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lundi 31 août 2026

Le groupe Manouchian a-t-il été sacrifié par la Résistance ?

 

L’ouverture des archives nous promet sans doute quelques surprises selon que nous soyons informés par des historiens de gauche (très nombreux) ou de droite (assez rares) 

Depuis la candidature d’Eric Zemmour la polémique fait rage autour de l’une de ses déclarations : « Pétain aurait protégé les juifs Français en offrant aux nazis les juifs étrangers ».  

Cela a été affirmé par certains et contesté par une très grande majorité, mais il est un autre sujet de polémique qui n’a pratiquement jamais retenu l’attention des historiens et des médias, dont on n’a pratiquement jamais parlé ou écrit : « La résistance française, dirigée depuis Londres par De Gaulle, a-t-elle sacrifié les résistants étrangers afin de privilégier, lors de la victoire, les résistants français ? ». 

Georges Bidault, qui remplaça Jean Moulin à la tête du CNR (Conseil National de la Résistance), m’en avait parlé lorsque j’avais la fierté et l’honneur de le rencontrer, au début des années 60. 

Dès l’occupation une résistance s’est mise en place et a causé beaucoup de dégâts à l’armée allemande. Il ne s’agissait pas des « communistes Français » qui, eux, ont collaboré avec les nazis jusqu’en juin 1941, date à laquelle ils ont pris la décision d’attaquer l’URSS, mais des résistants originaires de nombreux pays européens et plus particulièrement des Espagnols (abandonnant l’Espagne de Franco), des Italiens (fuyant l’Italie de Mussolini), des juifs apatrides, etc. sous le sigle MOI (Main-d’œuvre Immigrée). 

Dès le début de 1944 des ordres furent donnés afin que la « Résistance française » n’interviennent plus dorénavant pour protéger les groupes de résistants étrangers et les avertir lorsqu’ils étaient menacés d’arrestations, donc de condamnations, de déportations ou d’exécutions : « Il était nécessaire que, lorsque la France serait libérée, ce devait être les Français, la résistance française, qui soient fêtés et honorés, et non pas les résistants étrangers qui, les premiers, avaient engagé le combat. » 

Souvenons-nous de l’un des principaux, le groupe Arménien Manouchian, Ils furent appréhendés et presque totalement exécutés.  

Il fallait absolument que le peuple de France se rallie autour d’un seul chef : De Gaulle. La victoire devait être la sienne, il fallait que « ses héros » soient des Français et non pas des étrangers. 

Bien sûr, il ne s’agit pas de dizaines, des centaines, de milliers qui furent envoyés vers la « mort », comme ce fut le cas des juifs, mais quelques centaines seulement de « métèques » (Comme ils disaient !) 

Ne serait-il pas judicieux que la vérité soit connue, messieurs les « historiens » et cela que vous soyez de gauche ou de droite ? 

Manuel Gomez

https://ripostelaique.com/le-groupe-manouchian-a-t-il-ete-sacrifie-par-la-resistance/

mercredi 9 juillet 2025

Atrocités de masse commises par les Waffen-SS lettons pendant la Seconde Guerre mondiale

 

La Russie publie des archives révélant les atrocités commises par les Waffen-SS lettons pendant la Seconde Guerre mondiale

Des documents déclassifiés du FSB détaillent les crimes de guerre, les exécutions de masse et la collaboration nazie.

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a publié des documents déclassifiés détaillant les atrocités de masse commises par des membres lettons des unités Waffen-SS pendant la Seconde Guerre mondiale.

La Légion lettone, une branche de combat de la Waffen-SS allemande nazie, a été formée en 1943 sur ordre d’Adolf Hitler et était composée principalement de Lettons de souche.

Les documents ont été publiés vendredi à l’approche de la «Journée du souvenir des légionnaires lettons» dans ce pays de l’UE, et alors que la Russie se prépare à célébrer le 80ème anniversaire de la défaite de l’Allemagne nazie en mai.

Selon le FSB, les documents sont basés sur des renseignements recueillis par le service de contre-espionnage soviétique (SMERSH) sur des unités SS formées de volontaires lettons. Ces documents comprennent des rapports de partisans soviétiques, d’officiers du renseignement et de prisonniers de guerre, compilés ultérieurement et transmis au commandement de l’Armée rouge.

Le rapport mettait en lumière la Police auxiliaire de sécurité lettone, également connue sous le nom de Kommando Arajs, du nom de son chef, Viktors Arajs. Cette unité SS, connue pour sa brutalité, était entièrement composée de volontaires, dont d’anciens officiers de l’armée lettone. Elle est responsable du meurtre d’au moins 30 000 personnes.

Les dossiers déclassifiés comprennent des comptes rendus d’interrogatoire de membres du Kommando Arajs arrêtés par le SMERSH en 1945, révélant des récits détaillés de crimes de guerre.

L’un des légionnaires aurait «systématiquement exécuté» des juifs – dont des femmes, des enfants et des personnes âgées – dans la forêt de Bikernieki, près de Riga. Il aurait participé au massacre de plus de 10 000 personnes, tandis que les enquêteurs ont estimé le nombre total de victimes à 46 500.

Les membres du Kommando Arajs «détruisaient tout sur leur passage», incendiant des villages entiers, pillant et tuant femmes et enfants sans exception. Selon les documents, ils ont également mené des raids en Biélorussie et en Pologne. L’un d’eux s’est vanté d’avoir personnellement «pendu deux femmes», comme le révèlent les archives déclassifiées.

Le FSB a noté que, comme le Kommando Arajs avait prouvé sa loyauté envers les nazis par une «brutalité sans précédent», il a rapidement été équipé à la manière des unités SS.

Tous les ans, le 16 mars, des centaines de personnes sont attendues dans la capitale lettone, Riga, pour rendre hommage à leurs compatriotes qui ont combattu aux côtés des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Malgré le tollé suscité par de nombreux pays, la nation balte continue d’autoriser le défilé annuel dédié aux légionnaires lettons de la Waffen-SS. Moscou a accusé à plusieurs reprises la Lettonie, membre de l’OTAN et de l’UE, de tenter de blanchir les criminels de guerre en autorisant cet événement controversé.

À propos de la marche à venir, le FSB a souligné que l’événement rendait hommage aux légionnaires SS qui exhibaient ouvertement des décorations de l’Allemagne nazie. Les néonazis lettons ont même choisi cette date pour qu’elle coïncide avec la «Journée de commémoration des héros» nazis, renforçant ainsi leur «panthéon de héros» commun avec les nazis du XXe siècle, dont beaucoup furent condamnés pour crimes contre l’humanité, a indiqué le FSB.

source : Russia Today via La Gazette du Citoyen

https://reseauinternational.net/atrocites-de-masse-commises-par-les-waffen-ss-lettons-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/

mardi 6 mai 2025

Ukro-nazis et islamo-nazis, même propagande, mêmes crimes

 

Les conflits actuels opposent moins les libéraux aux collectivistes,

Que les nationalistes aux mondialistes et les laïcs aux fanatiques.

Outre leurs références au nazisme, les réactions du criminel Zelensky et celles des assassins du Hamas sont étrangement similaires. Dans les deux cas, en mauvaise posture face à un adversaire plus fort qu’eux, ils posent des conditions de paix que leur ennemi victorieux ne peut accepter. Agresseurs sans scrupules, ils pleurnichent, gémissent et se font plaindre. Dénonçant des représailles répondant à leurs saloperies. Pour mendier ensuite sans vergogne la charité de la mondocrature.

Bien évidemment, les merdias du Nouvel Ordre Mondial, propriétés des banksters apatrides, sont de leur côté. Et les présentent sous un jour favorable, effaçant tous les crimes dont ils se sont rendus coupables.

Le choix des mots est révélateur de la perfidie de leurs complices, maîtres de la désinformation planétaire

Les néo-nazis de l’armée d’Azov dont la cruauté envers les civils n’a d’égale que celle des égorgeurs du Hamas sont présentés comme des « libérateurs » ou des « résistants.» Le gauleiter Stepan Bandera comme le criminel Yasser Arafat, neveu du grand mufti copain d’Adolf, et leurs successeurs ont droit au titre de héros. Rien n’arrête la réécriture de l’histoire.

Les massacres de civils dans le Donbass, les fermes brûlées, les femmes violées, les otages liquidés ont été qualifiés d’actes de guerre. De même que pour les assassinats dans les kibboutz et lors du festival de musique de Réïm, les djihadistes prétendaient qu’il s’agissait d’actions militaires. Dont les ripostes sont appelées crimes contre l’humanité par l’islamiste Karim Abdul Ahmed Khan, justicier cosmo-islamo planétaire de la CPI.

Les otages israéliens, femmes, enfants et bébés, quand ils n’ont pas été froidement assassinés, sont labellisés prisonniers de guerre. À échanger à un contre 100 ou 1000 contre des terroristes fanatiques coupables d’exactions abominables. On présente comme de valeureux guerriers des lâches pleurnichards qui s’y entendent à tirer dans le dos, à poignarder par derrière, et à massacrer leurs ennemis à dix contre un, en leur tendant des embuscades, sans faire de prisonniers.

Les « azoviens » et les djihadistes emploient les mêmes méthodes de terreur et de coercition. On jurerait qu’ils ont été formés ensemble dans les mêmes académies du crime. Et ils ne manquent jamais une occasion de s’associer pour perpétrer leurs forfaits.

Même si les merdias français asservis à la doxa mondialiste et aux pétrodollars s’ingénient à le cacher, afin d’effacer les témoignages sur ce sujet, la présence des djihadistes en Ukraine est avérée depuis des années. Cet État-voyou est un de leurs sanctuaires. Et un employeur qui paie bien.

Leur participation aux attentats de Moscou a été prouvée. En contrepartie, des soldats de Kiev vont aider des groupes islamistes au Soudan alors qu’ils prétendent manquer d’hommes et d’armes pour défendre leur propre pays ! Exigeant toujours plus de milliards de Pustula, de Macronescu et du sénile Biden avant qu’il se fasse jeter par ses propres partisans.

Tandis que Zelensky mégote et ruse pour retarder indéfiniment une paix qui lui ferait perdre son pouvoir, le Hamas agit de même afin de conserver son emprise sur les Gazaouis.

Comme si les vaincus étaient en mesure de dicter leurs conditions, le Hamas s’est dit ouvert à la possibilité d’un accord en cas de retrait total des troupes de Tsahal. Tandis que les terroristes n’acceptent en aucun cas de déposer les armes.

Ils feraient même une faveur à Israël en n’égorgeant personne pendant quelque temps, si Netanyahou acceptait une trêve de cinq à sept ans, que les islamistes briseront à le première occasion. Tout le monde le sait. Eux mêmes le reconnaissent mezzo voce. Ils n’ont jamais renoncé à leur projet de jeter tous les Juifs à la mer.

Cette supercherie permettrait la libération d’une vingtaine d’otages israéliens et d’autres nationalités encore vivants, et le retour d’une trentaine de cadavres, morts de faim ou égorgés dans les souterrains de la mort, creusés et entretenus grâce au matériel de génie civil et aux matériaux de construction fournis par l’aide internationale.

En Ukranazia, Zelensky exige un accord de paix à ses conditions inchangées. À savoir le repli aux frontières de 2022 et la récupération de la Crimée, russe depuis le référendum en 2014. Comme s’il était en mesure de poser ses conditions… Quand certains personnages de son entourage font semblant d’être plus raisonnables.

Le rôle du gentil a été dévolu au maire de Kiev, l’ancien champion de boxe Vitali Klitschko qui a dû prendre trop de coups sur la tête. Il a vendu la mèche en révélant la fourberie et le double langage de son patron. En reconnaissant naïvement que son pays accepterait une paix temporaire, avec un abandon provisoire de certains territoires à la Russie.

Cela sous-entend clairement que ce ne serait qu’une trêve, le temps de refaire leurs forces avec l’aide des Boches et de l’UE, avant de reprendre les combats. Comme après les accords de Minsk. Bien entendu, les Russes roulés deux fois ne se laisseront pas arnaquer à nouveau.

Poutine comme Bibi ont toutes les cartes en mains

L’Israélien entend éradiquer le cancer islamiste de Gaza et ses métastases de Galilée et du Golan. Le retrait complet de Tsahal exigé par les djihadistes est aussi impensable que le retour des Russes aux frontières d’avant 2014 et 2022.

Les Israéliens useront sans faiblir de leurs moyens de pression pour éliminer les islamistes de l’enclave putrescente de Gaza. Laisser passer au compte-gouttes la logistique internationale d’aide aux terroristes est un moyen efficace. Appuyé par des opérations militaires, le bombardement des nids djihadistes, et l’éradication des bandes armées avec reprise du contrôle total de la zone. S’ils veulent la paix, qu’ils dégagent !

« Plus jamais ça ! » ont dit les Israéliens après le pogrom du 7 octobre 2023. Comme ils avaient dit en 1945 après la défaite des nazis. Cette fois encore, le Mossad traquera les assassins sans répit, partout dans le monde, où qu’ils se cachent. Jamais le gouvernement de Jérusalem ne leur accordera l’immunité qu’ils réclament. Les fugitifs vivront dans la terreur permanente.

Le Russe entend éradiquer la menace de l’OTAN à ses frontières Ouest. À commencer par l’abandon définitif du projet d’y intégrer les nazis de Kiev. Sinon, les conditions pour la paix n’ont pas changé depuis la fin de l’année dernière. Inutile d’attendre un coup de pouce de Trump. Le nabot arrogant Zelensky l’insupporte autant qu’il méprise le frimeur délirant Macronescu.

La paix passera par le gel des combats sur les positions occupées de part et d’autre au moment du futur cessez-le-feu. L’arrêt de la fourniture d’armes, de munitions, de mercenaires et de renseignements à Kiev par l’Occident ira de pair avec la création d’une zone démilitarisée de 20 à 50 km de profondeur à partir du nouveau trait de frontière. D’accord pour la présence d’observateurs internationaux, à condition qu’ils n’appartiennent à aucun des pays cobelligérants depuis 2022.

Sans oublier la levée des blocus économiques et la restitution des biens et avoirs russes confisqués en Europe. En contrepartie, Vladimir accepterait de laisser aux Ukronazis les terres russophones de la Novorossia toujours occupées et renoncerait à pousser son avantage jusqu’à Odessa.

Sinon les Ukrainiens comme les djihadistes pourront continuer à gémir sous les bombes. Leurs couinements amplifiés par les merdias ne feront pas dévier leurs ennemis d’un millimètre de leurs objectifs.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/ukro-nazis-et-islamo-nazis-meme-propagande-memes-crimes.html

vendredi 18 avril 2025

La croissance des unités ukrainiennes Azov suit la voie des Waffen-SS

La montée du nazisme en Allemagne s’est accompagnée de la montée en puissance de ses militants armés. Ceux-ci étaient utilisés pour combattre les partis politiques opposés et les milices. Ils étaient impitoyables.

Ces unités ont ensuite été connues sous le nom de Waffen-SS :

«Après sa sortie de prison, Hitler a décidé qu’il avait besoin d’un groupe paramilitaire pour assurer sa protection personnelle. Ce groupe devait lui être fermement fidèle et loyal, notamment pour le protéger d’éventuelles machinations de la SA. Hitler a donc créé une garde personnelle dans sa ville d’origine, Munich. Au départ, ce groupe ne comptait que dix hommes et un officier. Il a d’abord été appelé «Stoßtruppe Hitler» (troupes de choc Hitler). Ce nom était également inspiré des groupes d’assaut divisionnaires de la Première Guerre mondiale. Il a ensuite été rebaptisé «Schutz Staffel» (SS ou escadron de protection). (…)

En 1932, la SS comptait environ 30 000 hommes (…)

En mars 1935, Hitler dénonça le traité de Versailles et annonça l’expansion de l’armée allemande et la formation des SS Verfügungstruppen (SS VT ou troupes spéciales SS) comme noyau d’une division militaire à part entière. Cette unité était financée par le budget de la police afin de contrer toute crainte de l’armée».

Après le début de la guerre, le «mal armé» s’est encore développé :

«En 1939, quatre régiments (Standarten) avaient été organisés. (…)

Au cours de l’hiver et du printemps suivants, les régiments qui avaient combattu en Pologne furent transformés en brigades, puis en divisions. … Ces trois divisions devaient constituer le noyau de la Waffen-SS lors de son expansion rapide qui suivit. (…)

À la fin de 1940, la Waffen-SS comptait un peu plus de 150 000 hommes. En juin 1944, elle était passée à 594 000 hommes. Conçue comme une force d’élite, la Waffen-SS a évolué, en raison des exigences de la guerre, passant du concept SS initial d’organisation militaire imprégnée de l’idéologie nazie et de loyauté envers Hitler à une force polyglotte dont l’efficacité au combat allait décroissant».

La Waffen-SS ne faisait pas partie de l’armée régulière. Elle disposait de ses propres ressources financières. Elle recrutait et formait ses propres officiers par le biais des organisations de jeunesse nazies. Ceux-ci étaient de «vrais croyants».

Il existe de nombreux parallèles entre la montée en puissance de la Waffen SS et la formation nazie ukrainienne connue sous le nom d’Azov.

Azov a commencé comme un gang violent de hooligans à Kharkov. Il mélangeait le mythe nordique et l’idéologie nazie. Il a trouvé des oligarques riches pour le financer et, en échange, leur a fourni les muscles nécessaires pour résoudre leurs «conflits commerciaux». Il dispose de sa propre organisation de jeunesse et d’un réseau international.

Déjà en 2014, après que les États-Unis aient fomenté un coup d’État contre le gouvernement élu de l’Ukraine, le passé fasciste du nouveau gouvernement mis en place était évident. Le Premier ministre Yatsenyuk, choisi par Victoria Nuland du département d’État, a qualifié les russophones de l’est de l’Ukraine qui s’opposaient à lui de «sous-humains», c’est-à-dire Untermenschen en langage nazi.

En décembre 2014, la BBC (!) a mis en garde contre la menace nazie croissante en Ukraine :

«Les ultranationalistes se sont révélés être des combattants efficaces et dévoués dans la guerre brutale qui se déroule dans l’est du pays contre les séparatistes soutenus par la Russie et les forces russes, qui comptent également dans leurs rangs un important contingent issu de l’extrême droite russe.

Ils ont ainsi atteint un certain niveau d’acceptation, même si la plupart des Ukrainiens ne connaissent pas leurs véritables convictions.

Le bataillon volontaire Azov en est un exemple typique.

Dirigé par l’organisation extrémiste Patriotes d’Ukraine, qui considère les juifs et les autres minorités comme «sous-humains» et étrangers, et qui appelle à une croisade blanche et chrétienne contre eux, il arbore trois symboles nazis sur son insigne : un croissant modifié, un soleil noir (ou «Hakensonne») et le titre Black Corps, qui était utilisé par les Waffen SS.

Azov n’est qu’un des plus de 50 groupes de volontaires qui combattent dans l’est, dont la grande majorité ne sont pas extrémistes, mais il semble bénéficier d’un soutien particulier de la part de certains hauts responsables :

  • Le ministre de l’Intérieur Arsen Avakov et son adjoint Anton Gerashchenko ont activement soutenu la candidature au Parlement d’Andriy Biletsky, commandant d’Azov et membre de Patriotes d’Ukraine.
  • Vadim Troyan, autre haut responsable d’Azov et membre des Patriotes d’Ukraine, a récemment été nommé chef de la police de la région de Kiev
  • Korotkykh est également membre d’Azov

Les médias ukrainiens sont restés remarquablement silencieux sur ce sujet. (…)

Bien que l’Ukraine ne soit absolument pas dirigée par des fascistes, les extrémistes d’extrême droite semblent faire des percées par d’autres moyens, comme dans le département de police du pays.

La population ukrainienne est largement sous-informée à ce sujet. La question est de savoir pourquoi personne ne veut lui dire».

Un an après le coup d’État de 2014, la CIA a secrètement commencé à former des groupes paramilitaires ukrainiens en vue d’une insurrection contre une éventuelle invasion russe :

«La CIA supervise un programme secret d’entraînement intensif aux États-Unis destiné aux forces spéciales d’élite ukrainiennes et à d’autres membres des services de renseignement, selon cinq anciens responsables des services de renseignement et de la sécurité nationale proches de cette initiative. Ce programme, qui a débuté en 2015, est basé dans une installation secrète du sud des États-Unis, selon certains de ces responsables».

Parmi les stagiaires figuraient des unités d’Azov :

«Malgré la reconnaissance ouverte de son nazisme – son ancien commandant a déclaré un jour que la «mission historique» de l’Ukraine était de «mener les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie» dans «une croisade contre les Untermenschen dirigés par les Sémites» – Azov a été intégré à la Garde nationale du pays en 2014, en raison de son efficacité dans la lutte contre les séparatistes russes. Des armes américaines ont afflué vers la milice, des responsables de l’OTAN et de l’armée américaine ont été photographiés en réunion avec elle, et des membres de la milice ont parlé de leur travail avec des formateurs américains et de l’absence de vérification des antécédents pour éliminer les suprémacistes blancs.

Compte tenu de tout cela, il serait plus surprenant que les néonazis d’Azov n’aient pas été formés dans le cadre du programme clandestin de la CIA visant à créer des insurrections. Et nous voyons déjà les premiers signes d’un retour de bâton».

En 2022, trois jours après le lancement de l’opération militaire russe en Ukraine, j’avais prévenu que ces unités viendraient hanter l’Occident :

«Le soutien de la CIA aux nazis ukrainiens remonte à loin.

Op-Ed : La CIA a déjà soutenu des insurgés ukrainiens. Tirons les leçons de ces erreurs – LA Times

Une nouvelle insurrection nazie en Europe de l’Est est une très mauvaise idée. Des groupes fascistes de partout se joindraient à elle. Dans quelques années, cela pourrait bien conduire à la terreur nazie dans de nombreux pays européens. N’avons-nous vraiment rien appris de la guerre contre la Syrie et de la campagne contre l’EI ?»

Pendant ce temps, les médias «occidentaux» qui avaient précédemment condamné les unités nazies en Ukraine ont commencé à les blanchir :

«Récemment, le New York Times, comme beaucoup d’autres médias «occidentaux», a changé son langage lorsqu’il rend compte du bataillon fasciste ukrainien Azov.

Ce qui était autrefois «une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne», que même le FBI qualifiait de «tristement célèbre pour son association avec l’idéologie néonazie», a d’abord été rebaptisé «d’extrême droite», avant de devenir une «unité normale de l’armée ukrainienne».

Tout en faisant la propagande des unités nazies, les médias ont omis de souligner les dangers de leur croissance :

«Pendant la guerre, Azov s’est développé grâce à un recrutement actif au sein du «bataillon Azov, une organisation paramilitaire néonazie ukrainienne», pour devenir le régiment Azov et, après sa défaite à Marioupol, une unité de la taille d’une brigade».

Depuis, comme la Waffen-SS avant elle, elle a continué à se développer et a désormais atteint la taille d’un corps d’armée :

«La toute première formation de corps au sein de la Garde nationale est désormais une réalité. Le 15 avril 2025, la brigade Azov, ainsi que plusieurs autres unités de la Garde nationale, ont officiellement annoncé la création du nouveau 1er corps «Azov» de la Garde nationale ukrainienne, marquant ainsi la création du premier corps opérationnel de la Garde.

La formation d’un corps basé sur la 12e brigade spéciale «Azov» était attendue depuis de nombreux mois».

La 12e brigade, désormais 1er corps Azov, est la principale unité fasciste de la Garde nationale. Elle a eu les moyens et le temps de célébrer son nouveau statut avec une vidéo de propagande de 3 minutes 48 secondes.

Une autre unité Azov, la 3e brigade, fait partie de l’armée régulière ukrainienne. Elle est également destinée à s’étendre pour former un corps :

«Selon Yuriy Butusov, la 3e brigade d’assaut sera restructurée pour devenir le 3e corps d’armée. La nouvelle formation sera dirigée par nul autre qu’Andriy Biletsky, le fondateur de la brigade et du mouvement Azov».

Dans les formations de l’OTAN, un corps compte entre 20 000 et 45 000 soldats. Si les corps nouvellement formés en Ukraine sont encore plus petits, leur désignation comme corps laisse présager une croissance future.

Les deux corps Azov constituent déjà la plus grande formation armée néonazie au monde. Ils continuent de croître grâce à leurs propres structures de recrutement et organisations de jeunesse, ainsi qu’en absorbant d’autres unités «nationalistes».

Ces forces deviendront un grave danger pour l’Europe :

Une armée fortement nazifiée à la frontière de l’UE qui se retournera contre les pays européens pour les avoir «poignardés dans le dos» dès que la guerre prendra fin. L’Ukraine est la véritable menace pour la sécurité de l’Europe, pas la Russie.

Un premier aperçu des répercussions du soutien occidental aux nazis en Ukraine s’est manifesté avec une tentative d’assassinat contre le candidat à la présidence Donald Trump :

«Hier, un fervent partisan américain des fascistes en Ukraine a tenté d’assassiner le candidat républicain à la présidence Donald Trump :

Jack Poso 🇺🇸 @JackPosobiec – 1:39 UTC · Sep 16, 2024

«EXCLUSIF : Ryan Routh, l’auteur de la tentative d’assassinat de Trump, est apparu dans une vidéo de propagande pour le BATAILLON AZOV en mai 2022».

Routh, trop âgé pour combattre, avait tenté de recruter des mercenaires étrangers pour se battre aux côtés des fascistes en Ukraine. Il a manifestement pris Trump pour cible parce que celui-ci avait promis de mettre fin à la guerre en Ukraine.

Comme je le préviens depuis des années :

«De nombreux autres incidents de ce type, principalement en Europe, sont susceptibles de se produire».

source : Moon of Alabama

https://reseauinternational.net/la-croissance-des-unites-ukrainiennes-azov-suit-la-voie-des-waffen-ss/

jeudi 23 janvier 2025

Faut-il condamner ou pas la glorification du nazisme ?

 

La Russie est intervenue militairement en Ukraine pour dénazifier le pays. Mais, selon les Occidentaux, il n’y a pas de nazis en Ukraine. La Russie souhaite envahir et annexer ce pays. Cette incompréhension réciproque a fait dégénérer l’opération spéciale russe en guerre ouverte.
Cependant, plusieurs faits identiques, survenus dans les pays baltes depuis 2005 et au Parlement européen depuis 2016, attestent qu’il ne s’agit pas d’une incompréhension, mais d’une stratégie délibérée de l’OTAN.
Celle-ci vient de mobiliser 53 États pour s’opposer à l’adoption par les Nations unies d’une résolution traditionnelle contre la glorification du nazisme.

À la Libération (c’est-à-dire à la fin de la Seconde Guerre mondiale), les Occidentaux étaient conscients des souffrances occasionnées par les idéologies selon lesquelles l’Humanité était divisée en races distinctes hiérarchisées entre elles. Chacun comprenait que l’affirmation selon laquelle ces «races» ne pouvaient pas se mélanger et avoir de descendance féconde était démentie par les faits et n’avait pu s’imposer que grâce à une intense propagande.

Monument à la gloire de Stepan Bandera à Ternopil (Ukraine). Selon Tribune juive, il y aurait une centaine de monuments à la gloire des collaborateurs nazis en Ukraine. La Russie exige leur destruction immédiate, tandis que l’OTAN prétend qu’ils sont sans importance.

Dès la création des Nations unies et durant toute la Guerre froide, l’Union soviétique et la France veillèrent à faire adopter chaque année par l’Assemblée générale une résolution interdisant la propagande nazie et la glorification de cette idéologie. Ce rituel fut oublié avec la dissolution de l’URSS. De manière surprenante, à partir de 2020, il n’a pas été possible de reformer le consensus autour de cette question. Ainsi, 53 États se sont opposés à la dernière résolution en ce sens, le 17 décembre 2024, et 10 se sont abstenus.

En effet, si durant la Guerre mondiale, les Alliés, à la fois américains (Canadiens, États-uniens), et européens (Britanniques, Français, Grecs, Polonais, Yougoslaves, Scandinaves, Soviétiques etc.) étaient unis face à un adversaire commun, cet ensemble fut brisé avant même la fin du conflit par une volonté anglo-saxonne (c’est-à-dire à la fois de certains États-uniens et de certains Britanniques) de poursuivre le conflit contre l’Union soviétique. C’est ainsi qu’Alan Dulles, alors responsable des services secrets états-uniens en Suisse, et son adjoint, Lyman Lemnitzer, négocièrent avec le général SS Karl Wolff, en 1945, la reddition des forces nazies en Italie pour qu’elles combattent les Soviétiques aux côtés des États-Unis (Opération Sunrise). Cette paix séparée ne fut pas mise en œuvre parce que Joseph Staline s’y opposa immédiatement et que Franklin D. Roosevelt ne ratifia pas l’accord déjà conclu.

Cependant Roosevelt, gravement malade, mourut peu après, tandis que Dulles devint le chef des services secrets états-uniens d’après-guerre, la CIA, et que le général Lemnitzer devint, plus tard encore, le président du Comité des chefs d’état-major états-uniens. Il s’ensuivit que la CIA, et dans une moindre mesure le département de la Défense, devinrent des repaires pour les anciens nazis. Durant toute la Guerre froide, ils furent placés par les Anglo-Saxons à des postes à responsabilité dans de nombreux États du «monde libre» (sic), du Chili à l’Iran. Ils allèrent jusqu’à créer une internationale du crime, la Ligue anticommuniste mondiale, afin de coordonner leurs efforts contre tous les mouvements du gauche du tiers-monde.1

Il fallut attendre 1977, après les révélations de la commission parlementaires du sénateur Frank Church sur les crimes de la CIA, pour que le président Jimmy Carter et l’amiral Stansfield Turner puissent faire de l’ordre dans la CIA et renverser les dictatures au Chili, en Iran et partout ailleurs.

Cependant pour lutter contre le rival soviétique, le président Ronald Reagan et la Première ministre Margaret Thatcher, s’appuyèrent sur une nouvelle idéologie, l’islamisme, et n’hésitèrent pas à la développer, d’abord en Afghanistan, puis partout au Moyen-Orient. C’était pour eux le seul moyen de mobiliser la Confrérie des Frères musulmans et les peuples arabes.

Enfin, lors de la dissolution de l’Union soviétique, en 1991, les mouvements racistes anciennement alliés des nazis resurgirent. Le président Bill Clinton et le Premier ministre Tony Blair n’hésitèrent pas à s’appuyer sur eux. C’est ainsi que les «nationalistes intégraux»2, adeptes de Dmytro Dontsov et de Stepan Bandera, arrivèrent au pouvoir en Ukraine.

Tout a commencé en janvier 2005, lorsque, alors que le pays devenait membre de l’Union européenne, le gouvernement, avec le soutien financier des l’ambassade des États-Unis, publiait un livre, Histoire de la Lettonie : XXe siècle. Il y assurait, entre autres, que le camp de Salaspils, où les nazis réalisèrent des expériences médicales sur des enfants et où 90 000 personnes furent assassinées, n’était qu’un «camp de travail correctif» et que les Waffen SS étaient des héros de la lutte contre les occupants soviétiques. Quelques mois plus tard, il organisait un défilé de Waffen SS en plein cœur de Riga, comme lors des quatre années précédentes, quand il n’était pas membre de l’UE3. Normalement, toute l’Union européenne aurait dû protester. Mais il n’en fut rien. Seuls Israël et la Russie exprimèrent leur indignation.

En 2016, la Polonaise Anna Fotyga, qui était alors députée européenne et deviendra par la suite directrice de l’administration présidentielle polonaise, puis l’un des piliers de l’OTAN, présenta à Strasbourg une résolution traitant des communications stratégiques4. Il s’agissait de faire entrer l’UE dans la guerre de l’Information contre la Russie et, en apparence du moins, contre les islamistes, en instituant un dispositif organisé autour du Centre de communication stratégique de l’OTAN.5

C’est dans ce contexte que, le 19 septembre 2019, le Parlement européen a adopté une résolution «sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe»6. Ce texte affirme qu’en signant le Pacte Molotov-Ribbentrop, l’URSS a partagé les objectifs funestes du Reich nazi et a déclenché la Seconde Guerre mondiale. C’est évidemment complètement erroné.7

Aujourd’hui, les néo-nazis, les «nationalistes intégraux»8 peuvent exercer le pouvoir en Ukraine sans soulever la moindre objection des Occidentaux. Nous ne remarquons pas que leur Constitution est la seule au monde à édicter, dans son article 16, que «préserver le patrimoine génétique du peuple ukrainien relève de la responsabilité de l’État»Cet article est souvent interprété, à tort, comme traitant des conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Pourtant, il ne parle pas du patrimoine génétique de l’Humanité, mais bien de celui du seul «peuple ukrainien». Nous avons oublié qu’Adolf Hitler était végétarien et écologiste.9. Nous ne remarquons pas que Volodymyr Zelensky a terminé son mandat depuis huit mois et qu’il se maintient illégitimement au pouvoir sans élections. Nous interprétons l’interdiction des partis politiques d’opposition et de l’Église orthodoxe10 comme des dispositions réprimant l’infiltration russe. Nous ignorons l’épuration des bibliothèques11. Nous commençons juste à prendre conscience de l’exode de la population ukrainienne et des désertions massives dans leurs armées.

Tout ceci ne doit pas nous étonner au moment où les mêmes autorités occidentales nous expliquent avec un beau sourire que les jihadistes d’Al-Qaïda et de Daech, qui viennent d’être mis au pouvoir à Damas par les Anglo-Saxons, ne sont que des «islamistes éclairés».12

Thierry Meyssan

source : Réseau Voltaire

https://reseauinternational.net/faut-il-condamner-ou-pas-la-glorification-du-nazisme/

vendredi 15 novembre 2024

Opération « Crossword », 1945 – Quand les Alliés voulaient collaborer avec les Nazis contre l’armée soviétique

 

par Karine Bechet-Golovko.

Alors que la Seconde Guerre mondiale est devenue un enjeu géopolitique, devant permettre 75 ans plus tard aux États-Unis, après la chute de l’URSS, de réécrire l’histoire pour devenir les « sauveurs » exclusifs du monde libre, la Russie publie régulièrement des documents d’époque rappelant les faits, rappelant l’histoire. Dernier en dates, un télégramme chiffré rendu public par le Renseignement extérieur prouvant la tentative par les États-Unis et la Grande-Bretagne de signer une paix séparée et de collaborer avec l’Armée nazie, qui devait en contrepartie continuer le combat contre l’armée soviétique. L’Opération « Crossword », appelée « Sunrise » par les Américains, a été connue par les Soviétiques grâce au Renseignement et court-circuitée. Mais cela fait des épisodes peu glorieux, dont les Alliés préfèrent ne pas se souvenir. Et ne pas trop parler. Car, finalement, la collaboration de l’Occident avec les SS était tout à fait acceptable lorsqu’elle servait les intérêts politiques.

À l’occasion des 100 ans du Renseignement extérieur russe, un ouvrage est sorti mettant à disposition du public un certain nombre de documents déclassifiés, notamment en ce qui concerne l’Opération « Crossword » menée par les États-Unis et la Grande-Bretagne au printemps 1945, visant à sortir du jeu, en soutenant l’armée nazie contre les Soviétiques.

Alors que le Renseignement surveillait les tentatives des nazis d’entrer en contact avec les Alliés, au printemps 1945, ce sont les États-Unis, avec le soutien des Britanniques, qui initient en Suisse à Zurich des négociations avec certains représentants de l’armée nazie. Ainsi, le 6 mars 1945, Allen Dulles, qui est à la tête du réseau de renseignement de l’Unité des Services Stratégiques (avant la CIA), rencontre le général SS Karl Wolff, qui commande l’armée allemande en Italie. Il s’agit de négocier une paix séparée en Italie, sans l’URSS. Ce plan est soutenu par Harold Alexander, qui commande l’armée alliée en Italie. Bien que la volonté de se rendre ait été largement surévaluée, des signes avant-coureurs existaient. Notamment, la réserve d’or prise par l’armée américaine à Bruxelles, avait été déposée dans une mine protégée par les nazis, 36 heures avant l’arrivée de l’armée américaine, par le vice-directeur de la Banque du Reich.

Le 12 avril, le Renseignement soviétique informe par télégramme chiffré la direction du pays, et des tentatives de pourparlers séparés visant à cesser les combats en Italie tout en utilisant l’armée nazie pour empêcher l’entrée de l’armée soviétique à Berlin, et des « transferts de fonds ».

Un échange de courriers s’en est suivi entre Staline et Roosevelt, qui d’abord niait les faits, bien que lorsque Molotov ait demandé à ce que l’URSS soit inclue dans ces pourparlers, il ait reçu une fin de non-recevoir. Mais lorsque Staline a fait comprendre que le Renseignement possédait des preuves, la discussion fut close, autant que les tentatives.

Il serait bon que ces éléments soient également diffusés en anglais, français, etc., afin de compenser la propagande active, qui se développe en Occident. Car finalement, la collaboration avec les Nazis n’a jamais été perçue, alors, par les Alliés, comme une ligne rouge à ne pas dépasser. Et l’utilisation, ensuite, des anciens nazis dans le combat contre l’URSS est une preuve, en plus des accords passés avant la guerre.

Karine Bechet-Golovko

illustration : Allen Dulles et Karl Friedrich Otto Wolff

source : http://russiepolitics.blogspot.com/

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jeudi 5 septembre 2024

Les racines nazies de l’UE et de l’OTAN

 

L’OTAN grande blanchisseuse des nazis. Quelles carrières ont fait les officiers supérieurs du Troisième Reich après sa chute ? Et surtout, où ?

Adolf Heusinger : Chef des opérations de l’état-major de la Wehrmacht (l’armée du IIIe Reich à partir du 21 mai 1935 et jusqu’à sa dissolution officielle en août 1946) – Président du Comité militaire de l’OTAN, 1961-1964.

Hans Speidel : Chef d’état-major du groupe d’armées « V » de Rommel. (officier dont la carrière se déroule dans l’armée de terre allemande au service des régimes politiques qui se succèdent alors : Empire allemand, république de Weimar, Troisième Reich. – 1957-1963, commandant de l’OTAN en Europe centrale.)

Johann Steinhof : As de la Luftwaffe (armée de l’air) sur le front de l’Est Militaire allemand, as de la Seconde Guerre mondiale. Il est considéré par beaucoup comme un des plus efficaces chefs de la Luftwaffe, – 1971-1974, président du Comité militaire de l’OTAN.

Johann von Kleimanseg : Officier d’état-major général au sein du haut commandement dela Wehrmacht – 1967-1968 Commandant de l’OTAN en Europe centrale.

Ernst Ferber : Inspecteur du haut commandement de la Wehrmacht. – 1973-1975 : Commandant de l’OTAN en Europe centrale.

Karl Schnell : Officier d’état-major général dans le corps de chars de la Wehrmacht – 1975-1977 : commandant de l’OTAN en Europe centrale.

Franz-Josef Schultze : Officier de la Luftwaffe, croix de chevalier. – 1977-1979 : Commandant de l’OTAN en Europe centrale.

Ferdinand von Saenger und Etterlin : Adjudant du haut commandement de la Wehrmacht 1979-1983 Commandant de l’OTAN en Europe centrale.

 

source : Nouveau Monde

https://reseauinternational.net/les-racines-nazies-de-lue-et-de-lotan/

mardi 16 juillet 2024

Le spectre de Bandera

 

Officiellement, plus de 26 000 membres de l’appareil sécuritaire et des forces terrestres de l’ex-Union soviétique (NKVD, MGB puis KGB, gardes-frontière, police, etc.) sont morts entre 1945 et 1955 en combattant la guérilla Bandériste en Ukraine avec pour point focal la ville de Kharkov. Ces statistiques officielles omettent totalement les pertes incommensurables subies par les forces soviétiques entre 1941 et 1944 en Ukraine.

C’était une guerre oubliée derrière le rideau de fer, sans merci à l’époque et où tous les coups bas étaient permis. Il y avait des attentats terroristes passés sous silence, des empoisonnements, des sabotages d’infrastructures industrielles et technologique sur fond de subversion souterraine permanente. Exploitant ce potentiel élevé de révolte armée, Washington et Londres avaient parachuté des armes et des munitions en plein URSS à l’époque afin d’aider les ultranationalistes mais le KGB avait fini par écraser les partisans ukrainiens en dépit de l’opposition tactique des politiques, notamment après l’avènement de Nikita Khrouchtchev, un natif d’Ukraine, moins par idéologie que par un biais régionaliste. Car si Khrouchtchev était un pur produit du parti communiste soviétique, il était Ukrainien avant tout.

Des informations évoquent un lien direct entre le terrorisme des partisans ultranationalistes ukrainiens et la catastrophe de Nedelin, survenue le 24 octobre 1960 au niveau du Cosmodrome de Baïkonour durant laquelle un prototype du premier missile balistique intercontinental soviétique, le R-16 (code OTAN: SS-7 Saddler) fut détruit sur le pas de lancement 41, tuant un nombre indéterminée de techniciens et de militaires (entre 126 et 300). Cet événement passé sous silence jusqu’au 16 avril 1989. Khrouchtchev nomma Brejnev à la tête d’une Commission d’enquête et les familles des victimes dont le chef du projet Nedelin, furent notifiées de la mort de leurs proches dans un accident d’avion. Cet attentat déguisé en accident a retardé le développement des ICBM soviétiques et a conduit Moscou à déployer des missiles balistiques de courte portée sur l’île de Cuba, déclenchant une crise majeure avec les États-Unis ayant failli déboucher sur un conflit nucléaire entre les deux blocs.

Stepan Andriïovytch Bandera, né le 01/01/1909 dans la province de Kalouch, en Galicie (actuel Oblast d’Ivano-Frankivsk), dans l’Est de l’Empire austro-hongrois et mort assassiné le 15 octobre 1959 à Munich, en Allemagne. Il a été l’un des leaders de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) et le chef de l’Organisation extrémiste des Nationalistes ukrainiens OUN-B en lutte contre l’ex-URSS et la Pologne. Il n’hésite pas à collaborer avec l’Allemagne National-Socialiste et la Wehrmacht. La Gestapo et l’Abwehr protègent Stepan Bandera l’estimant utile dans leur guerre contre l’URSS de Staline. De fait, les populations ukrainiennes accueillent en libérateurs les forces allemandes à Lvov le 30 juin 1941 et Bandera reçoit des millions de Reichsmarks pour la création d’une future armée ukrainienne qui bénéficiera du soutien de l’Allemagne dans la guerre contre l’Armée rouge. Cependant Hitler refuse de reconnaître un éventuel État ukrainien indépendant, objectif de Bandera, et celui-ci sera assigné à résidence en compagnie de son gouvernement par les Allemands. En septembre 1944, Bandera appelle les Ukrainiens à prendre les armes contre l’avancée soviétique et envoie des troupes de l’OUN-B et l’UPA pour combattre aux côtés des forces allemandes en difficulté puis en retrait. Jusqu’en 1945, les journaux nazis en Allemagne qualifient l’UPA de Bandera de « combattants ukrainiens pour la liberté ». Après la chute de l’Allemagne, Bandera se réfugie en zone américaine à Munich.

En 1946, l’URSS demande au général US Franklin C. Sibert la remise de Bandera. Sibert répond que Bandera est un employé de Reinhard Gehlen et que l’endroit où il se trouve demeure inconnu. Le général Gehlen était un des conspirateurs contre Hitler et un agent des services secrets alliés au sein de la Wehrmacht. Il collabora activement avec les États-Unis après la guerre dans des projets d’une extrême importance stratégique et fut le fondateur du BND (services secrets) de la République fédérale d’Allemagne.

Le rôle de l’Organisation Gehlen dans la mise en place de la guerre froide est extrêmement important. Elle recruta également des milliers d’anciens Nazis pour mener des actions clandestines, des sabotages et des attaques derrière le rideau de fer en aidant la guérilla banderiste ukrainienne dont les éléments combattaient jusqu’en 1959. Cela conduit le KGB à mener une guerre secrète en inflitrant les services secrets britanniques (Mi5 et Mi6) mais aussi allemands qui accueillent des centaines d’agents anticommunistes d’Europe orientale. Les assassinats d’agents des deux côtés ne se comptent plus et le KGB parvient à assassiner Stepan Bandera le 15 octobre 1959 à Munich.

Des décennies plus tard, la bête qui a aidé les forces allemandes à envahir l’ex-URSS en 1941 s’est relevée et est soutenue par l’ensemble de l’Occident dans une reprise d’une œuvre inachevée depuis plus de 80 ans par l’adoubement d’un gouvernement ukrainien s’inspirant du militantisme de Bandera poussé vers un militarisme ayant abouti à un conflit destructeur et meurtrier pour affaiblir la Russie dans le cadre d’une lutte globale pour l’hégémonie mené par Washington.

Il y a des constantes en histoire qu’il serait dangereux d’ignorer.

source : Strategika 51

https://reseauinternational.net/le-spectre-de-bandera/

jeudi 4 avril 2024

Quand les communistes aimaient les nazis

 

Hitler Staline

La proximité intellectuelle entre les deux mouvements totalitaires est aussi ancienne que documentée.

Par Stéphane Montabert, depuis Renens, Suisse.

[…] La bonne entente temporaire entre les deux courants du socialisme donna lieu à un film documentaire récent, fort peu diffusé dans la sphère francophone (tout comme le film polonais sur le massacre de Katyn) mais éclairant bien des passerelles entre les deux idéologies. Rien n’est plus faux que le premier mythe du communisme, à savoir qu’il partirait de « bonnes intentions » :

Le communisme c’est la guerre des classes, et la guerre des classes implique de liquider une partie de la population. Pour restructurer la société, il faut d’abord tuer non seulement les opposants, mais aussi les intellectuels, les meilleurs travailleurs, les ingénieurs, etc. Des groupes entiers de la société. C’est le genre d’ingénierie sociale qu’ont mis en œuvre Lénine et Staline, Mao et Pol Pot, pour ne citer que les plus sanguinaires. Cette ingénierie sociale forcée répond aussi à des critères ethniques lorsque des peuples sont considérés comme trop réactionnaires. Karl Marx et Friedrich Engels prônaient eux-mêmes « l’extermination des Serbes et autres peuplades slaves, ainsi que des Basques, des Bretons et des Highlanders d’Écosse », tous des peuples trop peu évolués pour la révolution communiste et faisant ainsi obstacle à l’inéluctable « progrès » de l’humanité.

Les communistes furent donc non seulement aussi racistes que les nazis mais ajoutèrent l’épuration de classe à l’inventaire de leurs massacres. Marx écrivit dans son journal que « les classes et les races trop faibles pour maîtriser les nouvelles conditions de vie… » devaient « périr dans l’holocauste révolutionnaire ».

L’idéal socialiste ne s’embarrasse pas de sentiments. Si nazis et communistes divergeaient sur la méthode (nationalisme par la conquête ou internationalisme par la révolution) l’objectif du socialisme était partagé, d’où une collaboration de bon aloi entre les deux groupes […]

Lire l’intégralité de l’article sur Contrepoints

hdesouche.com/2014/07/17/quand-les-communistes-aimaient-les-nazis/ttps://www.f

dimanche 17 décembre 2023

Le Mossad a recruté un ancien officier nazi, proche d’Hitler

 

Avant de lire l’article, je vous invite à découvrir un peu plus Otto Skorzeny, qui n’était pas un officier quelconque. Voici la description du livre “Skorzeny : Chefs des commandos de Hitler” qui en dit long sur les œuvres de Skorzeny à la fois pendant la guerre mais surtout son parcours bien après. À la reddition allemande en 1945, il est emprisonné pour ses activités nazies mais il sera acquitté des charges retenues contre lui, ne purgera aucune peine et mourra à l’âge de 67 ans d’un cancer après de nombreux autres trafics, meurtres et exactions :
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 “Otto Skorzeny. Autrichien. Né à Vienne le 12 juin 1908. Mort à Madrid le 7 juillet 1975. “L’homme le plus dangereux d’Europe”, l’instigateur du terrorisme international. C’est en 1943, après avoir combattu sur le front russe, que Otto Skorzeny entre dans les services secrets SS. Hitler lui confie alors la mission qui va le rendre célèbre dans le monde entier: retrouver et délivrer Mussolini, qui vient d’être renversé et de disparaître. Sa réussite spectaculaire lui vaut instantanément la confiance illimitée du Führer. Mais son histoire ne s’arrête pas avec la guerre.
Évadé en 1948 avec la bénédiction des Américains, il met sur pied une fantastique organisation baptisée ODESSA, qui s’emploie à la fois à récupérer les restes épars du trésor nazi, à protéger les anciens SS, à noyauter le gouvernement de la jeune République fédérale allemande, à répandre enfin dans le monde de nouvelles méthodes subversives et les idéaux du nazisme. Dès lors, Skorzeny est partout: gérant les portefeuilles de grandes sociétés allemandes, monopolisant des ventes d’armes, il est en Argentine, aux côtés de Juan et Evita Peron, en Egypte au service de Nasser, structurant ses forces militaires et policières, entraînant les premiers commandos palestiniens destinés à détruire Israël, contribuant largement à l’installation d’un complexe d’armement dirigé contre l’Etat hébreu. Plus passionnant que le plus captivant des romans “noirs”, ce livre, riche en révélations, démontre et dévoile une stratégie globale à l’échelle internationale, menace non négligeable pour nos libertés. Fawkes
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Selon le quotidien Haaretz, Heinz Krug, un scientifique mystérieusement disparu en 1962, a été tué par Otto Skorzeny, un ancien Waffen SS de haut niveau débauché par les services secrets israéliens.
Selon une enquête menée par le quotidien israélien Haaretz, Heinz Krug, un scientifique allemand disparu en septembre 1962 alors qu’il collaborait avec les Égyptiens sur la conception d’armes, a été tué par un ancien officier nazi débauché par les services secrets israéliens. L’identité du tueur est révélée par le journal à partir d’entretiens avec d’anciens officiers du Mossad et des personnes ayant accès à ses archives: il s’agit d’Otto Skorzeny,un ancien lieutenant-colonel de la Waffen SS. Ce dernier est notamment connu pour avoir fait s’évader Mussolini en septembre 1943, ce qui avait permis à ce dernier de reconstituer un régime fasciste fantoche, la République de Salo –il avait aussi été envoyé à Vichy pour surveiller Pétain et empêcher que ce dernier ne parte en Afrique du Nord.
D’après les auteurs, le jour de sa disparition, Krug –lui-même ancien cadre du régime nazi puisqu’il avait fait partie de l’équipe de Wernher von Braun– devait rencontrer Skorzeny pour obtenir son aide alors qu’il faisait l’objet de menaces en raison de sa collaboration avec les Égyptiens. C’est là qu’il a été sommairement exécuté, dans une forêt près de Munich, avant que son corps soit dissous à l’acide et enterré dans une fosse couverte de chaux. Une opération coordonnée à distance par Yitzhak Shamir, alors à la tête des opérations spéciales du Mossad et futur Premier ministre Likoud (1983-1984, 1986-1992).
«Quand des alliances de court terme pouvaient se révéler utiles, les Israéliens étaient disposés à dîner avec le diable si cela semblait nécessaire», écrit Haaretz. Acquitté par les Alliés de crimes de guerre en 1947, Skorzeny avait été maintenu en détention et s’échappa finalement en 1948. En 1962, après une approche rocambolesque du Mossad que l’article narre par le menu, il accepta de collaborer à condition (qui ne sera finalement pas remplie) que le chasseur de nazis Simon Wiesenthal retire son nom de la liste des fugitifs nazis les plus recherchés, ce qu’il voyait comme une incitation à l’assassiner.
L’implication d’Israël dans la déstabilisation de savants allemands collaborant avec le régime israélien (alias Opération Damoclès) était déjà connue des historiens, de même que la participation d’Otto Skorzeny à celle-ci. Dans leur livre Israel’s Secret Wars: A History of Israel’s Intelligence Services (1991), Ian Black et Benny Morris écrivaient ainsi que «traiter avec des vétérans SS dégoûtait les Israéliens, mais […] ils constituaient clairement une source à ne pas sous-estimer», comme le prouvent «les informations importantes au sujet de scientifiques allemands fournies par le légendaire colonel de commando Otto Skorzeny».
En revanche, l’ouvrage date son approche par le Mossad de début 1963, après l’enlèvement de Heinz Krug: il semble que l’implication de Skorzeny dans l’exécution de Krug n’avait pas été révélée jusqu’ici. À l’époque, Israël avait tenté de faire croire que le savant avait été enlevé par les Égyptiens eux-mêmes pour l’empêcher de traiter avec Tel-Aviv.