
Un cinquante-deuxième texte de notre rubrique « Souvenez-vous de nos doctrines » est à retrouver aujourd’hui, un extrait d’Honoré de Balzac cette semaine encore.
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À quel fatal instinct les peuples obéissent-ils donc en voulant se gouverner par eux-mêmes ?… Est-ce possible ? (…)
Jadis, l’élection a été excellente dans l’Église où se retrouve, à une époque très reculée, qui a envahi le monde, et a croulé par la faiblesse de sa base. Rome n’était pas une puissance territoriale, mais l’Église était une masse souverainement intelligente, mue par une même pensée, une masse de bonne foi avec elle-même, sachant bien ce qu’elle voulait, pompant toutes les supériorités, et ne les craignant plus parce qu’elle se les assimilait, enseignement dont les pouvoirs modernes profitent peu.
Retrouverez-vous ces principes générateurs d’une bonne élection dans la masse ignorante que compose une loi d’élection indéfiniment étendue en haine des privilèges et par amour d’une égalité impossible ? La matière électorale actuelle tend toujours, dans ses choix, à se mettre en hostilité ou en contradiction avec le pouvoir. La loi assemble les médiocrités du pays ; elles ne peuvent que produire une parfaite image de leur substance élective, car rien ne les pondère…
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Le ministérialisme constitutionnel ne sortira jamais de ce dilemme, cruel pour les résultats que certains esprits attendent :
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