11 octobre 1986, mort de Georges Dumézil, Académicien français, initié à la Grande Loge de France, obédience maconnique classée très à droite, philologue éminent et historien des religions à qui l'on doit la mise en lumière de nos racines indo-européennes.
Ami de Drieu dans les années 1920-1930, et de Pierre Gaxotte qui le fait rencontrer Charles Maurras dont il dira bien plus tard qu'il était "fascinant ("J'ai eu une tentation politique quand j'étais jeune, au sortir de la guerre. Gaxotte me présenta à Maurras, qui était un homme fascinant. » ), il collabore au journal nationaliste Le Jour de Léon Bailby, où il signe de son pseudonyme de Georges Marcenay des éditoriaux à la fois anticommunistes et antinazis, dénonçant le danger qui représente l'URSS et l'Allemagne hitlérienne.
Membre du comité de patronage de Nouvelle École dès la création en 1968 de la revue fondamentale d'Alain de Benoist, son empreinte dans l'argile intellectuelle de notre camp est indélébile.
Dans un de ses livres majeurs, "Heur et malheur du guerrier", il écrivait en 1969: « Un pays qui n'a plus de légendes, dit le poète, est condamné à mourir de froid. C'est bien possible. Mais un peuple qui n'aurait pas de mythes serait déjà mort. La fonction de la classe particulière de récits que sont les mythes est en effet d'exprimer dramatiquement l'idéologie dont vit la société, de maintenir devant sa conscience non seulement les valeurs qu'elle reconnaît et les distinctifs qu'elle poursuit de génération en génération, mais d'abord son être et sa structure mêmes, les éléments, les liaisons, les équilibres, les tensions qui la constituant, de justifier enfin les règles et les pratiques traditionnelles sans quoi tout en elle se disperserait. »
NDLR SN : En savoir plus sur Georges Dumézil.
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