Jules Henri Poincaré est né le 29 avril 1854 à Nancy et mort le 17 juillet 1912 à Paris. Il fut un mathématicien hors pair, physicien, philosophe et ingénieur. Il a réalisé des travaux d’importance majeure en optique et en calcul infinitésimal.
Ses avancées sur le problème des trois corps en font un fondateur de l’étude qualitative des systèmes d’équations différentielles et de la théorie du chaos ; il est aussi un précurseur majeur de la théorie de la relativité restreinte et de la théorie des systèmes dynamiques. Enfin, il est aussi connu des physiciens pour ses études sur la stabilité du système solaire, mais aussi des cercles philosophiques pour ses réflexions sur les fondements des sciences. Les études de Poincaré sont brillantes: plusieurs fois premier prix au Concours Général, bachelier ès lettres, bachelier ès sciences. En Mathématiques Spéciales, il se lie d’amitié avec Paul Appell, qui deviendra lui aussi un très bon mathématicien. Reçu à l’École Normale Supérieure, et à l’École Polytechnique, il opte pour cette dernière. Sorti ingénieur des Mines, Poincaré se consacre toutefois à la rédaction d’une thèse de doctorat qu’il défend le 1er octobre 1879. Le 20 avril 1881, Henri épouse Louise Poulain d’Andecy, avec qui il aura 3 filles et un fils. Le couple s’établit à Paris car Henri vient d’être nommé maître de conférences à la Sorbonne. C’est le début d’une intense activité scientifique pour Poincaré. C’est en 1889 que le nom d’Henri Poincaré devient vraiment connu de tous. Il reçoit en effet le prix du roi Oscar de Norvège et de Suède, un passionné de mathématiques, pour un brillant mémoire sur le problème des trois corps. En physique proprement dite, il s’est notamment penché sur la polarisation de la lumière par diffraction, les ondes hertziennes et la théorie de Lorentz, où il préfigure certains aspects de la relativité restreinte. Il possède tous les éléments de cette théorie en 1904, à la veille des travaux décisifs d’Albert Einstein. Il adhère pleinement au principe de relativité comme loi générale de la nature. Mais, s’il s’approche des conceptions d’Einstein, il n’a pas l’audace nécessaire pour franchir le pas et nier par exemple la simultanéité absolue, à distance, des phénomènes. En 30 ans, il publie une trentaine de volumes, et près de 500 notes, articles ou longs mémoires. Ses travaux changeront totalement le paysage mathématique de son époque. Il crée notamment de toutes pièces la théorie des fonctions fuchsiennes, révolutionne l’étude des équations différentielles par ses études qualitatives de solutions. Poincaré était également un philosophe des sciences reconnu. Dans “La Science et l’hypothèse“, publié en 1902, il affirme le rôle essentiel du principe de récurrence. Plus tard, il interviendra dans la crise des fondements des mathématiques, s’opposant aux idées de Hilbert et de Russell. Le 28 juin 1909, il entre à l’Académie Française, privilège rare pour un scientifique. Bibmath, Le Larousse & les articles de Keswani dans The British Journal for the Philosophy of Science
Ce brillant scientifique français s’est éteint le 17 juillet 1912. On le considère généralement comme l’un des derniers grands savants universels, maîtrisant en particulier l’ensemble des branches des mathématiques de son époque. Son œuvre, qui précède en réalité les principales découvertes d’Einstein (qui le pilla), concerne principalement les mathématiques pures, la physique et l’astronomie.
Ci-dessous vous pouvez écouter une émission de Serge de Beketch en 1991, consacrée au pillage de Poincaré par Einstein, avec un spécialiste : Dean Mamas, docteur en physique nucléaire américain.
Les libraires des sous-préfectures ont de la chance : les Œuvres complètes d'Albert Einstein seront bientôt disponibles en langue française, grâce au CNRS et aux éditions du Seuil. Quant à ceux, parmi leurs clients, qui souhaiteraient aussi acquérir les ouvrages de Louis de Broglie ou de Henri Poincaré, ils devront attendre que le Centre national de la recherche s'y intéresse, c’est-à-dire patienter jusqu'à une date indéterminée, au XXIe ou au XXIIe siècle.
Pourquoi Einstein sur fonds publics français ? Et pourquoi maintenant ? À la vérité, il en va pour lui comme pour certaines boules de billard : quand on les voit passer, il faut chercher celle qui a transmis le mouvement. Dans le cas d'Einstein, le moteur s'appelle Henri Poincaré, un génie français méconnu, resté dans les cartons poussiéreux de la mémoire scientifique jusqu'à ce qu'on l'exhume récemment pour cause de perspicacité incontournable. Depuis une dizaine d'année, en effet, les physiciens et les biologistes intéressés par la mathématique des événements aléatoires se rendent compte qu'ils lui doivent tout. Voilà près d'un siècle (Théorie du tourbillon, 1893) qu'il a mis au point les outils dont ils se servent. Et personne n'a songé à lui rendre un hommage posthume.
Du côté des einsteiniens pur beurre, le retour à Poincaré inquiète : on risque en effet de découvrir que l'invention de la relativité n'est pas attribuable à leur idole, mais à Poincaré qui l'a précédé de quelques années. Pourquoi, dira-t-on, l'auteur lui-même n’a-t-il pas insisté de son vivant pour le faire savoir ? C'est que Poincaré, comme beaucoup de génies authentiques, avait l'intelligence généreuse, et ne cessait de pondre du nouveau sans se soucier outre mesure du sort médiatique de ses œuvres. En outre, la mécanique relativiste n'est devenue à la mode qu'après sa mort intervenue en 1912. Poincaré a eu le savoir-faire, mais pas le faire-savoir.
L'ANTÉRIORITÉ DE POINCARÉ
Pour autant, si l'on reprend la chronologie des événements intellectuels de la fin du XIXe siècle, les choses sont claires. Remontons à 1885. Le roi Oscar II de Suède organise un concours. Non une eurovision de la chanson, mais un défi sur le thème du problème des n-Corps. Un siècle avant les Grimaldi de Monaco, les têtes princières s'intéressaient plus à la physique qu'au showbiz. De quoi s'agissait-il ? Soient le Soleil et la Terre. Peut-on calculer raisonnablement l'influence de l'un sur le mouvement de l'autre ? Question simple pour les spécialistes : la loi de gravitation de Newton un peu améliorée donne la solution ! Mais si l'on repose la même question avec trois corps : la Soleil, la Terre et la Lune, par exemple, la réponse devient beaucoup plus compliquée. Et le problème est considéré comme insoluble si l'on veut tenir compte en même temps des dix planètes du système solaire ou, plus généralement, de n-corps en nombre indéterminé.
Poincaré, le premier, explique pourquoi il n'existe pas de solution finie au problème des n-corps, et propose une approximation restée sous le nom de « conjecture de Poincaré ». Les membres du jury sont émerveillés de la puissance d'esprit dé ce mathématicien trentenaire. Et le grand Karl Weierstrass, auteur d'une célèbre théorie des fonctions et membre du jury, prédit « une ère nouvelle dans la mécanique céleste ».
Les premiers bouleversements sont confirmés en 1896 par Poincaré lui-même. Dans une conférence adressée au premier Congrès international de mathématiques réuni à Zurich, il note « L'espace absolu, le temps absolu, la géométrie euclidienne même, ne sont pas des conditions qui s'imposent à la mécanique ; on pourrait énoncer les faits en les rapportant à un espace non euclidien... » Voilà déjà en germe l'espace à quatre dimensions. On remarquera utilement qu'un jeune étudiant entrait à l'époque en première année au Polytechnicum de Zurich : un certain Albert Einstein. A-t-il assisté au Congrès ? Silence prudent des biographes officiels.
Deuxième temps : la publication par Poincaré de La science et l’hypothèse en 1902 ; Dans ce livre, il avance des notions nouvelles en mécanique céleste, et principalement ceci « L’état des corps et leurs distances mutuelles à un instant quelconque dépendront seulement de l'état de ces mêmes corps et de leurs distances à l'instant initial, mais ne dépendront nullement de la position absolue initiale, du système et de son orientation initiale. C'est ce que je pourrai appeler la loi de relativité. » À quoi il ajoute : « Un pareil énoncé est indépendant de toute interprétation des expériences. Si la loi est vraie dans l’interprétation euclidienne, elle sera vraie aussi dans l'interprétation non euclidienne. »
Dans son article des Annalen der Physik, rédigé en juin 1905 et considéré comme fondateur de la mécanique relativiste, Einstein écrira : « Les lois de l'électrodynamique et de l'optique seront également valables pour tous les systèmes de référence dans lesquels les équations de la mécanique sont valables. Nous érigerons cette conjoncture (dont nous appellerons, dans ce qui suit, renoncé : Principe de relativité) en postulat... » À trois ans dr distance, on constate une évidente priorité pour Poincaré dans des énoncés extrêmement proches, priorité qui n’est toujours pas reconnue au mathématicien français.
On peut se demander, à ce propos, si Einstein avait lu l'ouvrage de Poincaré, et si par exemple, il avait pu s'en « inspirer ». Son biographe et condisciple Maurice Solovine, qui rédigera plus tard une bonne partie de l'hagiographie einsteinienne, est formel sur ce sujet : Einstein et quelques amis avaient lu La science et l'hypothèse à Berne avant 1905 et Solovine d’avouer que c'était « un livre qui nous profondément impressionnés et en haleine pendant de longues semaines ». Il devient, dans ces conditions difficile d'affirmer que l'article d'Einstein de 1905 relève d'un cas de génération spontanée des idées, unique dans les annales de l'histoire des sciences...
PAS DE GÉNÉRATION SPONTANÉE DES IDÉES
Pour fonder la priorité de Poincaré, on peut encore citer deux textes importants. Tout d'abord une conférence de 1904 au Congrès des Arts et Sciences de Saint-Louis, dans laquelle il indique que dans une mécanique nouvelle les surfaces d'onde pourraient ne plus être des sphères mais des ellipsoïdes ; c'est la première intuition de la courbure de l'espace. Puis un mémoire sur la dynamique de l'électron, adressé en juillet aux Comptes-rendus du cercle mathématique de Palerme, publié en 1906 seulement. Poincaré y indique à propos des célèbres expériences de Michelson sur le mouvement de la Terre dans l'espace, et à propos des commentaires qu'en fît le physicien hollandais Hendrik Lorentz : « Il semble que cette impossibilité de mettre en évidence expérimentalement le mouvement absolu de la Terre soit une loi générale de la nature ; nous sommes naturellement porté à admettre cette loi que nous appellerons le Postulat de Relativité et à l'admettre sans restrictions. » Sur cette base, Poincaré introduit dans la théorie une quatrième dimension de l'espace, fondement de la relativité générale que Minkowski ne développera qu'en 1907-1909 pour donner un cadre mathématique cohérent aux travaux de son élève Einstein.
Une note résumant cet article, adressée à l'Académie des Sciences de Paris, fut débattue le 5 juin 1905, soit vingt-cinq jours avant l'expédition par Einstein de son mémoire « fondateur » aux Annalen der Physik. Poincaré y expliquait déjà qu'il fallait considérer que la propagation de la gravitation n'est pas instantanée mais « se fait avec la vitesse de la lumière ». Il prenait en outre parti pour la vitesse de la lumière comme réfèrent dans tous les calculs de mécanique céleste, et dormait une solution mathématique au problème du mouvement relatif : la structuration en groupe abélien des équations de Lorentz. Dès lors, tout était en place.
En 1924, douze ans après la mort de Poincaré, le physicien Edouard Guillaume faisait republier les textes importants de son maître sur la mécanique nouvelle et considérait comme « incroyable » que son travail « génial » soit « à peu près inconnu et presque jamais cité ». À la fin d'un siècle qui aura été marqué presque entièrement par un Poincaré enfin redécouvert, il est temps de faire justice de quelques mythes de l'histoire de la relativité. Certes; il n'est pas étonnant que certains lobbies, publicitaire, ceux-là même qui, avaient poussé sa candidature à la présidence de l’État d'Israël en 1952, à la mort de Chaim Weizmann, militent en faveur d'Einstein et poussent à la publication, des Œuvres complètes. Mais la chronologie exacte de l'invention de la théorie, montre une belle supercherie.
J.-F.G. Le Choc du Mois Juillet-août 1991 N°42-43
Henri Poincaré, La mécanique nouvelle,Conférence, Mémoire et Note sur la Théorie de la relativité ; réimpression par la librairie Jacques Gabay, 151 bis, rue Saint-Jacques, 75005 Paris.
Ce brillant scientifique français s’est éteint le 17 juillet 1912.
On le considère généralement comme l’un des derniers grands savants universels, maîtrisant en particulier l’ensemble des branches des mathématiques de son époque.
Son œuvre, qui précède en réalité les principales découvertes d’Einstein (qui le pilla), concerne principalement les mathématiques pures, la physique et l’astronomie.
Ci-dessous vous pouvez écouter une émission de Serge de Beketch en 1991, consacrée au pillage de Poincaré par Einstein, avec un spécialiste.
Jules Henri Poincaré est né le 29 avril 1854 à Nancy et mort le 17 juillet 1912 à Paris. Il fut un mathématicien hors pair, physicien, philosophe et ingénieur. Il a réalisé des travaux d’importance majeure en optique et en calcul infinitésimal.
Les études de Poincaré sont brillantes: plusieurs fois premier prix au Concours Général, bachelier ès lettres, bachelier ès sciences. En Mathématiques Spéciales, il se lie d’amitié avec Paul Appell, qui deviendra lui aussi un très bon mathématicien. Reçu à l’École Normale Supérieure, et à l’École Polytechnique, il opte pour cette dernière.
Sorti ingénieur des Mines, Poincaré se consacre toutefois à la rédaction d’une thèse de doctorat qu’il défend le 1er octobre 1879. Le 20 avril 1881, Henri épouse Louise Poulain d’Andecy, avec qui il aura 3 filles et un fils. Le couple s’établit à Paris car Henri vient d’être nommé maître de conférences à la Sorbonne. C’est le début d’une intense activité scientifique pour Poincaré.
C’est en 1889 que le nom d’Henri Poincaré devient vraiment connu de tous. Il reçoit en effet le prix du roi Oscar de Norvège et de Suède, un passionné de mathématiques, pour un brillant mémoire sur le problème des trois corps.
En physique proprement dite, il s’est notamment penché sur la polarisation de la lumière par diffraction, les ondes hertziennes et la théorie de Lorentz, où il préfigure certains aspects de la relativité restreinte. Il possède tous les éléments de cette théorie en 1904, à la veille des travaux décisifs d’Albert Einstein. Il adhère pleinement au principe de relativité comme loi générale de la nature. Mais, s’il s’approche des conceptions d’Einstein, il n’a pas l’audace nécessaire pour franchir le pas et nier par exemple la simultanéité absolue, à distance, des phénomènes.
En 30 ans, il publie une trentaine de volumes, et près de 500 notes, articles ou longs mémoires. Ses travaux changeront totalement le paysage mathématique de son époque. Il crée notamment de toutes pièces la théorie des fonctions fuchsiennes, révolutionne l’étude des équations différentielles par ses études qualitatives de solutions.
Poincaré était également un philosophe des sciences reconnu. Dans « La Science et l’hypothèse« , publié en 1902, il affirme le rôle essentiel du principe de récurrence. Plus tard, il interviendra dans la crise des fondements des mathématiques, s’opposant aux idées de Hilbert et de Russell. Le 28 juin 1909, il entre à l’Académie Française, privilège rare pour un scientifique.
C’est l’une des photos les plus célèbres du monde : l’homme qui incarne aux yeux du grand public le génie scientifique, Einstein, vieillissant et moustachu, tire une longue langue râpeuse.
Chacun est prié d’y trouver le symbole de l’excentricité et de l’indépendance du super héros scientifique vis-à-vis des pouvoirs établis.
Et si en réalité c’était à la vérité et à l’honnêteté intellectuelle qu’Einstein tirait la langue ? Car aujourd’hui, scientifiques et historiens savent que si c’est Albert Einstein qui a mis en scène la relativité, c’est Henri Poincaré qui l’a découverte.
Explications.
Einstein est largement reconnu comme « le père de la relativité» ; pourtant, lorsqu’il obtint le prix Nobel en 1921, ce fut pour l’explication de l’effet photo électrique, point de départ de ce qui allait devenir la mécanique quantique, et non pour la relativité que le Comité Nobel se refusa de citer dans les raisons de couronner Einstein. A juste titre. C’est en effet Henri Poincaré, polytechnicien et membre de l’Académie des sciences, qui fut l’inventeur de la relativité restreinte qui se trouve déjà présentée dans une série de publications écrites de 1898 à 1905 - série de publications qui s’appuient sur des travaux antérieurs de Poincaré lui-même, remontant à 1885 et d’Hendrik Lorentz que Poincaré a l’honnêteté de fréquemment citer.
De même l’inventeur de la relativité générale n’est pas davantage Einstein, mais David Hilbert en 1915.
Tous ces faits sont aujourd’hui à la disposition du grand public cultivé et critique à travers d’une série d’ouvrages en français dont celui de Jean Hladik « Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la relativité restreinte de Poincaré » (Ellipses). Cet ouvrage - comme ceux de Jules Leveugle et de Jean-Paul Auffray - démontrent en se basant sur une analyse chronologique des textes - qu’Einstein a davantage été un plagiaire qu’un créateur. Ces travaux en Français confirment d’ailleurs le point de vue d’auteurs anglo-saxons antérieurs et notamment ceux d’Edmund Whittaker dont les ouvrages publiés en 1951 rendent déjà à Poincaré et Lorentz ce qui leur revient…c'est-à-dire beaucoup plus qu’à Einstein.
A partir de ces constats deux questions se posent :
Einstein a-t-il réellement plagié ou a-t-il découvert la relativité en même temps que d’autres auteurs ?
Et pourquoi tout le succès médiatique de cette découverte lui revient-il ?
La réponse à ces deux questions est liée : Einstein est bien un plagiaire… et c’est justement ce qui explique son succès médiatique.
Il est fréquent qu’en sciences, plusieurs personnes convergent vers la même découverte au même moment. Pour une raison simple : les découvertes n’arrivent pas ex abrupto, elles sont la suite, elles sont la conséquence de travaux antérieurs que les scientifiques honnêtes ne manquent pas de citer. Et c’est bien là, la preuve du plagiat d’Einstein. Les travaux de Poincaré, sur la relativité restreinte comme ceux de David Hilbert sur la relativité générale, fourmillent de références. Pas ceux d’Einstein. Or, Einstein qui était chroniqueur scientifique aux « Annales de la Physique » ne pouvait pas ignorer les travaux des autres puisqu’il en était le destinataire régulier justement pour les présenter et les commenter !
Ne pas citer les auteurs qui l’avaient précédé, c’était manquer à la déontologie scientifique, c’était plagier, mais c’était aussi réussir un coup de génie médiatique.
Attribuer à Einstein la relativité, toute la relativité, c’est quand même plus simple que de la partager entre Lorentz, Poincaré et Hilbert, surtout quand les uns sont austères et que l’autre joue volontiers les histrions !
Les physiciens eux-mêmes se sont d’autant plus prêtés à ce jeu que n’étant pas généralement historiens peu d’entre eux sont retournés aux sources bibliographiques et que la communauté des physiciens s’est plutôt bien portée d’avoir comme porte-drapeau un excentrique… bien pensant.
Le pacifisme d’Einstein a été bien utile à l’image d’une science qui a malgré tout permis la découverte et l’usage de la bombe atomique.
Il n’est d’ailleurs pas surprenant que dans le champ politico-intellectuel français, les physiciens « progressistes » comme Paul Langevin (l’auteur du plan Langevin-Wallon aujourd’hui panthéonisé) ait pris le parti du « progressiste » Einstein contre le « conservateur » Poincaré.
Il y a donc tout lieu de craindre que 2005 étant l’année du « centenaire de la relativité » (ce qui n’est pas inexact : le grand article de synthèse de Poincaré couronnant 20 ans de recherche étant paru le 5 juin 1905, soit quatre semaines avant celui d’Einstein…), Einstein soit à nouveau appelé à faire la une des devantures de kiosques et des ouvertures de journaux télévisés.
Mais ceux qui auront eu la chance de s’informer sauront qu’il ne s’agit là que l’une des nombreuses mystifications du monde contemporain.
Andrea Massari
P.S. cet article, par souci de clarté, comprend peu de citations. En ce sens il pourrait passer, lui aussi pour un « plagiat ». Pour éviter cette accusation, l’auteur tient à préciser qu’il s’est inspiré des ouvrages cités ainsi que de nombreux articles disponibles sur internet. L’essentiel de ces références se trouve dans le dossier Einstein/Plagiat du Club de l’Horloge :http://www.clubdelhorloge.fr/index.php
P.P.S. Certains pourraient s’étonner que la revue « La Recherche » réputée sérieuse consacre encore aujourd’hui un numéro spécial, à propos de la relativité, à Einstein. Il n’en est rien pour deux raisons :
1. Nichée au cœur du pouvoir intellectuel, « La Recherche » garde le scientifiquement correct.
2. Einstein fait beaucoup plus vendre que Poincaré, Lorentz ou Hilbert ; c’est le paradoxe des médias : la valeur commerciale d’une information ne dépend pas de son exactitude. Et cette loi ne s’applique pas seulement aux « journaux de caniveaux »… mais aussi aux publications réputées sérieuses.
Ce brillant scientifique français s’est éteint le 17 juillet 1912.
On le considère généralement comme l’un des derniers grands savants universels, maîtrisant en particulier l’ensemble des branches des mathématiques de son époque.
Son œuvre, qui précède en réalité les principales découvertes d’Einstein (qui le pilla), concerne principalement les mathématiques pures, la physique et l’astronomie.
Ci-dessous vous pouvez écouter une émission de Serge de Beketch en 1991, consacrée au pillage de Poincaré par Einstein, avec un spécialiste.
Albert Einstein est considéré comme le plus grand savant du 20ème
siècle suite à la célèbre découverte de la théorie de la relativité qui
lui est attribuée.
Depuis l’année 1905, celui-ci a une place de choix dans le milieu
scientifique, les médias et dans les différentes publications ou livres
sur le sujet. Son nom est toujours associé à la théorie, on parle de la
relativité d’Einstein.
Pourtant depuis cette date, une controverse a eu lieu au sujet de
cette découverte : certains physiciens ont remis en cause la paternité
de la relativité attribuée à Albert Einstein. Cette controverse n’a
jamais été relayée par les médias traditionnels mais était connue
uniquement dans un milieu scientifique très fermé et initié, pas du
grand public.
Parmi ces physiciens, le docteur en physique nucléaire américain
Dean Mamas, considère qu’Albert Einstein(1879-1955) a plagié la théorie
de la relativité laquelle a été selon lui en réalité découverte par le
français mathématicien et physicien Henri Poincaré(1854-1912).
Avant de revenir sur le fond du sujet et de la polémique, nous
allons tenter de définir brièvement l’idée de la théorie de la
relativité.
La théorie de la relativité
Il est très difficile de trouver un seul livre, un article ou un
site web qui explique et qui résume de manière la plus simple possible
cette théorie en quelques lignes.
D’une manière générale, lorsque l’on parle de relativité, cela
signifie que quelque chose dépend d’une autre chose par opposition à une
notion absolue qui est indépendante de toute chose.
Plus précisément, dans ce contexte il s’agit de l’espace et du temps
et par extension de la vitesse qui est le quotient d’une distance par
un temps.
La théorie de la relativité devrait s’appeler théorie de la
relativité de l’espace et du temps ou théorie de la relativité de
l’espace-temps car l’espace et le temps sont indissociables tel un être
humain composé d’un corps et d’un esprit.
Un référentiel est un point de repère utilisé comme référence pour
mesurer distance, temps et vitesse comme par exemple la Terre, un train
en mouvement…
L’observateur qui effectue une mesure de distance, de temps ou de
vitesse d’un objet le fait toujours par rapport à un référentiel donc
relativement à celui-ci.
On distingue habituellement :
la relativité restreinte qui est limitée ou restreinte à certains cas,
référentiels dits galiléens ou inertiels sans entrer dans les détails
la relativité générale qui est valable dans les autres référentiels
Que dit précisément la théorie ?
La théorie de la relativité restreinte indique que les mesures
d’espace et de temps dépendent de la vitesse de l’observateur de
l’événement. En particulier, les lois de cette théorie montrent que :
le temps se dilate : le temps mesuré par une horloge en mouvement
s’écoule plus lentement par rapport au temps mesuré par une horloge
fixe
l’espace se contracte : la longueur d’un objet en mouvement est
diminuée par rapport à la mesure faite dans le référentiel où l’objet
est immobile
la vitesse de la lumière est constante quelque soit le repère ou
référentiel dans lequel l’observateur se trouve, elle est toujours
d’environ 300000 km par seconde, c’est en quelque sorte une exception,
un cas limite, cette vitesse est donc absolue et non pas relative
Dans la suite de l’article, il sera question de la relativité
restreinte dont la découverte a été prétendument attribuée à Albert
Einstein en 1905.
Entretien avec Dean Mamas sur radio courtoisie
Des articles du British journal publiés entre 1965 et 1966 montrent
définitivement que c’est bien Poincaré qui a découvert la théorie de la
relativité.
Henri Poincaré a publié la formule e=mc², l’énergie est égale à la
masse multiplié par la vitesse de la lumière au carré, en 1900 soit 5
ans avant Einstein. Ce dernier l’a reprise sans citer Poincaré, il a
également repris le mot relativité.
Sir Edmund Wittaker, historien des sciences anglais du 20ème sicèle,
a publié un livre en 1953 sur l’histoire des sciences dans lequel il a
écrit un chapitre intitulé « la relativité de Poincaré ». Il considère
que Poincaré a formulé en premier le principe de la relativité et la
formule e=mc² en 1900.
Lorsque Einstein a été amené à démontrer la validité de la formule e=mc², il y avait certaines carences.
Dans le livre « Einstein myth », le mythe d’Einstein qui cite le
journal d’optique américain publié en 1952, lorsqu’ Einstein a dérivé
pour la première fois la formule e=mc², sa dérivation
était défectueuse mais il est quand même parvenu au bon résultat. Il
savait donc à quoi il devait aboutir malgré ses erreurs. C’est ainsi que
l’on reconnait un copieur à l’école : le résultat est juste mais la
démonstration est fausse.
Le premier article d’Einstein ne comportait aucune citation, aucune
référence en bas de page ce qui ne se fait jamais dans les publications
scientifiques car les scientifiques ne partent jamais de zéro mais de
travaux, résultats et études précédents.
Tout le monde était étonné qu’Einstein ait pu trouver la relativité
avec le poste qu’il occupait au bureau des brevets en Suisse. Il lisait
simplement les publications de Poincaré.
Henri Poincaré a présenté la théorie de la relativité en 1904 à la
foire internationale de Saint Louis aux Etats-Unis. Einstein a pu
prendre connaissance de la théorie à ce moment là.
Poincaré est mort en 1912 et Einstein a été lancé par les médias de
masse dans les années 1920, c’est ainsi qu’Einstein a été popularisé.
D’après l’encyclopédie Britannica, Einstein n’a pas eu le prix Nobel
de physique pour la théorie de la relativité mais pour l’effet
photoélectrique qui se fait en une demi-page. Dean Mamas s’étonne de
cette attribution pour ce simple fait.
Aux Etats-Unis, les trois grandes chaînes NBC, ABC et NBS ont lancé
Einstein dans les années 1920 à la radio initialement puis à la
télévision. David Sarnoff, russe spécialiste du talmud et de la Torah
(NBC, ABC) et William Paley (CBS) ont projeté leur protégé Einstein de
la même communauté telle une vedette de cinéma et l’ont rendu célèbre.
Deux mois avant sa mort, Einstein prétendait qu’il ne savait rien de
Poincaré mais comment se fait t-il qu’il a utilisé le mot de relativité
qui a été inventé par Poincaré. Il a donc non seulement fait preuve de
plagiat mais également de mensonge.
Comment le jeune et ambitieux Einstein s’est approprié la relativité restreinte de Poincaré
Ce livre traite de cette question de manière plus détaillée.
Les cinq premiers chapitres du livre reviennent sur la théorie
elle-même et les notions d’espace et de temps ainsi que la découverte
d’Henri Poincaré.
Le sixième chapitre traite de l’appropriation de la théorie de
Poincaré par Einstein et le septième chapitre de la personnalité des
deux protagonistes.
Nous ne traiterons pas des cinq premiers chapitres mais nous
présenterons quelques citations des deux derniers chapitres qui sont
le cœur du problème.
Einstein s’approprie les travaux de Poincaré
« Les fondements de la relativité restreinte de Poincaré sont
éparpillés dans divers textes publiés au fur et à mesure de l’avancée de
ses recherches. Elles commencent avec La mesure du temps, paru en 1898,
et se poursuivent jusqu’à son résumé Sur la dynamique de l’électron du 5
juin 1905, dont le détail des calculs est donné en juillet. »
« Par contre un jeune physicien ambitieux, Albert
Einstein(1879-1955) va reprendre les travaux de recherche publiés par
Poincaré en les rassemblant dans un texte unique intitulé « Sur
l’électrodynamique des corps en mouvement ». Cette publication paraît
dans le journal Annalen der Physik où le manuscrit reçu le 30 juin 1905,
soit 25 jours après la publication du 5 juin dans les Comptes rendus de
l’Académie des Sciences… »
« Par contre Einstein ajoute aux postulats de Poincaré celui de l’invariance de la vitesse de la lumière. »
« C’est ce qui a en grande partie conduit à attribuer la
paternité de la relativité à Einstein. Or ce postulat est non seulement
superflu mais encore il engendre un sérieux doute sur la crédibilité de
la théorie relativiste. »
« En effet, pourquoi les propriétés fondamentales de l’espace et
du temps devraient-elles être tributaires d’un phénomène physique
particulier, celui de la lumière ? »
« Tel qu’il est présenté, l’article d’Einstein serait
certainement refusé de nos jours par tous les journaux scientifiques car
il ne cite aucun des travaux antérieurs auxquels il emprunte des idées
et des résultats. »
« Ayant d’ailleurs une bonne connaissance de la langue
française, Einstein pouvait lire rapidement ces textes afin d’en
extraire le meilleur. »
Deux personnages hors du commun
Henri Poincaré : 1854-1912
« Son séjour à Polytechnique est resté célèbre car il suivit les
cours, tout au moins ceux de mathématiques, sans prendre de notes, ni
même se soucier des feuilles autographiées reproduisant les leçons du
professeur. Il n’en avait pas besoin. »
« Présenté pour la première fois à l’âge de 26 ans à l’Académie
des Sciences, il y fut admis comme membre en 1887…De très nombreuses
distinctions honorifiques, nationales et internationales, lui furent
décernées. »
« C’était un homme comblé qui resta toujours modeste. En matière
scientifique sa seule préoccupation fut la recherche de la vérité. Il
se soucia peu de la gloire. Il eût aimé que son nom ne fût donné à
aucune de ses découvertes. »
« On a vu qu’il a appelé transformation de Lorentz la relation
fondamentale de la relativité restreinte, alors que c’est finalement
Poincaré qui en a été le véritable auteur. »
« Il avait eu le bonheur d’unir sa vie à celle d’une compagne
intelligente, discrète et dévouée qui embellissait son existence et lui
facilitait la tâche. »
« Poincaré mourut « jeune », à 58 ans. Opéré le 9 juillet 1912,
il paraissait hors de danger, lorsque brusquement, le 17, dans son lit,
l’embolie le surprit et le terrassa en un quart d’heure. »
Albert Einstein : 1879-1955
« Toutes les tentatives d’Einstein, depuis sa sortie de l’Ecole
polytechnique de Zurich jusqu’à sa nomination comme privatdozent à
l’université de Zurich, montrent qu’il avait la ferme ambition de
devenir professeur d’université. Comment parvenir à ses fins, se demande
le jeune ambitieux. Evidemment en publiant des articles scientifiques
qui le feront remarquer. »
« N’ayant pu obtenir un poste d’assistant à l’Ecole
polytechnique de Zurich, il va quémander un emploi chez les physiciens
célèbres…Ses démarchent n’aboutissent pas. »
« Albert et Mileva se marièrent le 6 janvier 1903…Son divorce aura
lieu seulement en 1919 mais auparavant Einstein fera cruellement
souffrir Mileva. »
« Dans son ouvrage Autoportrait, paru en anglais en 1949,
Einstein reconnaît que ses publications en physique statistique des
années 1902-1904 ne faisaient que redécouvrir des théories déjà
connues… »
« Un jeune physicien ambitieux veut publier un maximum
d’articles scientifiques pour se faire connaître. Au printemps 1905, il
avait déjà commencé à prendre des notes sur le temps et la
synchronisation des horloges à partir des publications de Poincaré. Cela
n’avait pas été difficile car Einstein connaissait assez bien le
français. »
« Autant dire qu’Einstein pouvait facilement lire les articles
scientifiques en provenance de revues et d’ouvrages en français. Il ne
s’en priva pas. Il lut et relut le livre de Poincaré La science et
l’hypothèse paru en 1902. »
« Durant l’année 1904, Einstein va s’entendre avec les éditeurs
de la plus prestigieuse revue scientifique d’Allemagne de cette époque,
Annalen der Physik, pour leur fournir régulièrement des comptes rendus
d’articles parus dans divers journaux scientifiques de pays étrangers. »
« Ce n’est qu’à partir de 1907 que le premier tome des Papiers
d’Albert Einstein fut publié par l’université de Princeton, aux USA.
Divers documents et lettres d’Einstein avaient en effet été gardés
secret par les exécuteurs testamentaires d’Einstein, Helen Dukas et Otto
Nathan. »
« Je crois qu’il (Einstein) était beaucoup plus opportuniste qu’on l’imagine…, il faut prendre ce facteur en considération… »
« L’article du 5 juin de Poincaré lui montre qu’il est urgent et opportun de publier sur ce sujet. »
« Sa vie durant, Einstein se proclamera le seul créateur de la
relativité restreinte. Pratiquement jamais, sauf deux mois avant sa
mort, il ne rendra hommage à Poincaré. Dès son article de 1905, Einstein
ne mentionne aucun des travaux de recherches dont il est redevable ; il
ne cite personne comme s’il avait tout inventé par lui-même, alors que
même ses biographes les plus inconditionnels reconnaissent qu’il a puisé
dans les travaux de recherche de Poincaré. Sa technique, consistant à
tirer toute la couverture à lui, va être payante car il va bénéficier de
la modestie de Poincaré. »
« Poincaré sera sans doute heureux de voir que ses idées sont
reprises par la jeune génération. Il se dit qu’il n’y a rien de vraiment
nouveau dans le texte d’Einstein , et il passe à d’autres problèmes. »
« Peut-être Einstein était-il jaloux de la supériorité en
mathématiques de Poincaré qui est incontestablement reconnu comme un
créateur dans diverses branches des mathématiques. Einstein n’a rien
créé dans ce domaine. »
« Hermann Minkowski fut l’un des professeurs de mathématique
d’Einstein à l’Ecole polytechnique de Zurich. Lorsqu’il commence à
entendre chanter les louanges de son ancien élève, il lui écrit
cordialement pour lui demander un tiré à part de ses articles. »
« Minkowski s’approprie à son tour une partie des travaux de Poincaré. »
Quelques dates clés
- 1898 au 5 juin 1905 : publications éparses de Poincaré sur la relativité.
- 1900 : Poincaré publie la formule e=mc².
- 1904 : Poincaré présente la théorie de la relativité à la foire internationale de Saint Louis aux Etats-Unis.
- 30 juin 1905 : Einstein publie son célèbre article sans aucune
référence ou citation. Poincaré semble ne pas s’insurger à cause de sa
modestie et de sa volonté de diffuser la vérité pour la science.
- 17 juillet 1912 : Henri Poincaré meurt. En l’absence d’une enquête
et d’une autopsie on ne peut exclure aucune hypothèse sur les causes de
son décès. Dès cet instant, Einstein a le champ libre.
- années 1920 et suivantes : Poincaré est déjà mort depuis des
années, Einstein est propulsé par les médias acquis à sa cause, d’abord à
la radio puis à la télévision et dans les journaux.
En résumé
Au vu de tous ces éléments, on peut dire sans prendre trop de
risques qu’Henri Poincaré est le véritable fondateur de la théorie de la
relativité restreinte et qu’Albert Einstein, en s’appropriant les
travaux de Poincaré sans le citer et en niant avoir eu connaissance de
ceux-ci, n’est pas le plus grand savant du 20ème siècle mais est le plus
grand plagiaire, menteur, opportuniste, imposteur de tous les temps.
Poincaré n’a pas manqué d’éloges envers Einstein mais ce dernier n’a jamais montré au premier la moindre reconnaissance.
Einstein ne doit sa notoriété actuelle et son salut qu’ à un ensemble de circonstances suivantes :
une grande modestie d’Henri Poincaré qui force le respect qui ne
cherchait pas son intérêt personnel mais celui de la vérité pour la
science
le manque de professionnalisme de la majorité des chercheurs en
physique qui ne vont pas à la source des articles pour retracer les
faits exacts mais se contentent simplement de reprendre les livres
écrits par d’autres sur le sujet
l’utilisation habile par Einstein d’un postulat ou d’un principe
superflu qui est celui de l’invariance de la vitesse de la lumière
quelque soit le référentiel choisi et qui n’est pas nécessaire pour
démontrer la théorie
un puissant lobby communautaire qui domine aux niveaux politique,
médiatique, scientifique et qui verrouille toute remontée d’informations
dans les livres, les revues et dans l’éducation nationale, la
relativité c’est Einstein point final, on ne discute pas
Dès lors la célèbre image d’Einstein tirant la langue prend tout son sens. Il s’agissait probablement d’un message subliminal.
Pour finir, si la théorie de la relativité et sa fameuse formule
e=mc² vous semblent compliquer, rassurez-vous on peut la résumer par une
formule beaucoup plus simple :
Albert Einstein est le produit d’un menteur et d’un copieur élevé au Poincaré.
Cette formule pourra être reprise par quiconque à condition de citer la source, n’est-ce pas Albert !
Au moins cette formule, il ne risque pas de la plagier !
Ce darwiniste
forcené et cocaïnomane invétéré, génial fumiste, aura été le fondateur
d’une pseudo-science psychologique : la psychanalyse, qui a la
particularité de rendre névrosés ceux qui ne l’étaient pas avant de
l’approcher. Charlatanerie
mêlant le vrai et l’absurde, le fatras monté par Freud et ses compères
(presque uniquement ses coreligionnaires) tourne principalement autour
du sexe – véritable obsession -, auquel tout est ramené.
En fait, Sigmund Freud a largement plagié le docteur Jean-Martin Charcot (un peu comme Einstein a plagié le Français Poincaré)
concernant l’hystérie, l’inconscient, la suggestion par l’hypnotisme,
le « ça », le « moi », etc., mais a ajouté ses délires pansexualistes.
La
« théorie » fondamentale de la psychanalyse est basée sur le « complexe
d’Œdipe » défini en l’occurrence comme le désir inconscient qu’aurait
tout enfant de tuer son père pour entretenir des rapports sexuels avec
sa mère… Pour Freud, « l’enfant est un pervers polymorphe »…
Il n’est pas précisé, dans la pourtant très copieuse fiche wikipedia de
Freud, que ce dernier a lui-même connu l’inceste dans sa jeunesse.
Ce « détail » capital amène pourtant à penser qu’il a probablement
élaboré sa « science » en projetant universellement la névrose qui le
rongeait suite à son traumatisme, afin de se déculpabiliser. Il disait pourtant lui-même avoir « découvert » le complexe d’Œdipe au cours de son « auto-analyse ».
La
« méthode psychanalytique » consistera, pour Freud et ses disciples, à
s’efforcer de suggérer (sinon d’implanter) aux patients des pensées et
des souvenirs à connotation sexuelle voire incestueuse, qui, sous
l’apparence de les apaiser, vont véritablement les névroser.
On
ne trouve pas non plus sur wikipedia certaines citations pourtant
éloquentes de Freud, comme lorsqu’il exprimait sa peur du « danger de voir cette science devenir une affaire juive ».
Il écrivait aussi en 1908 : « Nos amis [adeptes de sa théorie ; NDCI] aryens nous sont indispensables. Sans eux, la psychanalyse serait victime de l’antisémitisme ».
Et en 1912, il constatait amèrement : « Mon
intention de fondre ensemble juifs et goyim au service de la
psychanalyse me semble un échec. Ils se séparent comme l’huile et l’eau ».
Il nous parait intéressant de faire connaître ce texte du Club de L’HORLOGE qui présente l’état de la question.
Un
débat très intéressant a eu lieu sur France-Culture, le samedi 22
janvier 2005, entre Jean-Paul Auffray et Jean Einsenstaedt, sur la
paternité de la théorie de la relativité. Son attribution à Albert
Einstein est aujourd'hui contestée par les spécialistes soucieux
d'objectivité, en dépit de la mythification du personnage et du battage
médiatique qui l'entoure.
Voici
quelques références de livres et d'articles scientifiques, où il est
question, non seulement de la théorie de la relativité restreinte
(1905), mais aussi de la théorie de la relativité généralisée (1915) : • Jean-Paul Auffray, "Einstein et Poincaré sur les traces de la relativité", éd. du Pommier, 1999 • Jean Hladik, "Comment le jeune et ambitieux Einstein s'est approprié la relativité restreinte de Poincaré", Ellipses, 2004
• Jules Leveugle, "La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck,
Hilbert. Histoire véridique de la théorie de la relativité",
L'Harmattan, 2004
ainsi que :
•
Edmund Whittaker, "A History of the Theories of Æther and Electricity"
["Histoire des théories de l'éther et de l'électricité"], (1ère éd.
1910, rééd. t. 1, The Classical Theories [Les théories classiques],
1951,) t. 2, The Modern Theories [Les théories modernes], 1900-1926,
1953, Thomas Nelson, 1962 et 1961 [L'ouvrage de Sir Edmund Whittaker,
mathématicien, astronome et historien des sciences, fait autorité sur la
question. Or, il intitule le chapitre 2 du tome 2, qui est paru en 1953
: "La relativité de Poincaré et Lorentz", en précisant, dans le corps
du texte, qu'Einstein a publié "un article qui exposa la théorie de la
relativité de Poincaré et de Lorentz, avec quelques développements". On
ne pouvait pas être plus clair.]
•
Jules Leveugle, "Poincaré et la relativité", in "La Jaune et la Rouge"
[revue des anciens élèves de l'Ecole polytechnique], avril 1994 [Dans
cet article fondateur, qui cite Whittaker, Jules Leveugle va plus loin
que celui-ci, car il démontre, pour la première fois, non seulement
l'antériorité de Poincaré, mais aussi que l'article d'Einstein ne
saurait résulter d'une découverte indépendante et qu'il est donc un
plagiat.]
•
Christopher Jon Bjerknes, "Albert Einstein: The Incorrigible
Plagiarist" ("Albert Einstein, plagiaire incorrigible"), XTX Inc.,
DownersGorve, Illinois, E-U, 2002 [Einstein n'a pas seulement "emprunté"
la relativité restreinte à Poincaré et la relativité généralisée à
Hilbert, il a procédé selon les mêmes méthodes pour le mouvement
brownien, l'équivalence de la masse et de l'énergie, etc. : toute son
oeuvre est un immense plagiat.]
•
Friedwardt Winterberg, « On "Belated Decision in the Hilbert-Einstein
Priority Dispute", published by L. Corry, J. Renn, and J. Stachel », in
Zeitschrift für Naturforschung, Vol. 59a, 715-719 (2004), article
disponible sur le Web : http://www.physics.unr.edu/faculty/winterberg/Hilbert-Einstein.pdf
[Comme le rappelle le professeur Winterberg, "il a été généralement
admis que David Hilbert avait élaboré la théorie de la relativité
généralisée au moins cinq jours avant Einstein", jusqu'à la publication
de l'article de Corry et alii en 1997. Ces derniers, qui s'étaient
reportés aux épreuves de l'article de Hilbert, archivées dans la
bibliothèque de Goettingen, ont affirmé que celui-ci s'était, en
réalité, inspiré d'Einstein ! F. Winterberg a vérifié. Et il s'est
aperçu que le document avait été mutilé (on a découpé un tiers de page
avec un canif), pour faire disparaître un passage essentiel. F.
Winterberg montre que l'article original de Hilbert comprenait bel et
bien l'ensemble de la théorie et qu'Einstein en avait pris connaissance
depuis plusieurs semaines, lorsqu'il a publié le sien. Corry et ses
coauteurs, qui sont ainsi confondus, admettent aujourd'hui que les
équations de Hilbert étaient "correctes", tout en persistant à dire
qu'elles n'étaient pas "explicites". Il est vrai que l'explicitation en
cause se trouvait apparemment dans le passage qui a été caviardé...]
La question est donc aujourd'hui clarifiée pour l'essentiel, notamment après la parution de l'article de Winterberg en 2004 : 1. C'est Poincaré, et non Einstein, qui a découvert la théorie de la relativité restreinte en 1905. 2. C'est Hilbert, et non Einstein, qui a découvert la théorie de la relativité généralisée en 1915. 3. Einstein a plagié Poincaré pour la relativité restreinte. Il a plagié Hilbert pour la relativité généralisée.
4. Einsenstaedt et quelques autres mériteraient le "prix Lyssenko", si
la désinformation à laquelle ils ont contribué était de nature
politique.
L'occultation
de Poincaré et de Hilbert et la mythification d'Einstein le plagiaire
interpellent la communauté scientifique. La perpétuation de cette
imposture, plus de cinquante ans après le livre de Whittaker, qui aurait
pourtant dû régler définitivement la question, du moins pour la
relativité restreinte, ne peut que susciter un profond malaise et
soulever inévitablement une interrogation légitime : le mythe Einstein
est-il un cas unique, ou bien y aurait-il d'autres "vérités" apparentes,
généralement acceptées, dans le domaine de l'histoire ou de la science,
qui seraient, elles aussi, fondées sur le mensonge ?
Même
si vous ne connaissez pas grand-chose à la physique, vous avez entendu
parler d'Einstein... Nous vous invitons donc à faire circuler le présent
message en le diffusant au plus grand nombre de vos correspondants, car
le mythe Einstein est un symptôme et une illustration remarquables de
la désinformation dont nous sommes trop souvent les victimes.
Vérités
médiatiques et vérités historiques ne se confondent pas toujours. Pas
plus que les vérités médiatiques et les vérités scientifiques. Il en va
de même pour l’histoire des sciences. L’opinion médiatique commune voit
en Einstein, le père de la relativité. Un point de vue que l’analyse des
textes et de la chronologie infirme totalement. Les vrais découvreurs
de la relativité furent Hendrik Lorentz et Henri Poincaré. Le centenaire
de la disparition d’Henri Poincaré, en juillet 1912 est l’occasion pour
Antraigues, polytechnicien et disciple de Maurice Allais, de rappeler
que le véritable acte fondateur de la théorie de la relativité est sa
note à l’Académie des sciences du 5 juillet 1905 ; et non l’article du
26 septembre 1905 d’Albert Einstein dans la revue Annalen der Physik,
qui n’avait fait que reproduire, aux notations près, les formulations
de Poincaré, et devint pourtant par la suite le point de départ de l’une
des plus fabuleuses carrières médiatiques de tous les temps. Polémia
Introduction
•
Il est généralement considéré que l’acte fondateur de la théorie de la
relativité est la parution, le 26 septembre 1905, dans la revue
allemande Annalen der Physik, de l’article d’un certain Albert Einstein « De l’électrodynamique des corps en mouvement ».
Pourtant
le véritable acte fondateur n’en est pas cet article, mais, quelques
mois plus tôt, la note de Henri Poincaré à l’Académie des Sciences du 5
juin 1905 « Sur la dynamique de l’électron ».
Pourtant
le centenaire du 26 septembre 2005 fut un événement mondial, alors que
c’est dans une grande discrétion qu’a été célébré, le 17 juillet
dernier, celui de la disparition d’Henri Poincaré.
De
plus, dans les présentations qui ont alors été faites de son œuvre, son
rôle dans la genèse de la théorie de la relativité, à peine évoqué,
n’allait pas au delà de celui d’un précurseur ayant seulement fait de
son côté une partie du chemin.
Il s’agit ici avant tout de rappeler les faits, qui ne laissent place à aucun doute.
S’ils
sont restés très longtemps à peu près totalement tombés dans l’oubli,
il résulte de publications récentes (et d’Internet) qu’ils sont aisément
accessibles depuis une bonne dizaine d’années, qu’ils sont de plus en
plus connus, et qu’ils ne peuvent absolument plus être ignorés de qui
s’intéresse avec un minimum de compétence à la genèse de la théorie de
la relativité.
Pourtant
on chercherait toujours en vain une présentation objective du rôle de
Poincaré dans les grands médias et dans la presque totalité des ouvrages
qui continuent à paraître sur le sujet.
Il
est bien rare en outre qu’il se passe bien longtemps sans que
n’apparaisse dans les médias (en couverture, en affiche, en titre
d’article ou d’émission) la célébrissime formule E=mc2, accompagnée
comme il se doit d’une photo d’Einstein (souvent celle où il tire la
langue…). Pour faire bonne mesure, c’est Henri Poincaré qui, le premier, l’a établie en 1900.
Les faits ; le rôle clé de la « transformation de Lorentz »
•
Rappelons que la théorie de la relativité comporte deux volets : - La «
relativité restreinte », introduite en 1905, qui a permis de rendre
compte de ce que la vitesse de la lumière (et plus généralement les
phénomènes électromagnétiques) restait apparemment identique dans deux
référentiels animés l’un par rapport à l’autre d’une vitesse de
translation constante (c’est la conclusion qui avait été tirée des
célèbres observations de Michelson et Morley). - La « relativité
générale », qui incorpore la gravitation de façon à la rendre compatible
avec le « Postulat de relativité », et dont la construction n’a été
finalisée qu’en 1915.
•
L’acte fondateur de la relativité restreinte, et donc de la relativité
dans son ensemble, a été la détermination de la transformation
permettant, un référentiel 0x’y’z’t’étant animé par rapport à un
référentiel 0xyzt d’une vitesse de translation constante, de passer de
l’un à l’autre de telle façon que les lois de l’électromagnétisme (lois
de Maxwell) demeurent rigoureusement identiques dans les deux
référentiels.
Cette transformation est la transformation appelée « de Lorentz ».
C’est
de cette transformation que découle tout l’appareil mathématique
attaché à la relativité restreinte, c’est à dire en fait la théorie de
la relativité restreinte elle même : comme toutes les autres théories de
la Physique, et quelles que soient les considérations plus ou moins
métaphysiques qui y aient été attachées, cette théorie est uniquement
une construction mathématique censée représenter la réalité.
Qu’elle
soit la clé de voûte de la relativité restreinte est au demeurant
universellement reconnu : il suffit pour s’en persuader d’ouvrir
n’importe quel ouvrage d’introduction à cette théorie. Bien qu’elle
n’ait pas été découverte par Albert Einstein, elle est d’ailleurs au fil
des décennies devenue pour nombre d’auteurs la « transformation de
Lorentz-Einstein», tant, Einstein étant réputé être le père de la
relativité restreinte, il apparaissait étrange que son nom n’y ait pas
été associé.
•
C’est en fait Henri Poincaré qui l’a le premier établie, dans sa note à
l’Académie des Sciences du 5 juin 1905, à l’issue de plusieurs années
de collaboration amicale avec le physicien hollandais Hendryk Lorentz.
C’est en outre lui qui, fort élégamment, lui donna le nom de ce dernier.
Mais laissons simplement parler Henri Poincaré et Hendryk Lorentz :
«…
Les résultats obtenus sont d’accord sur tous les points importants avec
ceux de Lorentz ; j’ai été seulement conduit à les modifier et à les
compléter dans quelques points de détail.
Le point essentiel, établi par Lorentz, c’est que les équations du
champ électromagnétique ne sont pas altérées par une certaine
transformation (que j’appellerai du nom de Lorentz) et qui est de la
forme suivante :… » (H.Poincaré, note à l’Académie des Sciences du 5
juin 1905)
«
Ce furent les considérations publiées par moi en 1904 qui donnèrent
lieu à Poincaré d’écrire son article « Sur la dynamique de l’électron »
dans lequel il a attaché mon nom à la transformation dont je n’ai pas
tiré tout le parti possible… Cela a été fait par Poincaré et ensuite par
M.M. Einstein et Minkovski… (Si) ces formules ne se trouvent pas dans
mon mémoire, c’est que… j’avais l’idée qu’il y a une différence
essentielle entre les systèmes… Dans l’un, on se sert – telle était ma
pensée – d’axes de coordonnées qui ont une position fixe dans l’éther et
de ce que l’on peut appeler le temps vrai, dans l’autre, au contraire,
on a des grandeurs auxiliaires. J’ai pu voir plus tard dans le mémoire
de Poincaré que j’aurais pu obtenir une plus grande simplification
encore. Ne l’ayant pas remarqué, je n’ai pas établi le Principe de
relativité comme rigoureusement et universellement vrai. Poincaré au
contraire a obtenu une invariance parfaite… et a formulé le Postulat de
Relativité, terme qu’il a été le premier à employer » (H. Lorentz :
article nécrologique de Poincaré rédigé en 1914 et publié en 1921).
L’élégance
de Lorentz est en l’occurrence à la hauteur de celle de Poincaré,
puisque non seulement il rend à Poincaré la paternité de la
transformation qui porte son nom, mais il redonne leur véritable
dimension –celle de l’innovation décisive- aux écarts entre sa
formulation et celle de Poincaré, écarts que ce dernier avait simplement
qualifiés de «points de détail».
• Tout ceci nécessite de revenir un peu en arrière .
Très
peu de temps après les premières observations de Michelson et Morley
(1887), on s’était aperçu (Fitzgerald dès 1889, Lorentz ayant repris et
développé l’idée à partir de 1892) que l’on pouvait mathématiquement
rendre compte de l’invariance de la vitesse de la lumière dans un
mouvement de translation en introduisant une contraction des corps dans
le sens du mouvement, ce qui obligeait à considérer en outre que le
temps n’était pas le même dans les deux référentiels considérés.
Toutefois
les formules de changement d’axes utilisées n’attribuaient pas un rôle
symétrique aux deux référentiels considérés. L’un était considéré comme
étant le référentiel de base, le «temps vrai » (ou « temps absolu ») lui
étant associé, l’autre un référentiel annexe, doté d’un « temps local
». « Temps local » et « temps absolu » ne jouaient pas exactement le
même rôle.
Il
en résultait des propriétés mathématiques limitées, et en particulier
qu’elles ne laissaient pas rigoureusement inchangées les équations de
Maxwell.
Autrement
dit, elles apparaissaient essentiellement comme étant des artifices
mathématiques ad hoc rendant compte tant bien que mal du phénomène
observé, permettant d’en tirer tout de même certaines conséquences, mais
ne permettant guère d’aller plus loin.
Comme
l’indique Lorentz, c’est Poincaré qui a débloqué la situation en ayant
la hardiesse de supprimer la notion de «temps absolu», et en
introduisant une symétrie parfaite entre les 2 référentiels, et ceci a
permis d’obtenir une invariance totale des équations de Maxwell.
Au demeurant ce n’était que l’aboutissement d’une réflexion entamée depuis de longues années :
– C’est dès 1899 que Poincaré avait introduit le Postulat de Relativité
: «Je considère comme très probable que les phénomènes optiques ne
dépendent que des mouvements relatifs des corps matériels en présence…
et cela non pas aux quantités près de l’ordre du carré de l’aberration,
mais rigoureusement.» ( Cours électricité et optique » ; Carré et Naud,
Paris, 1901) ;
– C’est dès 1902 (dans son ouvrage « La science et l’hypothèse »)
qu’il avait remis en question la notion de « temps absolu » ;
– Il était revenu sur ces deux points dans sa conférence à
Saint-Louis, en septembre 1904, donnant à cette occasion du « Postulat
de relativité » une formulation très générale.
•
Poincaré a en outre remarqué, dans cette même note du 5 juin 1905, que
les transformations de Lorentz forment (avec les rotations spatiales)
dans l’espace-temps (x,y,z,it) un «groupe», au sens de ce terme dans la
théorie des ensembles, avec donc les très intéressantes propriétés
attachées à ce type de structure.
Ces propriétés ont joué un rôle essentiel dans les développements
mathématiques qui se sont ensuivis, et qui ont été très largement
abordés dans le grand mémoire de Poincaré dit «mémoire de Palerme », qui
précise et développe la note du 5 juin 1905 et qui, déposé en juillet
1905, a été publié en janvier 1906 dans le « Bulletin du cercle
mathématique de Palerme ». Ils ont été repris par le mathématicien
allemand Minkovski., et c’est le nom de ce dernier qui leur a été
attaché (ainsi « l’espace-temps x,y,z,it » est aujourd’hui «
l’espace-temps de Minkovski »)
•
Il va sans dire que la présence dans le comité du prix Nobel de Hendryk
Lorentz, qui n’est décédé qu’en 1926, fut un obstacle infranchissable à
l’attribution de ce prix à Einstein pour la théorie de la relativité,
alors même que ce dernier, devenu mondialement célèbre, ne l’avait été
qu’en tant que « père » de cette théorie.
Le prix 1921, qui lui a été attribué, ne l’a en effet été que « pour
ses contributions à la Physique Théorique, plus spécialement pour sa
découverte des lois de l’effet photoélectrique», lois qu’il avait
présentées dans l’un des autres articles qu’il avait publiés en 1905
dans la revue allemande Annalen der Physik, (le 17 mars 1905).
•
E=mc2 C’est aussi Henri Poincaré qui, le premier, établit cette formule
dans son mémoire de 1900 «La théorie de Lorentz et le principe de
réaction » et non Einstein dans son article du 21 novembre 1905 «
L’inertie d’un corps dépend-elle de son contenu en énergie ». Signalons
au passage que, contrairement à ce que l’on croit généralement, cette
formule ne doit rien à la théorie de la relativité.
Il n’est plus aujourd’hui possible d’ignorer ce qui précède
-
La quasi totalité des ouvrages parus depuis trois quart de siècle
occultant le rôle de Poincaré, l’existence même de ce rôle ne pouvait,
jusqu’à l’explosion d’Internet, c’est à dire jusqu’à la fin des années
90, n’être connue que par un très petit nombre de spécialistes isolés.
Dans l’immense majorité des cas c’est d’ailleurs probablement en toute
bonne foi que ce rôle était occulté, chaque auteur repartant simplement
de ce qui avait été écrit par ses prédécesseurs.
-
Il n’en est plus du tout de même aujourd’hui, et si les publications
rétablissant la réalité ne sont toujours qu’une infime minorité, leur
existence ne peut plus être passée sous silence , et leur contenu est
souvent repris et discuté sur des forums et blogs divers.
On citera :
. Jean-Paul Auffray, Einstein et Poincaré sur les traces de la relativité , éd. du Pommier, 1999 ;
. Jean Hladik, Comment le jeune et ambitieux Einstein s'est approprié la relativité restreinte de Poincaré, Ellipses, 2004 ;
. Jules Leveugle, La Relativité, Poincaré et Einstein, Planck, Hilbert. Histoire véridique de la théorie de la relativité, L'Harmattan, 2004.
Cela
n’a pour autant guère fait évoluer la situation médiatique, ainsi qu’en
témoigne par exemple, outre l’occultation de Poincaré le physicien dans
les commémorations du centenaire de son décès, le récent déferlement
d’ouvrages à la gloire du seul Einstein, à l’occasion du centenaire de
2005.
Le lecteur est invité à se livrer à l’intéressant exercice consistant à
feuilleter tous ceux de ces ouvrages qu’il pourra trouver (ce qui n’est
pas bien difficile : il y en a dans à peu près toutes les
bibliothèques), et à rechercher comment le rôle de Poincaré y a été
traité (et notamment le sort qui a été fait à sa note du 5 juillet
1905).
Comment en est on arrivé là ?
Deux questions restent posées :
-
Quelle est la véritable genèse de l’article d’Einstein du 26 septembre
1905 , lequel ne comportait, ce qui est tout à fait exceptionnel, aucune
référence à des travaux antérieurs, et qui est toujours restée
environnée de mystère, Einstein lui même ayant beaucoup varié sur ce
sujet ?
- Comment le rôle fondamental de Poincaré a-t-il pu être occulté aussi complètement, et aussi rapidement ?
Pour
la réponse à ces questions, qui sortirait du cadre de cet article, le
lecteur est renvoyé aux ouvrages précédents, et surtout à celui de Jules
Leveugle, très solidement documenté, et qui contient des informations
totalement inédites et tout à fait essentielles, en particulier sur ce
qui s’est réellement passé entre le 5 juin 1905 et le 26 septembre 1905.
A
partir de ces informations, et à l’issue de ce qui se présente comme une
enquête tout à fait passionnante, il en déduit ce qui est la genèse la
plus vraisemblable de l’article du 26 septembre 1905.
En ce qui concerne la rapide occultation du rôle de Poincaré, citons simplement ce qui suit :
-
Tout à l’opposé d’Einstein, Poincaré, dont le détachement des choses
matérielles était par ailleurs proverbial, n’était pas homme à chercher à
se mettre en valeur en quoi que ce soit, ou même à simplement défendre
la paternité de ses découvertes ;
-
Le poids de l’école dominante en Physique, qui en ce début du 20ème
siècle était l’école allemande, les tensions politiques entre la France
et l’Allemagne étant en outre alors de plus très vives ;
- Le décès prématuré de Poincaré ;
- Tout à l’opposé d’Einstein, Poincaré n’a à peu près rien fait pour promouvoir la nouvelle théorie.
En
fait même, et quand on regarde attentivement le dossier de la
Relativité il semblerait bien que cela n’ait été que la sagesse même
(mais ceci serait encore un autre débat), Poincaré n’a jamais considéré
que le problème devait être considéré comme clos, sa propre création
n’étant donc qu’une théorie possible parmi d’autres. Jusqu’à la fin de
sa vie il a envisagé des pistes totalement différentes, ce dont certains
auteurs ont cru pouvoir conclure qu’il n’avait pas réellement compris
ce qu’était la relativité restreinte et que, même si elle en avait donné
en premier la formulation exacte, cette prodigieuse intelligence
l’avait fait sans en réaliser la portée.