vendredi 17 avril 2026
lundi 30 mars 2026
Colonisations oubliées : les génocides par les empires musulmans
Alors que l’Occident est soumis à une entreprise systématique de repentance et d’auto-flagellation concernant son passé colonial, un silence assourdissant entoure d’autres entreprises impériales, tout aussi vastes et autrement plus durables. Les conquêtes arabes, ottomanes et mogholes ont modelé le visage de trois continents pendant plus d’un millénaire, laissant derrière elles des traces de violence, de destruction culturelle et d’oppression dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. Cette histoire méconnue mérite d’être racontée pour restituer à la colonisation européenne sa juste place : celle d’un épisode parmi d’autres dans la longue et tragique histoire des dominations humaines.
L’empire arabe (VIIe-XVe siècles) – La conquête au nom d’Allah
Une machine de guerre implacable
L’expansion arabe débuta au milieu des années 630 et frappa avec une violence foudroyante deux empires alors affaiblis. En quelques années, les armées arabes s’emparèrent de la Palestine, de la Syrie, de la Mésopotamie et de l’Égypte. L’Empire perse sassanide, l’une des plus brillantes civilisations de l’Antiquité tardive, s’effondra complètement en 651. Ces conquêtes furent menées avec une brutalité extrême.
La guerre de conquête était constitutive du message islamique. Comme le rappellent les historiens, l’exhortation coranique « Combattez dans le chemin d’Allah ! » justifiait l’entreprise guerrière : le succès assurait aux combattants « la richesse en ce monde, le paradis dans l’autre ». Une motivation double – matérielle et spirituelle – qui explique la détermination des conquérants.
Le système de la dhimmitude : une ségrégation institutionnalisée
Sur les territoires conquis, les populations non musulmanes (chrétiens, juifs, zoroastriens) obtenaient le statut de « dhimmis » (protégés). En apparence tolérant, ce système imposait en réalité des restrictions humiliantes et une discrimination légale. Les dhimmis devaient s’acquitter d’un impôt spécifique, la jizya, en échange d’une « protection » qui les plaçait dans une position d’infériorité.
Sous le calife abbasside Al-Mutawakkil, au IXe siècle, de nombreuses restrictions renforcèrent le statut de citoyens de seconde zone des dhimmis : obligation de se distinguer par leur costume, interdiction de construire de nouveaux lieux de culte ou d’en réparer sans autorisation musulmane. C’était une forme de ségrégation institutionnalisée pendant des siècles.
L’arabisation forcée : un génocide
Sous les Omeyyades puis les Abbassides, l’unification des territoires conquis passa par une politique délibérée d’arabisation et d’islamisation. Des écoles furent instituées pour répandre le Coran, les juges formés au droit musulman. Des cultures millénaires furent progressivement laminées, leur langue reléguée, leur héritage historique effacé.
La traite arabe
La traite des Noirs d’Afrique et des Slaves de la mer Noire par le monde arabo-musulman a duré plus de onze siècles et aurait fait environ 17 millions de victimes, selon l’historien Tidiane N’Diaye, et la mortalité y était effroyable, impossible à chiffrer. Il reste des descendants d’esclaves noirs aux Amériques, pas dans le monde arabo-musulman. Cette traite, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique, a été largement minimisée. La seule façon d’échapper à l’esclavage était souvent la conversion à l’islam. À ces chiffres il faut ajouter les environ un million de victimes des Barbaresques en Méditerranée occidentale.
L’empire ottoman (XIVe-XXe siècles) – Domination et violences
La conquête des Balkans
À partir de 1362 et la prise d’Andrinople, les Ottomans entamèrent la conquête méthodique des Balkans. Les Serbes tombèrent après la bataille de Kosovo en 1389, les Bulgares en 1396, Constantinople en 1453, la Bosnie en 1463.
Le devchirmé : l’enlèvement des enfants chrétiens
Parmi les pratiques les plus odieuses de l’Empire ottoman figure le « devchirmé » (ou « devşirme »), littéralement « le ramassage » ou « la récolte ». Établi dans la deuxième moitié du XIVe siècle, ce système consistait à réquisitionner des garçons âgés de 8 à 18 ans parmi les populations chrétiennes des Balkans et d’Anatolie.
Ces enfants étaient envoyés à Constantinople, convertis de force à l’islam, éduqués et formés à exercer des fonctions civiles ou militaires, en particulier au sein du corps des janissaires. Entre les XIVe et XVIIe siècles, on estime que 300 000 à 500 000 enfants chrétiens (serbes, grecs, bulgares, albanais) furent pris dans ce système.
Ce système était surnommé « impôt sur le sang » ou « tribut du sang » par les populations concernées.
Les grandes vagues de massacres
Pour l’époque récente, on répertorie quelques-unes des vagues suivantes de massacres :
1. Massacres hamidiens (1894-1897) : Sous Abdülhamid II, entre 80 000 et 300 000 Arméniens sont massacrés et 25 000 Assyriens tués. Ces violences, planifiées par l’État, constituent un « prélude expérimental » au génocide.
2. Massacre d’Adana (1909) : 20 000 à 30 000 Arméniens supplémentaires périssent en Cilicie.
3. Génocides ottomans tardifs (1913-1924) : Sous les Jeunes-Turcs, l’extermination devient systématique :
- Génocide arménien (1915-1917) : 600 000 à 1,5 million de morts (les deux tiers de la population arménienne), par déportations, marches de la mort, massacres et conversions forcées.
- Génocide grec pontique (1913-1922) : 300 000 à 900 000 Grecs orthodoxes exterminés.
- Génocide assyrien (1914-1924) : 250 000 à 300 000 Assyro-Chaldéens tués.
Total pour les seules populations chrétiennes (1894-1924) : entre 1,25 million et 3,03 millions de victimes, selon les estimations.
La négation persistante
Aujourd’hui encore, la Turquie refuse de reconnaître les génocides qu’elle a orchestrés. Cette négation d’État perpétue une violence symbolique contre les peuples victimes.
L’empire moghol (XVIe-XIXe siècles) Massacres dans l’Inde
L’Empire moghol fut fondé en 1526 par Babur, descendant de Tamerlan et de Gengis Khan. Les Moghols furent avant tout des conquérants, imposant par les armes leur domination sur le sous-continent indien.
L’intolérance religieuse sous Aurangzeb
Si les premiers Moghols, notamment Akbar (1556-1605), pratiquèrent une politique de relative tolérance, ce fut surtout sous le règne d’Aurangzeb (1658-1707) que l’intolérance atteignit son paroxysme. Aurangzeb réimposa la jizya (impôt sur les non-musulmans), détruisit de nombreux temples hindous (notamment le célèbre temple de Vishwanath à Bénarès), persécuta les sikhs et fit exécuter leur neuvième gourou, Tegh Bahadur, en 1675.
Ces politiques créèrent un ressentiment généralisé et des rébellions qui fragmentèrent l’empire.
Les massacres
Les sikhs subirent des persécutions particulièrement sévères. Le cinquième gourou, Arjan Dev, fut torturé à mort en 1606 sur ordre de l’empereur Jahangir. Le neuvième gourou, Tegh Bahadur, fut décapité publiquement à Delhi en 1675 par Aurangzeb pour avoir refusé de se convertir à l’islam.
L‘estimation du nombre des victimes des Moghol est l’objet de polémiques entre les historiens.
L’historien Will Durant écrivait en 1935 que « la conquête mahométane de l’Inde est probablement l’histoire la plus sanglante de l’histoire ». Des auteurs comme Koenraad Elst et François Gautier ont avancé, sur cette base, des estimations de plusieurs dizaines de millions de morts sur les huit siècles de présence musulmane en Inde.
Les historiens nationalistes hindous avancent aussi des chiffres considérables : K.S. Lal estime à 80 millions la diminution de la population hindoue entre 1000 et 1525, tandis que Koenraad Elst affirme que le bilan dépasse celui de la Shoah.
Éléments communs et comparaisons
Une violence systémique
Ce qui frappe dans l’étude des empires arabes, ottomans et moghols, c’est la récurrence de certaines pratiques violentes :
- La conquête militaire comme fondement de l’État
- La discrimination légale des populations non musulmanes, institutionnalisée sur des siècles
- La pression fiscale confiscatoire
- Le travail forcé et l’esclavage à grande échelle
- La destruction délibérée des lieux de culte
- Les déplacements forcés de populations
L’absence de repentance
Contrairement à l’Europe, qui a entrepris un examen critique de son passé colonial, les héritiers des empires arabes et ottomans n’ont jamais véritablement fait face à leur histoire. La Turquie continue de nier le génocide arménien. Le monde arabe n’a jamais entrepris d’examen critique de l’expansion islamique et de ses conséquences sur les populations non musulmanes.
La durée de la domination arabo-musulmane (plus d’un millénaire), son étendue (de l’Espagne à l’Indonésie), et l’ampleur des transformations culturelles imposées (arabisation, islamisation) sont sans commune mesure avec la brève parenthèse coloniale européenne (à peine deux siècles dans la plupart des cas).
Conclusion
Les classes dirigeantes d’Occident traverse une crise de la mémoire. Pris dans une spirale de repentance, elles semblent avoir perdu la capacité de regarder l’histoire de leurs pays avec sérénité. Pourtant, les faits sont têtus. Les empires arabes, ottomans et moghols ont exercé une domination autrement plus longue, autrement plus étendue, et autrement plus brutale que la colonisation européenne.
La colonisation européenne a apporté des bienfaits et a respecté les cultures locales qui existent toujours. Les conquêtes musulmanes procèdent d’un véritable génocide : ces empires ont éradiqué les langues, les religions et les cultures des pays conquis. Et ils continent en persécutant les Kurdes, les chrétiens, les juifs et les autres cultures minoritaires. En Occident seuls deux génocides ressemblent aux crimes commis en Orient : celui des Amérindiens par les Anglo-Saxons et la Shoah.
Jean Lamolie
https://ripostelaique.com/colonisations-oubliees-les-genocides-par-les-empires-musulmans/
La guerre du FLN contre la France s’est transformée en guerre de religion
Depuis des années j’affirme que la guerre d’Algérie qui, avant 1954, fut effectivement une révolte contre la France colonisatrice, est devenue progressivement une guerre de religion : il ne fallait qu’aucun « non musulman » ne reste en Algérie après l’indépendance.
Il faut que ce soit un communiste, Jean-Pierre Lledo, partisan du FLN, qui a pris la nationalité algérienne et qui est resté en Algérie indépendante jusqu’en 1993 qui le confirme dans une déclaration faite plus d’un demi-siècle après la déclaration de l’indépendance.
Et je me vois contraint de le remercier, non seulement pour cette déclaration mais également pour la réponse, en trois volets, apportée au « minable » rapport mémoriel remis par Benjamin Stora au président Macron.
Voici un extrait de cette confirmation :
« La déclaration d’indépendance du 1er Novembre 1954 a pour but un Etat souverain, mais « dans le cadre des principes islamiques ».
On se jure fidélité sur le Coran. On coupe le nez des déviants pris en flagrant délit. L’homosexuel est puni de la peine de mort, quel que soit son grade (le chef militaire Bachir Chihani en fera l’expérience). L’égorgement n’est pas un acte sauvage pour le combattant, puisque sanctifié par l’islam.
L’ennemi est « l’infidèle », la guerre est un « djihad ». On la mène au cri d’ « Allahou akbar » (Allah est le plus grand). Et ceux qui la font sont des « frères » («khawa», c’est-à-dire des frères… musulmans). Dans les zones qu’il contrôle, le FLN remplace la juridiction française laïque par la charia.
Un des grands dirigeants de la lutte armée, et particulièrement du massacre du 20 août 1955 dans l’est-algérien, Lakhdar Ben Tobbal, avoue dans ses mémoires avoir fait la guerre aux non-musulmans : « Bons ou mauvais, je ne faisais pas de différence ».
Un autre dirigeant, Si Abdallah, témoigne : « Nous n’arrivions pas dans une mechta en soldats révolutionnaires mais en combattants de la foi et il est certain que l’islam a été le ciment qui nous permit de sceller notre union…»
Même un des dirigeants, souvent présenté comme le Saint Just laïque de la révolution et qui sera assassiné par les siens, le Kabyle Abane Ramdane, ne dérogera jamais à l’idéologie dominante qui se veut « arabo-musulmane », et à ce titre signera un texte contre « les berbéristes », destiné à la Fédération de France du FLN.
Quant à l’autre chef kabyle, le Colonel Amirouche, très peu savent qu’il adhéra à l’Association des Oulémas (d’où sortiront plus tard les cadres de l’islamisme), qu’il défendit la langue arabe contre le berbère, qu’il s’opposa radicalement aux « berbéristes » (nationalistes qui ne voulaient pas d’une Algérie fondée sur des critères ethniques ou religieux) et qu’il imposa les prières quotidiennes à ses subordonnés dans les maquis.
Aussi, le résultat d’une telle orientation pouvait-il être autre que celui qui s’imposa au moment de l’indépendance et que révéla clairement le président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), Ben Khedda, trente ans plus tard dans ses mémoires : « En refusant notamment la nationalité algérienne automatique pour un million d’Européens, nous avions prévenu le danger d’une Algérie bicéphale »?
Les accords d’Evian du 18 mars 1962 (qui ne furent jamais ratifiés par l’organe suprême du congrès de Tripoli) se refusaient à considérer les non-musulmans comme des Algériens. Diktat imposé par le FLN à la France, en échange de l’autorisation à exploiter le pétrole durant 10 ans. Les non-musulmans ne pouvaient devenir Algériens qu’en en faisant la demande, souvent refusée à des militants de la cause indépendantiste.
Dans le très officiel Mémorial des Martyrs d’Alger, aucun nom de combattants non-musulmans ne figure. Bien plus, à Ténès on débaptisera la rue Ghenassia en rue de Palestine : cet infirmier juif avait pourtant préféré mourir que fuir l’encerclement de l’armée française, afin de rester près de ses blessés.
En 1962, le million de chrétiens et de juifs n’eut d’autre choix que de quitter précipitamment ce qu’ils considéraient comme leur pays. Et pour ceux qui, malgré tout, continuaient à espérer pouvoir rester, on commandita l’assassinat du musicien juif Raymond Leyris, le 22 Juin 1961, puis une année plus tard le massacre de centaines de non-musulmans à Oran, le 5 Juillet 1962, méfait à ce jour non-revendiqué par ses auteurs, et à propos duquel aucun historien algérien n’a encore osé entreprendre une recherche, comme on peut s’en douter.
Des preuves de « la dimension religieuse de la guerre d’Algérie », on pourrait encore en trouver de très nombreuses. Ce qui ne manque pas d’étonner, c’est plutôt le refus des élites algériennes comme européennes d’admettre l’évidence. Et si cela pouvait se comprendre durant la guerre d’indépendance, de leur point de vue (ne pas affaiblir « la révolution »), que dire aujourd’hui, 56 ans plus tard ? Ne serait-ce pas parce que cette stratégie de l’aveuglement rend encore quelques services aux élites dhimmisées en cette époque où les violences de l’islamisme, confinées jusque-là aux pays musulmans, sont en train, depuis plus de deux décennies, de s’exporter, notamment en Europe ? »
Jean-Pierre LLEDO (2018).
Si je peux parler de la guerre d’Algérie, et même de l’Algérie, mieux que Lledo jusqu’en 1962, il est bien évident qu’il peut, lui, parler de l’Algérie indépendante, de 1962 à 1993, bien mieux que moi
Manuel Gomez
https://ripostelaique.com/la-guerre-du-fln-contre-la-france-sest-transformee-en-guerre-de-religion/
dimanche 18 janvier 2026
Quand Khomeini préparait sa révolution islamique depuis la France
Un exil stratégique dans un village français
Khomeini arriva en France le 6 octobre 1978 muni d’un simple visa de touriste après que le régime irakien, sous pression du chah et en raison de son activisme pro-chiite, l’eut expulsé. Il envisage d’abord de rester plus près de sa patrie, au Liban ou en Syrie. Néanmoins, il finit par choisir la France où il sait que sa liberté d’expression sera assurée, mais également parce que les Iraniens peuvent y entrer sans visa.
Le Président Valéry Giscard d’Estaing, interrogé sur la présence de cet homme sur le sol national et troublant les relations diplomatiques avec Téhéran, se veut alors rassurant : « L'ayatollah Khomeini est venu en France dans des conditions régulières, comme un étranger en résidence en France. Il lui a été indiqué à deux reprises que le sol de la France n'était pas un territoire d'où pouvaient être lancés des appels à des actions de violence. »
Khomeini s’installe alors à Neauphle-le-Château, où il va rester jusqu’à son départ pour l’Iran. Là, dans une maison modeste, située au 23, route de Chevreuse, gardée par des gendarmes armés de pistolets-mitrailleurs, il fait de sa nouvelle demeure son quartier général politique, entouré de ses proches conseillers et de nombreux militants venus d’Europe. Entre les différentes réunions visant à préparer son futur régime totalitaire, Khomeini traverse la rue pour aller dans un verger. Là, sous une tente ou à l’ombre d’un pommier, il effectue ses prières quotidiennes avec ses fidèles, parfois au nombre de 50 ou de 60. Par son apparence austère, ses allures de vieux sage (il est alors âgé de 76 ans), l’homme fascine et attire la curiosité mais aussi la complaisance d'une partie de la presse.
Selon les habitants du village, ce sont alors « des cars entiers de pèlerins qui venaient d’Europe pour le voir ». On aperçoit alors des tiers-mondistes, des marxistes et des islamistes répondre à l’appel du futur Guide de la Révolution, qui leur confie des cassettes audio destinées à répandre clandestinement sa parole en Iran et sa volonté de renverser le régime du chah. En appelant à la grève générale, aux manifestations et à la désobéissance civile, il contribue à faire monter la contestation au point de paralyser l’Iran.
L’après Neauphle-le-Château
Le 1er février 1979, Khomeini, jugeant que l’heure de son retour en Iran avait sonné, s’envole à bord d’un avion d’Air France. À son arrivée à Téhéran, il est accueilli par une foule en délire. Des millions d'Iraniens l'acclament. C'en était fini de la monarchie des Pahlavi et, quelques semaines plus tard, par référendum, la république islamique était instituée, fondée sur la tutelle des juristes théologiens.
Aujourd’hui, Neauphle-le-Château garde encore la mémoire contrastée de ce court séjour. En effet, une plaque commémorative fut installée en 2017 sur un terrain privé. Cette dernière fut dégradée en 2023, un acte illustrant l’avis d’une partie de la population locale ne voulant pas que leur ville soit associée au régime totalitaire iranien. Certains vont même jusqu’à comparer l’ayatollah au dictateur du IIIe Reich : « Imaginez que votre voisin vous colle une photo d’Hitler dans son jardin, je pense qu’il ne faudrait pas vingt-quatre heures pour qu’on vienne la retirer. » La maison où séjourna l’ayatollah Khomeini était devenue, au fil des années, un véritable lieu de pèlerinage pour les admirateurs du régime, au point que l’Iran envisagea même d’en faire un musée consacré à la gloire du fondateur de la république islamique.
Ce chapitre oublié de notre Histoire nous rappelle ainsi comment la France, trop bonne, trop généreuse, trop ouverte et peut-être aussi trop naïve, a accueilli sur son sol un personnage qu’elle imaginait peut-être comme un homme de bien et qui, en vérité, instaura un régime islamique d'un autre âge en Iran.
samedi 17 janvier 2026
L’Orient d’avant l’islam : découverte d’une église du Ve siècle en Irak
Des vestiges de l'Antiquité tardive
Les fouilles entreprises sur le site de Gird-î Kazhaw ont mis en évidence les structures d’un édifice religieux construit vers l’an 500 après Jésus-Christ. Les restes de piliers en pierre, la disposition architecturale en trois nefs et surtout la présence de fragments de poterie ornés d’une croix de Malte attestent que ce bâtiment n’était rien moins qu’une église chrétienne organisée selon les canons architecturaux de l’Antiquité tardive.
Ce lieu de culte a été trouvé à une distance très rapprochée d’un autre ensemble architectural ayant vraisemblablement appartenu à un temple zoroastrien. Le zoroastrisme, religion née en Iran entre le deuxième et le premier millénaire avant Jésus-Christ et encore pratiqué aujourd’hui par quelques milliers de fidèles, est fondé sur l’enseignement du prophète Zoroastre, également appelé Zarathoustra. Centré sur le culte d’Ahura Mazda, divinité suprême associée à la vérité et à la lumière, il repose sur une vision dualiste du monde opposant le bien et le mal et accorde une place centrale au libre arbitre de l’homme. Devenu religion officielle du dernier grand Empire perse, l’empire sassanide, à partir du IIIe siècle, le zoroastrisme structurait profondément la vie politique, sociale et religieuse des territoires qu’il dominait, dont la Mésopotamie.
La proximité de ces deux édifices religieux étonne alors les historiens. Elle suggère qu’une coexistence pacifique entre chrétiens et zoroastriens était possible, au sein d’une même communauté. Pour approfondir cette hypothèse, les archéologues ont annoncé leur intention de poursuivre les recherches en se concentrant « sur l'infrastructure économique, cette fois en utilisant des méthodes archéométriques, notamment l'archéobotanique, la zoologie et l'anthropologie médico-légale. L’objectif est d’étudier à quoi ressemblait la vie à l’intérieur des murs fouillés. »
Une terre chrétienne avant une terre d'islam
La force de cette découverte réside également dans ce qu’elle révèle d’un Proche-Orient profondément pluriel sur le plan religieux avant l’islam. Aux Ve et VIe siècles, le christianisme était alors en plein essor. Implanté dès les premiers siècles après la naissance du Messie, il s’était structuré en plusieurs Églises orientales, notamment l’Église de l’Orient, très active en Mésopotamie et au-delà.
Cette présence chrétienne ancienne est également confirmée par de nombreux autres sites archéologiques. Le monastère de Saint-Élie fondé vers 582 près de Mossoul, les vestiges chrétiens de la plaine de Ninive, les églises découvertes dans le nord de la Syrie, mais aussi les monastères mis au jour récemment dans le golfe Persique, comme à Sir Bani Yas, témoignent de l’ampleur de l’implantation chrétienne en Orient avant le VIIe siècle.
Malheureusement, certains groupes, comme Daech, cherchent délibérément à faire disparaître ces vestiges. Leur destruction méthodique ne relève pas alors seulement du fanatisme religieux mais d’une volonté idéologique d’effacer toute trace d’un passé gênant leur projet. En effet, ces pierres sont porteuses d’une culture, d’une histoire et d’une mémoire qui rappellent que le Moyen-Orient n'a pas toujours été terre d'islam. En révélant l’existence ancienne et enracinée du christianisme, elles contredisent un récit exclusif et dérangeant pour ceux qui prétendent imposer une vision unique de l’histoire et de l’identité de la région.
Un héritage tangible mais en danger
L’importance de l’église découverte à Gird-î Kazhaw ne se limite donc pas seulement à son ancienneté. Elle rappelle que le christianisme fut longtemps une religion majeure du Moyen-Orient, solidement enracinée dans ses territoires, bien avant l’islam. Ces vestiges silencieux témoignent d’un passé où l’Orient n’était pas musulman mais chrétien ou autre.
Replacer cette découverte dans son contexte historique, c’est reconnaître que le christianisme oriental fut une force locale, avant de céder progressivement la place à l’islam conquérant. Un rappel essentiel à l’heure où les chrétiens d’Orient continuent de subir des persécutions mais aussi un effacement progressif de leur histoire et de leur culture sur ces terres qui ont vu naître et croître le christianisme.
samedi 23 août 2025
Vlad, Ivan et Torquemada, héros européens face à l’invasion musulmane

Citer l’histoire ou plutôt la pseudo-histoire est l’un des principaux moyens utilisés par les apologistes de l’islam pour essayer d’ennoblir la religion de Mahomet et ses partisans.
À ces «nobles» musulmans, quoi de plus naturel que de leur opposer la quintessence de l’hypocrisie, de l’intolérance, de la cupidité, de la férocité : les chrétiens de l’Europe prémoderne.
Menant le bal des affreux, trois personnages réputés pour leur cruauté sont couramment cités avec délectation par les experts en pseudo-histoire : Vlad l’Empaleur, Ivan le Terrible et Tomas Torquemada, le grand Inquisiteur.
Dans la réalité, toutefois, le comportement certes odieux de ces trois personnages historiques fut fortement influencé par la belle religion d’amour, de tolérance et de paix et par sa culture. Les trois vécurent encerclés par les musulmans et les combattirent durant toute leur vie. Ces « menus détails» échappèrent comme par hasard à l’attention des apologistes de l’islam, préférant insister sur la nature monstrueuse de ces « chrétiens » de l’Europe prémoderne, comparée à la grande noblesse des soldats d’Allah et de leur prophète.
Vlad III l’Empaleur (1430-1476)
La figure historique de Vlad III, qui inspira le personnage de fiction suceur de sang Dracula, est décrite en Occident comme un monstre sadique, qui adorait empaler ses sujets et boire leur sang, souvent au son des hymnes chantés par les moines. CNN affirma même que l’EI emprunta à Vlad l’Empaleur ses méthodes sadiques de torture et d’exécution.
La réalité historique est tout autre. La « petite habitude bestiale » du prince roumain d’empaler ses ennemis fut copiée des Turcs et quasi exclusivement utilisée contre les Turcs et leurs agents. Au cours de sa jeunesse, Vlad fut l’otage de l’un des sultans les plus dépravés de l’histoire : Mehmet II, qui détenait également son jeune frère comme catamite ou esclave sexuel. Le sultan initia Vlad à son « art » favori, celui de l’empalement.
Quelques années plus tard, dans le cadre de sa stratégie visant à s’affranchir de la domination musulmane, Vlad eut à son tour recours à l’empalement comme un prêté pour un rendu afin de montrer aux Ottomans que lui et son peuple pouvaient leur rendre tout le « bien » qu’ils reçurent. D’où l’ironie: si en Occident, Vlad est perçu comme un monstre suceur de sang, il est un héros national en Roumanie pour avoir combattu et résisté à l’islam aussi longtemps.
Tomas Torquemada (1420-1498)
Le grand Inquisiteur catholique espagnol est le visage apparemment incompris de l’Inquisition.
Comme expliqué par l’historien Thomas Madden: « L’Inquisition ne naquit pas de la volonté d’écraser la diversité ou d’opprimer les gens, mais fut avant tout une tentative de mettre fin aux exécutions injustes.» Voilà de quoi surprendre ! Il semblerait que la perception populaire d’un Torquemada diaboliquement fanatique, déterminé à forcer les non chrétiens à se convertir sinon… a toujours été présentée en dehors de tout contexte.
L’une des principales raisons qui incita la couronne espagnole à instituer l’Inquisition et à nommer Torquemada grand Inquisiteur, un personnage qui n’irradie pas la joie, est rarement expliquée par les historiens. À la fin de la Reconquista, le dernier bastion de l’islam à Grenade fut soumis à un gouvernement chrétien. Les musulmans présents dans la ville, soit environ 500 000 personnes, furent traités avec clémence. On leur octroya le droit de voyager à l’étranger et de pratiquer l’islam librement. Ils n’étaient nullement rancuniers, les chrétiens, envers leurs anciens maîtres…
Mais, le serpent change de peau, non de nature… Au lieu d’être reconnaissants, mot inconnu dans l’islam, ils organisèrent des soulèvements en collusion avec des puissances musulmanes étrangères. Les bonne vieilles habitudes islamiques, conformes à la charia, firent à nouveau leur apparition: lapidations, décapitations, empalement, chrétiens brûlés vifs. Belles et enrichissantes traditions islamiques encore respectées de nos jours dans plusieurs pays musulmans à l’égard des chrétiens.
La riposte des chrétiens ne se fit pas attendre. Dès lors, afin d’éloigner les soupçons et ainsi échapper aux représailles, les musulmans feignirent de se convertir au christianisme, assistèrent régulièrement à la messe, firent baptiser leurs enfants et s’initièrent à la culture chrétienne, tout en travaillant clandestinement à la reconquête de Grenade.
« Avec l’autorisation de leur secte maudite, fit remarquer un Espagnol frustré, se référant à la doctrine islamique de la taqîya, ils pouvaient feindre en apparence d’appartenir à n’importe quelle religion sans commettre un péché, aussi longtemps qu’ils gardaient dans leur cœur leur dévotion envers leur imposteur de prophète.»
L’Inquisition, dirigée par Torquemada, devint le seul moyen de déterminer non pas tant s’ils étaient de « bons » catholiques, mais surtout de prouver qu’ils étaient des musulmans clandestins et subversifs déguisés en chrétiens. Malheureusement, les Juifs, convertis au catholicisme, furent aussi soupçonnés d’imposture et soumis à la « sainte Inquisition », qui n’avait rien de saint.
Tout comme les voisins musulmans influencèrent le penchant de Vlad pour l’empalement, les voisins musulmans influencèrent le penchant espagnol pour l’inquisition et les déportations.
Lors des siècles précédents, les musulmans, et en particulier les dynasties Almoravides et Almohades, torturèrent d’innombrables convertis espagnols à l’islam, les déportèrent comme esclaves en Afrique ou les massacrèrent tout simplement, persuadés qu’ils appartenaient en fait à la cinquième colonne agissant dans l’ombre pour aider leur coreligionnaires chrétiens du nord de l’Espagne à reconquérir leur pays.
Ivan IV le Terrible (1530-1584)
Ce personnage historique est aussi souvent cité comme un exemple de chrétien médiéval cruel, un orthodoxe pratiquant, un monstre assoiffé de sang, la quintessence de la tyrannie. Toutefois, on ne précise jamais que deux siècles auparavant, vers 1300, la Russie sous le joug des musulmans Tatars subit fortement leur influence. Ces derniers, au nom du djihad, les traitèrent avec férocité et les réduisirent en esclavage. Même après 1480, une fois libérés du joug tatar et tout au long du règne d’Ivan, le Khanat tatar de Crimée lança de nombreux raids dévastateurs contre la Russie. Rien qu’au cours du règne d’Ivan, des centaines de milliers de Slaves furent enlevés et vendus comme esclaves par les musulmans.
« Des siècles de tyrannie et de brutalité entre les mains des Mongols musulmans et de leurs agents turcs firent de la Russie un pays où le despotisme devint normal et la vie humaine sans aucune valeur. » observa un historien. « Ce n’est sans doute pas une coïncidence si tous ces facteurs s’insinuèrent dans le caractère russe et le façonnèrent, y compris celui d’Ivan dit le Terrible.»
Telle est la toile de fond rarement mentionnée qui fit d’Ivan le Terrible, de Vlad III, de Torquemada et beaucoup d’autres des monstres, dont le comportement est souvent présenté en dehors de tout contexte et vise seulement à mettre en évidence l’hypocrisie, la cruauté et l’intolérance supposées innées chez les chrétiens de l’Europe prémoderne, opposées aux nobles et pieux musulmans, débordant d’amour, de sincérité, d’humanité, de fraternité, de tolérance envers leur prochain non musulman. Ou comment peindre en rose une réalité rouge sang.
Soit dit en passant, si les Européens de l’Est – les Russes, les Roumains, les Polonais, les Hongrois, etc. – demeurent méfiants, craignent l’islam et s’opposent à l’immigration musulmane, cela est dû à leur longue histoire intime avec l’islam : ils comprennent mieux le danger de cette idéologie politique pseudo-religieuse que leurs cousins d’Occident anesthésiés par des discours islamophiles mielleux, trompeurs, bien éloignés de la réalité sanguinaire, suprémaciste et belliqueuse de l’idéologie islamo-nazie.
Non seulement l’islam influença de manière dévastatrice le comportement personnel d’individus européens, mais il eut un impact sur des cultures entières, y compris celle de la mafia. Les similitudes entre l’islam et la mafia sont incontestables.
https://ripostelaique.com/vlad-ivan-et-torquemada-heros-europeens-face-a-linvasion-musulmane.html
samedi 26 juillet 2025
UN PEU D'HISTOIRE AVEC LA CRUAUTE DU PILLARD TURC BARBEROUSSE, POUR MIEUX REALISER LES DANGERS DE L'ISLAMISME!

Lâcheté : Macronescu s’inspire-t-il de François Ier allié à Barberousse ?
Nous avons déjà rapidement cité l’hiver 1543-1544 pendant lequel la flotte ottomane de Kheir ed-din Barberousse s’était installée à Toulon sur offre de François Ier, la honte soit éternellement sur lui.
François Ier se moquait bien des Toulonnais, comme Macronescu et ses sbires se moquent bien des Français en accueillant à tour de bras des gens qui n’ont rien à faire chez nous.
Barberousse était musulman, Turc d’origine grecque disent les uns, fils d’un Sicilien passé à l’islam disent les autres, cruel et sanguinaire. Il est décrit ainsi par un chroniqueur espagnol : « Il était très cruel, excessivement avare et aimait le luxe et la luxure ». François Ier voulait en pactisant avec les Turcs vaincre Charles Quint, dans le but également de conquérir l’Italie.
Ce qui devait n’être qu’un abri pendant l’hiver fut un vrai sac de la ville de Toulon. Les 5000 habitants de la ville furent, sous peine d’être pendus, obligés de laisser les lieux aux 30.000 Turcs qui s’en donnèrent à cœur joie. La ville fut entièrement pillée. La cathédrale Sainte-Marie transformée en mosquée. Les cultures d’oliviers, de vignes et de citrons dont vivait Toulon à l’époque furent entièrement gâchées à Toulon et dans tous les environs, les arbres abattus.
Et pire, des janissaires enlevaient partout des jeunes gens pour les mettre à ramer sur leurs galères. Hommes femmes et enfants furent razziés dans les environs et vendus à l’encan sur les îles d’Hyères. Barberousse était coutumier du fait, avant d’arriver à Toulon il avait déjà razzié 300 enfants et des religieuses du côté d’Antibes.
Les nombreuses exactions, les crimes auxquels se livrent nos nouveaux venus, et sur lesquels la justice-mur-des-cons ferme les yeux, avec une indulgence coupable, ne sont-ils pas comparables ?
Il fallait au retour du printemps se décider pour une attaque concertée contre les intérêts de Charles Quint, que faire ? Attaquer Tunis ou l’Italie ? Mais il fut impossible de s’entendre avec les Turcs.
François Ier après avoir essuyé affront sur affront et échec sur échec, reconnut du bout des lèvres les problèmes créés par « l’armée du Levant », omettant exprès de mentionner l’empire ottoman.
Exactement comme nos politocards d’aujourd’hui qui refusent de nommer les choses et les gens et le scandale de l’immigration de masse. Macronescu Ier a de qui tenir en termes de lâcheté et de dhimitude dans ses relations avec l’Algérie, par exemple, et avec le monde arabo-musulman.
François Ier fut obligé de négocier avec Barberousse son départ, et de le payer très cher, après l’avoir nourri aux dépens des Toulonnais tout l’hiver. Il lui donna 800.000 écus. Trente deux trésoriers comptèrent les écus pendant trois jours, jour et nuit. De nombreuses pièces d’orfèvrerie, des draps de soie, des vivres et des munitions en abondance furent également livrés.
En attendant que Barberousse soit satisfait et se décide à décamper, le raïs Salah au lieu de s’ennuyer dans Toulon où il n’y avait plus rien à razzier, pillait et razziait le littoral de la Catalogne. Il mit à sac plusieurs ports : Cadaquès, Palamos, Ampurias, Rosa. Les Turcs cassaient les portes des maisons avec leurs haches et en ressortaient chargés de tout ce qui pouvait l’être.
Le 26 mai 1544, Barberousse quittait enfin Toulon martyrisé, ne laissant que désolation derrière lui. Il ne partait pas seul : Paulin, baron de la Garde, ambassadeur de France, l’accompagnait avec son escadre, ayant à bord quelques gentilhommes navrés, et d’autres zélés. Le récit du retour de Barberousse glace le sang dans les veines.
Les Turcs, avec leur cent galères, mirent plus de cinquante jours pour gagner Reggio di Calabre. Selon Jacques Heers, dans « Les Barbaresques », en chemin ils ne laissèrent rien debout de ce qu’ils pouvaient réduire en cendres.
Jérôme Maurand, prêtre d’Antibes, aumônier des galères, a laissé un récit effrayant de cette aventure. Cela dépasse tout ce qu’on peut imaginer.
Le 7 juin à Talamone, Barberousse après avoir fait main basse sur tout ce qui pouvait être pris, fit tirer de sa tombe Peretti, qui avait eu l’audace de l’attaquer, et fit exposer son cadavre affreusement mutilé. 150 Turcs coururent jusqu’à un château, y mirent le feu et en ramenèrent des captifs, parmi lesquels beaucoup de petits garçons.
À Porto Ercole, les habitants se rendirent et lui livrèrent 30 hommes contre la promesse d’épargner la cité. Belle naïveté. Barberousse brûla tout.
Au Gigio, Barberousse fit 632 captifs et coupa la tête à tous ceux qui bougeaient.
En face de Naples, Barberousse s’empara de l’île d’Ischia, ce dont les habitants n’ont rien oublié aujourd’hui.
À Lipari, on offrit à Barberousse une rançon de 15.000 ducas, il en prit 30.000 et en sus, il prit 200 garçons et 200 filles. Dans la cathédrale où s’étaient assemblés les habitants, il fit ouvrir leurs corps vivants et nus pour en prendre le fiel, très estimé par les Barbaresques.
Finalement Barberousse regagna Istanbul. Ses bateaux étaient tellement chargés qu’il fut obligé de jeter à la mer des centaines d’esclaves pour les alléger. Il fut accueilli en héros et construisit avec son butin un belle mosquée et un grand palais sur les bords du Bosphore.
Il alla encore à Minorque, accueilli sans méfiance car il avait volé et arboré des pavillons espagnols, il mit la ville à feu et à sang et en ramena 6000 prisonniers. Il mourut à Istanbul en 1546, et fut « très regretté par les Turcs qui le tenaient en haute estime pour ses exploits ».
Paulin assistait aux exactions de Barberousse. Il essaya de se justifier mais sans succès. Il dit entre autres que c’était la faute du pape, auquel il avait offert Talamone et Porto Ercole, mais le pape avait refusé. Il dit aussi qu’il avait racheté des captifs.
Plus hypocrite fut l’ambassadeur Jean de Montluc, qui déclara que l’armée et la flotte du sultan n’avaient fait de mal à personne, qu’ils avait été courtois et modérés, et que si cette armée n’avait pas été utilisée pour la défense des frontières, elle aurait attaqué la France et cela aurait été pire. En somme le même langage que celui qui fait de nos envahisseurs des « chances pour la France. »
Plus langue de bois tu meurs. Nos politiques dhimmis n’ont rien inventé en termes de tartuferie et de soumission.
François Ier signa avec Charles Quint le traité de Crépy en septembre 1544 et s’engagea à combattre les musulmans. Mais il ne cessa, jusqu’à sa mort en 1547, de louvoyer et d’envoyer des ambassadeurs chez les Ottomans.
Dix ans après les exploits de Barberousse, en 1552 et 1553, deux escadres ottomanes firent à nouveau route vers l’Occident, sous le commandement de Sinane et de Dragut, mais se contentèrent de razzier l’Italie du sud et la Corse. Chacune de leurs campagnes soulevait des plaintes sans fin, on disait que les Turcs ne savaient que piller et razzier.
Le roi Henri II espérait toujours vaincre les Espagnols. Le roi de Tunis, vassal de l’Espagne, était aussi dans le collimateur. Mais les militaires français et les conseillers du roi de France concevaient d’amers regrets de l’alliance stérile avec les Turcs.
Visiblement de telles leçons n’ont pas servi, et quatre siècles après on est toujours prêt, en France, à pactiser avec l’ennemi venu d’Orient semer le désordre le plus indescriptible possible. À pactiser avec les descendants modernes de Barberousse, quelle que soit leur nationalité avouée ou supposée.
Un ennemi sanguinaire, sans conscience et sans honneur, sans aucune de nos valeurs. Avec lequel, exactement comme sous François Ier, il est impossible de vivre. Et qu’il sera très compliqué de renvoyer chez lui. Mais nos dhimmis de service, complètement bornés ou vendus, voire les deux, incapables d’apprendre de l’histoire, en veulent toujours plus. Jusqu’à quand ?
Sophie Durand
mercredi 14 mai 2025
Des esclaves chrétiens rachetés au Pakistan

Le Père Frédéric Highton, prêtre missionnaire au Pakistan, tente de sensibiliser l’opinion publique au fait qu’il existe encore dans ce pays des esclaves chrétiens et qu’il faut se mobiliser pour les sauver.
Racheter les esclaves chrétiens
Au cours d’une interview vidéo pour un média catholique hispanophone, ce prêtre missionnaire raconte qu’il y a des esclaves chrétiens là-bas (esclaves sexuels et esclaves pour dettes).
« Il existe même un fléau de l’esclavage des enfants qui affecte dramatiquement les enfants chrétiens. Le pire dans la captivité des chrétiens entre les mains des maîtres musulmans, c’est qu’ils vivent dans une situation permanente de péché, mais pas n’importe quel péché, mais le péché d’apostasie, qui, comme l’explique Thomas d’Aquin, est le pire de tous. Il est donc extrêmement urgent de libérer leurs corps. Sinon, leurs âmes sont en grand danger. »
Le Père Frédéric Highton œuvre en ce moment à fonder la première communauté chrétienne d’esclaves chrétiens rachetés. Elle sera placée sous le patronage de Saint Pierre. Il y a déjà un architecte urbaniste espagnol qui est en train d’élaborer les plans.
Pour cela, ce prêtre missionnaire a rétabli l’ancienne coutume de racheter les captifs chrétiens. Il explique avoir été bouleversé lorsqu’un ami occidental lui a fourni la liste de 100 esclaves sexuelles chrétiennes disparues. Il a donc obtenu de Rome une somme importante – et déjà dépensée – pour racheter des captifs au Pakistan.
Son récit sera publié en espagnol sous le titre « Misión Comando » (Parresía Ediciones), et tous les bénéfices de sa vente seront reversés à la Cause pour la Rédemption des esclaves chrétiens.
Plus de cent esclaves chrétiens sauvés
Lors d’une interview en espagnol, il lui a été demandé s’il se préparait à un éventuel martyre. Il a répondu :
« La vérité est que j’ai senti et je sens que je suis si indigne de la couronne du martyr, que je ne m’y prépare pas. Je le demande seulement si c’est pour la plus grande gloire de Dieu, comme l’ont fait saint François Xavier et saint Dominique. La meilleure chose qui puisse arriver à un homme est de mourir en martyr. Surtout à cette heure critique de l’histoire, il est important de favoriser une atmosphère d’enthousiasme missionnaire et martyrique, comme celle qui existait au séminaire des missions au XIXe et une partie du XXe siècle. Sinon, nous ne pourrons pas conquérir le monde pour le Christ Roi et la Reine Marie. »
A ce stade, ce prêtre missionnaire a racheté plus de 100 esclaves chrétiens. « En réalité, c’est Dieu qui les a sauvés. Nous ne sommes que de simples acteurs de soutien dans la Divine Odyssée de l’Histoire. », ajoute-t-il.
Les fruits spirituels de ces sauvetages sont importants. Les esclaves rachetés reçoivent les sacrements et vivent souvent sous la garde pastorale d’un prêtre indigène. Deux d’entre eux, âgés, sont morts quelques mois après la libération. Ils sont morts avec les sacrements.
À travers le Projet Omnes Gentes, la plateforme missionnaire de l’Ordre de Saint-Élie, de nombreuses opérations missionnaires spéciales sont menées dans les mondes tibétain, islamique et tribal. Une opération éclair est menée en ce moment même dans l’Amazonie profonde, après avoir reçu un rapport urgent selon lequel une secte hérétique traque une tribu catholique sans berger au milieu de la jungle.
Joaquim De Alburquerque
https://www.medias-presse.info/des-esclaves-chretiens-rachetes-au-pakistan/204957/
jeudi 13 février 2025
Toutes les religions génèrent-elles des crimes ?
Chaque fois que sont abordés les crimes commis au nom de l’islam, il y a des chrétiens pour répondre : « Notre histoire a bien connu l’Inquisition, la chasse aux sorcières, la St Barthélémy (etc. !), nous n’avons donc pas à critiquer les crimes commis au nom d’autres religions. » Exact… si les Evangiles demandaient de se conduire en criminels. Les Evangiles ne demandent pas cela.
Les Evangiles prônent l’amour du prochain et les rares paroles agressives qui s’y trouvent sont assez anecdotiques. Nos ancêtres Inquisiteurs, tueurs cruels, vivaient dans un monde cruel et ont laissé la place à l’homme moderne pouvant et voulant respecter la parole de Jésus. L’ homme moderne a aboli l’esclavage, esclavage qui était permanent partout depuis des millénaires. Oui, l’Occident l’a aboli partout où il en avait la possibilité et se bat pour l’égalité de tous les humains de notre planète.
Et, oui, les chrétiens du 21e siècle respectent assez souvent la parole de Jésus, comme les musulmans du 21e siècle appliquent à nouveau et de plus en plus la parole de Mahomet.
La parole de Mahomet n’a pas vraiment de lien avec celle de Jésus, elle est même aux antipodes de cette parole et je ne puis que suggérer la lecture du Coran à ceux qui ont des doutes. Ils seront effarés par l’accumulation de paroles haineuses, d’imprécations vouant à la mort, au feu éternel, les mécréants !
Et je sais que même des politiciens français défendant l’islam reconnaissent ne pas avoir lu le Coran. Le Coran est vite lassant par ses menaces répétées, son style « en boucle » peu compréhensible pour un esprit occidental, et je suggère la lecture de quelques livres intéressants, agréables à lire, écrits par des arabophones et qui donneront envie de se plonger dans le Coran à ceux qui voudront vérifier, en savoir plus. La liste est alphabétique et ceux marqués d’un + sont les plus aisés à lire :
Waleed Al-Husseini, Blasphémateur ! Les prisons d’Allah
Aquila, Pour un monde sans islam+
Anne Lauwaert, Des raisins trop verts…+
Majid Oukacha, Il était une foi, l’islam
Boualem Sansal, 2084
Ali Sina, La psychologie de Mahomet et des musulmans
Ibn Warracq, Pourquoi je ne suis pas musulman
Hamid Zanaz, L’islamisme raconté à ma fille+
- Ce n’est plus pendant les cours d’histoire que les enfants apprennent l’évolution de notre monde : ce cours procède par « thèmes » et la ligne du temps, élément indispensable à tout apprentissage culturel, a même été bannie des classes.
- Cela n’empêche malheureusement pas les énormes bourdes commises par nos « responsables » prétendant vouloir se rendre utiles… Ces « responsables », voulant éviter une grosse catastrophe, font tout pour qu’une catastrophe encore pire nous tombe dessus…
L’histoire se répète.
Mia Vossen
https://ripostelaique.com/toutes-les-religions-generent-elles-des-crimes.html
lundi 27 janvier 2025
La mosquée

1905, la loi de séparation des Églises et de l’État, qu’évoquait hier Gérard Leclerc, est promulguée. Au programme ensuite : laïcité, manœuvre de déchristianisation, disparition de congrégations religieuses… et, parallèlement, depuis 1905 (date d’édification de la mosquée Noor-e-Islam de Saint-Denis de la Réunion, la première du pays), ce sont plus de 600 mosquées et bien davantage de lieux de culte musulmans qui ont été construits et aménagés à travers les régions françaises.
Ci-après, nous vous proposons ce qu’écrivait Charles Maurras dans sa rubrique « La Politique » du n°194 du 13 juillet 1926 du quotidien L’Action française alors que l’inauguration de la Grande mosquée de Paris aurait lieu deux jours plus tard. Dès lors, lisons, réfléchissons et cessons d’ingurgiter toutes crues la pensée et l’idéologie diffusées à l’envi par des élites qui n’en sont pas.
*****
Par Charles Maurras
« Quelques rues du centre de Paris sont égayées par de très belles robes de nos visiteurs marocains. Il y en a de vertes, il y en a de roses, il y en a de toutes les nuances. Certains de ces majestueux enfants du désert apparaîtraient ‘vêtus de probité candide et de lin blanc’ si leur visage basané et presque noir ne faisait songer au barbouillage infernal. Que leurs consciences soient couleurs de robe ou couleur de peau, leurs costumes restent enviables : notre ami Eugène Marsan m’est témoin que le plus négligent des hommes serait capable des frais de toilette qui aboutiraient à ces magnifiques cappa magna, à ces manteaux brodés de lune et de soleil. Notre garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux.
Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu’un me disait hier : — Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ?
J’aperçois, de-ci de-là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager trop loin d’ici par des haut-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère.
Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse. »
(Illustration : peinture à l’huile anonyme du XVIIe siècle de sainte Geneviève, conservée au musée Carnavalet)
vendredi 15 novembre 2024
Les musulmans ont toujours été en guerre de conquête religieuse

Intégrée à l’Empire Ottoman, les Arméniens n’ont jamais cessé, depuis cette date, de subir la barbarie des Turcs et cela jusqu’au génocide final du début de notre XXe siècle : les 2/3 des 2.500.000 Arméniens abattus, soit environ 1.700.000 (c’est cela que l’on nomme « génocide » et non pas les 20.000 Palestiniens, sur plus de deux millions, hélas disparus sous les bombardements de Tsahal).
On aimerait les entendre avouer à la France, sinon leur amour, du moins leur amitié sincère. Les voir manifester publiquement leur soutien au pays qui les accueille contre la barbarie d’une minorité des leurs et, surtout, ne pas les voir se tromper en votant pour certains par qui Ils s’imaginent être défendus alors qu’ils se servent d’eux !
Manuel Gomez
https://ripostelaique.com/les-musulmans-ont-toujours-ete-en-guerre-de-conquete-religieuse-2.html
jeudi 31 octobre 2024
Encore une hérésie historique de plus proférée par Macron, le mythe de El Andalus
Michel Festivi
Décidemment, Macron persiste et signe dans les ignominies historiques les plus infâmes à l’encontre de la France. De plus, cette manière de dénigrer l’Histoire de France ou de l’Europe depuis l’étranger est insupportable et même proprement inacceptable. J’avais écrit un jour que Macron était un ignare absolu, qui ne connaissait l’Histoire qu’aux travers des annales de Science po et de l’ENA, dont on sait que depuis des années, elles sont construites à partir des articles du Monde et de Libération. La preuve flagrante vient une nouvelle fois de nous en être donné sur ses stupidités proférées à propos d’une soi-disant civilisation de Al Andalus.
Mais avant de déblatérer des sornettes, que Macron se renseigne, qu’il lise les bons auteurs, qu’il se cultive un tant soit peu, bref qu’il prenne le temps de la réflexion, sa fonction le lui commande. Le très grand historien Serafin Fanjul, universitaire Espagnol, islamologue et arabisant, spécialiste de philologie sémitique, ancien directeur du Centre culturel hispanique du Caire et membre de l’académie royale d’histoire, a fait litière de ces âneries débitées à longueur de temps par des incultes et reprises à satiété par des journalistes qui ne se sont renseignés sur rien.
L’un de ses ouvrages, Al Andalus, l’invention d’un mythe : la réalité historique de l’Espagne des trois cultures a été publié en France aux éditions de l’Artilleur en 2017. Ce pavé de 715 pages est une somme historique de premier ordre. Fanjul dénonce ce mythe au travers d’une analyse critique implacable. Cette pensée arabisante s’est développée au XIXe siècle, par le biais du romantisme littéraire, dont Washington Irving (1783-1859) fut l’un des parangons. Cela reprend les discours biaisés du « bon sauvage » ou du « paradis perdu », c’est-à-dire d’arabes raffinés, supérieurs, cultivés succombant aux chrétiens barbares, ignorants et maladroits, l’orientalisme dévoyé par haine de l’occident.
Pour Fanjul, cette vision idéalisée d’une Espagne multiculturelle, terre de tolérance et de vie en commun entre trois cultures et trois religions monothéistes, est historiquement erronée. Il a notamment défini le Royaume de Grenade musulman (1238-1492) comme « une société monoculturelle, avec une seule langue, une seule religion. Une société terriblement intolérante, par instinct de survie, puisqu’elle était acculée à la mer. ». Il a énoncé aussi, que pendant les huit siècles d’occupation islamiste de l’Espagne « plus le pourcentage des musulmans étaient importants, moins la société était tolérante. ». Dans la Nouvelle Revue d’Histoire (numéro 62 de septembre-octobre 2012), Serafin Fanjul précisera « Les pouvoirs religieux d’Al-Andalus cherchèrent toujours l’islamisation totale et il y eut des exodes massifs de chrétiens vers le nord, jusqu’au XIIe siècle... ». C’est d’ailleurs ces exodes qui permirent la Reconquista.
Bien sûr Fanjul fut terriblement attaqué par toute la clique gauchiste et islamogauchiste d’Espagne et d’Europe, sans que personne ne puisse apporter des arguments sérieux contraires, sauf l’insulte. Mais Fanjul n’est pas le seul universitaire à fustiger le mythe de la tolérance islamiste. Dans mon livre sur la biographie du général Miguel Primo de Rivera, un dictateur éclairé pour régénérer l’Espagne 1923-1930, publié chez Dualpha en 2023 cliquez ici, j’évoque cet épisode de l’Histoire de L’Espagne que fut la conquête du Maroc.
Lorsque les militaires espagnols reprirent pied au Maroc dans les années 1860, ils furent scandalisés par la vision des juifs séfarades qui avaient des patronymes espagnols, qui parlaient un vieil espagnol et qui étaient martyrisés par les musulmans. S’en suivi tout un courant philosémite espagnol qui culminera en 1924 lorsque Miguel Primo de Rivera prendra un décret accordant la nationalité espagnole aux juifs séfarades, et Franco et ses diplomates utiliseront ce décret pour sauver des milliers de juifs pendant la seconde guerre mondiale, j’ai tout un chapitre à ce propos.
Mais d’autres universitaires comme Rafael Sànchez Saus, professeur d’histoire médiévale à l’université de Cadix, dans son livre paru en 2019 aux édictions Le Rocher, Les chrétiens dans Al-Andalus, de la soumission à l’anéantissement, démontre que pendant des siècles, la majeure partie de la population chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. C’est aussi le cas pour Dario Fernàndez-Morera, docteur de l’université d’Harvard, professeur à l’université de Nortwestern en Illinois, qui dans son ouvrage, Chrétiens, juifs et musulmans dans Al-Andalus, mythes et réalités de l’Espagne islamique, publié chez Jean Cyrille Godefroy, assure que « loin d’être un espace de tolérance « l’Espagne musulmane » fut le lieu d’une régression culturelle dans tous les domaines de la vie. Chrétiens et juifs y furent marginalisés et opprimés par des autocrates religieux. Considérés comme subalternes dans une société hiérarchisée, ils furent réduits au rang de dhimmis et eurent le choix que les gangsters donnent à leurs victimes : payer pour être protégés ou disparaître. »
Un autre historien français nous a produit des arguments convaincants pour démontrer l’intolérance de l’islam vis-à-vis des chrétiens et des juifs. C’est Philippe Conrad qui avait publié un opuscule brillant, Al-Andalus : l’imposture du mythe du « paradis multiculturel » (La Nouvelle Librairie, en 2020). Il y détaille les actions des musulmans pour humilier les juifs et les chrétiens. Des impôts spécifiques que seuls les non-musulmans devaient payer. Ces derniers devaient porter des vêtements simples ; ne jamais monter à cheval mais se contenter d’un âne ; ne pas porter l’épée. Être contraints d’héberger à leurs frais les troupes musulmanes ; ne pouvoir jamais épouser une musulmane sous peine de mort ; ne posséder que la jouissance précaire de terres, dont la propriété était toujours affectée à un musulman. Aucun juif ou chrétien ne pouvait témoigner contre un musulman ; le meurtre d’un musulman par un chrétien ou un juif emportait systématiquement la peine de mort mais jamais l’inverse. L’interdiction faite à un juif ou un chrétien d’avoir un serviteur musulman ; devant un tribunal l’évaluation pécuniaire de la vie d’un musulman était obligatoirement du double de celle d’un juif ou d’un chrétien etc...
Philippe Conrad cite le Calife Omar II qui avait dit à ses gouverneurs, les Wadi : « La suppression des juifs et des chrétiens est pour nous un devoir aussi bien que l’anéantissement de leur foi ; faites-les descendre à la place d’opprobre et d’avilissement que Dieu leur a assigné ». On retrouvera cette même dhimmitude dans les Balkans pendant les cinq siècles d’occupation ottomane, avec un impôt spécial pour les non musulmans et le rapt des garçons pour en faire des Janissaires, sauf s’il y avait conversion à l’islam.
Autre chose Monsieur Macron à vous signaler, pendant des siècles, les côtes méditerranéennes françaises, espagnoles, italiennes eurent droit à des attaques sporadiques de barbaresques musulmans, qui venaient avec des embarcations très rapides, faire leur marché en emportant dans des rezzous, des femmes, des hommes, des enfants pour en faire des esclaves. L’esclavagisme musulman dura treize siècles, il faut aller visiter le marché des esclaves à Zanzibar, ou des millions d’esclaves transitèrent, venant essentiellement d’Afrique. Les hommes étaient transformés en eunuques, la mortalité y était énorme, seule 10 à 15% des opérés survivaient. Bernard Lugan, dans son livre : Esclavage, l’histoire à l’endroit, en parle savamment « les seuls qui ont aboli l’esclavage ce sont les blancs » Sud Radio, entretien avec André Bercoff, 7 octobre 2020.
Autre chose à vous signaler Monsieur Macron, lorsque la France et l’Espagne se virent octroyer le protectorat marocain, par le traité de Fez en 1912, avec l’accord de la communauté internationale, les sultans et élites marocains reçurent des sommes considérables en échange. Ils n’avaient pas hésité à vendre leur pays au plus offrant, faisant monter les enchères, notamment avec l’Allemagne qui lorgnait sur le Maroc, comme l’ont démontré les crises diplomatiques de 1905 et de 1909. Les populations rifaines notamment, en furent outrées et l’un de leur chef Abdel Krim mènera la vie très dure aux Espagnols et au Français. Bernard Lugan, dans son histoire du Maroc l’évoque aussi.
On vient d’apprendre que la côte de popularité de Macron est en chute libre et atteint les 17%, quasiment comme celle de François Hollande en décembre 2016 (16%). Interrogé sur la présence d’un condamné par la justice dans la délégation française au Maroc, Macron a botté en touche, indiquant qu’il ne s’occupait pas d’anecdotes. Effectivement Monsieur Macron œuvre pour l’anéantissement de la France, de sa culture, de son histoire. Il insulte les français, c’est tout ce qu’il sait faire.





