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lundi 8 avril 2024

Les massacres de Katyn, les mensonges communistes russe et français dans toutes leurs horreurs

 

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Michel Festivi 

Début avril 1940, il y a quatre-vingt-quatre ans, les communistes soviétiques commencèrent, sur ordre, les massacres de masse à Katyn ou dans d’autres lieux des environs. Ces hécatombes feront près de 22 000 victimes, exactement 21 857 prisonniers, du côté de Smolensk à 50 km de la Biélorussie. Les soviétiques profiteront ainsi des pactes Hitler/Staline d’août et septembre 1939, qui leur avaient permis de se faire octroyer par les nazis la moitié nord de la Pologne, les pays Baltes, la Bessarabie et la Bucovine du Nord.

C’est ainsi que l’élite polonaise fut anéantie sciemment, car les officiers polonais ainsi abattus d’une balle dans la nuque, étaient souvent des officiers de réserve c’est-à-dire que dans le civil ils étaient professeurs, ingénieurs, avocats, médecins, fonctionnaires, l’épine dorsale du pays. Il fallait détruire la Pologne pour qu’elle ne puisse plus se relever.  

Mais le plus édifiant dans cette affaire d’extermination de masse, ce n’est pas le nombre des victimes, ni la façon dont elles furent exécutées, car le communisme léniniste, trotskiste, stalinien, maoïste, castriste, cambodgien etc. en a assassiné et en assassinera des millions et des millions d’autres, non, ce qui fut terrifiant, c’est l’édification du mensonge à un niveau très rarement atteint.

La mystification est intrinsèquement liée au communisme et au marxisme léninisme. Lénine n’avait-il pas écrit en 1920 dans La maladie infantile du communisme « il faut consentir tous les sacrifices, user même, en cas de nécessité, de tous les stratagèmes, user de ruse, adopter les procédés illégaux, se taire parfois, celer la vérité... et y accomplir la tâche communiste. »

Ce génocide de classe fut décidé par Lavrenti Béria, patron tout puissant du NKVD, - l’un des plus grands tortionnaires de l’histoire, bien pire qu’Himmler et Heydrich, notamment par le nombre de victimes qu’il a sur la conscience -, ce dernier dans un document officiel en date du 5 mars 1940, qui sera retrouvé dans les archives, en plein pacte avec Hitler, demanda à Staline l’autorisation de ces boucheries. C’est ainsi que sur cet écrit, figure les accords signés de Staline, Vorochilov, Molotov, Mikoyan, Kalinine et Kaganovitch, c’est-à-dire de l’ensemble des chefs communistes soviétiques. Staline qui s’y connaissait en bourreau sanguinaire, présentait souvent Béria comme « notre Himmler. »  

Pendant 50 ans, les soviétiques attribueront ces décimations aux nazis et les accuseront de ces faits. Effectivement, lorsque les troupes de la Wehrmacht à l’été 1941, pénètreront dans ces steppes et forêts, elles découvriront ces charniers grâce aux populations locales qui les conduiront sur les sites. Aussitôt, les Allemands firent venir des médecins, la Croix rouge, pour qu’une fois une partie des corps déterrés, ils puissent fixer la manière dont ces malheureux avaient été abattus. On retrouva les cadavres putréfiés enveloppés dans leurs uniformes d’officiers polonais, et dans les crânes, on extraira la balle provenant d’armes russes. On retrouva aussi les dernières lettres qu’ils avaient écrit à leur famille.

Il faudra attendre 1990, et l’arrivée de Boris Eltsine au pouvoir, pour qu’enfin ces génocides puissent être attribués officiellement aux communistes, ce que les archives du Politburo établissaient de manière indiscutable. Néanmoins, les russes en 2005, Poutine régnant, conclurent qu’il s’agissait d’un simple crime de guerre, et non un crime contre l’humanité, donc prescrit. On n’est jamais si bien servi que par soi-même. En 2010, la Douma ne put pas faire autrement que d’attribuer ces monstrueuses tueries à Staline et à sa clique, en votant une résolution en ce sens.

En France, Gabriel Jeantet et Robert Brasillach qui effectuèrent un reportage en 1943 sur le site, furent les premiers à informer les lecteurs parisiens de ces massacres soviétiques dans des articles particulièrement poignants. Brasillach le paiera de sa vie le 6 février 1945, car sa condamnation à mort et son exécution résultèrent très clairement du fait que les communistes « français », qui dominaient alors la vie politique française, ne pouvaient pas laisser en vie un témoin direct des abominations communistes, il fallait l’éliminer à tout prix.

Mais le pire du pire ce sera que les communistes « français », n’acceptèrent pas de reconnaitre les responsabilités soviétiques et continueront à attribuer ces actes aux nazis. Ainsi en 2009, lorsque sorti sur les écrans le très beau film du cinéaste polonais Andrzej Wajda, Katyn, le PC « F » tenta de le faire interdire, et L’Humanité osa écrire sous la plume d’un dénommé J.R « En 1940 à Katyn, probablement 15 000 officiers de l’armée polonaise sont purement et simplement liquidés et balancés dans des fosses. Les coupables désignés de cette extermination sont les Allemands. Moi-même, participant il y a quelque trente ans de cela à une délégation très officielle en Union Soviétique, ai été invité à me recueillir à Katyn sur ce symbole de la barbarie nazie. » Proprement hallucinant et révoltant.   

Le Monde y alla aussi de son couplet immonde en reprochant à Wajda de mettre sur le même plan l’armée nazie et soviétique et de faire ainsi une confusion avec la Shoah, comme toujours l’immonde à tous les étages. Il faut souligner que ce film ne put être diffusé que dans une douzaine de salles et qu’il fut mis à l’index par l’intelligentsia gauchiste française, ce qui n’étonnera personne d’honnête.

À noter aussi, pour aller encore plus dans le pire, que les Anglais et Américains étaient convaincus de ces crimes communistes, par leurs experts, mais qu’ils préférèrent taire tout cela pour ne pas heurter « leur allié » Staline et ne pas accabler « L’uncle Joe », comme le surnommait Roosevelt. Le rapport de la Croix rouge qui attribuait les carnages aux soviétiques et qui avait été remis à Churchill et à Roosevelt, sera classé top secret jusqu’en 1989. Le mensonge et l’ignominie jusqu’au bout. Poutine lui, renvoie les Polonais à la guerre perdue russo-polonaise de 1920, et ne veut plus entendre parler de Katyn.

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mardi 27 juillet 2021

KATYN : DES VICTIMES OUBLIÉES

 Les Polonais voudraient que l’Europe salue la mémoire de ses 14 000 officiers prisonniers de guerre, massacrés en 1940 sur ordre de Staline. Mais le Parlement européen renâcle…

Le 7 mars dernier, le président du Parlement européen, le socialiste espagnol Josep Borrell, annonçait que la requête des députés polonais du groupe du Parti populaire européen (PPE, démocrate-chrétien) était repoussée. Ceux-ci avaient demandé qu’à l’ouverture de la session de mars, l’assemblée de Strasbourg observe une minute de silence en l’honneur des officiers polonais massacrés à Katyn, en 1940, sur ordre de Staline.

M. Borrell justifiait son refus en arguant de l’impossibilité de commémorer tous les événements tragiques du passé européen. « Pour nous, Katyn, ce n’est pas du passé, a répliqué un parlementaire polonais. Jusqu’au début des années 90, dire la vérité sur ce drame nous envoyait en prison. »

Le 23 août 1939, le pacte germano-soviétique signé par Ribbentrop et Molotov prévoit, dans un protocole secret, le futur partage de la Pologne. Les dés roulent : ce qui deviendra la Seconde Guerre mondiale commence sous les auspices de l’alliance nouée entre l’Allemagne nazie et l’Union soviétique.

Le 1er septembre, à l’aube, la Wehrmacht envahit la Pologne. Le 3 septembre, l’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Le 14 septembre, alors que Varsovie est complètement encerclée, Staline donne l’ordre à ses troupes de passer à l’offensive : le 17, l’Armée rouge envahit la Pologne orientale. Pris en tenaille, les régiments polonais sont écrasés. Le 27 septembre, le gouvernement et le haut commandement polonais se réfugient en Roumanie. Ils gagneront ensuite la France, puis l’Angleterre en juin 1940.

Dès le 28 septembre 1939 est signé entre le IIIe Reich et l’URSS un « traité d’amitié et de délimitation des frontières » . La Pologne est partagée. Dans la partie russe, le praesidium de l’URSS attribue la nationalité soviétique à tous les résidents des territoires incorporés. Tout citoyen est désormais soumis à la loi soviétique, avec les conséquences que l’on de-vine, au moment où le stalinisme atteint son apogée : le personnel administratif et politique est épuré, la répression frappe les opposants réels ou supposés.

Au cours de cette guerre éclair, 240 000 Polonais ont été faits prisonniers, dont environ 10 000 officiers. Si un certain nombre de simples soldats sont libérés début octobre, 25 000 autres sont envoyés construire des routes, et 12 000 mis à la disposition, comme travailleurs forcés, du commissariat à l’Industrie lourde. Deux camps pour officiers sont créés, à Starobielsk et à Kozielsk, ainsi qu’un camp pour les policiers, les gardiens de prisons et les gardes frontières à Ostaszkow. Fin février 1940, 8 000 officiers et 6 000 policiers et assimilés y sont internés.

Ces hommes appartiennent à l’élite de la société polonaise. Staline pense d’abord condamner les policiers sous un chef d’accusation visant les personnes ayant « combattu le mouvement ouvrier international » , ce qui équivaut à des peines allant de cinq à huit ans de détention. Mais sur proposition de Beria (le chef du NKVD, la police politique soviétique), la solution la plus radicale est choisie : l’extermination massive des prisonniers de guerre. Le 5 mars 1940, le Bureau politique décide d’ « appliquer la peine suprême » à 25 700 Polonais, « ennemis incorrigibles » qui « attendent seulement d’être libérés pour participer activement à la lutte contre le pouvoir soviétique » . L’acte écrit porte notamment les signatures de Staline et de Molotov.

Un mois est nécessaire pour préparer l’exécution de cet ordre. Puis, entre le 3 avril et le 13 mai 1940, les prisonniers sont transportés par petits groupes hors des camps. Ceux de Kozielsk sont amenés à Smolensk, où ils sont torturés et abattus d’une balle dans la nuque. Leurs cadavres sont ensuite transportés dans le bois de Katyn, où ils sont ensevelis dans d’immenses fosses communes, au bord desquelles d’autres prisonniers sont exécutés directement : 4 404 corps en tout seront enterrés ici, le nom de Katyn s’étant imposé pour désigner un crime collectif qui, au même moment, est perpétré ailleurs. Les 3 891 officiers de Starobielsk, eux, sont assassinés dans les locaux du NKVD à Kharkov, leurs dépouilles étant enterrées dans la banlieue de la ville. Quant aux 6 287 prisonniers d’Ostaszkow, exécutés dans les locaux du NKVD à Kalinine, ils sont inhumés dans une localité proche. Au total, plus de 14 500 hommes ont été massacrés.

Mais ce n’est pas tout. Puisqu’il faut 25 700 victimes, plus de 10 000 autres prisonniers – simples soldats, résistants civils ou « éléments socialement dangereux » – sont fusillés en application de la directive du 5 mars 1940. Et commence une immense vague de déportation vers le goulag. Selon l’historienne Alexandra Viatteau, entre le pacte germano-soviétique de 1939 et l’attaque allemande contre l’URSS en 1941, les Soviétiques ont déporté au moins 1,6 million de Polonais, dont la plupart sont morts.

En juin et juillet 1941, à la suite de la rupture du pacte Hitler-Staline, la totalité de l’ancien territoire polonais passe sous contrôle allemand. S’installe un régime de terreur qui, à travers les Einsatzgruppen, vise d’abord les Juifs, enfermés dans des ghettos et bientôt dans des camps, mais qui n’épargne pas les autres Polonais : dans l’est du pays, les crimes nazis succèdent aux crimes communistes.

Anéantie, rayée de la carte, la Pologne subit un abominable martyre. Mais les enjeux d’une guerre devenue mondiale vont diviser les Polonais. En décembre 1941, le général Sikorski signe avec Staline un accord qui aboutit à la formation d’une armée recrutée parmi les prisonniers de guerre des Soviétiques. Organisée au Proche-Orient en 1942, cette armée participera à la campagne d’Italie, en 1944, sous la direction du général Anders. A Londres, cependant, siège le gouvernement en exil, qui n’est pas prêt à pactiser avec Staline.

Le 12 avril 1943, coup de tonnerre : les Allemands annoncent la découverte, à Katyn, d’un charnier contenant 4 500 cadavres d’officiers polonais, qu’ils présentent comme des victimes des Soviétiques. L’URSS rejette aussitôt la responsabilité sur le Reich, mais le gouvernement polonais de Londres demande une enquête de la Croix-Rouge internationale, ce qui pousse Moscou à rompre ses relations diplomatiques avec lui. Les enquêteurs envoyés à Katyn concluent à un massacre antérieur à l’occupation allemande, mais les Soviétiques, quand ils reprennent la région, relancent la guerre de la propagande, accusant les Allemands.

Fin 1943, Moscou encourage la formation d’un Comité polonais de libération nationale où les communistes jouent un rôle prépondérant. Installé à Lublin en juillet 1944 et fort de l’avance des troupes soviétiques, cet organisme se proclame gouvernement légal de la Pologne. Le 1er août 1944, l’Armée nationale intérieure polonaise, qui ne reconnaît que le gouvernement de Londres, déclenche l’insurrection de Varsovie : Staline, dont les troupes sont à 20 kilomètres, laisse la Wehrmacht écraser ces patriotes anticommunistes, qui doivent se rendre après deux mois de combats héroïques. Transféré dans les ruines de Varsovie le 17 janvier 1945, le comité de Lublin, appuyé par les Russes, impose son pouvoir à tout le territoire polonais.

En 1946, les Soviétiques font inscrire Katyn dans l’acte d’accusation du procès de Nuremberg, mais le massacre disparaîtra du jugement final : la vérité, les Anglo-Américains la connaissaient, mais la proclamer serait revenu à accuser l’allié avec lequel ils venaient de gagner la guerre. En 1953, une commission d’enquête américaine parvient à la conclusion que les officiers polonais retrouvés à Katyn ont bien été assassinés par les Soviétiques. Mais ce n’est qu’en 1990, perestroïka oblige, que ces derniers, par la voix de Mikhaïl Gorbatchev, confessent leur responsabilité. En 1992, alors que l’URSS n’existe plus, Boris Eltsine remet au président polonais, Lech Walesa, les preuves de la préméditation du massacre de Katyn.

Au Parlement européen, les députés des anciens pays de l’Est réclament un débat, en mai prochain, sur la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon l’historien Victor Zaslavsky, « la politique soviétique dans les territoires polonais annexés, et l’affaire de Katyn en particulier, représentent un cas emblématique de la politique de génocide de classe) ». Tragique ambiguïté de l’année 1945 : pour l’Europe de l’Est, l’heureuse défaite sur l’Allemagne nazie a signifié l’entrée dans un autre univers de nuit et de brouillard, celui du communisme stalinien. Il n’y a pas de bons assassins : si notre mémoire n’était pas hémiplégique, nous rendrions justice à toutes les victimes des systèmes totalitaires.

Jean Sévillia 19 mars 2005

https://www.jeansevillia.com/2015/04/11/katyn-des-victimes-oubliees/

jeudi 4 mars 2021

LES REPROUVES

  

Pieter Kerstens

En mai 1968, les progressistes et les « humanistes » ont décrété une liberté totale d’expression par les slogans « il est interdit d’interdire » ou « vivre sans temps mort, jouir sans entrave » et « le bâton éduque l’indifférence ». Mais cette possibilité ne s’applique qu’à une certaine catégorie d’individus, celle des bien-pensants, les détenteurs du Savoir et de la Vérité. 

En effet, une chape de plomb et 50 ans de silence couvrent un crime de guerre. 

On observe que depuis 1945 et les jugements du tribunal de Nuremberg, il y a des tabous et des totems indiscutables, érigés par des lobbies et des communautés gardiens de dogmes sectaires. Un exemple typique, parmi tant d’autres : durant des décennies, des millions d’élèves en Europe ont été anesthésiés par le mensonge des assassinats de 26.000 officiers, sous-officiers, soldats et civils polonais dans la forêt de Katyn, aux environs de Kozye Gory en Pologne, au mois d’avril 1940, imputés à l’armée allemande, selon les accusations du Tribunal de Nuremberg.

Par la suite, les enquêtes menées par la Commission Médicale Internationale, le professeur bulgare Markoff ou le suisse Dr. Naville ont déculpabilisé les troupes allemandes, de telle manière que le jugement du 1er octobre 1946 en omettait la mention. Cette omission signifie que le Tribunal Militaire International de Nuremberg n’a pas estimé que les criminels de guerre allemands étaient coupables des assassinats de Katyn. Malgré cela, et durant de longues années, les professeurs d’Histoire ont enseigné que les crimes de Katyn ont été commis par les Allemands. Tous ceux qui contestaient cette vérité « historique » ont été cloué au pilori et traité de « fascistes ».

Mais en 1990, Gorbatchev fait déclassifier les archives et rétablir la vérité sur le drame de Katyn.  Il est alors établi que le 5 mars 1940 une proposition écrite de Lavrenti Béria, chef du NKVD, ordonne d’éliminer tous les prisonniers polonais, lettre signée par Staline, Vorochilov, Mikoïan, Kalinine et Kaganovitch, tous membres du Politburo du parti communiste d’URSS.  Et ce sont aussi 1.800.000 Polonais qui furent touchés par la répression soviétique et envoyés dans les camps du Goulag et les colonies de Sibérie, dont très peu sont revenus ! 

Guerres du Golf, attentats du WTC à New-York, Printemps arabes, Shoah, Timisoara, guerres en Lybie et en Syrie.

Ces différents sujets sont interdits de contestations, d’analyses ou de remise en cause, car ils appartiennent à « la mémoire collective », chasse gardée des mondialistes, du politiquement correct et surveillés par la police de pensée. Gare à ceux qui oseraient les transgresser.  

Et parmi les rebelles de la pensée unique, nombreux ont été mis au ban de l’Humanité, condamnés, emprisonnés ou même parfois exilés, tels Paul Rassinier (ex-déporté, député SFIO), Roger Garaudy, Pierre Guillaume, Jean Plantin, Henri Roques, Thierry Meyssan, Hervé Ryssen, Robert Faurisson, Vincent Reynouard, Paul-Eric Blanrue en France, et ailleurs Wolfgang Frölich, Ursula Haverbeck, Giuseppe Falisi, Siegfried Verbeek, Alain Soral, Dieudonné M’bala M’bala, Khaled Mechaal, Mahmoud Abbas, Gamal Abdel Nasser, David Irving, Willis Carlo, Arthur Butz, Mahmoud Ahmadinejad, Sylvia Stolz, German Rudolf, Saddam Hussein, sans oublier Ernst Zundel et Horst Mahler, parmi tant d’autres en désaccord avec la doxa officielle.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2021/03/03/les-reprouves-6301247.html

vendredi 24 janvier 2020

KATYN : SE SOUVENIR (DVD)

C'est à un travail particulièrement sensible et au combien nécessaire auquel s'est attelé le réalisateur polonais Andrzej Wajda. Décrire enfin le massacre d'une nation et de son élite, l'ignominie du mensonge historique et la ferveur patriotique d'un peuple. Un travail historique doublé d'un hommage rendu à son père officier, exécuté à Katyn.
Prendre un tel parti n'est pas sans risque tant une telle approche de l'histoire est une véritable brèche dans la longue litanie des contrevérités distillées par le camp des vainqueurs. Le meilleur des accueils semblait devoir être réservé à ce film en France, nation autrefois amie de la Pologne, s'agissant d'un réalisateur déjà couronné d'une Palme d'or, de deux César et d'un Oscar d'honneur. C'est l'omerta qui fut au rendez-vous. Après une reconnaissance tardive dans les années 90 par les autorités russes de la « paternité » communiste de ce massacre, seules quelques dizaines de salles auront eu le courage de projeter ce film historique alors qu'un oscar du meilleur film étranger lui était décerné outre-Atlantique. Pendant près de 130 ans, la Pologne vécut sous la triple domination russe, prussienne et autrichienne avant que le traité de Versailles ne rétablisse son indépendance. Mais la question des frontières, édictées par le « Diktat » de Versailles, sera source de conflit, aussi bien à l'ouest avec les populations germanophones et le Couloir de Dantzig qu'à l'est avec la Ligne Curzon. La Pologne entreprendra en 1920-1921 de récupérer par la force ses territoires avec l'aide de l'Angleterre et de la France et les ressentiments seront encore vivaces en 1939. C'est dans ce contexte que le pacte germano-soviétique conduira au démantèlement, une nouvelle fois, de la Pologne ainsi qu'à l'entrée des troupes russes en Pologne. Plus qu'une occupation, la Russie soviétique entreprendra l'exécution systématique des populations potentiellement sources de résistance qu'étaient à leurs yeux les familles d'officiers, de notables et d'intellectuels. Après l'arrestation de 250 000 soldats dès septembre 1939, près de 15 000 officiers et notables restaient internés en février 1940. Dès le 25 décembre, le premier acte de cet assassinat de masse a lieu les religieux encadrant les hommes dans les camps de concentration avaient été arrêtés le jour de Noël. Ils ne réapparurent jamais. Le 5 mars 1940 était décidé par le Politburo (Molotov, Vorochilov, Beria et Staline) l'exécution des prisonniers et la déportation de leurs familles. Conformément aux méthodes soviétiques, les prisonniers seront abattus d'une balle dans la nuque au bord de fausses communes. Il faudra attendre août 1941 et l'avancée allemande vers l'est pour que les premiers charniers soient découverts : 4 400 corps seront dénombrés dans les fosses de la forêt de Katyn et 10 000 à Kharkov et Kalinine. Très vite, l'Allemagne ouvrira une enquête dirigée par des experts internationaux et des membres de la Croix Rouge pour faire la vérité sur ce qu'elle qualifiera de « massacre juif » dans sa propagande (Beria étant lui-même juif comme l'un des deux membres du Politburo absent le jour de la signature, Kaganovitch, tandis que les concubines de Molotov et Vorochilov l'étaient également). L'Union soviétique mettra en œuvre dès la fin de la guerre sa formidable machine de désinformation. Elle sera aidée par une Croix rouge ne souhaitant pas favoriser la propagande nationale-socialiste malgré les informations en sa possession et plus activement encore par le gouvernement britannique enterrant un rapport accablant transmis par les polonais en exil, qui ne sera dévoilé qu'en 1989. Au procès de Nuremberg, les dirigeants du Troisième Reich seront accusés de ce crime et 70 ans après la guerre les livres d'histoire ne mentionnent qu'à demi-mot, ce massacre pourtant unique dans l'histoire, un crime odieux et l'extermination totale d'une « classe ». C'est cette histoire que nous raconte avec talent Wajda, nous faisant vivre également la résistance passive des polonais, en butte à une occupation physique et en même temps, une guerre contre la vérité. Comment ne pas penser au contexte actuel et à l'actuelle extermination culturelle ? Que l'on évoque l'attitude des vrais patriotes pendant cette même guerre, les bienfaits de la présence française hors-métropole ou encore le génie français et la fierté d'en être issu et les « Orgues libéraux » se mettent en batterie ; que l'on refuse de plier devant les oukases de la diversité culturelle, de la discrimination positive ou de la vérité officielle et les officiers politiques s'affairent à l'extermination comme ce fut peut-être le cas du Général Sikorski pourfendeur du mensonge soviétique et qui s'écrasera en 1943 à Gibraltar, délivrant ainsi les relations interalliées. En ces temps de guerre larvée, Katyn de Wajda est une arme politique. La démonstration par la preuve que maintenir une droite ligne, ne rien céder constitue un acte majeur de résistance. L'honneur ne se garde et la liberté ne se maintient que dans la vérité, dans sa quête et dans sa transmission   

Rodolphe Marteau Droite Ligne n°3 - Mai 2010

jeudi 14 avril 2016

Katyń 76 ans plus tard …

Pologne, Varsovie – Chaque année, début avril, les crimes soviétiques sur les prisonniers de guerre polonais sont commémorés.
Les premiers jours d’avril en Pologne ont une importance particulière. Durant quelques jours, les martyrs de la Seconde Guerre Mondiale sont commémorés, de même que les victimes du crash de l’avion présidentiel en 2010, emportant le président Kaczyński et de nombreux officiels. Alors que le public est généralement au courant de la « catastrophe de Smolensk » du 10 avril, du fait de sa gravité et de ses implications politiques, le martyr polonais de 1940, en particulier en Occident, est peu connu ou considéré comme peu intéressant désormais.
En 1939, la Pologne est envahie : d’abord par l’Allemagne nazie, puis en septembre par l’Union Soviétique. Près de la moitié de la Pologne se retrouve sous occupation soviétique et de ce fait, des dizaines de milliers de personnels militaires et policiers sont tombés entre les mains de l’URSS. Avant la fin 1939, tous les prisonniers ont été transférés dans des camps se trouvant dans les actuelles Biélorussie, Russie, et Ukraine. Les principaux camps de prisonniers se trouvaient près des villes de Smolensk, Kharkiv et Tver. Le 5 mars, Joseph Staline signe l’ordre d’exécution des prisonniers polonais, qui étaient des militaires, des policiers et des prêtres catholiques. Du 3 au 5 avril, les Soviétiques ont commencé les exécutions de prisonniers dans les trois camps principaux. A certains endroits, aujourd’hui en Biélorussie et en Ukraine, les exécutions durèrent jusqu’au mois de mai. Au final, 21.857 Polonais ont été assassinés d’une balle dans la nuque.
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La forêt de Katyń  a été un des lieux où ces massacres ont pris place, d’où la raison pour laquelle ce nom constitue aujourd’hui un symbole pour désigner les crimes soviétiques à l’égard des Polonais. C’est aussi le premier charnier d’officiers polonais découvert, en 1943, par les troupes allemandes. L’Union Soviétique affirmait alors que les officiers polonais manquant s’étaient peu après septembre échappés en Mandchourie, et que les charniers découverts n’étaient que de la propagande nazie.
Les Polonais ont du attendre 50 ans pour que la vérité soit révélée. En 1989, le gouvernement polonais a officiellement reconnu le NKVD (police secrète soviétique) comme responsable, dédouanant les Allemands. En 1992, le gouvernement russe décide de publier des documents qui prouvent la pleine responsabilité de l’Union Soviétique. En novembre 2010, la Duma russe (parlement national) approuve une déclaration dénonçant Staline et les officiels soviétiques pour avoir personnellement ordonné le massacre. Chaque début avril, la société polonaise commémore les victimes de Katyń et des autres lieux d’exécutions et de martyr, au travers de messes, de marches, ainsi que des commémorations massives dans tout le pays, voire même avec le rassemblement international des motards, dont c’est la 15e édition cette année.
Source: Visegradpost

jeudi 24 décembre 2015

« Dictionnaire du communisme » sous la direction de Stéphane Courtois

Le-Dictionnaire.jpgCe livre sort au même moment que le « Livre noir de la Révolution française » et nous retrouvons le rôle majeur de Stéphane Courtois. Cette fois, il a rassemblé vingt auteurs parmi les meilleurs spécialistes du communisme comme Françoise Thom, Marc Lazar, Pierre Rigoulot ou Jacques Rupnik.

C'est un dictionnaire qui commence par le mot « Adhésion » et finit par le mot « Zhou Enlai ». Deux introductions fort intéressantes, qui s'intitulent « Le communisme en questions » et « Temps forts », précèdent le dictionnaire proprement dit. 

Le premier texte insiste sur l'unité du phénomène communiste. L'idée communiste de mettre en commun les biens a toujours existé. Le mot date de la Révolution française, curieux hasard ! Au XIXe siècle, il émerge d'une synthèse entre passions, égalitarisme et scientisme. C'est la base de l'utopie révolutionnaire de Marx. Le 7 novembre 1917, Lénine crée le premier gouvernement communiste en Russie. Il invente un régime totalitaire inédit dirigé par une nomenklatura toute-puissante et bardée de privilèges, le discours du régime demeurant égalitariste. Il emprunte la terreur comme moyen de gouvernement permanent à la Révolution française. 

Le mot « Totalitarisme » est né en Italie en 1924 mais la théorie du totalitarisme qui englobe les régimes fascistes et communistes date plutôt de 1939 avec le pacte Hitler/Staline. Comme l'écrit Stéphane Courtois, « parti unique, idéologie obligatoire, embrigadement de la jeunesse, projet de créer un homme nouveau, éloge de la force et de la violence, volonté affichée d'expansion, terreur comme moyen de gouvernement, puissances des polices politiques, discriminations de groupes sociaux entiers, système concentrationnaire, crimes, fusillés de masse : autant de similitude qui incitaient à la comparaison ». 

Mais la victoire du communisme avec les alliés sur le nazisme va occulter la mémoire des crimes du communisme qui mettront en avant ceux de Hitler pour mieux se disculper. Depuis la chute des pays de l'Est, beaucoup d'archives se sont ouvertes (une partie des russes mais la totalité de celles de l'Allemagne de l'Est, par exemple). On a donc eu « une révolution documentaire » faiblement exploitée, hélas, par les médias occidentaux. C'est ainsi qu'on a découvert la famine en Ukraine, niée par Edouard Herriot lors de son voyage en URSS, ou la Grande Terreur de 1938. 

Deux illustrations sur cette « révolution documentaire » montrent tout l'intérêt de cet ouvrage : l'affaire de Katyn et l'histoire de la Grande Terreur stalinienne de 1937-1938. 

Au procès de Nuremberg, les Soviétiques imputent aux Allemands les massacres de milliers d'officiers polonais à Katyn. Radio Berlin avait révélé le crime en 1943. Une commission de la Croix-Rouge polonaise liée à la Résistance aboutit à la même conclusion. « Pourtant les Alliés choisissent d'imputer le crime au IIIe Reich. La censure interdit de parler de Katyn autrement que comme d'un crime allemand (…). Dès septembre 1944, les communistes polonais publient à Moscou une brochure, « La Vérité sur Katyn », qui entérine la thèse soviétique. Une campagne mondiale de désinformation commence portée par tous les partis communistes. » 

C'est le 13 octobre 1990 que Gorbatchev présente officiellement ses excuses au peuple polonais pour 21.857 officiers fusillés. 

La Grande Terreur commence le 30 juillet 1937 et finit le 1er novembre 1938. Elle vise l'extermination de trois sortes d'ennemis du peuple : des ennemis sociaux (koulaks, religieux, « gens du passé »), des minorités ethniques (allemands, polonais, minorités asiatiques) et des cadres du parti accusés de trahison. L'opération est dirigée par Iejov puis Beria. 1.565.000 personnes ont été arrêtées dont 668.000 exécutées. Le but de la Terreur est de renforcer le pouvoir du parti en détruisant tout ce qui reste de la société civile. Avant 1968, avec le livre de Robert Conquest, cette terreur a été ignorée voire niée par les médias occidentaux. 

L'ambiguïté occidentale apparaît encore mieux en lisant l'article « Khmers rouges ». Ceux-ci se sont livrés à un génocide sur leur propre population entre 1975 et 1979 ; le bilan serait de 2 millions de morts sur 6 millions d'habitants. Ce sont les Vietnamiens qui brisent le régime des Khmers rouges. Ils sont condamnés à l'ONU. La Chine, les USA et la Thaïlande ravitaillent les troupes de khmers rouges. Une partie des chefs se réfugie aux USA et les autres restent au Cambodge, non inquiétés. En 2004 seulement est créé le tribunal international pour juger une soixantaine de chefs du régime génocidaire. 

On l'aura compris : le livre est aussi intéressant pour étudier le communisme que pour voir une complicité fréquente de l'Occident face à ces régimes criminels. Un signe de cela : « Le 26 janvier 2006, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a le plus grand mal à faire voter à une faible majorité un texte très modéré demandant la condamnation morale des crimes des régimes communistes, les groupes politiques communistes mais aussi la gauche socialiste se prononçant contre avec véhémence. » 

Yvan BLOT
© Polémia
23/02/08

Sous la direction de Stéphane Courtois, « Dictionnaire du communisme », Larousse 2007, collection A présent, 646 p., 28 €.
Yvan BLOT

jeudi 13 septembre 2012

Massacre de Katyn : Roosevelt complice de Staline pour dissimuler la culpabilité du NKVD

Les États-Unis ont su très tôt que le massacre de 22.000 officiers polonais et prisonniers de guerre dans la forêt de Katyn en 1940 avait probablement été ordonné par Staline et non les nazis, mais ils ont privilégié leur alliance stratégique avec l'Union soviétique, selon des documents rendus publics hier. 
En mai 1943, des soldats allemands emmènent de force un groupe de prisonniers britanniques et américains dans la forêt de Katyn, dans le sud de la Russie, tombée sous le contrôle des Allemands. Ils leur montrent un charnier dans lequel reposent des milliers de cadavres partiellement momifiés, portant des uniformes d'officiers polonais. 
Malgré leur crainte d'être manipulés par les Allemands, les Américains - le capitaine Donald Stewart et le lieutenant-colonel John Van Vliet Jr. - doivent se rendre à l'évidence : l'état de décomposition avancée des corps, les lettres en polonais, numéros d'identification, articles de journaux et autres indices datent tous du printemps 1940 au plus tard ; qui plus est, le bon état des bottes et des vêtements montrent que les hommes n'ont pas survécu longtemps à leur capture. Ils ont donc été tués au début de la guerre, quand les Soviétiques contrôlaient encore le secteur. Les deux militaires en informent Washington par messages cryptés. 
Ces informations disparaissent mystérieusement, alors que certains universitaires estiment qu'elles auraient pu changer le sort de la Pologne, sous l'emprise de l'URSS jusqu'à la chute du régime communiste en 1989. 
Les documents publiés hier et que l'agence Associated Press a pu consulter avant, étaient l'hypothèse selon laquelle les plus hauts responsables du gouvernement américain de Franklin Delano Roosevelt ont dissimulé la responsabilité des Soviétiques dans le massacre pour préserver l'alliance qui permettrait de vaincre l'Allemagne nazie et le Japon, puis pour éviter d'alimenter les tensions de la Guerre froide après la Deuxième Guerre mondiale. 
Les historiens ignoraient l'existence des messages codés des deux prisonniers de guerre, qui rendent d'autant plus difficiles à croire les déclarations des Etats-Unis selon lesquelles ils ne pouvaient être certains de la culpabilité de l'Union soviétique jusqu'à ce que le réformateur Mikhaïl Gorbatchev la reconnaisse lui-même en 1990. Les documents montrent en outre que le capitaine Stewart a reçu l'ordre en 1950 de ne jamais parler du message secret concernant Katyn. 
Il a été finalement établi que la police secrète de Staline, le NKVD, avait tué par balles dans la nuque 22.000 officiers polonais et autres prisonniers de guerre en avril et mai 1940, principalement dans la forêt de Katyn, afin d'éliminer une potentielle résistance de l'élite militaire et intellectuelle polonaise. Pendant des décennies, la propagande soviétique a attribué la responsabilité de ces exécutions aux Nazis. 
Une commission spéciale du Congrès américain a bien enquêté sur le massacre de Katyn, déclarant dans son rapport final en 1952 que la culpabilité des Soviétiques ne faisait aucun doute et que le gouvernement Roosevelt avait dissimulé l'information à l'opinion publique, par nécessité militaire. Elle appelait Washington à ouvrir des poursuites contre l'URSS auprès de la justice internationale. Malgré cela, la Maison Blanche a gardé le silence sur Katyn pendant des décennies. 
Un autre document prouve que Roosevelt était informé de la culpabilité des Soviétiques en 1943 : le premier ministre britannique Winston Churchill lui a adressé un rapport détaillé en ce sens, rédigé par l'ambassadeur britannique auprès du gouvernement polonais en exil à Londres, Owen O'Malley. Ce dernier conclut qu'un "bon nombre de preuves contraires (...) jette un doute sérieux sur le rejet russe de la responsabilité du massacre". La reconnaissance de la culpabilité de l'URSS par Moscou a ouvert la voie à l'amélioration des relations entre la Russie et la Pologne.

vendredi 17 août 2012

COMMUNISME l'intrinsèquement pervers

Vingt ans après la chute du Mur, que reste-t-il de la pensée communiste ? Elle demeure paralysante chez les intellectuels et les politiques européens, au point d'interdire toute dénonciation des crimes du système sans se faire traiter de fasciste. Moult ouvrages en soulignent néanmoins l'ignominie.
Les célébrations, à l'automne dernier, du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin ont-elles été un rideau de fumée dissimulant la persistance, dans la société occidentale, d'une mentalité favorable au communisme ? Poser la question revient à y répondre. D'ailleurs, les commémorations du mois de novembre dernier marquaient davantage la réunification de l'Allemagne et la construction de l'Europe supranationale que la fin, sur notre continent, d'un régime dictatorial sanglant, rarement perçu et décrit ainsi par les médias et le monde politique. Ce printemps marque, quant à lui, le soixante-dixième anniversaire de Katyn et l'on ne risque rien à parier qu'il en sera fort peu fait état.
Froide horreur
Le silence de plomb qui entoura en 2009 la sortie du film d'Andrej Wajda consacré à ce drame, dont le père du cinéaste fut l'une des victimes, sa non distribution dans les salles de cinéma françaises le démontrent. Il est donc judicieux de se référer, en cette occasion, à l'étude, parue en 2003, de Victor Zaslavsky, Le Massacre de Katyn, texte bref appuyé sur les documents disponibles, publiés in extenso. Elle éclaire crûment les mécanismes d'une certaine mémoire sélective et leur persistance dans notre monde.
Il serait facile, voire nécessaire, d'émouvoir nos contemporains, peu imaginatifs, en leur rappelant que les 27 000 officiers polonais fusillés en mars-avril 1940 étaient des êtres humains, qu'ils avaient des proches, une vie, et faire ainsi toucher du doigt la barbarie du crime. D'autres sont très doués pour cela. Zaslavsky, universitaire, refuse ce pathos, mais, en se bornant à des faits, des chiffres, des pièces d'archives, dans leur sécheresse, il fait naître, quoique différemment, le même scandale et la même épouvante. Peu importe alors qu'il ne décrive rien des mois, terribles, qui précédèrent ces exécutions de masse, ni de l'atrocité de leurs conditions ; ni même qu'il ne cite aucun nom, se tenant aux statistiques. Cela ne l'empêche pas de démontrer l'implacable volonté soviétique d'anéantir, avec ces hommes, pour la plupart réservistes, toute force de résistance intellectuelle et morale dans une Pologne que Staline entend annexer.
L'historien rappelle également que, non contents d'avoir anéanti cette opposition potentielle, les Rouges prirent soin ensuite de faire déporter les familles des suppliciés : épouses, enfants, pères et mères, frères et soeurs. Un an plus tard, la plupart de ces malheureux avait succombé. Mais ce qui choque le plus, dans ces pages d'une froide horreur, c'est le long refus des Américains et des Britanniques, parfaitement informés des véritables responsables du massacre, d'en dénoncer les coupables, s'enferrant dans la fable du crime perpétré par les Nazis. En quoi le geste courageux du président Eltsine, qui, mettant fin au mensonge, donna l'ensemble des documents à Walesa, ne fit pas que des heureux en Occident.
Rafles d'enfants
Autre drame occulté, voire inconnu : l'enlèvement systématique des enfants dans les régions tenues par les partisans communistes durant la guerre civile qui déchira la Grèce de 1946 à 1949. Le but de ces rafles inimaginables, qui s'accompagnèrent souvent de l'assassinat des parents quand ceux-ci se refusaient à livrer leur progéniture, était de former une génération de parfaits petits bolcheviques en vue du jour où le Parti se serait emparé du pouvoir. Ce jour ne vint jamais. Les enfants, envoyés dans des institutions spécialisées en Tchécoslovaquie, perdirent tout intérêt aux yeux de l'URSS. Il n'était cependant pas question de les rapatrier ni de les rendre aux leurs.
Fils du fondateur du PC égyptien, Andreas Damaskinos, Grec d'Alexandrie, militant pur et dur, se retrouva, à vingt ans, éducateur dans l'une de ces écoles. L'expérience devait le dégoûter définitivement du système, ce qu'il dit un peu trop haut pour son bien... Damaskinos a existé ; il s'appelle Ilias Yannakakis et collabora au Livre noir du communisme dont la parution, en 1997, fit si grand bruit. En racontant sa vie, son engagement, ses désillusions, ce qu'il lui en coûta de s'être élevé contre ce scandale, Chantal Delsol a opté pour le récit romancé. Matin rouge se lit avec intérêt, mais il est parfois regrettable de ne pouvoir exactement distinguer la fiction d'une réalité qui se suffisait à elle-même.
La pensée rouge
Cela, Yannakakis lui-même le rappelle avec un chapitre consacré au sort des Grecs exilés à l'Est dans une suite au Livre noir du communisme, toujours sous la direction de Stéphane Courtois, intitulé Du passé faisons table rase ! Ce gros ouvrage collectif présente en fait deux aspects distincts : des textes complémentaires traitant de questions ou de régions peu ou pas abordées dans le premier essai ; une mise au point cinglante et argumentée de Courtois sur l'accueil et les critiques faits au Livre noir lors de sa parution.
Les chapitres supplémentaires, traitant de l'Estonie, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la RDA, mais également de deux phénomènes curieux - la dictature du Parti sur les réfugiés grecs tombés sous sa coupe ; le rôle de Togliatti à la tête du PCI - s'inscrivent dans la droite ligne de l'oeuvre primitive, dont ils constituent des suppléments indispensables en continuant de souligner le caractère criminel du pouvoir communiste partout où il eut loisir d'agir.
La première partie, quant à elle, si elle prend parfois l'allure d'un règlement de comptes entre spécialistes, quoique Courtois trouve moyen de rendre la contre-offensive savoureuse, a surtout le mérite de souligner le poids persistant de la pensée communiste chez les intellectuels et les politiques européens, au point d'interdire toute attaque frontale, toute dénonciation des crimes du système sans se faire traiter de fasciste, terme diabolisant et disqualifiant, même lorsqu'il est utilisé à mauvais escient. Il en ressort qu'empilerait-on toutes les preuves de la culpabilité du communisme dans la mort atroce de quelque cent millions d'êtres humains au cours du siècle écoulé, on ne saurait y prêter attention. Pour ne pas désespérer Billancourt sans doute...
L'histoire institutionnalisée
Bon exemple de la vertueuse aura qui continue d'entourer le PC, la série Agence Hardy de Pierre Christin et Annie Goetzinger. La bande dessinée, on le sait, est un genre souvent marqué à gauche ; reste que le volume Boulevard des Crimes eût été à sa place dans Pif, hebdomadaire enfantin qui ne cacha jamais sa couleur. Prenez une actrice, ancienne résistante, un auteur dramatique, ancien collaborateur, associés par aberration, et un fou qui descend un à un les partenaires de la diva à la fin du dernier acte. Assistant du célèbre détective privé Édith Hardy, Victor accepte de reprendre le rôle afin de démasquer le tueur. Sans l'aide de sa patronne, sur la piste d'un commando OAS sur le point d'assassiner De Gaulle, mais avec l'appui d'une journaliste de L'Huma. Sous une intrigue enlevée, un graphisme de qualité qui restitue bien l'ambiance 1960, se dissimule donc une apologie du PCF défenseur des "valeurs républicaines" et un pamphlet contre "l'extrême droite". Très grand public de surcroît. Cela marche, parce qu'il s'agit d'une histoire officielle, institutionnalisée, impossible à déboulonner, comme le démontre Courtois.
Le symbole de Berlin
Faut-il, alors, pour dire certaines choses, choisir la fausse légèreté et compter sur une couverture médiatique événementielle, telle celle du 9 novembre dernier ? Le Mur de Berlin, petites et grandes histoires, de Bernard Brigouleix, adopte le ton narratif et facile du journalisme, recourt volontiers à l'anecdote mais parvient à faire passer beaucoup d'informations auprès de nombreux lecteurs. Brigouleix s'adresse d'abord aux moins de trente ans, qui ne sauront jamais à quoi ressemblait le monde de la Guerre froide et la peur latente y régnant. Dans ce contexte, Berlin, pris entre les deux blocs antagonistes, otage que personne ne plaignait tant le souvenir de la capitale du Reich demeurait prégnant, a symbolisé, dans ses pierres comme dans l'âme et la chair de ses habitants, la réalité d'un conflit toujours prêt à s'enflammer.
Il ne s'agit pas ici d'une quelconque nostalgie de la RDA, cela existe, mais de rappeler des faits. Et un chiffre, 511, le nombre officiel d'Allemands tués en essayant de passer à l'Ouest. On ignore combien se firent prendre avant leur tentative et disparurent sans laisser de traces. Il paraît qu'un Américain, un jour, tenta de sauter le mur vers l'Est. Les garde-frontière le raccompagnèrent avec ce seul commentaire : « On a tout de suite vu qu'il était saoul ; vous pensez, vouloir passer le Mur dans ce sens-là ! »
Anne Bernet L’ACTION FRANÇAISE 2000 du 18 au 31 mars 2010
✓ Victor Zaslavsky : Le Massacre de Katyn ; Le Rocher, 165 p., 17 €.
✓ Chantal Delsol : Matin rouge ; Pr. de la Renaissance, 280 p., 19 €.
✓ Sous la direction de Stéphane Courtois : Du passé faisons table rase ! R. Laffont, 580 p., 22,95 €.
✓ Pierre Christin et Annie Goetzinger : Agence Hardy - Boulevard des Crimes ; Dargaud, 48 p., 10,40 €.
✓ Bernard Brigouleix : Le Mur de Berlin ; Alphée, 260 p., 19,90 €.

dimanche 17 juin 2012

Retour sur "Katyn à Nuremberg"

Aujourd'hui il est enfin admis par tous que ce sont les Soviétiques et non les Allemands qui ont commis le massacre d'environ 22 000 officiers polonais, non seulement dans la forêt de Katyn près de Smolensk mais aussi à Kosielsk, Starobielsk et Ostachkov. (Au procès de Nuremberg, il a surtout été question de Katyn).
Sur ce point d'histoire, on a donné raison aux révisionnistes et la vérité a donc été finalement rétablie.
En revanche, on tend à continuer de nous mentir sur deux points d'importance.
D'abord, on veut nous faire croire qu'au procès de Nuremberg (1945-1946), ce sont seulement les Soviétiques qui ont eu l'aplomb d'accuser les Allemands de ce meurtre de masse. Or la vérité est que l'acte d'accusation, avec sa mention du crime perpétré à Katyn par les Allemands, portait les signatures à la fois et successivement des Français (en premier lieu !), des Américains, des Britanniques et des Soviétiques (en dernier lieu !).
Ensuite et surtout, pour continuer à minimiser la responsabilité des Alliés dans l'affaire, certains aujourd'hui font valoir que, dans le jugement prononcé le 30 septembre et le 1er octobre 1946, le nom même de "Katyn" n'apparaît pas, ce qui est exact. Mais, ainsi qu'on pourra le constater plus loin, il n'en demeure pas moins que les juges de Nuremberg ont implicitement attribué le crime de Katyn aux Allemands du début à la fin du procès et cela grâce, en particulier, au subterfuge offert par un article du Statut, l'article 21 ; ledit article déclare qu'on considérera « comme preuves authentiques les documents et rapports [...] dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés pour les enquêtes sur les crimes de guerre » imputés aux vaincus ; autrement dit, du seul fait qu'une Commission soviétique eût conclu que le crime de Katyn était allemand, il s'ensuivait que personne n'avait le droit de remettre en question la culpabilité des Allemands.
En résumé, les Russes n'ont pas été les seuls à se déshonorer par le mensonge de Katyn ; les Français, les Américains et les Britanniques ont eu, eux aussi, leur pleine part de ce déshonneur. Et aujourd'hui les historiens qui viennent prétendre que les juges de Nuremberg n'ont pas attribué aux Allemands le crime de Katyn font, à tout le moins, preuve de légèreté.
Pour ma part, j'ai, dans le passé, traité de « Katyn à Nuremberg » dans une étude du 1er août 1990 qu'on trouvera soit à http://robertfaurisson.blogspot.fr/2010/12 /katyn-nuremberg.html, soit dans la Revue d'histoire révisionniste d'août-octobre 1990, p. 138-144, soit dans mes Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 1130-1136. Dans cette étude, qui remonte à plus de vingt ans, je précisais déjà que le crime de Katyn n'était pas mentionné dans le jugement. Mais cette absence de mention n'était évidemment pas pour absoudre les Allemands. Si tel avait été le cas, les média du monde entier auraient retenti de la nouvelle. La raison de cette abstention des juges tient à la spectaculaire humiliation subie par les procureurs soviétiques et par le président Lawrence venu au secours de ces derniers quand ils ont voulu, les 1er et 2 juillet 1946, soit trois mois avant le verdict, démontrer la culpabilité allemande. Leur tentative s'était soldée par un fiasco : 1) les interrogatoires des accusés allemands auxquels on imputait le massacre avaient tourné à la confusion des Soviétiques, 2) les avocats allemands avaient su passer à l'attaque, 3) les procureurs soviétiques, battant en retraite, en avaient été réduits à piteusement invoquer l'article 21 du Statut et 4) Lawrence les avait suivis sur ce terrain, ce qui avait eu l'inconvénient de mettre en évidence que cet article 21 avait pour fonction de permettre aux accusateurs et aux juges d'affirmer n'importe quoi sans apporter de preuve. On comprend que dans de telles conditions le président Lawrence et les autres membres du tribunal n'allaient pas trois mois plus tard parler de Katyn dans leur délibération et dans leur jugement.
Ce qu'on peut et même ce qu'on doit dire, c'est que, du lever au baisser de rideau de la mascarade judiciaire de Nuremberg, le crime de Katyn a été attribué aux Allemands par l'unanimité des juges. Ce crime de masse leur a été trois fois attribué : d'abord par la promulgation du Statut avec son article 21, puis dans l'acte d'accusation et, enfin, au terme des deux audiences du 1er et du 2 juillet 1946 avec le rappel confirmé dudit article, véritable deus ex machina de l'entier spectacle.
Répétons-le : tous les Alliés Tel non pas seulement les Soviétiques), à commencer par les Français, avaient signé l'acte d'accusation faisant des Allemands les responsables du massacre de Katyn. En outre, tous les Alliés (et non pas seulement les Soviétiques) ont considéré comme « preuve authentique » le document et rapport URSS-054 établissant que les "fusillades" de Katyn avaient été accomplies au cours de l'automne 1941 par le régiment du génie allemand 537. À lui seul cet article 21 a permis aux Alliés de conclure et d'établir sans autre forme de procès que ce document signé d'une Commission soviétique était incontestable. (Soit dit en passant, siégeait dans cette commission le métropolite Nicolas, qui avait signé, avec le biologiste Trofim Lyssenko, futur faussaire de renom, le document ou rapport URSS-008 attestant de ce qu'il y avait eu au camp de concentration d'Auschwitz des chambres à gaz homicides, quatre millions de morts, etc.).
Si l'on regroupe en un tout les seuls articles 19 et 21 du Statut, on s'aperçoit que les accusateurs et les juges de Nuremberg disposaient là d'une arme absolue qui permettait à ces derniers 1) de se dispenser des « règles techniques relatives à l'administration des preuves », 2) d'appeler "preuve" ce qu'ils estimeraient, eux, personnellement, avoir "valeur" de preuve, 3) de tenir pour acquis ce qu'ils estimeraient être « de notoriété publique » et qui, en fait, était essentiellement la somme des inventions de leur propagande sur la « barbarie allemande ». En bon français et pour parler comme tout le monde, au procès de Nuremberg, les vainqueurs pouvaient se dispenser de prouver les accusations qu'ils portaient contre le vaincu. Ils ont largement tiré profit de ce honteux privilège et, en fin de compte, leur mensonge de Katyn n'aura été que l'un de leurs plus gros mensonges, tous littéralement déclarés incontestables ; en France, quarante-cinq ans plus tard, le 14 juillet 1990, allait paraître au Journal officiel la loi socialo-communiste Fabius-Gayssot qui, depuis lors, rend incontestable ce type de mensonges sous peine de prison et de lourdes sanctions financières.
Quant aux historiens, il est temps qu'ils cessent de faire valoir l'absence de toute mention du crime de Katyn dans le texte du jugement de Nuremberg puisque, aussi bien, tout au long du procès, les juges ont été unanimes pour attribuer ce crime aux Allemands.
Pour reprendre le mot célèbre d'un haut magistrat américain, le "procès" de Nuremberg a bien été une high-grade lynching-party (« une opération sophistiquée de lynchage ») montée par des vainqueurs ivres d'une puissance sans frein contre un vaincu saigné à blanc et réduit à une totale impuissance (voy. « Les Victoires du révisionnisme-suite »).
On n'imagine personne qui, en toute connaissance de cause, accepterait d'être jugé par un tribunal comparable à celui du « Procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international de Nuremberg ».
Robert FAURISSON. Rivarol du 27 avril 2012
NB : Des révisionnistes (voy., par exemple, Historische Tatsachen n° 48 de 1991) ont écrit qu'après la guerre des soldats et des officiers allemands ont été condamnés à mort par un tribunal de Leningrad pour le crime de Katyn et pendus. Noms, dates et précisions ont été fournis. Mais, personnellement, je n'ai pas enquêté sur le sujet et je ne puis donc confirmer, infirmer ou corriger cette assertion. Les auteurs ne fournissaient pas le texte intégral du jugement en question, qu'il faudrait retrouver pour se prononcer en toute connaissance de cause.

samedi 7 avril 2012

Les leçons de Katyn

En date du 26 novembre 2010, la Douma (le parlement de Russie) a officiellement reconnu que le massacre de 4400 prisonniers de guerre polonais à Katyn (Biélorussie), perpétré entre avril et mai 1940, avait été ordonné par Staline lui-même et que l’Union soviétique était seule coupable de ce crime de guerre.
Il est notoire que le jugement du Tribunal militaire international (TMI) siégeant à Nuremberg de 1945 à 1946, tribunal constitué par les anciennes puissances alliées (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Union soviétique) pour juger l’Allemagne vaincue, fonde en droit les lois de censure et de répression qui ont érigé la Shoah en dogme historique indiscutable. L’article 19 du statut du Tribunal Militaire International (TMI) issu des Accords de Londres signés par les Alliés le 8 août 1945, statut qui constitue la base juridique du Tribunal de Nuremberg, stipule que : « Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves (…). » Ce tribunal d’exception pouvait ainsi accepter des pièces à conviction sans s’assurer de leur authenticité et rejeter sans justification des preuves à décharge des accusés. Autrement dit, les Alliés pouvaient, selon leurs intérêts, forger des accusations sans avoir besoin de les prouver et ignorer les pièces favorables aux accusés. En outre, l’article 21 du même statut stipulait que « Le Tribunal n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis (…). » Et comme c’est le tribunal lui-même qui décidait ce qu’était un fait de notoriété publique, la culpabilité des accusés était établie d’entrée de cause.
Cette particularité juridique explique pourquoi les juges soviétiques ont pu « interpréter » le crime de Katyn aux dépens des Allemands.
Certes, la décision de la Douma n’apporte rien de nouveau à la connaissance de l’Histoire. En 1943 déjà, la commission neutre enquêtant sur la scène du crime et dirigée par le professeur Naville, expert médecin légiste de Genève, avait conclu à la culpabilité des Soviétiques. En 1946, au cours des débats du Procès de Nuremberg, le juge américain Francis Biddle déclara que l’intervention du procureur soviétique Rudenko chargeant les Allemands du crime de Katyn [document URSS-54] était si arrogante et si calomnieuse qu’aux Etats-Unis « l’auteur d’un tel document serait poursuivi pour outrage à magistrat » et qu’il fallait peut-être envoyer Rudenko « en prison séance tenante ». En réalité, cette déclaration hypocrite relevait du simple effet de manche, puisque l’acte d’accusation avait été approuvé par les quatre puissances alliées.
En 1990, Mikhaïl Gorbatchev, alors président de l’URSS, avait admis la culpabilité des soviétiques dans le massacre de Katyn. Entre 1992 et 2005, les autorités judiciaires de Russie menèrent une enquête et conclurent au non-lieu, sous prétexte que les faits étaient prescrits, en vertu d’une interprétation qualifiant les massacres de Katyn de « crime militaire ». Enfin, en novembre 2010, la Douma confirma officiellement la culpabilité de l’Union soviétique et la responsabilité de la Russie postsoviétique quant aux conséquences du massacre de Katyn, ce qui constitue un fait nouveau de nature juridique ouvrant, à priori, le droit à des réparations en faveur de la Pologne et des descendants des victimes. Le « fait nouveau » est à prendre dans le sens juridique du terme, afin d’éviter toute confusion entre « fait historique » et « fait juridique ». Ce « fait nouveau » repose sur la reconnaissance officielle du fait que des juges soviétiques ont siégé au Tribunal de Nuremberg pour juger le crime de Katyn, alors que d’autres soviétiques, exécutant les ordres de dirigeants soviétiques comme Staline et Béria (chef du NKVD), ont perpétré le crime de Katyn. Par conséquent, la décision de la Douma établit officiellement le « fait nouveau » que les soviétiques étaient juges et parties dans le crime de Katyn. Or, nul ne peut être à la fois juge et partie dans la même cause. Ce « fait nouveau » reconnu comme tel pose la question de la validité même du Tribunal de Nuremberg. Quant à sa légitimité, de nombreux auteurs, dont les pionniers furent Maurice Bardèche et Gaston-Armand Amaudruz, avaient mis en évidence, il y a une soixantaine d’années déjà, le caractère exceptionnel des Statuts et des débats de ce Tribunal militaire, en complète rupture avec l’idée que l’on se fait du Droit et de la Justice depuis Portalis. Rappelons que ces Statuts furent élaborés avant la fin de la Deuxième guerre mondiale à l’initiative du Congrès Mondial Juif (CMJ) par deux éminents juristes juifs lituaniens, Jacob et Nehemiah Robinson. En 1946, l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré dans sa résolution 95 que les Statuts et le jugement du Tribunal militaire de Nuremberg sont reconnus en tant que normes impératives de droit international. Ce jugement a donc force de loi sur la planète entière. Il s’agit bien là d’un redoutable instrument de coercition contre la souveraineté des Nations et contre la liberté d’expression. Mettre en question le bien-fondé du jugement de Nuremberg en affirmant sa nullité, c’est mettre en cause le principe même des lois de censure et de répression qui en découlent, sans oublier une possible révision des jugements prononcés contre les révisionnistes. Or, la critique des lois n’enfreint aucune loi. Et comme le jugement de Nuremberg a été promu au rang de norme impérative de droit international, il paraît licite, à preuve du contraire, de débattre de cette question. La loi Fabius-Gayssot qui nous interdit de contester le jugement de Nuremberg nous autorise encore à discuter du bien-fondé de ce même tribunal. Or, le jugement du Tribunal de Nuremberg, sans pour autant disculper l’Allemagne accusée à tort de ce crime par le procureur soviétique, le général Rudenko (document URSS-54), avait occulté l’identité du véritable coupable, à savoir l’Union soviétique elle-même. A l’évidence, le Tribunal de Nuremberg ne pouvait se permettre de juger l’un de ses membres sans se contredire et se disqualifier. Triomphe de l’iniquité, sept prisonniers de guerre allemands furent même pendus à Leningrad par les Soviétiques en 1946 pour avoir, soi-disant, participé aux exécutions de Katyn. L’historien allemand Friedrich Karl Pohl a donné dans l’hebdomadaire Rivarol du 7 mai 2010 les précisions suivantes : « A l’hiver 1945/46, dix prisonniers de guerre allemands furent accusés dans un procès à Leningrad d’être responsables du massacre de Katyn où le NKVD soviétique avait assassiné 4 400 officiers polonais. Tous les accusés ont avoué leur culpabilité. Naturellement, on connaît les méthodes avec lesquelles les aveux ont été obtenus dans ce procès bidon. Trois soldats furent condamnés aux travaux forcés, mais sept à la peine de mort. Ils furent pendus sur une grande place à Leningrad, devant une foule énorme. Le gouvernement allemand n’a jamais rien fait pour réhabiliter ces compatriotes. Dans le Procès de Nuremberg, le juge colonel soviétique Pokrowsky, avec des documents falsifiés, a accusé les Allemands pour ce massacre. »
Des soviétiques, membres d’un tribunal constitué pour juger, entre autres, le crime de Katyn, ont siégé en qualité de juges au Procès de Nuremberg. D’autres soviétiques, aux ordres de dirigeants soviétiques comme Staline et Béria, ont perpétré un crime d’Etat à Katyn. On ne peut être juge et partie. La seule présence de juges soviétiques dans cette même cause implique à posteriori leur récusation, voire même leur inculpation pour forfaiture et, par conséquent la nullité, dans un Etat de droit, d’un jugement tel que celui rendu au terme du Procès de Nuremberg.
La Douma de Russie a prononcé le 26 novembre 2010 la nullité du jugement de Nuremberg.
Il est inconcevable qu’une juridiction, en l’occurrence le TMI, puisse ignorer et même couvrir, en toute connaissance de cause, un crime perpétré par l’un de ses membres et qu’ensuite un tel jugement soit reconnu par un Etat de droit, comme c’est le cas de la France, et ceci quand l’auteur du crime, juge et partie, en fait officiellement l’aveu.
La chaîne de causalité, qui va du tribunal de Nuremberg aux tribunaux actuels jugeant et condamnant des révisionnistes contestant le jugement de Nuremberg, a donc été brisée par ceux-là même qui l’avaient forgée et ouvre le droit à la révision de tous ceux qui furent condamnés par le jugement, ou par les effets pervers induits par ce même jugement, prononcé en 1946 par le Tribunal militaire international de Nuremberg.
par René-Louis Berclaz  http://www.propagandes.info

jeudi 8 mars 2012

IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… LAZAR MOÏSSEÏEVITCH KAGANOVITCH

Ce très proche collaborateur et adorateur servile de Staline est né en 1893 et, tenez-vous bien, est mort de sa belle mort le 25 juillet….1991. A l’âge canonique de 98 ans ! Après la chute du rideau de fer ! En voilà un de plus en tout cas à avoir échappé à la « fureur antisémite » du maître du Kremlin. Un personnage  particulièrement sympathique, comme nous allons le voir. Mais n’anticipons pas cette épopée et commençons par le début.
Kaganovitch naît dans une famille juive d’Ukraine et débute dans la vie comme apprenti cordonnier. Il adhère au bolchevisme en 1911 et se bat dans l’Armée Rouge durant la guerre civile. En 1920, il est envoyé en Asie centrale, dans le Turkestan.
Contrairement à ses collègues qui l’ont précédé dans cette série, Kaganovitch commence donc sa carrière plutôt petitement. Mais une fois parti, il ne s’arrêtera plus.
Stalinolâtre dès le tout début, il en sera bien récompensé puisqu’il intègre le Comité central du Parti en 1924 et est promu 1er secrétaire du Parti d’Ukraine de 1925 à 1928. Il va s’illustrer une première fois durant cette triste période en soutenant à fond la collectivisation forcée des campagnes, véritable guerre déclarée par le pouvoir aux paysans, et en éliminant sans états d’âme tous les opposants et autres « éléments parasitaires et antisociaux ». Et ils sont nombreux.
Son zèle sera reconnu à sa juste valeur : il est élu en 1930 au Politburo, où il restera jusqu’en 1957, date du début de la déstalinisation. Une longévité absolument remarquable.
De 1930 à 1935, le voilà 1er secrétaire à Moscou. Comme l’indique pudiquement Wikipédia« Durant les années 1930, Kaganovitch participe avec zèle et sans état d'âme à la mise en œuvre des réformes économiques et sociales de Staline, notamment la collectivisation de l'agriculture et l'industrialisation aussi rapide que violente de l'URSS, ainsi qu'aux  purges politiques. »
Derrière cette phraséologie lisse, se cache un épisode particulièrement abject d’une carrière pourtant bien remplie à cet égard. Kaganovitch jouera en effet un rôle de premier plan lors de l’Holodomor, la famine orchestrée par le pouvoir, qui fit au bas mot six millions de victimes, dont deux millions d’enfants. Le plan de collecte totalement irréaliste prévu par le gouvernement des soviets n’ayant pas été rempli, et pour cause, Kaganovitch et Molotov sont envoyés en octobre 1932 dans le Caucase du nord et en Ukraine afin d’ « accélérer les collectes » et d’ empêcher à tout prix les paysans de fuir vers les villes.
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Le 2 novembre 1932 – il y a tout juste 75 ans – la commission présidée par Kaganovitch, envoyée dans le Caucase du nord,  adoptera la résolution suivante : « A la suite de l’échec particulièrement honteux du plan de collecte des céréales, obliger les organisations locales du Parti à casser le sabotage organisé par les éléments koulaks contre-révolutionnaires, anéantir la résistance des communistes ruraux et des présidents de kolkhoze qui ont pris la tête de ce sabotage ».  A partir de ce moment-là, les opérations « anti-sabotage » vont aller bon train et les victimes se compteront par dizaines de milliers. Sans compter les déportations de villages entiers. Un certain Nikita Khrouchtchev s’illustrera d’ailleurs également par sa férocité durant cette sombre période, en Ukraine. Il a été calculé qu’au plus fort de la famine, jusqu’à 33 000 personnes mourraient de faim chaque jour dans cette région.
Durant la Grande Terreur et ses purges, dans les années 1936-39, Kaganovitch continuera à seconder efficacement son maître. Sa signature apparaît au bas de 191 listes de condamnés, en général à mort. Il se rendra d’ailleurs personnellement en 1937 purger le Donbass, Tchéliabinsk, Iaroslav, Ivanovo, Smolensk.  Résultat : il monte encore en grade et devient en 1938 vice-président du Conseil des commissaires du peuple - soit n°2 du pays -, poste qu’il réussira à conserver jusqu’en 1957.
Pendant la guerre, il est membre du Comité d’Etat à la Défense et obtient même en 1943 la distinction rare de Héros du travail socialiste. Il est, le 5 mars 1940, l'un des responsables soviétiques qui contresignent l'ordre d'exécution par le NKVD de 25 700 officiers polonais faits prisonniers par l'Armée Rouge. Ils seront abattus à Katyn et cette tuerie sera, lors du procès de Nuremberg, portée sur la facture payée par les nazis.
Après la guerre, il continue à faire partie du 1er cercle du pouvoir et cumule nouveaux postes et nouveaux honneurs, puisqu’il intègre le Présidium en 1952. Jamais il ne s’opposera aux campagnes « antisémites » de Staline, qu’il soutiendra, bien au contraire.
Il réussira même le tour de force de conserver son influence après la mort inopinée de Staline en 1953, puisqu’il devient ministre du Travail et des Salaires en 1955-56. Il contribue à la montée en puissance d’une vieille connaissance du temps de l’Ukraine, Nikita Khrouchtchev, mais n’en sera pas vraiment récompensé. Ce dernier, qui cherche à se débarrasser de souvenirs gênants, et de témoins embarrassants de la période stalinienne – à laquelle il a pourtant largement contribué – le démet de ses fonctions gouvernementales en 1957.
Mais, heureusement pour lui, les temps ont (un peu) changé. Il n’est donc pas liquidé et ne sera finalement exclu du Parti qu’en 1964.
Il lui reste près de trente ans à vivre, avec ses souvenirs et sans jamais avoir été inquiété pour ses activités criminelles qui en font pourtant l’équivalent d’un Adolf Eichman. L’un comme l’autre zélés, dévoués à la cause et sans états d’âme superflus.
Mais voyez comme c’est étrange : l’un a été justement puni, l’autre est mort dans son lit, médaillé de l’Ordre de l’Union soviétique.  http://france-licratisee.hautetfort.com

samedi 15 août 2009

GUY MÔOUET Des Glières à Châteaubriant, une volonté communiste de faire couler le sang français

Le candidat avait lancé sa campagne au Mont Saint-Michel. Le président a pris ses fonctions avec un pèlerinage (annuel dans l'avenir ?) au plateau des Glières, en hommage aux 250 morts et disparus de ce réduit alpin et au général Vallette d'Osia qui, avant de mourir à 103 ans, accompagna Jean-Marie Le Pen en ce lieu.

Le lieutenant "Tom" Morel forma aux Glières, en pleine occupation, le 27e bataillon de chasseurs alpins. Avec des réfractaires jocistes, recrutés dans la maison même du cardinal Gerlier, dont nos diviseurs dénonçaient le pétainisme. Cet appel aux armes fut-il prématuré ? A cinq mois du débarquement, la France ne pouvait se laisser passer au cou le carcan d'un "Gouvernement militaire allié". La France sous tutelle, le vieux continent serait resté sans voix. Le rang perdu sur le champ de bataille, du fait de saboteurs et de traîtres, ne pouvait être retrouvé que sur le champ de bataille. Il fallait préparer la seconde campagne de France.
La montée des volontaires aux Glières n'était donc pas prématurée, mais à coup sûr mal placée. Terrain de parachutage commode, ce plateau ne pouvait être tenu pour la « forteresse imprenable » dont parlait l'envoyé du BCRA Jean Rosenthal (qui lui préféra un autre abri). Ancien chef de corps du 27e BCA et deux fois évadé, le commandant Vallette d'Osia s'insurgea contre cette idée folle à Londres même. Mais depuis la rupture de l'alliance Hitler-Staline, saboteurs et traîtres revenaient en force. Le bataillon fut victime de leur volonté de jeter les Français les uns contre les autres. Les communistes savaient utiliser l'occupant pour détruire les cadres "bourgeois" du pays. Ils le laisseront ainsi liquider, dans Varsovie insurgée, ceux des officiers polonais qu'ils n'avaient pu assassiner à Katyn. La consigne de Dimitrov au PC était d' « allumer la guerre civile en France ». La Haute-Savoie le permettait. Les chasseurs alpins de l'Armée secrète y faisaient face à des camarades que les exactions des FTP poussaient dans la milice. Charles Tillon rencontra Jean Blumenthal. Les dirigeants FTP dénonçaient le saint-cyrien qu'était le lieutenant Morel comme issu de bourgeois lyonnais, élève des jésuites et « suppôt de l'évêché ». Sur le terrain, le chef FTP Marcel Lamouille abattait un de ses hommes, coupable de s'être confessé : une trahison à ses yeux ! Et pour cause : ses hommes "chauffaient" les pieds des fermiers pour les dépouiller. Et ils avaient massacré neuf inspecteurs de police attirés par ce banditisme. Ce forfait amena la milice et les GMR en force autour du plateau, désormais assiégé. Devant cet afflux, les FTP de Lamouille s'y étaient eux-mêmes réfugiés : « Vous n'êtes plus des FTP ; vous êtes des chasseurs ! » leur avait dit, bon prince, le lieutenant Morel. Ce geste changea l'optique des GMR dont un officier tuera le lieutenant. Les FTP de Lamouille avaient rempli leur mission en attirant sur les Glières la foudre. A l'occupant de jouer ! Devant le bluff de l'envoyé du BCRA, qui provoqua sur le plateau le parachutage d'armes pour 4500 hommes et annonça sans nulle vraisemblance celui d'un millier de parachutistes alliés, une division de montagne allemande prendra le relais du "maintien de l'ordre" de Vichy pour anéantir le bataillon en formation. Le capitaine Anjot ne pourra que se faire tuer avec 170 de ses chasseurs alpins.

Provocation, répression, révolution
Nous retrouvons la consigne de Dimitrov et la volonté de faire couler le sang français dans le drame de Guy Môquet, jeune fusillé d'octobre 1941 dont le président Sarkozy entend faire lire la dernière lettre à chaque rentrée scolaire. Guy Môquet était d'âge militaire : 17 ans. Est-ce un modèle de patriote ? Pas plus que son député communiste de père, il n'avait été détourné du service du parti par deux ans de trahison et d'alliance avec l'occupant (qui suivaient vingt ans de sabotage de notre défense). Désarmer la France pendant que l'URSS réarmait l'Allemagne avait été la politique du PC depuis 1920. Faire tuer des Français était sa politique depuis la rupture, toute récente, par Hitler de son alliance avec Staline en juin 1941. Guy Môquet en fut l'une des premières victimes. Le Parti sacrifiait ses enfants au Moloch.
Le triptyque enseigné aux militants était alors : « provocation, répression, révolution » (tuer un occupant provoque des représailles qui poussent à la révolte). Mi-octobre 1941, l'OS (Organisation spéciale) du PC ordonna des attentats à Bordeaux, Nantes et Rouen. Le 20 octobre à Nantes, le tandem Brustlein-Spartaco suivit ainsi deux officiers allemands. L'arme de Spartaco s'enraya. Brustlein tua le lieutenant-colonel Hotz ... Un gros coup ! Alors qu'à Paris, Guy Georges n'avait abattu, au métro Barbès, qu'un enseigne de vaisseau, Brustlein avait tué sans le savoir à Nantes le Feldkommandant de la place. D'où une violente réaction de l'occupant : 48 exécutions de détenus de la prison de Nantes et du camp de Châteaubriant, dont Guy Môquet. 50 autres paieront au camp de Souges un second attentat.
Arrêté pour diffusion de tracts, le jeune militant était ainsi voué à la mort par son parti, assassiné indirectement, mais délibérément par les dirigeants d'un PC en mal de martyrs. Le « parti des 100 000 fusillés » (c'était un vœu et restera un rêve) se nourrissait de sang comme le soleil des Aztèques. En l'honorant, sans doute le président Sarkozy ne songe-t-il qu'à créer des conditions favorables aux réformes les plus urgentes. Il octroie au PC un quitus moral pour qu'il renonce au pactole de la CCAS et à une grève à la SNCF. Mais la lecture annuelle de la lettre de Guy Môquet leur fournit une nouvelle occasion de manipuler les enseignants. Il faut en finir avec le mensonge qui fait de traîtres des modèles et de leurs victimes des héros.

Les communistes, fourriers de l'occupant
Les communistes n'étaient pas des résistants, mais les fourriers d'un nouveau totalitarisme. A terme les fourriers d'un nouvel occupant. Sachons lire notre histoire ! Qu'était le PC en 1941 ? Tenu de renier la France en toute occasion depuis le congrès de Tours, il n'avait toujours pas le droit de se dire français. Alors qu'en 1935, le Komintern avait créé un Parti communiste algérien (PCA), le parti de Thorez restait le PC-SFIC (section française de l'Internationale communiste). L'Humanité d'Alsace et de Lorraine avait fait des années campagne pour le rattachement au Reich. Et ses lecteurs fournissaient à l'annexion des fonctionnaires dociles pour prendre la place des préfets, sous-préfets et maires élus, avec la carte du NSDAP, concurremment avec les autonomistes. Les représailles appelées par l'attentat de Nantes n'étaient pas propres aux "nazis". Le général von Stülpnagel, qui y recourut, ne l'était pas. Associé au complot contre Hitler, il fera arrêter, le 20 juillet 1944, les 1200 SS de Paris. Une communiste vint à leur secours. En tuant un officier de la Wehrmacht, elle les aida à rétablir l'ordre hitlérien à Paris. Hitler survivant, Stülpnagel sera exécuté.
Les communistes ont provoqué les Allemands à tuer des militaires français avant d'appeler les Français à provoquer des représailles en assassinant des militaires allemands. Aux applaudissements de Marcel Cachin, directeur de L'Humanité, ils ont appelé, par la voix de Karl Radek, les nationaux et les socialistes allemands à s'unir contre l'occupant français de la Rhénanie en 1923. De cet appel naîtront le parti de Hitler et la Seconde Guerre mondiale. Membre du Politburo soviétique, Karl Radek était l'agent de Lénine dans la république de Weimar, qu'il avait mission de remplacer par un Reich revanchard. Il voyait le Parti national socialiste ouvrier allemand, né de son appel, comme une version politique du "Soviet des ouvriers et des soldats". Lénine misait sur la guerre. Son credo tenait en ces mots : « la première guerre nous a donné la Russie. La seconde nous donnera l'Europe ». Les bolcheviks ne pouvant songer à faire appel aux mencheviks de la social-démocratie, c'est le pendant allemand du Parti ouvrier français de Jules Guesde (et de Marcel Cachin), le Parti ouvrier allemand, qui fut choisi pour réunir nationaux et socialistes dans la haine de ''l'impérialisme" français. Staline poussa les Jeunesses communistes à un entrisme massif dans les rangs de la milice "nazie", les Sections d'assaut. La "nuit des longs couteaux" préviendra l'état-major des SA de basculer dans l'orbite soviétique et la guerre d'Espagne opposera les deux drapeaux rouges. Mais le partage de la Pologne relancera leur alliance et déclenchera la guerre prédite par Lénine.
Alors que Guy Môquet distribuait les tracts de la Section française de l'Internationale communiste, les camarades assez patriotes pour avoir désapprouvé le pacte Hitler-Staline d'août 1939 étaient supprimés discrètement par l'OS et sa MOI (Main d'œuvre immigrée). Et ceux qui échappaient à cette "purge" stalinienne demeuraient hors la loi pour le Parti. Deux ans plus tard, lors de l'évasion de l'automne 1943 à la prison du Puy où nombre de députés et permanents du PC étaient incarcérés, les cellules des communistes qui n'ont pas approuvé le pacte avec Hitler ne seront pas ouvertes par les FTPF. Ces traîtres au Komintern sont abandonnés à l'occupant : gibier de peloton !
Aux abois, Staline renversera un moment la vapeur. Il devra faire appel au patriotisme des Russes, tant épurés, pour sauver son pouvoir. Le PC recevra alors, en 1942, la permission de s'appeler français. Il créera son Front national et, d'ouvrières, ses milices deviendront patriotiques. Il n'en cherchera pas moins à torpiller notre reconstruction en nous privant de plan Marshall. Il reprendra son sabotage de nos armements et transports militaires ... Il entrave toujours le développement de nos ports, fait de la presse de parti son monopole et se fait le champion d'une autre invasion, démographique celle-là, qui aliène le territoire, endette nos enfants au-delà du raisonnable et sacrifie leur avenir. Il est temps de remettre le PC à sa place dans notre histoire. Condamner les repentances dégradantes est fort bien. Mais cela suppose le rejet du tissu de mensonges qui les nourrit.
Bernard Cabanes monde & vie 9 juin 2007