Mythes et antimythes
Culture et histoire
vendredi 30 janvier 2026
jeudi 29 janvier 2026
Un tombeau chrétien vieux de 1700 ans rappelle l’histoire oubliée de la Turquie
Le Bon Pasteur romanisé
Le site, situé dans la nécropole de Hisardere, est daté du IIIe siècle, une période durant laquelle les chrétiens de l’Empire romain vivaient encore sous la menace de persécutions. Ils devaient alors pratiquer leur foi en secret, dans des lieux discrets, loin du regard des autorités impériales. À l’intérieur de cette chambre funéraire, creusée à environ un mètre sous terre, la figure du Bon Pasteur se déploie sur le mur principal. Le Christ y apparaît jeune, imberbe, vêtu à la romaine, portant un agneau sur ses épaules, symbole de la brebis égarée que le berger ramène au troupeau. Cette représentation renvoie bien sûr directement à l’Évangile selon Jean où il déclare : « Je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent », soulignant la protection et l’amour du Christ pour les Hommes.
Dans l’art paléochrétien, ce motif est fréquent, notamment dans les catacombes de Rome. Il permettait aux croyants d’exprimer leur foi de manière discrète, à une époque où les symboles chrétiens explicites pouvaient être dangereux. Ici, le Bon Pasteur devient aussi une figure d’espérance face à la mort.
D’autres symboles et découvertes
D’autres éléments décoratifs complètent l’ensemble des fresques du caveau, comme des dattiers. Cet arbre, capable de prospérer dans des régions hostiles, était alors associé à la résilience, à la vie éternelle et à la victoire du Christ sur la mort.
À l’intérieur du tombeau ont également été retrouvées les dépouilles d’un enfant et d’un couple adulte, ces derniers semblant avoir été représentés sur les parois. Leur apparence et leurs vêtements finement détaillés indiquent qu’ils appartenaient sûrement à l’aristocratie locale. Assez fortunés, ils purent ainsi faire aménager ce caveau orné de ces magnifiques fresques, signe de leur statut social. Les corps étaient enveloppés dans un linceul richement brodé, dont ne subsistent aujourd’hui que quelques fils d’or, précieux témoins de la splendeur passée mais également pratique peu répandue à l’époque.
L’ensemble de ces découvertes illustre ainsi la transition progressive des esprits et des pratiques funéraires dans les temps du Bas-Empire romain. Elles révèlent un glissement subtil entre les conceptions païennes de l’au-delà et les nouvelles croyances chrétiennes.
Le christianisme anatolien
L’Anatolie, correspondant en grande partie à l’actuelle Turquie, fut l’un des principaux berceaux du christianisme. Dès le Ier siècle, les apôtres et les premiers convertis parcoururent ces terres, parmi lesquels saint Paul, originaire de Tarse, et saint Jean, installé à Éphèse. Ces derniers fondèrent alors de nombreuses communautés chrétiennes et diffusèrent le message du Christ dans toute la région.
Des villes comme Antioche, Éphèse ou Smyrne devinrent ainsi rapidement des centres importants dans le développement du christianisme primitif. Elles figurent d’ailleurs parmi les célèbres « Sept Églises de l’Apocalypse » mentionnées dans le Nouveau Testament, témoignant de l’importance de l’Anatolie dans l’esprit même des Évangélistes.
Iznik elle-même, anciennement Nicée, joue également un rôle majeur dans l’histoire du christianisme lorsqu’en 325 l’empereur Constantin y convoqua un concile réunissant les principaux évêques de l’Empire. Ces derniers y débattirent des dogmes de l’Église et rédigèrent le célèbre Credo de Nicée, ce texte fondateur qui structure encore aujourd’hui la foi de nombreuses Églises chrétiennes. La ville conserve des vestiges remarquables postérieur à cette période, comme l’église Sainte-Sophie, à ne pas confondre avec la célèbre basilique de Constantinople. Cette dernière fut édifiée au VIe siècle par l’empereur Justinien, mais transformée en mosquée après la conquête ottomane au XIVe siècle.
Cet héritage chrétien se maintint durant toute la période byzantine et l’orthodoxie. Cependant, l’arrivée des Turcs seldjoukides au XIe siècle, puis la disparition de l’Empire byzantin au XVe siècle, transformèrent profondément la région. Progressivement, l’islam s’imposa comme la religion dominante de la contrée, reléguant le christianisme au statut de minorité et voilant peu à peu la mémoire de ses profondes racines locales.
Fort heureusement, à travers la découverte du tombeau de Nicée, c’est tout un pan de l’histoire chrétienne de l’Anatolie qui refait surface, rappelant que cette terre, aujourd’hui majoritairement musulmane, fut autrefois un cœur battant du christianisme naissant.
mercredi 28 janvier 2026
Avec son déluge, le GIEC est englouti dans le tsunami de ses mensonges
Raconter à des millions de gens que des îles où ils n’iront jamais ne vont pas tarder à être submergées par la montée des eaux est un mensonge facile. Surtout quand les charlatans de la peur se cachent derrière ces mots magiques « selon des scientifiques… ». Sans dire lesquels. Ni indiquer leur domaine d’expertise. Une aubaine pour ceux qui connaissent la réalité et en profitent pour investir.
Quand ils entendent les mots « déluge climatique » les riches demandent « Où ça ? J’achète ! »
Des personnalités de la finance, du spectacle, des médias et des nouvelles technologies appuient le discours alarmiste. Mais ces pythonisses progressistes défient Water World en construisant dans l’archipel de Hawaï des demeures à plusieurs millions de dollars les pieds dans l’eau. Sur le rivage, où le mètre carré vaut plus cher qu’à Manhattan. Pour 2 millions de dollars, tu as un cabanon sur la plage. Pour une baraque de 4 ou 5 pièces, compte un million par pièce.
D’autres achètent des atolls entiers au Fenua avant d’en chasser les indigènes. Tetiaroa d’où mon ami Teiki et sa petite famille ont été expulsés parce que leur bateau-maison sur le lagon contrariait les héritiers de Marlon Brando qui ne voulaient pas de voisins. Ou Nukutepipi et ses cultures de pakalolo tolérées (en vente quasiment libre à Hawaï) et motu naonao qui ont défrayé la chronique.
Quelques îles et îlots sont encore à vendre. Si vous gagnez au loto, et si ça vous dit, ne vous privez pas ! C’est un investissement plus sûr que les capitaux flottants qui se baladent entre les bourses. Pas les vôtres. Celles de Londres, Tokyo et Shanghai.
Le scénario catastrophe des Kitibati
En 1990, le GIEC prédisait qu’au plus tard en 2020 les Kiribati seraient entièrement submergées. Des savants climatologues annonçaient qu’un cyclone allait les engloutir. Peu probable car cet archipel, situé de part et d’autre de l’équateur, est rarement visité par ces phénomènes extrêmes, protégé par la force de Coriolis.
Les oracles claironnèrent alors que les cyclones toucheraient indirectement l’archipel. Par les grandes houles. Des vidéos sélectionnées abondaient dans ce sens. Quoi de plus spectaculaire que ces maisons les pieds dans l’eau, quand l’inondation résulte de pluies tropicales ou des vagues des marées, très vite évaporées. Ce n’est pas un hasard si les farés traditionnels sont sur pilotis.
Pour les télés-menteurs, cet archipel devait subir un engloutissement digne des plus spectaculaires films catastrophes avec cadavres emportés par les éléments, requins qui s’en régalent, cohortes de réfugiés climatiques affamés et hagards, insuffisance des secours face à l’ampleur du désastre, bateaux qui coulent après avoir été pris d’assaut par des désespérés et hélicos trop lourdement chargés qui se crashent.
En fait, là comme ailleurs, l’océan ne déborde pas, la terre s’affaisse. En raison de l’exploitation excessive des lentilles, ces poches d’eau de pluie retenues dans le sous-sol corallien. Pour préserver cette ressource, sans nuire au développement touristique, il a suffi d’installer de petites unités de dessalement de l’eau de mer pour stabiliser le rivage. Aidés des miki miki (pemphis acidula) arbustes de bois dur appréciant les sols calcaires, pouvant se passer d’eau douce et qui ont des racines assez fortes pour consolider leur emprise. Normalement les graines sont apportées par la mer mais rien n’interdit d’aider la nature.
Les Tuvalu, ces îles qui osent contredire le GIEC
Cet archipel polynésien du centre Pacifique, latitude moyenne 8° S, voit la surface de son territoire s’étendre au lieu de régresser. Des chercheurs de l’université d’Auckland (NZ) ont publié une étude dans la revue « Nature Communications » pour expliquer pourquoi la réalité contredisait les prévisions du GIEC.
Ils ont analysé une multitude de photos aériennes et de mesures satellites effectuées entre 1971 et 2015 englobant les 9 atolls principaux des Tuvalu incluant 101 petits motus. Leurs observations sur plus de 40 ans montrent que la taille de 8 atolls sur 9 ainsi que celle des 3/4 des îlots coralliens ont augmenté en surface de l’ordre de 3 % et en hauteur d’environ 2 %. Les autres étant sans altération notable. Pourtant, dans un déni de réalité obstiné, plusieurs sites web et Wikimerdia n’ont en rien modifié leurs prédictions apocalyptiques.
« Nous avions tendance à considérer les atolls du Pacifique comme des formations géologiques statiques, qui vont simplement être inondées au fur et à mesure de l’augmentation du niveau des océans, mais il existe de multiples preuves que ces îles sont géologiquement dynamiques et en constant changement », indique le co-auteur de l’étude Paul Kench.
Pour expliquer cette tendance, les universitaires NZ avancent des explications observées ailleurs : le mouvement des vagues déplace les sédiments, le sable, les coquilles et débris divers, qui s’accumulent, s’agrègent et se stratifient sur le pourtour des îles. Complétés par les matériaux apportés par les tempêtes qui compensent le phénomène d’érosion côtière. Sans oublier la pousse du corail. À cela s’ajoute un volcanisme pas tout à fait éteint, et une lente remontée de la lithosphère qu’on constate sans s’accorder sur toutes les causes.
Mais oui, la mer monte moins vite que la terre !
Virginie Duvat, géographe à l’université de La Rochelle et observatrice in situ jette un pavé dans le marigot de la pensée unique en publiant en 2015 une étude sur 4 atolls des Tuamotu en Polynésie française : Rangiroa, le plus peuplé et urbanisé, Tikehau, Mataiva et Takaroa, plus ruraux. Regroupant 106 motus de tailles diverses.
Elle constate que depuis le début des années 1960, 28 ont perdu un peu de surface, 39 se sont agrandis et 35 sont restés stables. Un seul motu a disparu, car il a servi de carrière pour agrandir un autre îlot. Et trois nouveaux îlots se sont formés ! Il est amusant de noter qu’elle bossait pour le GIEC qui s’est hâté d’enterrer ses observations.
Virginie Duvat récidive en 2017 en publiant une étude élargie portant sur une centaine d’îles du Pacifique soit 400 motus : archipel Marshall, Kiribati, Tuvalu, États fédérés de Micronésie, Tuamotu sont au programme. La statistique confirme et renforce les premières observations : 77 % sont stables, 15 % sont en expansion et 8 % en légère régression. En d’autres termes, si le niveau de la mer monte un peu, les îles montent au moins aussi vite, sinon plus.
L’argument de l’augmentation du CO2 dissous dans l’océan augmentant son acidification et entraînant la mort des coraux à terme se retourne contre les perroquets réchauffistes. Puisque les coraux morts contribuent à renforcer les rivages en s’y accumulant, et servent ensuite de substrat à des madrépores vivants, eux aussi apportés par les mouvements de l’océan.
Par ailleurs, des sismographes destinés à l’origine à mesurer l’impact des explosions atomiques de Mururoa et Fangataufa ont enregistré un peu partout des signaux liés aux mouvements tectoniques provoquant une dilatation du magma qui pousse la lithosphère vers le haut. Outre quelques volcans actifs, on trouve en Océanie des dizaines de volcans en sommeil, mais qui ne sont ni éteints ni inertes.
Pour contredire ces faits, des réchauffards interprètent la réalité à leur manière.
Des savants à la Greta ont soutenu que, selon Wikimerdia dont on connaît la rigueur scientifique, huit îles du Pacifique avaient été avalées par l’océan à cause de la montée des eaux, entre 2017 et 2021. Avec l’aplomb indécrottable des écolos fanatiques et ignares, ils citaient cinq îles des Salomon et trois de Micronésie.
Je suis allé jeter un œil sur ces « îles disparues ». La plupart étaient des bancs affleurants de moins de 100 mètres carrés qui couvrent et découvrent au gré des marées lunaires et/ou barométriques. Comme de nombreux platiers ou de tout petits motus à fleur d’eau autour des îles coralliennes. Terreur des navigateurs par nuit sans lune avant le GPS.
D’autres étaient des bancs de sable se déplaçant au gré des courants et des tempêtes. Comme cette « île disparue » en 2018 au large de Honolulu, une simple langue aréneuse émergente grignotée par une tempête et reconstituée plus loin.
Christian Navis
https://climatorealist.blogspot.com/
https://ripostelaique.com/avec-son-deluge-le-giec-est-englouti-dans-le-tsunami-de-ses-mensonges/
Lépante, victoire chrétienne contre les Turcs ottomans : il y a 549 ans…

En 1570, à la faveur de la quatrième guerre des Ottomans contre la Sérénissime Venise, les Turcs ottomans prennent Chypre alors vénitienne et massacrent plus de vingt-mille habitants de Nicosie ; ils imposent alors leur piraterie dans la Méditerranée orientale nuisant ainsi gravement au commerce maritime en général et à Venise en particulier d’ où la riposte des Doges de la Sérénissime.
Très rapidement le Pape Pie V rassemble nombre d’Européens dans la Sainte Ligue : Venise menée par l’amiral Sebastiano VENIER, la Savoie avec l’amiral Andrea PROVANA de LEYNI (le comté de Nice étant savoyard), le Saint Siège mené par l’amiral Marco-Antonio II COLONNA, Gênes menée par l’amiral Giovanni Andrea DORIA et l’Espagne ainsi que l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en sont parmi d’autres États européens moins impliqués.
Deux cents galères et une demi-douzaine de galéasses avec 30 000 hommes, tous sont placés sous le commandement de Dom Juan d’Autriche, fils cadet de Charles Quint et demi-frère de Philippe II.
La flotte turque ottomane compte quelques galères de plus mais aussi plus de 60 galiottes avec plus de 60 000 hommes au total.
La dernière bataille d’importance entres Européens et janissaires ottomans remonte à 1565 lorsque Jean de LA VALETTE de PARISOT, grand maître de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, défendit la future capitale de Malte ce qui fut une sévère défaite des Ottomans disparaissant pour quelque temps de la Méditerranée occidentale.
Face à l’avantage turc ottoman, la bataille est incertaine au matin de ce 7 octobre 1571 où les flottes vont se heurter. Grand marin et remarquable soldat, Dom Juan d’Autriche manœuvre de manière à enfermer les Ottomans dans un golfe peu étendu de manière à restreindre leurs mouvements. Dès lors, les galéasses chrétiennes peuvent enfoncer les lignes ottomanes de défense et l’artillerie de la Sainte Ligue démolit les navires ennemis tandis que les galères de DORIA augmentent la dévastation de la flotte ottomane dont les réserves ne peuvent mener de contre-offensive ; dès lors, la bataille navale se mue en bataille d’infanterie sur les ponts des navires ottomans en combinant l’efficacité des arquebusiers et des tercios. La messe est dite. Le bey d’Alger Ali Uludj s’enfuit in extremis avec trente galères tandis que l’amiral ottoman est décapité et sa tête hissée au mat du navire amiral espagnol.
Pour 7 000 chrétiens tombés et 20 000 blessés dont Miguel de CERVANTES qui y perdit sa main gauche et poursuivit sa carrière militaire jusqu’à la bataille de Tunis en 1573 mais il sera fait prisonnier en 1575 lors de son retour en Espagne par les Barbaresques ottomans d’Alger pour cinq années avant d’écrire le Don Quichotte, les Ottomans ont laissé plus de 20 000 morts et 3 500 prisonniers mais aussi des milliers d’hommes massacrés à terre par les Grecs ; plus de 12 000 forçats chrétiens libérés des fers ottomans. Cent-dix-sept galères et treize galiotes ottomanes passent aux mains chrétiennes tandis que plus de soixante galères ottomanes ont été coulées alors que la Sainte Ligue n’en a perdu qu’une douzaine et récupère plus de quatre-cent-cinquante canons et une quarantaine d’étendards ottomans. Seul l’amiral d’escadre ottoman Ali Uluç Pasa parvient à s’échapper et à ramener une trentaine de navires à Constantinople.
Au soir de la bataille, Pie V reçoit au balcon de Saint-Pierre une colombe lui annonçant la victoire de Lépante : en actions de grâce, il institue la fête de Notre-Dame-des-Victoires qu’il fixe à ce 7 octobre et le Saint Rosaire qui est récité à l’aide du chapelet ; Notre-Dame-des- Victoires et du Saint Rosaire est toujours célébrée par l’Église tridentine dont le missel est demeuré immuable depuis le concile de Trente clôturé par Pie V.
L’amiral Sebastiano VENIER deviendra en 1577 le 86e doge de Venise jusqu’à sa mort en 1578.
Défaite navale incommensurable pour les Ottomans mais, bénéficiant de l’esclavage à outrance, ils reconstituent en une année une nouvelle flotte de deux-cent-cinquante galères et se maintiennent à Chypre sans pour autant oser s’aventurer à nouveau dans la Méditerranée occidentale si ce n’est depuis les régences d’Alger, de Tunis ou de Tripoli.
Éclatante victoire chrétienne, il n’y eut guère d’évolution notable dans les décennies suivantes. Cependant la bataille de Lépante demeure la plus importante bataille navale de l’Histoire avec celle qui fut le peplum naval d’Actium le 2 septembre – 31 avant Jésus-Christ mettant fin aux guerres civiles romaines ; les plus importantes batailles navales subséquentes n’atteignent point sa démesure et son intensité préfigurant ce que Samuel HUNTINGTON nommera le choc des civilisations à la fin du XXe siècle. Elle confirme en mer ce que les Espagnols constatèrent sur terre pendant la croisade de reconquête : les mahométans ne savent pas tenir une position ; le grand Sébastien LE PRESTRE de VAUBAN vérifie au XVIIe siècle cette donnée fondamentale édictant que, pour assiéger victorieusement une place forte, il est nécessaire de savoir tenir une position, doctrine sur laquelle il fonde l’art de la fortification : la poliorcétique. En 1954, Marcel BIGEARD expérimente avec brio cette doctrine dans la cuvette de Dien Bien Phu malgré la défaite finale inéluctable et, devenu général, il peut théoriser les guerres asymétriques qui en découlent aussi par ce qu’il nomme le Comitatus, soit l’invention de la terreur généralisée.
Tout comme la bataille de Lépante est le pendant naval de la bataille terrestre de Las Navas de Tolosa du 16 juillet 1212 gagnée par 70 000 chrétiens contre plus de 200 000 almohades mahométans, la bataille de Lépante connaît aussi un pendant terrestre le 12 septembre 1683 lorsque les Turcs ottomans assiègent Vienne sur le monticule du Kahlenberg ; l’Autriche était alors défendue pour ce deuxième siège de Vienne par une coalition européenne menée par le roi de Pologne Jean III SOBIESKI, assisté par le duc Charles V de Lorraine, commandant cette Sainte Alliance forte de 27 000 militaires polonais et de 32 000 militaires du Saint-Empire romain germanique, principalement venus de Bavière avec le roi Maximilien-Emmanuel, de Franconie, de Saxe avec le roi Jean-Georges III et de Souabe. Soit 59 000 chrétiens contre environ 250 000 Turcs ottomans commandés par le grand vizir Mustafa Kara. La doctrine se vérifie dès le milieu de l’après-midi : les Turcs ottomans sont défaits et le vizir s’enfuit tandis que Louis de Bade entre dans Vienne désormais en sécurité. La Hongrie est ainsi libérée les années suivantes. La fête du Saint Nom de Marie est désormais instituée et célébrée tous les 12 septembre tandis que les pâtissiers viennois créent le célèbre croissant pour célébrer cette victoire européenne sauvant leur ville et le pays entier du joug turc ottoman.
Il convient aussi de rappeler, pendant la neuvième guerre d’Italie, de 1542 à 1546, le siège de Nice de juin à septembre 1543 par les troupes turques ottomanes qui parvinrent à entrer dans la citadelle, malgré la défense héroïque sous la houlette de la lavandière Catarina Segurana armée de son battoir, mais se heurtèrent à la résistance farouche du château et furent finalement défaites lors de l’arrivée des troupes impériales commandées par le duc Charles II de Savoie et le marquis del VASTO, gouverneur de Lombardie, les 8 et 9 septembre 1543. Le siège de Nice en duché de Savoie annonçait donc aussi la validité de la doctrine énoncée par Vauban au siècle suivant.
À la suite du siège de Nice, Lépante et Vienne-Kahlenberg permettent de conduire l’empire turc ottoman au traité de San Stefano imposé par la Russie aux Turcs ottomans le 3 mars 1878 suite à la guerre russo-turque ottomane de 1877-78 et à celui de Sèvres du 10 août 1920 ainsi qu’à celui de Lausanne du 24 juillet 1923 le réduisant insuffisamment à la Turquie actuelle en créant l’Irak et ramenant sur la carte la Syrie et le Liban, la Grèce moderne atteignant alors son apogée territoriale selon la Grande Idée d’Elefthérios Kyriákou VENIZELOS, père intellectuel de la Grèce moderne, ainsi que la Palestine mandataire, selon les accords Sykes-Picot du 16 mai 1916, les déclarations d’Arthur Balfour du 2 novembre 1917 et du 15 novembre 1926, la conférence et le traité de San Remo du 24 avril 1920, qui sera partagée entre le Foyer Juif d’Israël créé par David Ben GOURION le 14 mai 1948 et la Transjordanie qui deviendra la Jordanie.
Jean d’ACRE révèle sur Riposte que « le ferment de la guerre mondiale à venir viendra du choc des civilisations entre l’Occident et l’Islam, et l’Afrique surpeuplée et l’Europe [sous-peuplée et envahie].
Il n’y aura pas de terre partagée entre musulmans et non musulmans, entre Africains et Européens, il y aura un vainqueur et des centaines de millions de morts, le reste n’ est que littérature.
Et la France, que des abrutis de politiciens, journalistes, penseurs, gauchistes, écolos qui se sont autoproclamés élites, ont musulmanisée et africanisée à outrance, va être au milieu de ce maelström. » dans son article du 3 courant : Nos métropoles sont des cuvettes de Dien Bien Phu cernées par l’ennemi intérieur.
Dernier point et non le moindre qui est d’une actualité brûlante, le Comité de Lépante présidé par Georges CLÉMENT, homme d’ affaires, écrivain et poète ainsi que contributeur apprécié à Riposte et également président du Comité Trump France, a pour objet de rassembler tous ceux s’opposant à l’invasion mahométane d’où qu’elle vienne.
Le Cercle Légitimiste de France soutient donc le Comité de Lépante et rappelle et honore cette bataille navale mémorable chaque année comme étant toujours une vigie de l’Europe chrétienne alors même que le sultan Erdogan s’implante en Libye pour y capter le pétrole tout en tentant de s’approprier les zones économiques exclusives des États riverains de la Méditerranée orientale pour leur y voler le gaz et le pétrole, occupe le nord de la Syrie pour y massacrer les Kurdes et envoie des mercenaires au Haut-Karabakh arménien afin d’y poursuivre le génocide des Arméniens par les Turcs ottomans en 1915.
Plus largement, Lépante demeure l’emblème de la grande Europe des royaumes souverains et des trois empires d’Autriche, Romain Germanique et de la Sainte Russie liés par le christianisme, socle de leur puissance et garant de leur résistance face au mahométanisme barbare. Puissions-nous garder souvenance de notre passé glorieux et instructif pour affronter victorieusement le présent difficile et le futur compliqué de ce monde dangereux avili par la barbarie mahométane.
Fernand CORTES de CONQUILLA
Cercle Légitimiste de France
fcdc@bbox.fr
7 octobre 2020 en ce 549e anniversaire de la bataille de Lépante
mardi 27 janvier 2026
Les énergies renouvelables nous lâchent justement quand on en a le plus besoin

par Ced
Les éoliennes gelées illustrent un problème majeur des énergies renouvelables, sans oublier les panneaux photovoltaïques recouverts de neige ! On a tous vu l’hélicoptère dégivrer les pales d’une éolienne dans une image devenue virale. Pourtant la demande d’énergie explose lors des vagues de froid. Pire, le vent faiblit souvent en anticyclone hivernal.
Ainsi, les blackouts menacent les populations vulnérables. En France, les politiques Net Zero ferment des centrales fiables. Elles privilégient l’éolien et le solaire sans backup suffisant en mettant en danger nos vies. Les prix de l’électricité s’envolent. Les gens réduisent leur chauffage pour économiser. Cependant, le froid tue plus que la chaleur. Des études du Lancet confirment cela. Elles montrent 5 à 10 fois plus de décès hivernaux. Pourtant la propagande insiste sur les «canicules» !
Par ailleurs, des exemples concrets alertent sur ce danger. Au Texas en 2021, le gel a causé des pannes massives. En Allemagne, le charbon revient en urgence. La France risque pareil si elle ferme des réacteurs nucléaires. Une transition énergétique climatiste est une folie, la précarité énergétique augmentera la mortalité.
En conclusion, ignorer ces faiblesses met des vies en péril. Les décideurs doivent prioriser la fiabilité.
source : Le Libre Penseur
lundi 26 janvier 2026
Thomas Mann et la Révolution conservatrice allemande

Entre 1914 et 1922, Thomas Mann joue un rôle important dans les prémices de la Révolution conservatrice allemande ainsi qu’au sein de cette dernière, avant d’en devenir un renégat et d’adhérer aux idées libérales de la république de Weimar. Lionel Baland nous conte la vie à Munich, durant cette époque, du futur récipiendaire du prix Nobel de littérature en 1929, dont les écrits les plus célèbres seront : Les Buddenbrook : le déclin d'une famille (1901), La Mort à Venise (1912), La Montagne magique (1924), Mario et le Magicien (1930), Charlotte à Weimar (1939), Le Docteur Faustus (1947) et Les Confessions du chevalier d'industrie Félix Krull (1954).
samedi 24 janvier 2026
Le trésor celte de Lavau : une découverte archéologique majeure exposée pour la première fois à Troyes

Dix ans après sa mise au jour, le trésor archéologique découvert à Lavau (Aube) en 2014-2015 est présenté pour la première fois au public à partir du samedi 24 janvier, au Musée d’art moderne de Troyes, jusqu’au 21 juin. L’ensemble réunit 80 objets datés d’environ 450 avant J.-C., considérés comme l’une des découvertes majeures en France des cinquante dernières années.
Les fouilles menées par l’Inrap ont révélé, dans une zone aujourd’hui commerciale, un complexe funéraire comprenant un vaste enclos, un portique monumental et une tombe accessible par rampe, le tout sous un tumulus de plus de huit mètres. Une chambre funéraire de 14 m² abritait un squelette paré d’un torque et de bracelets en or, étendu sur un char à deux roues et entouré de vaisselle liée aux banquets.
Parmi les pièces majeures figure un grand chaudron en bronze, restauré après environ 700 heures de travail, doté d’anses décorées de têtes de félins et de figures représentant le dieu-fleuve Acheloos. L’archéologue Bastien Dubuis, responsable du chantier, raconte : « Au moment de la fouille, on ne s’attendait pas du tout à cette découverte » et se souvient avoir vu « le visage malicieux d’Acheloos » apparaître lors de la fouille.
Les analyses indiquent que ce récipient d’environ un mètre de diamètre pouvait contenir 200 à 300 litres de vin, dont des traces ont été retrouvées : un vin rouge importé et aromatisé “à la mode méditerranéenne”. D’autres objets, comme un œnochoé attique grec enrichi d’ajouts celtes en or et argent, illustrent des échanges culturels et commerciaux au carrefour de routes de la petite Seine. L’archéologue Émilie Millet évoque un « artisanat de cour » d’une « haute technicité ».
La dépouille du prince n’est pas exposée, pour des raisons de conservation et surtout d’« éthique », souligne l’anthropologue Valérie Delattre : « Les objets suffisent à eux-mêmes ». Dix ans d’études ont toutefois permis de dresser un portrait : un homme d’environ 1,70 m, mort dans la trentaine, aux cheveux châtains et raides et à la peau mate, avec une dentition décrite comme quasi parfaite, signe d’un cadre privilégié. Au vu du monument et de la richesse du mobilier, Bastien Dubuis interroge enfin l’appellation : « Est-ce qu’on ne serait finalement pas en présence d’un roi ? »
Le choix du chef et la volonté populaire

Un vingt–sixième texte de notre rubrique « Souvenez-vous de nos doctrines » est à retrouver aujourd’hui, extrait de De la réforme et de l’organisation normale du suffrage universel d’Henri Lasserre.
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Par de semblables raisons qui empêchent absolument l’électeur populaire de voter sur une constitution et de se prononcer sur les immenses questions de Monarchie, de République ou d’Empire, pour de semblables raisons le plébiscite ne peut choisir un chef d’État.
Choisir c’est juger. C’est même juger autant de fois qu’il se présente de compétiteurs. Pour choisir, il faut connaître ; pour choisir, il faut savoir. Et si, affectant de prendre parti parmi ces noms illustres qui sont venus jusqu’à lui, quelque illettré vient me déclarer en se gonflant qu’il préfère Horace ou Lucain à Virgile ou à Homère, je l’écouterai en souriant, mais je ne lui permettrai pas de dire qu’il fait un choix réel. Il ne peut choisir par lui-même, tant qu’il ne saura pas le grec et le latin.
De même en politique.
Qu’il s’agisse d’un Bourbon ou d’un Bonaparte, d’un Thiers ou d’un Gambetta, le populaire ne peut ni porter un jugement, ni exprimer une pensée. Le populaire ne connaît ces hommes que sur des ouï-dire confus. Il ne les voit qu’à travers la brume lointaine et multicolore des premiers paris qu’il lit à l’auberge ou au café, les jours de marché ; à travers la poussière épaisse que fait la renommée autour des gens célèbres ; à travers le vaste nuage d’encens dans lequel le font disparaître les fervents et les thuriféraires ; à travers la fumée noire et pestilentielle dont les ennemis les environnent pour les étouffer. Il ne connaît pas davantage les choses que ces hommes représentent. Il sait les mots de Royauté, de République ou d’Empire. Il ne sait pas, il ne peut pas savoir ce que, au fond, signifient ces mots, et il est tout à fait inapte à discerner en quoi que ce soit ce qu’ils contiennent de conséquences heureuses ou de suites funestes.
Aussi peut-il crier un Vive l’un, ou Vive l’autre, suivant le préjugé que lui aura sifflé aux oreilles le journal dont il est le perroquet ; aussi peut-il acclamer par les rues de la ville sa fantaisie aveugle ou son caprice dans son fondement : il ne peut absolument pas faire de choix ni sur un chef d’État ni sur une forme de gouvernement.
Non, encore une fois, et mille fois non ! Ce vote eût-il lieu à une immense majorité, n’est pas ou ne peut être que par une rencontre de hasard l’expression de la volonté nationale. Car nul ne peut se décider qu’en ce qu’il connaît. Car on ne fait de choix réel que dans les matières de sa compétence. Car il n’y a de volonté que lorsque l’on sait ce que l’on fait. Et ce ne sont point là de vaines subtilités de sophiste, c’est une simple remarque de philosophe et un rappel au sens commun.
https://www.actionfrancaise.net/2026/01/24/le-choix-du-chef-et-la-volonte-populaire/
vendredi 23 janvier 2026
Halte aux mensonges du FLN : le 17 octobre 1961, l’armée française n’a tué personne !
L’émission « Décolonisations – du sang et des larmes » sur la 2, mardi soir, n’a pas manqué de signaler ce « mensonge d’État » que fut le 17 octobre 1961 : un rassemblement pacifique du FLN, interdit par la préfecture, après quelques mois où 80 policiers avaient été assassinés, et 4 000 musulmans exécutés, au cours des affrontements sanguinaires entre MNA et FLN.
Et, pour faire bonne mesure, offert la parole à Zorah Drif, cette criminelle qui avait posé, entre autres, une bombe au « Milk-Bar, rue d’Isly, à Alger, massacrant et mutilant femmes et enfants. Bien entendu, elle n’a exprimé aucun regret, dans un excellent français, enseigné par la « colonisation ».
Chaque année, depuis plus d’un demi-siècle, le 17 octobre 1961 revient à la « Une » de l’actualité pour dénoncer les « soi-disant » 200 à 300 victimes (on n’est pas à quelques dizaines près) de la « terrible » répression policière, suite à la manifestation « pacifique » du FLN (interdite par le préfet), qui, rappelons-le, était tout de même l’ennemi en guerre contre la France à cette époque.
Le 18 octobre 1961, lendemain des manifestations, bilan affiché par Maurice Legay, directeur général de la police parisienne : 3 morts.
Les conclusions du rapport officiel de la commission d’enquête, réclamé par le Premier ministre Lionel Jospin et le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement, concernant les évènements du 17 octobre 1961, et qui leur a été remis en 1998, viennent confirmer mes affirmations (sur le quotidien parisien L’Aurore) sur le nombre de victimes comptabilisé au cours des journées des 17 à 20 octobre 1961.
Cette commission, dénommée « La mission » » était composée de :
– M. Dieudonné Mandelkern, président de section au Conseil d’État
– M. André Wiehn, inspecteur général de l’Administration
– Mme Mireille Jean, conservateur aux Archives nationales
– M. Werner Gagneron, inspecteur de l’Administration.
Elle a examiné scrupuleusement les :
– Archives de la préfecture de police
– Archives du ministère de l’Intérieur
– Archives de l’Institut médico-légal
– Dossiers d’enquête de la police judiciaire
– Graphique des entrées de corps « NA » (Nord-Africain) de septembre à fin octobre 1961.
Pour l’ensemble de l’année 1961, 474 dossiers d’enquête pour homicides ont été dénombrés.
275 se rapportaient à des victimes FMA (Français musulmans d’Algérie) tués par arme blanche, arme à feu, strangulation ou noyade. Pour la plupart par règlements de compte entre les mouvements indépendantistes algériens FLN et MNA.
79 des victimes appartenant aux forces de l’ordre (qui avaient bien des raisons légitimes de procéder à une « ratonnade » ce jour-là).
120 des victimes autres que FMA ou forces de l’ordre.
Entre le mois de septembre et le 6 octobre 1961, 90 morts ont été dénombrés, dont 10 dans la seule journée du 3 octobre et 50 cadavres par noyade ont été découverts dans la Seine, la Marne ou les canaux, donc bien avant le 17 octobre.
En ce qui concerne plus particulièrement la manifestation interdite du 17 octobre, le nombre de manifestants était estimé entre 20 et 25 000. Encadrés par des groupes de choc armés. Les instructions du FLN menaçaient de mort les Français musulmans algériens qui n’obéissaient pas aux consignes.
11 358 ont été interpellés.
2 299 ont été transportés de métropole vers l’Algérie après le 17 octobre 1961.
Le ministre de l’Intérieur, lors de la séance du 31 octobre 1961, a fait part aux sénateurs du bilan de 7 morts et 136 blessés hospitalisés entre le 17 et le 20 octobre 1961 :
**Le 17 octobre 1961 j’étais journaliste d’investigation et chroniqueur judiciaire du quotidien «L’Aurore » et j’ai enquêté dès le lendemain auprès de la morgue et des services hospitaliers, également auprès des établissements et des riverains qui longeaient la Seine.
J’ai accompagné le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force auxiliaire des harkis de Paris, dont le rôle principal était la protection des Algériens de la région parisienne contre les exactions du FLN, qui a enquêté en compagnie de ses deux adjoints le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin et voici le résultat absolument vérifiable de ses conclusions :
Il n’y eut cette nuit du 17 octobre aucune intervention anormale des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la Croix-Rouge, ni d’aucun service d’ambulance.
– Aucun service d’urgence des hôpitaux de Paris et de la banlieue n’a reçu un afflux anormal de blessés
– 2 300 blessés en une seule nuit, cela laisse pourtant des traces, non ? Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées. Où sont donc passés ces 2 300 blessés ? Disparus comme par magie ! Il paraîtrait qu’ils auraient été jetés dans la Seine en même temps que les 300 morts !
L’enquête auprès des barrages en aval de Paris n’a révélé aucune découverte de noyés. Pourtant 300 corps ne se dissolvent pas dans l’eau de la Seine. Les berges sur des kilomètres auraient dû être parsemées de cadavres mais aucun riverain n’en a signalé !
Peut-on d’un coup de baguette magique escamoter 300 cadavres ?
Si l’on conteste ces chiffres, que l’on nous donne les noms des 300 morts, et si 2 300 blessés sont passés par les services hospitaliers, les traces existent, qu’on nous les communique.
Alors Messieurs nos gouvernants, Messieurs les sénateurs, parlementaires, Français et Algériens, voici la liste officielle des cadavres « non identifiés » reçus à l’Institut médico-légal entre le 18 et le 21 octobre 1961 :
– Le 17 octobre 1961, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut médico-légal (la morgue), n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA= Nord- Africain dans la terminologie de l’époque) ;
– Le 17 octobre 1961, de 19 h 30 à 23 heures, il n’y eut qu’une seule victime dans le périmètre de la manifestation, un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21 h devant le cinéma REX, crâne fracassé. Par qui ?
– En dehors du périmètre de la manifestation, « seuls » 2 morts furent dénombrés, Abdelkader Déroues, tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune, tué par balle et étranglé, gisant dans une camionnette, également à Puteaux. Rien ne permet de dire qu’ils furent tués par les forces de l’ordre, puisque la manifestation ne se déroulait pas à Puteaux ;
– Le 18 octobre, à 4 heures du matin, le bilan était donc de 3 morts. Nous sommes donc loin des 200 à 300 morts.
Mais, nous dit-on, les cadavres ont été déposés à la morgue les jours suivants.
C’est absolument faux !
**Les archives de l’Institut médico-légal de Paris affirment qu’entre le 18 et le 21 octobre, 4 cadavres de « NA » seulement furent admis à la morgue :
– Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes
– Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme
– Le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.
Mais ceux qui nous gouvernent sont sans doute persuadés que les médecins légistes et les fonctionnaires d’État ont été « payés » ou ont subi des pressions afin de « dissimuler » ces 200 à 300 cadavres… et que depuis plus de cinquante ans ils se taisent !!
Ces archives inscrivant les « entrées de corps « NA » (Nord-Africains) par jour nous apprennent également que pour tout le mois d’octobre 1961, les 90 corps enregistrés par l’Institut médico-légal étaient, pour la plupart, des victimes du FLN.
Et que pour la totalité de l’année 1961, 308 cadavres de « NA » sont passés par l’IML, la plupart exécutés par le FLN dans sa guerre contre les Messalistes.
Sur ces 308 cadavres de « NA », 34 retrouvés dans la Seine ou la Marne notamment étaient des harkis, des partisans de la France, ou des membres du MNA, une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants.
Et surtout, ce sont ces mêmes « assassins » du FLN qui étaient les organisateurs de cette manifestation « pacifique ».
Ces chiffres cités dans mes livres et mes articles n’ont jamais été contestés.
On vous trompe, on nous trompe, on les trompe, on ment à la France et aux Français et, forcément, on ment aussi aux Algériens qui ne demandent qu’à croire les informations volontairement erronées qu’ils reçoivent.
STOP ! À présent ça suffit. Il est temps d’accepter la vérité, toute la vérité, sur ce prétendu massacre « inventé » de toute pièce par le Parti communiste français, complice du FLN, après la parution du livre « La bataille de Paris », édité en 1991 et œuvre de l’écrivain Jean-Luc Einaudi, rédacteur à « L’Humanité rouge » et membre influent du PCF, qui n’avait que dix ans en octobre 1961.
Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, vous êtes, je le pense, des hommes sincères. Votre ministre de l’Intérieur possède tous les documents officiels concernant la manifestation interdite du 17 octobre 1961.
Ne pensez-vous pas que votre devoir est de tenir informés les parlementaires, les sénateurs et, bien sûr, les Français, sur le nombre véritable de victimes lors de cette manifestation de 1961 ? Et, par la même occasion, que les Algériens en prennent connaissance !
Manuel Gomez
jeudi 22 janvier 2026
mercredi 21 janvier 2026
Pour Trump, le réchauffement climatique est la plus grande arnaque du siècle
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L’automne et l’hiver les plus froids depuis des décennies
En septembre 2025, on notait déjà qu’il n’avait pas fait aussi froid depuis 40 ans. Les explications tirées par les cheveux abondaient chez les écolos réchauffards et selon Monsieur Jobard (c’est son vrai nom) expert du GIEC, c’était vraiment inhabituel. Quelle clairvoyance !
C’est tellement inhabituel que ça repart de plus belle. Les prévisionnistes annoncent une nouvelle vague de froid d’ici fin janvier. De fortes chutes de neige, des gelées et un air glacial sont attendus. La région la première servie devrait être la Bourgogne-Franche-Comté, avant que cet air polaire se répande sue toute la France. Provoquant une hécatombe, surtout chez les vieux et les enfants. Car le froid tue plus que la canicule, mais les médias menteurs ont ordre de n’en rien dire.
« Ils disaient que le réchauffement climatique allait tuer tout le monde… C’est alors qu’il a commencé à faire plus froid ». Une évidence relevée par Trump, niée par la nomenklatura progressiste qui bafouille ses inepties habituelles.
En juillet 2025 le ministère US de l’Énergie a rendu public un rapport d’environ 150 pages balayant les affabulations du prétendu consensus scientifique sur la hausse des températures aux USA et l’augmentation des phénomènes météo extrêmes. Dont la moyenne sur la durée n’a pas varié depuis plus d’un siècle.
La taxe carbone est une escroquerie qu’il faut arrêter
Donald n’a pas oublié que le bellâtre Al Gore, vice-président du queutard Clinton, avait récolté 5 milliards de dollars pour sauver la planète, avec son fonds d’investissement Generation Investment Management. Ruinée en 2008 lors de la crise des subprimes, cette structure menait des recherches dans le domaines des éoliennes et des panneaux solaires où il n’y a plus grand-chose à trouver, tout en investissant dans les nouvelles technologies et l’immobilier, deux valeurs plus sûres.
Al Gore utilisait son carnet d’adresses pour se lancer dans le négoce de certificats d’émissions de CO2. Le CO2 l’abomination absolue ! Sauf si tu raques un max pour avoir le droit de jouer à la fin du monde au bonneteau.
« Cupidité sans frontières » et l’Eurocrature se mirent à vendre des permis d’émission de CO2, preuve que ce gaz n’est qu’un prétexte pour racketter les entreprises, tout en terrorisant les benêts pour qu’ils votent bien. Générant un marché noir du droit à polluer.
– Allez, je t’échange 250 000 tonnes d’hydrocarbures perfluorés contre 500 000 tonnes de dioxyde de carbone.
– D’accord si tu ajoutes 80 000 tonnes de protoxyde d’azote. C’est un deal honnête, non ?
Après les prédicateurs de la bonne pensée, les prédateurs de la bonne soupe
Pour compenser la banqueroute de 2008, une aide de 10 milliards de dollars remboursables aux calendes grecques fut allouée par Barack Hussein Obama afin de remettre à flot ces philanthropes, membres éminents du parti Démocrate. Depuis, Trump a une dent contre ces gens qui dilapident l’argent public pour leurs combines. En plus de leurs magouilles électorales.
Une mesure efficace destinée à en finir avec l’enrichissement indu de la nomenklatura réchauffiste consiste à contrer le racket du commerce maritime. Les USA ont menacé de sanctions douanières fortes tout pays qui voterait en faveur d’une taxe carbone sur le transport maritime dans le cadre de l’Organisation maritime internationale (OMI).
« Nous nous battrons avec acharnement pour protéger nos intérêts économiques en imposant des coûts supérieurs aux pays qui soutiennent le NZF » ont indiqué le secrétaire d’État Marco Rubio et ses homologues à l’Énergie et aux Transports.
Protéger le commerce maritime international ne consiste pas seulement à éliminer les terroristes Houthis et traquer les pirates Somaliens, mais aussi à neutraliser les criminels en col blanc qui, depuis leurs bureaux, rançonnent les navires.
Il n’y aura donc pas d’accord mondial sur la décarbonation des bateaux. Sous la pression des États-Unis, l’Organisation maritime internationale (OMI) a différé mais pas renoncé à l’adoption de son plan mondial de réduction des émissions de CO2 des navires. C’est une victoire qu’il faudra consolider en faisant preuve de vigilance. Car les crapules du climat remettront ça au premier signe de faiblesse.
Repoussé en 2026, le texte visait à imposer dès 2028 une réduction des émissions du transport maritime, responsable selon les élucubrations des écolos de 3 % du CO2 mondial. Avec pour objectif la disparition complète de ce gaz en 2050. Une absurdité car la végétation a besoin de CO2 pour croître, filtrer des polluants et émettre de l’oxygène.
Pas de débat scientifique avec des fanatiques obscurantistes. Ces gauchistes poussent leurs axiomes comme des vérités éternelles et visent à la destruction de notre civilisation par la décroissance, tandis que leur alliés islamistes la sapent par l’abrutissement religieux et les attentats.
Macronescu le loser, étale une fois encore ses insuffisances
Après s’être pris une nouvelle mandale de Brichel qui lui a laissé un beau cocard qu’aucun maquillage n’a pu recouvrir, le paltoquet s’est défoulé en prenant Trump pour cible. Fripounette, qui n’a aucun bagage scientifique, pas plus que historique ou géographique d’ailleurs, martelait comme un bossu sourdingue « la science continue d’être au cœur de mes constats et de ma politique ». Quelle impudence !
Son unique argutie repose sur l’antienne des écolo-réchauffards, militants de l’enseignement et charlatans des médias : « Tous les scientifiques dûment accrédités (par qui ?) sont d’accord ». Ce qui est faux et archi-faux. Une brochette de Nobel et une myriade de PhD contestent les causes du prétendu réchauffement, un phénomène cyclique normal abusivement amplifié, doutent de ses effets négatifs sur les écosystèmes, et dénoncent son utilisation à des fins politiciennes.
Trump a cloué le bec du paltoquet que tous les chefs d’État méprisent, sauf son amoureux intéressé de Kiev, en lui répondant que « le réchauffement climatique est la plus grande arnaque jamais menée ». Puis s’adressant aux Européens, il les a invités à revoir leurs politiques environnementales. « Si vous continuez cette arnaque verte, vous allez conduire vos pays à la ruine ». Merci, pour la France c’est déjà fait.
Pas des théories, des faits
Parmi le fatras des mensonges, des données truquées, des erreurs grossières, des imprécations et des élucubrations répertoriées sur mon site, voici un résumé des supercheries les plus communes :
Plus de neige en France dès 2010
Submersion des deltas des grands fleuves dans le même laps de temps
Submersion des régions côtières basses d’ici 2025
Engloutissement des atolls du Pacifique au plus tard en 2020
Fonte de la calotte arctique et du permafrost sibérien avant 2020, libérant des virus préhistoriques,
Fonte des glaciers de l’Antarctique et tsunami mondial en 2030
Disparition des « neiges éternelles » de l’Himalaya avant 2030
Fort heureusement, rien de tout cela ne s’est produit :
La neige continue à tomber l’hiver en Europe
Les deltas du Gange ou du Mississippi se sont légèrement développés grâce aux apports des alluvions et des courants marins
La montée moyenne de l’eau a été 3 centimètres en un siècle et pas partout uniformément
Les atolls sont stables ou sujets à un exhaussement constant du fait de la sédimentation des rivages et des mouvements de la lithosphère.
Les glaciers himalayens gagnent et perdent régulièrement en épaisseur et superficie selon des mouvements cycliques connus depuis longtemps
La Sibérie est soumise à des phases cycliques de chaud et de froid depuis toujours
Les mesures au sol comme les vues satellite montrent un refroidissement continu de l’Antarctique et de l’océan Pacifique depuis 30 ans. Les réchauffards refusent de voir les otaries du pôle Sud qui viennent s’ébrouer dans les lagons polynésiens.
La réalité : des cycles climatiques depuis la nuit des temps. La prédiction : la fin du monde à cause des humains. Possible si Fripounette décidait de vitrifier Moscou.
Christian Navis
Un testament bouleversant

par Adègne Nova
Il y a deux cent trente-trois ans exactement, le 21 janvier 1793, Louis XVI montait sur l’échafaud. Jacques Bainville a dit en son temps qu’à première vue, peu d’événements historiques semblaient aussi inexplicables que cette chute de la monarchie.
Les bourreaux qui firent un simulacre de procès au roi, condamné qu’il était d’avance, l’accusèrent de tous les maux et, surtout, des pires mensonges. Plusieurs années plus tard, Honoré de Balzac dirait que, ce jour-là, ce sont tous les pères de famille qui ont été décapités, Renan indiquant, quant à lui, que cet assassinat avait consommé le suicide de la patrie.
Désormais, le peuple français était orphelin… et nous le sommes toujours !
Aujourd’hui, en cette triste date anniversaire, je vous propose de lire le testament du Roi, écrit moins d’un mois avant sa mort.
*****
« Au nom de la très-Sainte-Trinité, du père et du fils et du Saint-Esprit. Aujourd’hui, vingt-cinquième jour du mois de décembre 1792, moi, Louis seizième du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois renfermé avec ma famille dans la tour du Temple, à Paris, par ceux qui étoient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le 11 du courant, avec ma famille ; de plus, impliqué dans un procès dont il est impossible de prévoir l’issue, à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucuns prétexte ni moyens dans aucune loi existante; n’ayant que Dieupour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser, je déclare ici, en sa présence, mes dernières volontés et mes sentimens.
Je laisse mon ame à Dieu, mon Créateur ; je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites ; mais par ceux de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui s’est offert en sacrifice à Dieu son père pour nous autres hommes, quelqu’indignes que nous en fussions, et moi le premier.
Je meurs dans l’union de notre sainte mère l’Église catholique, apostolique et romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de Saint-Pierre, auquel Jésus-Christ les avoit confiés.
Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le symbole et les commandemens de Dieu et de l’Église, les sacremens et les mystères, tels que l’Église catholique les enseigne et les a toujours enseignés ; je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchirent l’Église de Jésus-Christ ; mais je m’en suis rapporté et m’en rapporterai toujours, si Dieu m’accorde la vie, aux décisions que les Supérieurs ecclésiastiques, unis à la sainte Église catholiques, donnent et donneront conformément à la discipline de l’Église suivie de Jésus-Christ.
Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur ; mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus-Christ, suivant ce que la charité chrétienne nous enseigne. Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés ; j’ai cherché à les connoître scrupuleusement, à les détester et à m’humilier en sa présence. Ne pouvant me servir d’un prêtre catholique, je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom ( quoique ce fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église catholique, à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur.
Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis, s’il m’accorde la vie, de me servir, aussitôt que je pourrai, du ministère d’un prêtre catholique, pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le sacrement de pénitence.
Je prie tous ceux que je pourrois avoir offensés parinadvertance (car je ce me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j’aurais pu donner de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal que je peux leur avoir fait ; je prie tous ceux qui ont de la charité, d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont faits mes ennemis, sans que je leur en aie donné aucun sujet ; et je prie Dieu de leur pardonner, de même qu’à ceux qui, par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal.
Je recommande à Dieu ma femme et mes enfans, ma sœur et mes tantes, mes frères et tous ceux qui me sont attachés par le lien du sang, ou par quelqu’autre manière que ce puisse être ; je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfans et ma sœur, qui souffrent depuis long-temps avec moi, de les soutenir par sa grâce, s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.
Je recommande mes enfans à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux ; je lui recommande surtout d’en faire de bons chrétiens et d’honnêtes hommes ; de ne leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci, (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’éternité ; je prie ma sœur de vouloir continuer sa tendresse à mes enfans, et de leur tenir lieu demère, s’ils avoient le malheur de perdre la leur.
Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrois lui avoir donnés dans le cours, de notre union ; comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyoit avoir quelque chose à se reprocher.
Je recommande bien vivement à mes enfans, après ce qu’ils doivent à Dieu, qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissans à leur mère et reconnaissans de tous les soins qu’elle se donne pour eux et en mémoire de moi ; je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.
Je recommande à mon fils, s’il avoit le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve ; qu’il ne peut faire le bonheur des peuples qu’en régnant suivant les lois ; mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire ; et qu’autrement étant lié dans ses opérations, et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.
Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étoient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera, lui en donneront les facultés ; de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfans ou les parens de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi.
Je sais qu’il y a plusieurs personnes, parmi celles qui m’étoient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devoient, et qui ont même montré de l’ingratitude ; mais je leur pardonne (souvent dans des momens de trouble et d’effervescence, on n’est pas maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.
Je voudrois pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un attachement véritable et désintéressé : d’un côté, si j‘ai été sensiblement touché de l’ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n’avois jamais témoigné que des bontés, à eux, ou à leurs parens ou amis ; de l’autre, j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés. Je les prie d’en recevoir tous mes remerciemens ; dans la situation où sont encore les choses, je craindrois de les compromettre si je parlois plus explicitement ; mais je recommande spécialement à mon fils de rechercher les occasions de pouvoir les reconnoître.
Je çroirois calomnier cependant les sentimens de la Nation, si je ne recommandois ouvertement à mon fils MM. de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avoit portés à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé enêtre les malheureuses victimes ; je lui recommande aussi Cléry, des soins duquel j’ai tout lieu de me louer, depuis qu’il est avec moi ; comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie Messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse et mes autres effets qui ont été déposés au conseil de la Commune.
Je pardonne encore très-volontiers à ceux qui me gardoient, les mauvais traitemens et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J’ai trouvé quelques ames sensibles et compatissantes. Que celles-là jouissent, dans le cœur, de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser !
Je prie MM. de Malesherbes, Tronchet et Dezèze, de recevoir ici tous mes remerciemens et l’expression de ma sensibilité, pour tous les soins et peines qu’ils se sont donnés pour moi.
Je finis, en déclarant devant Dieu ; et prêt à paroître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi.
Fait double à la Tour du Temple, le 25 décembre 1792.
Signé LOUIS. »
https://www.actionfrancaise.net/2026/01/21/un-testament-bouleversant/





