pu le faire dans la République populaire de Mongolie ».

C) Si octobre 1934 fut le premier coup d’État des gauches espagnoles, le second furent les fraudes, manipulations, violences, lors des élections de février 1936, qui amenèrent les partis du Front populaire au pouvoir. Ces violences et fraudes ont été aujourd’hui totalement démontrées et attestées (3), et de nombreux historiens comme Stanley Payne les avalisent. Ces fraudes ont amené à la destitution illégale du président de la république, Alcalá-Zamora, le 7 avril 1936.

D) Ce double coup d’État n’a été rendu possible que grâce aux inconséquences et aux incompétences des hommes politiques républicains modérés, qui ont cru pouvoir s’allier avec les pires extrémistes, pour s’en repentir ensuite, tel Manuel Azaña. Une situation qui se retrouve, peu ou prou, dans bien des circonstances, dans de nombreux pays, en France comme en Espagne et ailleurs, hier et aujourd’hui.

E) Le Front populaire fut une alliance, comme le décrit Pío Moa, entre partis soviétisant et séparatistes, nullement démocratiques bien au contraire, les anarchistes de la CNT et la FAI, très puissants alors, contribuèrent fortement aussi aux crimes, incendies et destructions. Le PSOE, le plus grand parti politique de masse, était totalement bolchévisé depuis 1933, sous la houlette de son chef, Largo Caballero dit « le Lénine espagnol ». D’ailleurs au printemps 1936, les jeunesses socialistes et communistes fusionneront dans la JSU, comme les syndicats socialistes et communistes, l’UGT et la CGTU. Les partis socialistes et communistes catalans aussi dans le PSUC. Le PSOE et le PCE devaient se fondre dans un parti unique du prolétariat, sans l’arrivée de la guerre civile, les archives du Kominterm démontrent que cette politique était téléguidée par Moscou, ses agents et ses financements, sous la direction de Georgi Dimitrov, le secrétaire général du Kominterm, qui mettra en place la politique dite des Fronts populaires. (4)

F) Si le front populaire espagnol perdit la guerre civile, la cause en fut essentiellement les discordes majeures entre les communistes qui entendaient militariser les troupes et cacher la révolution, alors que les anarchistes et les antistaliniens voulaient supprimer la discipline, les grades, les ordres et qu’ils proclamaient la fin d’un système libéral au grand jour. Ces deux fractions se firent la guerre en mai 1937, puis encore en mars 1939. Le camp national avait fait son unité, en octobre 1936, sous la houlette du général Franco, qui devint généralissime des armées nationale et chef de l’État à Burgos. (5)

G) Staline entendait mettre définitivement le pied en Espagne ou dans une partie de l’Espagne, et pour cela, faire croire aux Français et aux Anglais, grâce aux Brigades internationales, qu’il luttait pour défendre une « république démocratique », summum de la propagande soviétique. Il avait aussi pour but d’éloigner tout conflit des frontières de l’URSS, en faisant s’affronter sur le sol espagnol, Allemands, Italiens et « républicains », par le biais des brigadistes internationaux (60.000 environ), et par les armes, avions, tanks, matériels et approvisionnements divers qu’il fournissait aux forces de gauche qu’il choisissait, grâce à l’or de la Banque d’Espagne, qui était arrivée à Odessa, dans la plus grande discrétion, en octobre 1936, et qui en fit le maître de la zone révolutionnaire. Ce fut pour l’URSS une très bonne affaire, s’accaparer l’or de l’Espagne, et envoyer comme soldats la plupart des communistes du monde entier, sauf des Russes, qui étaient essentiellement des conseillers techniques, « des diplomates », des policiers, des agents de propagande. Avec l’argent espagnol Staline se battait en Espagne, par procuration.

H) Enfin de très nombreux républicains de la première heure durent s’exiler dès l’automne 1936, pour ne pas être assassinés par les hordes miliciennes, comme le docteur et député Gregorio Marañón, la députée Clara Campoamor, l’ex ministre de l’Intérieur Miguel Maura, le rédacteur en chef de la Vanguardia de Barcelona, Augustí Calvet dit Gaziel, le député et philosophe, José Ortega y Gasset, les écrivains comme Azorín et Rámon Pérez de Ayala, et des milliers d’autres. Clara Campoamor et le docteur Marañón ont attesté, qu’il y avait eu à Madrid près de 36.000 exécutions entre février et septembre 1936, et que près de 40.000 intellectuels, hommes de sciences durent fuir dès l’automne 1936. Les premiers qui furent passés par les armes des révolutionnaires, furent bien souvent d’ardents républicains qui eurent des fonctions imminentes, mais qui s’étaient opposés au Front populaire, comme Melquiades Álvarez, Manuel Rico Avello, Ramón Álvarez ou Rafael Salazar Alonso.

C’est ainsi, que la militante républicaine et députée aux Cortès constituantes (1931-1933), Clara Campoamor a pu écrire, après son exil, à une amie, la médecin Paulina Luisi : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! ». (6) 

Notes

(1) Pío Moa, Les mythes de la guerre d’Espagne, L’artilleur, 2022

(2) Gustavo Martín Asensio, Marea Roja, La estrategia soviética en la España de la Segunda República, Espasa, 2026

(3) Manuel Álvarez Tardio y Roberto Villa García, 1936 : Fraude y violencia en las elecciones del frente popular, Espasa, 2017

(4) Michel Festivi, Les griffes de Staline sur la république espagnole, 19326-1939, préface de Pío Moa, Dualpha, 2025

(5) Michel Festivi, Francisco Franco, un caudillo pour l’Espagne, Bio-collection, Déterna et Synthèse nationale, 2025

(6) Letra de Mujer, prológo de Beatriz Ledesma, Espuela de Plata, 2026

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2026/07/16/le-18-juillet-1936-recommenca-la-guerre-civile-espagnole-6601924.html