mardi 20 octobre 2026

Le nazisme en Ukraine : un conditionnement qui remonte à loin

 

Au 30 juin 1941 notamment ! Soit 8 jours exactement après le déclenchement de l’opération Barbarossa par les nazis contre l’Union soviétique. À mon avis, ce n’est pas le fait du hasard tant l’avancée allemande fut foudroyante. Cette date est celle de la Déclaration de l’indépendance de l’Ukraine qui énonce dans sa 3e clause ce qui suit : « 3/ L’État ukrainien nouvellement formé travaillera en étroite collaboration avec le national-socialisme de la Grande Allemagne, sous la direction de son chef, Adolf Hitler, qui veut créer un nouvel ordre en Europe et dans le monde et aide les Ukrainiens à se libérer de l’occupation soviétique … ».
Donc, il n’y a aucune ambiguïté. Et les méthodes de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de sa branche armée l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui ont toutes deux pour chefs Stepan Bandera et Roman Choukhevytch, sont celles du nazisme : violence, terrorisme et… extermination totale des opposants. Sans oublier les agissements faux-jetons qu’on a tendance à oublier quand on parle du nazisme tant on est sidéré par la barbarie satanique de ce type d’individus. Quand une certaine Lyudmyla Denisova, commissaire aux droits de l’homme – mais oui, ça ne s’invente pas – va brailler au monde que les soldats russes, dans la guerre actuelle, violent des femmes et même des bébés ! cela relève en ligne droite de l’esprit nazi. On se réjouira, il est vrai, que les députés du Parlement ukrainien l’aient virée.
Le fait que le 22 janvier 2010, l’ancien Président ukrainien Viktor Iouchtchenko ait élevé Stepan Bandera et Roman Choukhevytch à la dignité posthume de « Héros d’Ukraine » atteste la permanence de l’incrustation du nazisme dans de très nombreux esprits du pays. Comme en témoignent également des mouvements comme Azov, Svoboda et Secteurs droits avec leur participation à la révolution de Maïdan de février 2014, leurs retraites aux flambeaux et leur adoption à peine déguisée des symboles du nazisme. Aussi, il y a de quoi être franchement dégoûté par le soutien de tous les dirigeants de l’Europe de l’Ouest à l’Ukraine dans la guerre face à la Russie, pays donc encore bien marqué par le nazisme et être dégoûté également par leur enthousiasme partagé à l’accueillir au plus vite parmi eux !!! Ont-ils donc déjà oublié les 60 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration, les fours crématoires, la destruction totale de milliers de villes et de villages notamment en Biélorussie, les expérience médicales… ? L’Ukraine dans l’Europe ? Mais il y a un boulot fou de dénazification à entreprendre auparavant et Dieu sait si elle durera des années et des années… pour ne pas dire des décennies !!! S’il a voulu se prémunir de l’avancée de l’OTAN menaçant son pays, avancée qui est en fait, « un Cuba à l’envers », Poutine, en lançant son opération, n’a pas eu une lubie soudaine.
Dans son livre « La boue de Khrouchtchev », l’historien et publiciste russe Evgueni Spitsine évoque le décret d’amnistie concernant les citoyens soviétiques ayant collaboré avec les occupants pendant la Grande Guerre patriotique. Il est important de mentionner que ce décret publié le 17 septembre 1955 a été signé par Kliment Vorochilov, président du Presidium du Soviet Suprême de l’URSS et Nicolaï Pego, secrétaire du Presidium du Soviet Suprême de l’URSS. Voilà ce qu’on peut lire dans ce décret : « Vu la fin de la guerre entre l’Union soviétique et l’Allemagne et guidé par le principe d’humanité, le Presidium… a considéré qu’il était possible d’appliquer l’amnistie aux citoyens soviétiques… afin de permettre à ses citoyens de retrouver une vie professionnelle honnête et de devenir des membres utiles de la société socialiste ». On comprend mieux alors pourquoi défilent quelquefois dans les Pays baltes des survivants nazis et que leur sont dédiés des monuments ! J’ai peur que l’Europe se soit élargie un peu vite en 2004, non ? Notons qu’entre 1945 et 1955, les gens ciblés par le décret d’amnistie avaient abattu 25 000 militaires, membres des services de sécurité, de la police et des gardes-frontières. Or, en février 1956, soit 5 mois après la signature du décret précité, se tient le 20e Congrès du Parti au cours duquel Khrouchtchev dénonce le culte de la personnalité de Staline. Bravo ! Mais il y a un résultat malheureux : les gens ciblés par le décret sont considérés… comme victimes de la répression stalinienne. Bref, le monde à l’envers. Sont-il devenus pour autant membres à part entière de la société ?
La réponse d’un certain Vassil Zavtazni est éclairante sur les raisons qui expliquent la pérennité du nazisme jusqu’à aujourd’hui en Ukraine. Il suffit de l’écouter pour en être convaincu : « La période de lutte avec le pistolet et la mitrailleuse est terminée. Une autre période est arrivée, une période de lutte pour la jeunesse, une période où il faut s’acoquiner avec le pouvoir soviétique pour la faire renaître sous des slogans bolcheviques. Notre but est de pénétrer dans toutes sortes de postes, d’être autant que possible à la tête de l’industrie, des transports, de l’éducation, à la tête de la jeunesse, d’inculquer à la jeunesse tout ce qui est national ».
C’est pourquoi, aujourd’hui encore, dans les manuels d’écoles primaires, les Russes sont décrits comme des ennemis, des agresseurs et des occupants et il est écrit à propos des habitants du Donbass qu’ils sont des terroristes qui agissent sous les ordres de manipulateurs russes. Par exemple, dans un manuel pour lycéens, on peut découvrir sur la première de couverture, une photo de l’armée ukrainienne pendant la Seconde Guerre mondiale. Et nos dirigeants européens, dont la cervelle ne dépasse pas celle des petits de l’école primaire justement, gobent toute cette propagande, héritière en droite ligne du nazisme.
Un dernier mot encore confinant à l’absurdité : depuis 1991, les Américains ont investi plus de 5 milliards de dollars dans l’éducation des enfants en Ukraine par l’intermédiaire d’organisations caritatives. Étrange macédoine que ces démocraties et le nazisme ukrainien ! Allez « les veaux » comme avait dit un jour de Gaulle, précipitez-vous aux urnes dimanche pour donner vos précieuses voix à la Nupes de mes fesses et à Ensemble pour foutre la France et l’Europe en l’air ! Bon sang ! C’est sûr qu’ils vont être contents vos enfants et vos petits-enfants, du monde que vous allez leur léguer ».
Philippe Arnon

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