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jeudi 14 août 2025

Une initiative à saluer : l'inauguration d'une plaque à la mémoire des 100 millions de morts du communisme

 

Le PCF et la querelle des réalismes - Cause commune

Synthèse nationale

Dans neuf jours, le 23 août, le maire LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, inaugurera une plaque en hommage aux cent millions de victimes de l’idéologie communiste à travers le monde.

Sans surprise, cette première dans notre pays a suscité une vive réaction du PC qui, depuis cinquante ans, s’emploie à faire oublier son passé de section bolchevisée de l’Internationale communiste en France, aux ordres des maîtres meurtriers du Kremlin, à commencer par Lénine et Staline.

« Ce n’est pas le communisme qui a tué, ce sont des dictateurs » a ainsi osé déclaré le secrétaire départemental coco, Julien Picot. Avant d’ajouter notamment, avec beaucoup d’inconséquence : « Notre communisme, c’est celui d’Aragon (…) ».

Le pauvre homme ! Il ne pensait certainement pas si bien dire ! Aragon incarne en effet parfaitement ce qu’a été "leur" communisme : stalinien, aligné, docile, complice !

À ce sujet, nous nous contenterons de rappeler à M. Picot, digne héritier des "grands ancêtres" de la "secte moscoutaire", le jugement porté par Edgar Morin sur celui qui fut, certes, un grand poète, mais aussi un stalinien de stricte obédience, prompt à poursuivre de sa vindicte les déviationnistes : « Aragon a une marge de liberté qui n’est qu’une marge de frivolité (…). La marge de frivolité dont jouit Aragon est toujours sauvée parce qu’Aragon est toujours – politiquement – le plus docile, le plus empressé. Son rôle de roitelet est indissociable de son rôle de bonne à tout faire » (L’Exclusion, Le Seuil) .

Pour finir, nous rappellerons aussi à M. Picot ces quelques vers éructés avant-guerre (1931, Prélude au temps des cerises) par la « bonne à tout faire » du communisme : « Je chante le Guépéou qui se forme / en France à l’heure qu’il est / Je chante le Guépéou nécessaire de France / (…) / Vive le Guépéou véritable image de la grandeur matérialiste »…

On le voit, Julien Picot a bien raison : leur communisme, c’est effectivement celui d’Aragon !

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2025/08/14/une-initiative-a-saluer-l-inauguration-d-une-plaque-a-la-mem-6559018.html

mercredi 29 janvier 2025

Les Khmers rouges : l’enfer sur terre au nom de l’avenir radieux du communisme

 

Les Khmers rouges : l’enfer sur terre au nom de l’avenir radieux du communisme

Dans la seconde moitié des années 1970, près d’un tiers de la population cambodgienne a été tué par le régime des Khmers rouges, un mouvement communiste radical d’inspiration maoïste. Le procès des Khmers rouges – Trente ans d’enquête sur le génocide cambodgiens (Éditions Gallimard, 465 pages, 24,90 euros) du journaliste Francis Deron, demeure un ouvrage de référence sur cette « machine à broyer les hommes qu’institua cette idéologie parvenue au pouvoir ».

Formés dans les universités françaises

En 1962, après l’assassinat par la police politique du régime de Norodom Sihanouk d’un chef historique clandestin, « un petit groupe de communistes d’âge moyen, qui ont en commun d’avoir suivi des études supérieures en France – entre passables et médiocres, pour être indulgents – au début des années 1950, voient leur heure venue. Parmi ceux-ci, un professeur de lycée de 36 ans, fils de bonne famille, du nom de Saloth Sâr. […] Tous ou presque ont fait leurs écoles en communisme en marge de la Sorbonne, orbitant autour du Parti communiste français. »

En 1963, Saloth Sâr, qui adoptera plus tard le nom de guerre de « Pol Pot », devient le chef du mouvement communiste clandestin au Cambodge.

Phnom Penh « libéré »

L’armée de la forêt s’empare de Phnom Penh le 17 avril 1975, cinq jours après le départ des derniers Américains.

Dans un article publié à la Une et intitulé « La fête à Phnom Penh », Patrice de Beer, l’envoyé spécial du Monde, décrit l’« enthousiasme populaire » qui accompagne l’entrée des Khmers rouges dans la capitale du pays, au moment où règne en France « une atmosphère d’empathie pro-Mao et pro-Pol Pot dans les milieux intellectuels français, encore marqués par l’opposition à la guerre américaine au Vietnam ».

Ce journaliste ne voit pas – ou ne veut pas voir – que dès leur arrivée, à la pointe de leurs fusils chinois, les hommes en noir vident la ville de toute sa population, malades hospitalisés, infirmiers et médecins compris. Des militaires du régime pro-américain qui tentent de se débarrasser de leur uniforme sont fusillés sur-le-champ. Pendant trois semaines, cet exode conduit, à pied, tous les citadins vers des camps de travaux agricoles, moins ceux qui sont laissés morts sur les bas-côtés.

Le Cambodge se referme, à l’exception de rares ambassades où résident encore quelques diplomates.

L’Angkar (« L’Organisation ») promet le bonheur à la population en mettant en place un « programme » visant à créer un « peuple nouveau » et à remplacer l’État cambodgien par une « nouvelle puissance étatique révolutionnaire ».

Dès lors, tous ceux qui sont suspectés d’appartenance au camp ennemi doivent être éliminés : les porteurs de lunettes s’en voient tout d’abord privés avant d’être envoyés en camp de travaux forcés, dans le meilleur des cas (le superviseur de l’opération est lui-même porteur de lunettes !). Les boutiques de tailleur sont fermés et les artisans sont également expédiés dans les camps. En outre, tout ce qui symbolise la « vieille société » est détruit, à l’instar de motos Harley-Davidson en parfait état de marche…

« Le Kampuchéa démocratique [proclamé en janvier 1976] ne connaîtra jamais aucun tribunal, ni aucune loi, ni aucune “élection”, si les mots ont un sens. Quant à la religion, elle sera éradiquée et ses serviteurs envoyés aux champs – ou assassinés. »

Tandis que des purges successives éliminent les cadres supérieurs communistes, le pouvoir repose de fait « sur les petits nervis incultes qui forment sa piétaille et dominent une population terrorisée et affamée ». Une grande latitude est laissée « à des gamins illettrés, mais fortement endoctrinés ».
Pour autant, « on est loin d’une situation chaotique où des subalternes auraient pris sous leur chapeau d’ordonner des massacres en ordre dispersé. Tout au contraire, la pyramide du pouvoir est parfaitement stratifiée, et chaque niveau décisionnel sait où trouver ses ordres et à qui en donner ».

Le bilan humain

En mars 1978, des journalistes yougoslaves interrogent Pol Pot sur l’absence de population dans les villes et sur l’abolition de la monnaie, du système salarial et de l’échange commerçant, en lui demandant s’il s’agit d’une étape dans la « transformation sociale et révolutionnaire » ou bien d’un modèle de société que son régime entend édifier en tant que tel.

Le dirigeant communiste répond en substance que le peuple cambodgien est animé d’un tel enthousiasme pour les idéaux proclamés que la direction a choisi de s’en remettre à la sagesse de la base. Selon lui, il était nécessaire d’évacuer la population à la campagne pour résoudre la question alimentaire, ce qui empêchait par ailleurs les « impérialistes américains et leurs laquais » d’attaquer les Khmers rouges dans la capitale. Concernant la monnaie, le peuple a répondu lui-même qu’elle ne lui était d’aucune utilité puisque les coopératives suffisent aux échanges de produits. Quant au salariat, le mouvement révolutionnaire ne l’a pas connu durant la guerre nationale de libération, de même que la population des zones libérées. Seuls les fonctionnaires avaient antérieurement un salaire mais la population citadine est désormais incorporée aux coopératives. L’argent peut donc servir pour la défense nationale et l’édification du régime.

Comme le souligne Francis Deron, il s’agit d’un « rare panégyrique d’une utopie par son auteur, sur le mode tautologique absolu ».

« Avec les Khmers rouges, on a affaire à un système cohérent d’extermination en masse opérant dans un souci de “rendement” qui défie l’entendement : dix-huit mille membres du parti seulement pour encadrer l’élimination de près de deux millions de personnes. »

Aux éliminations physiques et aux assassinats collectifs s’ajoutent les conséquences de conditions de vie affreuses et des travaux forcés qui entraînent la faim, le dénuement, les maladies, etc.

« Aucune nation au monde n’a subi une telle hémorragie, proportionnellement à sa taille, au XXe siècle ».

[Cette hécatombe explique en partie l’actuelle colonisation économique du Cambodge par la Chine qui, sur le golfe de Thaïlande, a détruit la quasi-totalité du mangrove pour le remplacer par des plantations de palmiers à huile, sans d’ailleurs encourir la condamnation des mouvements prétendument voués à la défense de l’environnement.]

La fin du régime

En 1977, des incursions de soldats cambodgiens ont lieu en Thaïlande et au Vietnam, suivies d’affrontements armés.

Entre le 7 et le 8 janvier 1979, les Khmers rouges se dispersent devant l’avancée des troupes vietnamiennes.

À l’époque, une « incrédulité coupable » accueillent les premières révélations des crimes, survenues peu après la fin de la Guerre du Vietnam.

Par la suite, on voit parfois « poindre à propos de Pol Pot et ses lieutenants un discours qui tend à les asseoir à une place moins sinistre du XXe siècle », en mettant en avant « le contexte » comme circonstance atténuante des crimes de masse.

Le procès de Phnom Penh

« Les années ont certes emporté avec elles trop de témoins et d’acteurs, mais elles ont aussi permis la constitution d’un dossier historique d’une épaisseur et d’une qualité incomparable en regard d’autres atrocités de cette envergure. »

Alors que Pol Pot est mort en 1998 (officiellement d’une crise cardiaque), dix ans plus tard, certains de ses lieutenants comparaissent à Phnom Penh devant un tribunal mixte composé, sous l’égide de l’ONU, de juges cambodgiens et internationaux.

Kaing Guek Eav, dit « Duch », le chef du « centre d’extermination politique S-21 du premier jour aux toutes dernières heures », est le principal accusé. L’intéressé s’était converti au christianisme en 1996 et vivait sous une fausse identité avant son incarcération au Cambodge en 1999.

« Se voulant d’abord et seulement “un bon communiste”, Duch a fait tuer un nombre considérable d’hommes, de femmes et d’enfants, sacrifiés sur l’autel de son idéologie. »

L’accusé explique que Tuol Sleng (S-21) « n’avait pas pour but de déterminer si les détenus étaient bien des traîtres : le simple fait de leur arrestation et de leur transfert au centre de détention suffisait à établir leur culpabilité. C’était leurs confessions qu’il fallait recueillir, pour justifier leur incarcération […] et également pour impliquer les membres des réseaux dont les détenus faisaient partie ».

La révolution dévorait ses enfants : deux instituteurs, qui avaient respectivement formé Duch pendant sa scolarité et en matière idéologique, ainsi que son premier chef durant l’insurrection, sont morts sous la torture à Tuol Sleng.

Les gardiens et les interrogateurs du centre pouvaient également se retrouver prisonniers, torturés (une pratique systématique) et mis à mort. Quand, « en 1977, toutes les interrogatrices sont devenues à leur tour prisonnières interrogées », les interrogatoires de femmes ont été menés par des hommes.

Comme Duch le reconnaîtra, personne ne devait sortir vivant de S-21. Sur 16 000 prisonniers, 177 seulement ont été « libérés » lors des derniers mois du régime, sans que l’on sache ce qu’ils sont devenus ni même s’ils ont survécu. Les tortionnaires annonçaient à un supplicié sa fin prochaine : “Tu vas devenir de l’engrais, maintenant”. »

Ce type de centre était dupliqué verticalement jusqu’au niveau des populations villageoises. Près de 200 bureaux de sécurité ont ainsi été identifiés à l’échelle nationale, tandis que les fosses communes et les charniers se comptent par milliers dans le pays.

[En 2010, une peine de quarante ans de prison a été requise contre Duch, qui a été condamné à trente-cinq ans de réclusion pour crimes contre l’humanité, puis à trente ans dans un deuxième temps. En 2011, un nouveau procès l’a condamné à l’incarcération à vie. Il est mort en 2017.

En 2022, il a été décidé de mettre un terme au fonctionnement de cette instance judiciaire internationale. Selon l’avocat français Jean Reynaud, son bilan est maigre puisque seuls cinq anciens responsables communistes ont été accusés, ce qu’il explique par « l’implication des juges cambodgiens, soumis au gouvernement en place, lui-même compromis dans le régime des Khmers rouges. […] Ce que montre bien ce procès, c’est qu’en justice internationale, on est très souvent à la frontière entre le droit et la politique. Et que le droit, face à la politique, perd toujours malheureusement ».]

Johan Hardoy 26/01/2025

https://www.polemia.com/les-khmers-rouges-lenfer-sur-terre-au-nom-de-lavenir-radieux-du-communisme/

mercredi 27 novembre 2024

La mort d’un stalinien gris et froid : André Lajoinie

 

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Michel Festivi

Les moins de 40 ou de 50 ans, ne s’en souviennent sans doute pas ou plus, on vient d’apprendre la mort d’André Lajoinie, communiste stalinien pur et dur, un apparatchik qui dans l’ombre de Georges Marchais, avala et fit avaler toutes les couleuvres du communisme stalinien.

Le PC dit français par l’intermédiaire de son Secrétaire national, Fabien Roussel, s’est fendu d’une larme, le même Fabien Roussel qui n’a guère remis en cause la volonté des LFI de supprimer le délit d’apologie du terrorisme. « Nous perdons un homme d’une grande humanité », a cru énoncer Fabien Roussel, c’est à se tordre de rire si l’Histoire n’avait été tragique, par les cent millions de morts du communisme.

Sa mort a aussi été saluée par de nombreuses personnalités de gauche, comme l’inévitable François Hollande, qui n’en rate jamais une dans la débilité politique, osant ajouter « il a grandi dans l’esprit de la Résistance », faisant sans doute allusion à la Résistance du PC « F », qui de 1939 à 1941 a sciemment trahi la France et les Français, pour ensuite ne combattre que pour la prise de pouvoir des moscovites. JL Mélenchon a souligné, lui, « son dévouement absolu au communisme ». Ian Brossat, le sénateur communiste qui insulte ceux qui osent critiquer les fumeux 75 000 fusillés du Parti qui n’ont jamais existés, ou si peu,  y est allé aussi de son couplet louangeur, comme le député PS, Emmanuel Grégoire.

Mais ce que ne vous dirons pas, tous ces chantres du communisme international, c’est que la campagne électorale pour les élections présidentielles de 1988, que mena André Lajoinie, fut financée à 100% par l’argent de l'URSS, par l’argent d’un pays totalitaire qui mettait encore ses dissidents dans les goulags ou les hôpitaux psychiatriques, beaucoup feignent de l’oublier.

Dans mon livre publié cette année chez Dualpha, « La désinformation autour du Parti communiste « français » cliquez icije reviens sur cette séquence de l’histoire. Pierre Lorrain et Victor Loupan, deux soviétologues qui parlaient le russe, avaient déniché dans les archives de Moscou, de multiples documents qui prouvaient que de 1921 à 1991, le PC « F » avait été entièrement sponsorisé par la IIIème internationale, ou par Moscou. Cf L’argent de Moscou publié en 1994 par Plon.

Dans les annexes du livre de ces deux éminents historiens, on y trouve une lettre d’Anatoly Dobrynine adressée à Mikhaël Gorbatchev en date du 29 juin 1987, et on peut y lire ceci : « Gaston Plissonnier a fait savoir que Georges Marchais lui avait demandé de solliciter auprès de vous une aide supplémentaire pour le PCF. Cette demande concerne l’élection présidentielle en France qui aura lieu en 1988...nous nous tournons vers notre frère, le PCUS, comme c’était la coutume dans le passé, pour qu’il nous accorde une aide supplémentaire de 10 millions de francs... Pour information, le PCF a déjà reçu en 1987, deux millions de dollars du fonds d’aide international aux organisations ouvrières de gauche... ». Quatre jours plus tard, l’argent de Moscou, parvenait au PC « F ».

André Lajoinie était un triste personnage et un personnage triste et gris comme tous ces sbires staliniens qui appliquaient à la lettre les ordres venus de la Place Rouge, que ce soit pour la RDA en 1953, la Hongrie en 1956, la Tchécoslovaquie en 1968, la Pologne en 1981 etc.. Sa campagne électorale de 1988 fut un désastre, tant il n’avait aucun charisme, ni aucune empathie pour quiconque. Il fit à peine plus de 6,70%, soit la moitié moins que Georges Marchais en 1981. La dégringolade électorale du PC avait déjà commencé. Aujourd’hui le PC « F » aimerait faire ce score ou s’en rapprocher. Son journal l’Humanité, qui n’a quasiment plus aucun lecteur, ne survit que par la manne financière gouvernementale payée par les impôts des français. Ses quelques députés ne sont élus que par qu’ils bénéficient de l’apport des islamogauchistes de LFI. Mais l’idée désastreuse communiste n’a pas disparu, loin s’en faut, elle est toujours présente dans notre histoire politique et nationale. Comme l’a écrit François Kersaudy, dans Les dix faces cachées du communisme : « qu’une idéologie aussi mortifère puisse exercer un tel attrait et susciter autant de dévouements fanatiques, voilà qui restera sans doute, l’une des plus grandes énigmes de ces cents dernières années », Editions Perrin 2023.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2024/11/26/la-mort-d-un-stalinien-gris-et-froid-andre-lajoinie-6524658.html

dimanche 24 novembre 2024

Paris célèbre le « Che », un homme sadique dès son plus jeune âge, qui tua de sang-froid, même des enfants

 

By Jean-Patrick Grumberg22 novembre 2024
Initialement publié le 30 décembre 2017
Le Guévarisme est directement responsable de 10 723 morts + 78 000 tués en essayant d’échapper à l’île + 14 000 tués lors d’opérations militaires à l’étranger + 5 300 personnes tuées dans la rébellion d’Escambray, principalement des paysans et des enfants (1).
  • Che Guevara a persécuté des intellectuels, les homosexuels et les dissidents.
  • Une grande partie des 11 millions de Cubains sont semi-chômeurs et en mauvaise santé. Ce que le communisme a accompli de mieux à Cuba, c’est que les femmes se prostituent auprès des touristes pour boucler les fins de mois et compléter au marché noir les maigres rations alimentaires officielles.
  • L’héritage du communisme international salué par le «Che» à Paris représente des dizaines de millions de victimes, assassinées, torturées, et emprisonnées dans des camps de travaux forcés.

Che Guevara était un meurtrier de masse, un profiteur, un raciste, un misogyne, un parasite et un hypocrite selon ses propres écrits, ses journaux, ses discours, ses lettres dont vous trouverez ci-dessous quelques extraits que l’exposition « Le Che à Paris » passe totalement sous silence pour entretenir le mensonge du « militant romantique ». Parce qu’il était communiste.

Sadique dès son plus jeune âge

Alberto Benegas Lynch dans son livre «Mon cousin le Che»:

«Une de mes tantes m’a dit une fois que lorsque le Che était très jeune, il s’est réjoui de causer des souffrances aux animaux et, plus important encore, il a insisté que la mort (des autres) n’était pas si graveDès son jeune âge, son sadisme devint évident.

Raciste, suprématiste, prédateur sexuel…
Le noir est indolent et rêveur, il dépense son argent pour des frivolités ou en s’enivrant. Il a maintenu sa pureté raciale grâce au faible attachement pour les salles de bain

Carlos Figueroa, un ami de Guevara dans son jeune temps à Alta Gracia :

«Je lui ai donné le surnom «le coq rapide» parce qu’il mangeait dans la salle à manger ; et subitement, lorsque la femme de ménage entrait, il l’a forçait à grimper sur la table pour avoir une relation sexuelle. Ensuite, il se débarrassait de la malheureuse et continuait à manger comme si rien ne s’était passé… ». Il profitait du statut social inférieur des femmes pour en faire ses objets sexuels.

En arrivant au Costa Rica :

« Je suis resté dehors avec une fille noire qui j’avais draguée, Socorro. A seulement 16 ans, elle était plus putain que les poulets ».

Extrait de son journal de voyage :

«Les noirs, ces magnifiques spécimens de la race africaine qui ont maintenu leur pureté raciale grâce au faible attachement qu’ils ont pour les salles de bain, ont vu leurs royaumes envahis par un nouveau spécimen d’esclaves : le Portugais. Le mépris et la pauvreté les unissent dans la lutte quotidienne, mais leur manière différente de faire face à la vie les sépare complètement ; le noir est indolent et rêveur, il dépense son argent pour des frivolités ou en s’enivrant [tandis que] l’Européen a une tradition de travail et d’épargne qui l’entraîne jusqu’à ce coin de l’Amérique et l’exhorte à progresser, même indépendamment de ses aspirations individuelles».

En attendant qu’un navire les emmène à l’île de Pâques, Che écrit :

«L’île de Pâques… avoir un petit ami blanc est un honneur pour elles. Là, pour quoi travailler, les femmes font tout. On mange, on dort et on leur fait l’amour… Quelle est l’importance de rester un an là-bas, quelle est l’importance de faire des études, de gagner un salaire, d’avoir une famille, etc.»

Miguel Sanchez, dans le documentaire « Anatomie d’un mythe » :

« Che avait toujours des problèmes avec les noirs et il avait du dégoût pour eux, ainsi que pour les Indiens du Mexique [qu’il appelait] ‘les Indiens analphabètes du Mexique' ».

.. vivant comme un porc

  • Alors jeune homme, Che s’est attiré le quolibet de «el chancho» (le cochon), pour les semaines qu’il passait sans se laver. Une année, il ne s’est pas lavé une seule fois entre Pâques et la Saint Jean.
  • En août 1953, Enrique Ros écrit à sa mère depuis El Cuzco que, pendant les huit jours où il était avec le Che, «le cochon s’est lavé une seule fois, et seulement après l’avoir convaincu que c’était pour des raisons de santé».
  • Dans son journal bolivien du 10 septembre 1967, Guevara écrit :

«J’ai oublié de souligner un fait ; aujourd’hui, après un peu plus de six mois, j’ai pris un bain.»

  • “Ses camarades cubains, en raison de son manque d’hygiène personnelle, lui ont donné le surnom de ‘tas de graisse’. »

Criminel assoiffé de sang

Nous avons exécuté beaucoup de gens par peloton d’exécution sans savoir s’ils étaient pleinement coupables

Dans un courrier à son père :

« Mes narines se dilatent en savourant l’odeur âcre de la poudre à canon et du sang… J’aimerais avouer, papa, qu’ à ce moment-là j’ai découvert que j’aime vraiment tuer. »

Extrait de ‘Notes de voyage’ :

«… je vais assaillir les barricades ou les tranchées, je vais teindre l’arme dans le sang et, fou de fureur, j’égorgerai tous les vaincus qui tombent entre mes mains…

… Je sens déjà mes narines dilatées, savourant l’odeur âcre de la poudre et du sang, de la mort ennemie » 

Aux Nations Unies en décembre 1964, Che Guevara confirme la réputation criminelle de son gouvernement : « Oui, nous avons exécuté, nous exécutons et nous continuerons à exécuter. »

Ce qu’il veut dire par exécution est expliqué en 1962 par le rédacteur en chef de RevolucÍon, Carlos Franqui qui cite Guevara :

« Nous avons exécuté beaucoup de gens par peloton d’exécution sans savoir s’ils étaient pleinement coupables. Parfois, la Révolution ne peut pas s’arrêter pour mener beaucoup d’enquêtes. »

Il a personnellement exécuté plus de 180 individus, bien que certains disent que beaucoup plus sont tombés de ses propres mains.

Menteur, profiteur et hypocrite

Lettre à sa mère du 15 juillet 1956 depuis une prison mexicaine:

« Je ne suis pas un Christ et un philanthrope, maman, je suis l’opposé d’un Christ, et la philanthropie me semble être quelque chose… (mot illisible) pour les choses que je crois. Je me bats avec toutes les armes à ma disposition, j’essaie de vivre en mentant aux autres, au lieu de me laisser clouer sur une croix ou ailleurs.»

Dans ses notes du deuxième voyage intitulé ‘Une autre fois’, en juillet 1953 en Bolivie :

‘Lorsque nous transportions tous nos bagages et allions entrer dans la seconde classe, nous avons été arrêtés par un chercheur qui, après avoir parlé avec des agents, nous a proposé de passer en première et d’arriver au Cuzco ce que, bien sûr, nous acceptons. Ainsi, nous voyageons confortablement en donnant aux gars le montant du passage de deuxième.»

Conclusion

Le 6 décembre dernier, la Fondation des droits de l’homme, après avoir pris connaissance de la vente de marchandises à l’emblème du dirigeant communiste Che Guevara chez Urban Outfitters, parfois accompagnée du mot « revolución », a publié une lettre ouverte dans le HuffPost où elle explique :

« En tant qu’organisation à but non lucratif vouée à la défense des droits de l’homme, nous aimerions attirer votre attention sur l’héritage sanglant et antidémocratique de Guevara… 

Nous vous exhortons à considérer que l’image de Guevara représente la tyrannie et la répression pour les millions de personnes qui ont souffert sous le communisme. »

Cet « héritage sanglant et antidémocratique » ne semble pas beaucoup déranger Paris.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :

(1) https://www.economist.com/news/americas/21725350-liberal-think-tank-his-home-town-wants-monuments-revolutionary-icon-taken

http://www.therealcuba.com/?page_id=32

http://blog.victimsofcommunism.org/5-reasons-why-ches-not-cool/

https://www.theepochtimes.com/was-che-guevara-a-hero-or-murderer_2242312.html

https://www.huffingtonpost.com/thor-halvorssen/an-open-letter-to-urban-o_b_1895353.html

https://by-jipp.blogspot.com/2024/11/paris-celebre-le-che-un-homme-sadique.html#more

vendredi 1 novembre 2024

Rose Hu – Avec le Christ dans les camps de Mao. Une réédition très attendue

 

 Ce témoignage bouleversant ne laisse pas le lecteur indemne.

Des pages d’histoire bouleversantes, loin de la France et pourtant si proches  par leur esprit de sacrifices et d’abandon à la Providence.

À voir les choses humainement, il y a des gens qui n’ont pas de chance dans la vie. Ils naissent au mauvais endroit, au mauvais moment, et les éléments semblent se liguer pour les faire souffrir. À voir les choses humainement, Hu Meiyu fait partie de ces gens-là : elle avait une vingtaine d’années quand la Chine devint marxiste, sous la main cruelle de Mao-Tsé-Toung. Et Hu était catholique – fraîchement baptisée, du nom de Rose –, au sein d’une famille aisée, donc suspecte aux yeux du parti communiste.

On devine la suite : arrestation, procès, condamnation, prison, camps de travaux forcés, accès impossible aux sacrements de l’Église. Ce sont exactement vingt-six années qu’elle a passées en détention, dans des conditions parfois inimaginables.

Mais voici le prodige de grâce : alors que des chrétiens faiblissent et se compromettent avec le pouvoir, d’autres, munis de la force d’en haut, acceptent cette croix, la portent le front haut, l’âme recueillie, et s’efforcent de monter le chemin du calvaire, donc de s’élever au lieu de descendre, saisissant, dans le malheur, l’occasion divine d’une ascension intérieure. Ils découvrent la joie dans la souffrance.

Ce témoignage, une première fois édité sous le titre « Avec le Christ, dans les prisons de Chine », a fait l’objet d’une réécriture d’ensemble.

Plus d’informations et commandes sur LIVRES EN FAMILLE

Avec le Christ dans les camps de Mao, Rose Hu, 284 pages, Editions Clovis, 24€

https://www.medias-presse.info/rose-hu-avec-le-christ-dans-les-camps-de-mao-une-reedition-tres-attendue/196433/

lundi 1 juillet 2024

Ces évêques roumains martyrs du communisme

 

Martyrs du communisme, sept évêques dans les geôles roumaines, éditions Salvator

Francisca Baltaceanu et Monica Brosteanu enseignent à l’université de Bucarest. Elles avaient déjà publié Vladimir Ghika, professeur d’espérance, biographie consacrée à cet autre prélat catholique romain martyrisé par le régime communiste. Cette fois, avec Martyrs du communisme, elles racontent la vie et la mort de sept évêques de l’Eglise gréco-catholique roumaine, victimes du régime communiste en Roumanie.

L’évêque gréco-catholique Vasile Aftenie est décédé dans la nuit du 9 au 10 mai 1950, à l’hôpital de la prison de Vacaresti, à la suite des tortures subies. Il était âgé de 51 ans.

Le 11 juillet 1952, l’évêque gréco-catholique Valeriu Traian Frentiu mourut dans la prison de Sighet. Il avait 77 ans.

Le 27 juin 1953, l’évêque gréco-catholique Ioan Suciu mourut de faim dans la même prison à régime d’extermination. Il avait 46 ans.

Le 15 janvier 1955, l’évêque gréco-catholique Tit Liviu Chinezu, gravement malade et privé de tout traitement médical, mourut en isolement cellulaire à la même prison de Sighet. Il était âgé de 51 ans.

Le 4 août 1959, l’évêque gréco-catholique Ioan Balan, survivant de la prison de Sighet (de 1950 à 1954), mourut à la suite de nombreuses vicissitudes, en résidence forcée au monastère de Ciorogârla. Il avait 79 ans.

Le 9 mai 1963, l’évêque gréco-catholique Alexandru Rusu mourut à l’infirmerie de la prison de Gherla, après avoir survécu à la prison de Sighet (de 1950 à 1954) et à quelques mois de résidence forcée. Arrêté de nouveau le 30 décembre 1956, il passa par les prisons de Gherla, Pitesti, Dej et à nouveau Gherla. Il était âgé de 79 ans.

Le 28 mai 1970, l’évêque gréco-catholique Iuliu Hossu mourut après cinq ans d’emprisonnement à Sighet (de 1950 à 1954) et près de quatorze ans de résidence forcée au monastère de Caldarusani. Il était âgé de 85 ans.

Lors de leur arrestation, ils constituaient la totalité de l’épiscopat de l’Eglise gréco-catholique roumaine.

Anti-catholicisme forcené

Dans le contexte de la guerre froide, les communistes affirmaient que le Vatican jouait un rôle de premier ordre. En outre, dans l’idéologie de l’internationalisme prolétarien, il n’y avait pas de place pour le sentiment national que l’Ecole transylvaine avait nourri sur les plans identitaire et culturel. Dans cette logique, le sort de l’Eglise gréco-catholique était scellé : il fallait en finir avec elle.

Dès 1945, nombre de chanoines et de prêtres avaient été licenciés par l’Etat ou contraints de prendre leur retraite ; d’autres avaient été arbitrairement jetés en prison. La création de nouvelles paroisses fut interdite. Certains bâtiments religieux furent expropriés et des fonds ecclésiastiques furent confisqués. La presse catholique fut supprimée et l’Etat intervint de plus en plus dans l’enseignement confessionnel, jusqu’à prononcer sa dissolution définitive.

A partir du 21 février 1948, furent promulgués plusieurs actes législatifs : la dénonciation du Concordat entre l’Etat roumain et le Vatican (17 juillet 1948) ; la réforme de l’enseignement, entraînant la suppression des écoles confessionnelles de tous les cultes ainsi que la nationalisation de leurs biens (3 août 1948) ; la loi des cultes, qui bloqua pratiquement leurs activités (4 août 1948). Le 27 octobre 1948, une nouvelle commission, réunissant plusieurs ministères, signa l’ordre d’arrêter tous les évêques, ainsi que des chanoines et prêtres. Leur arrestation fut qualifiée de “mesure préventive” par la Securitate. Ces évêques ne furent ni jugés ni condamnés, ni pour motifs religieux, ni pour motifs d’ordre économique ou politique.

C’est ce calvaire trop méconnu de l’Eglise gréco-catholique de Roumanie que nous raconte en détail ce livre qui fait office de devoir de mémoire.

Martyrs du communisme, Francisca Baltaceanu et Monica Brosteanu, éditions Salvator, 216 pages, 21,90 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/ces-eveques-roumains-martyrs-du-communisme/185986/

lundi 27 mai 2024

Dix faces cachées du communisme

 

Dix faces cachées du communisme, par François Kersaudy, éditions Perrin

François Kersaudy, historien polyglotte, est l’auteur de nombreux ouvrages consacrés à la Seconde Guerre mondiale et de biographies de personnages importants  du XXe siècle. Il dirige la collection Maîtres de guerre chez Perrin. Son ouvrage Dix faces cachées du communisme paru il y a quelques mois mérite le détour.

Dès sa préface, François Kersaudy bouscule les idées reçues de l’époque moderne, références à l’appui. Il cite Henri Weber, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire : ” Le logiciel marxiste-léniniste (…) a levé d’immenses espoirs et provoqué d’immenses désastres au siècle dernier. (…) Partout où ils ont été appliqués, (ses dogmes) ont abouti non pas à l’émancipation des salariés mais à leur asservissement, non pas à l’abondance mais à la pénurie ; non pas à l’égalité mais à l’explosion des privilèges ; non pas à la liberté mais au pouvoir absolu et de despotique du chef génial ; non pas à l’Etat de droit mais au règne de l’arbitraire et de la répression de masse ; non pas à la démocratie directe des conseils mais à la dictature totalitaire du Parti-Etat. Il n’y a pas eu d’exception (…) La raison de cette dérive n’est pas à rechercher dans les circonstances, elle est inscrite dans le projet lui-même. “

Qu’une idéologie aussi mortifère puisse encore exercer un attrait et susciter des dévouements fanatiques, voilà qui reste l’une des plus grandes énigmes, souligne François Kersaudy qui emmène ses lecteurs dans une excursion dans les sombres dédales du communisme mondial à travers dix histoires plus que méconnues.

Les 500 tonnes d’or d’Espagne volées par Staline

D’emblée, le premier chapitre maintient le lecteur dans la plus grande curiosité. L’auteur fournit tous les détails du plus grand hold-up de Staline : le vol de l’or de l’Espagne. Lorsque débute en juillet 1936 l’insurrection militaire, le gouvernement présidé par le socialiste Caballero croit pouvoir compter sur un soutien sincère de l’URSS de Staline. Les deux ministres communistes du gouvernement républicain négocient avec l’URSS des fournitures d’armes. Lorsque les troupes franquistes approchent de Madrid, le ministre (rouge) des Finances fait vider la Banque d’Espagne. Il s’agit pour l’essentiel de louis d’or, souverains, dollars, pesetas d’or, pièces de huit, bijoux, biens des églises et devises accumulées par les commerçants durant la Grande Guerre. En tout, dix mille caisses de 75 kg chacune. 500 caisses vont êtres envoyées à Marseille pour payer des achats d’armes faits secrètement par l’intermédiaire de la France. Mais les 9 500 autres caisses vont être confiées à l’URSS ! Caballero s’adresse à l’ambassadeur de l’Union soviétique à Madrid pour demander à l’URSS “qu’une quantité d’or d’environ 500 tonnes soit placée en dépôt au commissariat du peuple aux Finances de l’Union Soviétique”. Au final, ce sont 510 tonnes d’or qui sont expédiées à Moscou en février 1937 sans même un reçu ! Jamais l’Espagne ne reverra cet or. Lorsque vingt ans plus tard, le gouvernement espagnol entreprend des négociations à ce sujet avec l’URSS, il est répondu que tout cela a été dépensé pour venir en aide à l’Espagne et que, d’ailleurs, c’est l’Espagne qui doit encore 50 millions de dollars à l’Union soviétique en raison d’un emprunt contracté à l’époque par le gouvernement de Caballero !

François Kersaudy livre également quelques détails effrayants sur les prisons secrètes encadrées par les conseillers soviétiques durant la guerre d’Espagne, notamment l’ancien couvent des Ursulines aux environs de Valence transformé en prison surnommée “le Dachau de l’Espagne républicaine”. Or les détenus, souvent torturés, étaient tous des rouges, mais qui, pour une raison ou une autre, avaient déplu aux commissaires politiques communistes. Il est également question des 30 000 Espagnols réfugiés en URSS après la victoire de Franco et qui vont vite déchanter, envoyés dans des camps de travail, mourant de faim, de froid ou de tuberculose.

Les faux récits soviétiques parus en Occident

Un autre chapitre démontre comment de nombreux ouvrages édités en Occident, présentés comme les mémoires d’officiers supérieurs soviétiques, du garde du corps de Staline, du neveu de Staline ou encore de Staline en personne, étaient des faux, vraisemblablement rédigés par Grégoire Bessedovsky, obscur informateur-diplomate systématiquement mis en valeur dans chacun de ces faux. Malgré les erreurs flagrantes contenues dans ces ouvrages, ils seront néanmoins cités ensuite comme sources dans de nombreux travaux d’historiens occidentaux. Les fausses mémoires du général Vlassov ont d’ailleurs encore été rééditées en 2022.

L’incroyable vie du général Vlassov

En parlant du général Vlassov, le chapitre que lui consacre François Kersaudy vaut à lui seul l’achat de ce livre. Puisant aux meilleures sources, Kersaudy révèle le parcours plus qu’impressionnant de cet officier. Bien que son père, ancien sous-officier de la garde du Tsar, ait été chassé de sa ferme familiale, que les parents de sa femme aient été dépossédés et exilés, et que son propre frère aîné ait été exécuté en 1929 par la Tchéka, police secrète de Staline, c’est dans l’Armée rouge que Andreï Vlassov a débuté une brillante carrière militaire. Son aptitude au commandement suscite rapidement l’admiration de ses pairs et de ses supérieurs. En 1935, on lui confie un régiment considéré comme le plus mauvais de toute sa région militaire. Au bout d’un an, il fait de ce régiment celui reconnu officiellement comme le meilleur de sa région. En 1938, il est envoyé en Chine comme conseiller militaire, chargé d’aider Tchang Kaï-chek à bâtir son armée. Il échappe ainsi aux purges qui, en URSS, déciment ses collègues et ses supérieurs de l’Armée rouge, même les plus illustres, arrêtés, dégradés, torturés, fusillés ou envoyés mourir dans des camps de travail, victimes de la folie de Staline.

Rappelé à Moscou fin 1939, Vlassov est promu général de brigade, le plus jeune de toute l’armée soviétique. A nouveau, il hérite d’une des plus mauvaises unités qu’il transforme en moins d’un an en la meilleure de toute l’Armée rouge, citée fréquemment en exemple dans les revues militaires. En décembre 1941, son portrait figure en bonne place, avec Joukov, parmi les sauveurs de Moscou. Il est alors le général le plus populaire de l’Union soviétique. En mars 1942, contre l’avis de son état-major, Staline impose une nouvelle offensive au nord de Leningrad, vouée à l’échec, et ordonne à Vlassov de prendre la tête de la manœuvre. Malgré l’héroïsme de Vlassov et de ses hommes, la défaite est programmée. Capturé par les Allemands le 12 juillet 1942, il rencontre des officiers allemands qui l’admirent et le reçoivent avec les honneurs militaires. Plusieurs officiers allemands considèrent, à juste titre, que l’URSS ne sera jamais vaincue sans l’aide des Russes eux-mêmes. Le prestige et le savoir-faire du général Vlassov le désignent tout naturellement pour cette mission. Vlassov n’aime pas l’Allemagne nazie mais il sait à quel point Staline est un fou criminel, responsable des purges, des éliminations systématiques de ses frères d’armes, de la destruction et de la mise en esclavage de la paysannerie russe dont il est issu, des persécutions religieuses et de la terreur policière. C’est contre tout cela que le peuple russe s’est insurgé en accueillant l’armée allemande à bras ouverts durant les premières semaines de l’invasion. Vlassov accepte donc de prendre le commandement de l’Armée de libération russe. On lui promet qu’il pourra recruter des centaines de milliers d’officiers et de soldats parmi les prisonniers soviétiques. Ce qui se produit alors est incroyable : des officiers supérieurs qui ont été capturés devant Kiev, Moscou ou Stalingrad, dont certains sont des commissaires politiques, dont la plupart ont été nommés Héros de l’Union soviétique, qui ont souvent été maltraités par les nazis, décident sur-le-champ de se joindre à Vlassov. Une première académie militaire de la Russie libre est rapidement mise en place, au début de 1943, à 50 km de Berlin. Par groupes de trois mille (!), des militaires y sont formés. Vlassov est accueilli en sauveur dans toute la Russie occupée par les Allemands. Il annonce un programme qui suscite l’enthousiasme : suppression du travail forcé, dissolution des kolkhozes et restitution de la terre aux paysans, abolition de la terreur,… Mais Hitler, méprisant, refuse de voir cette armée russe libre se constituer. Ce n’est qu’en 1945, lorsque tout est déjà perdu pour l’Allemagne, qu’on donne enfin à Vlassov quelques vrais moyens. Mais il est évidemment bien trop tard. Pourtant, même dans ces conditions, une petite unité de volontaires sur l’Oder parvient à obtenir le ralliement de deux régiments soviétiques. Si les moyens lui avaient été donnés comme promis dès 1943, Vlassov aurait pu changer considérablement la répartition des forces sur le terrain militaire russe. Tout début mai 1945, la résistance praguoise non-communiste n’obtient pas l’aide de l’Armée rouge pour se libérer des unités SS qui occupent la capitale tchèque. La résistance praguoise fait alors appel à l’Armée de libération russe de Vlassov et voilà que 25 000 hommes, portant des uniformes allemands flanqués de cocardes tricolores russes et de croix de saint André, parlant russe et fraternisant avec la population, chassent les SS de la ville avant de quitter à leur tour les lieux, l’Armée rouge approchant en force.

L’état-major de Vlassov croyait pouvoir négocier avec le commandement américain pour continuer ensemble le combat contre Staline. Le désenchantement fut rude. Capturés par les soviétiques pour les uns, livrés par les Américains aux Soviétiques pour les autres, les hommes de l’Armée de libération russe de Vlassov seront torturés puis exécutés dans les pires conditions.

Ex Libris

Dix faces cachées du communisme, François Kersaudy, éditions Perrin, 428 pages, 23 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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dimanche 29 octobre 2023

1956 : Il y a 67 ans, les Hongrois se révoltaient contre le communisme

 

Le 23 octobre 1956 est une date qui restera à jamais gravée dans l’histoire de la Hongrie et dans celle du monde. Il y a précisément 60 ans, le communisme vacillait dans le Bloc de l’Est : les Hongrois sont descendus dans la rue pour leur liberté. Certains l’ont payé de leur vie, les autres n’ont eu que quelques jours d’espoir avant une répression sanglante menée par Moscou, qui a ensuite fait replonger la Hongrie dans le communisme pour trois décennies supplémentaires.

C’est en 1948 à la suite d’élections truquées que les communistes ont pris le pouvoir en Hongrie, instaurant un régime totalitaire. Ce sont d’ailleurs les toutes premières années qui ont été les plus sombres avec une véritable terreur stalinienne : déportations dans les goulags, exécutions, procès-spectacle et omniprésence de l’AVH, la police secrète, rythmaient le quotidien des Hongrois entre 1948 et 1953. Après la mort de Staline, c’est Imre Nagy qui a été désigné à la tête du conseil des ministres. Sa politique consistait en une série de réformes visant à assouplir le régime avec notamment la suppression des camps d’internement et de l’autonomie de la police secrète. Il a cependant été démis de ses fonctions moins de deux ans plus tard.

Fin juin 1956, suite au soulèvement ouvrier de Poznan en Pologne réprimé par le pouvoir, le nouveau chef du parti communiste a entamé des réformes similaires à celles de Imre Nagy contre lesquelles Moscou menaçait d’une intervention militaire. En octobre, en Hongrie, des organisations rassemblant des étudiants et des intellectuels ont organisé des manifestations dans les grandes villes du pays réclamant le retour de Imre Nagy. Un rassemblement en soutien à la Pologne sous l’égide de l’amitié polono-hongroise s’est tenue au pied de la statue du général Bem. C’est durant cette manifestation que les 16 points du Cercle Petőfi ont été adoptés, listant les mesures politiques et économiques souhaitées par les assemblées étudiantes, notamment l’évacuation des troupes soviétiques ou encore des élections libres.

manifbudapest

Tout au long de la journée du 23 octobre, une foule croissante a rejoint les manifestations organisées par les étudiants : devant la statue du général Bem – où l’on a pour la première fois arraché les armoiries communistes du drapeau hongrois, devenant par la suite le symbole de la Révolution – puis sur Kossuth Lajos tér, l’esplanade du Parlement, où près de 200.000 personnes étaient présentes. Malgré l’appel à la dispersion du chef du parti communiste Ernő Gerő, la foule est allée sur la place où trônait une gigantesque statue de Staline. Les manifestants ont démoli la sculpture dont seules les bottes sont restées debout, la tête du dictateur soviétique gisant par terre. Ce geste était l’une des images marquantes de la Révolution. A la nuit tombée, une partie des manifestants s’est rendue au siège de la Radio Hongroise pour tenter d’y faire lire les 16 points. Les chars et la police secrète déployés sur place ont fait feu sur la foule sans défense marquant ainsi le début du conflit armé. Le bâtiment a malgré tout été occupé par les manifestants.

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Le lendemain, les chars soviétiques ont reçu l’ordre d’entrer dans Budapest tandis que Imre Nagy a été de nouveau désigné Premier ministre. Malgré ses promesses de poursuite des réformes, des combats de rue ont éclaté entre manifestants qui ont saisis les armes – dont de nombreux mineurs, les « gamins de Pest » – et les forces du régime. L’un des lieux symboliques était l’impasse Corvin dont les révolutionnaires ont été appelés les « corvinistes » (korvinisták). Moscou a en outre décidé de placer János Kádár à la tête du parti communiste pour remplacer Gerő. Le nouveau leader a qualifié le soulèvement de « contre-révolution », terme officiel jusqu’à la chute du communisme. Le 25 octobre, environ 5.000 personnes se sont rassemblés pacifiquement sur Kossuth tér mais des tireurs d’élite de l’AVH et les chars soviétiques présents ont tiré dans la foule faisant au total près d’un millier de morts. Ce moment sanglant a mené à la chute du gouvernement le 28 octobre, au retrait – temporaire – des troupes soviétiques ainsi qu’à la restauration du pluralisme et à la libération des prisonniers politiques dont le plus célèbre, le cardinal József Mindszenty.

Le calme n’a cependant été que de très courte durée. Le 4 novembre, l’Union Soviétique a engagé une guerre contre la Hongrie sans déclaration préalable. C’est à ce moment que Imre Nagy a prononcé un discours à l’attention du pays et du monde à la radio avant un appel à l’aide diffusé dans quatre langues.

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Imre Nagy prononçant son discours. Il sera fusillé par le régime communiste

« C’est Imre Nagy qui vous parle, le président du Conseil des ministres de la République Populaire de Hongrie. Cette nuit, les troupes soviétiques ont lancé une attaque contre notre capitale avec l’intention évidente de renverser le gouvernement démocratique hongrois légitime. Nos troupes sont au combat. Le gouvernement est en place. C’est ce que je communique au peuple du pays et à l’opinion publique du monde ».

L’appel de Imre Nagy est resté sans réponse. La Hongrie n’a bénéficié d’aucune aide internationale dans ce conflit, les pays occidentaux étant engagés dans la crise de Suez. Les chars soviétiques sont entrés dans Budapest et leurs tirs ont résonné aux quatre coins de la capitale. C’est la répression des derniers révolutionnaires sur l’île de Csepel le 11 novembre qui a définitivement mis fin au soulèvement.

Au total, la Révolution a officiellement coûté la vie à 2.652 personnes du côté hongrois et 720 côté soviétique. On estime à environ 200.000 le nombre de Hongrois ayant fui leur pays à cause du conflit et des répressions. Dans les trois années suivant la Révolution, des rétorsions de grande ampleur ont été effectuées par le régime Kádár : 400 personnes – dont Imre Nagy – ont été exécutées pour leur participation au soulèvement, plus de 21.000 ont été emprisonnées et 16.000 à 18.000 ont été internées.

Il est évident que ces événements sont un moment crucial dans l’histoire hongroise et européenne puisque cela a été la première fois qu’un peuple du Bloc communiste a entrepris des manifestations si importantes contre le régime que l’URSS a dû intervenir militairement. La mémoire des héros de cette Révolution contre le joug soviétique rappelle d’ailleurs au monde que les Hongrois se sont battus déjà de nombreuses fois pour une liberté à laquelle ils sont attachés.

L’année de la chute du communisme, le 16 octobre 1989, Imre Nagy et ses camarades martyrs ont été symboliquement réinhumés sur la place des Héros devant plusieurs centaines de milliers de personnes. Le 23 octobre 1989 a quant à elle été une double fête nationale en Hongrie avec la commémoration de l’éclatement de la Révolution ainsi que la proclamation officielle de la République de Hongrie mettant fin à plus de quarante ans de régime communiste dictatorial.

Le 23 octobre 2006, à l’occasion du 50ème anniversaire du soulèvement, des manifestations se sont tenues pour réclamer la démission du Premier ministre socialiste Gyurcsány Ferenc après le scandale qu’a suscité un enregistrement audio dans lequel il a avoué avoir « menti matin, midi et soir » pour gagner les élections en avril de la même année – voir le documentaire de Nicolas de Lamberterie sur ces événements. Les rues de Budapest ont alors été le théâtre d’affrontements entre manifestants anti-gouvernementaux et les forces de l’ordre avec notamment une violence excessive employée par ces-dernières.

Pour la commémoration des 60 ans de l’insurrection, Viktor Orbán tiendra un discours en compagnie du président polonais Andrzej Duda devant le parlement hongrois. Partout dans la ville, des véhicules, barricades et photos sont exposés.

Miklós Dorsch

Source : Visegradpost

https://www.breizh-info.com/2016/10/26/51921/1956-budapest-hongrie-communisme-nagy-staline/

lundi 28 août 2023

[L’été BV] Picasso, cette autre icône de la gauche qui s’effondre. Enfin !

 

Ils vous avaient peut-être échappé. Cet été, nous vous proposons de lire ou relire les meilleurs articles publiés cette année par BV.
Cet article a été publié le 03/05/2023.

Faites entrer le (nouvel) accusé : Pablo Picasso. Il est d’usage, à droite, de porter un regard critique sur le mouvement MeToo. Ce nouveau puritanisme est pourtant intéressant, car comme tout retour de balancier, il est « réactionnaire » : une réaction à la grande fête du slip de Mai 68, ce coup de maître du patriarcat qui a fait croire aux femmes - ces naïves oies blanches - qu’il ferait tomber leurs chaînes, quand il les a, in fine, roulées bien serrées dans une ficelle à rôti, offerte à ses appétits comme une dinde de Noël. Patrick Buisson l’explique très bien dans son dernier livre Décadanse.

Picasso, c’est l’idole du XXe siècle par excellence, le génie, l’idole intouchable dans sa niche devant laquelle on dépose des cierges. Admirer Picasso ne relève pas du goût mais de la foi : en son for intérieur on a de sérieux doutes, mais dire sur France Culture que ses peintures cubistes sont moches revient à peu près à mettre en cause le dogme de l’Immaculée Conception sur Radio Notre-Dame. Et encore... Radio Notre-Dame a plus d’ouverture d’esprit. Si vous ne vous extasiez pas, c’est que vous êtes un plouc doublé d’une face de carême, un péquenaud n’aimant que le style pompier, un bouseux, un philistin, un béotien ; bref : vous n’y connaissez rien, shame on you.

Au-delà de l’art, il n’était pas même permis de toucher à sa personne. Communiste, engagé contre Franco, il avait tous les sacrements et toutes les onctions pour être porté aux nues par la gauche réunie. Sublime, forcément sublime, comme dirait Marguerite Duras. Sauf que force est de constater, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort (il s’est éteint le 8 avril 1973), que Picasso était sans doute le « Harvey Weinstein de son époque », selon l'expression de l’artiste contemporain islando-danois Olafur Eliasson. 

« Peut-on aimer l’œuvre de Picasso quand on connaît son comportement violent ? », s’interroge Slate, en ce mois anniversaire. « Picasso viole d’abord la femme, puis on travaille », racontait, en 1974, sur France Culture l’une de ses anciennes maîtresses Maire-Thérèse Walter (impossible de dire, donc, qu’on vient de le découvrir !). Pour la « podcasteuse » féministe Julie Beuzac, qui s’est fait une spécialité d'analyser la vision féministe de l’histoire de l’art occidental, et qui a même pour cela reçu un prix Radio France, « le viol est omniprésent dans l’œuvre de Picasso, notamment à travers la figure du Minotaure qu’il présente sur ses toiles comme un alter ego ». La jeune femme le qualifie carrément de « grosse ordure » et s’étonne candidement : « J’ai fait six ans d’études d’histoire de l’art. Pendant ces six années, on m’a parlé de Picasso un nombre incalculable de fois mais on ne m’a jamais parlé de tout cela. » 

La parole se libère : la brutalité qu’il exerçait sur ses compagnes nourrit ses tableaux. Le cubisme déstructure les femmes, les lacère, les disloque, les démembre par la peinture… « À chaque fois qu’il quitte une femme, il revient à une période plus cubiste, même beaucoup plus tard dans son histoire, pour la casser sur la toile », explique Sophie Chaveau, auteur, en 2020, de Picasso le Minotaure. 

Picasso a collectionné les conquêtes, toujours plus jeunes. Compte tenu de l’âge de Marie-Thérèse Walter (17 ans, quand Picasso en avait 45), Julie Beuzac parle même de « pédocriminalité ». Et Picasso les persécute. De mille façons. Nombre d’entre elles en ont témoigné, certaines se sont suicidées. 

Mais il est encore d’autres icônes à déboulonner. La cancel culture est finalement un exercice assez plaisant. Sur le terrain de la littérature, cette fois : Jean Genet. Le bad boy adulé, présent encore cette année au programme de l’ENS : un médecin expert auprès du tribunal l’avait diagnostiqué « atteint de cécité morale ». Jean Genet veut réhabiliter les criminels. Et dans Miracle de la Rose, Jean Genet décrit avec délice et allégresse un vol avec effraction, qui est en fait un viol, en le magnifiant comme si c’était un acte héroïque. Jean-Paul Sartre, dans Saint Genet, comédien et martyr, écrit que « chez Genet, la souffrance est le complément nécessaire du plaisir de l’autre ». Sartre savait. Comme Beauvoir. Eux aussi ne perdent rien pour attendre. Le voile se déchire doucement et MeToo n’y est pas, reconnaissons-le, complètement étranger.

Gabrielle Cluzel

https://www.bvoltaire.fr/picasso-cette-autre-icone-de-la-gauche-qui-seffondre-enfin/

mardi 11 juillet 2023

Décès d’Alain Besançon, l’analyste du totalitarisme léniniste, fondement du communisme.

 

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Michel Festivi 

Ce 9 juillet 2023, est décédé Alain Besançon, né en 1932, professeur, historien, journaliste, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, auteur d’une multitude d’ouvrages sur la Russie et le communisme. Ses deux principaux livres à mon sens sont : Les origines intellectuelles du léninisme, paru chez Calmann-Lévy en 1977 et Le Malheur du siècle : sur le communisme, le nazisme et l’unicité de la Shoah, publié chez Fayard en 1998.

Il fut comme beaucoup d’intellectuels de son temps, membre du PCF, parti qu’il quittera en 1956, après l’écrasement par les chars soviétiques de l’insurrection hongroise. A l’instar d’Annie Kriegel, ou de François Furet, aussi adhérents du PCF, il fera partie de ces personnalités qui seront à l’origine de la remise en cause de cette idéologie mortifère, qui fit selon les estimations plus de 100 millions de victimes, c’est-à-dire bien plus que le nazisme.

Comme l’avait dit Emmanuel Leroy Ladurie, je crois, « la seule supériorité des camps russes sur les camps allemands, c’est que les premiers existent toujours, tandis que les second ont disparu ». Cette sentence avait été prononcée dans les années 1980, le goulag russe étant toujours existant, sans compter les enfermements actuels chinois, laotiens, vietnamiens, cubains, nord-coréens etc...

On se souvient également qu’en 1949, lors du procès en diffamation contre les Lettres Françaises, journal communisto-stalinien, procédure intenté par Victor Kravchenko, transfuge russe aux USA, Margarete Buber-Neumann, veuve du chef communiste allemand Heinz Neumann, fut internée dans les goulags staliniens, puis ensuite, livrée par Staline à Hitler, et emprisonnée à Ravensbrück ; elle viendra témoigner au soutien de Kravchenko, pour établir un parallèle entre les deux systèmes concentrationnaires, précisant que les camps soviétiques étaient pire que les camps nazis, ce qui jeta alors, un certain effroi tant la bien-pensance communiste dominait la pensée française.

C’est cette comparaison qu’analysa aussi Alain Besançon. Or, la gauche, les communistes s’opposaient avec une violence verbale inouïe à ce que l’on puisse seulement envisager une telle analogie. Les quelques courageux qui s’y risquèrent connurent une chape de plomb et furent ostracisés. L’Université française était totalement acquise au stalinisme triomphant. Il suffit de se remémorer les débats virulents, suite à la sortie en France de l’Archipel du goulag, d’Alexandre Soljenitsyne, en 1974.

Alain Besançon avait notamment écrit : « Le communisme est plus pervers que le nazisme parce qu’il se sert de l’esprit de justice et de bonté qui est répandu dans toute la terre pour répandre dans toute la terre le mal. Chaque expérience communiste est recommencée dans l’innocence. »

J’ai le souvenir précis, d’un débat télévisé, en 1997, lors de la sortie du livre noir du communisme, publié chez Robert Laffont, controverse qui opposait Robert Hue, alors pitoyable secrétaire général d’un PCF déclinant, à Jean-François Revel et Stéphane Courtois, maître d’œuvre de cette remarquable anthologie, qui fut vilipendée par toute la gauche, Lionel Jospin étant premier ministre « d’une gauche plurielle », qui comprenait des communistes au gouvernement.  

A un moment donné, l’inénarrable Robert Hue se crut imparable en fustigeant toute comparaison entre communisme et nazisme, partant du principe que l’idée communiste, au départ, voulait le bonheur de l’humanité. Jean-François Revel, alors redoutable polémiste, pris la balle au bond et lui asséna que cela était pire et aggravait le cas du communisme, ce qui eut le mérite de clouer le bec à notre communiste de service.

Comme l’a démontré Ernst Nolte, l’immense historien allemand, dans son ouvrage de référence, La guerre civile européenne, publié en 1989 : « Ce qu’il y a dans le national-socialisme de plus essentiel, c’est son rapport au marxisme, au communisme particulièrement, dans la forme qu’il a prise grâce à la victoire des bolchéviks ». Pour lui, sans la révolution bolchévique léniniste, il n’y aurait jamais eu ni fascisme, ni nazisme. Aujourd’hui encore, les gauches, les communistes refusent toute idée même de rapprochement. Cela doit rester toujours le sens de notre combat.

samedi 8 juillet 2023

Spengler, Marx et Lénine : Capitalisme, communisme et racisme

 

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Constantin von Hoffmeister

Source: https://www.eurosiberia.net/p/spengler-marx-and-lenin-capitalism?utm_source=post-email-title&publication_id=1305515&post_id=132756558&isFreemail=true&utm_medium=email

L'aigle bicéphale du Saint-Empire romain germanique ou de l'Empire russe comme symbole de l'hypertrophie impériale : les collisions entre les dirigeants et les dirigés ne peuvent disparaître que lorsque les intérêts de profit sont réduits et que les crises internes d'accumulation du travail et du capital sont résolues, ce qui, dans des conditions de type impérialiste, ne peut jamais être que temporaire. En fait, il n'y aura pas de fin tant que les entités impérialistes et leurs structures capitalistes sous-jacentes n'auront pas été détruites. Cependant, les écrits d'Oswald Spengler ne doivent pas seulement être lus comme un examen du socialisme, mais aussi comme un bilan du capitalisme de Manchester. La raison en est que Spengler considère ce dernier comme une variante du marxisme. Tous deux sont anti-étatiques et matérialistes de part en part. Spengler justifie ce point de vue en soulignant que le marxisme, comme le "manchesterisme", considère le travail comme une "marchandise" et non comme une profession, un service ou un but dans la vie. Pour le prouver, Spengler utilise l'équation du travail et de la marchandise avec laquelle Karl Marx analyse le système capitaliste à travers la théorie de la plus-value. Dans le socialisme prussien, le travail est un devoir - dans le marxisme, c'est une marchandise. Ce qui peut être vendu ne doit pas être conservé. Un devoir est une obligation interne et n'est donc pas disponible pour le troc - c'est un ancrage dans la société, et non un choix.

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Spengler a combattu la République de Weimar et voulait avant tout éviter que sa crise ne débouche sur une révolution. Il s'est donc efforcé de dénoncer les communistes, qui voulaient mettre l'expérience du bolchevisme à l'ordre du jour en Allemagne, comme n'étant pas dignes de confiance. Dans son livre L'homme et la technique, publié en 1931, Spengler affirme que, contrairement aux discours internationalistes des partis marxistes, les peuples opprimés d'Europe ont en réalité profité de la pratique de l'exploitation dans d'autres parties du monde. A y regarder de plus près, les classes inférieures avaient elles aussi un "niveau de vie luxueux" par rapport aux peuples non-européens, grâce au "salaire élevé de l'ouvrier blanc", qui "reposait exclusivement sur le monopole que les chefs d'industrie avaient érigé autour de lui", c'est-à-dire sur le partage des profits supplémentaires générés dans les colonies.

Certes, ce sont les catastrophes de l'époque de la guerre mondiale, les crises de l'impérialisme européen et les convulsions d'un capitalisme qui s'affirme à l'échelle mondiale qui ont fourni aux mouvements de lutte communistes les armes, les arguments et la force morale. Mais ce sont les conditions extérieures qui ont amené le communisme au pouvoir, tout comme elles l'ont fait pour le fascisme italien et, plus tard, pour le national-socialisme allemand. Ces deux mouvements désormais classés "à droite" ont été précédés par l'exemple soviétique de la mobilisation d'innombrables esprits et de mains qui voulaient créer quelque chose de nouveau et de bon au sens propre, et pas seulement pour eux-mêmes et leur groupe politique ou leur classe sociale, ou même pour leur "race", mais idéalement pour toute l'humanité.

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Vladimir Lénine avait besoin d'un ennemi politique concret et l'a trouvé dans le "capitaliste". Il plaide pour la destruction sociale et physique du capitaliste, dans l'esprit des théories racistes. Pour cet "excrément de l'humanité, ces éléments désespérément pourris et dépravés, cette peste, ce fléau, ce furoncle", il ne devait y avoir aucune pitié, disait Lénine. Dans les quelques écrits où Marx a traité du racisme, il a déjà développé trois éléments fondamentaux : premièrement, le capitalisme favorise la concurrence entre les travailleurs ; deuxièmement, la classe dirigeante utilise délibérément le racisme pour maintenir les travailleurs à l'écart les uns des autres et les rendre ainsi plus contrôlables ; et troisièmement, l'oppression d'un groupe de travailleurs a des effets néfastes sur tous les travailleurs parce qu'elle les affaiblit dans les luttes de classe.

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