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lundi 27 juin 2011

Les obsèques de Jacques Bainville :

J'ai passé de nombreux après-midi avec Pierre Becat, durant lesquels nous parlions des heures interminables sur ses souvenirs d'Action Française.De Pierre de Bénouville (résistant) et Jacques Renouvin (résistant, mort en déportation), anciens Camelots du Roi, qu'il avait bien connu, du Comte de Paris et tant d'autres souvenirs. Les lecteurs de Proudhon, les esprits libres y trouveront matière à réfléchir. Bref ceux qui tournent le dos au prêt à penser, qu'ils soient de sensibilité de gauche comme de droite, pourvu qu'ils aient encore dans les veines un sang "rebelle" face au monde uniforme qui approche. C'est en pensant à lui, que je publie ici quelques lignes ou nous retrouvons toute son analyse parfaite des évènements qui de la Révolution à aujourd'hui, illustrent la décadence  Française...  
La mort du maître de l'Empirisme Organisateur, méthode d'analyse historique, qui servira au gouvernement, d'occasion pour dissoudre les Ligues.
Cet empirisme qui annonçait la guerre arrivant, faisant suite aux clauses du mauvais traité de Versailles, "plus dure dans ce qu'il devait être tolérant et plus tendre dans ce qu'il devait être intransigeant....".
Comment l'absence de stratégie et le manque de diplomatie, précipitèrent l'Italie dans les bras d'Hitler, au nom de belles idées utopiques, annonciatrices de charniers...
Frédéric Winkler                  
 
                                          LES OBSEQUES DE JACQUES BAINVILLE 
Les obsèques de Jacques Bainville, écrivain, historien, jour­naliste, de l'Académie Française, ont eu lieu le 13 février 1936. Le corps du défunt avait été exposé dans la cour de l'immeuble où il habitait, rue de Bellechasse.A midi, dans ce local trop étroit pour contenir tous ceux qui s'y pressaient, deux discours furent prononcés : l'un par Léon Daudet, au nom des amis du défunt, l'autre par Me Henri Ro­bert, directeur de l'Académie Française, parlant à titre person­nel et en tant que représentant de l'illustre compagnie.
«La mort de Jacques Bainville, commença Henri Robert, est pour tous ceux qui l'ont connu, aimé et admiré, un sujet de profonde tristesse. Certes, nous le savions malade, atteint aux sources mêmes de la vie, mais nous voulions espérer quand même. II nous donnait l'exemple, en luttant avec un indompta­ble courage, un magnifique stoïcisme contre le mal qui le tor­turait. II avait auprès de lui, pour l'aider dans ce dur combat, sa femme dont les soins attentifs et l'inlassable dévouement réussirent par une sublime conspiration, à l'arracher plusieurs fois à son cruel destin.»
«Sa femme et son fils, ses confrères et ses amis ne sont pas les seuls à ressentir profondément la perte douloureuse qu'ils viennent de subir. Les Lettres françaises sont aussi en deuil. Maurice Donnay, en le recevant à l'Académie, a fait de notre confrère un magistral et définitif éloge.» «Dans les tristes circonstances présentes, je ne puis qu'évo­quer son oeuvre. Jacques Bainville a écrit des livres qui ont con­sacré sa grande réputation, et il est toujours resté fidèle au journalisme dans lequel il avait fait ses débuts, alors qu'il sortait à peine du lycée, en écrivant à Francisque Sarcey une lettre que celui-ci inséra dans Le Temps. Voir pour la première fois son nom imprimé dans les colonnes d'un grand journal, quelle joie et quel orgueil pour un collégien. Ce simple fait dé­cida peut-être de sa vocation... »
Après ce discours qu'il serait trop long de reproduire en en­tier, Léon Daudet poursuivit : 
  «C'est comme vis-à-vis quotidien de Jacques Bainville, à no­tre table commune de travail de l'Action Française depuis vingt-huit ans, que je viens apporter à l'admirable veuve et au fils de notre cher ami, le suprême témoignage de notre douleur et aussi de notre fierté. Fierté que peuvent partager tous les collaborateurs de ce grand écrivain qui fut aussi un grand pa­triote.»«Eadem velle eadem nolle ea est vera amicitia. Vouloir les mêmes choses, ne pas vouloir les mêmes choses, voici la vérita­ble amitié. La fidélité amicale de Bainville était connexe à la fidélité de ses convictions politiques. II disait de Charles Maur­ras qu'il lui devait tout sauf le jour. Cette formule pourrait être celle de la plupart d'entre nous. Tant de peines profondes et aussi de joies et de certitudes en commun ont créé entre nous, les maurrassiens, une solidarité que la mort même ne saurait anéantir. » «S'il est vrai que l'amour est plus fort que la mort, cela n'est pas moins vrai de l'amitié et au-delà des tombeaux quand il s'a­git d'écrivains et d'hommes d'action, celle-ci se continue par leurs oeuvres, par leurs actes, par leurs intentions fraternelles.» «Amis, nous le fûmes dans la patrie, dans la France, notre mère, dont les dangers, les risques nous apparurent ensemble. Historien né, objectif et clairvoyant, pressentant les effets dans les causes comme un Thucydite et un Fustel de Coulanges, Bainville était atteint de cette transe des époques troubles : l'angoisse pour le pays. II n'était pas de jour qu'il ne m'en par­lât ou n'y fît allusion. Poète par surcroît et de l'esprit le plus vif, le plus spontané, il voyait, navigateur des âges écoulés, monter à l'horizon les points noirs, annonciateurs de la tempê­te.»«Un article de lui dans la revue d'Action Française du 14 juillet 1914, intitulé Le Rêve serbe, annonce avec précision et clarté le mécanisme de la guerre européenne qui vient.»...«Sa plume ne tomba de ses mains qu'à la dernière minute. Jusqu'à ses derniers moments il s'entretint avec nous des sujets les plus divers, de ceux surtout qui lui tenaient au coeur. Cela nous permettait à nous, les collaborateurs de chaque jour, de lui cacher notre inquiétude.» 
«La veille de sa mort, il s'occupait avec Maurras de La Bruyè­re et il nous parlait de ses projets. Une seule plainte : quand pourrai-je reprendre avec vous nos petits dîners d'amis.»«Cher Bainville, tendre, délicat, grandiose ami, jusqu'à l'heu­re d'aller vous rejoindre, quand nous aurions dû vous précéder nous ne cesserons de penser à vous, de vous pleurer, de prier pour vous. »
Depuis lors, les événements n'ont fait que confirmer ce que nous savions déjà. Jacques Bainville était un esprit prophéti­que. C'est dans l'étude du passé, dans les profondeurs de l'Histoire qu'il lisait l'avenir. Entre autres prévisions, il avait annon­cé, sept ans à l'avance, l'avènement d'Hindenbourg à la prési­dence de la république allemande. Peut-être alors, disait-il, me­surera-t-on l'aberration de notre politique.L'aveuglement de nos politiciens n'en persista pas moins. Et Hindenbourg eut toute latitude pour préparer la revanche en laissant la place à Hitler.La France était alors dans une de ces périodes tragiques, qui n'était pas la première depuis la Révolution et ne devait pas être la dernière, où chacun sent la catastrophe imminente, mais rares sont ceux qui osent l'annoncer. Cette sorte de léthargie permet aux gouvernements républicains de lancer le pays dans une guerre de diversion. Après quoi, il est interdit de douter de la victoire, faute d'être défaitiste. Et quand la défaite sur­vient, laissant la France humiliée et meurtrie, les responsables s'en tirent en passant le fardeau aux innocents dont ils feront ensuite leurs accusés et leurs victimes.
C'était l'époque où Maurras écrivait : L'amour de l'Allema­gne est une des maladies de la gauche française. Pourquoi ? Par­ce que l'entreprise politique à laquelle la gauche, bon gré, mal gré, consciemment ou non, se trouve associée, est une entrepri­se d'anarchie et de barbarie dont les frais doivent être payés par tous les Français. La haine du passé français voue la gauche à cette fonction.La gauche s'était lancée dans une campagne acharnée contre Mussolini, notre allié le plus naturel, qui avait jusqu'alors em­pêché l'Anschluss en mobilisant sur le Brenner. Quant à l'Hi­tlérisme, elle ne s'en préoccupait point. Elle était même per­suadée qu'en abandonnant la Sarre au Reich et en laissant les Allemands réoccuper la rive gauche du Rhin on aboutirait à une paix certaine.«Les chefs socialo-démocrates et communistes ont ruiné la propagande nazie», écrivait Léon Blum dans le Populaire du 12 janvier 1934.En fait, le plébiscite apportait à Hitler 90 % des votants. Confirmation aveuglante des résultats précédents qui n'avaient en rien modifié l'attitude des mêmes politiciens. C'est ainsi que dans le Populaire du 18 janvier 1932, on avait pu lire ces lignes, sous la même signature :«II est infiniment peu pro­bable qu'une fois installé au gouvernement Hitler se livre à des provocations directes soit vis-à-vis de la France, soit même vis­à-vis des puissances de l'Est. Révolutionnaire, il s'incline au­jourd'hui devant la légalité allemande; il s'inclinera demain de­vant la légalité internationale.»
Or, en 1933 Hitler quittait la Société des Nations.
En mars 1935, il déchirait le Traité de Versailles et annonçait le réarmement de l'Allemagne.
En mars 1936, dénonçant le pacte de Locarno, il réoccupait en force la rive gauche du Rhin.
Seul, le député socialiste M. Grumbach, dans le Republikaner de Mulhouse, sans doute parce qu'Alsacien, se ralliat aux dé­monstrations de Bainville. II s'était rendu compte que la victoi­re électorale des racistes de Hitler en Saxe avait coïncidé avec notre évacuation de la Rhénanie.En juin 1936, c'est l'avènement du Front Populaire. Hitler, complètement rassuré, se pose en défenseur de l'Italie à qui le gouvernement de la France applique rigoureusement «les sanc­tions», au sujet de l'Ethiopie. Seul, jusqu'alors, Mussolini s'é­tait opposé à l'Anschluss, en mobilisant sur le Brenner en 1934. Désormais, il restera neutre. Hitler, n'ayant rien à redou­ter de la part de la France, décidera la réunion de tous les pays de langue allemande et occupera l'Autriche le 13 mars 1938.
Après avoir réussi son coup de force en Tchécoslovaquie, oc­cupé Mémel, postérieurement aux accords de Munich, renforcé son alliance avec l'Italie et signé le pacte de neutralité germano-soviétique.Hitler se voit déclarer la guerre par le Front Po­pulaire, au moment même, comme l'a dit Maurras, où il n'at­tendait que cela.Devant cette veulerie de l'Etat démocratique français, Bainville avait écrit avant sa mort :"Il ne sert à rien d'avoir raison.»
Livrant au jour le jour le fruit de ses méditations, Jacques Bainville parlait peu, sauf avec quelques intimes : Léon Dau­det, Maurras, Léon Bérard et certains autres qui ne concluaient pas comme lui à la nécessité de la monarchie, tel Raymond Poincaré qui était un de ses lecteurs assidus et un de ses admi­rateurs.Je n'ai pas oublié pour ma part une conversation prolongée que j'ai eu la chance d'avoir avec lui, après la parution de ses deux ouvrages que j'aime le moins : son Histoire de la Troisiè­me République et son Napoléon. 
C'était dans son bureau de l'Action Française où il m'atten­dait seul pour m'entretenir d'une question juridique. L'essen­tiel étant dit, il me parla de Sainte-Beuve qui me parut être son auteur préféré. Ce grand observateur, dit-il, qui savait que l'homme à toutes les époques et dans tous les siècles se ressem­ble, qu'il a les mêmes passions, qu'il raisonne et se comporte de la même manière dans les mêmes cas.A son école, on ne croit pas que l'humanité date d'hier, qu'elle est différente aujourd'hui de ce qu'elle était autrefois, que les révolutions, les chemins de fer, le téléphone l'ont trans­formée. L'homme vit entre les convulsions de l'inquiétude et la léthargie de l'ennui. C'est à peu près le rythme de l'Histoire qui rend compte des évolutions et des guerres. L'homme ne change pas et il a besoin de gouvernements qui l'aident et le protègent. Ainsi que Napoléon, il considérait les institutions de l'Ancienne France comme les meilleures qui aient existé et qu'il suffisait, à chaque génération, de moderniser.
Encore jeune, Bainville n'avait pas atteint son apogée. Mais sa notoriété et son influence étaient telles qu'autour de son cercueil, au premier rang de l'assistance se pressaient les plus hautes personnalités de la politique et des lettres...Dans le cortège, précédé de deux chars remplis de fleurs et de couronnes, dont celles du duc et de la duchesse de Guise, on distinguait les très nombreuses délégations des journaux, avec entre autres. Lucien Romier, Henri Massis, Louis d'Har­court. Charles Maurras et la reine Amélie du Portugal suivaient aussitôt après la famille.
Tandis que cet imposant cortège s'engageait sur le Boulevard Saint-Germain, toutes sortes de délégations massées sur les côtés du boulevard et faisant la haie, se joignaient aussitôt à lui. De la rue de Bellechasse à la rue de l'Université, aux abords du Métro Solférino, les ligueurs de Paris et de la banlieue afflu­aient, ainsi que le groupe nombreux et discipliné des étudiants venus de la rue de l'Université et de la rue de Lille. La popula­tion parisienne, dans le plus profond recueillement, se décou­vrait devant cet impressionnant cortège qui défilait dans le plus profond silence.C'est alors que se produisit un incident qui devait avoir de graves répercussions sur la politique extérieure de la France. Tandis que Léon Blum, sortant de la Chambre des députés, regagnait en voiture son domicile, il se heurta au cortège funèbre.Le chauffeur prétendit qu'il avait stoppé aussitôt, mais reçu l'ordre de forcer le cortège. Indignés, des protestataires, dont certains n'étaient que spectateurs, s'interposèrent et cas­sèrent les vitres de la voiture. Léon Blum reçut des ecchymoses au visage et se fit conduire à l'Hôtel Dieu où il fut pansé immé­diatement.
Quand il revint à la Chambre des députés, avec une mise en scène bien orchestrée, il fut accueilli par son parti aux cris de «Dissolution des Ligues». Et Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, fit signer, par le président fantôche Albert Lebrun, la, dissolution de toutes les organisations d'Action Française que suivit celle de toutes les ligues nationales.Dans la situation inextricable où se débattait alors le gouver­nement, au lendemain des émeutes du 6 février et à la veille de la préparation du Front populaire, dans la contexture d'une politique étrangère tendancieuse, il faut une explication logi­que.II semble exclu que Léon Blum, qui n'aimait ni la foule ni la bagarre, ait lui-même poussé son chauffeur à forcer un cor­tège funèbre, dans des conditions qui ne pouvaient que lui nui­re. D'un autre côté, qui avait donné l'ordre au chauffeur d'aller de l'avant ? Léon Blum n'était pas seul dans la voiture et il sem­ble bien qu'elle ait été téléguidée. C'était d'ailleurs l'avis de Jean Chiappe qui s'y connaissait sur ce genre de complots.Au surplus, pour masquer les lugubres reflets de ce tableau déprimant, une certaine presse a prétendu que le chef socialiste molesté avait été délivré par un groupe d'ouvriers qui travail­laient non loin de là.Or, cela n'a jamais existé.D'abord, il était plus de midi et de­mi, heure à laquelle les ouvriers ne sont pas au travail. En se­cond lieu, les étudiants, ligueurs et membres du cortège n'ont porté la main sur aucun des occupants de la voiture. Les agents survenant n'ont procédé à aucune arrestation. Et d'ailleurs, jeunes et nombreux comme ils l'étaient, les protestataires, s'ils l'avaient voulu, auraient fait voltiger comme un hochet la voi­ture et ses occupants. Enfin, qu'auraient pu faire à leur encon­tre quelques ouvriers qui seraient intervenus?
II y avait là Ma­xime Réal del Sarte et sa redoutable équipe.
Evidemment, cela fait bien de pouvoir dire que des ouvriers sont intervenus en tant que sauveteurs d'un chef socialiste en danger, comme si les socialistes avaient le monopole de la clas­se ouvrière qui, à Paris, on le voit aux élections municipales, est plutôt nationaliste.D'ailleurs, Léon Blum n'était pas député de Paris. Mis en échec dans la région parisienne, il s'était fait élire à Narbonne. Mais depuis la spoliation des entreprises de presse, on nous fa­brique une petite histoire qui s'enracine peu à peu dans les es­prits.A vrai dire, il. fallait un prétexte pour dissoudre les ligues na­tionales qui s'insurgeaient contre une politique qui conduisait à la guerre. C'est Mandel qui disait que les démocraties ne se préparent à la guerre que si l'on les y engage d'abord.Pour éviter un nouveau 6 février, il fallait procéder à la disso­lution des ligues et trouver un prétexte à cet effet. Le régime ne manquait pas de moyens. Mais il sortait amoindri des émeu­tes sanglantes, la disparition de Stavisky, du Conseiller Prince hantait encore toutes les mémoires. Les forces occultes de la république se sont rabattues sur un procédé macabre, sans se dissimuler pour autant que le stratagème aurait pu mal tour­ner.   
Pierre Becat ( Regards sur la Décadence )    http://www.actionroyaliste.com/ 

jeudi 26 mai 2011

De Gaulle, l’homme du 18 juin

LES LEÇONS DE L'HISTOIRE
            À la veille du 18 juin,  il est bon de rappeler qui fut en réalité Charles De Gaulle.
           C'est à partir de 1916 que l'on commence à parler d'un certain De Gaulle.
            Légèrement blessé au genou au début de la guerre, “cela lui évitera de participer à la bataille de la Marne (…) une chance, car celle-ci s'est traduite par une hécatombe d'officiers subalternes dont il eût fort risqué d'être victime” .
De même restera-t-il étranger à la bataille du Nord. Les fonctions qu'il occupe dans l'État major régimentaire vont le tenir à l'arrière des premières lignes “.
            Derrière la prudence d'Yves Amiot (1) se dessine déjà  le jeune De Gaulle :
           Éviter les coups et rester près de l'autorité supérieure.
            Tel est l'homme qui arrivera finalement  en première ligne le 1er mars 1916, son 33ème régiment prenant la position défendue victorieusement par le 92ème, puis par le 110ème régiment d'infanterie en dépit du pilonnage  des  Allemands.
            Or, dès le lendemain de son arrivée, suite à un nouveau pilonnage, le capitaine De Gaulle hisse le drapeau blanc…
            Contrairement aux autres officiers français, les Allemands ne lui rendirent pas son épée et De Gaulle qui s'en étonnait, s'entendit répondre froidement, “c'est parce que vous vous êtes rendu sans combattre” … !
            Ce “détail” du parcours de De Gaulle, je l'avais entendu avec mon père, une première fois au Portugal de la bouche d'un commandant de l'armée française.
            Plusieurs années plus tard le comte Aymer de la Chevalerie, le généreux donateur des locaux de Chiré-en-Montreuil , nous donnait les mêmes détails, sans que ces deux hommes se connaissent.
            Tel était le personnage dont les lobbies antinationaux allaient faire un héros.
            Sans la protection du général Pétain, parrain de son fils Philippe, la carrière du jeune De Gaulle se serait arrêtée là.
            L'ambition maladive de son protégé allait l'amener à s'approprier une étude d'Etat-major sur l'avenir de l'arme blindée en le publiant sous son seul nom.
            Réprimandé, De Gaulle allait lui vouer une haine tenace comme à l'ensemble de l'armée française qui le méprisait.
La guerre de 40 allait lui donner la chance dont il rêvait.
            Les Anglais qui avaient besoin d'un képi pour contrer le prestige et l'action du Maréchal, envoyèrent le général Spears de l' Intelligence service débaucher le vaniteux De Gaulle ulcéré de ne pas avoir été pris dans le gouvernement Pétain.
            Tel fut le début de la légende du ” glorieux  résistant ” De Gaulle.
            Là encore l'Histoire officielle est menteuse, car De Gaulle n'a jamais été général.
            La saga résistantialiste occulte que ce fut Albert Lebrun, président de la République, qui signa le 23 juin 1940, le décret  de mise à pied de De Gaulle pour cause de désertion :
           Au Journal Officiel , 24 juin 1940, paraissait ce texte du Ministère de la Défense :
            - “Par décision ministérielle du 22 juin 1940, la promotion au grade de général de brigade à titre temporaire, de M. le colonel d'infanterie breveté De Gaulle ( Charles-André-Joseph-Marie ) est annulée“.
             - “M. le colonel d'infanterie breveté d'état-major De Gaulle ( Charles-André-Joseph-Marie ) est admis d'office à la retraite, par mesure de discipline “.
            La ” Libération-Épuration ” sera pour De Gaulle allié aux responsables de la Débâcle, l'occasion de régler ses comptes.
            Les crimes de la Résistance gaullo-communistes étaient tels que le Père Panicci dénonçait “ ce régime d'abattoir ” dans son sermon du dimanche des Rameaux 1945, à Notre Dame de Paris.
            Des documents médicaux de l'époque, permettent de mesurer l'horreur des tortures infligées par les “patriotes “, FFI, FTP, et autres  ” milices patriotiques ” (2) :
“Poils brûlés au briquet, bougies allumées dans l'anus, pointes des seins coupées, dents cassées, brûlures électriques dans le vagin, l'anus, la plante des pieds, coups de barre de fer, sections des doigts, arrachages d'ongles, lésions de marche ou reptation sur du verre, brûlures pour “cautériser” les plaies , aspersion d'essence et mise à  feu, enfoncement de la cage thoracique, du crâne, avec lésions méningées, cérébrales, de la moelle épinière - c'est ainsi qu'allait mourir dans d'atroces souffrances le constructeur Louis Renault - lésions de l'œil, viol de femmes et de fillettes, promenées nues”.
            Il faut rappeler le martyre de l'amiral Platon, chargé par le maréchal Pétain de surveiller les sociétés secrètes interdites par Vichy qui, renvoyé par Laval dans sa propriété du sud-ouest,  y fut torturé et mis à mort par des résistants en l'écartelant entre des tracteurs (3).
Avec celui du comte Christian de Lorgeril , héros de la guerre de 1914, on atteignait les sommets de la barbarie.
            Le quotidien MRP, L'Aube , 16.11.1950, quelque peu gêné du comportement de ses alliés, rapportait les faits :
Arrêté pour ses idées monarchistes le 22 août 44, complètement nu, le malheureux dut s'asseoir sur la pointe d'une baïonnette, puis il eut les espaces métacarpiens sectionnés, les pieds et les mains broyés, le thorax et le dos transpercés par une baïonnette rougie au feu, puis on le réanima pour lui verser du pétrole enflammé sur les plaies“.
Il ne devait mourir que 55 jours plus tard dans des souffrances de damné “( 4).
            C'était le temps où le démocrate-chrétien P.H.Teitgen , Garde des Sceaux de De Gaulle, répondait aux communistes qui trouvaient l'Épuration insuffisante :
Messieurs, Par rapport à nous  les Grands Ancêtres étaient des enfants de coeur“… et à ceux qui déploraient la guerre civile, De Gaulle répondait :
Messieurs, la guerre civile où est la guerre civile” ?! (4).
            Fred Zeller, ancien Grand Maître du G.'. O.'., rapportait dans Europe Parlement le ” mot ” de De Gaulle, à la Libération :
Je vais redonner la République à la France, il n'y a aucune raison pour que je ne lui redonne pas aussi les francs-maçons” et Zeller reconnaissait :
            “ Il nous a redonné force et vigueur“.
            Tel est l'individu pour lequel tant de ” nationaux “, de Rivarol , à Tixier-Vignancour et à Le Pen , entre autres, ont voté au référendum de 1958 et dont la suite de sa “carrière”, allait confirmer l'ignominie.
            Dès son arrivée au pouvoir à Alger, il rétablissait, le décret Crémieux abrogé par Vichy.
            Ce décret redonnait unilatéralement et en bloc la nationalité française aux seuls Juifs, alors que comme en 1870 les musulmans venaient de se battre pour la France.
            Les conséquences ne se firent pas attendre et François d'Orcival rappelle, Valeurs actuelles , 13.5..05, que “le 1er mai 1945, les manifestants à Alger, Oran, Mostaganem, criaient “À bas la France, à bas les Juifs“, tandis que la police tire sur eux“.
            Lors des émeutes du 9 au 14 mai, les émeutiers criaient de façon révélatrice :
“À bas De Gaulle, serviteur de la juiverie”. “À bas Churchill et les Juifs”.
            Comme en 1870 les marxistes Adrien Texier ministre de l'Intérieur, Charles Tillon , ministre de l'Air, massacreront des milliers de civils musulmans,  traités d' ” hitlériens ” !
            C'est dire si le facteur juif était fondamental dans l'insurrection contre la France, devenue aux yeux des musulmans, un occupant au service de la communauté juive.
            Cela aucun des nostalgiques de l'Algérie française ne le rappelle.
Ils n'ont toujours rien compris aux causes de la perte de l'Algérie.
            La férocité de la répression des gaullo-marxistes , comme celle du gouvernement Thiers tenu par les Rothschild, en 1870, est suspecte, comme si, comme en 1870, les dirigeants de 1945 avaient voulu créer l'irréparable avec la communauté musulmane, pour la dresser  contre la France.
            On connaît la suite :
             La trahison de De Gaulle rappelé en ” sauveur ” par les Français d'Algérie, l'armée française et applaudit par les ” nationaux ” d'alors .
            Aussi est-il bon de rappeler comment il se vante dans ses Mémoires d'Espoir , de les avoir trompés :
“Si de but en blanc j'affichais mes intentions, une vague de stupeur(s) et de fureur(s) eut fait chavirer le navire”.
            “Sans jamais changer de cap, il me faudrait donc manœuvrer”, p. 60-61.
            Ayant réussi à amener l'armée à capituler, l'autre ignominie, avec le mitraillage des Français par le général Katz aux origines sémites,  sera de livrer les harkis.
            Le télégramme secret du 16.5.1962, N° 125/IGAA, ordonnait :
Le ministre d'Etat Louis Joxe demande au Haut commissariat de rappeler que toutes les initiatives individuelles tendant à l'installation ( en ) Métropole ( de ) Français musulmans sont strictement interdites“.
            Une nouvelle directive de Joxe, du 15 juin 1962, enjoignait :
Vous voudrez bien rechercher, tant dans l'armée que dans l'administration, les promoteurs et les complices de ces entreprises de rapatriement et de faire prendre  des sanctions appropriées “.
Les supplétifs débarqués en Métropole seront renvoyés en Algérie“.
Je n'ignore pas que ce renvoi peut être interprété comme un refus d'assurer l'avenir de ceux qui sont restés fidèles, il conviendra donc d'éviter de donner la moindre publicité à cette mesure“.
            Alain Rollat reconnaissait, Le Monde 7.8.91:
Dès le mois de juillet 1961, l'armée française commence à désarmer les harkis” “leur désarmement avait été promis au FLN par les autorités Françaises“.
            “Ils seront exécutés avec leurs femmes et leurs enfants“.
            Ces massacres ” varient selon les sources, de 30.000 à 150.000, les harkis et leurs familles ont été victimes d'atrocités en tous genres, avant même la proclamation de l'indépendance, sans que les autorités françaises interviennent”…
            Les Musulmans comme les Français ont été victimes du même complot mondialiste cosmopolite.
            On juge de la déliquescence de la ” mouvance nationale ” par son silence et son adulation d'un Le Pen qui se présente ” comme seul  héritier du gaullisme”, Rivarol , 29.1.99  et qui, avant même son discours d'Argenteuil, prônait “une France multiculturelle et multiconfessionnelle“, Ouest-France , 3.9.99.
            Or, toute la politique française actuelle découle des conséquences de cette politique gaulliste aux ordres du mondialisme.
            Voilà pourquoi, il urge de faire le ménage dans les rangs de cette pseudo droite nationale et de tirer les leçons de l'Histoire.
(1) Yves Amiot . La Capture . Editions Ulysse,
(2) J-P Abel. L'Age de Caïn . Les Editions Nouvelles.
(3)  A. Figueras . Onze Amiraux dans la Tourmente . DPF.
(4) H. Coston . Le Livre Noir de l'Epuration . Lectures Françaises, 1964.
Extrait de La Politique, N° 84, juin 2008
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mercredi 1 août 2007

La légende du siècle

Par le général de corps aérien (CR) Jacques Le Croignec

Le 1er juin 1940, Charles De Gaulle est nommé général de brigade, à titre temporaire. Sous son commandement, la 4e D.C.R. (division cuirassée de réserve) est alors engagée en Basse-Somme dans l'opération d'Abbeville, au lendemain de l'affaire de Montcornet.
Le 6 juin, il est affecté au poste de sous-secrétaire d'État à la Défense nationale dans le cabinet de Paul Reynaud, lequel démissionne le 16 juin. Non retenu dans le nouveau gouvernement confié au maréchal Pétain, il décide de partir le 17 juin en Angleterre où sa famille le rejoint le lendemain.
Le 18 juin, il prononce à la B.B.C. une allocution qui s'adresse essentiellement aux soldats, marins et aviateurs que les péripéties des combats de Norvège et de Dunkerque ont jetés en Grande-Bretagne. Appel qui ne comporte aucune incitation à la dissidence, et qui s'inscrit dans le cadre des combats qui se poursuivent sur le continent où des pourparlers d'armistice sont en cours. En bref, appel dont pouvait naître, de part et d'autre de la Manche, une alliance tacite au sein de laquelle le tronçon de glaive que brandissait De Gaulle eût coordonné ses coups avec le bouclier que tenait Pétain, en attendant patiemment de se joindre à la flamboyante épée que sera l'armée d'Afrique préparée par Weygand et Juin.
On sait - et le célèbre résistant, le colonel Rémy, le déplorera - qu'il n'en fut rien. Dans les heures qui suivent l'appel mesuré du 18 juin, le discours change de registre. Le 19 juin, à la B.B.C. , De Gaulle déclare que « les formes ordinaires du pouvoir ont disparu » et que « devant la liquéfaction d'un gouvernement tombé sous la servitude ennemie », il parle « au nom de la France ».
Cette rébellion déclarée contre le gouvernement de la IIIe République, présidée par Albert Lebrun, justifie la prise immédiate de sanctions qui annulent la promotion de général à titre provisoire du colonel De Gaulle et le mettent avec ce grade à la retraite d'office, par mesure disciplinaire (J.O. du 24 juin 1940).
Ainsi, à compter du 24 juin 1940, Charles De Gaulle n'a plus le grade de général, et, sa vie durant, aucune décision officielle ne le lui rendra. Citant son père, son fils le reconnaît implicitement quand il déclare : « ... il y eut même un président du Conseil de la IVe République assez mesquin, m'a-t-il raconté non sans amertume, pour lui envoyer une fiche de pension de retraite à remplir, sur laquelle il figurait comme colonel puisqu'il n'avait jamais été promu général à titre définitif. Il choisit alors de ne jamais toucher un sou de retraite de son existence »(Le Figaro Magazine, le 17 juin 2000).

Ambition ardente

Au terme de la Grande Guerre au cours de laquelle il était resté prisonnier en Allemagne, de mars 1916 à novembre 1918, Charles De Gaulle avait écrit : « Au point de vue militaire, je ne me fais aucune illusion, je ne serai, moi aussi, qu'un revenant » (1). Il exprime « plus amer que jamais, le regret indescriptible » de n'avoir pu prendre une meilleure part aux combats. « Ce regret ne me quittera plus. Que du moins il me serve d'aiguillon à penser et à agir mieux et davantage pour tâcher de remplacer [u.] les quelques heures décisives et triomphantes que je n'aurai pas vécues » (2).
Cette ambition ardente, il va, dans un premier temps, l'assouvir par les appuis qu'il cultive habilement auprès des plus hautes autorités militaires ou politiques. C'est ainsi qu'après avoir épuisé la bienveillance du maréchal Pétain, il adresse à Paul Reynaud, de 1935 à 1939, plus de cinquante lettres dont l'esprit courtisan et le style louangeur sont étrangers à l'éthique militaire.
Le 16 décembre 1935, il sollicite en faveur de sa « modeste personne », une intervention de son faire-valoir, afin d'être inscrit au tableau de colonel. Pour appuyer sa démarche, il a rédigé à l'intention de ceux dont il quête le soutien, une note manuscrite et non signée dont les premières lignes précèdent des arguments justifiant, à ses propres yeux, sa promotion à titre exceptionnel, et suggérant qu'une démarche pressante et très urgente» soit effectuée par paul-Boncour, président de la commission d'étude de la Défense nationale, auprès de Jean Fabry, ministre de la Guerre.
Le 31 décembre 1935, il accompagne ses vœux d'une citation de Vauvenargues sur les grands esprits, et déclare à Reynaud qu'il en est (( la démonstration vivante et éclatante )). Puis il lui fait part de sa confiance en son destin (3), et de sa résolution de le servir (4). Par lettre du 18 décembre 1936, il remerciera Reynaud du succès de son intervention. Et il réitérera son allégeance en soulignant: (( Veuillez bien ne pas oublier que vous pouvez disposer entièrement de moi )) (5).

Un tel comportement est d'autant plus surprenant que son auteur s'identifiera sous peu à la France, et qu'il a écrit dans Le Fil de l'épée: (( Il convient que la politique ne se mêle point à l'armée. Tout ce qui vient des partis (...) a bientôt fait de corrompre le corps militaire dont la puissance tient d'abord à sa vertu» (6).
Ne devoir rien à personne

Paradoxalement, la démission de Reynaud va servir les ambitions et le destin politique de Charles De Gaulle. Car, a-t-il écrit: « Que les événements deviennent graves [ ... ] une sorte de lame de fond pousse au premier plan l'homme de caractère. » Cette lame, c'est le désastre militaire suivi de la démission de Reynaud et de sa propre élimination du gouvernement. Elle le pousse en Angleterre où son talent d'orateur va pouvoir s'exprimer.
Il sait que les plus grands ménagent avec soin leurs interventions. « Ils en font un art que Flaubert a fort bien senti lorsqu'il nous peint dans Salambô l'effet produit sur des soldats hésitants par l'apparition calculée d'Amilcar » (7).
Il ne peut donc admettre sa rétrogradation. Il s'autoproclame général. Car le général du 18 juin ne peut devenir le colonel du 24 juin et perdre ainsi le crédit que lui conférait des étoiles. Son fils en témoigne pour lui-même lorsqu'il écrit à Michel Debré qui en fait part à Georges Pompidou : « Vous comprenez, maintenant depuis la mort de mon père, je suis appelé à correspondre avec des chefs d'État. Il faut, par conséquent, que je sois amiral » (8).
Dans son dernier ouvrage sur son père, Philippe De Gaulle revient sur le refus de celui-ci de toucher une retraite. Mais il ne mentionne plus la raison qu'il en avait donnée dans Le Figaro Magazine précité. Il se borne à citer un commentaire de son père : .« Ainsi, je ne devrai rien à personne. Ce sera l'inverse. Les Français resteront en dette à mon égard » (9).
Attitude calculée de celui qui décrétait : « Là où je suis est la meilleure place » (10). Attitude que souligne son fils : «... il lui indifférait qu'on lui attribuât des prérogatives, des compliments, des hommages, des titres [...] Il a répondu à Edmond Michelet, ministre des Armées [...] qui envisageait, en 1946, de faire de lui un maréchal de France, que la seule chose qui serait à l'échelle est de laisser les choses en l'état. La mort se chargera, un jour d'aplanir la difficulté, si tant est qu'il y en a une» (11).

Dispensé des critères militaires

À sa mort, son élévation à la dignité de maréchal ne fut l'objet d'aucun débat national. Une telle dignité ne peut, en effet, être conférée qu'aux officiers généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi.
Le colonel De Gaulle avait-il vraiment espéré que sa carrière politique lui vaudrait d'être dispensé de ces critères militaires, et lui permettrait de rejoindre, dans la constellation des maréchaux de France, l'illustre soldat rétrogradé au rang de deuxième classe par une condamnation à mort prononcée par une Haute Cour dite de justice, qu'il avait lui-même instituée par ordonnance du 18 novembre 1944 ?
« Ces choses-là sont rudes. Il faut pour les comprendre avoir fait ses études ses études »(12).

(1) Charles De Gaulle: Lettres, notes et carnets, 1905-1918, pp.519-520.
(2) ibid p. 525.
(3) Lettre du 1er mai 1936. (4) Lettre du 4 mai 1936.
(5) Lettre du 24 novembre 1938.
(6) Charles De Gaulle: Le Fil de l'épée. Berger-Levrault, 1932, p. 139.
(7) ibid, p. 67.
(8) Jacques Foccart : Journal de l'Élysée, 1969-1971, Fayard 1999. (9) Philippe De Gaulle: De Gaulle, mon père. Plon, tome " p. 522. (10) ibid, tome Il, p. 226.
(11) Ibid.
(12)Victor Hugo: La Légende des siècles. Les Pauvres gens.
Action Française 2000 juillet 2007


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