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samedi 21 novembre 2020

Reims, cathédrale des rois et de la République

 Chef-d’oeuvre de l’art gothique, Notre-Dame de Reims fête son huit centième anniversaire. Brève histoire d’un authentique monument national.

C’était il y a huit cents ans. Le 6 mai 1211, l’archevêque de Reims, Albéric de Humbert, lançait la construction d’une nouvelle cathédrale. L’ancien édifice, qui datait des Carolingiens, avait été détruit par un incendie l’année précédente. Les travaux allaient durer deux siècles, et parvenir au monument que nous connaissons.

Reims célèbre aujourd’hui ce huit centième anniversaire par un programme de festivités qui dureront toute l’année 2011 : mise en lumière de la façade (un spectacle intitulé « Rêve de couleurs »), conférences, concerts, expositions, visites spéciales (1).

En 1275, le gros œuvre est en place. Avec ses 138 mètres de longueur et sa hauteur sous voûte de 38 mètres, le sanctuaire est alors le plus grand édifice de la chrétienté. Achevé au XIVe siècle, il se signale notamment par la richesse de sa statuaire. Un ensemble de 2 303 statues, véritable livre d’images minéral, d’où se détachent La Galerie des roisLa Reine de Saba ou le célébrissime Ange au sourire.

Le jour de Noël 496 ou 499 (la date est controversée), la cathédrale initiale a vu l’évêque Rémi baptiser Clovis, le roi des Francs. En 816, Louis le Pieux, fils de Charlemagne, choisit Reims pour y être sacré empereur : la cérémonie, premier sacre d’un monarque en ce lieu, se déroule dans le sanctuaire qui sera anéanti par le feu en 1210. En 1027, Henri Ier est le premier Capétien sacré dans la nouvelle cathédrale. A l’exception de Louis VI et d’Henri IV, c’est à Notre-Dame de Reims que tous les rois de France seront revêtus, par l’onction du chrême conservé dans la Sainte Ampoule, de la dimension thaumaturgique et spirituelle qui, en un temps où la religion tissait le lien social, consacrait la légitimité du pouvoir.

Pendant la Révolution, l’édifice est victime du vandalisme : statues cassées, portails arrachés, sceptre et main de justice brûlés. Transformé en temple de la Raison, il échappe du moins au dessein, un moment caressé, de raser cet emblème honni de la féodalité et de l’Ancien Régime.

En 1825, la cathédrale est le théâtre du sacre de Charles X ; en 1848, d’un Te Deum célébré pour les morts de la révolution parisienne ; en 1852, d’un office organisé pour l’avènement de Napoléon III. Viollet-le-Duc, dans les années 1860, dirige la restauration du monument.
En 1896, le quatorzième centenaire du baptême de Clovis est commémoré avec faste, mais non sans polémiques : alors que le pape Léon XIII prône le ralliement des catholiques à la République, l’Eglise de France navigue entre ses vieilles fidélités et le loyalisme envers les institutions. La même année est érigée la statue de Jeanne d’Arc qui se dresse devant la cathédrale : décrétée héroïne nationale, la bergère devenue chef de guerre, en présence de qui et grâce à qui Charles VII fut sacré ici en 1429, unit les deux France.

Tragédie humaine, la Grande Guerre provoque aussi d’immenses dommages matériels. Le 4 septembre 1914, les Allemands, sur la route qui les mènent à Paris, passent par Reims. Ils bombardent la ville, mais la cathédrale est à peine touchée. Après leur entrée, ils y entassent 3 000 prisonniers ou blessés. Le 13 septembre, les Français reprennent la cité, mais l’ennemi s’est retranché aux environs. Dès le lendemain, les bombardements recommencent. Ce sont maintenant des blessés et des prisonniers allemands qui sont enfermés dans la cathédrale. Le 17 septembre, trois obus percent la toiture. Le 19 septembre, l’artillerie du Kaiser cible sciemment l’édifice. Vingt-cinq obus l’atteignent, enflammant un échafaudage installé sur la tour nord, qui propage l’incendie. En un peu plus d’une heure, le clergé parvient à mettre la quasi-totalité des prisonniers allemands à l’abri, et à sauver les objets liturgiques et le trésor de la cathédrale. La charpente prend feu, puis la couverture : les gargouilles crachent 400 tonnes de plomb en fusion, tandis que les dégâts intérieurs sont considérables et que le brasier gagne le palais du Tau, l’ancienne résidence épiscopale, dont la toiture et la grande salle sont détruites.

Reims, cathédrale-martyre : dans le pays, et jusque sur le continent américain, l’émotion est intense. Le 20 septembre, le ministre des Affaires étrangères envoie à tous les Etats neutres le texte d’une protestation : «Le gouvernement de la République a le devoir de dénoncer à l’indignation universelle cet acte révoltant de vandalisme qui, en livrant aux flammes un sanctuaire de notre histoire, dérobe à l’humanité une parcelle incomparable de son patrimoine artistique.» (2)

Commencée en 1919, la restauration, menée par Henri Deneux, n.tif de Reims et architecte en chef des Monuments historiques, se fera avec l’argent public (l’Etat est propriétaire de l’édifice), mais aussi grâce aux 18 millions de francs offerts par John D. Rockefeller Jr. Une charpente en ciment armé est installée, et l’Ange au sourire, reconstitué. Rouverte au culte en 1927, la cathédrale est inaugurée en 1938, en présence de six cardinaux, 47 évêques et des autorités civiles. En 2011, le chantier n’est pourtant pas terminé. Le 7 mai 1945, le bourdon sonne pour annoncer la capitulation de la Wehrmacht, acte signé à Reims. En 1962, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer se retrouvent ici, scellant la réconciliation franco-allemande. En 1996, pour le quinze centième anniversaire du baptême de Clovis, Jean-Paul II prie dans le sanctuaire.

Ainsi, du Moyen Age à nos jours, la cathédrale de Reims a-t-elle accompagné les heurs et les malheurs de l’histoire de France. L’immense vaisseau de pierre, chef-d’œuvre de l’art gothique, est, au plein sens du terme, un monument national.

(1) Programme complet du 800e anniversaire sur le site www.cathedraledereims.fr

(2) Cité dans Reims, la grâce d’une cathédrale, sous la direction de Mgr Thierry Jordan, direction scientifique de Patrick Demouy, La Nuée bleue.

Jean Sévillia

https://www.jeansevillia.com/2015/04/11/reims-cathedrale-des-rois-et-de-la-republique/

vendredi 4 janvier 2013

496 : De Tolbiac à Reims

Bien qu'ayant accepté que fussent baptisés ses enfants, Clovis restait fidèle à ses idoles de pierre et de métal qu'il croyait plus viriles que la piété chrétienne. Mais ni Clotilde, ni Remi ne désespéraient...
Cette année-là, la quinzième de son règne sur les Francs saliens, Clovis, trente ans, apparaissait plus que jamais comme le seul chef capable de réunir la Gaule. Point touché par l'hérésie arienne comme les autres occupants, Wisigoths et Burgondes, il pourrait s'appuyer sur le seul élément d'unité du pays : le christianisme. Mais il fallait avant tout que l'époux de Clotilde se convertît ; or, bien qu'ayant accepté que fussent baptisés ses enfants, il restait fidèle à ses idoles de pierre et de métal qu'il croyait plus viriles que la piété chrétienne. Mais ni Clotilde, ni Remi, ni Geneviève ne désespéraient...
Une victoire inespérée
Or les Alamans, alliés aux Burgondes, attaquaient ses cousins les Francs rhénans ; ils venaient même de blesser Sigebert leur roi. Il était temps pour Clovis de se couvrir à l'Est, et ce fut la mémorable rencontre de Tolbiac, que les Francs appelaient encore Zülpich (près de Cologne).
Cela s'annonçait mal. Dès le matin, l'armée franque fut encerclée, et Clovis, le vainqueur de Syagrius, pour la première fois se sentit au bord de la reddition. Mais non ! Sa fierté même le poussa à proclamer le voeu de se convertir au Dieu de Clotilde s'il lui donnait la victoire, comme en 312 dans des circonstances semblables avait prié l'empereur Constantin. Aussitôt une flèche vint frapper le roi alaman. Ce fut la débandade dans le camp ennemi. La victoire était totale, miraculeuse. Dès son retour à Soissons il demanda le baptême.
Il fut pour Remi un catéchumène impétueux mais plein de bonne volonté, sûr que Wotan et ses dieux l'avaient abandonné à Tolbiac. Restait un problème : ses soeurs Alboflède et Lantechilde l'imitaient, mais ses guerriers allaient-ils le suivre ? Et ne seraitil pas la risée des autres barbares ? La Gaule, en puissance la France, ne pouvait attendre : Remi balaya d'un revers de main ces considérations mondaines, et le baptême fut fixé à Reims à Noël de la même année (selon les sources les plus communément admises, qu'utilise Anne Bernet dans son Clovis).
Le pacte avec Dieu
Ce jour-là fut signé l'acte de naissance du royaume chrétien. Dans la cathédrale illuminée de tant de cierges que Clovis se crut au paradis, et avec l'intervention miraculeuse de la colombe blanche apportant le saint-chrême, le roi des Francs reçut le baptême des mains de Remi, trois mille de ses guerriers l'accompagnèrent et reconnurent solennellement avec lui le Dieu que définissait Clotilde comme « Celui qui a tiré du néant le ciel et la terre et par sa main créé le genre humain ». Ce fait est capital : le pacte de Reims ne fut pas celui d'une personne qui promit officiellement d'être fidèle à Dieu mais de tout un peuple dont les chefs d'alors s'engagèrent, pour les générations à venir, à reconnaître la Vérité et à y conformer leur vie personnelle et la vie de la cité. Le sang des martyrs avait manifesté la volonté de Dieu sur cette terre ; il fallait désormais que cette volonté divine rencontrât une volonté politique pour que pût commencer l'histoire de France (même si notre pays allait être désigné souvent comme la Gaule pendant encore trois siècles). Le roi des Francs, voyant très intelligemment la forte identité chrétienne de ce peuple politiquement désemparé par tant d'invasions, en adoptait la religion pour lui donner l'armature institutionnelle qui lui manquait. Tout discours sur l'identité française qui ignore que la France est née d'un baptistère n'est que mauvaise (et mensongère) littérature. Demander si la France est chrétienne c'est demander tout simplement si la France existe.
Contre l'arianisme
D'autant plus que si Clovis avait pensé que toutes les religions se valaient, il aurait suivi Wisigoths et Burgondes dans l'hérésie, et la France ne serait jamais née. De l'arianisme, ce christianisme au rabais qui n'était qu'un monothéisme théocratique ne reconnaissant pas le Christ pour intermédiaire entre Dieu et l'homme, il ne voulut point, car en retirant devant Remi ses colliers signes d'une "divinité" païenne, il marquait son refus de toute confusion entre les pouvoirs spirituel et temporel. Les esprits bornés d'aujourd'hui voient là l'origine de la laïcité républicaine, alors que la distinction des pouvoirs n'entraînait pas pour Clovis leur séparation, mais au contraire la liberté de soumettre son pouvoir à Dieu dans tout ce qui toucherait à la foi et à la morale. La mentalité moderne soumise religieusement à l'idéologie des Droits de l'Homme, est l'arianisme de notre temps.
Ce faisant Clovis jeta un coup de pied dans la fourmilière "européiste" qui se mettait en place sous le signe de l'arianisme entre les Wisigoths d'Aquitaine et leurs cousins de l'autre côté des Alpes les Ostrogoths (dont le roi Théodoric était le mari d'Aldoflède soeur de Clovis...) avec la complicité des Burgondes de la Saône et du Rhône. En naissant chrétienne notre nation affirmait déjà son indépendance... Et Clovis, les années suivantes, se mit à commencer de faire la France, comme nous le verrons.
Michel Fromentoux L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 3 au 16 février 2011

jeudi 23 décembre 2010

25 décembre 1792

La nuit de Noël 1792, au deuxième étage de la tour du Temple de Paris. Dans une pauvre chambre verrouillée, Louis XVI, roi de France et de Navarre, rédige son testament à la faible lueur d’une bougie. La première audience du procès qu’ont osé lui intenter les gueux de la Convention a eu lieu le 11 décembre, la seconde - l’Assemblée factieuse n’en a point prévu trois - commencera et s’achèvera le 26. L’auguste captif ne conserve nulle illusion quant à l’épilogue de la mascarade judiciaire…

Le prince de la Fleur de Lys écrit : « Au nom de la Très Sainte Trinité, du Père et du Fils et du Saint Esprit. Aujourd’hui vingt-cinquième jour de décembre mille sept cent quatre-vingt-douze, moi, Louis XVI du nom, roi de France, étant depuis quatre mois enfermé dans la tour du Temple de Paris (…), n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, (…) je déclare ici, en sa présence, mes dernières volontés et mes sentiments (…). Je pardonne de tout mon coeur à ceux qui se sont faits mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet ; et je prie Dieu de leur pardonner (…). Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi et les chagrins que je pourrais lui avoir donnés dans le cour de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher (…). Je commande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses citoyens ; qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément en ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve (…). Je finis déclarant devant Dieu, et prêt à paraître devant Lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi. Fait en double, à la tour du Temple, le 25 décembre 1792. »

Après midi, ses avocats, MM. de Malesherbes, Desèze et Tronchet, visitèrent le monarque. Ils le trouvèrent superbement équanime. Desèze lut sa plaidoirie. L’Oint de Reims exigea qu’elle fût rendue moins émouvante - « Je ne veux pas les attendrir » - et, le trio reparti, il rouvrit Tacite, imperturbable. Louis XVI, fils de Saint Louis…

Jean Silve de Ventavon Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 54 du 20 décembre 1994

dimanche 10 février 2008

Origines de la France et tradition spirituelle


L’idée qu'un peuple se fait de son identité influe sur certains comportements individuels et collectifs qui influent à leur tour sur le destin national.
Assurément, les vertus, les énergies que nos aïeux ont déposées en nous constituent l’assise naturelle des grandes entreprises de la nation. Cependant, les meilleures ressources du tempérament ne servent de rien si un certain esprit, une prise de conscience collective ne viennent pas vivifier la communauté nationale.
Or, durant tout notre Moyen-Age, et pour l’essentiel jusqu’à la fin de l’ancien Régime, notre patriotisme est un patriotisme franc. Il tire ses racines de la nation des Francs établie en Gaule et qui a joué un rôle de catalyseur de l’âme nationale. A ce sujet, il ne faut pas oublier l’étroite parenté des Gaulois et des Germains. En la matière, il faudrait citer l’avalanche des témoignages des auteurs de l’Antiquité qui, eux, avaient l’avantage de voir, sur le tas, les uns et les autres, contrairement aux actuels scribouillards qui osent se prétendre historiens parce qu’ils obéissent au conformisme du « politiquement correct ».
Pour nous, le principal souci doit consister à être nous-mêmes avec force sans avoir à nous définir par rapport aux uns ou aux autres et sans plus de gêne que les armées franques qui soumirent les tribus saxonnes.
Cependant, il est un autre mobile d’un ordre supérieur et surnaturel auquel correspond cette mission des Francs. Il résulte de la convergence des Francs et des Gallo-romains au sein de la religion catholique romaine après la conversion et le sacre de Clovis. Il faut savoir que, lors du baptême et du sacre de Clovis par Saint Rémy un miracle se produisit. Comme l’huile sainte nécessaire pour conférer le sacre venait à manquer, Saint Rémy se mit en prière et une colombe venue du Ciel apporta cette huile sainte dans un petit réceptacle. Celui-ci, appelé « ampulla », en latin, sera appelé la « Saint Ampoule » par les anciens Français.
Des témoignages écrits, dont tout indique qu’ils datent de l’année qui suivit la mort de Saint Rémy, attestent de ce miracle. Or, il faut également savoir qu’à partir de la dynastie capétienne, au moment du sacre de chaque roi, celui-ci recevait l’onction royale grâce à une huile consacrée à cet effet. Mais, préalablement, on mêlait toujours à cette huile consacrée une faible quantité des restes de l’huile qui avait servi pour le sacre de Clovis et qui était pieusement conservée dans la Sainte Ampoule auprès du tombeau de Saint Rémy.
Et il y avait bien là une vertu Divine, une force Divine attachée, dans ces conditions, au sacre des rois de France. En effet, chaque fois qu’un roi avait reçu cette onction aux origines miraculeuses, et s’il n’avait pas de faute grave sur la conscience, il était capable d’opérer des guérisons en imposant les mains et en prononçant la formule « Dieu te guérisse, le roi te touche ». Ainsi se manifestait le signe visible et lui-même miraculeux d’une alliance entre le Christ et le Roi de France, et à travers lui, du Christ avec la France héritière de la nation et la tradition spirituelle des Francs.Faut-il ajouter que nos annales historiques sont remplies des témoignages écrits de ces guérisons (jusqu’au dernier roi sacré à Reims, Charles X, au XIXe siècle) ?
Des papes, des prophètes, des saints et notamment Sainte Jeanne d’Arc proclameront que « le Royaume de France est le royaume de Dieu même ». Le pape Grégoire VII, qui régna de 1085 à 1095, pourra dire que les rois de France sont autant au-dessus des autres rois que les souverains sont au-dessus des particuliers. Tels sont les faits qui ont inspiré l’antique adage « Gesta Dei per Francos » et qui attestent d’une mission Divine de la France. Mais il ne s’agit pas là de la soi-disant France maçonnique et antichrétienne s’offrant à toutes les intrusions étrangères. Il s’agit de la France des rois, pères de la Nation, qui jouaient un rôle de médiateur entre la Nation et le Christ-Roi. Il faut savoir que les rois de France, les nobles Français, le peuple lui-même, se considéraient comme les héritiers de la Nation élue des Francs qu’ils entendaient continuer. Ils se considéraient comme les héritiers de Charlemagne et de l’Empire de Charlemagne. De là prenait naissance la politique royale, celle d’un certain hégémonisme français en Europe.
Il nous appartient d’assumer cet héritage franc de la France empreint d’un esprit de foi, de fidélité, de force, renaissant perpétuellement de lui-même. Au XXIe siècle, il appartient aux vrais Français de se reconnaître comme les détenteurs de cette tradition royale et impériale franque. Il leur appartient de faire en sorte qu’un jour la France puisse devenir le noyau central d’une puissance impériale de la catholicité européenne.
Louis Lefranc
Source : l'héritage