dimanche 4 octobre 2026

L’imposture climatique ne connaît plus de limites !

 

Alors que l’on commençait à peine à émerger de la tragi-comédie de l’épidémie de grippe pangoline, les réchauffards, discrets pendant cet épisode pitoyable, ont repris du poil de la bête. Ils n’allaient tout de même pas laisser les gens souffler un peu, délivrés de leurs peurs sur commande. Un semblant de liberté refaisant surface, les articles et émissions se sont soudain multipliés dans les médias mainstream, annonciateurs de la fin du monde imminente.

Les méthodes de travail du GIEC qui se prétend omniscient, objectif et soucieux du bien futur de l’humanité n’ont pas changé depuis plus de 35 ans. Elles empruntent aux fascistes du passé leurs mauvaises manières, mensonges, duperie, esbroufe, pour accéder au pouvoir. Avec intolérance et fanatisme afin de le conserver sans partage. En arguant d’une légitimité factice reposant sur une doctrine rigide supposée irréfragable. D’ailleurs de plus en plus de voix militantes s’expriment sans retenue pour souhaiter l’instauration d’une dictature mondiale écolo-réchauffiste.

Bien sûr comparaison n’est pas raison, mais il demeure des analogies troublantes dans le processus de conquête des institutions de l’État et de ses satellites par des voies non démocratiques.

En 1968, l’inénarrable Cohn Bendit proclamait « élections piège à cons ». Les gauchistes n’ont pas varié d’un iota dans leurs convictions. Même si quelques opportunistes esquivent les gamelles électorales en imposant des alliances léonines à des élus socio-démocrates apeurés à l’idée de perdre leurs apanages. Mais plus généralement, l’infiltration des édiles des territoires, la vassalisation des élites et le phagocytage des médias s’opèrent par le biais des associations.

Faciles à créer, sacralisées par leur potentiel de nuisance qu’elles savent brandir à bon escient, non soumises aux impôts sur les sociétés pour leurs activités lucratives, même quand elles recueillent des sommes considérables auxquelles pourvoient des subventions plus que des adhésions.

Ces structures militantes comptent rarement plus d’un centaine d’adhérents, parfois quelques dizaines suffisent pour donner de la voix. La plupart n’ont de légitime que leurs proclamations et la publicité que leur font des enseignants et des journalistes gagnés à leur cause. Elles affirment servir l’intérêt général en se drapant dans une neutralité hypocrite pour mieux duper leur auditoire. C’est la vitrine présentable de certaines organisations factieuses dont le but est de miner la société pour en prendre le contrôle.

En parallèle, l’intimidation par la rue opère selon les mêmes principes que les chemises noires de Mussolini et les milices d’Hitler à ses débuts.

La recette : se montrer partout en nombre, avec l’appoint de groupuscules transpartisans, pour créer l’illusion qu’ils représentent la volonté populaire. Y adjoindre une dose de violence en laissant quelques voyous se livrer à des voies de fait et au vandalisme, tout en désavouant ces nervis du bout des lèvres. « Certes c’est regrettable, mais sans nous ce serait pire ». Une antienne bien connue.

Sachant la veulerie des politiciens « bourgeois », l’opportunisme des syndicalistes repus, l’inertie des militaires confits dans leurs privilèges et la complaisance de la plupart des médias et des juges envers l’extrême gauche, rien de plus facile que de gagner à bon compte une légitimité apparente. Et de s’en servir comme levier pour phagocyter la société, déstabiliser les corps constitués et les convaincre progressivement d’adopter des mesures restrictives, puis punitives. Avec l’appui de tous les laissés pour compte qui trouvent une compensation à leurs déboires dans le rôle d’imprécateur ou de sycophante.

Les propagandistes actuels s’ingénient à confondre les climato-sceptiques avec une extrême droite fantasmée, raciste, masculiniste et xénophobe.

Même si des points de convergence peuvent exister ici ou là, la réduction à ce schéma est caricaturale. Beaucoup de climato-réalistes sont des socialistes déçus ou des communistes orphelins qui n’ont pas transigé sur leurs principes d’antan, mais les ont intégrés dans le contexte actuel. Où la lutte des classes, puis des races ont laissé le champ libre à celle des places. D’ailleurs, Mussolini était un ancien responsable socialiste et Hitler promouvait la synthèse du nationalisme et du socialisme.

Les paradoxes ne s’arrêtent pas là. Les réchauffistes se disent progressistes. Alors qu’ils rejettent la modernité, sauf numérique, refusent l’esprit critique, s’ingénient à humilier leurs adversaires s’ils en perçoivent des faiblesses, pratiquent un élitisme combatif à leur profit prétendant parler au nom de la société et agir dans son intérêt. Les plus radicaux envisagent même des réductions drastiques de population, non plus en les exterminant mais en les stérilisant. Les faux vaccins covid ont été un premier essai grandeur nature.

Dès qu’une brèche apparaît dans les remparts de la démocratie, les écolo-réchauffistes s’y précipitent en rangs serrés et bétonnent leur position, d’autant plus facilement que bien peu de gens s’y opposent. Trop risqué. Si le ton monte, ou à la moindre bousculade, les gauchistes bénéficient de la bienveillance d’une justice de plus en plus politisée. Et faire traîner les procédures pour ruiner leurs adversaires ne leur coûte rien puisqu’il ne manque pas d’élus en quête de bulletins qui leur accordent de généreuses subventions avec l’argent des contribuables.

Le fascisme a toujours exalté la force brute, mais il n’a jamais renoncé aux manœuvres dilatoires entre diffamation, intimidation et culpabilisation par accusations infondées. En s’appuyant sur une idéologie grandiose prétendant défendre le bien public. Dont le dernier avatar, risible pour les gens sérieux, serait ni plus ni moins que de « sauver la planète ».

Plus personne n’ose rappeler que les premiers écologistes furent les nazis !

Dans les années 1930, l’écofascisme prend naissance en Allemagne, en adaptant le langage d’un romantisme de midinette à la logomachie hitlérienne. On vante les délicats paysages nordiques, leurs montagnes, leurs plans d’eau, leurs fleuves et leurs forêts qu’il faut préserver des excès de l’industrialisation en regroupant les usines dans des secteurs appropriés. La concentration industrielle y gagne mais ce sera un cadeau pour les bombardiers alliés à partir de 1942.

Le mouvement völkisch prétend que le peuple germanique, auparavant enraciné dans sa terre ancestrale, serait en déclin non seulement à cause de la mixité avec de prétendues races inférieures, mais aussi en raison de la modernité urbaine qui aurait brisé le lien primordial de « la race des seigneurs » avec son environnement naturel. Selon ces théoriciens néo physiocrates, la population germanique devrait se régénérer par un retour à la terre en reconstituant des communautés paysannes homogènes, hiérarchisées, militarisées et proches de la nature.

Avec la tentation d’aider la nature par une action sur les climats. Déjà ! De cette époque, datent les premiers essais d’ensemencement des nuages avec des cristaux d’iodure d’argent ou de chlorure de sodium pour disperser le brouillard, diminuer la grosseur des grêlons, augmenter la quantité des précipitations ou contrôler les chutes de neige. Les Étasuniens ont récupéré ces technologies après 1945, en même temps que les avions à réaction et les fusées. 

A-t-on encore le droit de dire que « l’aile verte » du NSDAP était très active et bien vue du führer qui l’encourageait, du moins tant que son second Rudolf Hess en fut le responsable ? Peut-on rappeler qu’après-guerre, tandis que d’anciens nazis investissaient l’OTAN et la Commission de Bruxelles, d’autres se sont reconvertis en militants écologistes jusque dans les années 1970 ? Le philosophe Pierre Madelin, par ailleurs guère tendre envers les patriotes français, a rappelé dans un livre, La tentation écofasciste, que d’anciens cadres nazis ont participé à la création des Grünen en Allemagne.

À notre époque, bien que de façon très différente, les communautés hippies du Larzac, les forces anti-progrès s’opposant aux aérodromes et aux lignes de chemin de fer, les adeptes de la décroissance comme les groupes survivalistes, de même que les Soulèvements de la terre dont s’inspirent divers écoterroristes, sont des héritiers de ces tentatives de retour à la nature, théorisées par des fanatiques qui en ont fait leur fonds de commerce. 

Le fascisme historique fonctionnait sur l’unanimisme, la soumission, l’exclusion et les persécutions. Les cibles ont changé en apparence mais les pratiques totalitaires perdurent.

Fini les discours sur la race, la religion, la région ou la nation, l’écolo-fascisme ou écofascisme du XXIe siècle exploite d’autres prétextes. Mais il continue à ostraciser les dissidents, à désigner des boucs émissaires, à réduire les libertés et à persécuter et sanctionner ceux qui s’écartent de sa doxa, y compris les tièdes dans ses propres rangs.

Quiconque s’oppose à la dictature verte doit être neutralisé. La mort sociale par la confiscation de ses biens et avoirs et la perte des droits civiques est certes moins brutale que l’assassinat, mais le principe reste le même. Éliminer les opposants par leur marginalisation. Le bâton et le bâillon.

La doctrine réchauffiste se met en place par la sélection des  données qui vont dans le sens de leurs prédictions, l’exagération des phénomènes naturels, la dramatisation des catastrophes annoncées et une parade médiatique empruntant dans leurs discours la componction des télé-évangélistes. En monopolisant le débat à la façon des trotskistes de mai 1968, et en le verrouillant dans un seul brut : terroriser les gens honnêtes mais crédules, dont la culture historique et le bagage scientifique sont trop succincts pour remettre en cause la doxa.

Les mails hackés du GIEC sont révélateurs de la sournoiserie des astrologues du climat. Quand les températures cessent d’augmenter après 1998, ils communiquent entre eux sur leur surprise, décident de n’en rien dire, d’altérer les chiffres qui ne leur conviennent pas, et piquent une rage folle quand leurs manigances sont dévoilées. Abusant de l’inversion accusatoire contre ceux qui ont révélé leur fourberie.

Ensuite, le phénomène de secte va plus loin dans l’ignominie : un « savant » se réjouit du suicide d’un collègue climato-sceptique persécuté pour son hérésie, un président d’université brandit des menaces de révocation contre ceux qui bravent l’omerta, un troisième mandarin s’indigne qu’une sommité climato-réaliste ait publié un article dans une revue scientifique de haut niveau et écrit qu’il veillera à ce que les abonnements soient résiliés et que le directeur de cette publication soit viré. D’autres insistent sur la « nécessité de détruire les études  n’allant pas dans le bon sens ». 

Christian Navis

Extrait de Climats sous influences

https://climatorealist.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/limposture-climatique-ne-connait-plus-de-limites/

Une surprise autour de saint Remi vous attend…

 


Voilà bien un défenseur de Marie !

 

par Gérard Leclerc

Suite au concile Vatican II, il est possible de parler d’une véritable crise de la piété mariale, considérée souvent comme expression d’une religiosité populaire des plus suspectes. On n’a pas de mots assez sévères contre la mariolâtrie. De là à rendre le concile lui-même coupable d’une telle phobie, il n’y a qu’un pas. Mais l’étude du chapitre final de la constitution Lumen gentium suffit à démentir pareille opinion. Ce chapitre est en effet consacré à « la bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église ». Il n’y a donc nulle équivoque sur la place éminente que Vatican II accorde à la piété mariale, inscrite dans l’économie générale du Salut. Il est vrai que d’aucuns auraient préféré qu’un texte autonome soit consacré à la mère de Dieu, mais le choix des pères du concile s’imposait en raison de motifs théologiques sérieux. Il y avait sans doute danger de glissement vers une religion mariale en soi, même si on l’a exagéré.

Une mission

Paul VI tint lui-même à mettre en évidence la pertinence du culte catholique en faisant acclamer par l’assemblée unanime « Marie, Mère de l’Église  ». Il n’empêche que les coups portés à la religion populaire ne furent pas sans conséquences et qu’il faut reconnaître à l’abbé René Laurentin le mérite d’avoir défendu et illustré la piété mariale théologique contre tous les coups qui lui étaient portés. Il était d’autant plus préparé à cette mission qu’il avait soutenu dans sa jeunesse trois thèses universitaires qui annonçaient son premier essai : Court traité sur la Vierge Marie. On ne compte pas le nombre de livres qu’il a publiés sur le sujet jusqu’à sa mort, presque centenaire.

Lourdes 

Il faut faire un sort particulier aux années de travail consacrées aux apparitions de Lourdes. Elles donneront lieu à la publication d’une suite de six volumes. L’historien s’est livré à une étude très minutieuse de tous les documents qui mettent en valeur le témoignage de Bernadette. C’est l’évêque de Lourdes, Mgr Théas, qui avait demandé au théologien d’entreprendre ce travail considérable dès 1952. Une telle initiative correspondait à la fois à une volonté de véracité historique mais aussi à une volonté apostolique. Il s’agissait dans l’esprit de ce grand évêque de conforter Lourdes comme centre de pèlerinage international. L’abbé Laurentin permit de faire la lumière sur les faits, en rectifiant certaines erreurs que la voyante avait d’ailleurs dénoncées elle-même. Le centenaire des apparitions en 1958, avec l’inauguration de la grande basilique souterraine Saint-Pie-X par le cardinal Roncalli, futur Jean XXIII, s’inscrit dans le dessein de conférer les plus solides assises historiques et doctrinales à un des plus hauts lieux du catholicisme mondial.

Mais l’abbé Laurentin ne s’est pas seulement intéressé à Lourdes. Il a publié de multiples études sur toutes les apparitions en France (Pontmain, La Salette, la rue du Bac…) sans compter les apparitions dans le monde entier. En 1988, le cardinal Lustiger lui avait demandé de revenir sur le vœu de Louis XIII, dont il voulait célébrer le 350e anniversaire à Notre-Dame de Paris, avec solennité.

La foi des plus humbles 

La stature intellectuelle de René Laurentin était impressionnante. Le théologien-historien était aussi exégète. On lui doit ainsi une étude sur les Évangiles de l’enfance. Il aurait pu développer une œuvre dogmatique à l’exemple de ses contemporains qui furent aussi experts au concile. Mais s’il a voulu se concentrer sur la mariologie, ce fut en vertu de ses convictions spirituelles profondes mais aussi de son désir de venir conforter la piété populaire. C’est-à-dire la foi des plus humbles qui voient en Marie leur avocate et leur protectrice devant Dieu. Cela devrait lui être compté au titre de notre reconnaissance et de celle de l’Église. Il est regrettable que sa mort en 2017 ait eu si peu de retentissement dans les médias catholiques, eu égard à ce beau serviteur de l’Église.

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/04/voila-bien-un-defenseur-de-marie/

samedi 3 octobre 2026

Face à la sanglante réalité de la Révolution, l’impasse de la rhétorique révolutionnaire.

 

Photo : Général Hervé Navereau et François Mitterrand, lors du défilé du 14 juillet 1989.

« Pour célébrer publiquement les Droits de l’homme, il convenait de taire les bouleversements et les massacres que leur déclaration avait fait subir au pays ».

Lorsqu’il fallut fêter le bicentenaire de la Révolution française, le président Mitterrand alla chercher conseil auprès des savants historiens du Collège de France, qu’il regroupa sous la pompeuse bannière de Commission consultative de la Mission du Bicentenaire.

Cette commission statua sur le fait de ne fêter que « l’esprit de 1789 », autrement dit la Déclaration des Droits de l’Homme, et de jeter un voile pudique tant sur les ruptures de 91 que la Terreur de 93.

C’était s’opposer à la sanglante réalité de la Révolution qui ne peut se lire que d’un seul bloc.

Mais cela correspondait au desiderata présidentiel qui souhaitait faire de ce bicentenaire un moment « d’unité nationale » ainsi qu’une « célébration internationale des Droits de l’Homme » ; et puis, comment justifier la décapitation de la famille royale et la Terreur de 93 tout en condamnant les totalitarismes soviétique ?

Au prix de ce gommage historique, Maurice Agulhon, professeur au Collège de France de 1986 à 1997, spécialiste de la symbolique républicaine et de la franc-maçonnerie, suggéra au président de ne pas susciter d’inutiles polémiques à l’occasion de ce qui ne devait plus obéir qu’à la Loi du Spectacle.

Là réside l’impasse de la rhétorique révolutionnaire.

Le Collège de France dissuada donc Mitterrand d’étendre à toute la Révolution la célébration de son Bicentenaire par crainte de réveiller les mauvaises passions françaises.

Au passage, le diviseur Macron n’eut pas ce genre de scrupules, lorsqu’il valida le spectacle d’ouverture des JO et la décapitation de Marie-Antoinette.

Bref, pour célébrer publiquement les Droits de l’homme, il convenait de taire les bouleversements et les massacres que leur déclaration avait fait subir au pays.

Posture aussi équivoque que terrifiante :  accepter les Droits de l’Homme, occulter tout le reste. Telle est pourtant encore aujourd’hui l’incohérente fragilité de l’autorité républicaine face à tous ceux venus la contester en leur nom, précisément.

On touche là au cœur des contorsions idéologiques du pouvoir en place comme de  la manipulation de Mélenchon et de ses sbires : Bally Bagayoko, Louis Boyard, Mathilde Panot, Richy Thibault et tant d’autres.

Si la Déclaration des Droits de l’Homme est devenue universelle et doit s’étendre à tous les opprimés de la Terre, ce n’est plus le roi de France qui se trouvera placé sur le banc des accusés, mais son peuple historique, métaphoriquement appelé français de souche.

Au nom de la défense de la Palestine, du changement climatique,  d’une migration prétendument inévitable, le peuple historique de France fait en effet figure de propriétaire doté de privilèges, face aux multiples « opprimés de la terre » et à toutes les minorités actives dans les partis politiques, les médias, les loges, les palais de justice, les universités…

Aussi vrai que Louis XVI finit par être guillotiné, le peuple historique de France doit finir, selon eux, par être remplacé.

C’est la rançon d’une universalité qui, faute d’être demeurée catholique, est devenue idéologique en niant Dieu ipso facto.

Tel est donc  l’engrenage dans lequel le pouvoir en place, dont la légitimité prétend reposer sur les Droits de l’Homme et qui doit lutter contre leur logique broyeuse d’autorité, de vérité, de légitimité, est pris.

Pourra-t-il endiguer longtemps la violence réelle de tous les damnés de la terre, prêts à s’installer en France au nom de leurs droits, et de tous les démagogues de l’acabit de Mélenchon, qui les manipulent ?

On chauffe à blanc des lycéens incultes, on saccage des abribus, on incendie des lycées, on tabasse la police, on effraie la population.

Ce n’est qu’un début.

La campagne présidentielle, qui scellera le destin du peuple historique de France, vient tout juste de commencer, engluée comme il se doit et comme toutes les autres le furent, dans l’impasse de la rhétorique révolutionnaire

Le Petit Béraldien

Photo : Général Hervé Navereau et François Mitterrand, lors du défilé du 14 juillet 1989

https://www.medias-presse.info/face-a-la-sanglante-realite-de-la-revolution-limpasse-de-la-rhetorique-revolutionnaire/251810/

vendredi 2 octobre 2026

La climatologie politique s’éloigne de plus en plus de la vraie science

 

Loin de la pratique consistant à observer et répertorier des faits, puis à chercher des corrélations entre eux suggérant des tendances permettant d’en tirer une loi, avant d’en vérifier les tenants et aboutissants lors d’expérimentations renouvelables, en soumettant sa méthodologie à ses pairs… Méthode scientifique classique, hors physique quantique…

Les gens du GIEC assènent des axiomes se renforçant les uns les autres, ne retenant que les données les confortant, et écartant, modifiant ou marginalisant celles incompatibles avec leurs conclusions prédéterminées ! Et ceci aboutit à un paradigme présenté comme irréfragable.

Le grand retour de la pensée magique 

Le GIEC est devenu un club privé où des astrologues pratiquent un langage ésotérique pour prédire l’avenir du monde après avoir été cooptés par des dévots réchauffistes quand ils n’y sont pas entrés par le piston des politiciens. Et dans certains pays – dont la France -, les pouvoirs politiques, la pesanteur bureaucratique et la pression médiatique sont assez puissantes pour prétendre imposer une vérité scientifique officielle qui arrange les dirigeants en détournant l’attention du public des véritables problèmes sociétaux.

Comme en d’autres temps pour l’astrologie royale, le géocentrisme, le lyssenkisme, la phrénologie, la physiognomonie ou la « science raciale » des nazis, une circulaire du ministère du Temps où Pécresse était ministresse des Universités interdisait de faire allusion aux arguments climatosceptiques. Or la vraie science n’a nul besoin des diktats des politiciens pour appuyer ou réfuter ses démonstrations. La vraie science ne pose pas une vérité éternelle, définitive et  indiscutable, et ne criminalise pas le doute.

Mais il y a pire. Comptant sur l’ignorance de leurs dupes, les réchauffistes n’ont pas hésité à tordre le cou des lois de la physique pour fabriquer des biais de confirmation de leurs prédictions apocalyptiques. Ainsi des gens se disant physiciens ont délibérément ignoré ou modifié plusieurs lois de la physique. Comme celle de la répartition spectrale du rayonnement thermique des corps noirs de Max Planck. Ou les règles de la conduction thermique de Fourier régissant les transferts de chaleur. Ou encore les principes de la saturation des longueurs d’onde du CO2 en configuration effet de serre.

Le CO2 est l’éternel coupable désigné à la vindicte des ignares apeurés alors que l’effet de ce gaz sur les variations climatiques est exclu par la physique.

Sinon comment expliquer sans l’action du rayonnement solaire, dont les réchauffistes ne veulent surtout pas entendre parler, que l’atmosphère de Mars,  qui contient 95 % de CO2, a une température moyenne de – 60 °C tandis que Vénus avec 96 % du gaz maudit affiche une température moyenne de + 464 °C.

Néanmoins en 2025, sans consulter le Parlement, les cooptés de l’ARCOM et les fonctionnaires du Conseil d’État dépourvus de formation scientifique et de légitimité démocratique ont inventé un nouveau délit de climatoscepticisme ! Pour sanctionner dans un premier temps les médias audiovisuels qui s’écartent de la doxa. Mais l’histoire nous montre que les dictatures se nourrissent de leurs propres excès. Il y a donc fort à parier que ces mesures répressives finiront par toucher toutes les formes d’expression publique.  Les écolos-fachos les réclament ardemment. Internet est dans leur ligne de mire.

Perroquets instruits, craintifs ou flatteurs

J’appartiens à une génération à la fois cartésienne et contestataire. Non seulement on appliquait à la lettre les schémas d’analyse critique du discours de la méthode, mais avec une suave perversité on se délectait à étriper les vaches sacrées pour voir ce qu’elles avaient dans les tripes.

Aujourd’hui, je suis stupéfait de constater la soumission et l’absence de réflexion personnelle chez la plupart des jeunes scientifiques avec lesquels il m’arrivait parfois de discuter sur le Net. Parce que certains Bac + 8 ou + 10 s’alignent de façon pavlovienne sur les vaticinations d’une gamine ignare surmédiatisée. Abdication de la raison au profit de la pression sociale ! Surtout quand l’instinct grégaire se confond avec les avantages matériels.

Avant 30 ans, beaucoup de ces jeunes scientifiques sont déjà formatés. Crainte révérencielle des mandarines et des mandarins susceptibles de briser la carrière d’un hérétique ? Et ambition d’accéder à un poste de chercheur ou d’enseignant au prix d’une indigestion de couleuvres avalées, pour une minorité de cyniques qui savent à quoi s’en tenir mais font « comme si » ? Sans doute, mais pas seulement… Même si leurs appréhensions sont justifiées ! Il y a aussi des « croyants » portés par le zèle des convertis, plus dévots que les dévots fossilisés.

Vous osez discuter ? On vous vire ! Au nom d’un prétendu consensus qui proscrit le doute… En regrettant les bonnes vieilles méthodes de la Sainte Inquisition, du polit buro de Staline et des Khmers rouges de Pol Pot.

Parmi les victimes les plus connues de la vindicte réchauffiste, cette liste non exhaustive :

HendrikTennekes viré du poste de directeur de la recherche de l’institut météorologique hollandais, Aksel Winn-Nielsen, ancien directeur de l’Organisation météorologique mondiale, éjecté, ou encore les éminents universitaires italiens Alfonso Sutera et Antonio Speranza privés de tout crédit de recherche. Les uns et les autres coupables d’avoir contesté les fondements de l’hypothèse du prétendu réchauffement climatique anthropique.

Mais aussi Suzan Crockford, docteur en zoologie, virée de l’université de Victoria pour avoir dénoncé le détournement de photos d’ours blancs cachectiques, cancéreux ou grièvement blessés, dont l’état de faiblesse était imputé au réchauffement climatique. Tandis que, depuis 20 ans, leur population globale s’est accrue de près de 50 %, infirmant les clameurs annonçant la disparition de cette espèce !

Mais encore Peter Ridd, universitaire à la James Cook University du Queensland renvoyé pour avoir attribué le dépérissement des coraux à la pollution marine liée aux rejets industriels et urbains, et à la prolifération d’algues et d’animalcules qui colonisent le corail. Au lieu de dénoncer comme unique cause le soi-disant réchauffement anthropique.

Au procès, les attendus de la cour furent révélateurs : « Ayant refusé de signer des articles dans lesquels il aurait avoué avoir eu tort (NDLR : autocritique façon procès staliniens !) Ridd a été victime de persécutions, de brimades, et d’un harcèlement hystérique jusque dans sa vie privée, alimentés par une vindicte systémique sans autre reproche que d’avoir exprimé une théorie non conforme à ce que professaient ses collègues. » 

Quant à la France, est-il utile de rappeler les tombereaux d’injures déversés par les médias aux ordres sur Claude Allègre, médaille d’or du CNRS et membre de l’Académie des Sciences ? En abusant de cet argument spécieux : « Il n’est pas climatologue ! ». Sans dire que les 2 patrons du GIEC de l’époque, le Français Jouzel et l’Indien Pachauri étaient l’un, physicien atomiste et l’autre, ingénieur ferroviaire. Tandis que Al Gore, leur chef d’orchestre, était bachelor of arts, l’équivalent d’un DEUG de lettres en France.

On est très loin de l’esprit de Harvard où le prof n’est pas là pour imposer sa théorie et ses lubies. Ce sont les étudiants qui, en discutant, analysent des données concrètes et en extraient des conclusions pouvant déboucher sur des concepts. Provisoires parce qu’ils seront à leur tour passés au crible de la critique constructive.

Avantage de la démarche : on apprend à peser le pour et le contre pour se forger une opinion, et à défendre son point de vue à coup d’arguments et de contre-arguments. C’est une approche confrontée à la réalité des faits, très loin du cours magistral destiné à formater des imbéciles instruits.

Évidemment, quand on retourne en France, on a du mal à se débarrasser de ces habitudes prônant la curiosité d’esprit et la liberté intellectuelle. En France, sont considérées comme des vertus l’incapacité à sortir des chemins balisés parce que l’enseignement secondaire et supérieur des 60 dernières années s’est ingénié à raboter le sens critique, annihiler l’esprit frondeur, condamner le goût des discussions hors piste, et rejeter cet extraordinaire stimulant pour l’esprit qu’est la remise en cause des théories qu’on croit acquises pour les exploser, et en explorer de nouvelles.

Des voyants à la vue trouble

L’évolution des climats dépend d’une multitude de paramètres, la plupart aléatoires, qu’on parvient à sérier séparément mais dont on a le plus grand mal a déterminer l’interconnectivité parce que celle-ci est également conjoncturelle et ponctuelle.

Prétendre maîtriser l’ensemble de ces paramètres, en les confiant à un ordinateur qui pratique des tris croisés et des extrapolations selon le programme qu’on lui a implémenté, témoigne d’une extraordinaire suffisance confinant à l’arrogance.

La plus énorme erreur est de vouloir fixer des tendances s’appliquant partout de la même manière, avec une obsession maniaque : prédire et justifier le réchauffement global. Avec une cécité ahurissante attribuant un rôle prépondérant au CO2 responsable de tous les maux !

C’est tout simplement ascientifique car le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau. H2O représente 2 % de l’atmosphère soit 50 fois plus que le CO2 (= 0,04 %) dont la part anthropique ne représente que 3,5 % soit 0,0014 % du total.

Or dans les modèles du GIEC, le CO2 vire à l’idée fixe quand, dans l’atmosphère, il est mélangé à la vapeur d’eau qui possède de larges bandes d’absorption qui recouvrent en intensité et fréquences celles du CO2 avec un ratio de 50 pour 1.

C’est la vapeur d’eau qui absorbe par saturation la quasi-totalité de la chaleur, soit 90 % des infrarouges, le reste étant imputable à d’autres gaz comme l’ozone ou le méthane. Mais la chaleur ne s’accumule pas par additions successives !

En outre, les savants du GIEC ignorent l’effet du gradient thermique vertical : l’air chaud monte et perd  2 °C tous les 1000 pieds. Quand il fait 25 °C au sol, il ne fait plus que 12 °C à 2000 m. Ces cuistres ne se sont pas demandé pourquoi il y a des glaciers au sommet de Kilimandjaro.

Enfin le GIEC ne tient pas compte de l’accélération du cycle de l’eau qui se traduit avec la chaleur par un épaississement des couches nuageuses, avec pour effet d’accroître l’albédo de la Terre et donc de renvoyer davantage de rayons solaires vers l’espace, diminuant ainsi l’effet de serre et le réchauffement tant redoutés.

Demain peut-être le refroidissement climatique ?

Pied de nez au GIEC et à ses astrologues, des astrophysiciens se fiant à une baisse constante des radiations solaires, qui ont émis l’hypothèse qu’on pourrait connaître à partir de 2030-2040 une période glaciaire de quelques décennies ou siècles semblable au « minimum de Maunder ». Mais ce n’est qu’une hypothèse envisagée, loin des prédictions péremptoires des réchauffistes.

Coïncidence ? L’inénarrable Jouzel que les brosses à reluire des télés présentaient comme un prix Nobel (excusez du peu !) du fait de sa seule appartenance au GIEC, professait jusque dans les années 1980 qu’une nouvelle ère glaciaire s’annonçait. Oui mais ça c’était avant. Avant que le GIEC ne l’embauche.

Pour Richard Lindzen, professeur au MIT et physicien spécialiste de l’étude de l’atmosphère : « Il n’y a pas de consensus, unanime ou non, sur les tendances de long terme du climat et sur leurs causes  (…) Nous ne sommes pas en position d’attribuer avec suffisamment de confiance les changements climatiques passés au dioxyde de carbone ou de prédire ce que le climat sera dans le futur ».

Tandis que feu Frédérick Seitz, physicien expert en structure des matériaux et rayonnements ionisants et président de l’Académie des Sciences des USA, disait : « Il n’existe aucune preuve scientifique convaincante indiquant que les émissions de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causent ou causeront, dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de l’atmosphère de la Terre et une rupture de son climat ».

Contre la science, pensée unique et pensée magique 

Les cycles climatiques courts (siècles) et intermédiaires (millénaires) sont fonction d’abord de l’activité solaire, à laquelle il convient d’ajouter pour les cycles longs une incidence plus marquée des variations d’orbite de la Terre, des changements de son inclinaison et de son axe de rotation. Avec à la marge les grandes éruptions volcaniques. Ce sont les paramètres de Milankovitch.

Les paramètres de Milankovitch ont été validés par la science expérimentale :

Par l’analyse des isotopes de l’oxygène dans les glaciers, la paléoclimatologie confirme les corrélations avec les éruptions solaires alternant avec des ralentissements d’activité de notre astre.

Par la cyclostratigraphie qui entérine la théorie astronomique des climats, grâce à l’analyse des cycles sédimentaires qui sont autant d’indicateurs dans les dépôts carbonés stratifiés de l’influence de la précession, de l’obliquité et de l’excentricité.

Sur des périodes plus courtes de l’ordre de 10 000 ans, la dendrochronologie étudie des cernes des arbres y compris fossilisés, révélant la succession des période chaudes, froides, sèches, humides et leur durée.

Mais qu’importe ! Les réchauffistes sont persuadés de savoir distinguer le Vrai du Faux, le Bien du Mal, comme leur Greta voit et sent le CO2, et ils se sont auto-investis de la mission sacrée de protéger l’espèce humaine contre ses propres erreurs.

Ils annoncent des cataclysmes qui correspondent à des événements climatiques extrêmes comme on en a toujours connu, en taisant qu’en 1931, 3,7 millions de personnes sont mortes du fait de catastrophes naturelles. Pour 11 000 seulement en 2018. Alors qu’entre-temps, la population mondiale a quadruplé.

Pour les chamanes de la nouvelle religion réchauffarde, tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont dans le Faux et le Mal, et menacent la survie de l’humanité. Les réchauffistes ont donc un devoir impératif de museler tous ceux qui contestent leurs lubies. C’est une logique d’inquisiteur. D’ayatollah. De stalinien. Ou de Khmer rouge repeint en vert.

Le réchauffisme est une idéologie totalitaire qui emprunte aux religions leurs pires travers, comme était le communisme au siècle précédent. Avec son dogme, ses rites, ses messes, son haut et bas clergé, ses ouailles, sa sainte bécasse, sa bureaucratie lourde, sa propagande omniprésente, ses interdits alimentaires (« devenez végétariens pour sauver le monde ! ») et son inquisition médiatique prompte à punir de la mort sociale les blasphémateurs et les hérétiques.

Bien entendu cette attitude ne favorise pas un débat scientifique, que de toute façon les réchauffistes esquivent en traitant par l’anathème et l’excommunication leurs contradicteurs. On ne discute pas avec le diable et ses diablotins !

Christian Navis

Extrait de Climats sous influences

https://climatorealist.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/la-climatologie-politique-seloigne-de-plus-en-plus-de-la-vraie-science/

De liberté d’expression il n’y a pas !

 

par Adègne Nova

Vous avez dit tolérance ? Liberté d’expression ?… ne les cherchez pas à gauche ! Malgré le laïus novlanguien déversé incessamment par ses représentants ou ses électeurs, la gauche n’est capable d’aucune ouverture d’esprit à l’égard des idées des autres – déjà dans ses rangs d’ailleurs, l’indulgence est rare, surtout en cette période cruciale de prochain passage dans l’isoloir. C’est simple : il faut dire comme elle ou se taire ! 

Au cœur des remparts d’Avignon, depuis 1982, une livrée cardinalice – ayant appartenu un temps au cardinal Annibal de Ceccano – est occupée par l’une des bibliothèques de la ville. Rappelons au passage, juste comme ça, pour montrer la courtoisie des hommes de la Révolution, que les premiers documents qu’elle a conservés sont issus de saisies révolutionnaires datant de 1792, notamment de maintes confiscations réalisées dans les bâtiments religieux de la cité qui fut papale… Bref, si j’évoque la bibliothèque Ceccano c’est que demain à 14h, dans le cadre de la semaine provençale, elle organise un événement intitulé « Admire ton patrimoine » – faute d’admirer la poésie et la syntaxe de la chose –, sous-titré « Ils ont aussi écrit en provençal : le saviez-vous ? Lectures bilingues d’ouvrages patrimoniaux ». 

Bien sûr, vous voyez où je veux en venir, parmi ces auteurs : Charles Maurras. Et là, aïe, les bien-pensants s’insurgent, vade retro satanas. 

Dans La Provence du 21 septembre dernier, le journaliste L.P. (simplement des initiales qui déversent leur venin, sans le courage de signer réellement…) écrit : « Polémique autour de Charles Maurras, écrivain d’extrême-droite, à la bibliothèque Ceccano d’Avignon. L’auteur d’extrême-droite est consigné dans une liste d’écrivains qui, le 2 octobre, feront l’objet d’une conférence… ». Eh oui, Charles Maurras a beaucoup écrit en provençal (notamment dans l’Armana), ce qui est tout à fait logique, normal et bienvenu pour l’un des plus célèbres félibres ! L.P. continue son article en précisant que ce choix de Maurras « n’est pas passé inaperçu. Notamment du côté de l’équipe du café-librairie avignonnais Youpi ! [dont les membres ont fait savoir au directeur d’Avignon bibliothèques, qu’il serait] opportun, en [leur] qualité de libraires, de rappeler [qui est Maurras] », à savoir un homme qui n’a pas leurs idées politiques. Ils concluent leur demande par : « En espérant que tout cela relève d’une simple maladresse qui sera rapidement rectifiée ». 

Maladresse ? En est-ce une s’agissant de leur propre invité pour ce même 2 octobre : « Lancement du livre antifasciste », dont le descriptif sur leur site est le suivant : « Rencontre avec le militant antifasciste et député Raphaël Arnault, pour le lancement de son livre dans lequel il revient sur son parcours. De la rue à l’Assemblée nationale, une décennie de luttes antifascistes pour esquisser des pistes stratégiques afin de combattre le fascisme ». Pourquoi est-ce que je ne trouve pas d’article dans les médias qui s’indigne de l’intervention dans un lieu public d’un auteur, puisque c’est en cette qualité – encore que, est-ce vraiment lui qui a écrit ? – qu’il intervient, d’extrême-gauche ? 

C’est quand même incroyable que la gauche se permette sans cesse de faire des leçons de morale, de dire ce qu’il faut penser, ce qu’il faut aimer, ceux qu’il faut aimer… alors même que son idéologie est mortifère pour notre société et que les médias de tout poil la suivent les yeux fermés, juste parce que, comme c’est la gauche, c’est bien. Ah si seulement un procès du communisme avait eu lieu à l’instar de celui de Nuremberg, notre monde serait différent et de liberté d’expression nous pourrions parler concrètement !

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/01/de-liberte-dexpression-il-ny-a-pas/?doing_wp_cron=1790933099.9607899188995361328125

Le pétrole a-t-il permis de gagner la Seconde Guerre mondiale ?, avec Daniel Feldmann

 


mercredi 30 septembre 2026

Passé-Présent avec Olivier Dard - Histoire de l'extrême droite française

 

Passé-Présent avec Olivier Dard - Histoire de l'extrême droite française

Nébuleuse, galaxie, monde à part : la droite nationale française résiste à toute unité. Monarchistes et républicains, catholiques et païens, légalistes et activistes s'y côtoient depuis plus d'un siècle, unis moins par une doctrine commune que par leurs refus – auparavant de la démocratie parlementaire, aujourd’hui du cosmopolitisme, voire du monde moderne. Et pourtant, cette famille éclatée a fini, en un siècle et demi, par conquérir le second tour des élections présidentielles.

Comment ce labyrinthe de courants rivaux, souvent vaincus, parfois puissants dans la rue ou par la plume, a-t-il façonné la dite extrême droite que l'on connaît aujourd'hui ?


Pour en retracer le fil d'Ariane, du boulangisme aux succès électoraux du Front national puis du RN, "Passé-Présent" reçoit le professeur Olivier Dard, qui publie chez Perrin une "Histoire de l'extrême droite française".

https://tvl.fr/passe-present-avec-olivier-dard-histoire-de-l-extreme-droite-francaise

Strategica I — Clausewitz : penser la guerre moderne

 


mardi 29 septembre 2026

C’est un témoin essentiel du XXe siècle… Louis Salleron

 

Par Gérard Leclerc

Loin de moi la prétention de rendre vraiment compte de la biographie considérable que Sœur Ambroise-Dominique Salleron vient de consacrer à son grand-père, Louis Salleron. Elle a réalisé un admirable travail, qui restitue la figure et l’itinéraire d’une personnalité ayant traversé le XXe siècle, en affrontant tous ses défis intellectuels, politiques, sociaux, religieux. C’est dire qu’en retraçant une existence, elle l’a remise en situation historique, ce qui permettra à ses jeunes lecteurs de prendre connaissance d’une période dont ils n’intègrent pas nécessairement tous les enjeux et la complexité.

Chrétien fervent

Né dans une famille catholique, Louis Salleron est d’abord un chrétien fervent. Il le fut du début à la fin. Ses jeunes années sont marquées par une formation où raison et foi sont sans cesse en résonance. Avec la grâce d’avoir trouvé un père spirituel exceptionnel en la personne de Dom Gaston Aubourg, issu de l’abbaye de Solesmes. Mais le jeune homme, qui préside les étudiants de l’Institut catholique de Paris, va vivre avec douleur la condamnation de l’Action française. Exclu de l’Institut par son recteur, le futur cardinal Baudrillart, il se retrouvera professeur dans la même maison, de par la volonté de celui qui l’avait renvoyé. Il y tiendra, de 1937 à 1957, une chaire d’économie politique, conforme à ses compétences et à son désir de développer la doctrine sociale de l’Église.

Certes, Louis Salleron apparaît comme la figure typique du catholicisme de droite, qualifié aussi par la suite de traditionaliste. Mais, au-delà des étiquettes, il est utile de comprendre à quelle densité de pensée correspondent les choix temporels d’un homme de cette culture. De ce point de vue, son face-à-face avec Maritain, qui s’est détaché, lui, de cette droite, vaut la peine d’être étudié avec soin. Le philosophe thomiste a choisi, selon Salleron, une option de gauche, parce qu’il est persuadé « que les mouvements de gauche sont la réalité vivante de l’Histoire qui se fait, qu’à cet égard cette réalité est bonne, mais que déviée par de fausses philosophies, il faut lui apporter l’Évangile pour la rendre excellente. Il ne parle plus que d’idéal historique concret, qui signifie, dans son esprit, la conversion à la philosophie chrétienne d’une société en devenir dont l’axe de développement est, si l’on peut dire, à gauche. »

Le choix de Salleron va à l’inverse, ce qui ne signifie pas que la tâche de définir un idéal concret soit plus facile. On le verra bien avec l’expérience de Vichy, dont Salleron est participant sans qu’il y ait jamais eu de sa part la moindre tentation collaborationniste. Sa tentative de créer une organisation corporative de l’agriculture ne sera pas couronnée de succès, notamment en raison de l’étatisation du projet. Cela n’empêche pas que l’envergure de l’économiste sera reconnue par des spécialistes aussi éminents qu’un François Perroux ou un Alfred Sauvy.

Adversaire du progressisme

La dernière partie de la vie de Louis Salleron sera forcément marquée par le concile Vatican II, et surtout ses suites. C’est alors qu’il pourra être considéré comme l’adversaire-né d’un progressisme dont il dénoncera avec fougue tous les travers. Mais on peut dire que nous ne sommes pas encore sortis des controverses et de la crise qui ont tant retenu le journaliste et l’écrivain. C’est pourquoi on aurait grand avantage à ne pas négliger tout ce qu’il a pu apporter au dossier, en l’enrichissant. Cependant, pour moi qui ai eu la chance de l’approcher en quelques occasions, je puis dire que la biographie réalisée par sa petite-fille restitue au mieux le souvenir d’un témoin essentiel du XXe siècle.

https://www.actionfrancaise.net/2026/09/27/cest-un-temoin-essentiel-du-xxe-siecle-louis-salleron/?doing_wp_cron=1790692320.6721520423889160156250

L’Afrique au XIXe siècle : empires et impérialismes, avec Florian Louis

 


lundi 28 septembre 2026

10 ans de Storiavoce, ça se fête !

 


La Cité à l’épreuve de l’oubli

 

La Cité à l’épreuve de l’oubli

Dans ce texte engagé, Guillaume d’Aram de Valada dénonce les effets de l’égalitarisme et de l’héritage de Mai 68 sur la famille, la transmission et l’identité. Un plaidoyer pour renouer avec notre histoire face à la déconstruction des repères collectifs.
Polémia

De la parité à l’uniformité artificielle

Il y a plus de quarante ans, à l’ère éphémère du libéralisme avancé du « Hibou de Chamalières », on nous servait déjà la parité, les discriminations et l’exclusion.

Pour les professionnels de la commedia dell’arte, il s’agissait simplement de trouver les sauf-conduits nécessaires pour entretenir cette illusion maladive d’exister dans la comédie politique.

Les pasionarias du féminisme — de Gisèle Halimi à Yvette Roudy, en passant par Simone de Beauvoir — théorisaient le genre avant l’heure, émasculant tout esprit suspecté de machisme. Les idéaux de 68, importés des campus californiens, ne suffisaient plus : il fallait pousser la logique à l’extrême et imposer l’égalitarisme partout.

Aujourd’hui, le sillon de ces féministes soixante-huitardes est magistralement creusé. Elles n’existent plus, mais sont remplacées par d’autres, tout aussi intransigeantes dans leur sectarisme manichéen. Des hommes tout poudrés, débitant des phrases toutes faites, leur servent docilement de porteurs d’eau. Ils s’imaginent agir en hommes forts alors qu’ils s’alignent sur l’idéologie dominante, prêts à s’abaisser à toutes les concessions politiques et « sociétales » pour s’imaginer survivre à tout retour aux équilibres de la société.

De Giscard à Macron, en passant par Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande, les gouvernements se sont exécutés comme à la parade, traquant le moindre vestige de patriarcat. La femme n’en demandait pas tant et ne s’en trouve pas, pour autant, plus considérée, bien au contraire. On continue d’attaquer la « falaise machiste » à la dynamite.

La femme aurait-elle toujours été dépossédée de tout pouvoir de décision, à en croire toutes ces amazones de l’égalité des sexes ?

Ce dogme obscurantiste fait bien entendu l’impasse sur l’incommensurable pouvoir d’influence qu’elle exerce depuis la nuit des temps.

La famille traditionnelle, cellule de base de la société, doit être disloquée pour imposer un monde où chacun n’obéit plus qu’à ses propres paradis artificiels.

De l’angélisme exterminateur et du relativisme destructeur

Méthodiquement, opiniâtrement, les déconstructeurs de la société traditionnelle — celle qui régissait nos vies — ont dressé cette tour de Babel, symbole du délabrement moral et mental dans lequel nous nous sommes laissés piéger.

Certains mots ne se disent plus, frappés d’interdit par les tenants de cette nouvelle morale aux cent slogans martelés du matin au soir à la vitesse de la fameuse fibre optique incontournable. L’angélisme et le relativisme sont des armes de destruction massive braquées sur nos esprits et nos racines profondes. Nos réflexes de survie en sont presque réduits à néant, à force de coups de marteau assénés sur des doigts déjà engourdis par le long apprentissage idéologique.

Alors, que dire, que faire ?

Quand on a la chance d’avoir une descendance, on frémit à l’idée qu’à peine le dos tourné, une voix vienne contredire tout ce que l’on a transmis à la chair de sa chair. Les organes de diffusion sont devenus si puissants et vertigineux que le front se déplace de seconde en seconde, sans nous laisser le temps de reprendre position.

La famille était bien la cible première de tous ces ingénieurs d’une société où tout est possible, où tout se déconstruit et où tout est tourné vers un « Autre » sans visage et sans patrie, que l’on veut faire entrer de force dans nos existences.

Il convient de méditer ce que gravait Fustel de Coulanges dans La Cité antique :

« La patrie de chaque homme était la part de sol que sa religion domestique ou nationale avait sanctifiée, la terre où étaient déposés les ossements de ses ancêtres et que leurs âmes occupaient. La petite patrie était l’enclos de la famille, avec son tombeau et son foyer. La grande patrie était la cité, avec son prytanée et ses héros, avec son enceinte sacrée et son territoire marqué par la religion… »

De Mai 68 et de sa caisse de résonance infernale

S’extraire un instant du torrent de l’actualité en continu réserve un amer privilège : observer que le théâtre des médiocres affiche toujours complet. Ses planches se remplissent avec une redoutable fatalité, interdisant toute accalmie.

Des Macron et des Mélenchon, il en apparaîtra tous les jours : rien de bien nouveau sous le soleil. Les maternités du prêt-à-penser débordent, tant la fécondité intellectuelle française semble réglée depuis des lustres pour produire des corbeaux à la langue bien pendue. On les entend pousser leurs cris stridents sur la table de dissection du conditionnement mental, nourris encore et toujours par cette utopie stérile et mortifère dont la seule vertu reste de leur offrir l’illusion passagère du pouvoir.

Les séquelles de Mai 68, avec son cortège d’agitateurs bâtis sur les ruines des anciens empires coloniaux, n’ont pas fini de gangréner la Cité. Toutes les autorités paraissent contaminées : du Vatican aux instances onusiennes, du Parlement européen aux parlements nationaux, des autorités universitaires aux instances patronales…

Animées par une sorte de réflexe immunitaire, les oppositions à ce délabrement méthodique ne désarment pas, bien au contraire, quand bien même les « ayatollahs » du prêt-à-penser cherchent sans cesse à les réduire à de vulgaires nostalgiques des temps anciens.

La fragilisation des cercles constitutifs de la Cité

Le premier cercle demeure la cellule de base : la famille. Le second se consolide ou se délabre à l’école. Le troisième s’affirme dans la vie active, autour de la défense du bien commun ou de la promotion de sa destruction.

Le quatrième cercle, enfin, celui de la politique, a par définition pour rôle d’assurer la pérennité et la défense des trois premiers. Il est tellement fissuré qu’il ne fait plus que hanter les couloirs des soins palliatifs. Pour s’en convaincre, il suffirait de contempler la vacuité du débat public et d’observer le spectacle affligeant de nos assemblées, qui ont permis d’inscrire dans la loi le geste ultime : l’euthanasie.

« Ne pas subir, ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe », écrivait Jean Cau.

L’Espérance s’exprime lentement, sourdement, au cœur d’un peuple assoiffé d’absolu et de points hauts. La résistance se dresse autour d’un principe intangible et sacré : la préservation de l’identité.

Une identité que les « cathares » de l’oubli n’ont jamais cessé de combattre. Sur le terrain culturel comme sur le terrain médiatique, les sectes millénaristes ne capitulent pas, mais semblent perdre enfin du terrain, jour après jour.

Il ne leur reste que leurs seules véritables fondations : l’amnésie organisée contre le roman national et le culte d’un homme nouveau. Un homme « robotisé », ravalé au rang de cobaye de laboratoire, sommé de s’affranchir de toute transcendance pour se vouer tout entier à sa soif de consommer tout, et tout de suite.

Gustave Thibon faisait preuve de cette sage clairvoyance quand il pointait du doigt ce qu’il appelait « la devise du monde contemporain » : « Tout, tout de suite ». Sa lucidité remarquable de « philosophe paysan » se retrouve dans ces quelques lignes :

« Ainsi les engouements collectifs se succèdent sans laisser de traces : la feuille morte voltige d’un lieu à l’autre, mais tous les lieux se valent pour elle, car son unique patrie est dans le vent qui l’emporte… Il n’y a pas d’harmonie sociale possible à l’ombre du signe plus… L’être sans identité, n’étant lié intérieurement à aucun devoir, se sent instinctivement tous les droits : l’envie, la révolte, le “pourquoi pas moi ?” trouvent en lui leur terrain d’élection ; il cherche dans le bouleversement extérieur un remède au mal qu’il sécrète du dedans — mais que peut un “changement d’air” sur celui qui porte l’asphyxie dans ses poumons ? »

Gustave Thibon, Équilibre et harmonie, 1976.

Une société dominée par la vanité des bâtisseurs d’utopies n’a pas d’avenir. Son passé y est méprisé, réduit à la seule caricature du chaos. N’ayant pour boussole qu’un égalitarisme doctrinaire et le nivellement des identités profondes, elle ne retrouvera la sérénité qu’en renouant avec sa longue histoire. À défaut, elle restera l’esclave d’apprentis sorciers, persuadés de détenir les clés d’un jardin d’Éden pourtant parsemé de chiendent.

Guillaume d’Aram de Valada

https://www.polemia.com/la-cite-a-lepreuve-de-loubli/

Les rois de France et la question sociale, une histoire inachevée…

 

Par Jean-Philippe Chauvin

La France n’est pas une île perdue loin du monde, et elle reste une puissance majeure dans le concert des nations sans être une grande puissance au sens impérialiste du terme : cette particularité n’est pas la seule de la France qui a aussi une histoire longue et ancienne qui ne commence pas en 1789, loin de là, mais bien avant, entre la résistance de Geneviève (la sainte de Paris), le baptême de Clovis, le sacre d’Hugues Capet et le dimanche de Bouvines. La formule « les rois ont fait la France », chantée dans la Royale, l’hymne de l’Action française composée par un musicien aveugle, n’énonce pas une théorie, mais bien une réalité. Surnommé « le père des pauvres » au Moyen Âge, le Roi de France reçoit lors de son sacre rémois la main de justice comme symbole de son principal pouvoir dans la société, non pas seulement rendre, mais faire justice. Est-ce vraiment un hasard si, à la veille de la Révolution française, c’est un roi, Louis XVI en personne, qui « invente » la formule aujourd’hui si connue et autant revendiquée (principalement à gauche…) de « justice sociale » ?

Pourtant, la légende noire de la monarchie française voudrait que les rois aient été indifférents à la question sociale, ce qui est évidemment faux : le roi sacré est, dans la conception ancienne des rapports socio-politiques, le « roi nourricier », celui qui a pour devoir de nourrir son peuple, d’assurer sa subsistance, surtout dans les périodes rudes et Dieu sait si elles ne manquent pas avant le XVIIIe siècle en France ! Cela est-il toujours probant ? Si le principe et l’intention sont bien là, les événements et les obstacles du temps empêchent parfois la réalisation de ce programme royal… Mais toute l’œuvre de la Monarchie, depuis ses origines capétiennes, est d’atteindre cet idéal social, y compris dans les périodes les plus difficiles…

Sous la monarchie d’Ancien Régime, à la suite de la monarchie médiévale, les professions sont organisées, dans les villes, en corporations (le terme lui-même n’apparaît que tardivement, quasiment à la veille de leur disparition), nées de l’histoire locale, spontanément et sans intervention directe de l’État royal, même si elles sont recensées sous le roi Louis IX. C’est le ministre Colbert qui va les réorganiser ou, plutôt, les ordonner, dans le cadre de sa stratégie économique qui vise à faire du royaume une grande puissance économique moderne et indé­pendante. Ce même Colbert qui va créer le premier système de retraite par répartition, en 1673, pour les « invalides de la Marine » quand le roi Louis XIII, quelques décennies auparavant, a créé un système de recensement et de prise en charge des invalides et des chômeurs… Mais, sous le roi Louis XV se multiplient les attaques des libéraux, inspirés par les idées des Lumières et celles importées d’Angleterre avant qu’elles soient motivées par le franklinisme venu d’Outre-Atlantique : en mai 1763 et en juillet 1764, des lois libérales remettent en cause le rôle nourricier de l’État royal, au nom d’une liberté du commerce des grains qui s’avère une mauvaise nouvelle pour les populations les moins aisées. Si le roi Louis XV, rapidement conscient de cette erreur de direction, revient sur ces fâcheuses décisions, les libéraux repartent à l’assaut sous le règne suivant, avec les mesures de Turgot qui supprime les corporations, rétablies par le roi quelques mois après pour le bien des ouvriers. Mais c’est la Révolution française (parisienne, en fait…) qui consacre la victoire de l’idéologie libérale sur le plan économique et social : l’année 1791 peut être considérée comme « l’année la plus libérale de l’histoire de France », avec deux lois, la loi d’Allarde qui supprime définitivement les corporations et la loi Le Chapelier qui interdit toute grève et toute association professionnelle au nom de « la liberté du travail » qui n’est rien d’autre que la victoire du Capital sur le Travail. C’est la véritable date de naissance du prolétariat (en tant que situation et condition) car, désormais, l’ouvrier devient complètement « l’objet » de celui qui a les capitaux et qui va l’employer ou, plutôt, l’exploiter sans entraves. Dans le même temps, le temps de travail des ouvriers des villes explose littéralement, avec la suppression des jours de congé (y compris le dimanche) jadis nombreux et souvent liés aux fêtes et aux règles religieuses. Il n’est pas exagéré d’affirmer que la Révolution française fut une véritable catastrophe sociale pour le monde ouvrier, et il faudra un siècle et demi pour en amoindrir et en réparer les effets dévastateurs.

L’une des premières mesures de la Monarchie royale restaurée fut la « sanctification du dimanche » dès le retour du roi Louis XVIII sur le trône en 1814 qui permit aux travailleurs de disposer à nouveau du repos dominical complet. C’est sous ce même règne que, en 1818, furent créés la Caisse d’épargne et le livret qui devait permettre à tous ceux qui travaillaient de « mettre de côté » pour éviter, dans les temps plus rudes pour eux, de verser dans la misère complète et pour pouvoir épargner pour leurs vieux jours et leurs enfants… Pourtant, le XIXe siècle fut aussi ce siècle terrible de l’industrialisation au prix de l’exploitation des travailleurs et de la plus grande misère sociale, celle qui se marque par le fait que le travail lui-même ne nourrit plus le travailleur, mais enrichit d’abord celui qui l’exploite… C’est une forme terrible de servitude sociale établie et confortée par le capitalisme triomphant que dénoncent les royalistes sociaux du XIXe siècle, de Villeneuve-Bargemont (préfet du roi Charles X, puis député légitimiste) à René de La Tour du Pin et Albert de Mun (respectivement théoricien du royalisme social corporatiste et député catholique attaché à l’amélioration de la condition ouvrière, autant de travail que de vie), puis ceux du XXe et du XXIe siècles, en tenant évidemment compte des évolutions des situations et questions sociales. Les premières lois sociales du XIXe siècle sont d’ailleurs l’œuvre des parlementaires royalistes mais nombre de projets de loi sont repoussés par les républicains dits modérés (y compris de gauche…) et la Troisième République elle-même n’est guère sociale avant 1936, à quelques exceptions près. Les prétendants royaux eux-mêmes s’engagent sur cette question sociale, comme le comte de Chambord, en 1865, par sa Lettre sur les ouvriers qui précède et annonce l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII, fondatrice de la doctrine sociale de l’Église, ou le comte de Paris du XXe siècle, dans son livre Le Prolétariat et par la revue Justice sociale dont il est le commanditaire !

Après la Seconde Guerre mondiale, se met en place en France l’Etat-providence au moment même où la société de consommation va s’affirmer et s’imposer. Pour autant, cela ne règle pas la question sociale, et cela même si elle semble perdre de son importance quand les classes sociales paraissent se dissoudre dans le monde des consommateurs. Ce que la prospérité matérielle de la période que Jean Fourastié nomma « les Trente Glorieuses » masqua un temps, ressurgit quand le temps de la crise fut venu ou, plutôt, celui de la mondialisation globalisée dans sa suite : la désindustrialisation française, après la « fin des paysans » des années 1960-1980, ébranla l’équilibre social, juste maintenu par les structures et subventions de l’État-providence, devenu État-nounou et cause presque directe de la déres­ponsabilisation sociale de nombre d’entreprises mais aussi d’allocataires sociaux (qualificatif en définitive trompeur parce que faux…). Ainsi, après l’État protecteur et nourricier des rois de France, et après la phase de libéralisme aigu des années révolutionnaires et des institutions républicaines du XIXe siècle, la République, sans doute incapable de trouver la juste mesure, a versé dans un étatisme paradoxal : « assistanat en bas, impuissance en haut », pourrait-on dire pour résumer la situation de la République face à la mondialisation et dans le cadre d’une Union européenne à la fois libérale soumise aux monopoles et à leurs groupes de pression (« l’Europe féodale ») et réglementariste (« l’Europe légale »), insoucieuse des peuples enraci­nés (« les pays réels », en somme).

Et aujourd’hui, et demain ? En attendant et en travaillant à la monarchie royale, les royalistes rappellent d’abord que, dans le cadre de la mondialisation et de ses mécanismes qui ne nous sont pas forcément favorables (en particulier pour nos travailleurs et producteurs), la nation est et reste la principale sécurité sociale de la France et des Français : encore faut-il, à sa tête, un État fort et sûr de son droit face aux féodalités financières mondialisées qui veulent imposer leur loi d’airain ; un État capable de protéger ses territoires terrestres comme mari­times, ses richesses et ses atouts, sa matière grise et sa pluralité, ses métiers et ses producteurs ; un État qui voit loin, bien au-delà d’un mandat présidentiel ou d’une législature… En somme, la monarchie royale, éminemment sociale et qui redonne toute sa dignité au travail sans assommer le capital, mais en l’ordonnant au bien commun… Si la monarchie n’a pas de sceptre magique pour régler tous les problèmes d’un seul coup, elle a néanmoins une main de justice qui l’oblige et qu’il lui appartient de tenir fermement, pour assurer le destin de l’État et garantir les libertés professionnelles et corporatives des peuples, métiers et producteurs de France…

https://www.actionfrancaise.net/2026/09/28/les-rois-de-france-et-la-question-sociale-une-histoire-inachevee/?doing_wp_cron=1790608058.7567028999328613281250

Après le petit réchauffement, le grand refroidissement ?

 

La nouvelle a claqué comme un fouet sur les fesses des charlatans du GIEC. Il a fait plus froid en Floride qu’en Islande ! Ces imposteurs accusent le vortex polaire de descendre sous les tropiques. En fait, ils sèchent depuis mi-janvier 2025 où l’on a vu des tempêtes de neige et des baisses de température, inédites depuis 200 ans, affecter les USA et la Russie. Donald et Vladimir sont climatosceptiques. Devinez pourquoi.

En Europe aussi on se gèle avec des icebergs de 10 m de haut en Allemagne. Mais on s’en tient au dogme du réchauffement. L’équilibre politique avec les Verts en dépend. Les décideurs nient que les fluctuations climatiques de la Terre sont liées à l’évolution de ses paramètres orbitaux et aux variations d’activité solaire. Or après une stase amorcée en 1998, marquant la fin d’un léger réchauffement de 140 ans, nous pourrions être à l’aube d’un nouveau minimum glaciaire.

Le soleil et Milankovitch font la pluie et le beau temps

La forme de l’orbite et donc la distance de notre planète par rapport au Soleil, ainsi que l’obliquité de l’axe de rotation influencent la quantité d’ensoleillement reçue à la surface de la Terre et impulsent l’établissement de cycles glaciaires et de schémas climatiques répétitifs. Comme les hivers polaires oubliés de 1907 et 1963 pas plus exceptionnels que les canicules de 1911, 1947, 1976, 2003 et 2026. Dans la continuité d’événements comparables répertoriés depuis l’Antiquité.

Sur le long terme, les changements climatiques dépendent des cycles de Milankovitch. Sur des périodes plus courtes, on observe des phases interglaciaires entrecoupées par des « petits âges » avec des optimums ainsi appelés parce qu’on a observé que ces périodes plus chaudes sont favorables à l’agriculture, aux échanges commerciaux et culturels et à l’évolution des civilisations. On réfléchit mieux au soleil, le ventre plein, que transi, affamé et stressé. 

Le soleil a rendez-vous avec la lune mais pas que…

L’observation des exoplanètes nous a aidés à affiner notre compréhension des interactions entre les différents corps célestes dans un même système. Sur le climat terrestre, on observe une influence des grandes planètes, mais aussi des petites. 

Comme tout objet céleste, la Terre est influencée par les forces gravitationnelles de ses voisines. Des corrélations entre la position des différentes planètes du Système solaire et celle de la Terre ont mis en évidence l’influence de Vénus et de Jupiter sur les cycles de Milankovitch de 430 000 ans. Durant cette période, l’orbite terrestre s’allonge graduellement pour devenir très elliptique avant de revenir à une forme presque circulaire, sous l’effet de l’attraction des deux planètes.

Mais la sœur desséchée de la Terre et sa frangine obèse ne sont pas les seules à influencer le climat terrestre. Une équipe d’astronomes et d’astrophysiciens a effectué des calculs complexes afin d’évaluer et de comprendre l’action de Mars. A priori, cette petite boule qui ne fait que le dixième de la masse terrestre n’était pas soupçonnée d’avoir un impact significatif sur la trajectoire de la Terre dans l’espace.

Mars a plus d’influence sur le climat terrestre que les flatulences des vaches folles

Plusieurs études sédimentaires ont mis sur la voie, invitant à mieux analyser les corrélations entre le climat terrestre et la position de Mars dans le Système solaire.

« Je savais que Mars avait un effet sur la Terre, mais je pensais qu’il était minime, explique le planétologue Stephen Kane. Je pensais que son influence gravitationnelle était trop petite pour être observée dans l’histoire géologique de la Terre. J’ai donc voulu vérifier mes propres hypothèses ».

L’astrophysicien de l’université de Californie a entrepris alors de développer des simulations du Système solaire afin d’observer les variations de l’orbite terrestre et les variations climatiques associées sur des dizaines et des centaines de milliers, voire des millions d’années. En supprimant virtuellement Mars du Système solaire, Kane a remarqué que des cycles climatiques majeurs disparaissaient, dont celui de      100 000 ans et celui de 2,3 millions d’années, révélant le rôle de la Planète rouge sur leur cours. Difficile d’intégrer ces paramètres dans la version ultra-simplifiée destinée à terroriser les moutons téléphages.

Les résultats de Kane publiés dans la revue Astronomical Society of the Pacific pourraient avoir des implications pour l’étude d’autres systèmes planétaires, en révélant l’influence que peuvent avoir les planètes extérieures, même petites, sur une exoplanète située dans la zone habitable.

Changements climatiques rapides du passé confirmés par la science expérimentale

La supercherie consistant à présenter le léger réchauffement climatique du XXe siècle comme un fait unique est d’autant plus patente que des études démontrent qu’il y a environ 15 000 ans, des changements climatiques brutaux, probablement liés à des modifications de la circulation atmosphérique, se sont produits à deux reprises dans l’hémisphère Nord selon une étude publiée dans la revue Science.

Le climat a basculé il y a 14 700 ans avec une augmentation des températures de plus de 10 degrés Celsius, en seulement 3 ans ! Puis, après un nouveau coup de froid, une hausse équivalente s’est produite en 60 ans il y a 11 400 ans, à la fin de la dernière grande période glaciaire. Ce moment correspond à la transition néolithique avec la sédentarisation des chasseurs cueilleurs, l’apparition de l’agriculture et de l’élevage et les premiers habitats fixes groupés, noyaux des futures villes puis nations.

« Des analyses des isotopes d’oxygène emprisonnées dans des carottes de glace du Groenland ont montré que ces renversements climatiques se sont produits aussi abruptement que si quelqu’un avait appuyé sur un bouton », souligne Dorthe Dahl-Jensen, de l’université de Copenhague, associée à des chercheurs japonais et français du CEA et du CNRS.

N’en déplaise aux réchauffards qui nient l’influence des variations solaires sur le climat, les glaces ont conservé des marqueurs isotopiques des éruptions et super-éruptions du Soleil, correspondant à des bouleversements climatiques rapides. La dernière période glaciaire s’est achevée de manière très brutale, avec deux épisodes de réchauffement intense interrompus par une brève période intermédiaire  froide. Le tout en l’absence de tout dégagement de gaz à effet de serre (CO2, méthane…) d’origine humaine.

La cyclo-stratigraphie entérine la théorie astronomique des climats, par l’analyse des cycles sédimentaires qui sont autant d’indicateurs dans les dépôts stratifiés, tout particulièrement ceux des sédiments marins carbonés, révélateurs de l’influence de la précession, de l’obliquité et de l’excentricité sur les climats mais aussi sur l’évolution des espèces.

Quant à la dendrochronologie (étude des cernes des arbres y compris ceux pétrifiés) considérée comme une des meilleures méthodes de datation utilisées en archéologie pour les périodes remontant jusqu’au Mésolithique (env. 9 000 ans B.P) elle enregistre des changements extrêmement brutaux et rapides, en plus chaud, plus froid, plus humide, plus sec… Sans aucune action humaine évidemment.*

L’obsession du CO2 assénée pour abrutir, diriger et dépouiller les béotiens n’est qu’une sinistre farce !

Dans les modèles du GIEC où l’on dose vicieusement les paramètres, le CO2 vire à la monomanie quand, dans l’atmosphère, il est mélangé à la vapeur d’eau qui possède de larges bandes d’absorption qui recouvrent en intensité et fréquences celles du CO2 avec un ratio de 50 pour 1.

C’est la vapeur d’eau qui absorbe par saturation la quasi-totalité de la chaleur, soit 90 % des infrarouges, le reste étant imputable à d’autres gaz comme l’ozone ou le méthane. Mais la chaleur ne s’accumule pas par additions successives ! Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau aux effets bien plus significatifs. Puisque H2O représente 2 % de l’atmosphère soit 50 fois plus que le CO2 (0,04 %).

Les « savants » du GIEC ont une curieuse façon de calculer l’effet de serre, en oubliant le gradient thermique vertical : l’air chaud monte et perd 2°C/1000 pieds. Quand il fait 25°C au sol, il ne fait plus que 12°C à 2000 mètres d’altitude.

Enfin le GIEC ne tient pas compte de l’accélération du cycle de l’eau par l’évaporation, qui se traduit avec la chaleur par un épaississement des couches nuageuses, avec pour effet d’accroître l’albédo de la Terre et donc de renvoyer davantage de rayons solaires vers l’espace, diminuant ainsi l’effet de serre et le réchauffement tant redoutés.

Christian Navis

Extrait de mes Archives climato-sceptiques

https://climato-sceptique.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/apres-le-petit-rechauffement-le-grand-refroidissement-3/