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samedi 26 septembre 2026

La France se réchauffe plus vite que le reste de la planète ! Vous y croyez ?

 

Lors de l’épisode caniculaire de juin 2026, ceux qui regardent encore la télé ont pu constater que la France était une fournaise à plus de 40°C, au milieu d’un océan de fraîcheur relative, autour de 30°C et moins dans les pays limitrophes. Les calories surnuméraires accablant l’hexagone s’arrêtent à la frontière comme les radiations de Tchernobyl !

Les pyromanes peuvent dire « merci Macron ! »

Omerta sur l’aveuglement du pouvoir lors des méga-incendies de l’été 2026. Des écolos avaient échangé des voix, des places et des alliances avec la droite honteuse et la gauche crapuleuse afin de faire promulguer un code de l’environnement irresponsable, paralysant le travail des pompiers.

Quand le Code forestier préconise le broyage de la végétation basse, le Code de l’environnement interdit de détruire ou de perturber l’habitat des animaux sauvages. Quand la loi exige un débroussaillement avant l’été, les écolos interdisent les coupes et élagages de printemps créant des zones pare-feux.

Quand le Code forestier exige un espacement minimum des arbres, leur élagage bas et l’élimination du bois mort très combustible, le code de l’environnement les contraint à n’en rien faire. Et quand le Code forestier dispose que l’obligation légale de débroussaillement est prioritaire et dispense le propriétaire des forêts d’un permis de coupe, le Code de l’environnement impose une autorisation préalable, soumise à une évaluation du milieu naturel. Et l’État, malgré des alertes, a laissé s’installer une réglementation surréaliste donnant la priorité au Code de l’environnement sur le Code forestier.

Une ministre qui prédit l’avenir

Avec une prescience remarquable, la ministresse de l’écologie Pannier-Runacher affirmait déjà après l’été 2025 : « Il faut s’adapter au réchauffement climatique. Un enfant qui naît aujourd’hui en France, dans un pays qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète, n’a pas de chance, c’est géographique, il vivra dans un monde à + 4 degrés quand il aura 75 ans, en 2100. »

Personne n’avait expliqué à cette brillante énarque qu’un dôme de chaleur est un phénomène contingent qui disparaît en même temps que s’effondre l’anticyclone qui l’a provoqué. Toutes les zones de la terre peuvent être touchées. Et l’ont été à diverses époques. L’analyse des isotopes d’oxygène retenus dans les glaciers, la cyclo-stratigraphie des sédiments marins carbonés et la dendrochronologie (cernes des arbres même fossiles) le confirment. Les écarts extrêmes de plus ou moins longue durée laissent des traces lisibles.

Selon sa bio, Pannier-Runacher aurait aussi le niveau d’ingénieur, mais elle a oublié les lois de la thermodynamique.

Pensez à vos cours de physique de seconde, avec le grand principe trouvé par Sadi Carnot en 1824 : Tout est affaire d’échanges. La chaleur va réchauffer le froid, le froid va refroidir le chaud. Les jet-streams en altitude et les courants marins jouent le rôle de thermostat planétaire.

La ministre a adopté sans réfléchir les extravagances des écolo-réchauffistes-catastrophistes. Qu’on ne peut plus qualifier de mensonges climatiques, tellement elle sont hénaurmes ! On peut voir dans leur répétition des crises d’agitation avec logorrhée agressive, et des troubles paniques avec perte de contrôle et comportements délirants. Des pathologies qui relèvent de la psychiatrie. D’ailleurs y a-t-il encore beaucoup d’écolos herbivores qui n’aient pas le cerveau endommagé à force de fumer de l’herbe ? Sans parler de la snifette commune chez ceux issus de la bonne bourgeoisie progressiste ?

Il y a une canicule en ce moment en France ? Comme il y en a toujours eu en été. Qu’à cela ne tienne, c’est parce que la France se réchauffe plus vite que le reste du globe !

Suivez le coq — l’application

Avec ses 550.000 km2 de superficie, contre 510 millions pour l’ensemble de notre sphère vagabonde, terres et mers inclus, soit un ratio de l’ordre de 1 ‰ (un pour mille), la France ne caracole pas en tête des zones sinistrées. La planète a moins perdu la boule que nos dirigeants.

Sentant leurs égéries en difficulté sur les réseaux sociaux où des malotrus sans pitié raillent leurs élucubrations, les petits soldats du GIEC ont rappliqué. Universitaires moisis dans des placards dorés, chercheurs qui n’ont jamais rien trouvé d’autre que des planques et des subventions, perroquets bafouilleurs des médias, doctorants à vie et parasites professionnels à la ramasse. Dans ce monde-là, on a toujours une promotion en attente, une mutation espérée, une affectation convoitée, quelques subsides attendus. Et même si on n’escompte rien de précis, on fayote. Ça peut toujours servir.

En 2025, un certain Aurélien Ribes, employé à Météo France présenté par des médias audiovisuels comme un savant éminent, tenait des propos dignes d’un comique du one man show qui aurait abusé du carafon ou du pétard : « Le réchauffement plus rapide de la France tient au fait qu’elle n’est pas un océan mais un continent (à elle toute seule ? Et pourquoi pas aussi une lune de Saturne ?) et que les continents chauffent plus vite que les océans. »

Une généralisation abusive. Tout dépend de l’hémisphère, de la saison et des adaptations atmosphériques à la latitude et l’altitude (au Kilimandjaro il y a des neiges sous l’équateur), des perturbations cosmiques liées aux flux solaires… Ainsi que de l’honnêteté des gens qui font les relevés pour le compte du GIEC ou des services météo du gouvernement.

Les sottises de la ministre ont attiré l’attention sur sa modeste personne, et comme chez la plupart des macronards, sa vie édifiante mériterait un tome de Balzac s’il vivait encore.

A priori, elle fait bonne impression. Elle a l’air pimpante, propre de sa personne. Ses tenues sont soignées. Son parler châtié, bien qu’approximatif, ne se confond pas avec des gargouillis de pipelette. Son haleine n’est pas parfumée à l’ail, au roquefort et au Ricard espagnol (dixit Manu depuis qu’il est allé s’encanailler dans un troquet de routiers velus).

Ses compétences sont multiples et variées. Passer de l’agriculture aux finances, puis de l’énergie à l’écologie, avec un détour par le réchauffisme alors qu’elle bossait avant pour le gros pollueur Engie, fallait oser. Mais ces gens-là ne doutent de rien. Leurs vestes ont des doublures superposées, toutes retournables.

Personne ne lui demandera les résultats qu’elle a obtenus dans ses missions de « reconquête industrielle » et de « lutte contre les conflits d’intérêts », tâches dont elle avait été chargée. Les médias appliquent l’omerta. Et les râleurs font vite connaissance avec les LBD et les matraques des mercenaires du système avant de goûter aux marteaux des juges.

On notera qu’il n’y avait jamais eu avant Macron autant de ministres hauts fonctionnaires pantoufleurs, émanations de la grande bourgeoisie et de la haute finance, propulsés sur le devant de la scène politique sans avoir jamais été élus auparavant. Avec des doublures issues de cabinets lobbyistes, experts en conseils dispendieux qui n’engagent à rien. Des contrefaçons de démocratie fabriquées en série. Sans structure. Sans culture. Sans envergure.

Christian Navis

Extrait de mes Archives climato-sceptiques

https://climato-sceptique.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/la-france-se-rechauffe-plus-vite-que-le-reste-de-la-planete-vous-y-croyez-2/

mercredi 11 mars 2026

7 mars 1966 : la France quitte le commandement intégré de l’OTAN pour choisir l’indépendance

 

OTAN LOGO
Le 7 mars 1966 constitue une date majeure, dans l’histoire diplomatique et militaire française. En effet, ce jour-là - il y a soixante ans, exactement -, le général Charles de Gaulle annonce sa décision de voir la France quitter le commandement militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Ce choix marque alors un tournant stratégique dans les relations entre Paris et Washington. La France demeure néanmoins membre de l’Alliance atlantique, mais démontre sa volonté de redevenir une puissance militaire indépendante sur la scène internationale.

OTAN contre URSS

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les tensions entre le bloc occidental et l’Union soviétique conduisent rapidement à la création de l’OTAN, le 4 avril 1949. Cette alliance militaire regroupe alors les États-Unis, le Canada et plusieurs pays d’Europe occidentale, dont la France, afin d’organiser une défense collective face à la menace des rouges. Durant les années 1950 et au début des années 1960, l’Alliance atlantique s’organise alors autour d’un commandement militaire dominé par les États-Unis. Ainsi, de nombreuses bases militaires américaines sont installées en Europe et sur le territoire français.

On retrouve ainsi plusieurs sites à Châteauroux, Metz, Marville, Chambley-Bussières, Toul-Rosières, Phalsbourg, Verdun, Sarrebourg, Étain, Bar-le-Duc ou encore Nancy. Cependant, lorsqu’il revient au pouvoir en 1958 et fonde la Ve République, Charles de Gaulle nourrit une autre ambition, pour la France : celle d’une nation pleinement souveraine dans ses choix stratégiques et diplomatiques, moins dépendante de la puissance américaine.

La lettre du 7 mars

Dès 1959, l’homme du 18 juin entreprend de retirer progressivement certaines forces françaises du commandement intégré de l’OTAN. Le processus aboutit officiellement le 7 mars 1966. Ce jour-là, le général de Gaulle adresse une lettre au président américain Lyndon B. Johnson pour lui annoncer que la France se retire du commandement militaire intégré de l’OTAN et demande le départ des forces étrangères stationnées sur son territoire.

Au total, 56 bases terrestres, 17 bases aériennes, 370 dépôts logistiques, environ 27.000 militaires et près de 37.000 personnels civils sont concernés par cette décision. Le quartier général des forces américaines en Europe, installé à Saint-Germain-en-Laye depuis 1954, ferme alors ses portes en 1967 et est transféré en Belgique. La France conserve, néanmoins, son appartenance politique à l’Alliance et demeure engagée dans la défense collective de l’Europe occidentale.

Une indépendance revendiquée

La décision du président de la République repose alors sur plusieurs motivations. D’abord, de Gaulle considère que la défense nationale doit rester entièrement sous contrôle français. Il refuse que la dissuasion nucléaire française, alors en plein développement avec la force de frappe, devenue opérationnelle en 1964, puisse être placée sous un commandement étranger.

Ensuite, le chef de l’État estime que l’intégration militaire dans l’OTAN limite la capacité de la France à mener une politique internationale indépendante. Dans un monde marqué par la guerre du Vietnam et par la confrontation entre les superpuissances, il veut éviter que la France ne soit entraînée dans des conflits décidés par d’autres puissances. De Gaulle rassure toutefois ses alliés en affirmant que sa décision ne fait que « modifier la forme de notre Alliance sans en altérer le fond ». Ainsi, la France continue de coopérer avec l’OTAN à travers divers accords militaires et stratégiques.

Le retour

Pendant près de quarante ans, tous les présidents de la République, de Georges Pompidou à Jacques Chirac, en passant par Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, maintiennent la décision du général de Gaulle et préservent cette ligne stratégique, même si certaines évolutions apparaissent. En effet, en 1995, sous la présidence de Jacques Chirac et le gouvernement d’Alain Juppé, une tentative de rapprochement avec le haut commandement est envisagée, mais elle n’aboutit pas, notamment après l’arrivée du gouvernement de Lionel Jospin en 1997.

La situation change avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en 2007. En effet, le nouveau chef de l’État souhaite rapprocher la France de l’Alliance atlantique, un désir qu’il annonce officiellement devant le Congrès américain, le 7 novembre 2007. Il estime alors qu’une participation pleine et entière aux structures de l’OTAN permettrait à Paris de peser davantage dans les décisions militaires qui affectent le monde.

Après moults débats et de fortes divisions politiques, la décision est confirmée par un vote de confiance à l’Assemblée nationale, le 17 mars 2009, adopté par 329 voix contre 228. La majorité présidentielle, composée de l’UMP et de ses alliés centristes, soutient alors le projet face à l’opposition de la gauche socialiste.

Cette situation pourrait toutefois être remise en question à l’avenir si le Rassemblement national venait à remporter les prochaines élections présidentielles. En effet, le Rassemblement national défend depuis plusieurs années l’idée de revenir à la position gaullienne, en quittant le commandement militaire intégré de l’OTAN tout en restant membre de l’Alliance. Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, a régulièrement exprimé cette volonté, tandis que Jordan Bardella a indiqué que cette décision ne pourrait être envisagée qu’en dehors de toute période de guerre.

dimanche 18 janvier 2026

Quand Khomeini préparait sa révolution islamique depuis la France

 

Capture d'écran
Capture d'écran
En octobre 1978, l’ayatollah Rouhollah Khomeini posa le pied dans le petit village de Neauphle-le-Château, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Paris. Ce lieu bucolique, peuplé de plus de 2.000 habitants, allait alors devenir pendant plusieurs mois le théâtre discret d’une entreprise qui allait bouleverser le Moyen-Orient par l’instauration d’une future république islamique au destin autoritaire et, plus tard, profondément sanguinaire. Exilé depuis quatorze ans, ce religieux chiite, expulsé d’Irak, trouva alors en France, patrie des libertés et de la liberté d’expression, un refuge inattendu depuis lequel il put préparer en sécurité la chute de la monarchie du chah d’Iran et orchestrer ainsi son retour au pays.

Un exil stratégique dans un village français

Khomeini arriva en France le 6 octobre 1978 muni d’un simple visa de touriste après que le régime irakien, sous pression du chah et en raison de son activisme pro-chiite, l’eut expulsé. Il envisage d’abord de rester plus près de sa patrie, au Liban ou en Syrie. Néanmoins, il finit par choisir la France où il sait que sa liberté d’expression sera assurée, mais également parce que les Iraniens peuvent y entrer sans visa.

Le Président Valéry Giscard d’Estaing, interrogé sur la présence de cet homme sur le sol national et troublant les relations diplomatiques avec Téhéran, se veut alors rassurant : « L'ayatollah Khomeini est venu en France dans des conditions régulières, comme un étranger en résidence en France. Il lui a été indiqué à deux reprises que le sol de la France n'était pas un territoire d'où pouvaient être lancés des appels à des actions de violence. »

Khomeini s’installe alors à Neauphle-le-Château, où il va rester jusqu’à son départ pour l’Iran. Là, dans une maison modeste, située au 23, route de Chevreuse, gardée par des gendarmes armés de pistolets-mitrailleurs, il fait de sa nouvelle demeure son quartier général politique, entouré de ses proches conseillers et de nombreux militants venus d’Europe. Entre les différentes réunions visant à préparer son futur régime totalitaire, Khomeini traverse la rue pour aller dans un verger. Là, sous une tente ou à l’ombre d’un pommier, il effectue ses prières quotidiennes avec ses fidèles, parfois au nombre de 50 ou de 60. Par son apparence austère, ses allures de vieux sage (il est alors âgé de 76 ans), l’homme fascine et attire la curiosité mais aussi la complaisance d'une partie de la presse.

Selon les habitants du village, ce sont alors « des cars entiers de pèlerins qui venaient d’Europe pour le voir ». On aperçoit alors des tiers-mondistes, des marxistes et des islamistes répondre à l’appel du futur Guide de la Révolution, qui leur confie des cassettes audio destinées à répandre clandestinement sa parole en Iran et sa volonté de renverser le régime du chah. En appelant à la grève générale, aux manifestations et à la désobéissance civile, il contribue à faire monter la contestation au point de paralyser l’Iran.

L’après Neauphle-le-Château

Le 1er février 1979, Khomeini, jugeant que l’heure de son retour en Iran avait sonné, s’envole à bord d’un avion d’Air France. À son arrivée à Téhéran, il est accueilli par une foule en délire. Des millions d'Iraniens l'acclament. C'en était fini de la monarchie des Pahlavi et, quelques semaines plus tard, par référendum, la république islamique était instituée, fondée sur la tutelle des juristes théologiens.

Aujourd’hui, Neauphle-le-Château garde encore la mémoire contrastée de ce court séjour. En effet, une plaque commémorative fut installée en 2017 sur un terrain privé. Cette dernière fut dégradée en 2023, un acte illustrant l’avis d’une partie de la population locale ne voulant pas que leur ville soit associée au régime totalitaire iranien. Certains vont même jusqu’à comparer l’ayatollah au dictateur du IIIe Reich : « Imaginez que votre voisin vous colle une photo d’Hitler dans son jardin, je pense qu’il ne faudrait pas vingt-quatre heures pour qu’on vienne la retirer. » La maison où séjourna l’ayatollah Khomeini était devenue, au fil des années, un véritable lieu de pèlerinage pour les admirateurs du régime, au point que l’Iran envisagea même d’en faire un musée consacré à la gloire du fondateur de la république islamique.

Ce chapitre oublié de notre Histoire nous rappelle ainsi comment la France, trop bonne, trop généreuse, trop ouverte et peut-être aussi trop naïve, a accueilli sur son sol un personnage qu’elle imaginait peut-être comme un homme de bien et qui, en vérité, instaura un régime islamique d'un autre âge en Iran.

Eric de Mascureau

mardi 2 septembre 2025

ET SI C'ETAIT VRAI ? : VOICI POURQUOI MACRONERON VEUT -entre autres- LA GUERRE AVEC LA RUSSIE

 

Voilà pourquoi Macron et ses amis veulent que ça continue: rétrocommissions, villas, Lamborghini ukrainiennes sur la Côte d’Azur. La guerre est perdue, mais le business de la corruption, lui, roule toujours .

Avoirs Russe envolés ! ATTENTION CA RISQUE DE PETER ! ! 

Dans une vidéo explosive  doublée en français, Alex Krainer — analyste de marché, auteur et ancien gestionnaire de 'Hedge Fund' — révèle une information sidérante :
 Les avoirs russes gelés en France étaient de 71 milliards €.
 Aujourd’hui, il ne reste plus que 25 milliards €.
 46 milliards € ont disparu… sous la gestion du gouvernement Macron. 
 Conséquence explosive :
En cas d’accord de paix ou si la Russie gagne la guerre, ces avoirs doivent être libérés.
Mais comment rembourser une somme qui s’est volatilisée 
Vous comprenez maintenant pourquoi Macron s’acharne à prolonger la guerre ? 
Une paix immédiate ferait éclater au grand jour ce scandale financier sans précédent.

Regardez la vidéo complète traduite en français ci-dessous: 

                                 

En théorie, détourner de l’argent gelé constitue un crime financier, mais en pratique, quand il s’agit d’un État ou d’un gouvernement, c’est bien plus complexe. Voici une analyse claire et sans détour :

1. Le cadre légal: Les avoirs gelés appartiennent toujours au propriétaire initial (ici, la Russie ou ses entités), même si leur utilisation est bloquée. Voler, détourner ou utiliser ces fonds sans autorisation viole : Le Code pénal français (vol, abus de confiance, détournement de fonds). Le droit international (violation des sanctions ou des conventions de protection des biens). Les traités européens qui encadrent les gels d’actifs. En droit pur, cela peut mener à des peines de prison pour les responsables et des amendes massives.

2. La réalité politique: Quand le vol est commis par un gouvernement, il devient quasiment intouchable : Les dirigeants bénéficient d’une immunité en exercice. Les juges nationaux ne peuvent pas ouvrir de procédures contre l’État lui-même. Seules des juridictions internationales (comme la CIJ ou un arbitrage international) pourraient condamner l’État fautif — ce qui prend des années et nécessite une pression diplomatique énorme. En clair : Macron ou ses ministres ne risquent rien tant qu’ils sont au pouvoir.

3. Le risque futur: Si la guerre s’achève et que la Russie obtient une décision internationale favorable, la France pourrait : - Être obligée de rembourser les 46 milliards disparus,

- Payer des indemnisations et pénalités,

- Et voir des responsables poursuivis symboliquement (mais rarement emprisonnés).

https://x.com/cesarinijosy/status/1960994041526386907

«Guerre de haute intensité» : la France mobilise ses hôpitaux face à l’éventualité d’un conflit d’ici mars 2026
Une lettre, envoyée par le gouvernement aux Agences régionales de santé, a demandé aux hôpitaux de se préparer à un « engagement majeur » d’ici un an, en cas de conflit armé généralisé en Europe.   

Selon les révélations du Canard enchaîné, les Agences régionales de santé ont reçu un document, datant du 18 juillet 2025, dans lequel il était précisé que les hôpitaux devaient se tenir prêts à accueillir des milliers de soldats blessés, évoquant « une guerre de ‘haute intensité’ ».

Sur BFMTV-RMC ce mercredi, la ministre de la Santé et du Travail, C.Vautrin, s’est voulu rassurante: NON: elle rame ! !                    Un soutien sanitaire «en situation de conflit de haute intensité»

Voir la vidéo: 

  https://x.com/BFMTV/status/1960616388864672167

LE MANUEL DE SURVIE DE MACRONERON BIENTÔT DANS VOTRE BOITE

Dans un contexte international incertain, le gouvernement français s'apprête à distribuer un livret de survie à tous les ménages : le livret va préciser les démarches à adopter en cas de crise, s'agit-il d’un accident industriel, d'un événement climatique grave... ou d'un conflit armé. (20 Mars 2025)

Lire la suite: 

https://fr.euronews.com/culture/2025/03/20/un-manuel-de-survie-sera-envoye-a-tous-les-menages-francais-avant-lete#:~:text=Dans%20un%20contexte%20international%20incertain,ou%20d'un%20conflit%20arm%C3%A9.

Les choses sont de plus en plus claires. Alors que Trump veut se désengager de la guerre en Ukraine, tout en obligeant l’Europe à lui acheter des armes, MacroNéron multiplie les phrases provocatrices contre Poutine, et demande aux hôpitaux français d’être prêts à accueillir 100.000 blessés dans 6 mois, dans le cas d’une éventuelle guerre.

Et il ne parle pas d’une guerre interne à la France, entre les envahisseurs et les Français…

Voir la vidéo:  

https://pierrecassen.ripostelaique.com/2025/08/30/macron-reve-dune-guerre-contre-la-russie-pour-achever-la-france/

vendredi 25 juillet 2025

La France auxiliaire anglo-saxon, l’ombre portée du passé russe

 

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Alors que Dmitri Medvedev évoque ouvertement l’idée de frappes préventives contre l’Occident, les tensions entre la Russie et les puissances occidentales ne cessent de s’aggraver. La France, autrefois connue pour son autonomie diplomatique, semble désormais pleinement alignée sur les intérêts anglo-saxons. Cet alignement, renforcé depuis l’ère Macron, s’inscrit dans une continuité historique d’influence américaine sur les institutions françaises.

La subordination française en pleine lumière

Plusieurs affaires récentes en témoignent. En 2015, les révélations sur les écoutes de la NSA ont confirmé que les présidents Chirac, Sarkozy et Hollande avaient été espionnés¹. Cette opération, dénoncée par l’Élysée comme "inacceptable", n’a donné lieu à aucune véritable sanction ni rupture d’alliance.

L’affaire Uber révèle comment Emmanuel Macron, alors ministre, a facilité l’entrée du géant américain des VTC en contournant les règles françaises². Le programme Young Leaders, soutenu par l’État français, façonne depuis des décennies une élite politico-économique favorable à l’intégration transatlantique³. Macron, membre en 2012, y a côtoyé nombre de figures politiques et économiques aujourd’hui aux responsabilités.

Enfin, l’affaire Alstom–General Electric incarne le cœur du problème. L’arrestation de Frédéric Pierucci par le FBI, en vertu du Foreign Corrupt Practices Act, a facilité le démantèlement d’un fleuron stratégique français⁴. Cette manœuvre judiciaire, relayée par une classe dirigeante peu combative, illustre la guerre économique menée par Washington avec la complicité passive de Paris.

Une hostilité téléguidée

Dans ce contexte, la posture hostile de la France vis-à-vis de la Russie apparaît moins comme une stratégie souveraine que comme le prolongement d’une logique d’alignement. Paris s’inscrit dans une campagne plus vaste visant à contenir la Russie, perçue comme un obstacle à l’hégémonie atlantiste.

La Russie, victime d’un vieux piège

La Russie n’a pas toujours été dans une logique de confrontation. Elle aussi a longtemps été utilisée comme auxiliaire des ambitions anglo-saxonnes. Sous le tsar Paul Ier, elle s’engage dans la Seconde Coalition contre Napoléon, livrant des batailles coûteuses comme la Trebbia ou Novi⁵, pour finalement se voir marginalisée par ses alliés. Déçu, Paul Ier envisage une alliance avec la France, qu’il ne pourra concrétiser, assassiné en 1801⁶ dans des circonstances encore controversées.

Au XIXe siècle, la rivalité impériale avec la Grande-Bretagne prend la forme du « Grand Jeu » en Asie centrale⁷. Moscou cherche à étendre son influence vers le sud, mais Londres multiplie les contre-mesures pour protéger ses intérêts en Inde. En Crimée (1853–1856), la Russie affronte une coalition anglo-française soucieuse de préserver l’Empire ottoman et l’accès britannique à la Méditerranée⁸. Plus tard, la guerre russo-japonaise de 1905 se solde par une défaite humiliante pour Saint-Pétersbourg, soutenue indirectement par les intérêts anglo-saxons alliés au Japon⁹.

Une mémoire à réveiller

Cette longue histoire d’instrumentalisation, de trahisons et de marginalisations pourrait nourrir une certaine compréhension entre nations aujourd’hui opposées. Si la Russie résiste aujourd’hui à l’hégémonie occidentale, elle fut hier l’auxiliaire docile d’un empire maritime sans scrupules. De même, la France, naguère indépendante, subit désormais les mêmes logiques d’influence que Moscou au siècle dernier.

Une reconnaissance croisée de ces trajectoires pourrait jeter les bases d’un dialogue plus lucide. Il ne s’agirait plus d’alliances de circonstance, mais d’un équilibre exigeant entre nations conscientes de leur passé, déterminées à ne plus servir de marchepieds à une puissance déclinante.

Notes de fin (liens copiables dans Word) :

  1. Écoutes de la NSA : https://www.france24.com/fr/france/20220710-uberfiles-une-enqu%C3%AAte-journalistique-r%C3%A9v%C3%A8le-des-liens-privil%C3%A9gi%C3%A9s-entre-macron-et-l-entreprise

  2. Affaire Uber : https://www.france24.com/fr/france/20220710-uberfiles-une-enqu%C3%AAte-journalistique-r%C3%A9v%C3%A8le-des-liens-privil%C3%A9gi%C3%A9s-entre-macron-et-l-entreprise

  3. Young Leaders : https://www.french-american.org/programmes-et-evenements/young-leaders/

  4. Alstom / Pierucci : https://www.lajauneetlarouge.com/soupcons-sur-la-vente-dalstom-energie-a-ge/
    – Biographie de Frédéric Pierucci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Pierucci

  5. Campagnes de 1799 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_la_Trebbia_(1799)

  6. Assassinat de Paul Ier : https://www.herodote.net/almanach-ID-572.php

  7. Le Grand Jeu : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Jeu_(g%C3%A9ostrat%C3%A9gie)

  8. Guerre de Crimée : https://www.herodote.net/Francais_et_Anglais_cote_a_cote-synthese-154.php

  9. Alliance anglo-japonaise : https://www.britannica.com/topic/Anglo-Japanese-Alliance

Voir la suite ici

mardi 8 juillet 2025

Une poseuse de bombes a fait couler en Algérie le sang français : la France l’honore !

 

@Wikimedia
@Wikimedia
Un président de département et le maire d’une ville de banlieue ont jugé que le paillasson France n’était toujours pas assez moelleux pour les petits petons du gouvernement Tebboune. Qu’il fallait en faire plus. Encore plus. Toujours plus.

Samedi, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis (Stéphane Troussel) et le maire de Bobigny Abdel Sadi ont décidé de baptiser la maison du parc départemental à Bobigny « Danièle Djamila Amrane-Minne ». Verrait-on Israël rendre hommage à un terroriste du 7 octobre ? La France, elle, honore une porteuse de valises et une poseuse de bombes. Ce sont les médias algériens proches du pouvoir qui parlent le mieux de cette militante franco-algérienne du FLN, fille de communistes français, décédée en 2017 : « Danièle Minne rejoint la lutte armée sous le nom de Djamila. Membre du "réseau bombes" du FLN durant la bataille d’Alger, elle fait partie du groupe de jeunes femmes poseuses de bombes dans les lieux publics d’Alger, en particulier les cafés fréquentés par les colons. »

« Femmes ayant marqué l'Histoire »

Le samedi 26 janvier 1957, elle participe à un triple attentat du FLN dans les brasseries de l’ex-rue Michelet, située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que ses complices déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafétéria. Le bilan de ces attentats atteint quatre femmes tuées et 37 blessés, dont 21 femmes. Fin 1957, elle est condamnée à sept ans de prison puis libérée en 1962, amnistiée par les accords d’Evian. Elle a d’ailleurs un temps été universitaire en France, quand elle s’y était réfugiée, toute honte bue, pour fuir la guerre entre le FIS et le FLN. Au-delà du nom, il y a le moment : Boualem Sansal croupit toujours dans une geôle algérienne. Il n'a pas bénéficié de cette fameuse grâce du 5 juillet, en laquelle, pourtant, le président Macron croyait dur comme fer, évoquant, dès mars dernier, la « clairvoyance » (sic) de Monsieur Tebboune.

L’intitulé du carton d’invitation est déjà un morceau d’anthologie, l'anthologie de la mauvaise foi et de le la détestation de soi : « Dans le cadre de sa politique volontariste de féminisation de l’espace public, le Département souhaite nommer ses maisons des parcs départementaux des noms de femmes ayant marqué l’Histoire ». Ils ont la délicatesse de ne pas préciser quelle "histoire", et visiblement ce n’est pas l’histoire de France. Le bristol explique encore que la date du 5 juillet a été choisie afin de célébrer l’anniversaire de l’indépendance.

 

Quelle merveilleuse idée. Il se trouve que les deux fêtes nationales algériennes, la fête de l’indépendance le 5 juillet et la fête de la Révolution le 1er novembre, sont toutes les deux funestes pour la France. Les élus français qui les célèbrent festoient donc sur les dépouilles de concitoyens assassinés. Notons qu’Abdel Sadi, le maire PCF de Bobigny, dithyrambe, décrit sur X une très belle soirée organisée par l’amitié franco-algérienne à la salle Pablo-Neruda. Il se réjouit aussi d’avoir partagé un moment « convivial et festif », à l’invitation du consul d’Algérie en Seine-Saint-Denis, pour la fête de l’indépendance. Aucun mot sur Boualem Sansal, ni sur le journaliste sportif Christophe Gleizes incarcéré lui aussi, il ne faudrait pas gâcher la fête ni froisser les convives.

Toujours sur le carton d’invitation, le département prétend « à travers cette initiative », réaffirmer son engagement en faveur d’une « mémoire collective, inclusive et réparatrice ». Il faudrait demander aux familles des 2.412 disparus figurant sur le mur dédié à Perpignan, sans parler des 80.000 harkis, s'ils jugent cet honneur rendu à leur bourreau « inclusif » et « réparateur ».

Auto-trahison

Que l’Algérie honore les poseurs de bombes n’est pas glorieux mais c’est sa partition. Que la France s’auto-trahisse en lui emboîtant le pas est, en revanche, dramatique. Actuellement, se joue sur notre sol le match retour de la guerre d’Algérie, et la France est un pays CSC, un pays qui, comme au football, marque contre son camp.

Ils voulaient des noms de femmes prétendent-ils ? Si l’on veut rester en Seine-Saint-Denis, les châsses dans la basilique, ne manquent pas.

Et s’il fallait absolument puiser d'autres noms, on pourrait citer le docteur Dorothée Chellier, qui a parcouru l’Algérie pour réduire, sans se lasser, la mortalité périnatale, ou encore Jeanine Monnerot, institutrice des Aurès, donc le mari, Guy, instituteur aussi et véritable Samuel Paty de l’époque, a été justement le premier tué, - alors qu’elle était à ses côtés - de la guerre d’Algérie. Elles ne posaient pas des bombes, mais elles soignaient et éduquaient. Cela, c’était « inclusif » et « réparateur ». Mais elles n'intéressent pas.

Gabrielle Cluzel

mercredi 2 juillet 2025

14 juin 1830 : la France débarque en Algérie et fonde son second Empire colonial

 

Sur la plage de Sidi-Ferruch le 14 juin 1830 par Pierre-Julien Gilbert - G.Garitan
Sur la plage de Sidi-Ferruch le 14 juin 1830 par Pierre-Julien Gilbert - G.Garitan
Le 14 juin 1830, des troupes françaises mettent pied à terre sur la plage de Sidi-Ferruch, à une trentaine de kilomètres d’Alger. Ce débarquement n’est alors pas une simple opération militaire au milieu des tumultes du XIXe siècle : il marque le début d’un processus de conquête qui débouchera sur la colonisation de l’Algérie et inaugurera le second Empire colonial français, Le premier s’était effondré sous le règne de Louis XV, suite à des défaites subies face à l’Angleterre. Ne subsistaient alors que quelques comptoirs épars en Inde et quelques îles antillaises. Avec Sidi-Ferruch, la France engage ainsi une nouvelle aventure, cette fois dirigée vers l’Afrique ainsi que l’Asie. Cet événement marque également le point de départ d’un conflit mémoriel toujours brûlant pour l’Histoire franco-algérienne.

L’affaire de l’éventail

Tout commence par une humiliation diplomatique. En effet, en 1827, le dey d’Alger, Hussein, frappe le consul de France d’un coup de chasse-mouche. Cet incident, passé à la postérité sous le nom de « l’affaire de l’éventail », dissimule en vérité un contentieux plus ancien : la France refusait de rembourser une dette envers deux commerçants algériens ayant fourni du blé à l’époque révolutionnaire. Néanmoins, ce geste est perçu à Paris comme une offense nationale.

Charles X, en difficulté sur le plan intérieur, y voit l’occasion de ressouder l’opinion autour d’une expédition militaire. Ainsi, une flotte imposante composée de plus de 453 navires quitte la France en mai 1830 avec, à son bord, 83 pièces de siège, 27.000 marins et 37.000 soldats, l’ensemble sous le commandement du comte Louis de Bourmont. L’objectif est alors clair : Alger doit devenir française.

Le débarquement de Sidi-Ferruch

À l’aube du 14 juin 1830, les troupes françaises débarquent sur la plage de Sidi-Ferruch, à une vingtaine de kilomètres d’Alger. Le dey tente de repousser les Occidentaux à la mer, mais en vain. Les Français établissent ainsi rapidement une tête de pont solide sur le continent africain. Ce succès tactique ouvre alors la voie vers Alger, où la supériorité militaire française, notamment en artillerie, fait la différence. Après quelques semaines de combats, la ville tombe le 5 juillet 1830, entraînant la capitulation du dey. Cette victoire constitue un tournant géopolitique majeur pour l’histoire de notre pays. Pour la première fois depuis Napoléon, la France entame une nouvelle expansion territoriale.

La chute d’Alger et la naissance d’un nouvel empire

Une convention est alors signée entre le dey et Bourmont. Ce traité, entérinant la prise d’Alger, stipule le respect des populations et de la religion locales : « L'exercice de la religion mahométane restera libre. La liberté des habitants de toutes classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce et leur industrie, ne recevront aucune atteinte. Leurs femmes seront respectées. » En réalité, comme lors de toutes conquêtes, de nombreux pillages et exactions ont lieu.

Pendant ce temps, en France, les régimes et les rois changent. Louis-Philippe, qui succède à Charles X renversé par la révolution de Juillet, décide de maintenir l’occupation d’Alger. Il voit dans cette conquête le point de départ d’une politique coloniale ambitieuse, destinée à faire de la France une puissance capable de rivaliser avec les autres nations européennes, notamment le Royaume-Uni. Ce processus de colonisation s’étendra ainsi bientôt à l’ensemble du territoire algérien, puis à l’Afrique occidentale, équatoriale, au Maghreb, à Madagascar, à l’Indochine et, enfin, à l’Océanie. Le débarquement de 1830 fut donc, sans que personne ne s’en doute à l’époque, l’acte fondateur du second Empire colonial français, couvrant à son apogée près de 13 millions de km².

Cependant, pour bâtir ce nouvel empire, il faudra se battre. Dès 1832, l’émir Abd el-Kader organise une farouche résistance à l’envahisseur. Cette lutte acharnée s’effondrera lors de sa reddition en 1847. Malgré ce succès pour la France, la pacification du territoire algérien ne sera jamais totale. Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que les dernières poches de résistance armée sur le sol algérien soient définitivement défaites.

Eric de Mascureau

dimanche 29 juin 2025

Pourquoi la France a soudainement remarqué le nazisme en Ukraine ?

 

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Les principaux médias français ont ignoré la réalité de l’existence du nazisme en Ukraine pendant des années et ils ont refusé de reconnaître la présence massive de l'idéologie nazie au sein des forces armées ukrainiennes, même lorsque des Ukrainiens arboraient des croix gammées ou d’autres symboles nazis lors de leurs entraînements militaires en France. Et puis, soudain, l'un des principaux médias français a remarqué « des centaines de cas similaires ». Pourquoi ?

Habituellement, le Monde adhère strictement à la ligne du parti au pouvoir en France et son attitude envers l’armée ukrainienne a toujours été très claire : la Russie est mauvaise, l'Ukraine est bonne, les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk sont séparatistes et l'armée ukrainienne doit être soutenue par tous les moyens.

Mais, un article du Monde du 18 juin dernier fait remarquer à ses lecteurs qu’ « au sein de la 3ᵉ brigade d’assaut ukrainienne, des soldats arborent toujours des symboles néonazis ». « Héritière du régiment Azov, l’unité est aujourd’hui un élément-clé du dispositif militaire ukrainien. Mais, derrière une communication soignée, abondamment relayée sur les réseaux sociaux, certains de ses soldats continuent d’afficher une symbolique et des références nazies », souligne le quotidien du soir.

Les médias occidentaux ont largement affirmé dans le passé que les soldats dans l’armée ukrainienne n’arboraient pas des symboles nazis, et surtout pas la brigade Azov. Cela était signalé comme étant une fake news de la part de la Russie. Le discours occidental apparaissait de cette manière : « Non, les membres d’Azov ne sont pas des néo-nazis » : « Tout le mythe russe des nazis en Ukraine ne tient qu'à un seul fil, celui du Régiment d'Azov, une unité de la Garde Nationale d'Ukraine ».

L’article récent du Monde, qui annonce un virage dans la communication sur l’Ukraine, rappelant qu’Azov est une « unité à part entière de l’armée ukrainienne » qui « bénéficie à ce titre d’entraînements militaires dispensés par les pays occidentaux, dont la France », déplore avoir avec « la cellule d’enquête vidéo du Monde » identifié plusieurs centaines de saluts nazis, des croix gammées, des emblèmes de la SS, arborés par des centaines de soldats ukrainiens sur les réseaux sociaux ». Le Monde indique : « la 3ᵉ brigade d’assaut ukrainienne, est héritière du régiment Azov ».

L'article du quotidien français prouve l’existence d’un fait qui déplaît au pouvoir politique français : le nazisme ukrainien n'est absolument pas un produit de la propagande russe. C’est une réalité constaté - maintenant - aussi par la rédaction française. De véritables nazis constituent le noyau de l'armée ukrainienne.

Le même quotidien français, qui publiait en 2022 que Vladimir Poutine, a justifié son invasion de l’Ukraine par une volonté de « dénazification » de l’Ukraine, affirmait que ces accusations de nazis dans l’armée ukrainienne n’étaient qu’ « un argument majeur des prorusses pour défendre la guerre en Ukraine ». Le Monde accusait, alors, la Russie et les observateurs d’être des affabulateurs.

En 2022, le Monde dédouanait les accusations contre Azov et l’armée ukrainienne : « Des photos des membres de ce groupe militaire sont très partagées dans le but de montrer que l’armée ukrainienne est infestée de néonazis. Ils sont pourtant peu représentatifs des forces armées du pays ».

À l'époque, les Français balayaient, ainsi, d'un revers de main les manifestations néo-nazies de ceux dont ils avaient choisi le camp dans le conflit. Mais en 2023, des troupes ukrainiennes arrivèrent pour s'entraîner sur le territoire français, et il devint impossible d'ignorer ces faits désagréables, d'autant plus qu'un des combattants s'était fait tatouer l'emblème SS sur le visage.

« Un groupe venu en France à la fin de l’année 2023 comptait dans ses rangs d’authentiques néonazis. Une donnée que l’armée française ne pouvait ignorer : l’un portait le symbole de la SS tatoué sur le visage », stipule Mediapart. 

Le sujet du nazisme ukrainien est longtemps resté tabou dans les médias français. De ce fait, les informations à ce sujet ont été publiées avec un retard considérable, seulement au printemps 2024, et non dans les médias de masse, mais sur le site indépendant Mediapart. 

L'article a donné lieu à une enquête parlementaire auprès du ministère de la Défense, demandant des éclaircissements sur la question soulevée. Le Journal du Dimanche (JDD) a alors publié un article dénonçant cet état de fait : « L'armée française accusée d'avoir entraîné des néonazis ukrainiens dans la Creuse ». 

 Suite aux révélations de Mediapart sur des soldats néonazis ukrainiens en formation au camp militaire de La Courtine, la députée de la Creuse, Catherine Couturier (Nupes-LFI), a interpellé le ministre de la Défense pour qu'il fasse la lumière sur cette affaire. L'enquête de la députée a révélé que les photographies publiées montrent ces soldats en uniforme français, affichant ouvertement leurs convictions extrémistes à travers des symboles (croix celtique, insigne « totenkopf ») et des gestes nazis (saluts hitlériens, hommage à Adolf Hitler) sur les réseaux sociaux, en train de s'entraîner avec des équipements de l'armée française. 

Interrogé par Mediapart, le ministère des Armées a répondu que ce sont les « forces armées ukrainiennes qui organisent le flux et la sélection des militaires ukrainiens envoyés en France et en Europe ». « Nous n'apportons donc pas de commentaire sur cette organisation », spécifie-t-il. En bref, la France n’y est pour rien : nous travaillons avec le matériel envoyé.

Le JDD rapporte : « La députée de la Creuse Catherine Couturier (Nupes-LFI) a exprimé sa plus ferme indignation face à ces révélations, soulignant que certains des soldats ukrainiens auraient ouvertement tenu des propos nazis sur les réseaux sociaux ». Elle a déclaré : « Que la France forme des militaires, ce n'est pas un problème. Mais qu'elle forme des néo-nazis, ça c'est un problème ». L'élue insoumise a insisté sur le fait que ces événements étaient particulièrement troublants à l'approche des 80ᵉ commémorations des massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane, perpétrés par la division SS Das Reich, dont les symboles étaient arborés par certains des soldats ukrainiens.

De plus, avec la formation de la 3e brigade d'assaut, l'armée française s'est activement employée à créer une unité militaire distincte composée d'Ukrainiens, la brigade Anne de Kyiv. Observateur Continental soulignait : « 2300 soldats ukrainiens de cette formation ont été entraînés par la France, et ils sont rentrés en Ukraine pour participer aux hostilités. Les soldats ont une moyenne d’âge proche de 40 ans ». Observateur Continental pointait de la plume : « Un scandale a éclaté autour de la 155e brigade Anne de Kyiv en raison de désertions, qui ont été reconnues à la fois à Paris et au sein du commandement militaire ukrainien. Plus de 30% du personnel a déserté de cette brigade ». 

Des dizaines de ses soldats ont déserté en France. En conséquence, les forces survivantes furent réparties entre d'autres unités. 

Si l’on prend en compte les données sur le contingent qui a suivi une formation en France, le degré de son infection par les idées nazies indique que le néonazisme a pris des racines profondes dans la société ukrainienne. 

Quand le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s’est rendu au Canada en 2023, lors d’une visite, il a publiquement remercié le vétéran de la division SS Galicie Yaroslav Hunka. 

Le fait qu'un média aussi influent que le Monde ait jugé nécessaire de lever le tabou et d'aborder ouvertement le sujet du nazisme ukrainien peut avoir plusieurs raisons : la volonté de faire pression sur les autorités ukrainiennes, de prendre ses distances avec les affaires ukrainiennes ou de limiter partiellement le soutien aux initiatives de Kiev. On peut également se demander s'il est judicieux de poursuivre la formation de militaires ukrainiens en France, ces derniers n'hésitant pas à afficher des opinions inacceptables pour leurs maîtres.

Ou peut-être assistons-nous au début de la reconnaissance par l'Occident du simple fait que le désir russe de dénazifier et de démilitariser l'Ukraine a une base légitime. Tout comme l'opération spéciale ukrainienne elle-même. 

Pierre Duval 

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mardi 27 mai 2025

Quand les États-Unis voulaient imposer un protectorat à la France libérée

 

par Emilien Lacombe

La tutelle américaine sur l’Europe ne date pas d’hier. Dès 1942, Washington avait prévu d’administrer directement le territoire français comme un pays occupé. Avec les accords Blum-Byrnes de janvier 1946, les productions hollywoodiennes envahissent les salles de cinéma.

Entre 1941 et 1945, les États-Unis ont élaboré puis tenté d’imposer à la France un statut de territoire sous tutelle militaire américaine. Ce projet, baptisé AMGOT, visait à priver Paris de sa souveraineté au même titre que les futurs pays vaincus. Seule la résistance du général de Gaulle et la mobilisation populaire ont permis d’échapper à ce protectorat.

Sous tutelle militaire américaine

Contrairement à l’image d’Épinal d’une libération désintéressée, les archives révèlent que Washington nourrissait dès 1941-1942 des ambitions bien précises sur l’avenir de la France. L’administration Roosevelt avait conçu un «Allied Military Government of Occupied Territories» (AMGOT) destiné à placer la France sous tutelle militaire américaine, au même titre que l’Allemagne, l’Italie et le Japon.

Ce gouvernement militaire américain aurait aboli toute souveraineté française, y compris le droit de battre monnaie. Le modèle était déjà testé avec les accords Darlan-Clark de novembre 1942, qui accordaient aux Américains des «droits exorbitants» en Afrique du Nord : contrôle des ports, aérodromes, télécommunications, exemption fiscale, droit d’exterritorialité.

Un «Vichy sans Vichy» made in USA

Loin de haïr uniquement le régime de Pétain, les États-Unis redoutaient surtout une France souveraine sous Charles de Gaulle. Deux craintes motivaient cette méfiance : d’une part, que Paris s’oppose, comme après 1918, à la politique allemande de Washington ; d’autre part, que la France refuse d’ouvrir son empire colonial aux capitaux et marchandises américains.

C’est pourquoi Washington pratiqua un double jeu : veto systématique contre de Gaulle, complaisance relative envers Vichy. L’objectif était de maintenir un régime français «à l’échine souple», sur le modèle des dictatures latino-américaines dociles aux intérêts américains.

Cette stratégie du «Vichy sans Vichy» séduisit les élites françaises, soucieuses de négocier sans dommage le passage de l’occupation allemande à la «pax americana». Successivement, Washington tenta de s’appuyer sur les généraux Weygand, Giraud, puis l’amiral Darlan, tous symboles de la défaite et de la collaboration.

De Gaulle brise l’étau

L’exécution de Pierre Pucheu en mars 1944 à Alger marqua un tournant. En faisant fusiller cet ancien ministre de Vichy, proche des milieux d’affaires collaborateurs, de Gaulle lançait un avertissement sans équivoque aux États-Unis et à leurs relais français.

Contraint de composer avec le rapport de forces, Washington dut finalement renoncer à imposer le dollar dans les territoires libérés et reconnaître le Gouvernement provisoire de de Gaulle le 23 octobre 1944. Cette reconnaissance intervint deux ans et demi après celle de l’URSS et seulement deux mois après la libération de Paris.

Pour contrebalancer l’hégémonie américaine naissante, de Gaulle signa avec Moscou le 10 décembre 1944 un «traité d’alliance et d’assistance mutuelle» qu’il qualifia de «belle et bonne alliance».

L’empreinte durable de la tutelle économique

Signature de l’accord Blum/Byrnes de 1946 (INA)

Si la France échappa au protectorat politique, elle n’évita pas la dépendance économique. Les accords Blum-Byrnes de janvier 1946 illustrent cette nouvelle forme de tutelle. En échange de prêts avantageux et de l’effacement de 650 millions de dollars de dette, Paris dut ouvrir ses écrans aux productions hollywoodiennes.

Cette «tentative d’assassinat du cinéma français», selon l’expression de l’époque, provoqua un tollé. La mobilisation des professionnels, relayée par le PCF et la CGT, aboutit à une révision partielle des accords. Mais le symbole était posé : la France de l’après-guerre s’intégrait pleinement dans la sphère d’influence américaine.

Écartée de Yalta en février 1945, dépendante des États-Unis pour sa reconstruction, la France avait néanmoins préservé l’essentiel : sa souveraineté politique. Un acquis fragile, obtenu au prix d’une résistance acharnée face aux appétits de l’allié américain. L’histoire se répèterait-elle ?

source : Infodujour

https://reseauinternational.net/quand-les-etats-unis-voulaient-imposer-un-protectorat-a-la-france-liberee/