jeudi 25 juillet 2024

Mémoire du royalisme 2

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1871-1894, la presse royaliste

Après avoir vu l’état du royalisme entre la mort du comte de Chambord (1883) et celle du comte de Paris Philippe VII (1894), nous pouvons nous intéresser à l’état de la presse royaliste durant cette même période.

Le royalisme conserve une audience importante, ne serait-ce que dans la presse et au Parlement. Certes, le comte de Paris réduit considérablement les subsides accordés aux nombreux journaux royalistes, préférant réserver son aide aux plus fidèles. Beaucoup de feuilles, en effet, sont simplement « conservatrices » et se présentent en organes de « défense sociale » ou de « défense religieuse », certaines cultivent l’équivoque « monarchiste » mais préfèrent le bonapartiste « Appel au Peuple ».

À Paris, chaque grand journal royaliste a sa clientèle particulière : le Gaulois dispute au Figaro, plus ou moins rallié, sa clientèle aristocratique que Léon Daudet qualifie de « salonnarde » ; l’ineffable Arthur Meyer sait y doser savamment les comptes rendus des mondanités. Le Moniteur Universel a bien perdu de son éclat et sa clientèle, de tradition orléaniste et libérale, rallie de plus en plus le Soleil de l’académicien Édouard Hervé. La tradition légitimiste et sociale est maintenue par Gustave Janicot sous le titre prestigieux de la Gazette de France. Cependant que la Vérité rassemble les dissidents de l’Univers rallié. Si Léon Daudet, nationaliste qui se cherche, écrit dans le Gaulois et dans la Libre Parole de Drumont, Charles Maurras, pas encore royaliste, fréquente pourtant aussi bien le Soleil que la Gazette de France.

« L’Association de la presse monarchique et catholique des départements » réunit de nombreux journalistes qui savent entretenir le goût de la discussion doctrinale et de la polémique. Sur une centaine de journaux « conservateurs » qui restent subventionnés, la moitié défend ouvertement les idées royalistes et notamment une trentaine de quotidiens ou de tri-hebdomadaires répandus. Le Midi, surtout aquitain et languedocien, possède un tiers de ces feuilles, l’ouest a un autre tiers, le reste se localise dans le Massif-Central et les Pays de la Loire ou se disperse au Nord et à l’Est.

La suite prochainement dans : 1871-1894, les monarchistes au Parlement

https://www.actionfrancaise.net/2024/07/25/memoire-du-royalisme-2/

Les pays européens sont en train de procéder à l’introduction de la conscription militaire obligatoire

 

par Pierre Duval 

CNN a rapporté les projets d’un certain nombre de pays européens d’introduire le service militaire obligatoire. Les experts US cherchent à savoir «comment mobiliser des millions de personnes pour qu’elles soient potentiellement jetées dans le «hachoir à viande d’une guerre». De nombreux États européens envisagent, ainsi, selon le média US, d’introduire la conscription obligatoire pour le service militaire. En France, le SNU sert ses objectifs.  

Préparation des pays européens pour un conflit avec la Russie

Les pays européens mettent en place le service militaire obligatoire. Selon les animateurs de la chaîne US, les nouvelles pratiques de conscription militaire dans les pays européens sont associées à la préparation d’un conflit avec la Russie. «L’Europe se tourne vers la conscription alors que la menace d’une guerre plus large avec la Russie augmente», titre CNN. «Les responsables politiques des pays européens étaient sceptiques quant au retour d’une guerre majeure en Europe», souligne la chaîne de télévision d’information en continu américaine. Mais, plus de deux ans plus tard après le début du conflit en Ukraine – un conflit qui a réellement débuté le 21 novembre 2013 avec la mise en place du coup d’État à Kiev avec l’Euromaïdan par l’Occident, un autre changement – autrefois impensable – est en cours en matière de conscription. «Plusieurs pays européens ont réintroduit ou étendu le service militaire obligatoire face à la menace croissante de Moscou, dans le cadre d’une série de politiques visant à renforcer les défenses qui sont susceptibles d’être encore renforcées», persiste CNN.  

«Nous réalisons que nous devrons peut-être ajuster la façon dont nous nous mobilisons pour la guerre et ajuster la façon dont nous produisons des équipements militaires et dont nous recrutons et formons le personnel», a déclaré au média US Robert Hamilton, directeur de la recherche sur l’Eurasie de l’Institut de recherche en politique étrangère qui a servi comme officier de l’armée américaine pendant 30 ans. «Il est tragiquement vrai que nous sommes ici, en 2024, et que nous sommes aux prises avec la question de savoir comment mobiliser des millions de personnes pour qu’elles soient potentiellement jetées dans le hachoir à viande d’une guerre, mais c’est là que la Russie nous a mis», a-t-il déclaré relate encore CNN. 

Le général Wesley Clark, qui a dirigé les forces de l’OTAN pendant la guerre du Kosovo, a, également, martelé : «Nous avons, donc, maintenant une guerre en Europe que nous n’aurions jamais pensé revoir». «Il n’est pas clair s’il s’agit d’une nouvelle guerre froide ou d’une guerre chaude», a-t-il poursuivi. «Mais, c’est un avertissement très imminent à l’OTAN que nous devons reconstruire nos défenses», a-t-il conclu. 

«Le retour de la conscription souligne une nouvelle réalité», stipule, donc, CNN, rappelant qu’«un certain nombre de pays européens ont mis fin à la conscription obligatoire après la fin de la guerre froide, mais que plusieurs pays – notamment en Scandinavie et dans les pays baltes – l’ont réintroduite ces dernières années». La Lettonie est la dernière en date à mettre en œuvre la conscription. Le service militaire obligatoire a été réintroduit le 1er janvier de cette année, après avoir été aboli en 2006. Les citoyens de sexe masculin seront convoqués dans les 12 mois suivant l’âge de 18 ans ou l’obtention de leur diplôme pour ceux qui sont encore dans le système éducatif.  La conscription en Norvège est obligatoire et, en 2015, le pays est devenu le premier membre de l’alliance défensive de l’OTAN à enrôler les hommes et les femmes sur un pied d’égalité.  

«Des débats sur la conscription ont également eu lieu dans d’autres pays européens qui ne l’exigent pas actuellement. Au Royaume-Uni, les conservateurs ont lancé l’idée du service militaire lors de leur malheureuse campagne électorale. Mais la transformation la plus surprenante est peut-être en cours en Allemagne, qui depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale a une aversion pour la militarisation», observe CNN. Depuis la guerre froide, ce qui est une première, l’Allemagne a mis à jour cette année son plan en cas d’éclatement d’un conflit en Europe, et le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui voit l’Allemagne aux côtés d’Israël, a présenté en juin une proposition pour un nouveau service militaire volontaire. «Nous devons être prêts pour la guerre d’ici 2029» ; «L’Allemagne doit s’habituer à l’idée d’une guerre en Europe», a-t-il déclaré. «Dans trois, quatre ou cinq ans, la Bundeswehr aura un visage différent», a-t-il annoncé.  

Mise en place du service militaire obligatoire en 2026 en France

Afin de rétablir le service militaire obligatoire, la France d’Emmanuel Macron a – de fait – lancé le SNU même si, selon les communications officielles du début, «le SNU ne constitue cependant pas une réinvention du service militaire, suspendu par une loi de 1997». Le SNU a été – dans un premier temps – concrétisé en 2020 après une phase d’expérimentation en 2019, mais seulement sur la base du volontariat. D’ailleurs, «dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre [français Gabriel Attal] a annoncé la généralisation du service national universel (SNU) à tous les jeunes en 2026», rappelle Vie publique. Un «service national de durée courte, obligatoire et universel», «véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d’être plus unie et d’accroître la résilience de notre société», «c’est ainsi que Emmanuel Macron présentait, pendant la campagne présidentielle de 2017, le projet de service national universel», se remémore le site animé par une équipe de rédacteurs passionnés par les questions citoyennes et spécialisés dans les politiques publiques. «Le SNU, [est, donc,] un retour au devoir civique obligatoire [en France]», conclut Vie publique. 

«Nous constatons que le débat [pour envoyer de jeunes Européens dans le «hachoir à viande»] fait désormais rage. Et c’est la première étape», a déclaré à CNN Sean Monaghan, chercheur invité au sein du programme Europe, Russie et Eurasie du Centre d’études stratégiques et internationales. «Cela ne se fait pas du jour au lendemain, c’est un grand changement mental», poursuit-il.   

«L’alliance de l’OTAN a révisé sa stratégie et renforcé ses capacités au cours de la dernière décennie en réponse à la menace croissante de Moscou», conclut CNN. 

source Observateur Continental

https://reseauinternational.net/les-pays-europeens-sont-en-train-de-proceder-a-lintroduction-de-la-conscription-militaire-obligatoire/

mercredi 24 juillet 2024

Ce que le nouveau président réformateur de l'Iran signifie pour la politique étrangère

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Fereshteh Sadeghi

Source: https://www.geopolitika.ru/es/article/que-significa-el-nuevo-presidente-reformista-de-iran-para-la-politica-exterior

Dans un revirement politique spectaculaire, les Iraniens ont élu le réformateur Masoud Pezeshkian comme neuvième président, ce qui suscite la curiosité de tous les observateurs quant aux changements possibles dans la politique étrangère de l'Iran post-Raïssi, orientée vers l'Est.

Le 5 juillet, la course à la plus haute fonction politique de l'Iran s'est achevée: le chirurgien cardiaque et réformateur Masoud Pezeshkian est devenu le neuvième président du pays à l'issue d'un second tour de scrutin qui l'opposait à son rival conservateur Saeed Jalili.

Le ministère iranien de l'intérieur a indiqué que 30.530.157 Iraniens avaient voté, soit une participation de 49,8% de l'électorat. Pezeshkian a obtenu 16.384.403 voix, tandis que Jalili a reçu 13.538.179 voix.

Notamment, avec 53,6% des voix, M. Pezeshkian est le deuxième président ayant recueilli le moins de suffrages après son compatriote réformateur Hassan Rouhani, qui a remporté l'élection en 2013 avec seulement 50,7% des voix.

Un réformateur soutenu par les minorités

Pezeshkian représente le Front réformateur d'Iran, un mouvement politique né en 1997 sous la présidence de Mohammad Khatami. Il est également soutenu par la faction modérée de l'ancien président Rouhani.

Malgré leur popularité à la fin des années 1990 et au début des années 2000, les réformistes n'ont jamais réitéré leurs victoires aux élections de 1997, 1998 et 2001, devenant une minorité politique au cours des deux décennies suivantes. Les 16,3 millions de voix de M. Pezeshkian, soit moins que les 20 millions de voix de M. Khatami en 2001, le placent dans une position précaire, notamment parce qu'il doit sa victoire aux minorités ethniques et religieuses de l'Iran.

Pezeshkian, dont les parents iraniens sont des Azéris et des Kurdes, est le premier président à ne pas être issu de la majorité farsi du pays ni des provinces industrielles farsiphones du centre de l'Iran.

Son avantage électoral a été renforcé par la mobilisation des Turcs iraniens ou des Azéris dans les provinces du nord-ouest de l'Azerbaïdjan oriental, de l'Azerbaïdjan occidental, de Zanjan et d'Ardebil. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a décrit le président élu comme un « Turc » et a exprimé l'espoir que ses racines ethniques et sa maîtrise de la langue turque renforceront les liens entre l'Iran et la Turquie.

Une tendance similaire a été observée dans les provinces majoritairement sunnites du Sistan-Balouchistan, du Golestan et du Kurdistan, où les origines kurdes de sa mère l'ont placé en tête dans les provinces kurdes d'Ilam et de Kermanshah.

Contrairement à ces régions qui ont favorisé Pezeshkian, des provinces comme Ispahan, Qom et plusieurs provinces du sud ont préféré Jalili. Le guide suprême Ali Khamenei et l'ancien président Ebrahim Raisi sont nés et ont grandi dans le Khorasan ; Rouhani et l'homme aux principes, Mahmoud Ahmadinejad, sont originaires de Semnan, et Khatami de Yazd. Le défunt président Akbar Hashemi Rafsanjani est né à Kerman.

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Transition et formation du cabinet

L'Iran est resté sans président pendant plus de sept semaines depuis la mort de M. Raisi, et le vice-président Mohammad Mokhber a administré le gouvernement, une tâche qui devrait se poursuivre pendant encore au moins quatre semaines.

Pezeshkian reste membre du parlement et doit démissionner de son siège avec l'approbation du Majlis avant de prêter serment. Le parlement iranien devrait débattre de cette démission à la fin du mois de juillet et, si elle est approuvée, M. Pezeshkian prêtera serment devant le Majlis et recevra son mandat de quatre ans des mains de l'ayatollah Khamenei.

Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il présidera le cabinet de M. Raisi, tandis que ce dernier présentera sa propre liste de ministres pour un vote de confiance, et le nouveau gouvernement devrait prendre ses fonctions en septembre.

Parmi ses premières tâches, le président iranien doit constituer une équipe de 40 hauts fonctionnaires, dont 19 ministres, un vice-président et 11 vice-présidents, couvrant des domaines tels que les affaires féminines et familiales, les affaires administratives, l'organisation de l'énergie atomique et l'organisation du budget et de la planification.

En outre, le président doit nommer un chef de cabinet, un chef du bureau présidentiel, un porte-parole, un secrétaire et plusieurs assistants.

La constitution iranienne exige l'approbation du Guide suprême pour quatre ministres clés: la Défense, le Renseignement, l'Intérieur et les Affaires étrangères. Toutefois, les présidents tiennent souvent compte de l'avis du Guide suprême pour d'autres ministères, tels que l'éducation, la culture et l'orientation islamique, ainsi que la science, la recherche et la technologie.

Les femmes dans l'administration Pezeshkian

Dans les cercles politiques iraniens, les ayatollahs de haut rang de la ville sainte de Qom sont considérés comme le principal obstacle à l'accession des femmes à des postes ministériels.

Toutefois, à contre-courant de la tendance, l'ancien président Ahmadinejad a nommé plusieurs femmes députées et a même choisi une femme ministre. En 2009, le Dr Marzieyh Vahid-Dastjerdi, gynécologue, est devenue la première femme de l'après-révolution à diriger un ministère. Cependant, des désaccords avec Ahmadinejad ont conduit à son licenciement trois ans plus tard.

Son successeur, le réformateur Rouhani, n'a nommé aucune femme ministre. En revanche, il a choisi deux adjointes pour les affaires familiales et féminines, une adjointe pour les affaires juridiques et une troisième femme en tant qu'assistante pour les droits de citoyenneté.

Raisi n'a pas non plus nommé de femme ministre pendant sa courte présidence. Il a toutefois nommé une femme vice-présidente chargée de la famille et des affaires féminines et une assistante chargée des droits de l'homme et des libertés sociales.

Pour compenser l'absence de femmes ministres, M. Raisi a ordonné à ses ministres d'employer davantage de femmes à des postes de direction, ce qui a permis à 25,2% des postes de cadres supérieurs et moyens d'être occupés par des femmes.

Le président élu Pezeshkian n'a pas mentionné de femmes dans son cabinet, et il reste donc à voir combien de postes ministériels il offrira aux femmes. Une chose est sûre: le nombre de femmes ministres dans son prochain cabinet sera un test décisif de sa sincérité sur les questions relatives aux femmes, telles que le hijab islamique ou la police des mœurs, qui ont été abordées lors des débats présidentiels.

Nouveau président, nouvelle politique étrangère ?

Pendant sa campagne, M. Pezeshkian a exprimé sa volonté de redresser la politique étrangère de l'Iran, de revoir les relations avec la Russie et de rétablir les liens avec les États-Unis. Il a même accusé ses rivaux conservateurs d'entraver les efforts visant à résoudre l'impasse nucléaire entre l'Iran et l'Occident.

Ses commentaires ont été immédiatement répliqués par M. Khamenei, qui a reproché à certains hommes politiques de « penser que tous les chemins mènent aux États-Unis, comme si l'Iran ne pouvait pas progresser sans s'accrocher à telle ou telle puissance ».

Talal Mohammad, spécialiste des études sur le Moyen-Orient basé à Londres, ne s'attend pas à ce que le statu quo change beaucoup, surtout dans un avenir immédiat. Il déclare à The Cradle:

Le président élu n'a pas le pouvoir d'entamer des pourparlers avec l'Occident. Même s'il recevait un mandat - ce qui est peu probable - il aurait des difficultés à répondre aux exigences des [pays] P5+1, en particulier celles des États-Unis.

Selon Mohammad, un autre casse-tête pour le gouvernement Pezeshkian est l'imminence de la présidence américaine de Donald Trump et le retour de sa « politique de pression maximale » à l'endroit de Téhéran.

En cas de retour de Trump, nous pourrions assister à un renversement de la dynamique Rouhani-Trump. Trump est connu pour ses affinités avec des dirigeants forts et autoritaires tels que Poutine et Xi, et son approche tend à favoriser le pouvoir et la pression. Un président modéré avec une position plus conciliante, comme Pezeshkian, serait probablement confronté à une plus grande pression et à des demandes de concessions de la part de l'Iran.

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Avec d'importantes clauses d'extinction expirant bientôt puis en janvier 2026, y compris le mécanisme dit de « snapback », Mohammad prédit « une pression excessive de la part de Trump contre une administration iranienne qui préfère le pragmatisme à la réciprocité de la ligne dure ».

Keyhan Barzegar, professeur de sciences politiques basé à Téhéran, nuance en disant que si le Conseil suprême de sécurité nationale (CSN) et Khamenei déterminent l'orientation de la politique étrangère de l'Iran, le président conserve une certaine marge de manœuvre dans ce domaine, tout comme Rouhani l'a fait lors des négociations nucléaires de 2015 :

Le président peut influencer la manière dont les négociations sont menées entre l'Iran et ses partenaires régionaux ou internationaux. M. Pezeshkian doit donc trouver un terrain d'entente entre les politiques définies par le CSNU et la méthode utilisée par son gouvernement pour les mettre en œuvre.

Selon M. Barzegar, « l'Iran est aujourd'hui confronté à de grandes puissances qui soit exigent un prix élevé pour le transfert de technologies ou l'investissement en Iran, soit cherchent à obtenir une concession de la part de l'Iran pour lever les sanctions ». En outre, il conseille à M. Pezeshkian d'accroître l'importance stratégique de l'Iran dans la région de l'Asie occidentale en prônant une politique de « stabilité régionale » susceptible de galvaniser rapidement un large soutien mondial :

De cette manière, les puissances orientales et occidentales comprendraient l'importance stratégique de l'Iran et cette compréhension conduirait à un assouplissement des sanctions ou à une augmentation des investissements étrangers.

Dans son message post-électoral, M. Khamenei a conseillé à M. Pezeshkian de « placer sa confiance en Dieu et de viser des horizons élevés, en suivant la voie du martyr Raisi ».

Compte tenu de la position du guide suprême, et bien que l'ancien ministre des affaires étrangères Javad Zarif soit à ses côtés pour indiquer au monde et aux électeurs nationaux ses intentions diplomatiques, M. Pezeshkian comprend très certainement que son gouvernement aura une marge de manœuvre limitée sur la scène internationale. Il est donc probable qu'il suivra la politique étrangère définie par l'État et non celle préconisée par son conseiller réputé.

Source : https://thecradle.co/

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2024/07/21/ce-que-le-nouveau-president-reformateur-de-l-iran-signifie-pour-la-politiqu.html

Le spectre de Bandera

 

Officiellement, plus de 26 000 membres de l’appareil sécuritaire et des forces terrestres de l’ex-Union soviétique (NKVD, MGB puis KGB, gardes-frontière, police, etc.) sont morts entre 1945 et 1955 en combattant la guérilla Bandériste en Ukraine avec pour point focal la ville de Kharkov. Ces statistiques officielles omettent totalement les pertes incommensurables subies par les forces soviétiques entre 1941 et 1944 en Ukraine.

C’était une guerre oubliée derrière le rideau de fer, sans merci à l’époque et où tous les coups bas étaient permis. Il y avait des attentats terroristes passés sous silence, des empoisonnements, des sabotages d’infrastructures industrielles et technologique sur fond de subversion souterraine permanente. Exploitant ce potentiel élevé de révolte armée, Washington et Londres avaient parachuté des armes et des munitions en plein URSS à l’époque afin d’aider les ultranationalistes mais le KGB avait fini par écraser les partisans ukrainiens en dépit de l’opposition tactique des politiques, notamment après l’avènement de Nikita Khrouchtchev, un natif d’Ukraine, moins par idéologie que par un biais régionaliste. Car si Khrouchtchev était un pur produit du parti communiste soviétique, il était Ukrainien avant tout.

Des informations évoquent un lien direct entre le terrorisme des partisans ultranationalistes ukrainiens et la catastrophe de Nedelin, survenue le 24 octobre 1960 au niveau du Cosmodrome de Baïkonour durant laquelle un prototype du premier missile balistique intercontinental soviétique, le R-16 (code OTAN: SS-7 Saddler) fut détruit sur le pas de lancement 41, tuant un nombre indéterminée de techniciens et de militaires (entre 126 et 300). Cet événement passé sous silence jusqu’au 16 avril 1989. Khrouchtchev nomma Brejnev à la tête d’une Commission d’enquête et les familles des victimes dont le chef du projet Nedelin, furent notifiées de la mort de leurs proches dans un accident d’avion. Cet attentat déguisé en accident a retardé le développement des ICBM soviétiques et a conduit Moscou à déployer des missiles balistiques de courte portée sur l’île de Cuba, déclenchant une crise majeure avec les États-Unis ayant failli déboucher sur un conflit nucléaire entre les deux blocs.

Stepan Andriïovytch Bandera, né le 01/01/1909 dans la province de Kalouch, en Galicie (actuel Oblast d’Ivano-Frankivsk), dans l’Est de l’Empire austro-hongrois et mort assassiné le 15 octobre 1959 à Munich, en Allemagne. Il a été l’un des leaders de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et le chef de l’Organisation extrémiste des Nationalistes ukrainiens OUN-B en lutte contre l’ex-URSS et la Pologne. Il n’hésite pas à collaborer avec l’Allemagne National-Socialiste et la Wehrmacht. La Gestapo et l’Abwehr protègent Stepan Bandera l’estimant utile dans leur guerre contre l’URSS de Staline. De fait, les populations ukrainiennes accueillent en libérateurs les forces allemandes à Lvov le 30 juin 1941 et Bandera reçoit des millions de Reichsmarks pour la création d’une future armée ukrainienne qui bénéficiera du soutien de l’Allemagne dans la guerre contre l’Armée rouge. Cependant Hitler refuse de reconnaître un éventuel État ukrainien indépendant, objectif de Bandera, et celui-ci sera assigné à résidence en compagnie de son gouvernement par les Allemands. En septembre 1944, Bandera appelle les Ukrainiens à prendre les armes contre l’avancée soviétique et envoie des troupes de l’OUN-B et l’UPA pour combattre aux côtés des forces allemandes en difficulté puis en retrait. Jusqu’en 1945, les journaux nazis en Allemagne qualifient l’UPA de Bandera de « combattants ukrainiens pour la liberté ». Après la chute de l’Allemagne, Bandera se réfugie en zone américaine à Munich.

En 1946, l’URSS demande au général US Franklin C. Sibert la remise de Bandera. Sibert répond que Bandera est un employé de Reinhard Gehlen et que l’endroit où il se trouve demeure inconnu. Le général Gehlen était un des conspirateurs contre Hitler et un agent des services secrets alliés au sein de la Wehrmacht. Il collabora activement avec les États-Unis après la guerre dans des projets d’une extrême importance stratégique et fut le fondateur du BND (services secrets) de la République fédérale d’Allemagne.

Le rôle de l’Organisation Gehlen dans la mise en place de la guerre froide est extrêmement important. Elle recruta également des milliers d’anciens Nazis pour mener des actions clandestines, des sabotages et des attaques derrière le rideau de fer en aidant la guérilla banderiste ukrainienne dont les éléments combattaient jusqu’en 1959. Cela conduit le KGB à mener une guerre secrète en inflitrant les services secrets britanniques (Mi5 et Mi6) mais aussi allemands qui accueillent des centaines d’agents anticommunistes d’Europe orientale. Les assassinats d’agents des deux côtés ne se comptent plus et le KGB parvient à assassiner Stepan Bandera le 15 octobre 1959 à Munich.

Des décennies plus tard, la bête qui a aidé les forces allemandes à envahir l’ex-URSS en 1941 s’est relevée et est soutenue par l’ensemble de l’Occident dans une reprise d’une œuvre inachevée depuis plus de 80 ans par l’adoubement d’un gouvernement ukrainien s’inspirant du militantisme de Bandera poussé vers un militarisme ayant abouti à un conflit destructeur et meurtrier pour affaiblir la Russie dans le cadre d’une lutte globale pour l’hégémonie mené par Washington.

Il y a des constantes en histoire qu’il serait dangereux d’ignorer.

source Strategika 51

https://reseauinternational.net/le-spectre-de-bandera/

La République dite française n’a pas toujours rimé avec la liberté politique, ni avec l’égalité, ni avec la fraternité

 

La République dite française n’a pas toujours rimé avec la liberté politique, ni avec l’égalité, ni avec la fraternité

De Michel De Jaeghere dans Le Figaro Histoire :

La Constitution de la Ve République réaffirme l’attachement des Français à la forme républicaine de gouvernement. On croit comprendre qu’en dépit de la concentration des pouvoirs qu’elle organisait entre les mains du chef de l’État, des contraintes dans lesquelles le régime avait enserré le parlementarisme, cette précision avait été conçue pour rappeler qu’elle tournait le dos à l’éventualité d’une restauration monarchique dont ne rêvait, du reste, qu’une partie ultra-minoritaire de courants contre-révolutionnaires devenus eux-mêmes marginaux.

Le renversement de la République, son remplacement par une autre forme de régime n’est plus guère envisagé aujourd’hui par personne, au moins depuis la mort de Jean Raspail. Les élections consécutives à la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, l’accueil fait à leurs résultats, la crise qu’ils ont ouverte n’en ont pas moins été marqués par l’expression de l’inquiétude suscitée par les dangers qui en menaceraient l’existence. C’est au nom de la défense républicaine qu’ont été mis en place, entre-deux-tours, des accords de désistement entre des partis qui proclamaient, depuis de longs mois, n’être d’accord sur rien ; sous le signe du « front républicain » que s’est formée la coalition qui a vu des libéraux appeler à voter pour des communistes, des insoumis venir au secours de macronistes qu’ils vilipendaient depuis sept ans pour « faire barrage » au Rassemblement national. Son efficacité a été incontestable : assurant le succès de partis que rien ne préparait à gouverner ensemble, elle a ouvert la voie à la séquence politique inédite à laquelle nous assistons.

L’invocation de la République et de ses valeurs a cessé de surprendre, tant elle est devenue rituelle. Elle remonte aux années 1970, où les désistements entre communistes et socialistes face à leurs adversaires gaullistes et giscardiens se faisaient (déjà !) au nom de la « discipline républicaine » (l’expression se réfère aux débuts de la IIIe République, où elle désignait l’alliance de second tour des républicains contre leurs adversaires monarchistes ou bonapartistes), sans qu’on sache en quoi la menace d’une victoire de la droite en justifiait alors la mise en œuvre. Elle a été au cœur de la distinction, communément admise depuis l’émergence du Front national durant les années 1980, entre « extrême droite » et « droite républicaine ». Elle est réactivée pour délégitimer aujourd’hui un Rassemblement national dont on estime qu’il n’est pas un parti politique ordinaire, contesté, contestable : qu’étranger à « l’arc républicain », il doit rester voué à la marginalité, quel que soit le nombre de ses électeurs. Mais, comme l’a observé Frédéric Rouvillois, professeur de droit public à l’université Paris-Descartes et analyste incomparable du discours politique contemporain (Être [ou ne pas être] républicain, Les éditions du Cerf, 2015), elle a la particularité de s’appuyer sur un mot, un concept, des principes qui n’ont pas de définition.

Qu’est-ce en effet que la République ? La notion exclut depuis Aristote la monarchie héréditaire, sans se confondre avec la démocratie pour autant. Xénophon avait pu détailler les institutions de La République des Lacédémoniens sans s’arrêter au fait qu’elles n’avaient rien de démocratique (elles réservaient les droits civiques au petit nombre des « égaux » qui en formaient l’aristocratie militaire au détriment des hilotes et des périèques issus des populations autochtones asservies). Tite-Live avait exalté en Rome un idéal républicain confondu avec le pouvoir d’une aristocratie foncière avide et conquérante, qui s’était réservé l’essentiel de la décision politique par la maîtrise du Sénat et des comices centuriates et avait imposé sa domination par la force des armes à tout le pourtour du bassin méditerranéen. La république de Venise assurait le monopole du pouvoir à quarante-deux familles patriciennes au service d’une thalassocratie prédatrice. La république de Salò fut la dernière et la plus radicale des incarnations du fascisme italien. La république du Kampuchéa démocratique organisa le génocide d’un cinquième de sa propre population.

La République n’a pas eu non plus toujours partie liée, en France, avec la liberté politique. La Ire s’est d’abord confondue avec la politique de Terreur et la dictature du Comité de salut public : c’est à elle que l’on dut la loi des suspects, qui instaurait une présomption de culpabilité de certaines catégories politiques et sociales (les partisans de la tyrannie, les émigrés et leur famille, les fonctionnaires révoqués ; bientôt, les orateurs qui auraient sapé l’énergie du peuple, ou diffusé de fausses nouvelles ; enfin, ceux qui, « n’ayant rien fait contre la liberté », n’avaient non plus « rien fait pour elle ») ; c’est elle qui présida à l’adoption de la loi de Prairial, qui privait les accusés renvoyés devant le Tribunal révolutionnaire d’avocat, de témoins, du droit de faire appel et prévoyait pour ces « ennemis du peuple » (« traîtres », « accapareurs », « divulgateurs de fausses nouvelles », « corrupteurs de la conscience publique », « dépravateurs des bonnes mœurs »), comme pour tous ceux qui avaient « cherché à altérer l’énergie et la pureté des principes révolutionnaires et républicains, ou à en arrêter les progrès, soit par des écrits contre-révolutionnaires ou insidieux, soit par toute autre machination », la peine de mort. C’est encore en son nom que Bonaparte instaurerait en 1799 une dictature policière, avant de ceindre même la couronne impériale « pour la gloire comme pour le bonheur de la République » (Cambacérès). C’est au contraire sous le règne de la monarchie restaurée de Louis XVIII que le pays put faire l’expérience d’un régime parlementaire, assister aux premiers desserrements de la liberté de la presse.

La République proclame, dans sa devise, son attachement à l’égalité, mais elle est, très longtemps, restée hostile au suffrage universel. Banni par la Constitution de l’an III (la première des constitutions républicaines appliquées – celle de 1793 étant restée, du fait de la guerre, dans les limbes – réservait la citoyenneté à ceux qui payaient une contribution directe), il ne fut institué en 1848 sous la IIe République que pour qu’une loi électorale radie deux ans plus tard un tiers des électeurs (« les vrais républicains redoutent la multitude, la vile multitude, qui a perdu toutes les républiques », avait statué Thiers). Rétabli par le prince-président après le coup d’État du 2 décembre, il fut amendé le 27 juillet 1872 par les pères fondateurs de la IIIe République qui en exclurent « les hommes sous les drapeaux », qu’il s’agisse de militaires de carrière ou de conscrits effectuant leur service militaire. Ultras et légitimistes n’avaient cessé au contraire de s’en réclamer tout au long du XIXe siècle, jusqu’au comte de Chambord dans son Manifeste.Quant au vote des femmes, il avait été rejeté par les républicains par crainte de l’influence néfaste du clergé sur le sexe faible : « Non, la femme n’est pas égale de l’homme, proclamait en 1881 l’éditorialiste de La République maçonnique, non, il n’y a égalité ni morale ni physique entre ces deux êtres. (…) À l’homme l’action extérieure, à lui les luttes de la vie et de la tribune. (…) À la femme l’action lente, douce et persévérante du foyer. » Infatigable contempteur du régime républicain, Charles Maurras avait observé au contraire en 1910 : « Quoi de plus arbitraire que d’exclure les femmes ? On dit que c’est injuste… Ce n’est pas injuste, c’est idiot ! » Horresco referens : l’accès des femmes au droit de vote apparut pour la première fois dans le droit français dans le projet de Constitution publié, le 30 janvier 1944, par le maréchal Pétain !

Autre exemple : Emmanuel Macron s’est ému récemment de l’idée que puisse subsister la moindre inégalité de droits entre les citoyens, singulièrement au détriment des nouveaux Français. Cette inégalité avait pourtant été prévue par la loi très républicaine du 19 juillet 1934 et l’article 81 du code de la nationalité, qui disposaient qu’un naturalisé depuis moins de dix ans ne pouvait être investi d’un mandat électif. Maintenue sous la IVe République et pendant les vingt-cinq premières années de la Ve, la disposition n’a été abrogée que par François Mitterrand, par la loi du 8 décembre 1983.

La République se veut fraternelle, mais elle ne l’a pas toujours été autant qu’elle le prétend. Le général Cavaignac sauva la IIe du nom en matant l’insurrection de juin 1848 au prix de près de 5000 morts français. Et c’est sous la IIIe qu’à l’instigation de la gauche républicaine, la France s’est dotée par le fer et le feu de son empire colonial en Afrique noire, sans songer à donner sa citoyenneté aux populations autochtones. Adoptée à l’unanimité le 10 août 1932 (communistes et socialistes s’abstenant), la loi relative à la protection de la main-d’œuvre nationale prétendit de son côté limiter drastiquement l’immigration en fixant un quota de 10 % de travailleurs étrangers dans les entreprises privées, 5 % dans les entreprises publiques. En 1934, le gouvernement Flandin cesserait complètement de donner des permis de travail à des immigrants. Dans une circulaire citée par Pierre-Jean Deschodt et François Huguenin (La République xénophobe, JC Lattès, 2001) et rédigée le 2 août 1933, six mois après l’arrivée de Hitler au pouvoir, le ministre de l’Intérieur radical-socialiste Camille Chautemps avait demandé quant à lui aux préfets que soient refoulés les réfugiés juifs venus en nombre d’Allemagne et d’Europe centrale. « L’introduction en France des Israélites chassés d’Allemagne, écrivait-il, doit se poursuivre avec une extrême circonspection. Je compte, pour y parvenir, sur votre vigilance personnelle et sur l’activité de tous vos collaborateurs. »

Frédéric Rouvillois montre dans son livre que l’aura dont bénéficie le qualificatif de « républicain » a en réalité des origines légendaires : l’identification par toute une succession d’intellectuels et d’historiens (Charles Seignobos, Alain, Claude Nicolet, Michel Winock ) du régime lui-même et, plus largement, de l’ensemble des libertés démocratiques à l’expérience historique des gouvernements de « défense républicaine » qui avaient, de 1899 à 1909, gouverné la France dans le contexte troublé de l’affaire Dreyfus, sous le double signe de l’anticléricalisme de choc du petit père Combes et de la sauvegarde d’une République toujours en danger (une tentative de coup d’État folklorique du poète Déroulède, à l’occasion des obsèques de Félix Faure , le 23 février 1899, ayant accrédité l’idée qu’elle était entourée d’ennemis conjurés à sa perte). La France se serait alors dégagée de la tentation de la dictature militaire, que le boulangisme (1886-1889) avait, un moment, fait planer sur elle, en même temps que de l’emprise de l’Église sur la société en expulsant du pays les congrégations. L’affaire des fiches, qui avait vu le ministre de la Guerre, le général André, noter les officiers qui allaient à la messe pour les écarter des promotions, n’avait été que l’illustration de la nécessité dans laquelle les républicains s’étaient trouvés, alors, d’empêcher la convergence des pulsions réactionnaires des clercs avec les tentations dictatoriales des militaires de carrière pour instaurer, contre la Réaction, le règne de la Justice et de la Raison.

Ces grands ancêtres n’avaient pas brillé ainsi, eux non plus, par le respect de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, n’importe : Clemenceau avait illustré les vertus d’une gauche patriote et intransigeante, parvenue, avec lui, à son apogée, en incarnant en 1917-1918 la défense nationale et en menant la République à la victoire contre les empires centraux.

Dans l’imaginaire collectif, ce mythe historique a été en outre enrichi, transcendé, après la Seconde Guerre mondiale, par la damnatio memoriæ du régime de Vichy. Le maréchal Pétain ayant proclamé en 1940 la naissance d’un État français qui avait renoncé au nom de République et remplacé la devise républicaine par le triptyque Travail-Famille-Patrie, la gauche a estimé qu’il lui suffirait désormais de se réclamer de l’héritage républicain pour s’identifier, par contraste, à la Résistance, au combat contre la barbarie, au refus de la honte et de la trahison, au point de croire qu’elle était, par là, investie d’un magistère moral qui faisait d’elle le rempart contre un fascisme toujours renaissant.

Le malheur, pour la cohérence de l’histoire, tient, comme l’a montré Simon Epstein dans un livre pionnier (Les Dreyfusards sous l’Occupation, Albin Michel, 2001), à ce que nombre de dreyfusards très authentiquement républicains s’étaient tournés, pendant l’Occupation, par pacifisme, vers la collaboration, tandis que des antidreyfusards hostiles à la République s’illustraient dans la Résistance. Que fondateur d’un parti socialiste autoproclamé comme l’arbitre des élégances républicaines, François Mitterrand avait fait en 1943 « don de [s]a personne au maréchal Pétain, comme [lui-même avait] fait don de la sienne à la France » (serment de la Francisque) pendant que, président des Croix-de-Feu, le colonel de La Rocque s’engageait dans la Résistance, comme les monarchistes Honoré d’Estienne d’Orves, Pierre de Bénouville ou Jacques Renouvin.

Qu’est-ce qu’un républicain ? Destitué des prestiges qui se réclament d’une histoire simplifiée, travestie, ne reste en définitive qu’un fantôme sans grande consistance. L’étonnant est qu’il n’en continue pas moins à soutenir la prétention de la gauche à distribuer des certificats d’honorabilité aux siens, et à ceux de ses adversaires qui ont obtenu son agrément.

https://lesalonbeige.fr/la-republique-dite-francaise-na-pas-toujours-rimee-avec-la-liberte-politique-ni-avec-legalite-ni-avec-la-fraternite/

Tirs délibérés sur les civils, enlèvements d’enfants – Les crimes de guerre de l’Ukraine à Dzerjinsk

 

Alors que l’armée russe progresse en direction de Dzerjinsk, libérant petit à petit chacun des villages faisant partie de l’agglomération, les civils évacués de cette zone racontent comment les soldats ukrainiens ont délibérément détruit leurs maisons à coup de drones, comment ils tiraient depuis les maisons ou les cours d’immeubles en sachant que les tirs de réponse pourraient toucher des civils, comment ils tiraient impitoyablement sur les civils qui tentaient d’évacuer la zone de combat, et comment l’organisation des «Anges Blancs» a enlevé des enfants à leurs parents.

En 2023, j’ai pu interviewé plusieurs civils qui venaient d’Artiomovsk. Tous avaient vécu l’enfer, entre tirs délibérés de l’armée ukrainienne dès qu’ils voyaient que des civils vivaient à un endroit, minage et destruction totale de leur habitation, et surtout la chasse aux enfants lancée par l’organisation des «Anges blancs». Cette organisation liée à la police ukrainienne a traqué pendant des semaines les derniers enfants qui se trouvaient encore à Artiomovsk pour les évacuer de force, avec ou sans leurs parents.

Grâce au récit d’une autre famille venant de RPL, le mécanisme permettant ensuite de faire «disparaître» les enfants ainsi enlevés à leurs parents avait été révélé : ces enfants étaient dotés de nouveaux documents d’identité les présentant comme orphelins, avant de les envoyer à l’étranger. Vassily Prozorov, ancien officier du SBU a découvert de son côté où finissaient ces enfants déportés à l’étranger : dans des réseaux pédophiles (entre autre en Grande-Bretagne). D’autres finissent dans des trafics d’organes.

Après la libération d’Avdiivka, j’ai pu interviewer plusieurs habitants qui en avaient été évacués. Eux aussi m’ont parlé de la chasse aux enfants, et des crimes de guerre interminables de l’armée ukrainienne (leur interview sera publiée sous peu).

Alors lorsque des réfugiés de la direction de Dzerjinsk ont été amenés à l’arrière du front, j’ai demandé à les interviewer. Je voulais voir si les enlèvements d’enfants, les tirs délibérés contre les civils, et autres crimes de guerre de l’Ukraine avaient eu lieu là-bas aussi. Et malheureusement ce fut le cas.

Deux femmes, Irina et Elvira, qui vivaient dans des villages accolés à Dzerjinsk, nous ont raconté comment les «Anges blancs» menaçaient les parents qui refusaient d’évacuer avec leurs enfants de leur retirer ces derniers, d’en confier la tutelle à quelqu’un d’autre et de les emmener de force, ou de les poursuivre en justice. Comment dans certains cas ils ont simplement enfoncé la porte, pris le ou les enfants qui se trouvaient là et les ont emmené sur le territoire ukrainien.

Elles nous racontent aussi comment les drones de l’armée ukrainienne ont détruit toutes les maisons de leurs villages alors même que les soldats ukrainiens savaient qu’il y avait des civils. Elles racontent l’horreur des tirs gratuits des soldats ukrainiens sur des civils qui vivaient dans leur cave, y compris des femmes et des enfants. Même leur évacuation fut un enfer à cause des drones ukrainiens qui les attaquaient et des snipers ukrainiens qui leur tiraient dessus, alors même qu’ils voyaient qu’il s’agissait de civils qui tentaient de fuir la zone de combat. Plusieurs soldats russes ont donné leur vie pour protéger ces civils des tirs de l’armée ukrainienne.

J’ai vécu, vu et entendu beaucoup de choses terribles en huit ans de guerre, et pourtant le récit d’Irina et d’Elvira m’a choqué profondément. Ce qu’elles racontent ce n’est pas seulement des crimes de guerre, ce n’est pas seulement des enfants arrachés à leurs parents pour alimenter des trafics sordides qui enrichissent un groupe de privilégiés en Ukraine, c’est la perte totale d’humanité des soldats ukrainiens qui leur ont infligé l’enfer, alors qu’ils étaient censé être leurs défenseurs.

La russophobie des autorités ukrainiennes poussée à son paroxysme, et totalement décomplexée à abouti à cela : des soldats totalement inhumains, prêts à tuer des civils innocents, dont le seul crime est d’être russophones. La haine est un poison qui tue l’âme et l’humanité de chacun. Et en voyant ce qui s’est passé en région de Dzerjinsk, d’Artiomovsk et d’Avdiivka, j’ai bien peur que l’empoisonnement de la population ukrainienne soit désormais irréversible.

Regarder le reportage sous-titré en français :

Christelle Néant

source : International Reporters

https://reseauinternational.net/tirs-deliberes-sur-les-civils-enlevements-denfants-les-crimes-de-guerre-de-lukraine-a-dzerjinsk/

Christophe Colomb, meurtrier de masse

 

par MOHAWK NATION NEWS.

Ces jours d’octobre 1492 où Christophe Colomb et ses hommes débarquèrent  « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » sur ordre divin des hommes en jupe…

Columbia signifie États-Unis. La Colombie-Britannique désigne les États-Unis en territoire britannique. Le nom légal des États-Unis est Columbia. Tout ce qui se rapporte à ce nom n’a rien à voir avec l’île de la Grande Tortue. Pourtant, les immigrants célèbrent le mensonge chaque année pour apaiser leurs souvenirs passés épigénétiques. On leur rappelle le massacre, le vol, les atrocités et les comportements criminels commis contre toute la vie sur l’île de la Grande Tortues.

Nos souvenirs épigénétiques sont les ohning kari-wa-tekwen, les instructions originelles que nous détenons de la création. Nous avons nos clans et notre protocole sur la façon de vivre en paix avec toute la vie naturelle. Notre système wampum

nous rappelle notre mémoire génétique pendant des milliers d’années, tout comme toute vie.

Sauf pour quelques-uns, les immigrants ne se souviennent pas de leur vie passée. Ils suivent une foi religieuse qui n’est fondée sur aucun fait. Le piège de leur réincarnation ne les libère jamais, ce qui les rend esclaves pour toujours.

La Chambre des Parlementaires de la rage est conçue pour promouvoir le dualisme entre le gagnant ou le perdant, entre noirs et blancs esclaves d’un système d’entreprises qui crée un conflit. Ils ont été programmés selon la majorité des entreprises. La vraie voie naturelle est de parvenir à un consensus.

Christophe Colomb est un non-explorateur qui n’a jamais mis les pieds sur l’île de la Grande Tortue. Ceci et ces fantasmes doivent tomber.

Colomb et ses partisans représentent des meurtriers de masse. Les gens doivent connaitre toute la vérité, pour cesser de vivre dans le mensonge. Les criminels doivent être inculpés. Tout doit être fait correctement.

Nos jeunes intelligents prennent le relais. Nous avons essayé d’exposer plusieurs des secrets des immigrants. Toute statue ou monument qui glorifient le génocide de notre peuple doivent être détruits. Tous les grand héros de guerres comme Lincoln, et particulièrement Georges Washington ou John A. MacDonald et les grands monuments comme le Mount Rushmore devraient être implosés. Tout ce qui honore ces monstres doit être dissous.

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Je fais partie des non-indigènes, puisque je réside en France, qui avons compris que nous devons rompre, définitivement, avec l’empire colonial qui s’est construit sur le pré-supposé qu’aucune personne indigène traditionnelle ou nation ne devaient être autorisée à survivre en dehors de la chrétienté et de sa nation « blanche » sachant qu’aucun nouveau paradigme ne pourra être enclenché tant que des hommes et des femmes prétendront que l’homme qui n’est pas blanc est inférieur ou que les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures.

Nous savons de manière avérée, argumentée et documentée grâce à Steven Newcomb et son œuvre phare « Païens en Terre Promise décoder la doctrine chrétienne de la découverte »  que Résistance71 à partiellement traduit en français et que j’ai réunifiée dans ce PDF N° 4 de 45 pages ► Païens en terre promise, que les premiers colons accompagnant Christophe Colomb, le porteur de croix, avaient pour principale mission de tuer les éventuels habitants qu’ils rencontreraient, pour saisir les terres et les déclarer « Nouvelles Terres Chrétiennes » et au nom de Dieu comme l’avaient définis les hommes en jupesles papes et ;

Comme défini, en ces termes, dans le Deutéronome 7: 1-2, 5-6 de l’ancien testament de la Bible : Lorsque l’Éternel, ton dieu, t’auras fait entrer dans le pays dont tu vas prendre possession et qu’il chassera devant toi beaucoup de nations et que tu les auras battues alors tu devras les détruire entièrement.

Tu ne traiteras point d’alliance avec elles, et tu ne leur feras point grâcetu ne laisseras la vie sauve à aucun d’entre eux.

Voici au contraire comment tu agiras à leur égard : tu renverseras leurs autels, tu briseras leurs statues, tu abattras leurs idoles et leurs arbres et tu les brûleras au feu.

C’est pourquoi nous refusons de nous tenir aux côtés de toutes personnes qui rendent grâce à dieu de leur avoir donner la force et le courage de tuer l’indigène pour sauver l’homme blanc et de surcroit chrétien puis d’avoir été capturer les africains pour les réduire en esclavage effaçant jusqu’à leur nom, leur niant toute humanité puisque les peuples autochtones vivant là depuis des millénaires avaient été décimés de la surface de la terre… Enfin, pas totalement puisque les descendants des peuples originels, dont la Nation Mohawk nous invitent à la Paix et à refuser la guerre perpétuelle que l’empire anglo-américano-christo-sioniste veut imposer au monde et pour les siècles et les siècles… Nous pouvons faire tomber cet empire sans terre, et un empire sans terre est un empire à terre…

Parce que nous avons conscience que l’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, côte à côte, main dans la main avec tous les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre…

Et cela sans arme, ni haine, ni violence.

Il nous suffit de leur retirer notre consentement de ne plus être complice de dire NON !

Non, je ne commémore pas le Colombus Day !

Ni Thanksgiving qui est l’action de grâce du Nouveau Monde et de son nouveau peuple élu pour avoir tué l’indigène/aborigène.

Ni l’Australia Day et en Europe, en Espagne le Jour de la Race

Le temps de la décolonisation est venu ; côte à côte, épaule contre épaule, tous sur la même ligne, personne devant, personne derrière, personne au-dessus et donc personne en-dessous…

article original en anglais  http://mohawknationnews.com/blog/2017/10/08/columbus-the-mass-murderer/

Traduit par Jo Busta Lally https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/10/09/christophe-colomb-meurtrier-de-masse-par-mohawk-nation-news/

source : Les 7 du Québec

https://reseauinternational.net/christophe-colomb-meurtrier-de-masse/

mardi 23 juillet 2024

Quand les Américains voulaient occuper la France : le plan AMGOT

 

Quand les Américains voulaient occuper la France : le plan AMGOT

C’est un aspect souvent méconnu de la Seconde Guerre mondiale : les “libérateurs” américains avaient tout simplement l’intention d’occuper et de gouverner la France. C’est le plan AMGOT. Des billets de banque avaient été imprimés aux Etats-Unis pour servir de nouvelle monnaie française et des officiers américains avaient été spécialement formés pour administrer le territoire français.


https://www.medias-presse.info/quand-les-americains-voulaient-occuper-la-france-le-plan-amgot/186417/

À la suite de l’attaque des forces armées russes sur Odessa, des militaires de carrière français et britanniques ont été tués

 

À la suite de l’attaque des forces armées russes sur Odessa, des militaires français et britanniques ont été tués dans la ville, a déclaré le colonel de réserve de l’armée espagnole Pedro Baños. Dans le même temps, il s’est référé à des sources fiables.

«Je viens de recevoir une information que je ne peux pas confirmer, j’ai demandé confirmation et on m’a répondu qu’elle était exacte. Ce sont des sources que je connais depuis de très nombreuses années, 30 ans, elles sont généralement très fiables» dit Banos.

Selon lui, l’armée russe a frappé Odessa. En conséquence, 18 membres du British Special Air Service ont été tués et 25 autres personnes ont été blessées.

«Et on me dit que des soldats français sont morts. Ce ne sont pas des mercenaires français, non, ce sont des soldats de l’armée française. Ils ont été tués en grand nombre, on m’a dit que le nombre était plus grand qu’en Algérie», a noté le colonel espagnol.

Il considère que le nombre de morts est un chiffre effrayant, puisqu’il s’agit de soldats des pays de l’OTAN.

«Et il est évident que les forces d’opérations spéciales sont toujours les premières à agir dans de tels scénarios. Et on sait aussi depuis longtemps qu’il existe des forces d’opérations spéciales, qui, entre autres, sont utilisées pour guider, par exemple, des missiles, pour éclairer des cibles, et non seulement des missiles, mais aussi des drones. Parce qu’il fait partie de leur mission, en plus de conseiller et de conduire toutes sortes d’opérations de perturbation, de former les forces d’opérations spéciales sur le terrain».

source : Reporter

https://reseauinternational.net/a-la-suite-de-lattaque-des-forces-armees-russes-sur-odessa-des-militaires-de-carriere-francais-et-britanniques-ont-ete-tues/

ALEXANDRE DEL VALLE : DES TCHÉTCHÈNES LIÉS À AL-QAÏDA ONT FAIT LE DJIHAD...

Lutte contre le racisme : les botanistes en délire

 

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Erythrina caffra sera rebaptisée, en 2026, Erythrina affra 

Arnaud Raffard de Brienne

Travailler au plus près de la nature et dans un cadre rigoureusement scientifique ne prémunit à l’évidence pas d’une contamination par les nuées du wokisme et d’un certain révisionnisme. En témoigne un vote majoritaire de botanistes scientifiques du monde entier réunis en fin de semaine dernière et cette semaine à Madrid dans le cadre de leur vingtième congrès international qui se tient à Madrid, en ce moment-même, du 21au 27 juillet.

En effet, 351 des 556 congressistes présents, soit 63% alors que le minimum requis était fixé à 60%, ont voté le 18 juillet, juste en amont de leur réunion générale, pour un changement de nom de plus de 200 plantes, champignons et algues à l’appellation jugée raciste. La plupart des appellations desdites plantes contiennent en effet, le mot latin « caffra » issu de l’arabe « kafir », c’est-à-dire non-croyant, un terme récupéré péjorativement pour désigner les Noirs pendant l’apartheid puis, par extension tous les Noirs d’Afrique du Sud. Tous ces changements de nom s’imposeront à partir du 1er janvier 2026.

Pour exemples, l’Erythrina Caffra deviendra l’Erythrina Affra, la Protea Caffra sera renommée Protea Affra, et la Dovyalis Caffra deviendra, toujours au nom de l’antiracisme,  le Dovyalis Affra. A l’initiative de cette démarche bien dans l’air du temps, les scientifiques Gideon Smith et Estrela Figueiredo de l’université Nelson Mandela – ça ne s’invente pas - en Afrique du Sud, ont en effet proposé sinon imposé ce préfixe « afr » en référence à leur origine africaine, prouvant ainsi que le bourrage de crâne « afrophile » ne se limite pas aux publicités télévisées ou des magazines, ni à Netflix ou à l’ensemble ou presque de la production cinématographique ou télévisée.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2024/07/23/lutte-contre-le-racisme-les-botanistes-en-delire-6508040.html

Scott Ritter : le retrait de Biden des élections montre qui dirige réellement l'Amérique

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Vas-y mollo avec moi, Petite !
OK Papy !

Le moment choisi pour le retrait soudain de Joe Biden de la course à la présidentielle soulève des questions, affirme l'ancien officier du renseignement du Corps des Marines des États-Unis et ancien inspecteur des armes, Scott Ritter.

"Il ne fait aucun doute que  Joe Biden  n'est pas apte à être président des États-Unis. Sans aucun doute. Mais voici la question. S'il n'est pas apte à se présenter comme candidat du Parti démocrate, pourquoi l'ont-ils nommé ?"  a déclaré Scott Ritter, ancien officier du renseignement du Corps des Marines des États-Unis et ancien inspecteur des armes, soulignant que des signes de fragilité de Biden étaient visibles lors du sommet du G7 en Italie le mois dernier.

Selon lui, le fait que Biden ne soit pas apte à être le POTUS mais qu’il ait quand même été autorisé à « fonctionner » soulève la question : qui est réellement aux commandes aux États-Unis ?

« Qui dirige l'Amérique ? Parce que ce n'est pas Joe Biden. Nous ne savons pas qui. Il s'agit d'un groupe non élu de gestionnaires issus de ce que nous pouvons appeler l'establishment. Certains pourraient l’appeler l’État profond. Et ce sont eux qui mènent la barque », a déclaré Ritter, soulignant que « les décisions critiques en matière de gouvernance » que prend ce groupe sont prises « pour le peuple américain, mais pas nécessairement au nom du peuple américain ».

Il décrit l’élection présidentielle de 2024 aux États-Unis comme « un test de la démocratie américaine » et une « compétition entre les élites établies que l’on retrouve au sein du  Parti démocrate  et la poussée de populisme sous la forme de Donald Trump qui prend le contrôle du Parti républicain ».

Pourtant, alors que les Américains devraient, normalement,« avoir leur mot à dire sur l’issue » de ce processus, le Parti démocrate et les « élites connues et inconnues » ont désormais choisi de s’immiscer dans ce processus et « choisiront qui sera leur candidat à la présidence ». aux élections de 2024 », ce qui n’est « pas comme ça que ça devrait se passer », a-t-il noté.

« L’Amérique est dans une crise, une crise de démocratie, une crise d’identité. Et il ne semble pas que nous ayons une solution parce que, pour la plupart, le peuple américain a été confus, induit en erreur et manipulé par les grands médias en lui faisant croire que tout cela est normal », a déploré Ritter.

^ https://sputnikglobe.com/20240722/scott-ritter-bidens-election-withdrawal-shows-who-is-actually-running-america-1119460529.html

22 juillet 2024

Alex Soros, le fils et héritier du donateur de longue date du Parti démocrate George Soros, n'a pas tardé à soutenir Harris à la présidence après le retrait de Joe Biden.

Après qu'Alex Soros ait soutenu Kamala Harris pour la présidence de X, le PDG de Tesla, Elon Musk, a tweeté :  "Je voudrais juste remercier Alexander Soros de ne pas garder tout le monde en suspens quant à savoir qui serait la prochaine marionnette."

Harris a été qualifiée à plusieurs reprises de faisant partie de la « cabale », une créature de « l’État profond » qui aurait fait progresser sa carrière grâce au népotisme. Influence Watch, un projet lancé par le groupe de réflexion Capital Research Center, basé à Washington,  fait référence  aux critiques des médias concernant la liaison de Harris avec Willie Brown, alors président de l'Assemblée de Californie, qui l'aurait promue à des postes élevés dans les années 1990.

L'organisme de surveillance a notamment cité le San Francisco Chronicle qui affirmait que Harris était depuis longtemps redevable à Brown, qui a été l'un des hommes politiques les plus puissants de Californie pendant près de trois décennies.

«[Harris] fait partie d'une cabale démocrate de son État d'origine, une machine d'initiés», faisait remarquer le Los Angeles Times en décembre 2019.

Malgré son ascension rapide au pouvoir, les ambitions de Kamala dépassaient souvent ses capacités, a noté le journal, ajoutant qu'elle n'avait pas excellé dans son travail de procureur général, qu'elle n'avait pas réussi à s'imposer comme sénatrice américaine et qu'elle avait eu une campagne présidentielle bâclée en 2020, qui s'est terminée rapidement faute de fonds et de popularité.

Cette fois, cependant, un certain nombre de donateurs libéraux et de poids lourds politiques lui ont manifesté leur soutien. Outre Alex Soros, le dirigeant de Wall Street, Marc Lasry, et le capital-risqueur Reid Hoffman ont soutenu Harris à la présidence. Hoffmann pourrait donner plus de 10 millions de dollars à sa campagne, selon CNBC. Harris a déjà collecté plus de 60 millions de dollars et devrait avoir accès au « trésor de guerre » de plus de 95 millions de dollars de Biden.

L’ancien président Bill Clinton et l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton se sont également empressés de soutenir Harris. En février 2023, Hillary aurait déclaré en privé que Harris  manquait « d’instinct politique »  pour remporter une primaire démocrate. Pourtant, l’entourage de Clinton affirme qu’Hillary et Kamala entretiennent des liens forts. Le New York Times a rapporté en décembre 2021 que Harris  demandait régulièrement l'avis de Clinton  après être devenu la vice-présidente de Biden.

Il semble que les Clinton et les Soros cherchent à devenir des « faiseurs de reines » en faisant avancer la candidature de Kamala. L’ancien législateur démocrate Tulsi Gabbard a récemment critiqué Harris pour être la  « servante de la reine des bellicistes »  Hillary Clinton et une  « nouvelle figure de proue de l’État profond ».

Pendant ce temps, un certain nombre de grands démocrates et de riches donateurs libéraux, dont Stewart Bainum Jr., restent sceptiques quant aux chances de Harris de remporter l'élection présidentielle de 2024. L'ancien président Barack Obama et le leader de la majorité sénatoriale Chuck Schumer ne l'ont pas encore soutenue, tandis que certains démocrates proposent d'organiser une mini-primaire avant la convention du 19 août ou appellent à un processus de nomination ouvert.

https://sputnikglobe.com/20240722/who-are-kamala-harris-apparent-puppeteers-1119461291.html

https://numidia-liberum.blogspot.com/2024/07/scott-ritter-le-retrait-de-biden-des.html