mercredi 4 septembre 2013

L’œuvre de Douguine au sein de la droite radicale française

L’œuvre de Douguine au sein de la droite radicale française
le 22 septembre 2008
Docteur en science politique, spécialiste des cultures de la droite radicale, est diplômé de l’Institut Politique de Lille et post-doctorant au Groupe Sociétés Religions Laïcité (CNRS/EPHE).
Les idées géopolitiques de l’auteur russe Alexandre Douguine ont intéressé la droite radicale française dès qu’elles purent se diffuser en Europe occidentale. Cet article contribue à éclairer les liens avérés entre des composantes de l’extrême droite française et certains courants idélogiques en Russie post-communiste. Leur but commun est la mise en place d’un Etat pan-européen pour contrer « l’hégémonie américaine ».
Docteur en histoire des sciences et en science politique, Alexandre Douguine est actuellement considéré comme le principal idéologue de la Nouvelle Droite russe (mais à prendre dans un sens très différent de la Nouvelle Droite ouest-européenne), avec Geïdar Djamal, le fondateur du Parti de la renaissance islamique. Il s’agit aussi et surtout du principal théoricien du néo-eurasisme, un concept géopolitique en vogue à Moscou. Toutefois, son eurasisme diffère « radicalement de celle des penseurs qui lui ont donné son nom ». [1] Douguine est un ancien responsable du parti national-bolchevique de 1994 à 1998. Il animera, après son départ, l’association historico-religieuse Arktogeïa. Au début des années 2000, Douguine s’est rapproché de Vladimir Poutine, avec la création du mouvement Eurasia qui deviendra un parti en avril 2001.
Comme l’a montré Marlène Laruelle [2], Alexandre Douguine a synthétisé au sein d’une pensée complexe, parfois déroutante, des éléments hétérodoxes allant de l’ésotérisme à la philosophie politique. Des proportions diverses de principes géopolitiques, de références à la notion d’« Empire » et des éléments de métaphysique, en particulier d’ésotérisme, y sont visibles, ainsi que des références plus précises à Karl Haushofer, Ernst Niekisch, Carl Schmitt, Jean Thiriart, Julius Evola, René Guénon ou Jean Parvulesco. Cette synthèse, pour le moins originale, a intéressé dès le début des années 1990 diverses tendances de la droite radicale française. Favorables ou défavorables, ces diverses tendances n’ont jamais été indifférentes aux idées défendues par l’idéologue russe.
Les idées politico-ésotériques d’Alexandre Douguine
La pensée d’Alexandre Douguine est fortement influencée par les textes des ésotéristes traditionalistes antimodernes occidentaux comme René Guénon [3] et Julius Evola [4], malgré le fait qu’Evola méprisait profondément les peuples slaves. Il traduira d’ailleurs en 1982 Impérialisme païen de Julius Evola, publié initialement en 1928 [5] qui sera diffusé sous forme de samizdat et qui reste le texte le plus « antislave » de l’Italien. Dans un entretien Douguine dira qu’il a traduit le seul texte d’Evola qu’il connaissait : l’exemplaire d’Impérialisme païen de la bibliothèque Lénine.
Ces auteurs ont théorisé durant la première moitié du XXe siècle l’idée d’une « Tradition », avec un « T » majuscule, qui renvoie à la notion ésotérique de « Tradition primordiale ». Cette expression est apparue sous la plume de René Guénon qui affirma l’existence d’une « Tradition primordiale », dont tous les courants ésotériques, franc-maçonnerie comprise, et traditions religieuses en général ne seraient que des formes dégradées plus ou moins reconnaissables. Ces deux auteurs ont en outre théorisé l’idée d’une origine hyperboréenne de la « tradition », dans un sens racialiste chez Evola. En effet, Julius Evola se passionna durant la Seconde Guerre mondiale pour les études raciales. Mais surtout, Evola serait considéré aujourd’hui, selon Philippe Baillet, l’un des meilleurs connaisseurs de la pensée évolienne, « comme un auteur sinon “négationniste”, du moins fortement “révisionniste” ». [6] Toutefois, la « Tradition », selon la pensée traditionnelle, n’est que très secondairement d’ordre politique car elle est essentiellement et fondamentalement d’ordre spirituel et métaphysique.
Alexandre Douguine a donc mêlé ses thèses géopolitiques et son eurasisme non seulement à des références ésotériques, en particulier à des références à Hyperborée [7] et à la doctrine des races de la fondatrice de la Société théosophique, Helena Petrovna Blavatsky, mais aussi à des spéculations ésotérico-politiques, inspirées des spéculations fécondes de l’écrivain français d’origine roumaine Jean Parvulesco. [8] Mais, contrairement aux thèses « classiques » associant Hyperborée et nordicisme, Douguine affirme qu’Hyperborée se situait en fait en Russie septentrionale, adaptant au monde russe les idées des aryosophes allemands et autrichiens du début du XXe siècle. [9] Douguine reconnaît d’ailleurs sans aucune difficulté son appartenance à l’école « traditionnelle » : lors de son intervention au XXIVe colloque du GRECE, la principale structure de la Nouvelle Droite, que nous définirons ultérieurement, il précise d’entrée de jeu qu’il « fonde [son] appréhension du monde sur les travaux de René Guénon et de Julius Evola » [10]. Mais paradoxalement, il reste ouvert aux idées politiques et philosophiques occidentales, « modernes » dans la logique traditionaliste, qu’il tente d’acclimater à l’environnement politico-culturel russe. [11]
Parmi les idées occidentales intéressant au plus au point Alexandre Douguine, nous trouvons celles de la « Révolution Conservatrice » allemande, en particulier le national-bolchevisme d’Ernst Niekisch, ainsi que les thèses développées dans les années 1960 par le théoricien radical belge Jean Thiriart. Succinctement, la « Révolution conservatrice » allemande peut être présentée de la façon suivante : c’était un courant de pensée, avant tout culturel, qui s’était développé en Allemagne entre 1918 et 1933 en opposition à la République de Weimar. Nous pouvons distinguer cinq principaux clivages en son sein : les völkisch ; les « jeunes-conservateurs » ; les « nationaux révolutionnaires » ; Bundichen (les « ligueurs ») et enfin, le « mouvement paysan ». [12]
L’autre grand intérêt de Douguine porte sur les idées de Jean Thiriart. Celui-ci était un militant nationaliste-révolutionnaire paneuropéen. Son ambition était de créer un État européen unifié promouvant un système social appelé le « national-communautarisme », non fondé ethniquement. Il souhaitait créer une « Grande Europe » de Reykjavik à Vladivostok. Très hostile aux États-Unis et à Israël (il se disait antisioniste mais non antisémite), Jean Thiriart était favorable à une alliance entre l’Europe et le monde arabe. Ses thèses ont été développées dans son livre Un empire de quatre cents millions d’hommes : l’Europe [13], publié initialement en 1964. Selon des observateurs issus des rangs de la droite radicale occidentale, les thèses de Jean Thiriart ont manifestement influencé la géopolitique « douguinienne », de fortes analogies existant entre le néo-eurasisme de Douguine et le nationalisme paneuropéen de Thiriart. En effet, Douguine, dans un entretien datant de 1995 affirme que l’Allemagne et la Russie seront les puissances suprêmes d’une Eurasie unie qui s’étendra de « Dublin à Vladivostok », paraphrasant ainsi Thiriart.
Alexandre Douguine a donc, au travers de son discours, fait la synthèse entre le nationalisme paneuropéen de Thiriart et la pensée impériale ésotérique et antimoderne de Julius Evola, autre grande référence de certains courants de la droite radicale occidentale. En effet, Douguine reprend à son compte l’idée évolienne d’« imperium » qu’il transforme en « imperium eurasiatique » : « Sa formule gibeline a été claire : l’Empire contre l’Église, Rome contre le Vatican, la sacralité organique et immanente contre les abstractions dévotionnelles et sentimentales de la foi implicitement dualistes et pharisiennes. […] Pour le traditionaliste orthodoxe, la séparation catholique entre le Roi et le Pape n’est pas imaginable et relève de l’hérésie, appelée précisément “hérésie latine”. On retrouve dans cette conception russo-orthodoxe l’idéal purement gibelin où l’Empire est tellement respecté théologiquement qu’on ne peut pas imaginer l’Église comme quelque chose d’étranger et isolée de lui. » [14] Selon les observateurs radicaux cette synthèse permet de donner une dimension mystique et spirituelle à un discours qui ne serait autrement qu’une forme de nationalisme. En effet, ces considérations sont absentes chez Thiriart. Ces idées pour le moins non conventionnelles soulèvent la curiosité de la droite radicale française. Indépendamment des courants analysés ci-dessous [15], il est fréquent de les voir discutées sur des sites Internet ou des blogs réfléchissant sur les questions ethniques, géopolitiques ou impériales. Ainsi, Alexandre Douguine a donné récemment un entretien au magazine de la droite nationale, Le choc du mois [16], un entretien répercuté sur le site de l’ancien communiste et nouveau frontiste Alain Soral [17]. Cependant, nous devons dire que nous n’avons trouvé qu’un nombre restreint d’articles issus de publications des diverses tendances de la droite radicale française concernant Alexandre Douguine et ses idées. Il y a certes un nombre important d’articles au début des années 1990, dû à la curiosité suscitée par les thèses « douguiniennes ». Ensuite, le nombre diminue considérablement pour augmenter de nouveau au début des années 2000. Nous avons constaté aussi que la majorité des textes publiés sur Internet ne sont en fait que des mises en lignes d’articles précédemment publiés dans d’obscures revues militantes, Internet offrant une meilleure diffusion que la presse écrite et confidentielle des groupes radicaux.
Le traditionalisme d’extrême droite
Le traditionalisme dont nous allons parler est un traditionalisme bien précis, car foncièrement politique. En effet, le traditionalisme possède une tendance minoritaire d’extrême droite dont le discours mélange traditionalisme et corpus doctrinaux d’autres courants de la droite radicale. Comme l’écrit Pierre-André Taguieff, « Ces courants mêlent les influences “traditionnistes” à d’autres (nationalistes, révolutionnaires-conservatrices, néofascistes, “national-bolcheviques”, voire néo-nazies). Ils ont leurs théoriciens nationaux, tels Alexandre Douguine en Russie, Derek Holland ou Michael Walker en Grande-Bretagne, Claudio Mutti en Italie. [18] » De fait, selon Bernice Glatzer Rosenthal, l’extrême droite russe contemporaine est très marquée par les références ésotériques [19], un point indéniable chez Douguine.
Bien que Douguine soit considéré comme l’un des principaux théoriciens du traditionaliste ésotérique russe, nous n’avons trouvé que très peu de mentions lui étant consacrées dans les milieux traditionalistes d’extrême droite, à l’exception notable de l’entretien accordé au Choc du mois précédemment cité et recueilli par un traditionaliste de la Nouvelle Droite, Arnaud Guyot-Jeannin. Ces milieux partagent pourtant avec lui un certain nombre de références communes, comme l’islamophilie, en fait un intérêt très fort pour le soufisme, héritée de Guénon et que l’on retrouve par exemple chez le traditionaliste nazifiant italien Claudio Mutti, que Douguine rencontra en 1990. En effet, « En Russie, Alexandre Douguine a associé le traditionalisme guénonien à un nouveau regard “eurasiatique” sur les rapports avec les anciennes républiques soviétiques musulmanes. » [20] Effectivement, Douguine s’est très tôt intéressé aux variantes caucasiennes du soufisme, en particulier le soufisme azéri qui fait référence à une tradition hyperboréenne. De plus, Douguine ajoute, aux deux théoriciens de la « Tradition » que sont Guénon et Evola, la référence au Russe Constantin Leontiev pour qui la « Tradition » est soit orthodoxe, soit islamique. Ce dernier a inspiré manifestement l’islamophilie de Douguine. De fait, le mufti suprême de Russie, Talgat Tadzhuddin, figure parmi les cadres dirigeants d’Eurasia. Cette islamophilie doit être souvent mise en parallèle dans ces milieux avec un antisémitisme persistant. Certains traditionalistes d’extrême droite [21], comme Mutti, avaient des liens, dans les années 1980, avec la Libye, l’Irak ou l’Iran. Ce courant philo-arabe, à la suite du théoricien italien Franco Freda, incitait au Djihad au nom du combat contre le « plouto-judaïsme ». A l’instar de Freda, auquel il se réfère, Douguine plaide pour une convergence des extrêmes afin de détruire le monde moderne.
Selon Marlène Laruelle, Alexandre Douguine est antisémite. Il rentre donc entièrement dans cette catégorie. Toutefois, selon cette dernière « Dougin développe une pensée complexe, affirmant également qu’Israël est le seul pays à avoir réussi à mettre en pratique plusieurs des principes de la révolution conservatrice dont il se réclame. » [22] De plus, il semblerait qu’un rabbin hassidique, Avrom Schmulevitch, fasse partie du comité directeur d’Eurasia. [23] Mais, contrairement à Guénon, qui affirmait le caractère occidental de la tradition juive [24], Douguine insiste sur le caractère non indo-européen, opposé à la mentalité indo-européenne et inassimilable du judaïsme. [25] Il donne ainsi à la « Tradition » un caractère antisémite inexistant chez Guénon mais très présent chez Evola : « Le monde de la judaïca est un monde qui nous est hostile. » [26]
Les Identitaires
L’islamophilie affichée de Douguine est à l’origine du rejet des thèses douguiniennes par le courant connu en France sous le nom d’« Identitaires », défendant un ethnocentrisme et une mixophobie radicaux. Douguine est parfois cité dans ces milieux, mais avant tout pour rejeter son islamophilie et la présence de Talgat Tadzhuddin au sein d’Eurasia. En outre, malgré une proximité sémantique l’« eurasisme » théorisé par Douguine est fondamentalement différent de l’« Eurosibérie » des Identitaires, théorie qui se structure sur l’aire d’implantation historique des Indo-Européens, c’est-à-dire de la « race blanche », comme le montre les différents articles publiés sur l’ancien site de Terre et peuple. [27] Selon le principal animateur de Terre et peuple, Pierre Vial : « Il est apparu au cours des débats que l’Eurasie prônée par Douguine et l’Eurosibérie prônée par Terre et Peuple sont deux grands desseins sensiblement différents : Douguine propose une Eurasie voisinant en bonne harmonie avec l’Europe occidentale, tandis que Terre et Peuple veut une Eurosibérie qui soit un seul bloc ETHNIQUEMENT HOMOGENE. » [28] En effet, les Identitaires défendent enfin l’idée d’une « guerre ethnique » existant entre, d’un côté, les musulmans et les jeunes des banlieues issus de l’immigration afro-maghrébine et de l’autre, les Européens assiégés et manipulés par des élites mondialistes. Les Identitaires sont en effet persuadés que l’immigration est une colonisation de l’aire « raciale blanche », une « africanisation » de l’Europe, et font preuve en conséquence d’une islamophobie radicale. Malgré ces différences, Alexandre Douguine a été publié dans le nº 67 de Renaissance européenne, la revue de Terre et peuple Wallonie dirigée par Georges Hupin, et est invité à des colloques organisés des groupes identitaires européens aux côtés des responsables français de courant de l’extrême droite.
Enfin, le site de Douguine, Arctogaïa, était référencé dans la catégorie « notre clan » de la revue identitaire, néo-païenne et nationaliste-révolutionnaire Réfléchir & agir. La référence a disparu depuis peu. Douguine leur a donné deux entretiens en 2005 (nº 20, été 2005 et 21, automne 2005). Cependant, il faut prendre en compte que l’équipe éditoriale de cette revue a été renouvelée plusieurs fois.
La Nouvelle Droite
Les références à Alexandre Douguine et à ses idées sont plus nombreuses en ce qui concerne la « Nouvelle Droite », tous deux partageant une conception impériale de l’Europe. La Nouvelle Droite est l’une des écoles de pensée les plus intéressantes du paysage politique de la droite radicale française, née à l’automne 1967. Du fait de cette longévité, elle a connu plusieurs renouvellements doctrinaux. Composée de plusieurs courants parfois antagonistes, sa principale structure reste le GRECE (Groupement de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne) qui refuse les valeurs occidentales. Cependant, son anticonformisme pose le problème de sa classification dans le champ de la science politique. Les Nouvelles Droites allemande, italienne et belge sont apparues dans les années 1970 dans le sillage de la Nouvelle Droite française. [29]
Les principaux animateurs de la Nouvelle Droite, Alain de Benoist et Robert Steuckers, ont été invités par Douguine en 1992. Un voyage qui faisait suite à la participation en mars 1991 d’Alexandre Douguine, avec une intervention sur « L’empire soviétique et les nationalismes à l’époque de la perestroïka », au XXIVe colloque du GRECE dont le thème était « Nation et empire ».
Alexandre Douguine est alors présenté dans Éléments, la revue de la Nouvelle Droite, comme le correspondant du GRECE à Moscou, mais fait significatif, il ne figure pas dans la liste des membres du réseau gréciste, publiée en 2000. [30] Il devient aussi un collaborateur régulier de Vouloir et de Nouvelles de Synergies Européennes, revues révolutionnaires-conservatrices de Steuckers [31], une collaboration qui durera jusqu’en 2005. D’ailleurs, Douguine était invité en novembre 2006 à intervenir à un colloque sur la mondialisation co-organisé par Synergie Européenne de Steuckers et par l’antenne wallonne du groupe identitaire Terre et Peuple.
Les années 1990 voient aussi sa participation épisodique à Éléments. Il est alors proche de la Nouvelle Droite. Il lance alors la version russe d’Éléments, Elementy, qui paraîtra de 1992 jusqu’en 1998. Le choix de ce titre est contesté par Alain de Benoist : « J’ai moi-même dit à Alexandre Douguine que je regrettais qu’il ait choisi de donner au journal qu’il a créé le titre d’Elementy, car j’estimais que ce choix ne pouvait que prêter à confusion (comme cela a déjà été le cas en Allemagne). J’ai également demandé que mon nom soit supprimé du comité de rédaction de ce journal, où il avait placé sans ma permission. » [32] Malgré cela, les textes de Douguine sont épisodiquement recensés par Alain de Benoist. Ainsi dans le numéro 122 d’Éléments, Alain de Benoist écrit que Douguine « […] avance des vues pénétrantes sur la répartition des forces géopolitiques et spirituelles dans le monde d’aujourd’hui. On n’est certes pas obligé de le suivre dans ses extrapolations les plus aventureuses… » [33]
Les nationalistes-révolutionnaires
L’année 1992 voit aussi le séjour en Russie de nationalistes-révolutionnaires qui rencontrèrent Alexandre Douguine. Alexandre Douguine devient alors le représentant russe du Front européen de libération, un mouvement nationaliste paneuropéen fondé par différents nationalistes-révolutionnaires européens par le Belge Jean Thiriart, le Français Christian Bouchet, disciple français du précédent, et l’Italien Marco Battara.
Ce rapprochement fait qu’Alexandre Douguine est surtout cité par les nationalistes-révolutionnaires de la mouvance de Christian Bouchet [34], proche de Douguine depuis le début des années 1990, une proximité facilitée par le fait que les deux possèdent des références communes comme Thiriart, Ernst Niekisch, le théoricien allemand du national-bolchevisme et Julius Evola. Ces nationalistes-révolutionnaires mélangent en effet diverses doctrines et idées : national-bolchevisme, nationalisme européiste, et thèses influencées du traditionalisme antimoderne de Julius Evola. Les éditions Avatar, proches de Bouchet, ont publié deux textes de/sur Douguine en 2006 : La grande guerre des continents et Le prophète de l’eurarisme. Alexandre Douguine. Ce dernier livre est une compilation de 340 pages d’articles et de textes d’Alexandre Douguine permettant au lecteur français de se familiariser au grès des parties avec les différents aspects de la pensée de cet auteur (« Textes idéologiques », « Judaïca », « Métapolitique, métahistoire, conspirologie », « Essais philosophiques », « Entretiens » et « Divers »).
Cet éditeur publie aussi la revue Eurasia dont un des numéros a été consacré à la « Révolution conservatrice russe » (vol. I, nº 2) largement centré sur Douguine. Bouchet a édité sous forme de brochure Evola et la Russie [35]de Douguine. Enfin Douguine a été publié entre 2004 et 2006 sur le site voxnr.com, un site animé par Christian Bouchet : « Palestine et Tradition, notre solution » (un article qui soutient la politique du Hamas) ; « Le fascisme immense et rouge » (un article défendant le « fascisme de gauche ») ; « Limonov le vampire » ; « La terre verte — l’Amérique » ; « La métaphysique de l’Eurasisme » et enfin « La maison commune eurasienne ». À cela, il faut ajouter la publication sur ce site d’une petite dizaine d’articles consacrés à la pensée de Douguine.
Récemment, cette mouvance s’est enrichie du transfuge du parti communiste, Alain Soral, qui s’intéresse lui aussi à la pensée « douguinienne » comme le montre la mise en ligne sur le site Internet de Soral de l’entretien accordé au Choc du mois précédemment cité. Cet intérêt a pu être motivé par le fait que Christian Bouchet, Alain Soral et Alexandre Douguine ont participé à un colloque de la mouvance nationaliste radicale, les « IIes journées de la dissidence », organisé à Madrid les 9, 10 et 11 novembre 2007.
Le rôle stratégique d’Alexandre Douguine
Après ce long inventaire, très descriptif mais nécessaire, dû à la nature même du sujet de cet article, nous devons nous poser la question de l’intérêt de la pensée « douguinienne » pour ces différents courants de la droite radicale française. Cet intérêt pour le néo-eurasisme « douguinien » s’inscrit en fait dans un cadre de réflexion des plus précis, celui du nationalisme européen. En effet, toutes les tendances radicales étudiées dans cet article ont conceptualisé, sous l’influence conjointe là encore de Thiriart et d’Evola, une forme de nationalisme paneuropéen : c’est l’ethnopolitique « eurosibérienne » des Identitaires [36], le nationalisme-révolutionnaire paneuropéen des nationalistes-révolutionnaires, l’Empire européen des traditionalistes et des néo-droitiers. Au-delà de leurs oppositions respectives, leur but commun est de permettre la mise en place d’un État paneuropéen assez fort pour contrer l’hégémonie américaine, un thème largement développé par Douguine.
Les idées « douguiniennes » ont donc un rôle stratégique pour les différentes tendances radicales précédemment citées : issues de sphères culturelles très différentes (à la fois russes, panslavistes, orthodoxes, soviétiques et post-soviétiques), tout en gardant un certain nombre de références communes (ésotériques, nationalistes-révolutionnaires, révolutionnaires-conservatrices, antisémites) avec les courants précités, les thèses « douguiniennes » offrent de nouvelles pistes de réflexions sur l’élaboration de ce nationalisme européen anti-occidental.
Douguine lui-même est stratégique : issu de l’extrême droite contre-culturelle et nationaliste, Alexandre Douguine a fait le choix de la respectabilité publique. [37] Cependant, il continue de partager, ne l’oublions pas, un certain nombre de thèmes avec l’extrême droite ouest-européenne, qui d’ailleurs le reconnaît toujours comme un des siens. Alexandre Douguine offre donc d’une part, une respectabilité russe qui fait défaut à l’extrême droite française et de l’autre, du fait de cette respectabilité, une tribune qui là encore fait défaut à la droite radicale française. Douguine est aussi un exemple : il a réussi ou est en voie de réussir, contrairement à la Nouvelle Droite, son « gramscisme », c’est-à-dire « de réorienter une partie importante de l’élite, qu’elle soit culturelle ou politique, de la Russie post-soviétique vers une nouvelle utopie anti-occidentale ». [38]
De plus, comme nous l’avons vu auparavant avec le courant identitaire, cette confrontation idéologique incite les différentes tendances radicales à une auto-évaluation de leurs propres concepts, forcément supérieurs à ceux des autres. Cette confrontation permet la mise en place, au-delà des différences et des oppositions, de synergies géopolitiques, au travers l’échange d’idées et le débat. En effet, même si ces différents courants s’opposent violemment entre eux, ils ne cessent pas pour autant de débattre sur la validité respective de leurs idées lors de rencontres internationales, comme celles mentionnées dans cet article. Enfin, malgré les tendances endogamiques à la division, les différents groupuscules de la droite radicale française tentent de nouer des liens avec d’autres structures afin d’affirmer leurs positions. Depuis la chute des régimes communistes, la droite radicale ouest-européenne, et donc française, essaient de se rapprocher de leurs homologues russes. Cela est particulièrement le cas chez les Identitaires et chez les nationalistes-révolutionnaires. Ces derniers sont en effet liés au Parti national-bolchevik dont Douguine était l’un des responsables. [39]
De cet inventaire, nous pouvons constater plusieurs points. Premièrement, parmi le panorama brossé dans cet article, les plus hostiles aux thèses « douguiniennes » sont logiquement les identitaires en raison de leur islamophobie et les plus favorables sont, tout aussi logiquement, les milieux nationalistes-révolutionnaires dont les idées sont très proches de celles de Douguine. Deuxièmement, les mentions à la pensée de Douguine, sont surtout confinées dans un milieu précis malgré l’aspect d’éclatement. En effet, toutes les catégories citées sont issues de l’une des mouvances de la Nouvelle Droite, en particulier les trois premières de la critériologie établie par Pierre-André Taguieff. Celui-ci a distingué quatre grandes tendances aux rapports conflictuels ayant dominé le GRECE durant les années quatre-vingt : le traditionalisme « évolo-guénonien » ; le néo-conservatisme « moderniste » de ceux qui se réclamaient de la « Révolution Conservatrice » allemande ; le communautarisme ethniste, qui donnera naissance dans les années 1990 aux identitaires ; et enfin le positivisme, voire le scientisme, « où l’on rencontre une exaltation récurrente des “exploits” de la science et de la technique modernes, érigées en méthode de salut ». [40] La réception des idées d’Alexandre Douguine reste donc encore confidentielle en France et confinée à un milieu précis.
L'appel de l'Eurasie 
1] M. Gabowitsch, « Combattre, tolérer ou soutenir ? », in M. Laruelle (dir.), Le rouge et le noir. Extrême droite et nationalisme en Russie, Paris, CNRS Éditions, 2007, pp. 94-95.
[2] Cf. M. Laruelle, « Alexandre Dugin : esquisse d’un eurasisme d’extrême droite en Russie postsoviétique », Revue d’études comparatives Est-Ouest, nº 3, 2001, pp. 59-78, Le rouge et le noir, op. cit., et La quête d’une identité impériale. Le néo-eurasisme dans la Russie contemporaine, Paris, Pétra 2007.
[3] René Guénon (1886-1951) est une figure importante de l’ésotérisme contemporain. Enseignant, membre de diverses structures occultistes et franc-maçon, il s’en détacha au début du XXe siècle pour énoncer son propre système fondé sur le concept de « Tradition primordiale ». Contrairement à ses contemporains, il ne chercha pas à être un chef d’école. Dès ses premiers livres, il rejeta la modernité et le positivisme. Déçu par l’accueil fait à ses travaux dans les milieux catholiques, il partit en voyage en 1930. Il devait gagner l’Inde mais s’installa en Égypte où converti à l’islam, il devint Abdel Wahid Yahia et épousa la fille d’un Cheikh soufi. Il mourut en Égypte en 1951. Il eut une influence considérable à la fois sur les milieux traditionalistes et maçonniques et sur les milieux artistiques et littéraires.
[4] Aristocrate, artiste, philosophe et historien des religions d’extrême droite italien né à Rome en 1898 et mort en 1974. Evola est un penseur complexe et inclassable. Sa pensée est construite en réaction à l’aristocratie catholique, la tradition chrétienne et le « monde moderne ». Politiquement, Evola se plaçait dans une optique fascisante et européiste. Ses modèles politiques étaient les anciens ordres de chevalerie teutoniques dont il voyait les incarnations modernes dans la légion de l’Archange Michel, du roumain Corneliu Codreanu, dans la Phalange de José Antonio Primo de Rivera ou dans les SS. Julius Evola réarma moralement, dès la fin de la guerre, l’extrême droite italienne, puis la Nouvelle Droite européenne. Il fut même arrêté en 1951 pour avoir impulsé une organisation clandestine, « les faisceaux d’action révolutionnaire ». Par la suite, il se consacrera de plus en plus à la contemplation délaissant l’action. Mais, jusqu’à sa mort, il affinera et radicalisera son discours.
[5] J. Evola, Impérialisme païen avec un Appendice polémique sur les attaques du parti guelfe, Puiseaux, Pardès, 1993.
[6] P. Baillet, « Julius Evola face à l’Allemagne et à l’Autriche (1928-1945) : volontarisme, esthétisme et anti-historicisme », H. T. Hansen, Julius Evola et la « révolution conservatrice » allemande, Montreuil-sous-bois, Association « Les Deux Étendards », 2002, p. 17.
[7] Hyperborée est un continent mythique, de type Atlantide, qui aurait existé au niveau du cercle circumpolaire arctique. Dans la mythologie grecque, le terme « hyperboréen » renvoyait à un peuple, mythique, vivant aux confins septentrionaux du monde connu. Ce mythe était très présent dans la littérature antique et chez des auteurs comme Goethe, chez qui il se confond avec l’Atlantide. À l’aube du XXe siècle, certains ésotéristes racistes ont fait de ce continent mythique le lieu de naissance de la race blanche et de la « tradition primordiale », une supposée connaissance transcendantale.
[8] Sur les idées de Jean Parvulesco, cf. J. Godwin, Arktos. Le mythe du Pôle dans les sciences, le symbolisme et l’idéologie nazie, Milan, Archè, 2000.
[9] Cf. V. Shnirelman, « Les nouveaux Aryens et l’antisémitisme. D’un faux manuscrit au racisme aryaniste », in M. Laruelle (dir.), Le rouge et le noir, op. cit., pp. 189-224.
[10] Actes du XXIVe colloque du GRECE, Nation et empire. Histoire et concept, Paris, GRECE, p. 27.
[11] Cf. M. Laruelle, La quête d’une identité impériale. Le néo-eurasisme dans la Russie contemporaine, Paris, Petra, 2007.
[12] Cf. L. Dupeux (dir.) La Révolution conservatrice dans l’Allemagne de Weimar, Paris, Kimé, 1992 et A. Mohler, La révolution conservatrice en Allemagne (1918-1932), Puiseaux, Pardès, 1993.
[13] J. Thiriart, Un Empire de quatre cents millions d’hommes, l’Europe, Paris, Avatar, 2007.
[14] A. Douguine, Evola et la Russie, Ars Magna, Nantes, 2006, pp. 5-6.
[15] Il est utile de préciser que ces courants sont réels mais arbitraires : des personnes peuvent évoluer au sein de plusieurs courants sans se contredire.
[16] Nº 19, janvier 2008.
[17] egalité&reconciliation.fr.
[18] P.-A. Taguieff, La Foire aux illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits 2005, pp. 264-265.
[19] Cf. B. G. Rosenthal (ed.), The Occult in Russian and Soviet Culture, New York, Cornell University Press, Ithaca, 1997.
[20] J.-P. Laurant, http://www.cesnur.org/2007/bord_lau...
[21] Il existe un fort courant traditionaliste, « guénonien », qui refuse l’antisémitisme et le racisme et qui combat les traditionalistes d’extrême droite de plusieurs façons (analyses/déconstructions des discours, refus de publier ces personnes, etc.).
[22] M. Laruelle « Définir l’objet “nationalisme russe” et sa place dans la Russie contemporaine », in M. Laruelle (dir.), Le rouge et le noir, op. cit., pp. 55-56.
[23] Non signé (« le traducteur »), « Avant-propos », A. Douguine, Le prophète de l’eurasisme, Paris, Avatar Éditions, 2006, p. 17.
[24] Pierre-André Taguieff a montré que Guénon avait théorisé un traditionalisme à orientation universaliste dépourvu d’antisémitisme mais pas d’un certain racisme vis-à-vis des cultures sans écritures, en particulier africaines.
[25] A. Douguine, « Comprendre c’est vaincre », Le prophète de l’eurasisme, op. cit., p. 73.
[26] Ibid., p. 77.
[27] Sur Terre et peuple, voir notre article : « L’extrême droite ‘‘folkiste’’ et l’antisémitisme », Le Banquet, CERAP, nº 24, pp. 255-269.
[28] http://be.altermedia.info/politique....
[29] Sur la Nouvelle Droite, cf. P.-A. Taguieff, Sur la Nouvelle droite, Paris, Descartes et Cie, 1994, J.-Y. Camus, « La Nouvelle Droite : bilan provisoire d’une école de pensée », La Pensée, nº 345, janvier-mars 2006, pp. 23-33.
[30] GRECE, Manifeste pour une renaissance européenne. À la découverte du GRECE. Son histoire, ses idées, son organisation, Paris, GRECE, 2000, p. 113.
[31] Le germaniste belge Robert Steuckers, a été le théoricien de la tendance nationale-révolutionnaire de la Nouvelle Droite après le départ de Guillaume Faye. Il quitte le GRECE en 1993, suite à de violents désaccords avec Alain de Benoist, pour créer le groupuscule Nouvelles Synergies Européennes où il défend les thèses d’un nationalisme anticapitaliste paneuropéen teinté de pensée völkisch.
[32] Cité in P.-A. Taguieff, Sur la Nouvelle droite, op. cit., pp. 311-312.
[33] A. de Benoist, « L’Eurasie annoncée Par Douguine », Éléments, n° 122, automne 2006, p. 12.
[34] Christian Bouchet est la figure la plus connue du courant nationaliste-révolutionnaire au sein de l’extrême droite française. Docteur en ethnologie, enseignant, spécialiste des nouveaux mouvements religieux, directeur de plusieurs journaux plus ou moins confidentiels et animateur de sites Internet, il est aussi l’éditeur sous différentes enseignes (Ars Magna, Avatar et Éditions du Chaos) de brochures et de livres consacrés aux diverses versions du nationalisme-révolutionnaire mondial, ainsi qu’au traditionalisme évolienne et à l’ésotérisme. Militant depuis le début des années 1970, il a appartenu à toutes les organisations nationalistes-révolutionnaires depuis cette époque, en devenant un dirigeant au milieu des années 1980. Il fut le secrétaire général d’Unité radicale avant d’en partir peu de temps avant la tentative d’assassinat de Maxime Brunerie sur Jacques Chirac en 2002. Adhérent du GRECE de 1982 à 1988, il en est toujours considéré comme un « compagnon de route ».
[35] A. Douguine, Evola et la Russie, op. cit.
[36] S. François « Géopolitique des Identitaires », à paraître.
[37] A. Umland, « Vers une société incivile », in M. Laruelle (dir.), Le rouge et le noir, op. cit., pp. 165-169.
[38] Ibid., p. 169.
[39] M. Mathyl, « Nationalisme et contre-culture jeune dans la Russie de l’après-perestroïka ? », in M. Laruelle (dir.), Le rouge et le noir, op. cit., pp. 128-137.
[40] P.-A. Taguieff, Sur la Nouvelle droite, op. cit., pp. 283-284.

Les « preuves » secrètes de la CIA contre Assad

Le gouvernement syrien a réalisé la pire attaque chimique de ce siècle : c’est ce que déclare le président Obama sur la base de l’enquête de la communauté US du Renseignement, le réseau tentaculaire de services secrets composé de 17 organisations fédérales. En premier lieu la CIA, bien connue pour sa rigueur morale et la fiabilité de ses informations, comme elle l’a démontré en organisant les coups d’État les plus sanguinaires (en Indonésie en 1965, au Chili en 1973) et en fabriquant en 2003 les preuves (exhibées au Conseil de sécurité) justifiant la guerre et l’invasion de l’Irak.
Les résultats de l’enquête sont exposés dans le document de la Maison-Blanche U.S. Government Assessment of the Syrian Government’s Use of Chemical Weapons on August 21, 2013 [1]. Selon de non mieux identifiées « sources indépendantes » ce sont les forces gouvernementales qui ont frappé le 21 août avec des armes chimiques 12 localités de Damas. Inutile cependant de chercher les preuves dans le document. Celui-ci n’est qu’un « résumé déclassifié de ce qui s’est produit ». Les pages contenant les présumées preuves sont « classifiées », c’est-à-dire gardées secrètes pour « protéger les sources et les méthodes ». Elles n’ont de ce fait été fournies qu’ « au Congrès et aux partenaires internationaux fondamentaux » (comme les monarchies absolues du Golfe qui se passent très bien de vrais parlements, NdT).
Le gouvernement étasunien, explique le président Obama, a trouvé les preuves « sans attendre les inspecteurs des Nations Unies ». Sans écouter non plus Carla Del Ponte qui, au terme d’une enquête de l’Onu, avait attribué aux « rebelles » l’utilisation d’armes chimiques. Et en confirmant que le Conseil de sécurité ne compte pour les États-Unis que quand il donne le feu vert à leurs guerres (en autorisant « toutes les mesures nécessaires » comme cela s’était passé contre la Libye), Obama souligne d’un ton méprisant : « Je continue confortablement sans l’approbation d’un Conseil de sécurité des Nations Unies, jusqu’à présent paralysé et hésitant à juger Assad responsable » [2].
En réalité il continue, mais pas si « confortablement ». Même si la Ligue Arabe (poussée par Kerry) demande « toutes les mesures nécessaires » contre Damas, il manque la participation militaire directe de certains alliés européens (due surtout à des difficultés politiques et économiques intérieures). Cameron veut « une riposte dure » contre Assad mais a été recalé par le parlement. Merkel déclare que « l’attaque chimique ne doit pas rester impunie », mais l’Allemagne ne participe pas à une action militaire. Letta accuse le gouvernement syrien de « crime contre l’humanité » et exprime sa « compréhension » pour une intervention militaire des USA et de la France, à laquelle le gouvernement italien ne peut pas participer sans mandat de l’Onu (même s’il y participe en aidant les commandements et les bases étasuniens en Italie à préparer l’attaque, qualifiée par le ministre de la Défense Mauro comme « un signal à Assad, pas une véritable guerre ».
Les doutes et les peurs augmentent donc, pendant que les manifestants contre la guerre descendent dans la rue, devant même la Maison-Blanche. C’est alors que le président Obama se souvient qu’il est « démocratique », en annonçant que « pour l’emploi de la force il demandera l’ autorisation des représentants du peuple américain au Congrès ». Il prévient cependant qu’il est prêt à donner à tout moment l’ordre d’attaquer. « Quel message donnerons-nous si un dictateur peut gazer des centaines d’enfants sans être punis ? » demande Obama.
Un message a déjà été donné par les États-Unis : en tuant des millions de Vietnamiens, dont de très nombreux enfants, y compris avec l’Agent orange à la dioxine qui après la guerre a continué à provoquer des morts et des naissances de bébés malformés ; en faisant des massacres en Irak, Yougoslavie, Afghanistan et Libye avec des bombes chimiques au phosphore blanc.
Sans qu’un président des États-Unis n’ait jamais été puni.
[2] I’m comfortable going forward without the approval of a United Nations Security Council that, so far, has been completely paralyzed and unwilling to hold Assad accountable”

Les anti-Lumieres

Dans un ouvrage, le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon écrit « La révolution implique l'oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l'école a un rôle fondamental, puisque l'école doit dépouiller l'enfant de toutes ses attaches-pré-républicaines pour l'élever jusqu'à devenir citoyen. Et c'est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l'école et par l'école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelle tables de lois ». Dans cette phrase caractéristique de l'esprit des Lumières on prône donc l'oubli total de ce qui précède, de dépouiller l'individu de son passé, de tout ce qu'a transmis la famille, pour créer un citoyen c'est à dire un homme nouveau conçu par l'État et conforme à l'idéologie républicaine.
Laurence Rossignol, sénatrice PS déclarait : « Les enfants n'appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l'État ». Les anti-Lumières, sans être explicitement des défenseurs de la famille, s'opposent radicalement à cette nouvelle vision de l'homme, c'est à dire créer un homme abstrait coupé de tout aspect charnel et de toute tradition et historicité comme Platon créait un monde des idées en se coupant du monde sensible. Pour les anti-Lumières l'homme appartient charnellement à une communauté historique de la terre et des morts, du sang et du sol.
Ce débat feutré entre intellectuels et universitaires prend une tournure radicale sur le plan politique. L'Étude des anti-Lumières permet d'approfondir par symétrie les idées des Lumières. Pour les tenants actuels des Lumières, la France commence à la révolution, puisque selon leur idéologie on fait table rase du passé, et on ne l'appelle pratiquement plus que la République. La pensée des anti-Lumières a été essentiellement une pensée réactive dans un premier temps contre la révolution française pour ensuite fonder l'idée d'un nationalisme moderne.
Globalement les anti-Lumières s'opposeront à l'idée de raison, cette dernière n'ayant été jamais vraiment définie, si ce n'est l'opposer aux préjugés et à la tradition. L'histoire a montré qu'on a tué massivement au nom de la Raison surtout lorsqu'elle était synonyme de sens de l'Histoire. Les anti-Lumières défendront les préjugés, l'autorité, la tradition, la hiérarchie, l'historicité, le plus souvent la religion même si la plupart de ceux-ci n'étaient guère croyants si l'on excepte le pasteur Herder. Ils vomiront tous la démocratie et l'idée d'égalité entre les hommes. Nietzsche a été un cas à part par son combat contre la religion et a été sans doute le plus talentueux pour ridiculiser l'idée d'égalité. Il associait dans le même mépris christianisme et démocratie.
Edmund Burke
Ce philosophe et politique irlandais a considéré la Révolution française comme la plus grande catastrophe de son époque. Il a développé son analyse dans « réflexion sur la Révolution de la France ». Burke a fait aussi une apologie de l'Ancien Régime. On ne peut faire atteinte à un ordre établi par l'Histoire.
Burke n’a pas de mots assez durs contre cette révolution qui.veut « l'extirpation de la religion ». Il faut donc que les puissances chrétiennes abattent « le mauvais génie qui s'est saisi du corps de la France ». En 1789 la peste s'est installée en Europe. Le philosophe rejette l'idée du contrat social prôné par Rousseau. Pour ce grand conservateur, il faut impérativement préserver la hiérarchie sociale et la tradition. On ne fonde pas un système politique sur une raison abstraite et de plus mal définie. Il faut faire confiance aux constructions historiques de chaque peuple.
Herder
Ce pasteur Luthérien allemand n'a pas fait que geindre sur la révolution française et a fondé les bases du nationalisme. Son christianisme ne l'a pas empêché de défendre un germanisme virulent. En termes jungiens on peut dire qu'il a exprimé l'inconscient collectif allemand ou germanique où la supériorité du Germain ou des races nordiques semblait aller de soi. Il fait l'apologie de l'idée du peuple qui doit être préservé. Herder critique bien sur la raison desséchante face à la vitalité de l'instinct.
Sa pensée pro-allemande devient même très anti-française sur le plan politique et même vis à vis du classicisme français.
Le pasteur défend le préjugé qui vient de la tradition. L'ancien élève de Kant défend le sentiment religieux qui est devenu honteux pour les Lumières. Une nation doit conserver sa religion, sa langue, ses traditions... L'homme est le produit de ses ancêtres et non pas des institutions. La culture est première selon Herder. Toutes ces idées fonderont le nationalisme allemand et même français. Ces deux nationalismes se croiseront sans cesse au cours de l'Histoire. Maurras à la différence de Herder verra la supériorité de la culture gréco latine, mais le fond idéologique est semblable. L'Allemand a fondé l'historisme. Les ennemis de la pensée herderienne sont Voltaire, Rousseau et en Allemagne bien sur son ancien professeur Kant et ses valeurs universelles. Herder comme Burke dénonce l'universel au nom du particulier. Sa haine contre Voltaire vient aussi du fait que le Français était l'incarnation du rationalisme et de l'athéisme de plus anti-chrétien ce qui ne pouvait que révulser le pasteur. « Voltaire est le représentant typique de l'esprit philosophique de la modernité idéologique et de son corollaire, la décadence française ? La sénilité du XVIIIème siècle philosophique s'exprime dans la culture française de son temps, symbole en voie de dépérissement de tout un monde, un monde où « on raisonne », où on publie des dictionnaires et des encyclopédies, le monde d'un « esprit abstrait ! Philosophie à l'aide de deux idées, la chose la plus mécanique du monde ». Le tempérament français « n'est que faux-semblant et faiblesse ».
« La philosophie de la langue française empêche donc la philosophie de la pensée ».
La pensée politique de Herder pourrait s'annoncer ainsi « Aucun humain, aucun pays, aucun peuple, aucune histoire nationale, aucun État n'est pareil à l'autre, par suite donc le vrai, le beau et le bien n'y sont pas pareils. Si l'on ne cherche pas cela, si l'on prend aveuglément une autre nation pour modèle, tout est étouffé ». On a là une définition du relativisme culturel.
Joseph de Maistre
Savoyard puisque la Savoie n'était pas encore française, cet écrivain défendit l'idée du préjugé « digue contre la raison ». Le préjugé vient d'une tradition et préserve un peuple. Il écrivit aussi cette phrase qui deviendra un lieu commun pour la pensée nationale ou nationaliste.
« J'ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes et je sais même grâce à Montesquieu qu'on peut-être Persan mais quant à l'Homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie ».
Il critique bien sur l'idée du contrat social de Rousseau. La société n'est pas une somme d'individus. L'individu seul n'est rien. Il faut une Autorité. La société est définit par ses traditions. La Religion par ses croyances communes soude une nation et crée la cohésion d'un peuple. Si les Lumières ont considéré le christianisme comme ennemi de la République, Maistre étant royaliste considère qu'il soutient le pouvoir monarchiste. Maistre est pour la hiérarchie et considère l'égalité comme une utopie néfaste. Il fut une référence pour les royalistes. Honoré de Balzac pour qui « les élections étaient un raz de marée de la médiocrité » fut influencé par le penseur savoyard. Finissons par un extrait écrit dans « Considérations sur la France de 1796 ».
« Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu'on a vu et peut-être de tout ce qu'on verra. Il n'y a plus de prêtres, on les a chassés, égorgés, avilis, on les a dépouillés. Et ceux qui ont échappé à la guillotine, aux bûchers, aux poignards, aux fusillades, aux noyades, à la déportation, reçoivent aujourd'hui l'aumône qu'ils donnaient jadis. Les autels sont renversés, on a promené dans les rues des animaux immondes sous des vêtements de pontifes. Les coupes sacrées ont servi à d'abominables orgies. Et sur ces autels que la foi antique environne de chérubins éblouis, on a fait monter des prostituées nues ».
Ernest Renan
Ce Breton particulièrement brillant et doté d'une immense culture fut reçu premier à l'agrégation de philosophie. Pour lui « l'égalité est la plus grande cause d'affaiblissement politique et militaire qu'il y ait ». « Ne comprenant pas l'inégalité des races... la France est amenée à concevoir comme la perfection sociale une sorte de médiocrité universelle »
Citons encore Renan : « s'il a pu être nécessaire à l'existence de la société, l'esclavage a été légitime ; car alors les esclaves ont été les esclaves de l'humanité, esclaves de l'œuvre divine ».
« La nature a fait une race d'ouvriers, c'est la race chinoise... une race de travailleurs de la terre, c'est le nègre... une race de maitres et de soldats, c'est la race européenne ».
« Le Nègre est fait pour servir aux grandes choses voulues et conçues par le Blanc ».
Renan voit dans le christianisme « non la continuation du judaïsme mais bien une réaction contre l'esprit dominant du judaïsme opéré dans le sein du judaïsme lui-même ».
« L'Islam n'est pas tombé sur une terre aussi bonne (l’Europe) a été en somme plus nuisible qu'utile à l'espèce humaine ».
« L'inégalité est le secret du mouvement de l'humanité, le coup de fouet qui fait marcher le monde ». Pour le Breton qui a été professeur au Collège de France « un pays démocratique ne peut être bien gouverné, bien administré, bien commandé ».
De tout ceci on peut dire que Renan en écrivant ne subissait pas la pression du politiquement correct qui nous terrorise de nos jours. L'écrivain conciliait l'amour de la petite patrie, la Bretagne et de la grande, la France. Il finira par accepter la République plus par patriotisme que par conviction. En écrivant « la vie de Jésus », il se braqua contre l'Église catholique. Il étudia « scientifiquement » Jésus et la Bible. Les laïcards de la république érigèrent un monument en son honneur inauguré par le « bouffeur de curés », le petit père Combes. Les catholiques de l'époque considèrent l'événement comme une provocation.
Dans cette confrontation sur l'idée de l'homme, la philosophie des Lumières s'est imposée en France même si le pays a connu quelques soubresauts. Si les écrivains des anti-Lumières ne sont guère étudiés à l'école de la république il reste toujours la littérature dont vont se délecter tous ceux qui n'ont pas le comportement pavlovien de s'agenouiller lorsqu'ils entendent le mot « démocratie ». En France, les deux écrivains de cette mouvance les plus politiques du dernier siècle furent Barrés et Maurras. Lorsque le Lorrain Barrés écrit : « Aux sources les plus intimes du Moi, ce sont les grandes forces issues du passé que l'on se trouve contraint de reconnaître », son historicisme est à l'opposé de la tabula rasa de l'idéologie républicaine. Maurras quant à lui écrira : « La nation est la plus vaste des cercles communautaires qui soit (au temporel) solide et complet. Brisez-le et vous dénudez l'individu... ». Pour le Provençal, la nation n'est pas une somme d'individus mais les constitue. Cette pensée est dans la lignée des anti-Lumières. L'agnostique Maurras considérait que le catholicisme était nécessaire pour unifier la France.
Actuellement notre république est confrontée au multi-culturalisme et vouloir gommer les particularismes culturels et religieux des allogènes comme on l'a fait pour les nationaux semble bien aléatoire. L'école de la république semble bien fragile face par exemple à un Islam conquérant et sans compromis. La grande lessiveuse de l'école républicaine comme le voulait le ministre de l'éducation nationale ne fonctionne plus comme avant.
PATRICE GROS-SUAUDEAU

mardi 3 septembre 2013

Massacre maçonnique de la princesse de Lamballe

[Un texte tiré de la revue L'Héritage]
Parlant des Francs-Maçons et de leurs forfaits, dans son admirable encyclique Humanum Genus, le Pape Léon XIII a écrit ces lignes : « Il n’est pas rare que la peine du dernier supplice soit infligée à ceux d’entre eux qui sont convaincus, soit d’avoir livré la discipline secrète de la Société, soit d’avoir résisté aux ordres des chefs ; et cela se pratique avec une telle dextérité que, la plupart du temps, l’exécuteur de ces sentences de mort échappe à la justice établie pour veiller sur les crimes et pour en tirer vengeance. »
Rien n’est plus vrai, en effet.
La Franc-Maçonnerie profite de toutes les circonstances pour frapper ceux dont elle a décidé la mort.
Quand ses victimes sont des personnages en vue, elle prend, d’ordinaire, ses mesures pour que l’assassinat soit mis sur le compte des passions politiques ; ainsi elle opéra surtout pendant la Révolution. Par exemple, il est certain que plusieurs meurtres essentiellement maçonniques furent commis à Paris, à la faveur des horribles massacres de septembre.
Citons le cas de la princesse de Lamballe.
Cette infortunée princesse, qui fut – personne ne l’ignore – l’amie dévouée de la reine Marie-Antoinette, avait eu la faiblesse, en 1777, de se laisser affilier à la Franc-Maçonnerie, dont elle ne soupçonnait pas les tendances.
Le but de la secte était, à cette époque, d’accaparer quelques personnes de la Cour, surtout celles admises dans l’intimité des souverains. La princesse aimait les fêtes ; on la prit par son point faible.
Elle fut initiée par la Loge La Candeur, de Paris.
En 1781, elle fut élue Grande Maîtresse de la Mère Loge Ecossaise d’Adoption, c’est-à-dire qu’elle fut mise à la tête des Loges de Dames. Le jour de son installation, la « Sérénissime Sœur de Lamballe », le maillet en main, put entendre le Frère Robineau lui chanter, au nom du rite, des couplets fort galants :
« Amour, ne cherche plus ta mère/Aux champs de Gnide ou de Paphos/Vénus abandonne Cythère/Pour présider à nos travaux. Etc… »
D’un esprit très léger, elle ne comprit pas ce qui se tramait dans les Loges et n’ouvrit les yeux que lorsque la Révolution eut éclaté.
Mais alors elle fit son devoir sans aucune défaillance. Elle s’efforça de réparer le mal dont elle avait été la complice inconsciente. En novembre 1791, elle prit l’initiative de la surveillance qu’il était nécessaire d’exercer sur tous les foyers de conspiration. La secte jura de lui faire payer de sa vie son loyal retour au bien.
Au 10 août 1792, la princesse de Lamballe suivit, avec le plus grand courage, la famille royale à l’Assemblée, puis au Temple. Dans la nuit du 19 au 20 août, elle fut transférée à la Force.
Son sacrifice était héroïque ; elle savait, la malheureuse, quel sort l’attendait. On en a la preuve.
En effet, c’est après la fuite de Varennes (juin 1791) que la princesse avait eu les preuves du rôle joué par la secte. Chargée d’une mission en Angleterre, elle avait constaté, avec douleur, l’influence que les Loges exerçaient sur Pitt, le conseiller du roi Georges ; celui-ci avait refusé son intervention, Pitt avait été jusqu’à dire que Louis XVI n’avait que ce qu’il méritait. Après un court séjour en Angleterre, la princesse était passée à Aix-la-Chapelle ; c’est à ce moment qu’elle avait brisé les liens maçonniques. Elle avait rompu avec la secte, et, circonstance significative, fait aussitôt son testament ; ce document, qui a été publié, est daté du 15 octobre 1791. Puis, elle était rentrée en France, pour lier son sort à celui de la famille royale.
Le 3 septembre 1792, à la Force, elle comparut devant le tribunal de sang, présidé par le franc-maçon Hébert. Sa vaillante attitude a été immortalisée par Peltier et Bertrand de Molleville. Conduite dans la rue du Roi-de-Sicile, elle fut égorgée par les massacreurs. Un de ces misérables voulut lui enlever son bonnet avec la pointe d’un sabre et la blessa au front ; un autre la renversa d’un coup de bûche ; elle fut achevée à coups de sabre et de pique. Son corps fut mutilé, telle était la rage de ces scélérats ; on lui arracha le cœur ; on coupa sa tête, qui fut promenée, au bout d’une pique, jusque sous les fenêtres du Temple.
Plus tard, en 1796, ses assassins furent jugés. L’un des principaux, Nicolas Le Grand, franc-maçon, fut condamné à vingt ans de fers ; un autre, nommé Charlat, également franc-maçon, s’était engagé pour aller combattre les Vendéens, mais il fut tué par ses camarades, à qui il faisait horreur à raison de sa participation au crime.

lundi 2 septembre 2013

L’Archaeoraptor : un mensonge évolutionniste !

En 1999, les défenseurs de L’évolutionnisme prétendent avoir trouvé le "chaînon manquant" entre le dinosaure et l’oiseau. De quoi s’agit-il ? En Chine, un étrange fossile est découvert dans la province de Liaoning. Il ressemble à une étrange créature, moitié dinosaure, moitié oiseau : un dinosaure avec des ailes et des plumes, ou bien un oiseau avec une queue et des dents de dinosaure.
On l’appelle l’Archaeoraptor. Le marigot évolutionniste est en émoi. Quelques semaines après, une équipe de chercheurs Chinois déclare que l’Archaeoraptor est faux. Pourtant un grand nombre de scientifiques avaient déclaré avec empressement que ce fossile était un oiseau de la préhistoire(1). Que s’est-il donc passé ? Des paysans chinois très malins réalisent qu’il y a un moyen très simple de gagner beaucoup d’argent en superposant deux vrais fossiles. Le premier est le corps d’un Yanornis, une espèce éteinte d’oiseaux mangeurs de poissons, et le second reproduit la queue d’un petit dinosaure.
Rapidement et sans réserve, la presse s’empare de l’information. L’impact est énorme ! Car l’Archaeoraptor étaye les dogmes sur l’évolution des espèces. On peut enfin dépoussiérer Darwin et ses écrits fantasmagoriques. Ainsi, peut-on entendre que « les dinosaures n’ont pas disparu. Ils se sont répandus avec prodigalité sur la terre sous la forme d’oiseaux. Les oiseaux descendent donc de dinosaures ». Le célèbre National Geographic(2) donne le ton. Il nomme l’animal fossilisé : Archaeoraptor liaoningensis. Le lectorat de la revue doit être comblé par tant de science. Quel bonheur ! Sous le titre "Feathers for T. Rex" (Des plumes pour T. Rex) Christopher Sloan, un des principaux rédacteurs de la revue, annonce fièrement la nouvelle : « Nous pouvons maintenant dire avec certitude que les oiseaux sont des Therapodes (sortes de dinosaures), comme nous pouvons affirmer que les hommes sont des mammifères ». Des dessins croquant des dinosaures avec des plumes composent l’iconographie du dossier. Tout est convenu, confirmé et tranché par la science des temps modernes. Journaux, revues et parutions populaires de vulgarisation scientifique diffusent l’information à l’unisson.
Le Musée d’Histoire naturelle (Museum voor Natuurwetenschappen) de Bruxelles organise du 25 octobre 2002 au 25 mai 2003 l’exposition "Dig a Dino". Rien y est laissé au hasard ! Dans le dossier didactique (page 13) sous le titre Nu bestaan er nog altijd dinosauriërs ! (Les dinosaures existent toujours !), il est écrit : « Les dinosaures n’ont pas complètement disparu. Quelques Theropodes, de petits dinosaures carnivores, ont évolué en oiseaux ! L’Archæoptéryx dont on avait trouvé sept squelettes très bien conservés en Bavière, seraient un de ces premiers oiseaux. La plupart des paléontologues pensent même que les oiseaux sont donc des dinosaures à part entière... » Hallucinant ! Signalons que Fred Hoyle et une équipe de scientifiques ont par ailleurs dénoncé que le "fossile" de l’Archæoptéryx (précédente sorte d’Archaeoraptor) exposé au British Museum avait été fabriqué avec du plâtre et de fins traits de peinture disposés sur une couche initiale de calcaire. Et comble de ridicule, des empreintes digitales des faussaires étaient par endroit restées perceptibles(3).
Dans un article intitulé Dino’s in je tuin ! (Le Dino est dans ton jardin !), Zonneland écrit sur l’exposition : « Les Dinosaures n’ont pas disparus. Presque tous les scientifiques sont à présent convaincus qu’ils sont les ancêtres des oiseaux. Par conséquent, ce que nous voyons dans nos jardins, sont des versions modernes de dinosaures »(4). Le très réputé journal néerlandais Het Nieuwsblad titre de manière explicite : "Dino is verwant met specht" (Le Dinosaure est parent du pic)(5).
Loin de ce battage médiatique, des scientifiques (évolutionnistes) ont préféré garder la tête froide. Alan Feduccia, ornithologue de renommée mondiale et l’auteur d’une encyclopédie sur les oiseaux vivants et fossilisés, affirme que les oiseaux ne peuvent pas descendre du dinosaure. En plus d’importantes différences relatives aux structures pulmonaires. embryonnaires, digitales, il explique que l’anatomie générale du dinosaure est trop éloignée de celle de l’oiseau : les dinosaures possèdent une grande queue et de grosses pattes arrières. Ils sont dotés sur la partie supérieure de leur corps de petites pattes. Toujours sous un angle évolutionniste, les datations rendent surtout compte d’une apparition de l’Archaeoraptor des millions d’années après celle des premiers espèces d’oiseaux.

Par ailleurs, afin d’y chercher un second fossile, des paléontologues chinois se rendent sur les lieux de l’Archaeoraptor. Que constatent-ils ? Des paysans déterrent des fossiles et les acheminent par contrebande à des acquéreurs étrangers. Quand le responsable de l’expédition, le paléontologue Xu Xing trouve un fossile ressemblant étrangement aux photographies du National Geographic, on lui répond alors que l’Archaeoraptor n’existe pas. Il est l’assemblage de deux fossiles, qui a très bizarrement trompé le sérieux et la prudence des "scientifiques" du National Geographic.
La vérité est divulguée par d’autres journaux. Par exemple, l’article "Piltdown Bird" (l’oiseau de Piltdown) du mensuel New Scientist de janvier 2000 fait allusion à une autre supercherie, celle de l’homme de Piltdown. Les évolutionnistes avaient encore clamé avoir défriché le "chaînon manquant", celui qui prouverait que l’homme descend bien du singe. Résumons les faits : Piltdown se situe dans le Sud de l’Angleterre. Dans ce comté du Sussex est "trouvé" un crâne qui sera exposé pendant quarante ans au British Museum. Ce crâne est le vulgaire montage d’une mâchoire d’orang-outang dans laquelle ont été fixées des dents limées et teintées pour faire accroire aux dents d’un homme préhistorique. Le tout est ensuite adapté à un crâne d’homme(6). Les hommes de Neandertal, de Nebraska, de Java, Lucy sont également le résultat de bien tristes mystifications, "compilations" scientifiques(7).
Enfin, les... plumitifs du National Geographic paraissent peu inspirés par les révélations sur l’Archaeoraptor. Son édition de mars 2000 y consacre honteusement dix lignes dans les colonnes du courrier des lecteurs et cinq dans sa parution d’octobre 2000. La grande presse n’est guère plus courageuse. Elle tarde à répercuter l’information sur la vraie nature de l’Archaeoraptor. Trois ans après la sortie du sensationnel dossier du National Geographic et sans panache, Kits s’y résigne dans son n° 7 du 1er décembre 2002 (page 3), Het Nieuwsblad (page 1 des programmes TV) le 5 janvier 2003 ou Gazet van Antwerpen (page 29) le 6 janvier 2003. La presse télévisée néerlandophone fait de même sur les chaînes Overleven et Canvas le 5 janvier 2003 à 21 heures(8).
« Un peu de science éloigne de Dieu. beaucoup de science y ramène » (Louis Pasteur).
(1) "Kits" (bimensuel pour adolescents) du 01/12/02 ; p. 3.
(2) "National Oeograph" N° 196 de novembre 1999 ; pp. 98-107.
(3) Philip Stott dans "De mythe van de evolutie" (1993) p. 19.
(4) "Zonneldand" (84e année) n° 5 du 04/10/02 ; p. 16.
(5) «Het Nieuwsblad" du 20/12/02 ; p. 20.
(6) "De mythe van de evolutie" ; p. 20.
(7) Cf. "Créationnisme et géocentrisme, ces autres révisionnismes" ("LJ" n° 307 du 20/11/03), p. 19-a.
(8) "Leviathan" n° 27 d’avril 2003.

dimanche 1 septembre 2013

La légende de Neville Chamberlain et les accords de Munich, pour ne pas mourir dupe et idiot

Voici un petit mémo illustré sur les accords de Munich.
Entrez le mot «appeasement» (apaisement) dans un navigateur sur la recherche Google, puis cliquez sur « Images ». Vous verrez image après image après image la photo du Premier ministre britannique Neville Chamberlain, dont le nom est synonyme de cet «apaisement» et de la faiblesse en face d’un tyran.
L’histoire officielle, celle écrite par les vainqueurs, le raconte ainsi, Chamberlain aurait « apaisé » Hitler à la Conférence de Munich en Septembre 1938 en remettant la Tchécoslovaquie sous sa « domination ». La guerre aurait alors été évitée, mais « Hitler se serait enhardi par la complaisance de Chamberlain ».
Cette histoire est un mythe du même genre que la shoah des juifs.
ET MAINTENANT, VOICI LA VERITABLE HISTOIRE !  Chamberlain-Hitler-la-veritable-histoire.1
À la fin de la Première Guerre mondiale, les alliés victorieux ont redéssiné la carte d’Europe centrale et orientale. L’état artificiel de «Tchécoslovaquie» a été reconstitué en 1918, mélangeant les Tchèques, les Allemands et les Slovaques dans le nouvel Etat. Des minorités sont venues s’ajouter, des Roumains, des Hongrois, des Polonais ont également été forcés de vivre dans cet état «Frankenstein». La partie allemande (anciennement partie de l’Empire austro-hongrois) est une longue bande de territoire du nord appelé «Sudètes».
Czechoslovakia1920-38
Au milieu des années 1930, un bolchévique nommé Edvard Benes est président de Tchécoslovaquie. Sous son régime, les Allemands subissent des attaques brutales et sont opprimés par les marxistes. Les 3 millions et 500 mille Sudètes allemands souhaitent rejoindre leurs frères allemands sous le Reich d’Hitler, mais se voient refuser le droit à l’autodétermination par le gouvernement stalinien de Benes.
la-fouine-bolchévique-Benes-et-staline
Edvard-benes-et-les-juifs-tchecoslovaquie
Pendant ce temps, juifs et bellicistes mondialistes en Grande-Bretagne manœuvrent pour créer une guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne. La controverse qu’offre la Tchécoslovaquie et les Sudètes est parfaite pour leur objectif. Pour pousser Hitler à la guerre, les marxistes Tchèques intensifient leurs agressions contre les Allemands sudètes impuissants.
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En maltraitant délibérément les Allemands des Sudètes, ils espèrent pousser Hitler à la faute. Celui-ci menace de libérer la région des Sudètes par la force, un mouvement qui pourrait mener à la guerre avec la Grande-Bretagne, la France et l’URSS. Dans une tentative désespérée pour éviter la guerre, Hitler invite trois dirigeants européens pour une conférence à Munich.
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La Conférence de Munich se déroule entre quatre chefs d’Etat européens. Hitler, Mussolini pour Italie, Daladier pour la France, et Chamberlain pour la Grande Bretagne. Ils se rencontrent de bonne foi dans le but de résoudre la crise déclenchée par l’État [bolchévique] gangster artificiel de Tchécoslovaquie.
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Les parties conviennent que les Sudètes devraient légitimement être réunies avec l’Allemagne, et que les Slovaques devraient également avoir leur propre Etat. (République slovaque 1939-1945).
Le faux état tchécoslovaque est dissout et l’Allemagne établit des protectorats AUTONOMES avec ce qui reste (Bohême et Moravie). Sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, les Allemands sont accueillis dans le Reich, tandis que les ethniques Tchèques et  Slovaques  obtiennent également chacun leur propre état. Même la minorité Polonaise et les Hongrois sont en mesure de rejoindre leurs nations respectives. L’accord de Munich est une situation gagnant-gagnant-gagnant-gagnant – gagnant pour les 5 groupes ethniques de Tchécoslovaquie !
Le rat bolchévique Benes s’exile à Londres, et rejoint les fauteurs de guerre juifs qui l’accueillent à bras ouverts. 

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À son retour en Grande-Bretagne, Chamberlain est accueilli par une foule en liesse. Il se réjouit de l’accord de Munich comme « la paix dans notre temps ». Dans toute l’Europe, Chamberlain est loué pour sa diplomatie calme.
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Mais pendant que Neville Chamberlain est accueilli en héros, le belliqueux alcoolique Winston Churchill lance, complètement hors sujet, sa célèbre phrase à deux balles : « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »

L’historien britannique David Irving a révélé que le gouvernement bolchévique tchèque de Benes avait secrètement soudoyé Churchill (avec de l’argent tout simplement) pour qu’il oeuvre à remplacer Chamberlain.

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La baleine qui a vendu le monde occidental
Lors de sa visite triomphale dans les Sudètes allemands libérés, Hitler est accueilli lui aussi en héros, comme Chamberlain en Angleterre.
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Au cours de l’été 1939, les fauteurs de guerre mondialistes manipulent la Pologne (qui détient également captive une minorité allemande opprimée) pour rejouer exactement le même scénario qu’avec la Tchécoslovaquie en 1938, pour pousser Hitler à la faute et obtenir un prétexte pour déclarer la guerre. Et encore une fois, Hitler appelle à une conférence d’urgence.
Mais cette fois-ci, le pauvre Neville Chamberlain ne peut s’opposer aux puissantes forces va-t-en-guerre de Grande-Bretagne. Moins d’une semaine avant que le conflit éclate, Chamberlain est obligé de signer un pacte de défense militaire avec la Pologne. Il n’y aura pas de négociations de paix !

La peinture de Salvador Dali, « L’énigme de Hitler » dépeint un téléphone en pleurs et un parapluie, la marque de Chamberlain,  pendu à la branche. Les appels téléphoniques désespérés d’Hitler vers l’Angleterre ont été ignorés.
Jusqu’au 1er Septembre 1939, les meurtres répétés d’Allemands par les milices communistes juives polonaises obligent Hitler à intervenir militairement, mais sans déclaration de guerre, il s’agit uniquement de faire cesser les massacres. Les états corrompus de Grande-Bretagne et de France en profitent aussitôt pour déclarer la guerre, c’est ce qu’ils cherchaient. Churchill jubile à propos de sa prophétie de guerre.

Ainsi est née la légende de « l’apaisement » de Neville Chamberlain! 

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 Source : tomatobubble.com via Stormfront
Traduction libre : Propagandes.info

http://www.propagandes.info/blog/

Uranus : un casse-tête pour les "scientifiques" évolutionnistes

Les intelligences vont moins vite que les engins spatiaux...
Voilà bientôt vingt ans (en janvier 1986), la sonde spatiale Voyager 2 approchait la planète Uranus, septième des neuf planètes du système solaire, et transmettait des informations qui ne devaient être rendues publiques que des années plus tard, puisque la revue Creation dut attendre juin 2002 pour en faire état.
Il est vrai que certaines des découvertes signalées contredisaient fortement le dogme évolutionniste et que, Uranus tenant son nom d’Uranie qui était la muse de l’astronomie, même les esprits les plus "scientifiquement corrects" auraient dû voir un signe dans le fait que cette planète est, entre toutes, celle qui porte la contradiction la plus claire à la vulgate big-banguiste.
Mais les tabous étant plus fort que les évidences, deux décennies plus tard, alors même que la théorie du Big Bang est à peu près discréditée ou, pour le moins, sérieusement cabossée, le dogme évolutionniste continue de régner sans partage même quand ses incohérences crèvent littéralement les yeux.
Uranus, dix-neuf fois plus éloignée du Soleil que la Terre, tourne sur elle-même en une dizaine d’heures pour effectuer une révolution complète en quatre-vingt-quatre années terrestres. Dès 1948, on a observé que les cinq satellites d’Uranus alors connus (en 1979, l’encyclopédie illustrée Larousse ne lui en accordait encore qu’une quinzaine) tournent sur un plan orbital perpendiculaire à celui des autres planètes et leurs satellites. L’axe de rotation et les pôles de cette étrange planète sont alignés sur ce plan. Cela signifie qu’Uranus, contrairement aux autres corps célestes du système, tourne sur son flanc, et que son point le plus chaud n’est pas son équateur mais le pôle exposé au Soleil.
Cette simple observation fait exploser (chacun son tour...) la théorie du Big Bang. Celle-ci stipule en effet que toutes les planètes et leurs satellites ont pour origine une unique masse gazeuse originelle qui aurait tourné sur elle-même jusqu’à donner naissance au système solaire.
Impossible, dans ce cas de figure, d’expliquer comment un système planétaire sur neuf aurait pu, lui seul, réagir différemment des autres à la même cause.
Contraints de reconnaître que l’exception d’Uranus battait en brèche le mythe du Big Bang. les évolutionnistes ont alors posé l’hypothèse d’une autre catastrophe cosmique, postérieure donc au Big Bang et qui aurait, en quelque sorte, fait basculer le système Uranus et lui seul. Las ! A peine formulée, cette théorie d’exception s’est heurtée à des impossibilités : l’ellipse d’Uranus ne montre aucun signe de catastrophe ou de collision. Bien au contraire ! Elle est, après celle de Vénus, de la Terre et de Neptune, l’ellipse la plus parfaite et la plus circulaire. De plus, Uranus est, après la Terre, la planète la mieux alignée au plan écliptique.
Autre obstacle : on ne trouve aucun des débris planétaires innombrables qu’une telle collision cosmique aurait forcément provoqué à l’exception de la vingtaine de satellites répertoriés depuis Voyager 2.
Enfin, un tel phénomène cosmique aurait concassé les cinq satellites initialement connus (avant Voyager 2) et qui constituaient seulement 0,01 % de la masse totale d’Uranus.
Mais au lieu de se rendre à ce constat d’impossibilité, certains scientifiques ont jugé astucieux d’ajouter une nouvelle catastrophe cosmique qui chaque fois, vient "expliquer" toute nouvelle incohérence manifeste. Ainsi, Miranda, qui, jusqu’à Voyager 2 était le plus petit satellite connu d’Uranus avec un diamètre de 472 kilomètres, serait-il le résultat de cinq catastrophes !
Il est d’ailleurs assez comique de voir les évolutionnistes s’attacher, pour se débarrasser de ces particularités indisciplinées, à l’hypothèse passe-partout d’une Grande Catastrophe qu’ils rejettent par ailleurs avec un haussement d’épaules quand les créationnistes l’avancent pour justifier la réalité historique du déluge ou les datations courtes par l’examen des couches géologiques.
Mais décidément bien arrogant, le "frère" d’Uranie inflige d’autres démentis aux sectateurs du Big Bang.
A l’inverse des trois autres planètes gazeuses du système solaire qui délivrent beaucoup plus d’énergie qu’elles n’en reçoivent du Soleil, Uranus, en proportion de sa taille, de sa composition atmosphérique, de sa vitesse de rotation et de son positionnement dans le système solaire, dégage bien peu d’énergie. Voyager 2 a permis de découvrir aussi que le champ magnétique de cette planète forme un angle de 60° avec son nord géographique, son axe de rotation. Cela étonne fort les "scientifiques", car le champ magnétique se forme sous l’effet de l’axe de rotation par un phénomène d’effet dynamo.
Récemment encore, de telles interprétations, peu crédibles, ont déformé la véracité des toutes dernières informations fournies par la sonde spatiale Cassini, approchant et livrant des images inédites du voile brumeux qui enveloppe Titan, un des plus grands satellites de Saturne.
Ainsi, Toby Owens du Jet Propulsion Laboratory déclare dans le Daily Telegraph du 28 octobre 2004 que Titan a « une atmosphère primitive qui a été préservée pendant 4,6 milliards d’années. » Et d’ajouter, dans l’enthousiasme : « Titan nous donne la chance d’un voyage cosmique et temporel... en revenant aux premiers jours de la Terre quand elle avait une atmosphère similaire ».
Sans insister une fois de plus sur le caractère arbitraire et fantasmagorique de la datation de l’origine du système solaire, on peut s’étonner de découvrir, d’après cette assertion, qu’un "scientifique" était présent avec son laboratoire portable quand la Terre fut créée. Faute de quoi, on se demande ce qui autorise quiconque à garantir la composition primitive de l’atmosphère terrestre à l’époque...
Le bulletin trimestriel créationniste Creation update n° 55, paru en décembre 2004, ne manque pas de souligner cette galipette scientifique derrière laquelle se cache, comme toujours, l’antique refus de reconnaître la main du Créateur dans Son Œuvre.
Tout en prétendant dénoncer dans la Genèse une fable écrite par des escrocs à l’usage de demeurés, les joueurs de Meccano savant s’agitent comiquement pour fabriquer une nouvelle usine à gaz qui remplacera la vieille machinerie déglinguée du darwinisme et produira de ces nouveaux mensonges fumigènes, de composition invérifiable, dont le but est de cacher la vérité et d’embrumer les esprits.
Mais au-dessus de leurs gesticulations, dans la Gloire des cieux, Uranus continuera de briller discrètement. Comme le sourire d’un père de famille qui, au fond, s’amuse de la désobéissance entêtée, vaniteuse et maladroite de ses enfants rebelles.
Car jusqu’à la fin des temps...
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament annonce l’oeuvre de ses mains. (Psaume XIX,1-2).
***
Uranus
Planète géante gazeuse à peine visible a l’oeil nu à une distance moyenne du Soleil de 2 870 972 200 km.
Son diamètre équatorial est de 52 400 km. Sa période de révolution est de 84,016846 ans.
Sa période de rotation (jour) dure 17,23 heures.
Inclinaison orbitale : 0,76986°.
L’axe de rotation est incliné de 97,86°.
Sa vitesse orbitale moyenne est de 6,83 km/s.
La vitesse de libération équatoriale y est de 21,29 km/s.
Sa masse est de 14,48 (Terre = 1).
Sa densité : 1,3 (Terre = 1).
Sa gravité au sol : 1,15 (Terre = 1).
Température au sol : -197° là où la pression est de 1 bar.
Composants de l’atmosphère : H2, He, CH4.
Nombres d’anneaux : 11.
Ses satellites que l’on découvre au fil des années portent soit des numéros anonymes soit des noms tirés de l’oeuvre de Shakespeare : Cordelia (fille du roi Lear), Ophelia (fille de Polonius dans "Hamlet"), Bianca (soeur de "La Mégère apprivoisée"),  Cressida (fille de Calchas dans "Troilus et Cressida"), Desdemona (épouse d’Othello), Juliette (de Roméo...), Portia (épouse de "César"), Rosalind (l’androgyne de "Comme il vous plaira"), Puck (esprit malin du "Songe").
Seul Belinda porte le nom d’une héroïne d’Alexander Pope.

Le plus ancien globe terrestre à montrer le Nouveau Monde

7hy8.jpgUn globe terrestre remontant aux années 1500 a été retrouvé. Fabriqué à partir d’un œuf d’autruche, il comporte 71 noms dont certains font référence au Nouveau Monde.
Baptisé Erdapfel, le plus ancien globe terrestre jamais retrouvé a été fabriqué en 1492 par Martin Behaim. Au vu de cette date, il ne comporte logiquement pas le continent américain à peine découvert à cette époque. C’est donc une remarquable trouvaille qui vient d’être annoncée par des spécialistes : celle d’un globe remontant aux années 1500 et montrant le Nouveau Monde. L’objet pourrait ainsi être le plus ancien globe terrestre trouvé et représentant le continent. [...]
Pour percer les secrets de l’objet, le scientifique a utilisé la datation au carbone, des tests de tomographie informatique, une évaluation de l’encre, ainsi qu’une analyse géographique, cartographique et historique. Ceci a permis de découvrir que le globe a été fabriqué à partir d’un œuf d’autruche, plus précisément de deux moitiés inférieures de deux œufs. Il daterait d’environ 1504 et aurait été conçu à Florence en Italie. [...]