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mercredi 2 avril 2025

29 mars 1796 : ainsi disparut Charette, le roi de la Vendée

 

Credit : Jean-Baptiste Paulin Guérin, Public domain, via Wikimedia Commons
Credit : Jean-Baptiste Paulin Guérin, Public domain, via Wikimedia Commons
Dans les dernières heures des guerres de Vendée, alors que la république cherche encore à imposer sa poigne de fer sur l’Ouest insurgé, une figure emblématique demeure debout, face aux vents impétueux de la tempête révolutionnaire : François Athanase Charette de La Contrie. Chef charismatique des Vendéens, héros indomptable, il incarne, avec d’autres hommes, l’âme d’une France contre-révolutionnaire qui ne veut pas abandonner ses traditions et sa foi. En ce printemps 1796, après maints et maints combats, ses forces et ses alliés se sont dispersés. Désormais, l’étau des colonnes républicaines se resserre inexorablement autour de lui. Malgré cela et jusqu’à son dernier souffle, Charette va porter haut l’étendard du cœur vendéen.

La traque

Depuis l’échec sanglant de l’expédition de Quiberon en 1795 et la capture de Stofflet, un autre grand chef vendéen, Charette est devenu l’homme à abattre pour la république. Replié dans les bocages, les marais et les forêts impénétrables de Vendée, ce « roi des brigands » mène une guérilla acharnée contre les Bleus, harcelant ainsi sans relâche les troupes républicaines. Cependant, au fil des mois, l’armée des « rebelles de Vendée » s’affaiblit : les défections se multiplient et les paysans, épuisés par une guerre interminable, commencent à lâcher prise.

C'est ainsi qu'en mars 1796, l’Armée catholique et royale n’est plus que l’ombre d’elle-même. Le 23 mars, Charette est finalement encerclé dans le bois du domaine de la Chabotterie. Avec une poignée d’hommes fidèles, il livre un ultime combat, mais la supériorité numérique des républicains est écrasante. Blessé à plusieurs reprises, il tente une ultime fuite. Pour le protéger et attirer l’ennemi ailleurs, l’un de ses compagnons d’armes, le courageux Pfeiffer, échange son chapeau avec lui, ce panache blanc si distinctif de Charrette qui, comme celui d'Henri IV, pouvait se retrouver « au chemin de l’honneur et de la victoire ». Malheureusement la ruse échoue et les Bleus finissent par prendre Charette. Ils n’arrivent pas à y croire : après des années de luttes acharnées, ils ont enfin capturé « le roi de la Vendée ».

La dignité d’un chef vaincu

Emmené à Nantes sous haute escorte, Charette sait désormais que son destin est scellé. Le 29 mars 1796, il est jugé par un tribunal militaire qui, sans surprise, le condamne à mort. Lucide et résigné, Charette demande néanmoins à se confesser auprès d’un prêtre réfractaire mais on lui refuse ce dernier réconfort et on lui envoie plutôt un prêtre jureur.

En milieu d’après-midi, il est enchaîné et conduit place Viarme, où l’attend un peloton d’exécution. Malgré ses blessures qui le font souffrir, Charette avance d’un pas ferme et digne. Sa fierté demeure également intacte : il refuse qu’on lui bande les yeux, voulant regarder la mort en face, comme il l’avait déjà fait lors de maintes batailles. Selon la légende, Charette aurait demandé à commander lui-même le peloton, lui enjoignant de viser droit au cœur, ce creuset de vie où résidait sa force indomptable.

L’héritage de Charette

Le corps de Charette est jeté sans ménagement dans une fosse commune à Nantes, où reposaient déjà tant d’autres victimes de la Révolution. Avec sa mort, la république proclame la fin des guerres de Vendée. Pourtant, Charette n’a pas vraiment disparu, son souvenir perdure dans les cœurs et les mémoires. Pour certains, il reste une bête noire de la Révolution et un suppôt des tyrans monarchistes ; pour d’autres, il est devenu le symbole de l’héroïsme, de l’honneur et de l’audace. Selon l'auteur du Mémorial de Sainte-Hélène, Emmanuel de Las Cases, Napoléon lui-même, bien qu’héritier de la Révolution, aurait rendu hommage à sa bravoure : « J'ai lu une histoire de la Vendée. Si les détails, les portraits sont exacts, Charette est le seul grand caractère, le véritable héros de cet épisode marquant de notre Révolution […]. Oui, Charette me laisse l'impression d'un grand caractère. Je lui vois faire des choses d'une énergie, d’une audace peu communes, il laisse percer du génie. »

Philippe de Villiers a rendu hommage au personnage dans un livre, Le Roman de Charette paru aux éditions Albin Michel.

Eric de Mascureau

samedi 3 février 2024

Découvrir toute l'horreur des guerres de Vendée en lisant "Du système de dépopulation" de Gracchus Babeuf 1795

 Fin 1795, Gracchus Babeuf publie, à l'occasion du procès de Jean-baptiste Carrier (l'auteur des noyades de Nantes), un livre doublement révolutionnaire par son titre et par son contenu : "Du système de dépopulation".

Il y fait un réquisitoire impitoyable contre la politique dictatoriale des conventionnels et de Robespierre en 1793 et 1794, qui devait conduire, entre autres, à l'anéantissement et l'extermination des vendéens bleus et blancs confondus, et de préférence des femmes et des enfants.

Son œuvre a été rééditée chez cerf sous le titre "La guerre de la Vendée et le système de dépopulation" accompagnée de trois larges commentaires écrits par trois spécialistes de la Révolution de 1789 et du Communisme. Les auteurs y définissent un quatrième crime de génocide : le mémoricide, et établissent la filiation entre l'idéologie de Robespierre et celle de Lénine et des leaders communistes.

En bon émule des Lumières, Babeuf cherche à expliquer rationnellement le fait que la Convention ait non seulement ordonné d'exterminer l'ensemble des vendéens, y compris les bons républicains, mais encore qu'elle ait laissé massacrer d'innombrables troupes républicaines envoyées sans précautions dans une région en révolte.

Il y voit un plan ourdi avec soin dont il croit avoir découvert le secret : la mise en œuvre d'un système de dépopulation par Robespierre qui aurait considéré que le territoire français ne pouvait pas nourrir l'ensemble de la population et qu'il fallait donc, par le biais de la Vendée, se débarrasser de sa part excédentaire.

Hypothèse plausible car en 1793 - 1794 un gouvernement révolutionnaire estimait que sa population comprenait "des hommes en trop" , des "hommes superflus" et qu'il était légitime d'exterminer. Ces idées préfigurent celles qui seront mises en œuvre par Lénine, puis Hitler !

mercredi 3 janvier 2024

La chasse aux prêtres en Vendée (Mauricette Vial-Andru)

 

La chasse aux prêtres en Vendée, par Mauricette Vial-Andru

Mauricette Vial-Andru, ancienne enseignante de Français et d’Histoire, écrit d’excellents livres pour la jeunesse, romans historiques et d’aventures, vies de saints, tous permettant un bel apostolat auprès des enfants et adolescents. Aux éditions Saint Jude, elle signe les ouvrages de remarquables collections dont les noms sont significatifs : « Vive le Christ Roi », consacrée au Mexique, et « Pour Dieu et l’Espagne », consacrée de façon explicite aux grands moments de l’histoire de l’Espagne catholique. Elle entame une collection « Pro Deo et Rege » dont La chasse aux prêtres en Vendée est le premier titre. Ces récits courts mais haletants, tous à recommander et de grande qualité, sont parfaitement adaptés aux jeunes lecteurs.

A l’heure où des prêtres sont arrêtés au Nicaragua et où des associations catholiques sont dissoutes en France, il est bon de rappeler aux plus jeunes que la révolution française, à l’origine de la république qui perdure aujourd’hui encore, s’est montrée d’un antichristianisme viscéral et haineux. Dans un langage adapté à de jeunes lecteurs, ce livre souligne comment les révolutionnaires ont persécuté, emprisonné et assassiné de très nombreux prêtres, particulièrement en Vendée.

Pourtant, comme l’écrit Mauricette Vial-Andru, pour les pauvres, le clergé était la providence. On ne l’enseigne pas dans les manuels d’histoire des écoles de la république mais chaque presbytère avait son jour durant lequel il accueillait, nourrissait soignait les nécessiteux.

Retenons quelques dates. Le 12 juillet 1790, l’Assemblée instaure la Constitution Civile du clergé. Par cette loi, l’Eglise de France est bouleversée : 53 diocèses sont supprimés. Il n’y aura plus ni archevêques, ni chanoines. Les évêques et les prêtres seront élus par des bourgeois appelés électeurs. Le 26 novembre 1790, une nouvelle loi est brandie : tout évêque, curé ou vicaire qui ne prêtera pas le serment à la Constitution Civile sera destitué. La division s’installe entre les jureurs et les réfractaires. Le pape condamne cette Constitution Civile du clergé. Le 30 avril 1792, les délégués de 34 municipalités angevines réclament le retour des prêtres réfractaires. Leur pétition naïve est assimilée à une insurrection.

Déportation des prêtres réfractaires

Le 27 mai 1792, une nouvelle loi scélérate est votée : tout prêtre réfractaire doit être déporté hors de France. Le Roi oppose son veto. Soit ! Les prêtres seront donc emprisonnés. Le 10 août 1792, la monarchie est renversée. Le 26 août 1792, une nouvelle loi laisse aux prêtres réfractaires encore en liberté quinze jours pour quitter le pays, après quoi ce sera la déportation. Certains sont embarqués pour l’Espagne, d’autres pour l’Angleterre, pendant qu’à Paris, en septembre 1792, des centaines de prêtres sont massacrés. Les exécutions sommaires de prêtres et religieux se répandent ensuite partout en France. Le 21 janvier 1793, le Roi est guillotiné. Les persécutions contre la religion catholique sont renforcées. Des commissaires sont nommés pour traquer les prêtres réfractaires. Des primes sont octroyées à qui les dénonceront. Mirabeau est clair : “Avant tout, il faut décatholiciser la France”, s’écrie-t-il. Les prisons regorgent de condamnés. La guillotine ne parvient pas à les vider. Alors, à Nantes, Carrier organise les noyades de prêtres. Ces abominations ne doivent jamais être oubliées.

La chasse aux prêtres en Vendée, Mauricette Vial-Andru, éditions Saint Jude, collection Pro Deo et Rege, 84 pages, 7 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/la-chasse-aux-pretres-en-vendee-mauricette-vial-andru/184208/

mercredi 6 décembre 2023

Les Lucs-sur-Boulogne : l'Oradour-sur-Glane de Vendée

 

Les Lucs-sur-Boulogne

Les Lucs-sur-Boulogne

Il y a 220 ans, le 28 février 1794, aux Lucs-sur-Boulogne…

Ce jour là, 564 vieillards, femmes et enfants dont 110 âgés de moins de 7 ans périrent enfermés dans l’église du village des Lucs-sur-Boulogne (Vendée), massacrés à coups de mitraille par les soldats « républicains » envoyés par la Convention.

Les Lucs-sur-Boulogne, contrairement à ce que l’on dit habituellement, n’est pas l’Oradour-sur-Glane de la Vendée, c’est bien Oradour-sur-Glane qui est Les Lucs-sur-Boulogne du Limousin. Malheureuse République qui, dans son obsession de la repentance, préfère encore la copie à l’original ! Car inutile de demander à mes compatriotes s’ils connaissent cet épisode monstrueux de notre histoire, l’immense majorité d’entre eux n’en ont jamais entendu parler, pas plus d’ailleurs que la terrible répression de Fouché et Collot d’Herbois sur la ville de Lyon – 1.876 exécutions du 4 au 27 décembre 1793 à coups de canon chargés à mitraille –, pas plus que les 4.800 noyés à Nantes, dont 2.000 la seule semaine de Noël, pas plus que… etc.

Il est difficile d’établir un bilan des victimes de la « Convention » car beaucoup d’archives de la Révolution ont été détruites par des historiens antimonarchistes. Notez bien que je ne dis pas « la Terreur », terme consacré par l’historiographie républicaine, car j’ai toujours pensé que ce mot vague n’a jamais eu d’autre objet que de dépersonnaliser la terrible répression révolutionnaire afin d’absoudre la République. Certains chiffres ont tout de même été avancés, en ce qui concerne les Vendéens et les Chouans : on parle de 260.000 morts ; quant à l’ensemble du territoire, le demi-million est une estimation raisonnable.

Saviez-vous que le nom de Turreau, boucher de la Vendée, figure au fronton de l’un des côtés de l’arc de triomphe ? « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes, seulement suspectes, ne seront pas plus épargnées… » (Louis Marie Turreau : Instruction relative à l’exécution des ordres [...], donnée le 19 janvier 1794).

Mon scepticisme sur l’épopée révolutionnaire ne date pas d’hier. Lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution, voulues grandioses par feu François Mitterrand, je me souviens avoir fui la capitale. Le son de ces grotesques bacchanales m’était insupportable. Je préférai me réfugier quelque part dans un coin paisible du midi de la France, dans la lecture passionnante des mémoires de la comtesse de Boigne. Ces derniers temps, je me suis souvent interrogé sur les origines lointaines de cette accusation absurde d’anti-républicanisme systématiquement portée à l’encontre de la France patriote et/ou catholique, lointaine héritière des volontaires de Valmy. Et si la Révolution française avait été tout simplement le péché originel de la République ?

Invité aux Lucs-sur-Boulogne en 1993, Alexandre Soljenitsyne ne déclarait-il pas : « …Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne, chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l’envie, de la rapacité et de la haine, […] Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de morts innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d’une dégradation durable de la population. »

Christophe Servan

En mémoire des enfants sauvagement exécutés

Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.

Les Lucs-sur-Boulogne

Les Lucs-sur-Boulogne

vendredi 8 septembre 2023

En dépit des campagnes de dénigrement de la gauche, le Puy du Fou bat (encore) son record de fréquentation avec 2,5 millions de visiteurs en 2023

 

Le Puy du Fou bat (encore) son record de fréquentation avec 2,5 millions de visiteurs en 2023

Un passage incontournable pour les touristes cet été. Le Puy du Fou, parc d’attractions vendéen réputé pour ses fresques historiques, a accueilli 2,5 millions de visiteurs depuis le début de sa saison 2023. Un record depuis la création du site par Philippe de Villiers, a-t-on appris mardi. « Jamais le Puy du Fou n’avait accueilli autant de personnes et jamais le Puy du Fou n’avait connu en une seule année une telle progression », a annoncé le parc dans un communiqué. La saison du Puy du Fou, débutée en avril avec un nouveau spectacle présenté comme l’un des plus coûteux au monde, s’achèvera le 5 novembre.

Au total, 2,34 millions de personnes avaient visité le Puy du Fou en 2022, et 2.308.000 en 2019, avant la crise sanitaire. « Ce succès conforte la stratégie créative du Puy du Fou et récompense la passion de nos équipes », s’est réjoui Nicolas de Villiers, président du parc. Le premier spectacle avait été présenté par son père en 1978.

Ambition à l’étranger

Fort de son succès hexagonal, le parc, critiqué par certains historiens, affiche depuis plusieurs années son ambition à l’international, avec notamment l’ouverture en 2021 du Puy du Fou España, près de Tolède, en Espagne.

Ce parc devrait passer cette année « le cap symbolique du million de visiteurs annuels, avec 1,1 million de visiteurs attendus en 2023 », d’ici la fin de sa saison, le 12 novembre.

www.20minutes.fr

https://www.fdesouche.com/2023/09/07/le-puy-du-fou-bat-encore-son-record-de-frequentation-avec-25-millions-de-visiteurs-en-2023/

dimanche 27 août 2023

Charette, par Anne Bernet

 

Charette, par Anne Bernet, éditions Perrin

Anne Bernet, historienne, journaliste et critique littéraire, est l’auteur de nombreux ouvrages dont une Histoire générale de la Chouannerie. Les éditions Perrin ont eu l’excellente idée de rééditer sa biographie de Charette.

François Athanase Charette de La Contrie est le héros d’un roman national tragique et authentique, marqué par les pires atrocités de la révolution de 1789 et de la Terreur qui en est la suite. Rien pourtant ne prédisposait ce cadet d’ancienne famille de la noblesse bretonne sans fortune, devenu, adolescent, officier de marine, et dont les camarades de jeunesse disaient qu’il aimait ses aises et sa tranquillité, à entrer dans l’Histoire. Rien, sinon un attachement atavique à des valeurs chevaleresques qui, à la fin du dit siècle des Lumières, semblaient à beaucoup dépassées : la fidélité au Roi et à Dieu.

L’erreur de la Convention, formée de bourgeois éclairés coupés d’un peuple qu’ils méprisaient, fut de n’avoir pas compris qu’en s’en prenant au trône et aux autels, elle susciterait, en dépit de la terreur qu’elle faisait régner bien avant de l’avoir mise à l’ordre du jour, une colère qui tourna à l’insurrection avec, en février 1793, la publication du décret de levée en masse de 300 000 hommes destinés à servir aux frontières un régime régicide et persécuteur détesté.

Cette insurrection, qui toucha de nombreuses régions, ne perdura que dans l’Ouest, et d’abord sur la rive droite de la Loire où l’impéritie du personnel républicain permit aux insurgés  de s’organiser et remporter rapidement des succès. Ainsi naquit “l’incompréhensible Vendée”, comme l’appela le pouvoir républicain jacobin installé à Paris. Cette Vendée qui refusait les “valeurs républicaines”, il fallait donc l’éradiquer et planifier son massacre. Le terrorisme étatique, et c’est son but, provoque la sidération et la peur, donc l’obéissance et la soumission. Il est d’autant plus admirable que les insurrections vendéennes et chouannes aient duré si longtemps, en dépit des moyens employés pour les écraser.

Anne Bernet pose cette question : Peut-on évoquer les crimes de la Révolution dans l’Ouest sans être accusé de porter atteinte aux fondements de la république et d’en être l’ennemi ?

Elle fournit cette réponse : Deux cent trente ans après le début du soulèvement, la question reste d’actualité, le prouve la virulence des attaques suscitées par la sortie, en janvier 2023, du film (…) Vaincre ou Mourir, esquisse de la vie de Charette.

Voici donc une biographie de Charette qui devrait trouver sa place dans toute bonne bibliothèque et permettra de découvrir les différentes facettes de ce personnage qui n’avait pas encore 33 ans quand il mourut et qui, s’il prenait ses aises avec certains Commandements, demeure un exemple de courage, de fidélité et d’honneur.

Charette, Anne Bernet, éditions Perrin, 560 pages, 25 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/charette-par-anne-bernet/179479/

vendredi 24 mars 2023

L’Empereur et les Brigands – Le théâtre de l’histoire (Guillaume Bernard & Corentin Stemler)

 

Une pièce de théâtre, un spectacle, qui a pour ambition d’être une œuvre littéraire et une évocation historique confrontant Napoléon Ier à un autre personnage, Le Lecteur, qui peut être interprété aussi bien comme sa conscience que comme le jugement de l’Histoire. Tout à tour, ils accusent et ils plaident, parfois ils s’accordent.

Ce dialogue aborde l’essentiel des événements de la vie de celui qui fut successivement citoyen-général, Premier consul de la République et, enfin, Empereur des Français. Cela favorise la variété des sujets abordés et permet d’aiguiser l’intérêt du lecteur-spectateur qui connait déjà peu ou prou l’un ou l’autre des aspects du mythe doré ou de la légende noire.

Cependant, il privilégie un angle narratif et dialectique particulier : le positionnement de « L’Empereur » vis-à-vis des « Brigands » de la Vendée. On s’interroge en effet sur la véritable position de Napoléon sur la Vendée, cette révolte vendéenne, cette dissidence… Napoléon a par la paix religieuse réellement mit fin aux Guerres de l’Ouest, ce que ni la Convention thermidorienne ni le Directoire n’avaient réussi à faire avant lui. En outre il indemnisa et chercha à reconstruire le territoire de la Vendée militaire.  Pourquoi a -t-il voulu faire la paix religieuse ? Mais, au fond, que pensait-il des idéaux de la rébellion vendéenne ? Et quelle était sa réelle motivation face à cette dissidence ?

Les mots de la fin sont évocateurs : « Et il est vrai que pour qu’elle [la Vendée] puisse accorder son pardon, encore faut-il qu’il lui soit demandé ».

Pourquoi ce travail ?  « Deux cents ans après la mort, survenue en 1821, de l’un des plus grands chefs de l’État que la France ait connu, cette pièce est une manière de panser les blessures du passé pour penser plus sereinement l’avenir. »

Un duo d’auteurs-réalisateurs à la hauteur du projet. La culture phénoménale alliée d’une plume alerte de Guillaume Bernard, et l’expérience professionnelle de Corentin Stemler, acteur bénévole au Puy du Fou depuis tant d’années.

L’Empereur et les Brigands, Guillaume Bernard & Corentin Stemler, paru aux Nouvelles Editions Latines, avril 2021, 112 pages, 10€.

Plus d’informations, présentation des auteurs, sommaire détaillé et commande sur Livres en Famille

https://www.medias-presse.info/lempereur-et-les-brigands-le-theatre-de-lhistoire-guillaume-bernard-corentin-stemler/143129/

lundi 6 mars 2023

Mémoire de la Vendée

 

230304

Le succès cinématographique de "Vaincre ou mourir" pourrait surprendre certains. Largement mérité, selon votre chroniqueur, il dépasse la sphère des nostalgiques de la royauté et de la France traditionnelle. Annoncerait-il un retournement culturel contre la vague de destruction, dont le "wokisme" marque le point culminant ? Il serait sans doute prématuré de le présumer, tant est grande l'ignorance, l'occultation de l'histoire.

Les critiques du film portent parfois sur telle ou telle prestation d'acteurs, ou sur le centrage de sa dramaturgie sur le personnage de François-Athanase de Charette, l'un des chefs de l'insurrection des paysans de l'Ouest contre la dictature jacobine.

Brillant et courageux officier de la Marine Royale, que Louis XVI, quelques années plus tôt, avait envoyé combattre pour l'indépendance américaine, il demeure l'une des plus célèbres figures de ce combat tragique, "Monsieur de Charette" que chantait jadis Théodore Botrel ou, beaucoup plus récemment, celui qu'un Philippe de Villiers présente comme un héros de roman.

Quoiqu'en pense la presse gauche sectaire, aucune erreur historique, aucun oubli fautif n'entache cette mise à l'écran.

On ne peut donc que saluer ici la présentation du sujet par Reynald Secher. Historien contemporain, celui-ci a consacré son œuvre – et ruiné par là même, comme on l'imagine sans difficulté, sa carrière universitaire – à la redécouverte de cette authentique croisade moderne, et notamment de l'aspect "génocidaire" de sa répression par la république. Le mot même de "génocide" ayant été inventé en 1944, on se souviendra que Gracchus Babeuf, en son temps, à propos des crimes des colonnes infernales parlait de "populocide". On notera encore que le nom du général révolutionnaire Turreau qui commandait ces assassins et ces incendiaires figure toujours impunément sur l'Arc de Triomphe. On rappellera aussi à ce sujet que c'est lui qui, le 19 janvier 1794 présenta à la Convention un plan d'extermination de la Vendée.

Au cours du XIXe siècle, de nombreux écrits ont été consacrés à l'ensemble des insurrections de l'Ouest. Pour n'en citer qu'un seul, Chateaubriand écrira ainsi en 1819, dans "Le Conservateur", un brillant et émouvant "De la Vendée" en rappelant "Ce que la Vendée a fait pour la monarchie".

C'est cependant Jacques Crétineau-Joly qui contribua le plus à la connaissance de ces guerres et de ces luttes dont il interrogea tous les survivants, dressant sans complaisances inutiles le tableau véridique, de ce qu'il appelle la Vendée Militaire, c'est-à-dire de ces Français qui prirent les armes en Poitou, en Normandie, en Bretagne ou dans le Maine, "pour Dieu pour le Roi et pour la Liberté".

Votre chroniqueur ne rougit donc aucunement de l'avoir réédité.

Techniquement, cependant, le dernier tirage était en voie d'épuisement, ce qui m'amène à devoir rééditer le Tome III dont les derniers exemplaires sont partis en ce mois de février… Ce volume nécessitait quelques menues corrections : consacré globalement aux "Chouans de 1793 à 1799" il sera donc livré dans les premiers jours de mai.

Trois tomes restent actuellement disponibles : le Tome Ier consacré à "La Grande guerre de 1793", le Tome II du "De la Terreur au Concordat 1794-1801" et le Tome IV "La Cause des Blancs", cause qui continue sous l'Empire et sera prolongera jusqu'à l'insurrection romantique conduite par la Duchesse de Berry.

Je propose donc aux lecteurs de la présente chronique d'acquérir l'ensemble de la série au prix exceptionnel de 99 euros pour l'ensemble, les trois volumes disponibles étant expédiés dès maintenant et le tome III, dès parution.

Vous trouverez en bas de cette chronique le lien correspondant sur le catalogue de l'éditeur.

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dimanche 19 février 2023

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 2/2

 

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 2/2

Vous le dites en préambule du film, Charette, c’est d’abord l’honneur, l’honneur de faire face, de se battre, fidèle à l’exemple de ses ancêtres, pour sa terre et le peuple…

La gauche me dit que l’honneur est une valeur de droite. Je pense qu’elle a raison, ce qui sous-entend a contrario que le déshonneur est une valeur de gauche.

Faire preuve d’honneur, c’est assumer la fidélité à une société régie tant par les lois naturelles que les coutumes ancestrales. L’honneur se traduit par l’abnégation et le courage, ce qu’exprime parfaitement Charette.

La modernité révolutionnaire incarne exactement l’inverse : c’est l’orgueil, l’hybris, la volonté d’effacer toute trace du passé pour construire de manière totalitaire l’homme nouveau et la société nouvelle.

Quand les Vendéens se sont levés contre cette vision des choses, ils sont devenus, aux yeux des révolutionnaires, des ennemis du genre humain qui devaient être à ce titre éliminés, y compris les plus modérés et les partisans de la République résidant en Vendée militaire : aucune grâce ne pouvait être tolérée, d’où le massacre systématique des prisonniers, des femmes, des enfants et des vieillards.

Ce film est une œuvre magnifique. Comment expliquez-vous l’accueil enthousiaste du public malgré la déferlante de haine ?

La réponse est simple : le public ne s’y est pas trompé. Enfin, la vérité se fait jour sur la Vendée à travers un héros populaire, un héros français qui appartient à tout le monde. La Vendée est un passé qui ne passe pas dans l’inconscient français.

La pseudo élite mainstream, totalement déconnectée du peuple, n’a pas compris ce sentiment et elle poursuit la diffusion de ses valeurs mortifères alors que le peuple veut tout simplement vivre son histoire.

Malheureusement, cette pseudo élite maîtrise tous les rouages du système même si son agonie intellectuelle est amorcée.

Cette pseudo élite reproche au Puy du fou Films d’avoir traité le thème historique de la Vendée. Au nom de quoi et de qui ? Théoriquement, les chaînes, dites de production, devraient investir dans la diversité ce qui, malheureusement, n’est pas le cas en France, pour des raisons essentiellement idéologiques et politiques, d’où la pauvreté et la redondance de la production cinématographique actuelle, puisque l’essentiel des thèmes abordés tourne autour des mêmes idées de nature sociologique, sexuelle, migrationniste, etc.

En son temps, Jean Meyer disait que le dernier communiste stalinien serait à l’université française. L’histoire lui donne malheureusement raison.

Quant au public, faisons-lui confiance. En l’occurrence, il a fait le choix d’aller voir ce film et d’en parler hors de toute contrainte en lui rendant unanimement hommage.

Cette réponse du public a commencé avec l’explosion des réseaux sociaux il y a une vingtaine d’années. Ce mouvement s’amplifie doucement et gageons qu’à court ou moyen terme l’explosion va jaillir. Rappelons-nous ce qu’il s’est passé en 1990 en URSS : qui aurait pu imaginer que ce système « solide comme un roc » allait s’effondrer par l’intérieur. En 1985, alors jeune professeur dans l’enseignement secondaire, il nous était recommandé d’affirmer que l’URSS était la deuxième puissance mondiale alors même que tout le monde savait qu’elle était sur la pente descendante. J’avais alors fait part de ma stupeur à mes collègues qui ont immédiatement réagi en me traitant de fasciste, de suppôt du capitalisme américain… Il a fallu des années après la chute du mur de Berlin pour que le contenu des ouvrages scolaires évolue.

Canal+ a décidé de jouer la carte de la pluralité et d’aborder d’autres thèmes, notamment celui de l’histoire. C’est une première et comme le public y est incontestablement sensible, il est fort à parier que des sujets de même nature seront mis en images. Canal+ sait bien que toute une partie des Français est lasse de la cancel culture et appelle de ses vœux des œuvres de ré-enracinement.

Ce que les lecteurs ne savent pas, c’est qu’il suffit d’appliquer la loi pour vous faire taire.

Exactement, j’en ai d’ailleurs fait part à un journaliste hostile stupéfait car il ne croyait pas à l’existence de ces textes.

En effet, il suffit de réactiver les lois prises à l’encontre des Vendéens en 1793 qui n’ont jamais été abrogées, ce qui constitue un incroyable scandale. Je rappelle que l’extermination et l’anéantissement de la Vendée ont été votés unanimement par l’assemblée nationale de l’époque, la Convention, en conscience partagée.

Il suffit de les réactiver comme on a réactivé des lois révolutionnaires pour légaliser la déportation des Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Que prévoient ces lois ?

Ces lois prévoient l’extermination de tous les Vendéens par l’armée, la nationalisation de leurs biens, l’implantation d’une nouvelle population venue de l’extérieur et choisie sur des critères idéologiques et politiques.

Il y aura toujours un Robespierre, un Lazare Carnot… pour imaginer de telles politiques et un Turreau, un Amey pour les mettre en œuvre.

Lorsque des députés actuels comme Alexis Corbière et Matthias Tavel appellent dans la presse publique à une large mobilisation contre la falsification de l’histoire, quitte à utiliser des moyens coercitifs, ils ont eu des collègues nommés Carrier ou Fourcroy qui savaient y faire en la matière et qui peuvent leur fournir une ribambelle d’idées.

Mon propos peut faire sourire, néanmoins je conseille de lire attentivement les articles de presse contenant les propos desdits Corbière et Tavel avec tous les sous-entendus qu’ils contiennent, vous ne serez pas déçus… Il y a de quoi en frémir…

D’où la nécessité d’abroger ces lois. Malheureusement, abroger reviendrait à reconnaître les faits, le génocide. Malgré les multiples demandes, les députés, qui se considèrent à tort d’ailleurs, héritiers de la Révolution, s’y refusent absolument. Ils en deviennent de facto complices des crimes commis.

Nous connaissons les épisodes des noyades de Nantes dans la Loire, surnommée « la baignoire nationale », par le montagnard Carrier, les colonnes infernales du général Turreau, les civils assassinés, les femmes violées, les enfants tués et massacrés dans le ventre de leur mère… Vous montrez d’ailleurs cela dans le film. Peut-on parler d’un génocide vendéen ?

Il faut revenir à la définition du génocide, définition actée lors de la Convention de Nuremberg.

Selon elle, un génocide est un crime imprescriptible, commis contre l’humanité. Est considéré comme génocide la conception, la réalisation de l’extermination partielle ou totale d’un groupe humain de type racial, ethnique, politique ou religieux.

L’important n’est pas la réalité de ce groupe mais la perception qu’en ont les criminels.

En l’occurrence, le Comité de salut public et la Convention voient dans les Vendéens un groupe humain de type religieux et politique qu’il faut éliminer non pas pour ce qu’il a fait mais pour ce qu’il est.

En l’occurrence et de façon tout à fait incroyable, j’ai pu reconstituer tout le dossier d’extermination et d’anéantissement. Je tiens à souligner qu’il a fallu deux cents ans pour que soit soulevée au sein de l’Université la question de la nature de la répression en Vendée et que l’on travaille sur la réalité des faits aussi bien au niveau des bourreaux que des victimes.

Que peut-on constater ?

Premièrement, que l’extermination des Vendéens et l’anéantissement de leurs biens et de leurs terres ont été conçus au plus haut niveau de l’État, en l’occurrence, le 26 juillet 1793, au sein du Comité du salut public. Cette idée folle s’est traduite par trois lois votées les 1er août, 1er octobre et 7 novembre 1793. Synthétiquement, ces lois prévoient l’extermination des habitants de la Vendée militaire, la nationalisation de leurs biens, la destruction de leur territoire, le repeuplement par de bons citoyens venus de l’extérieur, et symboliquement le retrait du nom de la Vendée pour celui de « Département Vengé ». Ce nouveau nom n’a qu’un seul but : acter la disparition de la population « dégénérée » pour une population nouvelle révolutionnaire. Je le répète : l’extermination et l’anéantissement de la Vendée constituent un acte légal, voté en conscience partagée unanimement par les députés français.

Deuxièmement, il restait à mettre en œuvre la législation. Comme l’a si bien démontré Monsieur Jacques Villemain, dans ses ouvrages, les députés mettent en œuvre une chaîne de commandement qui part du haut vers le bas, c’est-à-dire du Comité de salut public aux généraux, puis des généraux aux officiers et enfin, des officiers aux simples soldats.

Toute la hiérarchie militaire, administrative et politique du Comité de salut public est concernée.

Troisièmement, j’ai pu retrouver l’essentiel des ordres donnés et des rapports politiques, administratifs et militaires, ainsi que les bilans de la grande majorité des actions menées en ce sens sur le terrain vendéen.

Quatrièmement, j’ai pu reconstituer, grâce à la numérisation des documents de l’époque, la planification de cette extermination et de cet anéantissement.

D’après ces documents, quatre plans chronologiques ont été conçus et mis en œuvre avec des objectifs précis que sont l’extermination générale et la destruction complète du territoire de la Vendée. Je ne peux que vous recommander à ce sujet mon livre : Vendée : du génocide au mémoricide (Le Cerf). Tout y est extrêmement précis, preuves à l’appui.

Restent les victimes survivantes. Elles ont beaucoup témoigné et leurs récits sont très précis. À titre d’exemple, nous pouvons citer le village du Petit Luc, rayé de la carte faute d’habitants. Autre cas factuel : celui de La Chapelle Basse-Mer, objet de ma première thèse via laquelle j’ai démontré que sur les 3 250 habitants, plus de 850 ont été tués ; et sur 990 maisons, 360 ont été incendiées, soit 51 % de la valeur immobilière. Globalement, sur 815 000 Vendéens de la Vendée militaire, au minimum 117 000 ont disparu, je précise que ces chiffres sont énoncés a minima, ainsi 200 000 habitants ont tout aussi bien pu disparaître.

Espérons qu’avec le développement de la technologie, l’avenir nous permettra d’avoir des chiffres plus précis.

Quels sont vos ouvrages que vous conseillez de lire pour se former et connaître la vérité sur cette histoire, sur notre histoire ?

Selon l’approche que l’on souhaite en avoir, il faut choisir en conséquence.

Pour comprendre l’action du paysan vendéen, je vous conseille de lire : La Chapelle Basse-Mer, village vendéenRévolution et contre-révolution, ou La guerre de Vendée à La Chapelle Basse-Mer, le premier étant un ouvrage purement historique, le second étant un roman historique basée sur des faits historiques réels.

Pour comprendre le génocide, je vous recommande : Vendée-Vengé, le génocide franco-français (Perrin)

Enfin, pour comprendre la manipulation de la mémoire vendéenne, je vous recommande : Vendée du génocide au mémoricide (Le Cerf)

Pour les lecteurs passionnés qui souhaitent aborder le problème sous l’angle juridique, je leur conseille de lire les ouvrages de Monsieur Jacques Villemain : Vendée 1793-1794 (Le Cerf), ou Génocide en Vendée (Le Cerf)

Pour obtenir ces ouvrages clés allez sur mon site : https://reynald-secher-editions.com/

Mais avant tout, si ce n’est pas déjà fait : précipitez-vous pour voir ce film extraordinaire réalisé par le Puy du Fou : Vaincre ou mourir https://www.vaincreoumourir.fr/

https://www.lesalonbeige.fr/vaincre-ou-mourir-entretien-choc-avec-reynald-secher-historien-ecrivain-et-scenariste-francais-docteur-detat-es-lettres-2-2/

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 1/2

 

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 1/2

Reynald Secher, le grand public vous redécouvre à l’occasion du film remarquable Vaincre ou mourir, réalisé par le Puy du Fou Films. Pouvez-vous vous présenter brièvement pour les lecteurs du Salon Beige à qui vous faites l’honneur de cet entretien exclusif.

Originaire de Bretagne par mon père et de Vendée par ma mère, père de quatre enfants, je me destinais à devenir chef d’entreprise aux États-Unis. La providence en a décidé autrement. Étudiant en histoire, j’ai fait la rencontre d’un grand professeur d’université, Jean Meyer, qui allait bouleverser ma vie. C’est lui qui m’a proposé de travailler sur l’histoire de la Vendée pendant la période de 1793-1794. Les choses se sont passées en trois temps. Dans le cadre de mon diplôme d’études approfondies (DEA), je devais vérifier si le discours universitaire officiel affirmant qu’il était impossible de travailler à l’université sur ce sujet faute de documents s’avérait être véridique. La méthode retenue par Jean Meyer qui consistait à reconstituer l’histoire d’un village, en l’occurrence celle de La chapelle Basse-Mer, s’étant révélée fructueuse, je suis passé à la rédaction d’une thèse de troisième cycle sur ce village. Entre autres, au-delà de la documentation trouvée, je me suis rendu compte que la mémoire populaire par rapport à ces événements était encore vivante et d’une richesse incroyable. Ayant créé des méthodes spécifiques pour traiter ce genre de sujet, je les ai extrapolées à l’ensemble de la Vendée militaire dans le cadre d’une thèse d’État publiée en 1986 aux presses universitaires de France (PUF) sous le titre : Le génocide franco-français, la Vendée-Vengé.

Ayant dû démissionner de l’enseignement à la suite de la publication de ces deux thèses, je suis devenu directeur de communication du conseil régional du Poitou-Charentes. À la fin de mon contrat, j’ai fondé une maison d’éditions éponyme tout en devenant conservateur du musée des guerres de l’ouest à Plouharnel, dans le Morbihan. Parallèlement, j’ai continué à écrire des articles, des livres, des scénarios pour des documentaires et des bandes dessinées. Je me suis également beaucoup investi dans la restauration du patrimoine local, régional et international à la tête de « l’association Mémoire du futur de l’Europe », ainsi que dans la transmission de la mémoire de la Vendée et de la Chouannerie à la tête de « l’association des descendants des Chouans et des Vendéens ».

Les médias mainstream ont lancé une campagne de dénigrement et d’insultes  contre le film, les Villiers et vous-même. Comment expliquez-vous ce déferlement de haine qui se traduit par autant d’anathèmes et d’insultes les plus choquantes et les plus grotesques ?

Depuis que le gouvernement de Front Populaire a poussé à la nomination, en 1937, de Georges Lefebvre à la chaire d’Histoire de la Révolution française de la Sorbonne qui fixe la doxa universitaire en la matière, tous les titulaires de ce poste sont issus de la Société des Etudes Robespierristes (SER) fondée par Mathiez en 1908 (il participera encore à la fondation du Parti Communiste Français en 1920). Lefebvre sera lui-même un « compagnon de route » du PCF, et après lui plusieurs titulaires de cette chaire y seront encartés jusqu’à leur mort tels A. Soboul et M. Vovelle. L’actuel titulaire de cette chaire, P. Serna, élève des deux précédents, chroniqueur régulier dans « L’Humanité » appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon. C’est assez dire que la Révolution française comme « vieille déesse-mère » (F. Furet) ou mythe fondateur pour la gauche radicale et révolutionnaire qui voit dans la violence cette nécessaire « accoucheuse de l’Histoire » que célébrait Marx, n’est pas prête à accepter qu’on porte atteinte à l’Immaculé Robespierre, auteur avec quelques autres dont Carnot et Turreau du génocide vendéen. Ce petit, mais puissant cénacle qu’est la SER, profondément enkysté dans cette Bastille universitaire, qu’est la Sorbonne, essaie de faire croire que dénoncer les violences et les crimes de 1793-1794, c’est attaquer la République, comme si la république démocratique et pluraliste qui est la nôtre s’identifiait à ce régime de Terreur, de crime et de sang, justement qualifié de «matrice des totalitarismes » par F. Furet et qui fut celui de l’an II. On est là dans une forme d’escroquerie intellectuelle.

Je ne reviendrai pas sur les agissements de ce qu’il faudrait sans doute appeler la « secte robespierriste » et que j’ai détaillés il y a bien des années dans une brochure où je traitais de La désinformation autour de la guerre de Vendée et du génocide. Je ne puis que constater, pour m’en désoler, le fait que sa puissance aujourd’hui va jusqu’à lui permettre d’insérer ses tentacules jusque dans l’Université catholique. C’est ainsi qu’une élève de MM. JC Martin et P. Serna (tous deux membres de la SER) enseigne aujourd’hui à la Catho d’Angers et diffuse des ouvrages contestables tant sur la méthode que sur le fond. Que Mme Rolland-Boulestreau présente sous le titre « Les colonnes infernales » (Fayard 2015) une synthèse fondée uniquement sur le point de vue des militaires républicains (que dirait-on d’un ouvrage qui se présenterait comme une histoire d’Auschwitz racontée du seul point de vue des SS ?) ou, pis encore un ouvrage, qui sous le titre « Guerre et Paix en Vendée 1794-1796 » (Fayard 2019) également uniquement à partir des sources républicaines (comme si la négociation d’un traité de paix pouvait valablement être analysé à partir du point de vue d’une seule des deux parties, comme si la guerre de Vendée avait pris fin en 1796), n’est pas bien sérieux. Qui plus est, cette personne ose prétendre que je n’aurais pas mis les pieds aux archives du ministère de la guerre, ce qui est un mensonge éhonté qui ne l’honore guère. Nous en sommes là, hélas. On parle beaucoup de l’ « Université woke », mais il y a beau temps que cette part de l’Université qui traite de la période révolutionnaire est sous la coupe d’une vision politiquement orientée et publie moins de travaux d’histoire que de propagande politique de la gauche radicale. Il faut le savoir.

À l’heure actuelle, l’action de cette gauche sectaire contre le film Vaincre ou mourir a la même finalité : entraver sa diffusion, tout comme elle a entravé la diffusion de mes ouvrages et de mon travail.

Certains élus, dont parmi eux des députés, appellent ouvertement à vous faire taire. Au-delà de cette incitation manifeste à la haine, qui mériterait un traitement judiciaire approprié, ces héritiers de régimes mortifères, qui ont fait des dizaines de millions de morts, continuent à donner des leçons au monde. Comment peut-on expliquer cette situation ?

La bêtise, l’aveuglement idéologique, l’intérêt financier et social sont leurs moteurs. Pour conserver leurs rentes, leur statut social, ils vendraient père et mère. Qu’importent les faits, qu’importe la Vérité, ils sont vils et veulent coûte que coûte continuer à jouir de leur rente de situation, laquelle est tellement confortable qu’elle se prolonge depuis plus de 200 ans.

Cependant, les faits sont têtus et l’inimaginable, l’indicible commencent à s’imposer. Par conséquent, ces prophètes n’ont pas d’autres solutions que de se comporter comme ils le font et de refuser absolument toute remise en cause.

A suivre

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jeudi 2 février 2023

Arméniens, Assyro-Chaldéens, Vendéens, même combat ?

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Michel Festivi

Il y a plus de vingt ans, le parlement français, au grand dam du Sultan Erdogan, avait reconnu le génocide arménien, et ce n’était que justice ! On ne peut que regretter que cette reconnaissance légitime, n’ait pas été suivie de faits concrets, loin s’en faut, dans la défense de l’Arménie en proie à la volonté Azérie de la détruire. Très peu de pays ont apporté leur aide à cette très ancienne enclave chrétienne (qui existe depuis l’an 311) dans le Caucase, enserrée dans un océan islamiste, qui n’a qu’une idée en tête la faire disparaître, sans que cela n’émeuve beaucoup nos européistes mondialisés. La papauté a été aussi d’une discrétion de violette au regard du calvaire d’Erevan, et de l’enclave du Haut-Karabakh, pourtant le Pape François n’hésite pas à élever la voix dans la défense des migrants illégaux.

L’on comprend mieux alors, que le minuscule état d’Israël n’ait pas d’autres options que celles qu’il adopte actuellement, pour survivre, lui aussi encerclé par des ennemis sunnites ou chiites qui veulent l’anéantir.

Le peuple arménien a subi l’un des pires cataclysmes de son histoire récente, par une volonté affirmée des Ottomans, de le réduire en poussière, parce que chrétien, et ce à l’égal de la Shoah.

Mais les arméniens ne furent pas les seuls à subir les foudres des volontés islamistes de faire disparaître des chrétiens partout où ils se trouvaient en Orient ou en Asie. Les Assyro-Chaldéens ont subi un sort identique.

Justement, le Sénat français doit prochainement débattre d’une proposition de loi déposée par Bruneau Retailleau et Valérie Boyer, proposition signée par 70 Sénateurs, pour la reconnaissance de ce génocide. Un homme est à la pointe de ce combat, c’est Joseph Yacoub, professeur honoraire de sciences politiques à l’Université Catholique de Lyon et auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.

Car sous l’Empire Ottoman, de 1915 à 1918, un autre génocide s’est produit, celui des Assyro-Chaldéens, et « plus de la moitié d’une population estimée à 500 000 personnes fut martyrisée ». Comme le relève Joseph Yacoub dans une tribune du FigaroVox du 24 janvier 2023, « ce fut une politique d’élimination concertée et planifiée, appuyée par une abondante documentation en plusieurs langues. »

Cette proposition de loi, proposition de résolution en vertu de l’article 34-1 de notre constitution, invite le gouvernement français à reconnaître officiellement cette extermination de plus de 250 000 personnes par le gouvernement Jeunes-Turcs de l’époque, comme génocide. Cette loi, si elle était votée, ferait également du 24 avril la date commune de la commémoration des génocides arméniens et assyro-chaldéens.

Gageons que les autorités turques devenues totalement islamisées, et tous les islamo-gauchistes de nos assemblées vont monter au créneau pour s’opposer à cette proposition.

Car Erdogan, qui a transformé unilatéralement la lumineuse Cathédrale Sainte Sophie en mosquée, avait déclaré : « nos mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats », reprenant ainsi un poème turc.

Pourtant en 1934, Mustafa Kemal avait fait de Sainte Sophie « un musée offert à l’humanité ».

Selon Jacques Benoist-Méchin, le Père de la Turquie Moderne aurait déclaré : « Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux Sheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies. » In « Mustafa Kemal ou la mort d’un empire » de Jacques Benoist-Méchin.

Mais l’on sait qu’Erdogan a mis à bas toute la construction laïque de la Turquie, que Kemal Atatürk et ses successeurs avaient élaborée vaillamment depuis 1923, en interdisant le port du fez et du voile, en adoptant l’alphabet latin, en promouvant la scolarisation des femmes, et en reléguant hors de l’espace public les mollahs de toutes espèces, faisant de l’Armée turque la gardienne de cette laïcité.

Car ces génocides ont bien pour fondement des sourates du coran, qui très clairement, édictent l’anéantissement de tous ceux qui n’ont pas rejoint l’islam. « Lorsque les mois sacrés seront expirés, tuez tous les infidèles partout où vous les trouverez… » S 3, V 32. Ou encore : « Certes ceux qui ne croient pas à nos versets nous les brûlerons bientôt dans le feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, nous leur donneront d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes puissant et sage. » S4, V 55-56.

Claude Sicard un spécialiste des textes coraniques explique cette logique islamique : « Mahomet ayant révélé à ses disciples que les chrétiens sont totalement dans l’erreur : Jésus n’est pas le fils de Dieu, il n’est pas mort sur la Croix, et le concept de Trinité relève du polythéisme. Les chrétiens encore qualifiés de « gens du livre » seront admis dans la société… mais on les traitera en citoyen de second rang, et on leur appliquera une fiscalité spécifique particulièrement dissuasive. » in le FigaroVox du 21 janvier 2016. Sachant qu’aujourd’hui en Turquie, il ne reste qu’environ 1% de chrétiens, contre plus de 40% en 1914.

Mais alors, pourquoi en titre, évoquer le « génocide Vendéen » ? Parce que l’actualité se télescope. Dans son article du 30 janvier dernier sur le site Eurolibertés, Philippe Randa nous a magistralement rendu compte de la « folie » furieuse qui s’est emparée des médias de gauche et des pseudo intellectuels ou journalistes de gauche qui n’ont pas eu de mots assez ineptes à la suite de la sortie en salle du film « Vaincre ou Mourir », pour le dézinguer, film qui relate un épisode des guerres de Vendée et des exploits de l’un de ses chefs emblématiques, François-Athanase de Charette. Il faut absolument aller voir ce film produit par Le Puy du Fou. Philippe de Villiers vient d’ailleurs de demander officiellement au Président Macron de « reconnaître le génocide Vendéen ».

Or Soljenitsyne, qui était venu en Vendée il y a plusieurs années, avait fait une analyse des plus pertinente sur la ressemblance entre les révoltes paysannes vendéenne et les révoltes paysannes russes contre les bolchéviques : « Pour moi, la Vendée est un symbole important : c’est l’analogie exacte de nos deux grandes révoltes contre les révolutionnaires et contre les bolchéviks ». Et il a mis en parallèle, l’insurrection paysanne russe de la région de Tambov en 1920/1921 qui eut pour leader Alexandre Antonov, révolte qui fut matée dans le sang, comme en Vendée.

Dans son fameux discours des Lucs, Soljenitsyne approfondira cela : « De nombreux procédés cruels de la Révolution française ont été docilement réappliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les socialistes internationalistes ; seuls leur degré d’organisation et leur caractère systématique ont largement dépassé ceux des Jacobins. » On le sait, et les travaux de Stéphane Courtois l’ont largement démontré (Exemple : « Lénine l’inventeur du totalitarisme » publié en 2017), Vladimir Ilitch Oulianov avait les yeux de Chimène pour les plus mortifères des révolutionnaires français comme le sinistre Robespierre, et il s’est inspiré de la « terreur révolutionnaire » française pour asseoir son pouvoir totalitaire.

Car en matière de génocide, tout se tient. Raphaël Lemkin, professeur de droit américain d’origine juive polonaise a été le premier à définir juridiquement ce phénomène, en étudiant justement les exterminations des Arméniens, des Assyro-Chaldéens, les massacres d’Assyriens en 1933 en Irak, puis, les crimes contre l’humanité perpétrés par les nazis contre les juifs et les tziganes.

Gracchus Babeuf, qui fut un révolutionnaire patenté, écrira en 1794 en plein massacre vendéen, un ouvrage : « Du système de dépopulation ou la vie et les crimes de Carrier », il nomme l’ensemble de ces crimes, commis par Carrier à Nantes, sous les ordres du Comité de Salut Public, comme étant un populicide. Cela sera repris tout dernièrement en France par l’excellent ouvrage de Jacques Villemain, diplomate et juriste, ayant travaillé à la Cour internationale de Justice à La Haye « Vendée 1793-1794 : Crime de guerre ? Crime contre l’humanité ? Génocide ? Une étude juridique » Edition du Cerf, où il démontre que si les massacres vendéens avaient eu lieu « aujourd’hui », le droit pénal international les qualifierait de « génocide », n’en déplaise à l’université française qui une fois de plus s’est couchée devant les totalitarismes communistes ou islamistes, mais on n’y est habitué.

 Sauf à relever ceux qui ont sauvé l’honneur de la pensée française, comme Reynal Secher, docteur d’Etat en Histoire et sa « La Vendée-Vengé, le génocide franco-français » publié en 1985, qui fut approuvé ardemment par notamment, Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Le Roy Ladurie, Stéphane Courtois, susnommé, qui avait relevé que Lénine a comparé « Les cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et les a soumis avec plaisir à un programme que Gracchus Babeuf, l’inventeur du communisme moderne, a qualifié en 1795 de populicide ».

En 2012, Reynald Secher, après avoir retrouvé aux Archives nationales de nouveaux documents inédits, démontra, que ce génocide Vendéen avait été conçu, voté et mis en œuvre par le Comité de salut public (Vendée : « Du génocide au mémoricide » Editions du Cerf.)

Reynald Secher fut également soutenu directement ou indirectement par l’ancien rédacteur allemand de Die Zeit Michael Naumann, qui déclara le 28 janvier 2000 à Stockholm, lors d’un congrès officiel où il représentait son pays : « Le terme populicide a été inventé par Gracchus Babeuf en 1795 qui décrivait l’extermination de 117 000 fermiers de Vendée » ; par l’écrivain Michel Ragon, qui cite dans son livre : 1793 l’insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté publié en 1992, l’envoyé du Comité de Salut Public le dénommé Francastel qui avait fait afficher à Angers la proclamation suivante : « La Vendée sera dépeuplée… Mes frères que la terreur ne cesse d’être à l’ordre du jour et tout ira bien, salut et fraternité », ou encore Carrier le massacreur de Nantes le 12 décembre 1793 : « il entre dans mes projets…d’en exterminer tous les habitants… ».

De nombreux députés ont également proposé au vote de l’Assemblée nationale, plusieurs propositions de lois pour faire reconnaître ce génocide vendéen. Il faut lire l’exposé des motifs de celle soumise le 16 janvier 2013, relative à la reconnaissance du génocide vendéen et signée par des hommes et des femmes aussi divers que Alain Marleix, aujourd’hui Président du Groupe Les Républicains, Marion Maréchal, Lionel Luca, Véronique Besse, Jacques Bompard, Yannik Moreau etc. Tout y est magistralement résumé, comme dans celle déposée en 2008 par de très nombreux députés dont Hervé de Charette, ou en 2018 par Mesdames les députés Emmanuelle Ménard et Marie-France Lorho.

Car quelque que soit l’idéologie, religieuse ou politique ou les deux, lorsque le totalitarisme affleure, le génocide n’est malheureusement jamais loin.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2023/02/02/armeniens-assyro-chaldeens-vendeens-meme-combat-6426104.html