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mardi 11 mars 2025

Révolution américaine national-conservatrice

 

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Combat royaliste 65

Par Philippe Germain

Le retour DU politique à l’international fait soudainement prendre conscience qu’une seconde idéologie alternative à la pensée dominante démocratico-libérale s’élabore outre-Atlantique.

Dans les années 1980, le courant d’idées « communautarien »avait découvert la communauté comme alternative à la pensée dominante. Produisant une conception de la sociabilité autour de la justice sociale, du bien commun, de la place de l’homme dans la cité, ce courant s’ancra dans le communautarisme chrétien d’un public restreint. Puis, de 2002 à 2007, la revueThe Américain Conservative élabora une idéologie « paléo-conservatrice » autour d’un nationalisme favorable aux droits des États, aux valeurs chrétiennes, à l’isolationnisme mais hostile tant à l’immigration qu’au « Nouvel ordre mondial » des néo-conservateurs militaristes et mondialistes.

Parallèlement, une large mouvance « populiste » se développa au travers d’un réseau informel de micro-associations issues de la classe moyenne. Elles recoururent à la technique de propagande de la révélation tapageuse des scandales de l’Établissement libéral. Par leurs luttes à la base, les petits blancs convergèrent alors avec la mouvance évangéliste, pour en 2016 faire triompher le populiste Donald Trump. Celui-ci dut faire face à l’appareil d’État, passé aux mains de l’aile la plus à gauche du parti démocrate sous les deux présidences Obama. Ce qui sonna le glas du populisme reposant uniquement sur quelques idées simples et radicales de réforme.

En 2024, Trump est réélu triomphalement mais sur une base idéologique renouvelée. L’expérience Trump 1 a démontré que l’État fédéral, nuisible aux intérêts du peuple américain, est devenu irréformable. Il faut donc démanteler des pans entiers du monstre étatique au profit des cinquante États de l’Union pour leur rendre leurs compétences. Une telle « révolution national-conservatrice » nécessite une solidité idéologique que le catholique pratiquant James David Vance apporte en se revendiquant d’une ligne post-libérale proche de l’illibéralisme hongrois et se reliant « aux grands ancêtres Thomas Jefferson et Andrew Jackson en faveur d’un gouvernement fédéral limité, financièrement économe, et d’un isolationnisme soucieux d’éviter les conflits internationaux » (Gilles Varange, NRU n°78) mais aussi se revendiquant clairement anti-wokiste. L’originalité de ce national-conservatisme est sa capacité à hybrider tradition et modernisation technologique. À sa thématique traditionnelle dépeinte par l’immense majorité des médias comme un vestige du passé, s’amalgame Elon Musk le libertarien patron de SpaceX, prophète de la colonisation de l’espace. Il a fait de l’ex-Twitter le refuge de la liberté d’expression. Elon Musk, dirigeant maintenant le département de l’efficacité gouvernementale, a commencé à suspendre l’USAID, Aide internationale des États-Unis pour le développement. Il va réexaminer et revoir les priorités de toutes les agences de l’État.

Communautarienne, paléo-conservatrice, populiste, la nouvelle l’idéologie américaine semble stabiliser sa mutation dans un national conservatisme fusionnant tradition et modernité. Très différent de l’islamisme, ce modèle cohérent de valeurs américaines oubliées constitue une alternative à l’idéologie démocratico-libérale. Pourtant, rien ne prouve que la métamorphose de l’idéologie alternative américaine ne soit achevée car James David Vance n’est pas insensible au très confidentiel courant de pensée néo-réactionnaire (ou NRx) dit des « Lumières obscures » qui défend un nouveau modèle politique, le néo-caméralisme, (hommage à Frédéric II de Prusse) définissant une manière de gouverner inspirée du monde de l’entreprise avec des micro-États organisés comme des start-ups dont le capital serait détenu par des actionnaires. Une tentation à surveiller du coin de l’œil.

https://www.actionfrancaise.net/2025/03/11/combat-royaliste-65/

mercredi 19 février 2025

Les USA offrent l’Ukraine à Vladimir Poutine. Et Macron veut combattre Poutine

 

«La conversation entre Trump et Poutine peut être considérée comme une victoire du dirigeant russe et une humiliation pour l’Europe, qui avec sa politique à courte vue a complètement perdu le respect et l’influence sur la scène mondiale».

source : Michel lanceur alerte

https://reseauinternational.net/les-usa-offrent-lukraine-a-vladimir-poutine-et-macron-veut-combattre-poutine/

lundi 17 février 2025

Ukraine : Le début de la fin (qui est encore loin)

 

La manœuvre d’ouverture de Trump dans les négociations avec la Russie au sujet de l’Ukraine a provoqué quelques vagues.

Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que la frontière, c’est-à-dire l’Ukraine, devra céder du territoire à la Russie. Il n’y aura pas de place pour l’Ukraine dans l’OTAN. Les États-Unis ne donneront aucune garantie de sécurité à l’Ukraine. Ni l’armée américaine ni l’OTAN ne participeront à une mission de maintien de la paix en Ukraine.

Avec cela, les États-Unis ont concédé à la Russie deux de leurs principales demandes. Quatre oblasts ukrainiens et la Crimée feront partie de la Russie. L’élargissement de l’OTAN vers l’est a été stoppé. Tout déploiement américain en Ukraine est, pour l’instant, hors de question.

Le diable est cependant dans les détails. La Russie voudra des accords juridiques et des garanties. Elle sait que ceux-ci pourraient (encore) être cassés, mais il est toujours préférable de les avoir que pas du tout.

Il n’y a pas non plus d’accord du tout, quand, où et comment les combats pourraient cesser.

L’administration Trump souhaite un cessez-le-feu immédiat le long de la ligne de contact actuelle. Pour la Russie, ce n’est qu’une répétition des accords de Minsk 1 et 2 qui ont été utilisés pour soutenir l’Ukraine. Ce n’est pas une solution suffisante.

La lecture russe de l’appel Trump-Poutine d’hier dit :

«Donald Trump s’est prononcé en faveur de l’arrêt des hostilités dès que possible et de la résolution pacifique de la crise.

À son tour, Vladimir Poutine a souligné qu’il était nécessaire d’éliminer les causes profondes du conflit».

Trump veut un cessez-le-feu, Poutine veut plus.

La question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est qu’un élément des causes profondes du conflit. Ce qui est nécessaire pour conclure la guerre, c’est une structure de sécurité européenne indivisible de longue durée dans laquelle chaque grand pays peut se sentir en sécurité.

Fin 2021, la Russie a présenté deux documents aux États-Unis et à l’OTAN qui donnaient des solutions potentielles. Les discussions à ce sujet n’ont même pas commencé. Ce sera un long processus.

À moins qu’une structure de sécurité indivisible en Europe ne soit trouvée et convenue, la Russie devra utiliser des moyens militaires pour garantir sa sécurité et celle de ses alliés. Son Opération Militaire Spéciale devrait se poursuivre jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.

Il n’y a aucun signe que Trump ait reconnu le problème en jeu et soit prêt à en parler. Lorsqu’il découvrira qu’il n’y a pas de solution à court terme, c’est à dire un cessez-le-feu, il voudra peut-être abandonner le problème et ignorer le résultat : «Laissez l’Europe s’en occuper».

Lorsque l’administration Biden a provoqué et exécuté la guerre par procuration contre la Russie, les principaux pays européens ont ignoré leurs propres intérêts et se sont comportés comme des vassaux des États-Unis. Ils font maintenant du bruit parce qu’ils sont exclus du processus de paix.

Eh bien, si vous vous comportez comme des vassaux et ignorez votre propre intérêt, pourquoi êtes-vous étonné quand vous êtes traité comme des vassaux et que vos propres intérêts sont ignorés ? Ayez du courage et battez-vous pour vos intérêts. Alors peut-être, juste peut-être, d’autres commenceront également à avoir vos intérêts à l’esprit.

source : Moon of Alabama via Le Saker Francophone

https://reseauinternational.net/ukraine-le-debut-de-la-fin-qui-est-encore-loin/

jeudi 26 décembre 2024

Négociations sur la guerre en Ukraine: la forfanterie américaine

 

Nous avons eu pendant quatre ans et nous l’avons encore pour une durée d’un mois à la tête des États-Unis donc du monde atlantiste – auquel nous appartenons malheureusement du fait des forfaiture des quatre cloportes qui nous ont servi de chefs d’Etat depuis trente ans – un politicien corrompu, belliciste et surtout gâteux. Il était et est toujours entre les mains et aux ordres du lobby sioniste des néo-cons de Washington dont l’ambition fondamentale est la domination militaire, économique, financière de l’ensemble de la planète au profit de la ploutocratie mondialiste. Cet agrégat de criminels a encore le temps, en 30 jours, de mettre le monde entier à feu et à sang pour empêcher Trump d’enclencher et de développer ses politiques.

La victoire électorale de Trump sur cette sanie a été ressentie comme la meilleure nouvelle de l’année 2024. Malheureusement il y a lieu aujourd’hui d’en douter très sérieusement.

Donald Trump, en pleine crise aiguë d’ubris, se répand jour après jour en fanfaronnades, injures et menaces insultantes à l’égard de pays et même de continents entiers : l’Europe, l’Amérique du Sud, la Chine, le Mexique et le Canada. On croit comprendre qu’il envisage d’annexer le Canada et le Groenland. Au nom de quoi, de quelles vertus, de quels mérites ? Il oublie que dans 30 jours il sera à la tête d’un pays qui n’a connu que des défaites depuis des décennies. Inimaginable naguère : l’arrogance, la soumission à Israël et les lacunes militaires des USA ont permis à des Yéménites généralement considérés comme des va-nu-pieds de transformer la mer Rouge en un lac privatif interdit aux porte-avions yankees.

Quant à la guerre en Ukraine contre la Russie, ce n’est pas du délire mais presque. Trump affirme être certain de s’entendre avec Poutine pour mettre fin en 24 heures à une guerre dont les USA et l’OTAN sont responsables et qui dure depuis quatre ans. Il argue de leurs bonnes relations – tout le monde sait que V.V. Poutine est un grand sentimental – pour lui faire des propositions qu’il ne pourra pas refuser, célèbre formule cinématographique propre à la nation gangster.

Guy Millière, dans un article du 3 décembre dernier, et d’autres ont présenté les grandes lignes de ce que le général Keith Kellog va proposer aux Russes au nom du président US, une fois celui-ci installé.

La ligne de front serait figée sur les positions des combats dès le démarrage des négociations.

Les forces armées russes progressent en Ukraine, pas rapidement il est vrai, car il s’est agi depuis trois ans, pour l’essentiel, de combats urbains. Cependant il est reconnu généralement que si elles n’ont pas encore gagné la guerre, elles se trouvent dans une situation favorable et jouent gagnant face une armée démoralisée, en manque de combattants et qui perd de plus en plus de terrain. Pourquoi arrêteraient-elles le combat pendant les négociations ? Cette proposition reflète le rêve atlantiste d’une solution à la coréenne qui permettrait à l’Ukraine et à l’OTAN de souffler et de se refaire. C’est inacceptable par les Russes.

D’autant plus qu’il est spécifié que l’Ukraine continuerait à recevoir une aide militaire américaine et européenne. Pour quoi faire ? Pour organiser des défilés le jour de la fête nationale ? Il s’agit tout simplement de la volonté de relancer le conflit à terme et de préparer cette éventualité comme ce fut le cas lors des accords de Minsk.

Bien entendu, si les combats en Ukraine étaient arrêtés, Washington aurait toute latitude pour poursuivre la guerre diplomatico-géopolitique qu’elle mène sans répit afin d’encercler et ligoter le géant russe en vue de le vaincre et de le dépecer.

  • Contestation des élections en Géorgie et tentative de révolution orange.
  • Annulation d’élections qui avaient connu un déroulement normal en Roumanie. Les Roumains n’ont plus le droit de voter pour choisir leur avenir. Ils sont tenus de devenir une cible du fait de l’établissement sur le sol de la plus grande base de l’OTAN en Europe.
  • Fraude électorale grossière en Moldavie.
  • Renversement de la présidente du Sri Lanka.
  • Tentative de coup d’Etat en Corée du Sud.
  • Renversement du régime d’Assad par l’intermédiaire d’un dangereux proxy terroriste.
  • Soutien inconditionnel à l’expansion du grand Israël
  • Attentats dont celui contre le général russe qui avait permis de dévoiler largement les menées criminelles en matière de biotechnologie des Américains, notamment en Ukraine.

Il a été affirmé que le nommé Kellog n’exigera pas le retrait des territoires ukrainiens désormais russes. En revanche leur annexion ne sera pas reconnue et leur situation en simple suspens. Autrement dit, on compte bien, à terme, revenir aux frontières de 1991. C’est se moquer du monde.

Il en va de même de la perspective de l’adhésion à l’OTAN de l’Ukraine qui n’est que reportée indéfiniment ce qui peut signifier jamais comme demain. Il n’est pas dit qu’elle sera annulée. Or cette adhésion a bien constitué une cause première de l’Opération Militaire Spéciale.

Comment peut-on raisonnablement imaginer qu’un chef d’État russe pourrait accepter de telles propositions dans les circonstances actuelles, alors qu’il est militairement et économiquement en situation de force et le conglomérat atlantiste en grosses difficultés ?

À ses propositions de négociation qui apparaissent irréalistes, Trump, fidèle aux traditions anglo-saxonnes, ajoute des menaces. C’est dans son ADN. Au cas où Poutine refuserait de négocier, les USA donneraient à l’Ukraine, probablement aux dépens des Européens, « des moyens militaires sans précédent ».

Un fléchissement de Poutine face à ces propositions et exigences hors de tout sens commun, serait interprété comme un signe de défaite surtout après la chute d’Assad. Quelle que soit la réalité des faits et des événements on peut faire confiance aux médias des milliardaires, aux influenceurs stipendiés par la CIA, à la propagande mondialiste pour les interpréter en faveur de l’OTAN. D’ores et déjà il n’est pas possible à un citoyen moyen d’évoquer une éventuelle défaite de celle-ci sans se heurter à une doxa solidement établie et, il faut bien le dire, à un abrutissement formaté et vindicatif, d’ailleurs plus sensible dans les classes sociales éduquées que dans les autres.

Par ailleurs, au cas où un accord bancal était trouvé il faut se souvenir que Trump ne sera plus là dans quatre ans et que Poutine (plus de 70 ans) n’est pas éternel. On peut être certain que, fidèles à leur éthique très particulière qui n’est pas très différente de celle des mafieux Lucky Luciano et Meyer Lanski, les Anglo-Saxons piétineront leur parole et leur signature et relanceront dès que possible leur double objectif : détruire la Russie et abattre la puissance chinoise.

Ce sont le monde anglo-saxon, l’atlantisme, l’OTAN, Washington, les néo-cons sionistes qui désignent à la tête de nos pays européens des fantoches aisément manipulables que l’on peut faire chanter. Ce sont eux qui nous oppriment, exigent que nous livrions une guerre qui ne nous concerne pas à un pays ami qui ne nous a jamais rien fait de mal, pillent nos richesses et nos pépites qui leur sont bradées. Ce sont eux qui occupent notre administration, détruisent nos libertés et veulent nous réduire en esclavage : agenda 2030 et great reset.

L’OTAN, instrument militaire de cette ambition militaire, totalitaire et planétaire doit être défait et disparaître pour permettre l’instauration du multilatéralisme dans le monde et le respect du droit international, éviter l’émiettement de la Russie et nous rendre notre indépendance, notre souveraineté, nos libertés et au bout du compte notre dignité.

Cette défaite ne peut venir que d’une victoire de la Russie dans le conflit actuel. Celle-ci n’apparaîtrait vraiment éclatante que dans la mesure où les forces de son armée arriveraient à border toute la rive droite du Dniepr et à conquérir la totalité de l’Ukraine de l’est, Nova Russia, Odessa et sa région jusqu’à la Transnistrie.

Ainsi les fameuses terres noires ukrainienne, les ressources considérables minérales et industrielles de cette région slave qui fut russe si longtemps demeureraient russes et par conséquent européennes. Elles ne seraient pas accaparées par des fonds de pension américains aux termes de contrats de corruption et de bradage conclus avec des complices comme Zelensky qui constituent purement et simplement des brigandages.

L’Ouest de l’Ukraine serait à partager entre la Pologne et la Hongrie. Le résidu, s’il en restait, serait désarmé et sous contrôle des pays voisins.

Pour que sa victoire soit encore plus incontestable, la Russie pourrait :

  • Obtenir la restitution intégrale des avoirs russes volés par les Atlantistes y compris les produits financiers.
  • Exiger le retrait de toutes les munitions nucléaires que les Otaniens ont imposé sur leur sol à la Grande Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, etc.
  • Imposer le désarmement et la dissolution des milices ultranationalistes acquises aux joies et délices du nazisme.

C’est dans la victoire de la Russie que réside le seul espoir que cesse notre vassalisation envers un pays gangster et du retour à nos libertés individuelles et collectives.

André Posokhow

https://ripostelaique.com/negociations-sur-la-guerre-en-ukraine-la-forfanterie-americaine.html

mardi 19 novembre 2024

Ils la veulent leur grande boucherie !

 

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Biden autorise l’utilisation de missiles à longue portée pour bombarder la Russie à partir de l’Ukraine. Cette décision du président américain, alors qu’il lui reste moins de deux mois à être en poste, ressemblerait bien à couper l’herbe sous le pied au nouveau président élu, Donald Trump, qui lui veut faire cesser cette guerre juste après son installation à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025.

Réponses des Russes : Vladimir Jabarov, membre de la commission des affaires internationales de la Chambre haute : « C'est une démarche sans précédent. C’est un pas très important vers le début de la Troisième Guerre mondiale, et les Américains le feront sous l’impulsion d’un vieillard sur le départ, qui ne sera plus responsable de rien dans deux mois. » Puis, il prévient : « La réponse de la Russie sera immédiate  ». C’était une ligne rouge fixée par Vladimir Poutine pour qui cela serait le signe « d’une implication directe des pays de l’Otan dans la guerre en Ukraine, menaçant d’une guerre avec l’Alliance atlantique ».[i] Ce qu’il y aurait peut-être derrière cette décision « du vieillard » serait qu’avant la fin de son mandat il accède au souhait de Zelensky d’approuver la demande d’intégrer l’OTAN par l’Ukraine[ii] ; et là ??? Il ne restera plus qu’à fourbir les armes et à envoyer de la chair à canons Otanesque contre les hordes de moujiks russes.

Et la petite France dans tout ça ? La France et le Royaume-Uni ont livré des missiles longue portée et sont donc parties prenantes. À souligner que Macron fait jeu avec deux non membres de l’Europe… Son ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a rappelé les propos tenus par le locataire de l’Élysée il y a six mois. « Vous avez entendu le président Macron à Meseberg le 25 mai, où nous avons ouvertement dit que c’était une option que nous prenions en considération, s’il fallait autoriser des frappes sur des cibles depuis lesquelles les Russes attaquent le territoire ukrainien. » Sans consulter les représentants du peuple, tout seul Macron a décidé d’envoyer un lot de missiles SCALP. « Nous allons fournir de nouveau des missiles Mistral. Et pour permettre à l’Ukraine d’effectuer des frappes derrière la ligne de front, j’ai signé ces derniers jours une nouvelle cession d’une dizaine de missiles SCALP » a annoncé Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, le 10 novembre. Et comme il se doit, le président français expert en avancées à hue et à dia « autoriser Kiev à utiliser des missiles longue portée SCALP EG sur le sol russe reste une « option ».[iii] Notre globe trotter en déplacement en Argentine a déclaré que : « Vladimir Poutine ne veut pas la paix avec Kiev et n’est pas prêt à la négocier. Je crois qu’il est clair que les intentions du président Poutine sont d’intensifier les combats. Dans ce contexte, nous devons tenir nos engagements à l’égard des Ukrainiens, c’est-à-dire leur permettre de mener cette guerre de résistance, livrer des armes, des équipements.  » Macron n’a toutefois pas exclu de reparler à son homologue russe, mais seulement quand le « contexte  » s’y prêtera…[iv] Hey Manu ! Encore un ti tour de torture de la très grande table ? Ce qui est certain, c'est que Poutine ne reparlera plus jamais à ce Français, sachant que tout ce qui sera dit se retrouvera sur les RS. T’es pas crédible, plus dans le jeu. Alors reste à faire joujou avec l’Argentin qui n’en a rien à battre de tes jérémiades de crocodiles sur le MERCOSUR.

Ce qui se trame à Washington : vendredi 15 novembre 2024, un feu vert à l’utilisation de missiles à longue portée occidentaux contre la Russie a été au menu des discussions entre le Premier ministre britannique Keir Starmer et Joe Biden. On peut se poser la question : pourquoi deux puissances hors Union européenne discutent-elles de la provocation d’un risque de conflit généralisé sur ce territoire ? Sachant que par le passé l’ex-premier ministre britannique Boris Johnson avait fait dérailler les négociations de paix entre les deux belligérants : à la fin du mois de mars 2022, soit un mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, une série de réunions entre russes et ukrainiens en Biélorussie et en Turquie, plus des engagements virtuels par vidéoconférence, avaient débouché sur le Communiqué d’Istanbul, qui décrivait le cadre d’un possible règlement. Selon la revue américaine Foreign Affairs, Samuel Charap and Sergey Radchenko auteurs d’un article sur lequel ils tiraient cette conclusion : « Au milieu de l'agression sans précédent de Moscou, les Russes et les Ukrainiens ont presque finalisé un accord qui aurait mis fin à la guerre et fourni à l'Ukraine des garanties de sécurité multilatérales, ouvrant la voie à sa neutralité permanente et, à terme, à son adhésion à l'Union européenne. » C’est alors que le Royaume-Uni était intervenu. Dès le 30 mars, Boris Johnson déclara qu’il fallait « continuer à intensifier les sanctions jusqu’à ce que chacune des troupes de Poutine soit sortie d’Ukraine ». Le 9 avril, Johnson arriva à Kiev et aurait dit à Zelensky que « tout accord avec Poutine serait une victoire pour lui ».[v] Deux semaines plus tard, le secrétaire d’État Antony Blinken se rendait à Kiev en tenant le même discours. Oleksii Danilov, le président du Conseil national de sécurité et de défense de l'Ukraine déclara le 2 mai : « Un traité avec la Russie est impossible : seule la capitulation peut être acceptée. »[vi] Donc, comment se fait-il que 700 jours après le début de ce conflit meurtrier et fraternel on retrouve les anglais à la manœuvre ? Ne servent-ils pas de petit télégraphiste aux Américains qui veulent à toute force déstabiliser le continent européen pour en tirer de multiples profits ?

Qui gouverne les States ? La structure du pouvoir est constituée de « groupes de veto » qui ont conquis un certain pouvoir leur permettant de bloquer les mesures contraires à leurs intérêts et de neutraliser ceux qui pourraient les attaquer. Les masses ne sont pas passives : elles se sont constituées en groupes organisés rassemblant des individus qui partagent soit des intérêts économiques, soit des valeurs communes ou une identité ethnique.[vii] Certains groupes même se vantent d’influencer directement la politique américaine. Prenez l’AIPAC.[viii] Qui se vante une fois de plus ouvertement du succès de son opération d’influence étrangère consistant à payer les représentants pour promouvoir les intérêts d’Israël. Le groupe de lobbying a publié une vidéo dans laquelle il se félicite d’avoir « soutenu 362 candidats et gagné dans toutes les primaires dans lesquelles un candidat était en lice. Nous avons aidé nos amis à gagner et nous avons fait battre onze candidats anti-israéliens. » L’Amérique est constellée de ces groupes d’influences qui arrosent en milliards de dollars la vie politique américaine, ce qui tendrait vers un des pays les plus corrompus au monde. Y ajouter, le lobby militaro/industriel, le lobby du business pharmaceutique, le lobby du pétrole, et par-dessus toute cette puissance lobbyiste, les fonds de pension tels Black Rock, Vanguard et State Street qui gèrent plus de 22.000 milliards, soit presque le PIB américain lui-même. Ce sont, donc, toutes ces « identités » qui sont les vrais « players » dans le pays. Il est donc aisé sans boule de cristal de prévoir que l’intérêt de tous ces prédateurs est de faire continuer les conflits qui éclatent aux quatre coins de la planète et si possible comme durant les deux premières guerres mondiales d’envoyer au casse-pipe un maximum de quidams, qui sont pour « eux » plus que quantité négligeable sur l’étal du boucher.

Comme dit le proverbe  : « On ne fait pas de saucisses sans casser des œufs. »

Georges ZETER/novembre 2024

Vidéo : POURQUOI LES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS SONT-ILS TOUS PRO-ISRAËL ?

mardi 29 octobre 2024

Est-ce que les armes US pourront aider l’Ukraine ?

 

Les États-Unis ont, dès le début du conflit, indiqué à Kiev qu’ils ne veulent pas une escalade du conflit. Ils déclarent se limiter à livrer des armes et des munitions pour assurer la défense de l’Ukraine. Et, la plus grande puissance militaire du monde occidentale accuse des difficultés à assurer sa production d’armes, ce qui explique pour Zelensky son incapacité à continuer de livrer bataille sur le front. 

Le 16 octobre, le secrétaire d'État américain Antony Blinken dans un communiqué de presse, a rendu compte de la fourniture d’une nouvelle aide militaire importante à l’Ukraine. Cette aide supplémentaire, fournie dans le cadre de l'autorisation présidentielle de retrait des stocks du ministère de la Défense, est évaluée à 425 millions de dollars. Elle comprend des munitions pour les systèmes nationaux de missiles surface-air avancés (NASAMS) ; des missiles RIM-7 pour la défense aérienne ; des missiles antiaériens Stinger ; des munitions air-sol ; des munitions pour les systèmes de roquettes d'artillerie à haute mobilité (HIMARS) ; des munitions d'artillerie de 155 mm et 105 mm ; des armes à sous-munitions ; des véhicules à roues polyvalents à haute mobilité (HMMWV) ; des systèmes antichars Javelin, AT-4 et autres ; des missiles TOW lancés par tube, à suivi optique et guidés par fil ; des véhicules tactiques légers ; des armes légères, des munitions et des grenades ; des équipements de démolition et des munitions ; des pièces de rechange, des équipements auxiliaires, des services, des formations et des transports. 

Il n'y a pas de systèmes de défense aérienne patriotes sur la liste d’Antony Blinken, ni de missiles de type PAC. La raison en est que le niveau actuel de production de ces missiles est extrêmement faible -seulement 500 missiles par an, c'est-à-dire environ 40 missiles par mois. 

Kiev ne peut pas réussir à gagner le conflit grâce aux armements américains. L'idée que l'armée ukrainienne réussirait sur le champ de bataille grâce à des armes américaines plus avancées est devenue « l'un des plus grands mythes à Washington ». Cette évaluation a été faite par l'ancien sous-secrétaire adjoint américain à la Défense pour les affaires politiques, Colin Kahl, dont les propos sont cités par le Wall Street Journal (WSJ). « Cela implique le recours à la pensée magique, selon laquelle on peut instantanément changer la situation en fournissant à l'Ukraine des armes qu'elle n'est pas prête à utiliser et qui sortent de nulle part et ne permettent aucun compromis », a-t-il ajouté. 

En 2022 Colin Kahl avait déjà signifié que les États-Unis avaient décidé d’envoyer des armes et des munitions de manière adaptée « pour répondre aux besoins ukrainiens critiques pour le combat d'aujourd'hui » et, soulignant que les Ukrainiens avaient assuré qu’ils n’utiliseraient ces armes qu’à des fins défensives. « Nous n’avons aucun intérêt à ce que le conflit en Ukraine s’élargisse à un conflit plus vaste ou à une troisième guerre mondiale », martelait-il.

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a déclaré que l'Occident avait l'intention de continuer à développer des capacités d'avions de combat F-16 pour l'Ukraine et de lui fournir d'autres armes. Il a indiqué qu'un certain nombre de coalitions de pays occidentaux aidaient l'Ukraine en fournissant de l'artillerie et des munitions, des drones, ainsi qu'à assurer la sécurité dans le cyberespace. 

Lors de son voyage surprise à Kiev de ce lundi, Lloyd Austin a fait part « d’une aide militaire supplémentaire de 400 millions de dollars, mais aucun accord autorisant les Ukrainiens à utiliser des missiles à longue portée en Russie ». 

Dans les faits, les États-Unis ne peuvent pas suivre la cadence dans la production d’armes. Les États-Unis n'ont pas été en mesure d'augmenter la production de missiles pour le système de défense aérienne Patriot dans leurs propres installations. Pour cette raison, il a été décidé d'utiliser les usines japonaises de la société Mitsubishi Heavy Industrie qui produit actuellement 30 missiles PAC-3 pour l'année sous la licence de l'entrepreneur américain de la défense Lockheed Martin. Le nombre de missiles produits pourrait atteindre 60, et le nombre total de missiles PAC produits dans le monde pourrait atteindre 750. 

Cependant, ce plan a échoué en raison de l'absence de têtes d'auto-assistance qui sont produites par Boeing Corporation qui est actuellement au bord de la faillite

Mais, même dans le cas de l'augmentation prévue par le Pentagone de la production de missiles pour les systèmes de défense aérienne patriotes à 750 par an, cela n'aurait pas de changement significatif dans le conflit en Ukraine. 

D’ailleurs, le président russe, Vladimir Poutine, a souligné à plusieurs reprises que la fourniture de nouvelles armes à Kiev ne changerait rien à la situation sur le front et ne ferait que prolonger le conflit. 

Pierre Duval

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Source : https://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=6408

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/est-ce-que-les-armes-us-pourront-257338

jeudi 24 octobre 2024

De l’impuissance hypersonique

 Le journaliste indépendant Drago Bosnic nous met au courant des dernières péripéties de la prodigieuse impuissance US à fabriquer des engins hypersoniques alors que la Russie (et d’autres, dont l’Iran) utilise de telles machines en combat.  Depuis l’alerte de mars 2018 (l’annonce de Poutine de la possession d’armes hypersoniques par la Russie), le Pentagone galère en vain, en rechignant et sans succès.  Les USA sont-ils devenus impuissants dans cette matière du technologisme ?  Préfèrent-ils les ‘blockbusters’ de Hollywood ?

Le texte ci-dessous ne nous apprend rien de nouveau mais il nous fournit des précisions fort utiles sur le développement d’une situation de complet blocage. Cela fait plusieurs années que nous en parlons, d’ailleurs depuis l’annonce par Poutine de l’existence des programmes russes de missiles hypersoniques. Nous en parlions encore récemment dans le sens de l’amplitude et de la gravité de la catastrophe pour les USA, en mars 2023 et en janvier 2024.

Dans son texte ci-dessous, le journaliste indépendant Drago Bosnic, critique politique antiSystème et aussi expert militaire qui aborde parfois des sujets plus techniques dans des domaines où il est très compétents, met en évidence la catastrophe qui frappe le Pentagone avec  ce blocage sur l’hypersonique. On ne parle plus seulement de retard sur les Russes mais quasiment de blocage.

Dans le texte de mars 2023, nous commentions le dernier échec et l’abandon du programme AGW-183A (le projet de missile hypersonique le plus avancé), également connu sous l’acronyme ARRW que les habitués surnomment évidemment ‘Arrow’ (flèche). C’est ce même programme déjà deux fois abandonné, dont Bosnic annonce la relance simplement parce qu’il n’y a rien d’autre à se mettre sois la dent.

Nous commencions notre texte par ce paragraphe que nous jugions sans doute moqueur ; tentative, dans tous les cas, d’un exercice d’un peu d’ironie entre Hollywood et le Pentagone (sur fond de liquidation des ‘Native Américains’) :

« L’USAF a annoncé qu’elle abandonnait l’un des deux programmes (connus) de missiles hypersoniques US, le AGM-183A, connu aussi sous sa désignation de ‘Air-launched Rapid Response Weapon’ (ARRW). L’acronyme étant fort proche de ‘Arrow’ (flèche) comme on le prononce, on en arrive au stade du film fameux “La flèche brisée (1950), qui contait l’histoire malheureuse du fameux chef indien Cochise. Aux USA, on est donc toujours proche de l’hollywoodisme, mais cette fois tout le contraire de l’allure triomphante, – et le destin de l’ARRW étant peut-être une sorte de revanche posthume de Cochise. L’abandon du programme marque en effet un très sérieux revers dans le développement des armes hypersoniques aux USA, ceux-là qui accusent déjà un terrible retard sur la Russie et la Chine. »

La relance de l’ARRW après ses ignominieux échecs et ses abandons catégoriques constituent un cas extrêmement rares, rarissimes pour la bureaucratie du Pentagone, en même temps qu’une timidité prononcés des géants de l’armement pour se lancer dans de nouveaux programmes hypersoniques (le ARRW est fabriqué par Lockheed Martin).

Un peu plus loin, alors que nous nous interrogions sur le sort du technologisme, surtout aux USA où il constitue une force considérable dans la pensée et le développement de cette puissance, surtout dans les forces armées toujours en pointe dans ce domaine et désormais confrontées à des problèmes qui s’avèrent quasiment insurmontables. Ainsi remarquions-nous à propos du technologisme, du Pentagone, et subrepticement de Hollywood :

« Le problème est qu’il faut en effet situer cet échec [du technologisme de l’hypersonique] dans une continuité où l’on trouve l’aventure catastrophique du JSF, celle de la frégate démente DDG-1000 classe ‘Admiral Zumwalt’, de la nouvelle classe des super-porte-avions (‘George Bush’, ‘Gerald Ford’, ‘George Washington’, etc.) affectés d’ennuis de très-haute technologie divers et variés, etc. Le problème est donc de savoir si la superpuissance US a encore la capacité de développer des systèmes de haute technologie compatibles avec la réalité d’une vérité-de-situation de guerre, ou si l’on en reste au stade du triomphe de la communication, pour directement passer à la suite... »

La question que nous nous posons à partir de ces remarques où il est fait allusion à Hollywood et à l’hollywoodisme, c’est-à-dire à tout ce qui développe la communication la plus envahissante et la plus spectaculaire dans la transmission au public des “merveilles” nés du technologisme, si cet appel à la communication n’a pas envahi les esprits et les conceptions des gens du Pentagone et aussi des autres secteurs de la sécurité nationale (le complexe de l’armement, les agences de renseignement). Cela reviendrait à concevoir les technologies, non plus comme un moyen direct de fabriquer des armements, mais comme un moyen de mettre le technologisme au service de la communication, notamment hollywoodienne. Par exemple, on sait que le F-35 (JSF) a déjà été largement utilisé dans des ‘blockbusters’ d’Hollywood, notamment sur les ‘super-héros’, qui fournissent aujourd’hui l’essentiel de la production hollywoodienne ; cela suffit au Pentagone pour la promotion de l’avion, bien plus qu’une aventure israélienne en Iran, où Israël pourrait perdre quelques F-35 (c’est une des craintes secrètes du Pentagone et de l’USAF).

Mais le cas de l’hypersonique est complètement différent parce que les Russes ont 15 à 20 ans d’avance, des missiles de deux générations d’hypersoniques déjà en service, qu’on a vus être utilisés en combat en Ukraine, et peut-être même de la part des Iraniens. Pour ce cas, le Pentagone n’évolue plus dans le seul cadre d’Hollywood où les scénaristes assurent au technologisme bien entendu américaniste une part glorieuse d’efficacité et de succès. C’est ce que nous voulions suggérer avec ce membre de phrase :

« ... Savoir si la superpuissance US a encore la capacité de développer des systèmes de haute technologie compatibles avec la réalité d’une vérité-de-situation de guerre... »

Il semble bien qu’avec l’Ukraine, et la façon dont on a présenté et “suivi” (!) cette guerre, le Pentagone et ses divers complices comme par exemples les industries de l’armement bien-heureuses de produire toujours la même chose pour la satisfaction de Zelenski et la stabilité de leurs bénéfices, ont montré combien la réalité, – c’est-à-dire la vérité-de-situation, – ne les intéressait plus. L ‘hypersonique est donc pour eux tous un affreux problème, un calvaire qu’il faut tout de même tenter de porter puisque les Russes l’ont et que pourtant les USA ne peuvent être que les plus forts et rien d’autre...

Ce genre de dilemme d’une hyper-puissance transformée en surpuissance-Fantasy, est un signe incontestable de l’accélération formidable de la décadence, d’effondrement en effondrement, avec au terme l’attrait irrésistible du plus grand de tous les ‘blockbusters’ : son autodestruction. Rien ni personne ne parviendra à les en relever.

dedefensa.org

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Hypersonique : on recycle les ratages

Il y a un peu plus de dix ans, la plupart des experts militaires étaient convaincus que les États-Unis étaient le meilleur acteur dans le domaine des armes hypersoniques. Le complexe militaro-industriel américain (MIC) sous-estimait obstinément les avancées russes, en particulier en ce qui concerne le système ‘Iskander’, dont les missiles 9M723 ont été les premières armes hypersoniques basées au sol, mais étaient encore généralement répertoriés comme des missiles quasi-balistiques.

Le conflit ukrainien orchestré par l’OTAN a démontré la grande manœuvrabilité et la vitesse des armes utilisées par le système de missiles ‘Iskander-M’, prouvant sans l’ombre d’un doute que Moscou a environ 15 à 20 ans d’avance dans le développement et le déploiement des hypersoniques. En revanche, les tentatives de Washington de ridiculiser les avancées russes semblent avoir eu un effet “karmique” sur ses propres performances, car le Pentagone a connu un échec embarrassant après l’autre au cours de la dernière décennie.

Cependant, essayer de dénigrer votre adversaire par le biais de la machine de propagande traditionnelle ne ralentira pas ses avancées technologiques dans le monde réel. Cela pourrait certainement les faire passer pour des méchants (même si ce n’est pas au-delà de l’Occident politique), mais rien de plus. Pourtant, les États-Unis ont continué à le faire. Les affirmations plutôt pathétiques de la machine de propagande dominante selon lesquelles la Russie aurait “volé” des technologies hypersoniques américaines inexistantes sont devenues d’autant plus ridicules que les échecs du Pentagone à développer une seule arme fonctionnelle ont commencé à s’accumuler. Malgré une douzaine de programmes d’armes hypersoniques, les États-Unis n’ont rien à montrer de leurs efforts. En mars de l’année dernière, les choses ont pris une tournure pire après l’annulation du programme AGM-183A, un missile lancé par avion transportant un véhicule de glissement hypersonique (HGV). Surnommé ARRW (Air-Launched Rapid Response Weapon), le missile était censé être le point d’entrée des États-Unis dans le très exclusif “club hypersonique”.

Les échecs du MIC américain ne se sont cependant pas arrêtés là. Son incapacité à fabriquer des armes même relativement basiques (par rapport à son statut de superpuissance) est devenue évidente, ce qui a donné lieu à des épisodes encore plus embarrassants, comme les retards constants et les problèmes technologiques dans le développement des ICBM (missiles balistiques intercontinentaux).

Et pourtant, étant donné le prestige géopolitique de la mise en place d’armes hypersoniques, il était important pour Washington DC de commencer à dissimuler les informations sur les échecs de ses programmes, c’est pourquoi nous n’avons toujours pas de confirmation officielle des résultats du dernier test. J’ai déjà avancé qu’il était très probable qu’il ait échoué, et bien que les preuves définitives ne soient toujours pas là, les événements ultérieurs ont renforcé cette idée. En fait, les dernières révélations sur les intentions des États-Unis concernant la relance de programmes écartés en sont un exemple. Ainsi, le programme avorté AGM-183A avec une ogive HGV pourrait en fait être relancé.

Surnommé le «“Super-Duper” par l’ancien président et actuel candidat Donald Trump, l’ARRW (habituellement lu comme “arrow” [“flèche”]) aurait été le plus loin dans le développement et les tests, du moins selon ‘War Zone’. Cependant, l’arme était tout simplement insuffisante pour égaler les conceptions nord-coréennes et iraniennes, sans parler des avancées chinoises (et, bien entendu, ; sans parler surtout des avancées russes, qui sont dans une ligue à part). Des sources militaires rapportent que l’incertitude entourant l’avenir de l’AGM-183A s’est considérablement exacerbée fin septembre, lorsque l’US Air Force a accordé à Lockheed Martin 13,4 millions de dollars de fonds supplémentaires pour les travaux de R&D sur le programme officiellement annulé. En effet, outre l’abandon susmentionné en mars 2023 (officiellement en raison de « problèmes techniques non spécifiés »), il y a eu une brève période de relance (bien que non officielle), principalement en raison des échecs répétés d’autres programmes. Cependant, le financement de l’AGM-183A a été réduit en mars 2024.

Il s’agit de la deuxième annulation du projet, l’armée américaine promettant qu’elle se tournerait vers d’autres programmes. Le missile a quand même été présenté en Asie-Pacifique dans une “démonstration de force” face à la Corée du Nord et à la Chine, mais cela n’a pratiquement servi à rien, car les véritables résultats d’un lancement d’essai n’ont jamais été publiés (ce qui suggère un nouvel échec), alors que la Corée du Nord et l’Iran ont démontré qu’ils pouvaient construire et déployer ces missiles (avec des rapports solides selon lesquels l’Iran a effectivement utilisé les siens au combat).

Et bien qu’il s’agisse certainement d’une arme efficace sur le papier, le programme AGM-183A est soit très mal exécuté (au mieux), soit les États-Unis n’ont tout simplement pas la technologie nécessaire pour déployer de telles armes. L’arme est équipée d’une ogive HGV, ce qui signifie que le propulseur devrait être le moindre des problèmes du Pentagone, mais il semble que même cette technologie relativement simple constitue un obstacle insurmontable, entraînant des échecs répétés et des dépassements de coûts perpétuels.

Le HGV lui-même constitue le défi technologique le plus complexe, car il nécessite des connaissances de classe mondiale en matière de fusées et de vol plané hypersonique (vol non motorisé). Maintenir une vitesse aussi importante dans les circonstances données est un obstacle majeur, d'autant plus que les missiles balistiques traditionnels perdent de l'élan à mesure qu'ils volent plus loin. Cependant, les HGV sont capables d'utiliser leurs surfaces de portance très avancées pour non seulement maintenir une vitesse hypersonique, mais aussi pour manœuvrer tout en le faisant.

La Russie a maîtrisé cette technologie  avec son programme ‘Avangard (anciennement également connu sous le nom de Yu-71 et Yu-74), atteignant des vitesses maximales stupéfiantes allant jusqu'à Mach 28 (près de 10 km/s ou plus de 33.000 km/h), ainsi qu'une portée intercontinentale (de 6 000 à 18 000 km), ce qui en fait la seule arme hypersonique stratégique au monde. D’un autre côté, l’ARRW, qui a échoué, est censé être un équivalent opérationnel des systèmes 9-A-7660 ‘Kinzhal’ armés de missiles hypersoniques 9-S-7760 lancés par avion.

Le Pentagone a présenté l’AGM-183A comme une arme soi-disant « plus avancée » que le ‘Kinzhal’. Ce dernier n’est pas seulement une arme existante, il a également prouvé ses capacités au combat, ce que le missile de fabrication américaine ne peut même pas égaler dans des environnements de test hautement contrôlés. Ce qui devait « changer la donne » était censé donner à l’armée américaine « des options de frappe sans précédent » et devait être transporté à la fois par des avions stratégiques tels que les bombardiers B-52, ainsi que par des jets tactiques tels que le F-15. Cependant, les échecs répétés du Pentagone ont entraîné une baisse de financement toujours plus importante. Longtemps attendue comme la première arme hypersonique de tout arsenal occidental, son bilan de tests « problématique » a forcé l’USAF à chercher des alternatives. Il y a même des spéculations selon lesquelles ce  programme en difficulté se transformera en un autre appelé Tactical Boost Glide (TBG), ce qui indique que l’arme aura très probablement une portée beaucoup plus courte que celle prévue pour l’AGM-183A.

Ce dernier était censé être transporté par des bombardiers B-52, tandis que l’intégration était également prévue pour les nouveaux avions de chasse F-15EX, le seul avion tactique occidental capable de déployer des missiles de cette taille. Cependant, si le TBG finit par avoir des caractéristiques plus modestes (ce que le nom lui-même suggère certainement), ce missile pourrait également être transporté par d’autres avions tactiques, à condition qu’il soit un jour déployé.

Cependant, le fait même que les États-Unis envisagent sérieusement de recycler le programme ARRW qui a déjà été annulé deux fois en raison de coûts excessifs, de manque de fiabilité, d’échecs répétés aux tests, de l’absence de progrès dans l’amélioration de la conception, etc., tout cela est très révélateur. Comme tous les autres programmes ont échoué, les États-Unis sont désormais désespérés d’au moins égaler les puissances régionales précédemment mentionnées comme la Corée du Nord et l’Iran. De plus, ce dernier a très probablement également donné ses missiles hypersoniques à des alliés au Moyen-Orient (plus précisément au Yémen), rendant l’embarras de l’Amérique encore plus grand.

Drago Bosnic

mardi 22 octobre 2024

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« La Russie n’est qu’une grande station-service »

Alors que plusieurs pays occidentaux continuent d’infliger de lourdes sanctions à la Russie, l’ancien conseiller du président Barack Obama et économiste à Harvard Jason Furman estime que l’économie russe est « incroyablement insignifiante dans l’économie mondiale », à l’exception de ses ressources en pétrole et en gaz. « C’est essentiellement une grande station-service », a-t-il poursuivi.

Hannibal Genséric

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mercredi 16 octobre 2024

Comment les Américains ont volé à l’URSS sa victoire sur le Japon

 

par Boris Egorov.

En 1938, les Américains se sont attribué le raid sans précédent que les Soviétiques ont mené sur la base aérienne japonaise de Taïwan et qui a impressionné la Chine entière. Mais l’URSS ne s’en est pas offusquée, et en était même très heureuse.

Réconciliation des vieux ennemis

Alors qu’en Occident le Troisième Reich rassemblait encore ses forces pour lutter pour « l’espace vital du peuple allemand », en Orient, le Japon travaillait déjà activement à la construction de la sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale, qui devait être placée sous son égide. En 1931, le pays du Soleil-Levant a envahi la Mandchourie chinoise, où il a rapidement établi l’État fantoche du Mandchoukouo, et en 1937, une guerre totale a éclaté entre le Japon et la Chine, ce qui a soulevé la question de la souveraineté de cette dernière.

L’armée impériale japonaise entre à Nankin, le 13 décembre 1937

L’Union Soviétique observait prudemment cette expansion japonaise, supposant à juste titre que tôt ou tard elle empièterait sur l’Extrême-Orient russe. Dans ces conditions, les dirigeants soviétiques se sont réconciliés avec leur vieil ennemi, le Kuomintang, parti dirigeant de la république de Chine, et son dirigeant Tchang Kaï-chek.

L’hostilité entre les deux pays était liée au soutien que l’URSS avait apporté aux communistes de Mao Zedong durant de longues années lors de leur combat contre le Kuomintang. L’attaque menée par le Japon a cependant forcé les deux parties à s’asseoir à la table des négociations.

Opération Zet

A finalement été conclu un accord sur la livraison de matériel militaire soviétique à la Chine. Pendant « l’opération Zet », les Chinois ont reçu, entre autres, plus de 80 chars, 700 véhicules motorisés, plus de 600 pièces d’artillerie et près de 400 mitrailleuses.

Les avions constituaient toutefois la majeure partie du matériel livré. Obsolète, l’aviation chinoise avait presque immédiatement été écrasée par le Service aérien de l’Armée impériale japonaise plus moderne, ce qui a permis à cette dernière d’acquérir une supériorité aérienne et de bombarder les villes chinoises en toute impunité. Au début de la guerre, pour régler la situation, l’URSS a donc envoyé plus de 300 avions de chasse Polikarpov I-15 et I-16, ainsi qu’environ 150 bombardiers Tupolev SB et TB-3 au Kuomintang.

À la défense de la Chine

Sur demande du gouvernement chinois, des pilotes militaires soviétiques ont également commencé à arriver secrètement dans le pays. Des pilotes expérimentés, dont certains avaient pris part à la guerre d’Espagne, ont non seulement formé des soldats locaux, mais ont eux-mêmes activement participé aux combats contre les Japonais. Pour éviter les incidents diplomatiques avec Tokyo, les pilotes soviétiques étaient officiellement enregistrés comme volontaires, ou bien se cachaient sous des noms chinois : par exemple, Fiodor Polynine, commandant du groupe de bombardiers aériens de la ville de Hankou, était connu sous le nom de Fyn Po.

Les premiers pilotes soviétiques sont arrivés en Chine en novembre 1937, et ont immédiatement pris part aux combats contre leur ennemi. Inférieurs en nombre par rapport aux Japonais, ils partaient en vol quatre ou cinq fois par jour pour protéger les villes chinoises.

Un chasseur soviétique I-16

Après que le Service aérien de l’Armée impériale japonaise a subi de lourdes pertes dans le ciel au-dessus de Nankin, capitale chinoise de l’époque, et que des frappes aériennes précises et dévastatrices aient été lancées sur leurs aérodromes près de Shanghai, les Japonais ont alors compris qu’ils avaient affaire à un ennemi plus dangereux et mieux entraîné. La désinvolture qui caractérisait leurs actions jusque-là s’est par conséquent transformée en prudence, mais cela n’a pas suffi à les préparer à la frappe soviétique sans précédent contre Taïwan (alors connue sous le nom de Formose).

Opération audacieuse

Le raid sur l’aérodrome de Matsuyama, près de Taipei, la plus grande ville de Taïwan, était prévu pour le 23 février 1938 comme « cadeau » aux Japonais à l’occasion du vingtième anniversaire de l’Armée rouge. À l’époque, il s’agissait de l’une des plus grandes bases aériennes du Service aérien de l’Armée impériale japonaise ; Tokyo était pourtant sûre qu’elle était inaccessible pour leur ennemi.

Vingt-huit bombardiers Tupolev SB portant des plaques d’identification de l’armée de l’air chinoise devaient être lancés depuis l’aérodrome de Hankou, près de Wuhan, à près de mille kilomètres de Taïwan. Un deuxième groupe constitué de 12 avions avec des équipages mixtes sino-soviétiques a décollé du détroit de Nanchang, plus proche de Taipei.

Un bombardier soviétique SB-2

Le raid a néanmoins failli échouer avant même d’avoir commencé. À l’aube, alors que les avions étaient prêts à décoller, des bombardiers japonais sont apparus dans le ciel près de Hankou. « J’ai été pris de frissons. S’ils frappaient, l’aérodrome partait en fumée. Les avions étaient remplis de carburant inflammable et les bombes étaient déjà à bord… Si les canons antiaériens ne les repoussaient pas, tout était perdu », racontait Fiodor Polynine, le commandant du raid, dans ses mémoires « Боевые маршруты » (Boïévyé marchroutyi, Les Itinéraires de combat). Ils ont cependant évité la catastrophe : les Japonais se sont subitement dirigés vers la ville voisine de Changsha.

L’attaque sur Matsuyama était, pour l’époque, une opération militaire sans précédent. Pendant sept heures, les 28 bombardiers ont volé à découvert, sans la protection des avions de chasse, sur près de 1 000 kilomètres, dont 200 au-dessus de l’eau. Le groupe de Nanchang a quant à lui dû retourner à la base à cause d’une erreur de navigation.

Pour réduire la consommation de carburant et augmenter la durée du vol, le groupe de bombardiers de Hankou volait à une altitude de près de 5 000 mètres. À une telle hauteur et sans masque à oxygène, les pilotes étaient à bout de forces à cause du manque d’air. « Le rythme cardiaque s’accélère, vous êtes étourdi, somnolent… dans ces conditions, vous ne pouvez compter que sur votre propre endurance physique », se rappelle Polynine.

Frappe aérienne soudaine

Ayant réussi à atteindre Taïwan, les avions soviétiques sont allés au nord de l’île, puis, après une brusque volte-face, ont coupé leurs moteurs et frappé Matsuyama.

Au total, 280 bombes ont été larguées sur l’aérodrome. 40 avions ennemis ont été détruits, sans compter ceux qui étaient en pièce détachées dans des conteneurs, tandis que les hangars et leur réserve de carburant pour trois ans ont brûlé.

Fiodor Polynine

Les Japonais étaient persuadés que ce lointain aérodrome était en sécurité. Aucun de leurs avions de chasse n’a pu décoller et les canons antiaériens ont fonctionné trop tard, alors que les avions soviétiques se dirigeaient déjà vers le continent.

Tokyo était choqué par le raid de Polynine, car il leur a clairement montré que les îles japonaises elles-mêmes étaient maintenant menacées. Le gouverneur de Taïwan a été évincé et le commandant de la base de Matsuyama s’est suicidé.

Triomphe américain ?

Les pilotes soviétiques sont retournés à Hankou sans déplorer aucune perte, et y ont été accueillis en héros. L’épouse du dirigeant chinois Tchang Kaï-chek, Song Meiling, a même participé au festin donné en leur honneur.

Mais si les dirigeants du pays étaient au courant des circonstances du raid aérien, la population chinoise n’en connaissait pas les détails, en raison du statut secret du séjour des pilotes soviétiques.

L’exploit a alors été attribué à un groupe de volontaires étrangers (principalement américains) dirigés par le pilote américain Vincent Schmidt. Officiellement nommé le « 14e escadron volontaire », ce groupe était précurseur des célèbres Tigres volants (Flying Tigers), un groupe de pilotes de chasse volontaires américains qui est arrivé en Chine en avril 1941.

Des pilotes soviétiques en Chine

« Dans l’un des magazines publiés en anglais à Hankou, de curieuses nouvelles sont apparues à ce moment-là : un groupe d’avions chinois manœuvrés par des pilotes étrangers aurait attaqué Formose et causé de sérieux dégâts à l’armée japonaise. Juste en dessous, il était indiqué que des pilotes américains avaient pris part au raid », écrit Polynine.

Le 25 février 1938, The Hong Kong Telegraph écrivait sur la façon dont « le vétéran intrépide de nombreuses guerres » Vincent Schmidt avait mené le « premier raid audacieux sur le sol japonais », auquel ont également participé des pilotes chinois et russes.

Les Soviétiques ont gardé le silence à ce sujet, et ont même bénéficié de la tournure qu’ont prise les événements. Schmidt, de son côté, n’a pas nié ces fausses informations, mais a volontiers accepté les félicitations, donné des interviews aux journalistes et a presque été élevé au rang de héros national.

La vérité a éclaté quelques jours plus tard, lorsque les Japonais ont publié une note officielle selon laquelle seuls des bombardiers Tupolev SB soviétiques avaient participé au raid sur Matsuyama. Offensé par ces allégations de mensonge énoncées envers lui, Vincent Schmidt a donné sa démission et est parti pour Hong Kong. Son 14e escadron a été dissous le 1er mars en raison de son manque d’efficacité.

Les pilotes soviétiques, surnommés « l’épée de la justice » par les Chinois, ont continué de se battre pour la Chine jusqu’en 1940, quand les relations entre le Kuomintang et les communistes de Mao se sont à nouveau détériorées. Pendant toute la période de la guerre, l’URSS a envoyé 3 665 pilotes et spécialistes techniques en Chine, dont 211 sont morts.

source : https://fr.rbth.com

https://reseauinternational.net/comment-les-americains-ont-vole-a-lurss-sa-victoire-sur-le-japon/