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jeudi 4 mars 2021

LES REPROUVES

  

Pieter Kerstens

En mai 1968, les progressistes et les « humanistes » ont décrété une liberté totale d’expression par les slogans « il est interdit d’interdire » ou « vivre sans temps mort, jouir sans entrave » et « le bâton éduque l’indifférence ». Mais cette possibilité ne s’applique qu’à une certaine catégorie d’individus, celle des bien-pensants, les détenteurs du Savoir et de la Vérité. 

En effet, une chape de plomb et 50 ans de silence couvrent un crime de guerre. 

On observe que depuis 1945 et les jugements du tribunal de Nuremberg, il y a des tabous et des totems indiscutables, érigés par des lobbies et des communautés gardiens de dogmes sectaires. Un exemple typique, parmi tant d’autres : durant des décennies, des millions d’élèves en Europe ont été anesthésiés par le mensonge des assassinats de 26.000 officiers, sous-officiers, soldats et civils polonais dans la forêt de Katyn, aux environs de Kozye Gory en Pologne, au mois d’avril 1940, imputés à l’armée allemande, selon les accusations du Tribunal de Nuremberg.

Par la suite, les enquêtes menées par la Commission Médicale Internationale, le professeur bulgare Markoff ou le suisse Dr. Naville ont déculpabilisé les troupes allemandes, de telle manière que le jugement du 1er octobre 1946 en omettait la mention. Cette omission signifie que le Tribunal Militaire International de Nuremberg n’a pas estimé que les criminels de guerre allemands étaient coupables des assassinats de Katyn. Malgré cela, et durant de longues années, les professeurs d’Histoire ont enseigné que les crimes de Katyn ont été commis par les Allemands. Tous ceux qui contestaient cette vérité « historique » ont été cloué au pilori et traité de « fascistes ».

Mais en 1990, Gorbatchev fait déclassifier les archives et rétablir la vérité sur le drame de Katyn.  Il est alors établi que le 5 mars 1940 une proposition écrite de Lavrenti Béria, chef du NKVD, ordonne d’éliminer tous les prisonniers polonais, lettre signée par Staline, Vorochilov, Mikoïan, Kalinine et Kaganovitch, tous membres du Politburo du parti communiste d’URSS.  Et ce sont aussi 1.800.000 Polonais qui furent touchés par la répression soviétique et envoyés dans les camps du Goulag et les colonies de Sibérie, dont très peu sont revenus ! 

Guerres du Golf, attentats du WTC à New-York, Printemps arabes, Shoah, Timisoara, guerres en Lybie et en Syrie.

Ces différents sujets sont interdits de contestations, d’analyses ou de remise en cause, car ils appartiennent à « la mémoire collective », chasse gardée des mondialistes, du politiquement correct et surveillés par la police de pensée. Gare à ceux qui oseraient les transgresser.  

Et parmi les rebelles de la pensée unique, nombreux ont été mis au ban de l’Humanité, condamnés, emprisonnés ou même parfois exilés, tels Paul Rassinier (ex-déporté, député SFIO), Roger Garaudy, Pierre Guillaume, Jean Plantin, Henri Roques, Thierry Meyssan, Hervé Ryssen, Robert Faurisson, Vincent Reynouard, Paul-Eric Blanrue en France, et ailleurs Wolfgang Frölich, Ursula Haverbeck, Giuseppe Falisi, Siegfried Verbeek, Alain Soral, Dieudonné M’bala M’bala, Khaled Mechaal, Mahmoud Abbas, Gamal Abdel Nasser, David Irving, Willis Carlo, Arthur Butz, Mahmoud Ahmadinejad, Sylvia Stolz, German Rudolf, Saddam Hussein, sans oublier Ernst Zundel et Horst Mahler, parmi tant d’autres en désaccord avec la doxa officielle.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/03/03/les-reprouves-6301247.html

dimanche 15 juillet 2012

15 juillet 1410 Les Teutoniques défaits à Tannenberg

Le 15 juillet 1410, une coalition de Polonais et de Lituaniens écrase à Tannenberg, en Prusse orientale, les chevaliers Teutoniques, des moines-soldats allemands de brutale réputation.
Les Polonais désignent cette bataille mémorable sous le nom de victoire de Grunwald. Ils y voient l'origine de l'unité de la Nation polonaise...
Gustav-Adolf Kiebeler.
L'Ordre teutonique (XIIe-XVe siècles)
Cliquez pour agrandir
L'Ordre teutonique, XIIIe-XVe siècles (droits réservés : Alain Houot) L'Ordre teutonique a joué un rôle majeur dans l'expansion germanique à l'est de l'Europe, en terre slave, à la fin du Moyen Âge. Il est aussi à l'origine de l'Etat prussien.
Un Ordre conquérant
L'ordre Teutonique - d'un vieux mot qui signifie allemand - a été fondé par des chevaliers allemands en 1198 en Terre sainte, à Acre, sous le nom d'Ordre des chevaliers Teutoniques de l'Hôpital Sainte-Marie de Jérusalem. Ses moines-soldats sont reconnaissables à leur grand manteau blanc orné d'une croix noire.
Exclusivement composé de chevaliers allemands désireux de se vouer à la lutte contre les infidèles, l'ordre étend très vite des ramifications vers l'Europe centrale encore peuplée de païens. Il fonde la ville de Kronstadt en Transylvanie (aujourd'hui Brasov, en Roumanie).
En 1226, il est appelé à la rescousse par le duc polonais Conrad de Mazovie, la région de Varsovie. Les terres du duc viennent d'être envahies par un peuple encore païen des bords de la mer Baltique, les «Pruzzen» ou «Borussiens». Frédéric II de Hohenstaufen, l'empereur qui règne alors en Allemagne, octroie à l'ordre Teutonique tous les privilèges des princes d'Empire en vue de l'encourager à combattre et «évangéliser» les Borussiens.
Les moines-soldats accomplissent leur mission avec une extrême brutalité, en exterminant plutôt qu'en convertissant les populations borussiennes et en implantant des colons allemands qui ne tardent pas à adopter le nom de leurs prédécesseurs. C'est ainsi que la région prend le nom de Prusse. Cette colonisation militaire participe au «Drang nach Osten».
Le Drang nach Osten
Le «Drang nach Osten» (en français, poussée vers l'est) désigne la poussée germanique vers l'Est.
Cette colonisation agraire s'amorce au XIe siècle, à l'initiative de moines cisterciens et prémontrés issus de Bourgogne qui traversent les terres allemandes pour s'établir au-delà de l'Elbe, dans des étendues sauvages encore peuplées de Slaves plus ou moins païens.
Les défrichements des moines de Citeaux ne tardent pas à attirer des paysans allemands. Dans les années 1220 arrivent des moines-chevaliers de Terre Sainte, chevaliers Teutoniques et chevaliers Porte-Glaives, qui donnent un tour autrement plus brutal à la colonisation allemande.
La poussée germanique se heurte rapidement aux Slaves lorsque ceux-ci entrent dans la chrétienté et se dotent de structures étatiques. Le mouvement s'interrompt au début du XVe siècle avec la défaite des chevaliers Teutoniques face aux Polonais et Lituaniens.
Un demi-millénaire plus tard, à la suite de deux guerres mondiales, le mouvement s'inverse et les Slaves repoussent les Allemands à l'ouest de la ligne Oder-Neisse, du nom des deux cours d'eau qui marquent depuis 1945 la frontière entre l'Allemagne et la Pologne.
Pour consolider leur progression, les chevaliers Teutoniques construisent de puissantes forteresses dans les territoires nouvellement conquis, comme Köenigsberg (aujourd'hui Kaliningrad, en Russie). Dans le même temps, ils fusionnent avec un autre ordre allemand en guerre contre les Baltes : les chevaliers Porte-Glaive. Les régions de Courlande et de Livonie, à l'est de la Prusse, entrent à leur tour dans la zone d'expansion des chevaliers Teutoniques.
Les moines-soldats essuient toutefois un premier échec cinglant en 1242, sur les glaces du lac Peïpous, à la limite de l'Estonie actuelle, face à l'armée du prince russe Alexandre Nevski. Ils ne tenteront pas de pousser plus avant la colonisation allemande.
Puissance et décadence
Quand les derniers croisés évacuent la Terre sainte en 1291, le grand maître de l'ordre Teutonique quitte Acre, en Palestine, pour la forteresse de Marienburg, en Prusse (aujourd'hui Malbork, en Pologne), dont il fait en1309 sa capitale.
Désormais sans attache en Palestine, l'ordre Teutonique s'affirme comme une grande puissance séculière, rivale de la Pologne catholique et de la Lituanie païenne. Il est placé sous l'autorité du grand maître, un personnage richissime et prestigieux, désigné à vie, avec rang de prince d'Empire.
Le siècle suivant voit le début de son déclin, en raison tout à la fois de la Grande Peste de 1348, qui décime les populations européennes, et de la consolidation du royaume de Pologne, de langue slave. En Prusse même, dans les terres administrées par l'ordre, les Allemands de la noblesse comme de la bourgeoisie supportent mal la tutelle des chevaliers Teutoniques et n'hésitent pas à prendre parti pour le roi de Pologne et le grand-duc de Lituanie dans leurs querelles avec l'ordre.
Les Lituaniens païens, sous la direction du grand-prince Gédymin, repoussent les Russes loin vers l'Est et résistent avec succès aux Teutoniques. Ils forment autour de leur capitale Vilnius le plus puissant État d'Europe orientale... et le seul du continent à n'être pas chrétien !
Tous unis contre les Teutoniques
La situation se corse quand, en 1386, le grand-duc de Lituanie Ladislas II Jagellon (36 ans), petit-fils de Gédymin, épouse Hedwige d'Anjou, fille et héritière du roi de Pologne Louis 1er d'Anjou. Il se convertit au catholicisme et devient du même coup roi de Pologne mais il doit céder à son cousin Withold le titre de grand-duc de Lituanie.
Désireux d'en finir avec ses voisins et ennemis, le nouveau souverain polonais réunit sous son commandement Polonais et Lituaniens et marche sur Marienburg. Les Chevaliers Teutoniques tentent de les contenir en se massant derrière la rivière Drewencz. Les troupes polonaises et lituaniennes, complétées par des contingents russes et tartares franchissent celle-ci au lieu-dit Tannenberg (aujourd'hui Grunwald, en Pologne).
Les effectifs sont considérables pour l'époque : plus de 20.000 hommes du côté germanique, près de 40.000 du côté polono-lituanien.
Dès le début de l'affrontement, les Teutoniques prennent l'initiative et réussissent à fractionner les troupes ennemies. Mais celles-ci, fortes de leur avantage numérique, finissent par se regrouper et encercler les chevaliers. Le grand maître Ulrich von Jungingen meurt les armes à la main. Dès lors, les Chevaliers Teutoniques se débandent. Leur défaite est consommée.
Là-dessus, les vainqueurs entreprennent le siège de Marienburg, où se sont réfugiés quelques milliers de chevaliers rescapés de la bataille. Mais ils échouent à prendre la forteresse et le roi de Pologne finit par conclure l'année suivante, avec l'Ordre Teutonique, le traité de Thorn (aujourd'hui Torun, en Pologne). Les moines-soldats conservent la Prusse orientale et leurs deux forteresses de Marienburg et Köenigsberg. Un demi-siècle plus tard, à nouveau vaincus par les Polonais, ils passeront sous la suzeraineté du roi de Pologne.
Vers l'Allemagne moderne
En 1511, Albert de Brandebourg (Albrecht von Brandenburg), de la famille des Hohenzollern, est élu grand maître de l'ordreTeutonique. Quelques années plus tard survient le différend entre le moine Martin Luther et la papauté. L'Allemagne est sens dessus dessous !...
Albrecht von Brandenburg prend le parti de Luther et adhère à la Réforme luthérienne (le protestantisme). En 1525, sur une suggestion de Luther, il transforme l'État de Prusse administré par l'ordre Teutonique (Ordensstaat Preußen) en un duché héréditaire (Herzogtum Preußen).
Cette première sécularisation donne des idées à de nombreux évêques, surtout en Allemagne du nord. À l'imitation du grand maître de l'ordre Teutonique, ils transforment leur principauté ecclésiastique (geistliche Fürstentümer) en principauté séculière et se rallient à la Réforme, ce qui leur vaut de devenir à leur tour de puissants seigneurs.
Le nouveau duché de Prusse orientale étant situé hors des limites du Saint Empire romain germanique, Albert de Brandebourg le place sous la suzeraineté du roi de Pologne et non de l'empereur d'Allemagne. L'un de ses lointains descendants prend prétexte de cette particularité pour se faire désigner roi en Prusse. De ce royaume est issu l'Allemagne actuelle.
Survivance
L'ordre Teutonique a survécu à la «trahison» du grand maître Albert. Il s'est reformé à l'intérieur de l'Empire allemand où il possédait de nombreux biens... Ainsi à Wetzlar, où - lisez Werther de Goethe - le père de Lotte était fonctionnaire au service de l'ordre.
En 1809, l'empereur Napoléon 1er a liquidé la branche allemande de l'ordre. Celui-ci ne survit plus aujourd'hui qu'en Autriche... en n'ayant conservé de son trouble passé que sa vocation caritative et hospitalière.  
http://www.herodote.net

mercredi 27 octobre 2010

L'histoire de Enigma

C'est à la fin de la première guerre mondiale qu'est apparue la nécessité de crypter les messages (bien que les techniques de chiffrement existaient déjàdepuis fort longtemps).
C'est un Hollandais résidant en Allemagne, le Dr Arthur Scherbius qui mit au point à des fin commerciales la machine Enigma, servant à encoder des messages.
Le modèle A de la machine (Chieffrienmaschinen Aktien Gesellschaft) fût présentée en 1923 au Congrès Postal International de Bern. Le prix de cette machine à l'époque (équivalent à 30 000 euros aujourd'hui) en fit un échec cuisant. Mais l'idée fit son chemin et la marine de guerre allemande reprit le projet en 1925 et en confia son évolution au service de chiffrement (Chiffrierstelle) du ministère de la guerre allemand. Le modèle Enigma M3 fût finalement adopté par la Wehrmacht (armée Allemande) le 12 janvier 1937.
Ce que les Allemands ignoraient, c'est que les services de contre-espionnage français et Polonais travaillaient également depuis 1930 sur une méthode de déchiffrement. Le Commandant Gustave Bertrand des services secrets français, recruta pour cela Hans Thilo Schmidt (dont le nom de code était Asche), qui travaillait à l'époque pour le Chiffrierstelle.
Lorsque la seconde guerre mondiale éclata en 1939, les alliés savaient décrypter les messages d'Enigma. Le 24 juillet 1939, Marian Rejewski ( responsable du Biuro Szyfrow - service européen le plus avancé dans les recherches sur le chiffrement allemand ) remit un modèle de la machine Enigma au Commandant Bertrand et à Alistair Denniston, chef du service de déchiffrement de l'Intelligence Service (IS) britannique.
La guerre s'est ensuite intensifiée et la cadence de déchiffrement augmenta. Ainsi, entre les mois d'octobre et juin 1939, plus de 4000 messages chiffrés furent décodés par les services secrets français. Ces opérations portaient désormais un nom : Opération Z pour les français et Code Ultra (pour Ultra Secret) pour les Anglais.
En Août 1939 les Anglais installèrent à Bletchley Park (80 km de Londres) les services du Code et du Chiffre. Ce n'étaient pas moins de 12000 scientifiques et mathématiciens Anglais, Polonais et français qui travaillaient à casser le code d'Enigma. Parmi ces mathématiciens, on retrouve l'un des inventeurs de l'informatique moderne : Alan Turing, qui dirigeait tous ces travaux.
Les messages décryptés à Bletchley Park arrivaient par tapis roulant à la Huts 6, puis, au poste pour être traduits (2 postes par équipe) :
  • un pour les messages en retard
  • un pour le matériel urgent
Les messages traduits de la Luftwaffe étaient transmis aux 3A et ceux de l'armée aux 3M (A= aviation; M= militaire). On attribuait ensuite des Z en fonction de l'importance des messages (1Z: peu important; 5Z: extrêmement urgent). Les renseignements étaient résumés et envoyés en 3 exemplaires :
  • un au SIS de Broadway ;
  • un au service de ministère approprié ou à Withehall ;
  • un au général concerné sur le terrain.
Les Anglais réussirent ainsi à déchiffrer ces messages codés. Seulement, la Kriegsmarine ( Marine de guerre Allemande), utilisant des mesures de cryptage différentes, le déchiffrement s'avèra plus difficile. La capture sur le U-110 d'une Enigma et surtout de ses instructions permit une avancée importante. Ceci permettant de connaître les positions de sous-marins et de réduire le tonnage coulé par les U-Boot (Cf : Le film U-571).
Le 1er février 1942, le modèle Enigma M4 fut mis en service. Pendant onze mois, les alliés ne réussirent pas à décrypter ces messages.
Durant toute la guerre, plus de 18 000 messages par jours furent décryptés, et permirent aux forces de l'alliance de connaître les intentions de l'Allemagne. Le dernier message chiffré fut trouvé en Norvège, signé par l'Amiral Doenitz : « Le Führer est mort. Le combat continue ». Les Allemands ne se sont jamais doutés que leur précieuse machine pouvait être décryptée.
Source : Mémorial de Caen : http://www.memorial-caen.fr/

Le fonctionnement de Enigma

Enigma possédait un fonctionnement particulièrement simple : l'objet était équipé d'un clavier pour la saisie du message, de différentes roues pour le codage, et enfin d'un tableau lumineux pour le résultat.
A chaque pression d'une touche du clavier, une lettre du panneau lumineux s'illuminait. Il y avait ainsi 3 roues de codage, appelées « Brouilleur Rotor », qui reliaient le clavier au panneau lumineux.
Par exemple, avec un seul rotor, lorsque l'on appuie sur B le courant passe par le rotor et allume A sur le panneau lumineux :
roue de codage de Enigma
Pour complexifier la machine, à chaque pression sur une touche, le rotor tourne d'un cran. Après la première pression on obtient donc :
roue de codage de Enigma décalée d\'un cran
Suivant les modèles ( M3 ou M4), le système était muni de 3 ou 4 rotors. Les deuxième et troisième rotors avançaient d'un cran quand le précédent faisait un tour complet. Il y avait aussi un tableau de connexion qui mélangeait les lettres de l'alphabet et un réflecteur qui faisait repasser le courant dans les rotors avant l'affichage.
/------>>----------------|
B b------->------/\ | |-->>---|
C c | |---->>-----| |
D d | |
E e |------<-------- span=""> |---<---------------- span="">
F f |---<--- span=""> |--->>---|
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-->
Au final, pour des machines Enigma équipées pour 26 lettres, il y avait 17 576 combinaisons (26 x 26 x 26) liées à l'orientation de chacun des trois rotors, 6 combinaisons possibles liées à l'ordre dans lequel sont disposés les rotors, soient 100 391 791 500 branchements possibles quand on relie les six paires de lettres dans le tableau de connexions : 12 lettres choisies parmi 26 (26! /(12!14!)), puis 6 lettres parmi 12 (12!/6!), et puisque certaines paires sont équivalents (A/D et D/A), il s'agit de diviser par 26.
Les machines Enigma peuvent donc chiffrer un texte selon 1016 (17 576 * 6 * 100 391 791 500) combinaisons différentes !

Cassage du code d'Enigma

Les Polonais inventèrent « la Bombe » (rebaptisée plus tard « Ultra ») qui permettait de connaître les réglages Enigma. Seulement, à partir de 1938, c'est l'opérateur lui-même qui établissait le réglage. Pour remédier à ce problème, les polonais trouvèrent la solution: chaque message contenait soit une répétition de mots soit des mots récurrents (appelés « femelles »).
Ceci était un indice quant au noyau (réglage de base des rotors). Pour découvrir ce réglage, les Polonais utilisaient ensuite la « Grille » (cartes perforées correspondant à toutes les permutations du noyau). Ces cartes étaient empilées les unes sur les autres par rapport à la position des « femelles ».
Ensuite, il s'agissait de chercher le point où une série de perforations se recouvrait du haut en bas de la pile.
Article écrit par Jean-François PILLOU et Sébastien DELSIRIE