
Alors que la France et l’Europe déversent des dizaines de milliards d’euros et des armes pour soutenir le régime de Kiev contre la Russie, le chaos déborde largement les frontières du Donbass. Sabotages ciblés, attentats et règlements de comptes violents : des acteurs agissant pour le compte de Kiev ou dans des logiques oligarchico-mafieuses, exportent la guerre sur notre sol. L’affaire Nord Stream, confirmée par les procureurs allemands, et l’attentat de Monaco en sont les exemples les plus graves et les plus récents. Ces événements posent une question que l’oligarchie européenne refuse d’aborder : le régime de Kiev, présentée comme victime innocente, n’est-elle pas un facteur majeur de déstabilisation du continent ?
Nord Stream : sabotage d’État ukrainien et mensonges médiatiques
Le 26 septembre 2022, des explosions sous-marines détruisent une partie des gazoducs Nord Stream 1 et 2 dans la mer Baltique. Ces infrastructures vitales pour l’approvisionnement énergétique de l’Allemagne et du reste de l’Europe sont frappées en pleine crise. Immédiatement, la machine médiatique française de propagande se met en branle : c’est Poutine le coupable, évidemment.
Mais le parquet fédéral allemand a annoncé ce 2 juillet l’inculpation d’un officier ukrainien pour le sabotage des gazoducs Nord Stream, ordonné selon lui par les autorités de Kiev. 1Une annonce qui éclaire d’une lumière crue la débâcle médiatique et l’élaboration d’un narratif dominant. À l’automne 2022, le « consensus » était clair : le coupable était Poutine et les sceptiques des complotistes.
C’est l’un des épisodes les plus embarrassants du journalisme français de la décennie.
Les faits connus et l’enquête allemande ont tout balayé. Le parquet fédéral allemand a inculpé Serhiy Kuznietsov (ex-officier ukrainien, vétéran du SBU), arrêté en Italie en août 2025. Selon l’acte d’accusation, il a coordonné l’opération depuis le voilier Andromeda loué avec de faux papiers. Des plongeurs ont posé des charges explosives « à la demande des autorités ukrainiennes » pour priver Moscou de revenus gaziers. Le procès est attendu à Hambourg à l’automne. L’Ukraine dément officiellement, mais les preuves s’accumulent.
Le livre de Morgane Fert Malka apporte un éclairage majeur. Dans Mes instructions viennent de plus haut – La vérité sur l’explosion de Nord Stream (Stock, septembre 2025), la journaliste d’Intelligence Online relate, à la manière d’un roman d’espionnage, deux années d’enquête avec un consortium européen. De Kiev à Varsovie, en passant par la Baltique et Londres, elle remonte la chaîne de commandement et confirme la piste ukrainienne. Le titre est évocateur : « Mes instructions viennent de plus haut ». Un « Pearl Harbor sous-marin » aux conséquences économiques et politiques encore mal mesurées pour l’Europe.
Pourquoi la Russie aurait-elle saboté ses propres pipelines, perdant un levier stratégique et des revenus colossaux ? La thèse initiale était absurde, mais elle a été martelée pendant des mois. Cette cécité volontaire a empêché toute réflexion sérieuse sur le conflit.
Les conséquences sont dramatiques : l’Allemagne a perdu des centaines de milliards d’euros (surcoûts énergétiques, désindustrialisation). La France n’est pas épargnée : Engie détenait 9 % de Nord Stream 1 et les prix du gaz ont triplé depuis 2021. L’Europe s’est rendue encore plus dépendante du GNL américain.
L’attentat de Monaco : violence ukrainienne importée
Fin juin 2026, un colis piégé explose à Monaco, visant l’oligarque ukrainien Vadym Iermolaiev (sanctionné par Kiev pour activités en Crimée). Sa compagne perd ses deux jambes, lui et son fils de 13 ans sont gravement blessés. L’attaque, sophistiquée (déclenchement à distance), a choqué la principauté.
La principale suspecte, Anastasiia Berezovska, Ukrainienne de 39 ans résidant en Allemagne, fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol. Elle aurait agi déguisée en homme, effectué des repérages et fui via l’Italie. Les enquêteurs monégasques estiment qu’elle n’a pas agi seule. Interpol joue ici un rôle central : diffusion du mandat d’arrêt international, coordination entre Monaco, la France, l’Allemagne et l’Italie, traçage transfrontalier.
Cet attentat révèle que les réseaux oligarchiques, les services ukrainiens et la criminalité organisée exportent leurs règlements de comptes sur le sol européen.
Selon Le Figaro du 7 juillet 20062, Anastasia Berezovskaya,pourrait avoir été tuée par balle.
La fuite de Berezovska prend fin le 6 juillet 2026, lorsque son corps est découvert enterré près de Kiev, en Ukraine, vers 23 heures.
L’information, rapportée par le média ukrainien Ukraïnska Pravda et confirmée par les autorités ukrainiennes, révèle qu’elle a été tuée par balle, avec une blessure à la tête. Selon les services de sécurité ukrainiens (SBU), Berezovska était arrivée en Ukraine deux jours après l’attentat, le 1er juillet.
Les autorités ukrainiennes ont rapidement procédé à deux arrestations, qui éclairent les circonstances de sa mort. Les suspects sont un officier en activité de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense (HUR) et un ancien membre des forces de l’ordre.
L’officier du renseignement a avoué le meurtre, affirmant avoir agi de sa propre initiative et sans en informer sa hiérarchie, en complicité avec le second suspect.
Les investigations ont établi que les deux hommes arrêtés entretenaient des liens financiers avec Berezovska. Ils auraient effectué plusieurs virements sur ses comptes bancaires et en cryptomonnaies.
Ces transferts d’argent laissent supposer qu’ils pourraient être impliqués dans la tentative d’assassinat à Monaco, ce qui a conduit les enquêteurs à les considérer comme des complices potentiels, au-delà du meurtre de la suspecte. Le mobile de l’attentat lui-même n’est pas officiellement confirmé, mais il pourrait être lié à des activités de Vadym Yermolaiev en Crimée, une région annexée par la Russie, qui lui ont valu d’être placé sous sanctions par l’Ukraine.
Enfin, un élément particulièrement troublant a été découvert lors de la perquisition du domicile de l’ancien officier de police : une cave aménagée en salle de torture, où des marteaux et autres équipements ont été saisis.
Conclusion : urgence de la souveraineté
Ces faits, confirmés par les enquêtes allemandes, le travail de Morgane Fert Malka, les alertes d’Interpol et les investigations en cours sur Monaco, démontrent la faillite d’un narratif manichéen. En soutenant fanatiquement Kiev, l’oligarchie européenne importe la guerre. Nord Stream a fragilisé nos économies ; Monaco montre que la violence peut frapper partout. Et rappelons que Macron voulait faire défiler l’armée de Kiev sur les Champs-Élysées !
Jean Lamolie
1 Sabotage du Nord Stream : la débâcle des experts de plateau :
2 Attaque à la bombe à Monaco : le corps de la principale suspecte retrouvé enterré près de Kiev, un officier des renseignements arrêté :
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