lundi 3 juillet 2023

Réchauffards : Le casse du siècle

  Goldman Sachs (qui n'est pas le cousin de Gunther Sachs l'ex de Bardot) a été un des premiers  «réchauffistes-citoyens ». Il y a empoché 10 milliards de dollars. Et tandis que le troupeau apeuré pousse ses clameurs de pleureuses, d'autres se frottent les mains à l'idée des profits qu'ils vont engranger. Et peu importe que ça réchauffe un peu, beaucoup ou pas du tout, c'est du pareil au même...

Le web c'est dépassé. Les start up de demain capables de fabriquer des milliardaires à la pelle, on les trouvera (on les trouve déjà) dans le business vert.
Quelques broutilles pour commencer :
Vice-président à 44 ans, avec son brushing impeccable, son sourire faussement modeste et son costard de gérant d'hôtel classieux, Al Gore avait tout pour inspirer confiance. Pour sûr vous lui auriez acheté sans hésiter un aspirateur, un presse-agrumes ou une voiture d'occasion.
Brillant économiste selon ses hagiographes, Albert Junior est tout juste bachelor of arts, l'équivalent d'une licence de lettres en France. Il poursuivra ensuite des études de droit sans parvenir à les rattraper. Bagage scientifique zéro. Pas de quoi se pâmer.
Mais l'homme est un démagogue et un opportuniste. Il dit aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre. Il n'en faut pas plus pour siéger plusieurs fois au Congrès, puis au Sénat. Élu du Dakota du Sud, c'est un démocrate conservateur. Il changera même de camp pendant quelques années, soutenant George W. Bush, avant de revenir à son ancien parti. On peut dire que c'est un homme de convictions qui a de la suite dans les idées... Au moins pour son plan de carrière.
Alors qu'il est en pleine déprime, suite à des problèmes familiaux, il trouve refuge dans les mondes virtuels où il acquiert sur le tas une certaine expertise. Bill Clinton le choisit comme colistier, en se disant qu'il n'a rien à craindre d'un geek... C'est là pour Al Gore l'occasion de sortir de l'ombre en empruntant des chemins non balisés.
Il embrasse la cause réchauffiste comme un poivrot embrasse un réverbère.
Sans objectif ni discernement au départ. Mais cela plaît à son patron parce qu'il l'aide à ratisser large. La suite, tout le monde connaît : des discours creux et lénifiants sur les méchants industriels réchauffeurs que l'administration Clinton fait tout pour garder en Amérique, des apparitions sur les télés où son look de VRP de choc plaît bien aux ménagères de plus de 50 ans, et couronnement : le merchandising de son nom et de son influence politique auprès des médias.
Cela commence, alors qu'il est vice-président depuis moins de 2 ans, par la fondation de la chaîne câblée Current TV, supervisée par une « non profit organization ». C'est-à-dire une entité qui utilise son excédent de recettes dans un but désintéressé, plutôt que de distribuer des revenus aux actionnaires et aux dirigeants. Ces organismes sont exonérés d'impôts s'ils fonctionnent dans des contextes religieux, scientifiques, de recherche ou éducatifs. L'écologie et le réchauffisme répondent à ces 4 critères !
Il faut avoir vraiment mauvais esprit pour se demander comment Bébert a fait pour vendre sa télé écolo non lucrative au Qatar en 2013 pour la modeste somme de 400 millions de dollars. Une forme de rédemption (est-ce que ça existe aussi chez les mahométans ?) pour ce pays, champion du monde d'émission de CO2 par habitant qui rejette 3 fois plus de gaz qu'un Américain, 10 fois plus qu'un Chinois et 37 fois plus qu'un Indien.
Du business sérieux enfin avec Goldman Sachs 
N'étant plus vice-président en 2004, le nouveau chômeur Gore se trouve un petit boulot sympa. Il cofonde avec David Blood, directeur de la gestion d'actifs de Goldman Sachs « Generation Investment Management ». Un fonds d'investissements dans l'économie durable que Gore dirige. Cette boîte recueille 5 milliards de dollars de capitaux placés, en provenance du monde entier et en particulier de la part de nombreux fonds de pension américains. Dont certains seront en faillite en 2008. Tant pis pour les petits vieux et les petites vieilles qui se retrouveront balayeurs ou femmes de ménage à 80 ans.
Pour sauver la planète, la boîte de Gore « mène des recherches » dans le domaines des éoliennes et des panneaux solaires, où il n'y a plus grand chose à trouver sinon des acheteurs... Tout en investissant dans les nouvelles technologies et l'immobilier, deux valeurs plus sûres. Sans oublier de mettre en vitrine la « citoyenneté responsable ». Ça ne veut rien dire mais c'est tendance.
Et si vous aimez les films Gore demandez le programme : Le commis-voyageur joue son numéro de prophète inspiré dans le pseudo-docu aux courbes truquées (même le GIEC acculé le reconnaîtra !) réalisé par David Guggenheim « An Inconvenient Truth » présenté au Festival de Cannes de 2006.
À défaut de palme d'or, ce navet rapportera les 740.000 euros du Nobel de la paix, un pourboire à partager avec ses comparses du GIEC.
Petit bémol : un juge anglais (peuvent pas filer droit comme tout le monde ces Brittons ?) décide en 2007 que « la diffusion de ce film de propagande dans les écoles doit être accompagnée d'une mise en garde, exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les établissements scolaires. » 
Dix ans plus tard, la suite « an inconvenient sequel » de Bonni Cohen et Jon Shenk où Gore pose en télé évangéliste fait un bide malgré la promo frénétique des médias.
En 2008 les avides et les cupides frôlent la catastrophe
Par chance Goldman Sachs pourra continuer à œuvrer dans l'économie durable pour le bien de l'humanité. Ruiné par les subprimes, une aide de 10 milliards de dollars alloués par l'État fédéral remet à flot ces philanthropes.
On tremble rétrospectivement à l'idée qu'on aurait pu voir les membres du conseil d'administration tendre leur écuelle à la soupe populaire... Parmi eux, 4 anciens secrétaires au trésor US, un ex secrétaire d'État, une brochette de sénateurs et de gouverneurs... Sans oublier les 2 estimables Mario : Monti président du conseil non élu imposé à l'Italie par l'Eurocrature, et Draghi alors président de la banque centrale européenne. Je me suis laissé dire qu'une place au chaud attendait Macron quand les Français l'auront viré.
Assez inquiétant, à la même époque, Gore devient un important actionnaire et conseiller de Google, où il prétend imposer de nouveaux algorithmes orientant la hiérarchie des résultats vers la bonne pensée écolo-citoyenne. La majorité des administrateurs le contre pour ne pas perdre de la crédibilité au profit de MSN, Bing et autres moteurs de recherche.
La contribution climat-énergie
C'est le nouveau nom de la taxe carbone dite aussi « pigouvienne ». L'obscur Arthur Pigou mort dans les années 50 n'avait rien à voir avec le réchauffisme. Ce keynesien britannique proposait d'orienter les acteurs économiques dans le sens souhaité par l'État grâce à la fiscalité. Mais retenez le mot, affirmez être pigouvien, vous aurez du succès dans les soirées chicos. Les bimbos y verront une sexualité audacieuse.
Sur un mode moins léger, Al Gore utilise son carnet d'adresses pour se lancer dans le négoce de certificats d'émissions de CO2. Le CO2 c'est l'abomination absolue. L'horreur qui conduit tout droit à la fin du monde. Sauf si on raque un max pour avoir le droit de findumondiser.
« Cupidité sans frontières » enrôle l'Eurocrature qui se met à son tour sur les rangs de la vente de permis de findumondiser, mais avec des moyens plus modestes... Tous ces gens sont de sacrés échangistes mais n'imaginez rien de scabreux. C'est plutôt :
- Allez, je t'échange 250.000 tonnes d'hydrocarbures perfluorés contre 500.000 tonnes de dioxyde de carbone.
- D'accord si tu ajoutes 80.000 tonnes de protoxyde d'azote. C'est un deal honnête, non ?
- Okay je marche, à condition que ta télé embauche ma fille comme chef du JT et qu'elle invite mes experts chaque fois qu'il sera question de pollution.
- Si ça peut te faire plaisir... Adjugé, c'est vendu ! 
- Parfait, on peut déboucher le champagne !
- Mais ce breuvage est plein de CO 2. Tu es sûr que ça ne va pas nous empoisonner ?
Le réchauffisme nous gonfle les bourses
Présenté comme une urgence planétaire absolue, le réchauffisme est une belle opportunité pour les entreprises et les pays qui savent se positionner au bon endroit au bon moment. En d'autres temps, ils auraient vendu des indulgences pour le paradis ou des abris anti-atomiques... La peur, la bêtise et le panurgisme sont les meilleurs alliés de ces mercantis. À défaut, on créera un délit d'opinion de climato-scepticisme. La prétendue urgence climatique est le nouveau lyssenkisme. Une pseudo science mise au service d'une idéologie politique.
Le premier profiteur du réchauffisme a été le lobby nucléaire. Les radiations atomiques n'émettent pas de CO2. La théorie réchauffiste fut inventée par un groupe d'ingénieurs atomistes anglais sur l'instigation de Margaret Thatcher, co-fondatrice du GIEC, qui voulait mater les syndicats de mineurs. En France, les réchauffards viennent aussi de l’industrie nucléaire. Jean Jouzel, ancien directeur de recherches au CEA (commissariat à l'énergie atomique) s'est soudain converti à la climatologie.
Priorité aux requins gloutons, oublions les rémoras qui ramassent les miettes : vendeurs de clim « promo canicule mondiale », spécialistes en isolation thermique et chauffage solaire « agréés » (par quel parti ?), tueurs d'oiseaux avec leurs éoliennes. Le scénario est toujours le même avec ces opportunistes : harcèlement téléphonique, promesses fallacieuses, labels bidon, devis non tenus, malfaçons, SAV inexistant... C'est lamentable mais ce n'est rien en comparaison de la malfaisance des financiers qui tirent les ficelles des marionnettes qui croient diriger les États.
On l'a dit et redit, ça ne chauffe pas partout pareil, il y a même des coins où la température baisse comme au pôle sud. L'important serait de savoir à l'avance où, comment et de combien, sans se fier aux prédictions des devins du GIEC.
Or les progrès de l'informatique et de l'astronomie grâce aux télescopes spatiaux permettent de modéliser les cycles de Milankovitch avec une finesse nouvelle : L'excentricité, l'oblicité, la précession ne sont plus des données approximatives déduites de courbes reconstituées, mais des data en rafales et en temps réel, à plusieurs chiffres après la virgule, ce qui change tout au niveau de la précision. Et des chronologies... L'outil doit être encore perfectionné. Mais déjà, il ne faut plus 150.000 ans pour voir où on va. De quoi refroidir les réchauffards.
Les Anglais
Ils ont déjà les îles Scilly qui, grâce au gulf stream, ont un climat quasi-méditerranéen. Ils rêvent de voir les cocotiers, les manguiers, les goyaviers et les papayers pousser jusqu'à Londres, ça leur rappellerait leurs colonies perdues... Et des orangers et des citronniers égayant les mornes campagnes des Midlands et du Yorkshire. Plus tard, quand il fera vraiment chaud, les bananes mûriront en Écosse.
Dans cette hypothèse, le sud de la France ressemblerait au Sahara et le Sahara à la planète Mars. Mais pas avant 300 ans... Sauf si un léger ralentissement des éruptions solaires et un léger redressement de la terre sur son axe, venaient compromettre les remontées du Stock Exchange. En attendant, des complexes touristiques de luxe et des business centers haut de gamme poussent comme des champignons. Climatisés et recyclant leurs effluves, anticipant le cataclysme prophétisé. Les levées de fonds montent plus vite que le thermomètre. La City est en surchauffe.
"Il vaut mieux pomper au risque qu'il ne se passe rien, plutôt que de risquer qu'il se passe quelque chose si on ne pompait pas". Votez Shadok !
Le grand Nord 
Canadiens, Alaskiens et Russes étudient sérieusement la possibilité d'ouvrir une voie maritime dite « passage du Nord Ouest » aux mois les plus favorables de l'année. Il se trouve que la banquise, contrairement à ce que racontent les réchauffistes, ne fond pas partout pareil. Il y a des endroit où elle progresse, d'autres où elle régresse. Par chance, elle régresse là où des tankers et des porte-containers pourraient passer, réduisant de 4000 Km la distance par rapport au transit par Panama. Donc avec moins de temps, de carburant et de pollution. Les premiers convois se forment et expérimentent. Et les ours blancs éberlués regardent passer les navires.
Pour les Américains, les canaux entre les îles sont des détroits internationaux de libre accès. Pour les Canadiens ce sont leurs eaux territoriales. Ils espèrent en tirer une taxe de péage. Les Russes se rangeront du côté des Américains. À moins que les Canadiens signent avec eux des joint ventures pour la prospection pétrolière et minière sur leurs îles et leur plateau continental. Les enchères sont ouvertes... Le FMI qui a flairé l'argent facile est entré dans la danse, c'est un signe.
Pour l'anecdote, la marine russe a découvert 5 nouvelles petites îles autrefois sous la glace. Vladimir Poutine qui ne croit guère aux lubies et lobbies du réchauffisme, déclarait, sarcastique, qu’une augmentation de quelques degrés serait une chance pour la Russie. On pourrait enfin cultiver des tomates et des fraises en Sibérie. Quand les Américains feront pousser des cocotiers en Alaska.
La péninsule arabique :
Depuis que les usines de dessalement de l'eau de mer sont bonnes à mettre à la casse du fait de la corrosion galvanique, on envisage de remorquer des icebergs jusqu'au golfe arabo-persique. En les traitant correctement (on sait faire) on récupérerait de l'eau douce et l'évaporation modifierait légèrement le climat local. La principale difficulté est leur transport car ils fondent en chemin. C'est un peu ennuyeux, ça...
Or l'hémisphère Sud se refroidit. C'est une conséquence du réchauffement parce que « plus il va faire chaud, plus il fait froid pour commencer ». Les astrologues du GIEC sont aussi des humoristes. Les rois ont toujours eu leurs bouffons.
Si ce phénomène se confirme, on aurait une zone d'extraction plus loin du continent antarctique, des glaciers plus volumineux se fracassant dans la mer, et un océan moins chaud pour les remorquer. On se prépare donc à accueillir les méga-glaçons. Mais pour ça, il faut des chambres froides géantes. Et des complexes industriels pour recycler l'eau. Un marché autrement plus fabuleux que celui des stades climatisés. C'est irréaliste ? Et alors, point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ! ©
La glace permettrait de blanchir l'argent sale :
Modus operandi : tu es un narco qui a un milliard de dollars dans tes lessiveuses. Pour les en sortir sous le nez de la DEA, tu passes par un trustee dans un paradis fiscal, qui achète des vieux cargos destinés à tracter les icebergs. Sous pavillon de complaisance, cela va sans dire. Te positionner comme prestataire de services permet d'éviter les contraintes des usines à terre. Parce que les immobilisations c'est moins souple que les capitaux flottants (!)
Au bout d'un an, avec un bon bilan truqué, tu revends tes parts à des gogos, perdant au passage quelques millions de bakchichs. Pas grave, tous frais déduits, il t'en reste environ 900 sur le compte d'une société écran dans une banque du Golfe. Tu peux alors placer tes fonds en Europe ou en Amérique dans l'économie licite. Associé à un cheikh approvisionné, tu cotes à Wall Street où tu deviens intouchable.
Vous ne croyez pas que l'hémisphère sud se refroidit ? On n'a jamais vendu autant de couvertures polaires à Tahiti depuis 2015. Et les doudounes matelassées arrivent.
L'empire du milieu ne fait pas les choses à demi
La Chine voit son sud tropical peu impacté par d'imperceptibles variations du climat et apprécierait pour son agriculture si, d'aventure, il faisait un peu plus chaud au centre et au Nord du pays, ce qui n'est pas le cas. En attendant, l'ex pays le plus pollué du monde perd sa mauvaise réputation. La politique centralisée nuit certes aux libertés individuelles, mais elle permet de mener des actions collectives cohérentes avec des investissements massifs dans des « villes intelligentes » (en chinois smart cities) s'appuyant sur un écosystème interactif utilisant des transports propres et de la technologie verte. Pour Xi Jinping : « Le but est de devenir la référence mondiale et le modèle à suivre ». La Chine ne copie plus, elle innove. Passez à la caisse si vous voulez qu'on vous vende les technologies idoines.
Personne, chez lui en tout cas, n'aura l'audace de faire remarquer que la Chine a entrepris un grand nettoyage en délocalisant à son tour, chez plus pauvre qu'elle, les activités polluantes et salissantes. Qui finalement ne rapportaient pas grand chose. Avec un temps de retard, l'Inde suit le même chemin.
Mais alors où iront les poubelles du monde ? Réponse : chez ceux à qui on ne laissera pas le choix !
L’ingérence climatique, le nouveau colonialisme 
Et si c'était ça, le but ultime de l'alarmisme climatique ? Forcer les politiques régionales à s'adapter à la globalisation ? Se donner le droit d'aller chez ceux qui n'obéissent pas assez vite aux injonctions de la mondocrature pour les contraindre à faire ce qu'on exige d'eux ? Dans leur intérêt. Bien évidemment. Le club Bilderberg, la commission Trilatérale, les forums de Davos et la fondation des Young Leaders sont prêts à faire profiter de leurs lumières tous les égarés. Pour « sauver la planète ».
Parmi leurs idiots utiles, le GIEC avec un budget de « recherche » de 6 millions d'euros en 2018. Pour des séances de brain storming ? Car ceci n'incluait pas les salaires, primes, frais d'hébergement, de déplacement et de banquets, versés aux « chercheurs » par les 159 états membres. Les USA ayant cessé de raquer, la France a spontanément ajouté un millions d'euros de sa poche. Enfin, je veux dire piqués dans les vôtres.
À côté les 100.000 euros annuels défalqués à Ségolène Royal (qui nie) Ambassadrice des Pôles, sont une aumône... Elle ne s’est jamais rendue au conseil de l’Arctique depuis sa nomination en 2017. Tandis que ses collaborateurs, payés par le Quai d’Orsay, auraient participé à la promotion de son dernier livre et à la gestion des activités de sa fondation. Pas manchots ces pingouins réchauffards !
L'urgence climatique sert aussi à imposer des déplacements de populations
Là où les Maîtres de la Finance ont besoin de renouveler leur cheptel d'esclaves. Comme tout le monde ne peut pas se prétendre persécuté politique, les faiseurs d'opinion consolident un nouveau concept : celui de « réfugié climatique ». Qu'on ne peut pas refuser d'accueillir. À moins d'être des monstres conspués par la vertueuse communauté internationale. Et d'en subir les représailles.
On est en train de nous faire le coup avec le Sahel. Comme on a réussi à déporter en Nouvelle Zélande des habitants des Kiribati qui n'avaient rien demandé, en prévision de l'engloutissement de leurs îles en 2020. Parole de GIEC. Vivant heureux chez eux dans une société océanienne traditionnelle, ces gens sont aujourd'hui parqués dans des suburbs où règnent la violence, la drogue, le suicide et le racisme. Pas vraiment ce qu'on leur avait promis en les faisant déménager pour échapper à la fin du monde.
Combattre le prétendu réchauffement climatique est bien une façon de légitimer l’ingérence des grandes nations dans les affaires intérieures des pays considérés comme plus faibles. On l'a vu lors des récents feux de forêts en Amazonie, où Macron qui n'a jamais protesté quand Poutine organisait la déforestation sauvage du Kamtchatka, proposait de créer une task force pour mettre Bolsonaro sous tutelle. Talonné par des banksters impatients qui ne supportent pas que les richesses du Brésil puissent leur échapper au profit d'entrepreneurs locaux.
Ainsi la menace d'ingérence climatique devient un argument de choc dans les négociations internationales pour faire basculer les rapports de force par le chantage, l'intimidation ou la corruption. Et obtenir des avantages substantiels par le biais d'un discours moralisateur sur le climat, élevé au niveau de justification ultime, comme l’était le « devoir moral de civiliser les sauvages » il y a 250 ans. 

dimanche 2 juillet 2023

PAGANISME Vs CATHOLICISME : le Colisée et la Cathédrale

Parution : Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue

 

Parution : Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue

Si l’on connait Rémi Soulié comme philosophe et essayiste, on oublie parfois de rappeler qu’il est aussi poète, chantre de sa patrie qu’est l’Occitanie. La collection Longue Mémoire de l’Institut Iliade édite aujourd’hui un nouvel essai de ce membre du Félibrige qui nous fait découvrir le vate provençal qu’était Frédéric Mistral.

Ce nouvel essai de Rémi Soulié n’est pas une simple biographie du poète sous l’égide duquel s’est placée la XIVe promotion de l’Institut Iliade, c’est avant tout une invitation au voyage, sorte de quête initiatique pour découvrir la pensée de Frédéric Mistral et son enracinement profond sur cette terre latine qui l’a vu grandir.

Comme le vent du même nom qui souffle du Mont Pilat, déversant sa force sur la vallée du Rhône, les Cévennes ou encore les côtes de la Méditerranée, Frédéric Mistral est avant tout un provençal qui chante sa dévotion à sa terre natale. Attaché à la notion de fédération européenne, lecteur attentif de Proudhon, fervent opposant de la modernité et sa mécanisation, Mistral, comme le rappelle l’auteur, est profondément ancré dans une terre qui le nourrit par son lait maternel.

Rémi Soulié évoque aussi, à travers une plume enlevée, le « paysan provençal » poète de la « race », comme l’était le Beauceron Charles Péguy. Éveilleur du peuple provençal, Frédéric Mistral eut à cœur de défendre sa terre par sa langue, fondant le Félibrige qui ne peut que rappeler le projet d’un Ronsard quelques siècles auparavant… Mais présenter Frédéric Mistral, c’est aussi invoquer les racines grecques et romaines de cette terre d’Europe provençale que le poète avait parfaitement fait siennes.

Rappelant la place prépondérante de la Femme dans l’œuvre de Mistral, l’auteur nous permet de lever le voile sur la spiritualité mistralienne guidée par l’étoile du féminin sacré : de la Vierge Marie du catholique assumé, à la jeune Mireille se rendant au Trou des Fées, l’œuvre de Mistral est ponctuée de figures féminines mêlant christianisme et paganisme dans un syncrétisme résolument cosmique.

En définitive, ce nouvel essai de Rémi Soulié nous entraîne dans la sauvagerie de la nature provençale et nous invite à gravir à notre tour les chemins escarpés du Mont Ventoux, Olympe provençal afin d’y rencontrer l’éternité, loin de l’absurdité d’un monde en plein naufrage. Dans le sillage de Frédéric Mistral, l’auteur nous entraîne dans une recherche d’harmonie où l’idylle et l’épopée seront enfin possibles, et où l’apollinien et le dionysiaque – thèmes chers à Rémi Soulié – seront enfin parfaitement équilibrés.

Informations techniques

Frédéric Mistral. Patrie charnelle et Provence absolue, par Rémi Soulié, La Nouvelle Librairie éditions, 2023, 68 pages. Prix : 9 €. ISBN : 978 – 2‑493898 – 84‑5

https://institut-iliade.com/parution-frederic-mistral-patrie-charnelle-et-provence-absolue/

Sagesse et progrès – Nature et fondements des idéologies contemporaines de Basile Athanase

 

Ouvrage préface par Guillaume Bernard, professeur et chercheur à l’ICES.

Un livre incontournable et indispensable en ces temps de confusion, de contradiction et de conflits apparemment irréductibles, certes, mais aussi d’hommes et de femmes de bonne volonté, en quête de Sagesse comme d’une Perle rare enfouie dans le champ  de nos attentes conscientes ou inconscientes, nos espérance les plus profondes, les plus tenaces, défiant par la même les séductions de la technoscience moderne, les vertiges hallucinants d’un Progrès dont les belles promesses humanistes héritées du XVIII° siècle virent au cauchemar entre les mains d’apprentis sorciers, géniteurs d’un « meilleur des mondes à venir » de plus en plus déshumanisant.

Depuis peu, les mots de woke, transhumanisme, Intelligence Artificielle, multiculturalisme et autres sont devenus les nouvelles formes d’expression de cette idéologie engendrée à la modernité : le progressisme. Diverses études, essentiellement sociologiques et historiques, proposent des analyses fondées sur l’idée commune selon laquelle l’Homme, parfois malgré lui, « doit » poursuivre son évolution au nom du Progrès.

Dans la dernière décennie du XXe, la société occidentale, bavarde, a promu la société de communication et la mondialisation devenues les « normes » constitutives d’un monde « nouveau », sans limites, appelé à effacer « l’ancien monde », mû par les valeurs chrétiennes. Malgré les prouesses technologiques et les utopies idéologiques du moment, la victoire (apparente) des régimes démocratiques en Occident, qui exaltent la liberté individuelle, est de plus en plus contrainte, en raison de son principe de « justice sociale » par la dictature des « minorités ». Ainsi, le dogmatisme progressiste, étroitement lié à celui d’évolution, impacte de plus en plus les hommes de notre temps. En réalité, ceux-ci semblent affectés d’un mal commun que les sagesses philosophique et chrétienne appellent la démesure.

Basile Athanase réussit le difficile tour de force de produire un ouvrage qui marie harmonieusement trois qualités fondamentales devenues assez rares aujourd’hui :

  • Etre pédagogiquement attractif pour toutes les générations de lecteurs qu’interpellent a des degrés divers les grands problèmes de notre temps.
  • Déployer une savante réflexion, d’une belle envergure philosophique et théologique, laquelle dans sa visée pédagogique demeure toujours à l’écoute et au service des personnes qui ont le bonheur de lire les sept chapitres d’une démonstration à la fois progressive et rigoureuse sans se départir dus souci de la nuance quand elle s’impose.
  • Sans jamais tomber dans le travers de la partialité réductrice ou de la contestation déloyale, ce travail révèle bien au contraire, à un haut niveau de précision, et de profusion référentielle dans les Notes et le Glossaire, l’impressionnante somme d’érudition qui s’avérait nécessaire pour la contextualisation historique, intellectuelle et morale du projet d’ensemble…

L’auteur de cet essai, prêtre catholique et philosophe, souhaite réinterroger la philosophie entendue sous le vocable de « sagesse », telle que les philosophes gréco-latins et la pensée chrétienne l’entendent. L’essayiste s’emploie pour cela à mettre en perspective les notions de sagesse et de Progrès, déterminantes pour l’avenir du genre humain qui, en ce premier quart du XXIe siècle, parait plus que jamais désorienté et même à l’agonie.

À qui s’adresse cet ouvrage ?

A tous les hommes et les femmes de bonne volonté, soucieux de comprendre, pour mieux les combattre, les idéologies qui ont prise sur notre société contemporaine. Cet essai souhaite également poser les principales objections ou pistes de réflexion qui pourront intéresser, de manière générale, les lycéens (et les parents responsables de l’instruction de leurs enfants) et, de manière plus particulière, ceux (pour combien de temps ?) qui sont soumis, depuis 2021, aux programmes de spécialités des épreuves du baccalauréat dans lesquels s’introduisent de nombreuses thématiques que nous soulevons dans cet écrit et auxquelles nous apportons des réponses chrétiennes.

Plus d’informations ( sommaire etc ) et commandes sur LIVRES EN FAMILLE

Sagesse et progrès – Nature et fondements des idéologies contemporaines, Basile Athanase, 148 pages, Préface de Guillaume Bernard, 14€.

https://www.medias-presse.info/sagesse-et-progres-nature-et-fondements-des-ideologies-contemporaines-de-basile-athanase/177395/

samedi 1 juillet 2023

Les prédicateurs de la mondialisation

 


On peut pardonner à Sainte Greta son ignorance. Faute d'être allée à l'école, les principes de la thermodynamique appliquée aux volumes atmosphériques lui échappent complètement.
On peut hausser les épaules quand Macronescu essaie de capter le vote vert en annonçant qu'il va interdire le réchauffement climatique dans la Constitution.
Et pourquoi ne pas faire condamner en justice les tremblements de terre, les cyclones, les éruptions volcaniques, les tsunamis et les chutes de météorites tant qu'il y est ?
Tout est possible chez un démagogue...
Mais que dire des pseudo-savants qui soutiennent des énormités ?
Veulent-ils surpasser Lyssenko, Sokal et l'homme de Piltdown au palmarès des supercheries scientifiques ? Ou sont-ils stipendiés pour colporter une panique irraisonnée sur laquelle s'engraissent toutes sortes d'entreprises troubles qui prétendent sauver la planète ?
La question mérite d'être posée quand on voit avec quelle mauvaise foi les médias menteurs appartenant au Nouvel Ordre Mondial parlent d'unanimité et  de consensus, alors que la doctrine du GIEC n'est validée que par 600 personnes environ.
Quand 31.000 scientifiques du monde entier, Ph.D, éminents universitaires et chercheurs de réputation internationale, dont une brochette de Prix Nobel, refusent de se laisser intimider et dénoncent l'imposture du prétendu réchauffement anthropique.
Mais ces gens-là ne sont jamais invités à s'exprimer dans les médias, des pressions sont exercées pour qu'on ne les accueille plus dans les colloques et que les revues scientifiques ne publient plus leurs études.
Et sur le web, la plupart des moteurs de recherche les ont déréférencés, tandis que les grands réseaux dits sociaux de même que les plateformes dites d'information les ont censurés puis bannis. Puis exercé leur vindicte sur ceux qui faisaient allusion à leurs travaux. 
Le dioxyde carbone n'est pas un poison
Bien au contraire, il est indispensable à la vie ! C'est l'aliment de base des plantes. Avec l'eau et le rayonnement solaire. Sans CO2 il n'y aurait pas de plantes et une grande partie de l'atmosphère que nous respirons ne se renouvellerait plus. D'ailleurs, si la concentration de CO2 dans l'atmosphère a légèrement augmenté à la fin du siècle dernier, passant de 0,038% à 0,04% aujourd'hui le niveau est stable.
Le CO2 d'origine anthropique représente 4% du total soit 0,0016% de l'air.
Dans le même temps la surface couverte par la végétation sur la terre s'est accrue de 20% 
Aux ères des dinosaures, le niveau de CO2 a atteint des valeurs proches de 10.000 ppm (partie par million ou 106 ) soit 25 fois la concentration actuelle. Ce fut pourtant l'époque d'une flore et d'une faune géantes d'une extraordinaire diversité.
D'ailleurs est-ce un hasard si les agriculteurs en serres y injectent trois fois plus de CO2 qu'il n'y en a dans l’atmosphère ? Résultat observable : Les plantes poussent plus vite, elles résistent mieux aux maladies et aux insectes,  leurs fruits sont plus gros,  et grâce à une photosynthèse plus efficace, elles consomment moins d’eau.
Perdre la moitié de la concentration actuelle, de l'ordre de 400 ppm, conduirait inexorablement à l’extinction d'une grande partie de la végétation et donc des animaux qui s'en nourrissent. Avec à l'horizon la famine pour la plupart des humains. Malgré le véganisme prôné par les réchauffards.En outre, rappelons que près des trois quarts de l'oxygène que nous respirons provient du phytoplancton (et pas des forêts !) C'est le vrai poumon de la planète, lequel se nourrit de CO2. Réduire de façon drastique le CO2 mènerait à une catastrophe planétaire.
Oui, mais « Et  le réchauffement ? » 
Difficile de discuter avec les fanatiques d'une nouvelle religion cramponnés à leur dogme. La dissonance cognitive est commune aux esprits simples qui ont longtemps gobé des sornettes, et souffrent tellement quand on leur oppose des faits qui contredisent leurs croyances, qu'ils nient tout dans une véritable fureur hystérique !
Pour les autres, je recommande la *lecture des graphes* établis par des scientifiques  du monde entier récapitulant les phases de chaud, froid, sec, humide au cours de 15.000 dernières années.
En toute hypothèse, sur un temps plus court depuis la fin du petit âge glaciaire, il  apparaît clairement que la courbe des températures suit les périodes d'activité solaire et n'est en aucune façon corrélée au CO2.
 

Caniculi Canicula
Les réchauffistes sont les premiers à dire d'un ton docte et inspiré qu'il ne faut pas confondre météo contingente et climat rémanent. Mais dès qu'il s'agit de canicule, changement de discours : le casuel et le provisoire, liés à des phénomènes locaux, deviennent l'expression du réchauffement planétaire global.
Alors pour leur rafraîchir un peu la mémoire, plongeons dans les chroniques des clercs des siècles passés :En 994, Hugues Capet régnant, l'absence prolongée de pluies assécha les fleuves et les lacs, asphyxiant tous les poissons. La chaleur enflamma des forêts entières avec leur gibier et anéantit les prairies, les moissons et les troupeaux. Une reconstitution modélisée de ces phénomènes extrêmes conclut à des températures > 42°C pendant au moins 6 à 8 semaines. Les témoins d'époque évoquent une "chaleur infernale" pendant près de 3 mois ! 
Des canicules de plusieurs mois, tarissant puits et fontaines, faisant des fleuves de simples ruisseaux, détruisant les récoltes tandis que hommes et bétail mouraient littéralement de soif puis de faim, on en connut 8 majeures jusqu'en 1682. Les plus meurtrières furent celles de 1540 et de 1636 qui  tua 500.000 Français.
Plusieurs dizaines de canicules se succédèrent, de moindre durée, entrecoupées de stases. Suscitant une vingtaine de jacqueries qu'on qualifierait aujourd'hui d'émeutes de la faim.
En 1684, l'Académie Royale des Sciences releva 25 jours d’une température d'au moins 31° et 16 jours de pas moins 35° à l'ombre à Paris où le thermomètre marqua plusieurs fois 40° en 1701 selon l'échelle de Torricelli.
Le climat se dérégla à nouveau en 1694, en 1718 et 1719 avec 700.000 morts, puis 1767, 1778, 1803, 1817, 1825, 1842, 1858, 1875, 1893. Avec des pics de mortalité et de chaleur en 1846 et 1859.
Et ça continua ainsi jusqu'au XXème siècle. Mais les astrologues du GIEC n'ont probablement jamais entendu parler de la canicule de 1911 qui fit 45.000 morts en France (19.000 pour celle de 2003 attribuée au prétendu réchauffement) pas plus que du pic de chaleur de 56,7°C enregistré en Californie en juillet 1913.
C'est dans leurs têtes que ça chauffe ! 
Pour les pseudo-experts du GIEC constitués en 1990 en grands chamanes de la religion réchauffiste, universelle et obligatoire, vers 2040 la température moyenne de la terre dépasserait de 1,5 °C celle du début de l’ère industrielle, deux siècles plus tôt, si les émissions de gaz à effet de serre dont leur obsessionnel CO2 devaient se poursuivre au rythme actuel... Et ce serait alors la fin du monde !
La belle affaire quand on sait que lors de l'optimum médiéval de 950 à 1350 il faisait selon les endroits entre 2°C et 5°C de plus qu'aujourd'hui, en fonction des reliefs et des courants marins et aériens. En un temps où le Groenland était la terre verte des Vikings, quand la vigne poussait en Scandinavie et à Terre Neuve.
Et si on remonte plus loin dans le temps, Hannibal a pu franchir discrètement les Hautes Alpes avec ses éléphants il y a 22 siècles  parce qu'il n'y avait pas de glaciers sur sa route. L'optimum climatique romain redécouvert par Nature en 1999 a duré d'environ 250 avant JC à 400 après.

L’effet de serre... Imposture ou ignorance ?

Dès le début, on pouvait se poser la question. Car il n'y a aucun lien démontré entre un léger réchauffement de la planète et les émissions de CO2. Ce gaz a un effet de serre négligeable. Le CO2 ne représente que 0,04% de la composition de l’air. Une légère variation de ppm n'aurait aucune incidence sur les températures.
D'ailleurs, la teneur en CO2 est stable depuis la fin du siècle dernier, où elle était passée de 0,038 à 0,040% en 50 ans. Une augmentation terrifiante ! 😏
Le surplus est absorbé par les océans et par la végétation avec des forêts en  expansion, contrairement à ce que prétend la propagande alarmiste du NWO.
 
Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau aux effets bien plus significatifs. Puisque H2O représente 2% de l’atmosphère soit 50 fois plus que le CO2.
Les "savants" du GIEC ont une curieuse façon de calculer l’effet de serre, en oubliant le gradient thermique vertical : L'air chaud monte et perd 2°C/1.000 pieds. Quand il fait 25°C au sol, il ne fait plus que 12°C à 2000 m.
Dans leurs modèles, le CO2 vire à l'obsession quand, dans l’atmosphère il est mélangé à la vapeur d’eau qui possède de larges bandes d’absorption qui recouvrent en intensité et fréquences celles du CO2 avec un ratio de 50 pour 1 
C'est la vapeur d'eau qui absorbe par saturation la quasi-totalité de la chaleur, soit 90% des infrarouges, le reste étant imputable à d'autres gaz comme l’ozone ou le méthane. Mais la chaleur ne s'accumule pas par additions successives !
Enfin le GIEC ne tient pas compte de l’accélération du cycle de l’eau qui se traduit avec la  chaleur par un épaississement des couches nuageuses, avec pour effet d'accroître l'albedo de la terre et  donc de renvoyer davantage de rayons solaires vers l’espace, diminuant ainsi l’effet de serre et le réchauffement tant redouté.
 

Ainsi l'antienne « Sauvons la planète » © sans préciser en asservissant les hommes  est un mantra de propagande dépourvu de toute fondement scientifique. 
Le problème à la base est que la population théoriquement éduquée dans les pays avancés (alors que dire des gens du tiers monde?) est de moins en moins instruite scientifiquement. Très peu de gens essaient d’obtenir des informations sur l’empreinte CO2 réelle. Et encore moins de personnes s’intéressent à la science expérimentale. Trop compliqué ou trop fatigant pour elles.
Les médias et les gouvernements en profitent pour propager leur idéologie fumeuse du réchauffement anthropique, et pour instaurer toutes sortes de mesures coercitives et punitives pour « sauver le monde » © et vider les porte-monnaie.
La montée des océans et la fonte des calottes glaciaires
La remise en cause d'un "inéluctable waterworld" à brève échéance est un des sujets les plus cenSSurés sur les différents RS, plateformes et moteurs de recherche.
On y pourchasse moins les délires faisant l'apologie du nazisme !
Les faiseurs d'opinion ne supportent pas qu'on égratigne un mantra simpliste qui parle au grand public, et sur lequel repose depuis plus de 30 ans la panique d'un nouveau déluge imminent.
Il faut croire sur parole les astrologues du GIEC et s'en remettre à la bienveillance des gouvernements corrompus aux ordres des banksters.
Interdit d'avancer des éléments scientifiques réfutant leurs hypothèses. Les intérêts financiers en jeu sont trop importants !
Au cours des 20.000 dernières années, un court instant à l'échelle géologique, la terre a connu des périodes chaudes et froides, avec des montées et des baisses du niveau des mers. Il y a 20.000 ans, nos lointains ancêtres accédaient à pied sec à la grotte Cosquer. Ensuite les niveau des mers et des océans a augmenté d'environ 100 mètres à la fin de la dernière glaciation du pléistocène, noyant la Manche et les Pays Bas (la transgression flandrienne) Un réchauffement sans doute provoqué par les camions, les trains et les avions des Cro Magnon.
Ce phénomène naturel de réchauffement-refroidissement est très bien expliqué par les *cycles de Milankovitch*. Les cycles climatiques longs (millions d'années) courts (siècles) et moyens, sont fonction de l'activité solaire, des variations d’orbite de la terre, des changements de son inclinaison et de son axe de rotation. Avec à la marge les grandes éruptions volcaniques.
L'homme n'a rien à y voir.
Chaque fois, quand la température augmente, l’eau des océans se dilate et certains glaciers fondent. Quand la température diminue, les glaciers se reforment, découvrant d'anciens rivages. C’est une constante astronomique et non une spécificité de notre temps, propre à terroriser les ignares.
Les alternances de chaud et froid se sont reproduites maintes fois, la dernière à la fin du petit âge glaciaire qui dura de 1350 à 1850. À l'issue de cette période, les températures mondiales ont recommencé à augmenter. Très lentement. La révolution industrielle survenue au cours de cette phase n'a pu avoir qu'une incidence mineure. Mais elle a servi de point de départ à des climatologues en quête de notoriété, dont les chefs de file n'avaient qu'une expertise limitée dans ce domaine. La plupart des suiveurs ont pris ensuite le train en marche parce qu'ils ont pensé que cela pourrait favoriser leur carrière.
Si le niveau de la mer est actuellement à la hausse, de l'ordre de 1,5 millimètre par an, cela n'implique en aucune façon une inondation inexorable des îles basses et des rivages. Car les alluvions des deltas (Bengale, Mississippi) compensent les pertes tout en se déplaçant, créant de nouvelles terres là où il n'y avait rien.
De même observe-t-on un exhaussement de la plupart des atolls et une augmentation de leur surface, du fait de la sédimentation corallienne associée à des phénomènes locaux de volcanisme ou de mouvements de la lithosphère. A défaut, les motus restent stables.
Quant à l'engloutissement de Venise, c'est une des plus belles escroqueries intellectuelles des réchauffards. La « Cité des Doges» s'enfonce lentement dans son substrat vaseux sous son propre poids. Un phénomène déjà observé au quattrocento, et amplifié par les remous des hélices des motoscafi et des paquebots de croisière qui rongent le rivage et ses soubassements. 
Il est absurde de soutenir que son lagon isolé de l'Adriatique, bras de mer resserré dans une mer fermée, serait en train de déborder ! Les "experts" du GIEC n'auraient-ils jamais entendu parler des marées barométriques qui peuvent s'associer aux vent de secteur Sud pour provoquer des variations du niveau de la mer de l'ordre de un mètre cinquante ?
Si on évoque la fonte des calottes polaires, il faut étudier les observations faites depuis l'espace. Une partie de la glace fond. Mais les chutes de la neige qui se tasse forment de nouvelles couches de glace, compensant et même dépassant cette déperdition. Ainsi les glaciers du Groënland ont grossi en 2017, une info que les médias main stream ont préféré minimiser ou ignorer.
Plus généralement, dans l’Arctique le volume des glaces varie depuis plus de 10 ans.
Et si l'on observe des retraits permettant d'espérer rouvrir le mythique passage du Nord-Ouest, emprunté dès 1906 par Amundsen, ailleurs la densité et la surface de l’inlandsis augmentent. En partie sur terre et en partie sur mer dans des proportions comparables. 
Quant à l'Antarctique, les données des satellites confirment les relevés in situ depuis plus de 20 ans : Les vallées du « continent blanc » sont de plus en plus froides, et les glaciers de plus en plus épais augmentent en surface et en volume. Débordant loin dans l'océan, les courants marins et les vents froids qu'ils produisent  entraînent une baisse sensible des températures dans l'hémisphère Sud.
Ainsi en 2019 a-t-on relevé à Tahiti des températures inédites de 16°C le matin au bord de l'eau.
Et on commence à trouver des otaries sur les plages de Polynésie !
 
En rouge l'observation effective des températures au Pôle Sud qui décroissent, en bleu et bleu pointillé les modèles et tendances selon les astrologues du GIEC 
La supercherie des glaciers himalayens
À l’échelle mondiale, les glaciers de montagne n'exercent qu'une incidence marginale sur les climats. Pourtant en 2010, le GIEC a publié un rapport affirmant que tous les glaciers de l'Himalaya auraient fondu d'ici l'an 2035 avec des conséquences désastreuses sur le niveau des océans. Vérification faite, les astrologues du GIEC avaient interverti les chiffres d'une étude évoquant cette possibilité pour 2350.
Les prétendus « savants » avaient écrit dans leur rapport AR4 que « au rythme actuel, les glaciers de l’Himalaya auront reculé de 500 000 km2 et disparu d'ici l'année 2035 ». Alors que les glaciers de l'Himalaya occupent une surface totale de 35.000 km2. Cela figure dans n'importe quel manuel scolaire !
Après enquête, il est apparu que l'étude menée par des « experts éminents » avait été publiée par le WWF, le fonds pour la préservation de la faune sauvage, qui n'a aucune compétence en matière de glaciologie... Derrière ces incohérences, un nom apparaît de façon récurrente : celui de Rajendra Pachauri (mort début 2020) L'homme était ingénieur ferroviaire ! Comme Jean Jouzel son homologue français est ingénieur atomiste... La climatologie a du être leur violon d'Ingres.
Pachauri patron du GIEC indien était aussi président du TERI (The Energy and Resources Institute) une entité liée au groupe industriel TATA : Aciéries, usines de fabrication de véhicules, centres de télécoms, commerce agroalimentaire, holdings financières... Pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 110 milliards de dollars US.
La préoccupation réchauffiste de ces capitaines d'industries relève d'une vocation vraiment tardive !
Pachauri aurait embauché comme « distinguished Fellow » le promoteur de l'étude catastrophiste menée par WWF, un certain Syed Hassain, qui a tout nié en 2017 quand une enquête préliminaire a été ouverte.
Là dessus, un troisième comparse Sri Murai Lal a affirmé dans une interview au "Daily Mail" que les rédacteurs du GIEC savaient parfaitement que les prévisions concernant les glaciers de l'Himalaya étaient infondées, mais considéraient que le discours sur la fonte des glaciers servait à encourager les décideurs politiques à passer à l'action. Et à la caisse.
En d'autres termes, Sri Rajendra Pachauri a délibérément publié un rapport qu'il savait erroné sinon falsifié. Puis il s'en est servi, avec le concours de Syed Hassain pour récolter l'équivalent de plusieurs millions d'euros au profit de l'institut qu'il dirigeait. Peut-on encore parler de science ?
Une pseudo-science bancale
Les écolo-réchauffistes sont tellement peu sûrs de la validité scientifique de leurs arguments, qu'ils appellent en renfort la justice pour museler leurs contestataires et pourrir la vie de ceux qui émettent des doutes sur leur dogme.
Or la science ne se démontre pas avec des procès en sorcellerie menés par des grands inquisiteurs !
Le milliardaire Al Gore associé à Goldman Sachs voulait instaurer un crime mondial de climato-scepticisme puni par des juridictions spéciales type Nuremberg !
Douter du réchauffisme = nazisme !
Idée reprise par William Stanford Nye, influent animateur de télé et leader d'un lobby réchauffiste comprenant plusieurs personnalités du GIEC, qui fait campagne dans ce sens. Démolir les élucubrations ascientifiques des réchauffistes devrait vous envoyer faire connaissance avec les flammes de l'enfer !
Dans un mode plus soft, la ministre de l'enseignement supérieur en France où désormais seul le réchauffisme a droit de cité a commencé à exclure de l'université les climato-réalistes, en les privant de chaires, de crédits de recherche, d'assistants et de labos. Et en ordonnant que soient rejetées toutes leurs publications, et refusés tous les sujets de thèse contraires à la doxa.
Tandis que dans le primaire et le secondaire sévit un matraquage réchauffiste qui n'a rien à envier à la propagande des komsomols d'antan.
Et tant pis s'il a commencé à neiger fin août 2020, et si la couche dépasse 30 cm fin septembre dans les Alpes et les Pyrénées, infirmant les prédictions du GIEC selon lesquelles toute les stations de ski seraient définitivement privées de neige au plus tard en 2015...
Tant pis aussi, si des astrophysiciens considèrent comme possible un nouveau minimum de Maunder aux alentours de 2030, la baisse de l'activité solaire observée depuis 2015 impactant tous les climats de la planète.
Mais si la réalité n'est pas conforme à l'idée que s'en font les réchauffards psychorigides, c'est forcément la réalité qui se trompe !
Ainsi l'alarmisme climatique sert à booster les carrières de scientifiques de second ordre, dont la docilité est la principale qualité...  Pour permettre à des politiciens à la ramasse de rebondir sur les vieilles peurs millénaristes... Et pour justifier une fiscalité punitive qui profitera à l'économie "verte" aussi inapte à recycler ses déchets et aussi polluante que l'autre, mais différemment. Et beaucoup plus profitable.
Et si ça vous intéresse, regardez Les cycles de Milankovitch pour les nuls : 
 

De la mer et de sa stratégie à propos d'un livre de Philippe Masson 2/2

  


Vue de coupe du sous-marin nucléaire USS Ohio (cliquez pour agrandir). Ce type d'armement constitue l'épine dorsale de la stratégie actuelle des thalassocraties, comme nous l'expliquent Philippe Masson et Ange Sampieru.

1) les sous-marins nucléaires lance-engins (SNLE), instruments très fiables dans le cadre d'une politique de dissuasion ; ils sont armés de missiles balistiques (entre 16 et 24) dont la portée a été régulièrement augmentée depuis les années 60… En 1960, les missiles américains Polaris avaient une portée de 1.500 miles nautiques ; les futurs Trident IID5 auront, eux, une portée de 6000 miles nautiques ! L'Union Soviétique possède les missiles SS N8 d'une portée de 4.500 miles nautiques, les nouveaux SS-20 étant en cours d'élaboration. Quant aux cinq SNLE français, ils sont armés de missiles M20 (portée : 3.000 km), en attendant la nouvelle génération des M4 ayant une portée de 4.000 km.

Ajoutons à ces performances de longue portée et de vitesse, celle de la précision. Le “cercle d'erreur probable”, autrement dit la dispersion des engins, varie de 1.200 mètres pour les anciens missiles américains Poséidon à 500 mètres pour les Tridents 14. Tous ces missiles sont d'autre part améliorés dans le sens d'une multiplication des ogives portées et d'une réduction de leur puissance. Les missiles américains possèdent de 8 à 14 têtes de 50 à 100 kilotonnes qui, de surcroît, sont “marvées”. C'est-à-dire qu'ils assument eux-mêmes leur trajectoire, de façon à éviter les risques d'interception et à faciliter la pénétration. La flotte soviétique est demeurée, quant à elle, au stade des missiles dits “mirvés”, c'est-à-dire non guidés et lancés en grappe. Les nouveaux SS-N-20 seront sans aucun doute “marvés” et prêts à recevoir de 7 à 9 têtes marvées.

2) La seconde catégorie de sous-marins est celle des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). D'un tonnage moins important que les SNLE, ils peuvent atteindre 40 nœuds en plongée et 450 m d'immersion. Leur armement est à la fois très sophistiqué et très varié. À la base, une panoplie de torpilles filo-guidées ou auto-guidées, ainsi que des missiles aérodynamiques (type Subharpoon ou SM39, dérivé de l'Exocet français). La mission des SNA est plutôt d'ordre stratégique, de “mission stratégique”. Repérer, pister et éventuellement détruire les SNLE adverses. D'où la constante amélioration en matière de silence et de discrétion des SNLE pour échapper aux recherches des SNA. Leur deuxième mission est l'attaque des forces de surface. Durant le conflit des Malouines, le SNA Conqueror a torpillé le bâtiment de surface argentin “General Belgrano”, prouvant ainsi le danger de ce type de submersible mais aussi le caractère indispensable, dans une flotte moderne, de posséder des moyens réels et efficaces de lutte anti sous-marine. Le SNA est en outre armé de missiles qu'il peut lancer en immersion, à des distances variant entre 30 et 300 miles nautiques. Une troisième mission est celle, plus classique, d'action contre les lignes de communication. Le SNA peut aussi assurer, mission nouvelle, l'attaque contre des objectifs continentaux, soit situés sur le littoral soit franchement à l'intérieur des terres.

Face à cette diversification des tâches confiées à l'arme navale, l'Europe semble ne pas avoir répondu. Si, en 1939, ses flottes de guerre représentaient la majorité en terme de tonnage (60%), en 1980, elle n'est plus que de 15% ! Les marines européennes, en dépit de capacités technologiques et industrielles élevées, ne peuvent plus répondre à l'éventail des missions exigées, à l'éventail des menaces potentielles ni même au maintien d'ensembles homogènes. Le cas le plus frappant est celui des pays nordiques, notamment en ce qui concerne un éventuel affrontement en Mer Baltique. Face aux forces du Pacte de Varsovie, en général bien adaptées aux conditions hydrographiques locales, les forces navales des pays riverains (RFA, Norvège, Danemark, …), englobés dans le système de défense occidental, ne pourraient pas aligner des qualités au moins égales aux forces qui leur font face.

La stratégie navale soviétique

Une évolution remarquable est celle de l'Union Soviétique. À l'origine puissance continentale, elle est devenue aujourd'hui une véritable puissance navale. D'où une politique efficace où la géostratégie joue un rôle majeur. Les mutations technologiques ont été intégrées par ailleurs dans une politique mondiale où l'engagement naval tient une place prépondérante. Cette œuvre historique est, en partie, le résultat des efforts de l'Amiral Gortchkov qui a quitté son poste en 1986. La mission actuelle de la marine soviétique apparaît double. En période de paix, « elle constitue la projection de la puissance de l'URSS au-delà des mers » (p. 310), autrement dit, elle assure la présence physique de la volonté politique soviétique sur les cinq continents (visites amicales, surveillance des “points chauds”, etc.). Elle constitue aussi un vecteur de la propagande et de l'action révolutionnaires dans le monde. Comme le déclarait l'Amiral Gortchkov lui-même : « La marine soviétique marque et neutralise les forces navales américaines et facilite les processus révolutionnaires en Occident ». Par là même, l'arme navale retrouve sa place dans une vision clausewitzienne de la politique extérieure d'un État. En outre, elle s'inscrit dans une approche traditionnelle des relations entre les forces armées et le pouvoir politique. La célèbre dichotomie proposée par le stratège allemand entre finalité politique et objectif militaire stratégique est implicitement restaurée dans la doctrine militaire de l'armée et de la marine soviétiques. Cette mission de présence et d'action “subversive” (nous préférons écrire “politique”) est réservée à la flotte de surface, en liaison avec des navires “civils” soviétiques (flottilles de pêche, navires océanographiques, etc.) dont les missions complètent celle de la première (surveillance, observation, etc.). En temps de guerre, la mission de la marine soviétique est plus “traditionnelle”. Elle assure la défense des approches maritimes de l'URSS, mais surtout participe directement aux actions de destruction du “potentiel militaro-économique” de l'adversaire. Pour le chef de la marine soviétique, il s'agit là de l'objectif majeur de son arme. Le but est moins le contrôle de la mer en soi que la participation à la guerre contre la terre adverse. La marine, ici, ne joue pas un rôle préventif mais préemptif, c'est-à-dire qu'elle devance une action d'offensive générale contre l'ennemi. Dans ce cas, elle a pour objectif la destruction des forces navales ennemies, autrement appelée dans le langage soviétique “bataille de la première salve”, suivie d'opérations de plus grande ampleur contre les territoires ennemis en liaison étroite avec les forces de terre et de l'air. Les SNA soviétiques pourraient ainsi détruire le potentiel industriel ennemi situé en bordure du littoral au moyen de missiles aérodynamiques.

Nous nous devons donc de signaler la double nature de l'Union Soviétique en tant que grande puissance mondiale: elle est à la fois continentale et maritime. En dépit de certaines erreurs d'appréciation (comme la prétendue supériorité des transports terrestres sur les transports maritimes), le géopoliticien britannique Mackinder a trouvé, a posteriori, dans le jeu mondial de l'URSS, une éclatante confirmation de ses théories. L'Union Soviétique est bien en effet le Heartland identifié par le théoricien Mackinder. Sa politique extérieure consiste bien en une destruction ou un affaiblissement réguliers des “croissants extérieurs”, des cordons surpeuplés et sur-industrialisés, qui, par leur puissance économique et l'attraction qu'ils exercent, pourraient menacer à terme la sécurité et l'expansion de l'URSS. L'exportation de la révolution communiste comme soutien à l'objectif géopolitique jette un éclairage nouveau sur l'histoire des quarante dernières années, rejetant comme superficiel et schématique les analyses des anti-communistes professionnels.

Cette mission de présence et d'action “subversive” (nous préférons écrire “politique”) est réservée à la flotte de surface, en liaison avec des navires “civils” soviétiques (flottilles de pêche, navires océanographiques, etc.) dont les missions complètent celle de la première (surveillance, observation, etc.). En temps de guerre, la mission de la marine soviétique est plus “traditionnelle”. Elle assure la défense des approches maritimes de l'URSS, mais surtout participe directement aux actions de destruction du “potentiel militaro-économique” de l'adversaire. Pour le chef de la marine soviétique, il s'agit là de l'objectif majeur de son arme. Le but est moins le contrôle de la mer en soi que la participation à la guerre contre la terre adverse. La marine, ici, ne joue pas un rôle préventif mais préemptif, c'est-à-dire qu'elle devance une action d'offensive générale contre l'ennemi. Dans ce cas, elle a pour objectif la destruction des forces navales ennemies, autrement appelée dans le langage soviétique “bataille de la première salve”, suivie d'opérations de plus grande ampleur contre les territoires ennemis en liaison étroite avec les forces de terre et de l'air. Les SNA soviétiques pourraient ainsi détruire le potentiel industriel ennemi situé en bordure du littoral au moyen de missiles aérodynamiques.

Nous nous devons donc de signaler la double nature de l'Union Soviétique en tant que grande puissance mondiale: elle est à la fois continentale et maritime. En dépit de certaines erreurs d'appréciation (comme la prétendue supériorité des transports terrestres sur les transports maritimes), le géopoliticien britannique Mackinder a trouvé, a posteriori, dans le jeu mondial de l'URSS, une éclatante confirmation de ses théories. L'Union Soviétique est bien en effet le Heartland identifié par le théoricien Mackinder. Sa politique extérieure consiste bien en une destruction ou un affaiblissement réguliers des “croissants extérieurs”, des cordons surpeuplés et sur-industrialisés, qui, par leur puissance économique et l'attraction qu'ils exercent, pourraient menacer à terme la sécurité et l'expansion de l'URSS. L'exportation de la révolution communiste comme soutien à l'objectif géopolitique jette un éclairage nouveau sur l'histoire des quarante dernières années, rejetant comme superficiel et schématique les analyses des anti-communistes professionnels.

En conclusion

 


[Ci-contre : Soldats américains fraîchement débarqués à la Grenade en 1983. La maîtrise des îles est une nécessité impérieuse pour tous les États qui tirent leur puissance de la mer. Les États-Unis ne pouvaient tolérer la moindre mainmise d'une puissance hostile sur une île stratégiquement importante, située dans leur arrière-cour, la Mer des Caraïbes, « Méditerranée américaine »]

Philippe Masson, en près de 350 pages, où les annexes assurent une fonction importante dans l'analyse des stratégies maritimes (notamment les cartes), nous démontre que, loin de disparaître, les marines tendent à jouer un rôle croissant dans la politique extérieure des États. Par l'intégration intelligente des progrès technologiques, les forces navales conjuguent une certaine autonomie vis-à-vis des points fixes (aérodromes et pistes terrestres) à une souplesse d'adaptation aux missions qui lui sont imparties. L'invulnérabilité des SNLE et autres SNA, totalement invisibles et irrepérables dans les fonds marins, permet une quasi efficacité de la politique de dissuasion, notamment dans le cadre de la doctrine de la seconde frappe.

Le seul handicap est la lenteur de leurs interventions. Aujourd'hui, les mers ne sont plus seulement des soutiens aux conflits terrestres ; elles jouent désormais un rôle “à part entière” que personne ne peut plus leur contester. Aux Européens de prendre en compte cette nouvelle dimension de la politique, la dimension planétaire.

Philippe Masson, De la mer et de sa stratégie, éd. Tallandier, 1986.

http://www.archiveseroe.eu/recent/42

Les Huguenots français qui ont fait l’Afrique du Sud (redif)

 En Afrique du Sud, 500 000 Blancs portent des noms français. Ce sont les descendants de 200 Huguenots débarqués au Cap en 1688, il y a un peu plus de trois cents ans.

Ils sont nos cousins, tout comme les Québécois. Mais si ces derniers ont droit à notre sollicitude et à notre amour, nos parents d’Afrique australe sont, eux, des réprouvés. Et pourtant, lorsqu’ils s’installèrent en Afrique, ils n’en chassèrent pas les habitants puisque la région était vide d’hommes. Les Américains du Nord ne peuvent pas en dire autant.

Etrange renversement de l’histoire qui fait que les 49 000 Niel, les 48 000 Du Plessis, les 46 500 Fourié, les 39 000 Du Toit, les 31 000 Le Roux, les 30 000 Villon, les 27 000 Marais et Joubert, les 24 000 Pinard, les 17 250 de Villiers, les milliers de Bernard, de Lombard, de Cilliers, de Terreblanche, de Rousseau ou encore de Taillefer, dont les ancêtres ont fui la France de Louis XIV afin d’échapper aux persécutions religieuses, sont aujourd’hui considérés comme des oppresseurs…

D’une steppe sans hommes, d’un refuge inhospitalier, ils ont fait le seul pays moderne du continent africain. Mais au prix d’énormes sacrifices, d’efforts surhumains.

Ils avaient quitté le Dauphiné, la Provence, la Beauce, l’Artois ou la Touraine sans esprit de retour.

Après des mois de mer ils avaient mis le pied sur la terre d’Afrique où ils étaient condamnés à réussir ou à périr. S’ils y triomphèrent de tous les périls, c’est qu’ils étaient confiants dans leurs certitudes, soumis à la Parole divine, armés d’une foi sans concession et qu’ils étaient le Peuple élu. Tels les Hébreux au sortir d’Egypte, ils étaient en marche vers la Terre promise. Ils la trouvèrent dans les immensités sud-africaines.

Voulant y sauvegarder leur identité française, refusant d’abandonner leur langue, ils tentèrent d’y vivre “à part” des colons hollandais.

Cette “apartité”, d’où vient le mot “apartheid”, était une notion défensive destinée à assurer leur survie en tant que groupe français autonome. Trois fois plus nombreux qu’eux, les Hollandais les obligèrent à la fusion. Le peuple afrikaner en fut le produit et les Huguenots lui fournirent son armature spirituelle.

Ils n’avaient pas quitté la France à la recherche de la fortune ; ils n’étaient mus ni par l’esprit d’aventure, ni par l’attrait de l’exotisme. Leur seule et unique préoccupation était la conservation de leur foi. Ils imprégnèrent la culture afrikaner des idées d’intégrité morale, d’austérité, de sens du devoir, de dédain des richesses matérielles, qui la caractérisent aujourd’hui encore.

L’Afrique du Sud devint vite leur unique patrie. A la différence des colons hollandais, ils n’avaient plus de métropole. Les Huguenots firent donc la tribu blanche d’Afrique du Sud. Leurs descendants furent les acteurs de l’histoire de ce pays. Parmi eux, Piet Retief, le chef du “grand trek”, Piet Joubert, général des armées du Transvaal, J.H. de La Rey ou Pieter Cronje durant la guerre des Boers, le poète Jean Celliers, qui combattit pour la reconnaissance de l’Afrikaans, la langue des Afrikaners, ou bien le professeur Barnard, pionnier des greffes cardiaques.

Leur empreinte se retrouve dans les toponymes comme Mont Huguenot ou Pic du Chasseur. Autour de Fransche Hock, le Coin Français, les fermes ont pour noms la Brie, Versailles, Petite Paris, Dauphine Bourgogne, Rhône ou la Provence.

Elles maintiennent l’héritage et le souvenir d’hommes et de femmes venus de France pour faire souche à l’autre bout du monde, espérant y avoir gagné pour leurs descendants le droit d’y vivre libres. Pour l’éternité.

par Bernard Lugan Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 29 du 2 mars 1994