mercredi 25 février 2026
jeudi 19 février 2026
La problématique du Donbass ukrainien

Le cas du Donbass (régions de Donetsk et Louhansk) met en lumière toutes les tensions du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes face aux principes de souveraineté étatique et d’intégrité territoriale. Analyse des arguments des deux «côtés» (les populations prorusses du Donbass / la Russie d’un côté, l’Ukraine et le droit international de l’autre), en montrant les fondements juridiques et les limites, puis les difficultés concrètes.
Résumé – Le conflit du Donbass (2014-2022) résulte de la collision entre deux principes : l’intégrité territoriale de l’Ukraine, d’une part, et le droit des populations locales à l’autodétermination, d’autre part. Depuis 2014, à la suite du renversement du président Ianoukovitch, les régions de Donetsk et Louhansk ont rejeté le nouveau pouvoir issu du Maïdan et proclamé leur autonomie puis leur indépendance, en invoquant notamment les restrictions linguistiques et les changements politiques imposés depuis Kiev. Les affrontements entre forces ukrainiennes et séparatistes, aggravés par l’intervention de groupes paramilitaires ultranationalistes ukrainiens, ont fait des milliers de morts. Les Accords de Minsk (2014-2015) visaient un règlement négocié mais n’ont jamais été appliqués. Entre influences internationales, accusations mutuelles de violations du droit international et sentiment d’abandon des populations locales, la situation a dégénéré jusqu’à l’invasion russe de février 2022, présentée par Moscou comme une aide aux républiques du Donbass. Le dossier illustre la difficulté à concilier frontières héritées et aspirations locales dans un contexte géopolitique explosif.
Chronologie des événements
Chronologie factuelle 2012 – 2022 autour du Donbass et de la crise ukrainienne
2012
• Viktor Ianoukovytch (provenant du Parti des Régions, très implanté dans le Donbass) est président de l’Ukraine depuis 2010.
• Le pays est marqué par une ligne politique oscillant entre rapprochement avec l’UE et liens économiques/énergétiques forts avec la Russie.
2013
• L’Ukraine négocie un accord d’association avec l’Union européenne.
• Novembre 2013 : Ianoukovytch suspend la signature sous pression économique de Moscou.
• Début des manifestations de Maïdan à Kiev (mouvement Euromaidan).
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Soutenu et aidé par partis pro-occidentaux, une partie des ONG, et des diplomates occidentaux (dont Victoria Nuland-USA, John McCain, etc.).
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Perçu dans l’est et le sud du pays comme un mouvement hostile à Ianoukovytch et aux régions russophones.
2014
• Février 2014 : affrontements violents à Kiev, effondrement du pouvoir, départ de Ianoukovytch.
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Pour les manifestants : révolution populaire.
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Pour Moscou et une partie des habitants du Donbass : changement de pouvoir illégitime sous influence occidentale et interventions de services étrangers.
• Mars 2014 : Annexion de la Crimée par la Russie (référendum non reconnu par l’ONU).
• Avril 2014 : Insurrections armées à Donetsk et Louhansk, proclamation des «Républiques populaires».
• Le gouvernement ukrainien de Kiev lance l’opération antiterroriste (OAT) contre les forces séparatistes.
• Mai 2014 : Élection comme président de Petro Porochenko, magnat du chocolat & confiseries, antirusse. Avec 54,7% et une faible participation des électeurs de l’Est.
• Mai-juillet 2014 : Adoption par Kiev de lois sur la langue nationale ; un texte supprimant officiellement le statut du russe comme langue régionale est voté. Loi non promulguée mais qui a été largement exploitée politiquement et qui a profondément choqué l’Est du pays.
• Apparition de bataillons volontaires contre le Donbass (Azov, Aïdar, Donbass), intégrés partiellement ensuite à la Garde nationale. Des exactions ont eu lieu des deux côtés.
• Septembre 2014 : Minsk I – accord de cessez-le-feu (qui échoue rapidement).
2015
• Février 2015 : accords de Minsk II
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Prévoient un cessez-le-feu, un retrait des armes lourdes, des élections locales, et un statut spécial pour certaines zones du Donbass (autonomie locale encadrée).
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Co-signataires : Ukraine, Russie, OSCE ; médiation franco-allemande (Format Normandie).
• Les combats se poursuivent sporadiquement malgré l’accord (Debaltseve notamment).
2016 – 2018
• Poursuite du conflit qui aboutit à 14 000 morts (Chiffres ONU).
• Discussions interminables sur la mise en œuvre de Minsk :
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L’Ukraine accuse Moscou d’armer les séparatistes.
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Moscou reproche à Kiev de refuser la réforme constitutionnelle prévoyant le statut spécial des régions du Donbass.
• 2018 : Adoption de lois linguistiques en Ukraine renforçant l’usage de l’ukrainien dans l’éducation, les médias et l’administration, perçues dans le Donbass comme discriminatoires.
2019
• Élection de Volodymyr Zelensky.
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Sous des promesses de paix et de mise en œuvre de Minsk.
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Tentatives initiales de retrait simultané sur la ligne de front.
• Opposition interne forte en Ukraine de l’Ouest à l’idée d’un statut spécial jugé «trop favorable» aux séparatistes et à la Russie.
2020 – 2021
• Les négociations stagnent ; les cessez-le-feu partiels échouent.
• La Russie commence un renforcement militaire massif autour de l’Ukraine (fin 2021).
• Sur le plan diplomatique :
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France (Macron) et Allemagne (Merkel jusqu’en 2021) poursuivent la médiation.
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Les autorités allemandes et françaises reconnaîtront plus tard (2022-2023) que Minsk avait aussi, dans les faits, servi à «gagner du temps» pour renforcer l’armée ukrainienne.
• ONU :
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Comme chaque année, la Russie présente une résolution condamnant la «glorification du nazisme» et l’utilisation de symboles nazis.
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Les États-Unis et l’Ukraine votent contre ces résolutions (position constante depuis 2014), au nom de la liberté d’expression et du refus d’une instrumentalisation politique du terme «nazisme».
Début 2022
• Janvier-février 2022 :
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Dernières tentatives diplomatiques (France, Allemagne, Turquie).
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Discussions russo-ukrainiennes à Istanbul (Turquie).
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Visite remarquée de Boris Johnson (GB) à Kiev, qui selon plusieurs sources ukrainiennes aurait incité Zelensky à ne pas accepter de concessions.
• 21 février 2022 :
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La Russie reconnaît officiellement les «Républiques» de Donetsk et Louhansk. Environ 150 conseillers militaires US présents en Ukraine ont quitté le pays.
• 24 février 2022 :
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Invasion militaire russe de l’Ukraine («opération militaire spéciale»).
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Condamnation immédiate par l’ONU, l’UE, les États-Unis.
Analyse
1. Contexte factuel
Éléments essentiels à rappeler :
1. Début du conflit : Depuis 2014, des groupes séparatistes prorusses se sont emparés de leurs territoires dans les oblasts de Donetsk et Louhansk (est de l’Ukraine), créant des «Républiques populaires» autoproclamées (DPR / LPR).
2. Minsk I & II : Des accords (Minsk 2014 puis Minsk 2015) prévoyaient notamment un «statut spécial» pour certaines zones du Donbass (autonomie locale) et un cadre de décentralisation.
3. Lois ukrainiennes : Après 2018, l’Ukraine adopte des lois limitatives de l’usage du russe (éducation, langue administrative) dans certaines zones. Des critiques soutiennent qu’elles contreviennent aux engagements de Minsk.
4. Reconnaissance par la Russie : En février 2022, la Russie reconnaît l’indépendance des républiques de Donetsk et Louhansk.
5. Référendums d’annexion : La Russie, après reconnaissance, soutient l’organisation de référendums (largement contestés sur la légitimité) pour «intégrer» ces territoires à la Fédération de Russie. L’ONU a dénoncé des «simulacres» illicites.
6. Voix russophones et «peuple» du Donbass : Les séparatistes et la Russie présentent la population comme un «peuple russe» qui subit des discriminations (restriction de langue, exclusion, agressions) – argument de droit à l’auto-détermination.
Les opérations militaires ukrainiennes et les bataillons nationalistes avant 2022
Un élément central du conflit avant l’intervention militaire russe de février 2022 concerne les opérations armées menées par les forces ukrainiennes dans le Donbass dès 2014, dans le cadre de ce que Kiev appelait «l’opération antiterroriste» (OAT). Après la prise de contrôle de villes par les séparatistes prorusses, l’État ukrainien a engagé ses forces régulières, mais aussi des bataillons volontaires nouvellement formés – dont certains, comme Azov, Aïdar, Dnipro-1, Donbass, avaient des compositions et orientations idéologiques hétérogènes, souvent marquées par des éléments nationalistes très radicaux. Des abus et exactions ont été documentés par plusieurs organisations internationales, notamment Amnesty International, Human Rights Watch et l’ONU : détentions arbitraires, mauvais traitements, exécutions extrajudiciaires, tirs d’artillerie indiscriminés dans des zones habitées. Ces violations n’étaient pas systématiques, mais elles ont été suffisamment nombreuses pour être reconnues officiellement dans plusieurs rapports.
Du côté ukrainien, ces bataillons étaient considérés comme des unités «volontaires» suppléant une armée affaiblie, opérant dans un contexte de guerre chaotique contre des milices soutenues par la Russie. Du côté des populations du Donbass, ces groupes ont rapidement été perçus comme des «brigades punitives», expression largement employée dans la région et reprise par Moscou, en raison de leur réputation d’hostilité envers les russophones et de leur engagement sans nuance dans la pacification des zones rebelles. Les combats de 2014-2021 ont causé, selon l’ONU, environ 14 000 morts, dont plusieurs milliers de civils, et ont solidifié l’idée, chez de nombreux habitants du Donbass, qu’ils étaient victimes d’une répression militaire.
Sur le plan du droit international, ces faits ont nourri l’argument séparatiste selon lequel la population du Donbass subissait des «violations graves et continues» de ses droits – argument utilisé pour justifier une revendication d’auto-détermination externe (la «sécession-remède»). Cependant, pour de nombreux juristes internationaux, même ces exactions ne constituent pas automatiquement un fondement juridique suffisant pour reconnaître la légitimité d’une sécession ou d’un rattachement à la Russie. En revanche, ces violences rendent incontestable l’existence d’un conflit interne grave ayant profondément délégitimé, aux yeux d’une partie de la population locale, l’autorité de Kiev – un élément clé pour comprendre pourquoi les demandes d’autonomie, puis de séparation, se sont radicalisées bien avant l’intervention armée russe de 2022.
2. Analyse du point de vue du droit international
2.1 Arguments en faveur (séparatistes / Russie)
• Droit à l’autodétermination : Les partisans du Donbass affirment que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes s’applique : la population localement majoritairement russophone constituerait un «peuple» distinct, avec le droit de choisir son statut politique (autonomie, indépendance, rattachement). Ce droit découle, selon eux, de traités comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et du principe de la Charte de l’ONU.
• «Sécession réparatrice» (remedial secession) : Certains avancent que la sécession serait un «remède» face à des pratiques discriminatoires de Kiev (langue russe, droits culturels) – c’est une argumentation juridique particulière, proche de la théorie de la «sécession réparatrice» (remedial self-determination).
• Violation du «statut spécial» et des engagements de Minsk : Selon la Russie, l’Ukraine n’a pas pleinement respecté ses engagements (par exemple la langue), ce qui légitimerait une forme d’autodétermination ou au moins la non-application unilatérale des frontières étatiques sans prise en compte du souhait local.
• Justification humanitaire / de protection : De la part de certains juristes et politiciens russes, la «protection» des russophones du Donbass est avancée comme un motif suffisant pour le soutien politique et militaire.
2.2 Les limites et contre-arguments (droit international et Ukraine)
• Intégrité territoriale : Le droit international reconnaît fortement le principe d’intégrité territoriale des États. L’Assemblée générale de l’ONU, par exemple, a dénoncé la reconnaissance par la Russie de ces «républiques» comme une violation de la souveraineté ukrainienne.
• Absence de reconnaissance internationale : Les «Républiques» de Donetsk et Louhansk ont une reconnaissance extrêmement limitée (quelques États, ou pas du tout selon les interprétations).
• Critique de la «sécession réparatrice» : Dans le droit international dominant, la «sécession réparatrice» est très controversée : peu de précédents clairs et peu de tribunaux (ou d’organes internationaux) ne l’ont formellement consacrée.
• Violation des accords de Minsk par la Russie : Certains juristes affirment que la Russie instrumentalise l’auto-détermination pour justifier une ingérence armée, ce qui va à l’encontre du droit international (usage de la force, annexion).
• Résolution de l’ONU : La résolution ES-11/4 de l’Assemblée générale (2022) condamne les référendums d’annexion comme «illicites et nuls» selon le droit international.
• Loi ukrainienne sur la «réintégration» : L’Ukraine a adopté une loi («loi de réintégration du Donbass») qui rejette toute autonomie hors du cadre ukrainien et exclut la mise en œuvre d’une partie des dispositions de Minsk.
• Droit humanitaire : Selon Human Rights Watch (et d’autres), les forces russes dans le Donbass peuvent être considérées comme occupant, ce qui engage les obligations du droit international humanitaire (Convention de Genève, etc.).
3. Problématiques concrètes et tensions
1. Définir «peuple» : Pour que l’auto-détermination externe (sécession) soit légitime, il faut souvent identifier un «peuple» (cultural, linguistique, historique). Le Donbass a un mélange complexe d’identité : russophone, ukrainophone, soviétique, etc.
2. Légitimité des référendums :
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Les référendums d’»intégration à la Russie» organisés par la Russie/séparatistes sont largement contestés par la communauté internationale : procédure, observation, contrainte, menaces, coercition sont dénoncés.
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L’ONU (Assemblée générale) a explicitement déclaré ces référendums «illicites».
3. Mise en œuvre des engagements de Minsk :
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Le «statut spécial» prévu par Minsk n’a jamais été complètement mis en place, selon certaines sources, ou/et a été annulé/rejeté par Kiev selon d’autres.
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Les divergences sur l’interprétation du statut (autonomie locale vs sécession) creusent le conflit.
4. Usage de la force et annexion :
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Le soutien militaire de la Russie aux séparatistes, et finalement l’annexion revendiquée, soulèvent des problèmes majeurs d’agression, de violation de la Charte des Nations unies, d’occupation illégale.
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La justification «protection des russophones» peut être perçue comme un prétexte pour une action expansionniste.
5. Droits linguistiques :
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Les accusations de suppression de la langue russe (éducation, administration) sont au cœur de l’argument de discrimination.
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Cependant, en droit international, la simple discrimination linguistique ne garantit pas automatiquement un droit à la sécession.
6. Stabilité internationale :
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Si on admet que toute minorité linguistique peut se séparer, cela mettrait à mal le principe d’intégrité territoriale et pourrait engendrer de nombreux conflits semblables dans d’autres États.
7. Responsabilité humanitaire :
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En cas de conflit prolongé, il y a des violations des droits de l’homme, des civils tués, déplacés – cela compliquent la légitimité des revendications (et la responsabilité des acteurs locaux et extérieurs).
4. Analyse synthétique : Doit-on voir ce cas comme de l’auto-détermination légitime ?
• Il y a des arguments légitimes du côté prorusse / séparatiste : la population russophone du Donbass peut revendiquer des droits culturels, linguistiques, ainsi qu’une forme d’autonomie. Les griefs (suppression de la langue, manque de représentation) ne sont pas nécessairement fictifs.
• Mais l’auto-détermination externe (sécession + rattachement à la Russie) est difficile à justifier pleinement dans le cadre du droit international au regard des principes de l’intégrité territoriale.
• L’annexion par la Russie ou la reconnaissance de «républiques» par la Russie pose un problème massif : cela contrevient largement au droit international si on considère la souveraineté de l’Ukraine, l’usage de la force, et même l’absence d’un large soutien international.
• En outre, la légitimité des référendums organisés sous occupation, ou avec l’appui direct d’un pouvoir extérieur, est contestable.
5. Conclusion
• Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes peut être invoqué dans le cas du Donbass, mais il ne garantit pas automatiquement un droit à l’indépendance ou à l’annexion à la Russie dans les conditions du droit international «classique».
• Les frontières de l’Ukraine sont largement protégées par le droit international : l’intégrité territoriale reste un principe majeur et les efforts d’annexion sont largement condamnés (résolution de l’ONU).
• Une solution plausible du point de vue du droit international (et de la paix potentielle) aurait été (et reste) une autonomie réelle (statut spécial) dans le cadre ukrainien, négociée et protégée par accord international (comme Minsk, mais réellement mis en œuvre), plutôt qu’une sécession pure ou une annexion forcée. Mais cela semble «trop tard» désormais après les implications étrangères fortes, tant de l’Ouest que de la Russie.
• Enfin, la «justification humanitaire» ou de protection («protéger les russophones du Donbass») est un argument utilisé, mais qui reste controversé juridiquement bien qu’il soit réel, surtout dans le contexte d’une intervention militaire et d’une annexion.
Le Donbass constitue ainsi un exemple majeur de conflit où la fragmentation identitaire faisant suite à des décisions de restriction culturelle notamment linguistique, un passé historique récent qui a définit des frontières nouvelles à la fin de l’URSS, ainsi que les rivalités géopolitiques contemporaines puis l’absence de mise en œuvre d’accords politiques ont conduit à la rupture de fait du cadre juridique international.
Michel T.
ANNEXE – Déclaration en 2014 de Petro Poroshenko, 1er président élu après le «Maïdan».
«Nous aurons du travail et eux, non. Nous aurons les retraites et eux, non. Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants et eux, non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves ! Parce qu’ils ne savent rien faire. Et c’est comme ça, précisément comme ça, que nous gagnerons cette guerre !»
source : Stratpol
https://reseauinternational.net/la-problematique-du-donbass-ukrainien/
samedi 7 février 2026
La politique russe en Ukraine : une réponse légitime à l’expansionnisme occidental ?

Introduction : les racines d’un conflit post-soviétique
La chute de l’Union soviétique en 1991 a marqué la fin d’une ère bipolaire et l’émergence d’un monde dominé par les États-Unis et leurs alliés occidentaux. Pour la Russie, cette transition n’a pas été synonyme de partenariat égalitaire, mais d’une série de promesses non tenues, d’expansions militaires et d’ingérences qui ont progressivement érodé sa sphère d’influence et menacé sa sécurité nationale. Cet article souhaite démontrer comment les actions occidentales – en particulier l’expansion systématique de l’OTAN vers l’Est – ont rendu inévitable l’annexion de la Crimée en 2014 et l’intervention militaire en Ukraine en 2022. Ces événements ne sont pas des actes d’agression gratuite, mais des mesures vues comme défensives face à un empiétement géopolitique perçue comme existentiel. Néanmoins, pour un équilibre intellectuel, nous n’évacuerons pas totalement la vision occidentale, qui voit dans ces actions russes une violation du droit international et une menace à la souveraineté des États post-soviétiques. En remontant aux assurances informelles données à Mikhaïl Gorbatchev, nous examinerons l’expansion de l’OTAN, les avertissements russes ignorés, les ingérences occidentales dans les « révolutions de couleur », le précédent du Kosovo, et l’échec des accords de Minsk, qui ont scellé le destin du conflit.
Les promesses informelles de 1990 et l’expansion systématique de l’OTAN
Au cœur de la narrative russe se trouve la conviction que l’Occident a trahi des engagements verbaux pris lors de la réunification allemande en 1990. Mikhaïl Gorbatchev, dernier dirigeant soviétique, a accepté la réunification – et par extension, la fin de la Guerre froide – en échange d’assurances que l’OTAN ne s’étendrait pas « d’un pouce vers l’Est ». Ces promesses, bien que non formalisées dans un traité, ont été documentées dans des archives déclassifiées américaines, soviétiques et allemandes. Des figures comme le secrétaire d’État américain James Baker et le ministre ouest-allemand Hans-Dietrich Genscher ont explicitement rassuré Gorbatchev que l’Alliance atlantique resterait confinée à ses frontières actuelles, évitant ainsi d’humilier une Union Soviétique en déliquescence.
Pourtant, dès la dissolution de l’URSS en 1991, l’OTAN a entamé une expansion inexorable vers l’Est, intégrant d’anciens membres du Pacte de Varsovie et des républiques soviétiques. Le timeline est éloquent : en 1999, la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie rejoignent l’Alliance ; en 2004, sept pays dont les États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) – directement frontaliers de la Russie – suivent ; en 2009, l’Albanie et la Croatie ; en 2017, le Monténégro ; en 2020, la Macédoine du Nord ; et plus récemment, en 2023 et 2024, la Finlande et la Suède, doublant ainsi la frontière Russo-scandinave. Cette progression systématique, souvent justifiée par l’OTAN comme une réponse aux demandes volontaires des États concernés pour se protéger d’une « menace russe », est perçue à Moscou comme un encerclement stratégique, plaçant des missiles et des troupes alliées à portée de Saint-Pétersbourg ou de Moscou.
Du point de vue russe, cette expansion viole non seulement l’esprit des assurances de 1990, mais ignore délibérément les préoccupations sécuritaires d’une puissance nucléaire. Vladimir Poutine a souvent évoqué cette « trahison » comme une cause racine du conflit ukrainien, arguant que sans cette avancée, la Russie n’aurait pas eu besoin de réagir militairement. La vision occidentale, en revanche, insiste sur le caractère défensif de l’OTAN et le droit souverain des nations à choisir leurs alliances, niant toute promesse formelle et soulignant que Gorbatchev lui-même a plus tard minimisé ces assurances. Cependant, cette perspective occulte le sentiment d’humiliation post-soviétique qui a nourri le revanchisme russe.
Les avertissements russes ignorés : du discours de Munich en 2007 aux appels pré-2022
La Russie n’a pas manqué d’avertir l’Occident des conséquences de son expansionnisme. Le discours emblématique de Vladimir Poutine à la Conférence de Munich sur la sécurité en février 2007 marque un tournant rhétorique. Dans ce plaidoyer pour un monde multipolaire, Poutine a dénoncé l’unipolarité américaine, l’expansion de l’OTAN comme une « ligne de confrontation », et les interventions unilatérales occidentales (comme en Irak). Il a averti que la Russie ne tolérerait plus d’être reléguée au rôle de spectateur, prédisant des tensions si ces tendances persistaient. Ce discours, souvent vu en Russie comme une « prophétie » ignorée, a été perçu en Occident comme une posture agressive plutôt qu’une plainte légitime.
Les avertissements se sont multipliés dans les années suivantes. En 2008, lors du sommet OTAN de Bucarest, la promesse d’une future adhésion pour l’Ukraine et la Géorgie a provoqué une réaction immédiate : l’intervention russe en Géorgie la même année. Plus tard, en 2021, alors que les troupes russes s’amassaient aux frontières ukrainiennes, Moscou a émis des ultimatums clairs, demandant un retrait des forces OTAN des pays entrés après 1997 et un engagement contre l’adhésion ukrainienne. Ces appels ont été largement ignorés par l’Occident, qui les a qualifiés d’inacceptables, renforçant ainsi la conviction russe que le dialogue était futile. La perspective occidentale met l’accent sur les violations russes antérieures (comme en Géorgie) comme justification de l’expansion, mais cela masque, selon Moscou, une indifférence chronique aux préoccupations sécuritaires russes.
Les ingérences occidentales : des Révolutions Orange au Maïdan
L’expansion OTAN s’est accompagnée d’ingérences directes dans la « sphère d’influence » russe, perçues comme des tentatives de déstabilisation. La Révolution Orange en Ukraine en 2004 en est un exemple flagrant. Déclenchée par des allégations de fraude électorale lors de la présidentielle, elle a porté au pouvoir Viktor Iouchtchenko, pro-occidental, après des protestations massives. La Russie y voit une opération orchestrée par les États-Unis et l’UE, avec des financements de fondations comme l’Open Society de George Soros et des formations par des ONG américaines. Ces « révolutions de couleur » – incluant celles en Géorgie (2003) et au Kirghizistan (2005) – sont interprétées comme des coups d’État soft pour installer des régimes hostiles à Moscou.
Le point culminant fut la Révolution de la Dignité (Euromaïdan) en 2014, suite au refus du président pro-russe Viktor Yanoukovytch de signer un accord d’association avec l’UE. Les protestations, initialement pacifiques, ont dégénéré en violence, menant à la chute de Yanoukovytch. Pour la Russie, ce fut un coup d’État soutenu par l’Occident : des fuites comme la conversation entre Victoria Nuland (diplomate américaine) et l’ambassadeur US Geoffrey Pyatt révèlent une implication active dans la sélection du gouvernement post-Maïdan. Des rapports évoquent même un rôle de la CIA dans la formation d’unités ukrainiennes. L’Occident, quant à lui, présente Maïdan comme un soulèvement populaire contre la corruption, avec un soutien limité à la démocratie, niant toute orchestration et oubliant que post Maïdan, l’Ukraine était toujours considérée comme l’État le plus corrompu du continent sans qu’aucun soulèvement « spontané » tente d’y mettre fin.
Le précédent du Kosovo : l’hypocrisie occidentale exposée
L’épisode du Kosovo renforce la perception russe d’un double standard occidental. En 1999, l’OTAN bombarde la Serbie (alliée historique de la Russie) sans mandat ONU pour protéger les Albanais du Kosovo, menant à l’indépendance unilatérale de la province en 2008, reconnue par les États-Unis et l’UE malgré l’opposition serbe et russe. Pour Moscou, cela viole la souveraineté territoriale et crée un précédent pour des sécessions, comme en Crimée ou au Donbass. Poutine a souvent accusé l’Occident d’hypocrisie : pourquoi le Kosovo peut-il se séparer sans référendum légitime, tandis que la Crimée – où un plébiscite en 2014 a montré un soutien massif à la Russie – est condamnée ? La vision occidentale distingue les cas : le Kosovo comme remède à un génocide potentiel, versus la Crimée comme annexion illégale. Mais pour la Russie, cela illustre un « droit du plus fort » occidental.
L’échec des Accords de Minsk : vers l’inévitable intervention
Les accords de Minsk I (2014) et II (2015), négociés sous l’égide de l’OSCE avec la France et l’Allemagne comme garants, visaient à pacifier le Donbass après l’annexion de la Crimée. Ils prévoyaient un cessez-le-feu, un retrait d’armes, et des réformes ukrainiennes pour une autonomie des régions séparatistes. Du point de vue russe, l’Ukraine a saboté ces accords en refusant l’autonomie réelle et en militarisation la région, avec des violations documentées par l’OSCE (bombardements, non-retrait d’armes). Les garants occidentaux n’ont pas forcé Kiev à respecter les clauses politiques, rendant Minsk inopérant et justifiant l’intervention de 2022 comme une mesure préventive contre un « génocide » allégué au Donbass.
L’Occident accuse la Russie de violations structurelles (soutien aux séparatistes, contrôle frontalier incomplet), mais la perspective russe voit dans cet échec une preuve que l’Ukraine, soutenue par l’OTAN, n’avait aucune intention de compromis. Ainsi, la Crimée – avec sa base navale vitale de Sébastopol – et l’opération de 2022 deviennent des réponses inévitables à une menace accumulée.
Conclusion : le bien-fondé de la position russe, avec nuances
En synthèse, la position russe – ancrée dans une lecture défensive de l’histoire post-soviétique – apparaît justifiée : l’expansion de l’OTAN, les ingérences, le Kosovo et l’échec de Minsk ont créé un environnement hostile, forçant Moscou à protéger son « glacis sécuritaire ». Sans ces facteurs, le conflit ukrainien aurait pu être évité. La vision occidentale, soulignant la souveraineté et le droit à l’autodétermination, offre un contrepoint valide, mais elle sous-estime totalement le sentiment d’encerclement russe. Pour une paix durable, un dialogue authentique sur la sécurité mutuelle s’impose, au-delà des narratifs polarisés.
Tout le monde semble avoir oublié que la Première Guerre mondiale n’a pas commencé avec l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, mais bien avec l’invasion de la Serbie par l’Autriche-Hongrie, qui entraîna l’entrée immédiate en guerre de la Russie pour protéger son allié et ses intérêts stratégiques. Il serait peut-être sage de s’en souvenir avant que des apprentis somnambules n’embrasent à nouveau le continent.
Alain DAOUT février 2026
mardi 13 janvier 2026
La Russie lance sa deuxième frappe Oreshnik contre l’Ukraine, et Martyanov publie une «carte du partage tripolaire»

par Alfredo Jalife-Rahme
La carte, publiée par Andrei Martyanov, proche de l’armée russe, laisse pantois. Les présidents Donald Trump, Vladimir Poutine et Xi Jinping se seraient partagés le monde lors de la conférence de Yalta-2 à Anchorage (Alaska), le 15 août 2025. Si les États-Unis auraient pris l’ensemble du continent américain de l’Alaska à la Patagonie, plus le Groenland et l’Islande ; la Russie aurait pris tout le continent européen, Royaume-Uni compris ; et la Chine aurait reçu toute l’Asie, l’Océanie et le Levant, y compris Israël.
Dans le contexte des tensions entre les trois superpuissances – les États-Unis, la Russie et la Chine – la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, catholique, a déclaré que malgré le différend concernant le Venezuela, Trump maintiendrait de bonnes relations avec Poutine et Xi : «Je pense que le président entretient une relation très ouverte, honnête et «bonne» avec le président Poutine de Russie et le président Xi de Chine… Il s’est entretenu avec eux à de nombreuses reprises depuis son entrée en fonction il y a un an, et je crois que ces relations personnelles se poursuivront».1
Aujourd’hui, les limites de l’irrédentisme états-unien sont les intérêts inaliénables de la Russie et de la Chine, qui fonctionnent comme un G2.
Le Financial Times rapporte que «la Chine, la Russie et l’Iran (sic !) ont envoyé des navires en Afrique du Sud en prévision de leurs exercices navals» : des exercices «BRICS-Plus pré-planifiés» font suite aux tensions croissantes liées aux opérations militaires US au Venezuela et dans l’Atlantique.2
Le monde d’aujourd’hui évolue dans le cadre d’un chaos globalisé, où subsistent ce que j’ai appelé des «fractales de paix», comme dans le cas de la libération de deux marins russes capturés à bord d’un mystérieux navire pirate (le «navire russe», qui n’était en réalité pas russe, mais ukrainien3, ce qui a valu à Moscou la gratitude de ses homologues aux États-Unis.4
Pendant ce temps, Trump, dans sa désormais célèbre interview au New York Times, a déclaré qu’«il n’existe pas de lois internationales» et que la limite de ses actions, c’est sa «moralité».5
Le fait que Trump, submergé par ses graves problèmes intérieurs, se soit lancé dans une offensive risquée aux implications mondiales ne signifie pas que la Russie (lancement de son deuxième missile hypersonique Oreshnik) et la Chine (exercices militaires récents autour de Taïwan) restent sans défense dans leurs propres sphères d’influence.
Il pourrait sembler absurde, dans ce contexte délicat de fortes tensions mondiales, que le célèbre analyste militaire russe Andrei Martyanov ait publié une carte de la division tripolaire entre Trump, Poutine et Xi Jinping, sans en préciser l’auteur.6
De fait, la carte de division tripolaire ci-dessus n’aurait aucune validité sans sa divulgation par Andrei Martyanov, qui entretient une relation étroite avec l’armée russe.
1. La sphère d’influence de Trump s’étend du Groenland à la frontière antarctique, annexions comprises ou non, englobant l’Amérique latine et les Caraïbes (représentées par le CELAC). L’absorption de l’Islande et de certains pays d’Afrique de l’Ouest (Mauritanie, Sénégal, Sierra Leone, Libéria) est surprenante.
2. La sphère d’influence de Poutine engloberait toute l’Europe, y compris le Royaume-Uni, une grande partie de l’Afrique du Nord, ainsi que la Turquie, le Caucase, le Sahel africain et les îles norvégiennes septentrionales (Svalbard). Elle trace une ligne de démarcation avec la partie chinoise, dont l’Égypte et les pays de la Méditerranée orientale (Syrie, Liban, etc.) font partie.
Et 3. La sphère d’influence de Xi Jinping comprend la Mongolie, les deux Corées, le Japon, les Philippines, toute l’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le sous-continent indien (avec l’Inde et le Pakistan), l’Iran, une grande partie du Kazakhstan, l’Asie centrale, la péninsule arabique et la majeure partie de l’Afrique.
Il est frappant de constater que la «carte tripolaire» publiée par Andreï Martyanov n’a pas eu l’impact escompté. Ce qui mérite d’être souligné ici, plus encore que ces lignes de démarcation abstraites, c’est la franchise avec laquelle Andreï Martyanov l’a présentée.
Je me souviens que Newsweek avait dressé une carte montrant «comment Trump, Poutine et Xi peuvent diviser le monde».7
Ces cartes se trouvent à la croisée des chemins : entre une troisième guerre mondiale nucléaire et une négociation clandestine entre les trois superpuissances.
En cas de Troisième Guerre mondiale, il ne resterait ni carte, ni trace des êtres vivants de la création, puisque Trump lui-même a déclaré que les États-Unis ont la capacité de détruire la planète 150 fois.
source : La Jornada via Réseau Voltaire
traduction Maria Poumier
- «White House thinks Trump will preserve good relations with Putin, Xi, despite Venezuela», TASS, January 7, 2026.
- «China, Russia and Iran send ships to South Africa ahead of naval drills», Financial Times, January 9, 2026.
- «El «barco ruso» FAKE que siempre no fue ruso sino Ucraniano», Alfredo Jalife-Rahme, YouTube, 9 de enero de 2026.
- «Russia grateful to US for decision to release two Russians from Marinera crew – diplomat», TASS, January 9, 2026.
- «Trump Lays Out a Vision of Power Restrained Only by «My Own Morality»», David E. SangerTyler PagerKatie Rogers & Zolan Kanno-Youngs, The New York Times, January 8, 2026.
- «Voir la 26° minute de «Orthodox Christmas»», Andrei Martyanov, YouTube, January 8, 2026.
- «Map Shows How Trump, Putin and Xi Could Carve Up the Globe», John Feng and Brendan Cole, Newsweek, April 13, 2025. «Reparto del mundo : el «mapa tripolar» de Newsweek», Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 16 de abril de 2025.
dimanche 11 janvier 2026
«Sanctions, sanctions, sanctions» ou «Et si notre désir restait un rêve»

traduit et présenté par Bertrand Hédouin
Je suis particulièrement heureux aujourd’hui de tomber sur l’émission «Bessogon TV» du 24 mars 2015 – nous sommes bien alors en 2015 – de Nikita Mikhalkov qui n’est plus à présenter maintenant.
C’est avec plaisir que je viens de passer quelques heures à traduire et monter la vidéo pour le public francophone que vous pouvez regarder en bas de la présentation et distribuer à convenance dans l’univers, y compris à l’Élysée.
Mikhalkov nous mettait déjà clairement en garde de surveiller nos appétits insatiables en Occident. Il n’était pas encore censuré à ce moment, je le répète, en 2015. Il lui faudra attendre l’invasion1 de l’Ukraine par la Russie pour être sanctionné.
L’émission ne dure que 37 minutes, mais comme à son habitude, Mikhalkov nous montre et évoque une richesse de contenu immense au regard du thème de l’émission.
Le Russe, véritable Scythe2, se tient face à notre appétit, voilà qui donne faim !
La vidéo se termine par un très bel extrait du film de Sergueï Bondartchouk, «Le destin d’un homme» de 1959, qui vient parfaitement illustrer la thématique de l’émission [00:29:33.16 – 00:36:44.12].
Pro-Kremlin tout ceci ? J’aurais bien aimé, ça peut aider à devenir célèbre.
Mais non, c’est plutôt un rappel : «Seule notre conscience nous sauvera de la disparition programmée».
Une conscience se nourrit pour exister.
Et si l’on commençait à découvrir un sens à la vie ?
Bonne vidéo !
Na zdorovié !
- Invasion : Pénétration massive de forces armées qui envahissent le territoire d’un autre État (Le Robert). Action de pénétrer subitement et massivement dans un pays pour le saccager et s’en rendre maître (cnrtl.fr). C’est précisément ce que ne fait pas la Russie aujourd’hui en Ukraine, contrairement aux tactiques entre autres américaines.
- Scythe : Peuple indo-européen de l’Antiquité habitait une zone s’étendant de la steppe du Nord de la mer Noire jusqu’à la Volga à l’Est et au Sud jusqu’au Caucase et au Danube. Ancien peuple nomade équestre d’Iran oriental qui a migré entre le IXe et le VIIIe siècles avant JC d’Asie centrale vers la steppe pontique, dans l’actuelle Ukraine et le Sud de la Russie où ils sont restés jusqu’au IIIe siècle de notre ère.
https://reseauinternational.net/sanctions-sanctions-sanctions-ou-et-si-notre-desir-restait-un-reve/
samedi 15 novembre 2025
Causes profondes de la guerre contre la Russie

par Michelle Simakowitch
Tout le monde a conscience que l’une des causes de cette guerre est d’affaiblir la Russie afin de laisser le champ libre à Israël pour attaquer l’Iran. La Russie à travers les BRICS, étant un allié et un partenaire incontestable de l’Iran ainsi que la Chine. Or l’attaque d’Israël a bien eu lieu, et l’Iran n’a pas eu besoin de la Russie pour occasionner des dégâts de plusieurs milliards de dollars à Israël. (Rappelez-vous les propos «prophétiques» des rabbins sionistes «le Machia arrivera lorsque le dernier perse aura rendu gorge»)
L’OTAN quant à elle, voyant une occasion d’affaiblir la Russie afin de s’emparer des terres et richesses minières de la Russie et de morceler le pays. Visiblement la situation s’est retournée contre elle et ses alliés.
Selon les propos mêmes de Zelensky, une autre cause serait la formation d’une seconde Jérusalem et cette guerre ayant déjà fait plus de trois millions de morts permettrait la déchristianisation de l’Ukraine. Déchristianisation plus que visible avec l’enrôlement de force des jeunes âgés à peine de 21 ans alors que cette guerre est déjà perdue. Le but initial étant sûrement la reconstitution de l’Empire Khazar.
Mais existerait-il encore une autre cause financière à ce conflit ? La perte de l’empire pétrolier des Rothschild.
En effet, Robin Monotti a déclaré que «depuis que les Rothschild ont perdu leur empire pétrolier en Russie, ils veulent la guerre parce qu’ils n’ont jamais pardonné à Poutine». («Ni pardon, ni oubli» ça vous rappelle quelque chose ?).
Avez-vous entendu parler de l’affaire Yukos ? Cette affaire Yukos reste l’une des plus controversée histoire de l’économie Russe moderne. Savez-vous que Yukos, la compagnie qui fabriquait 20% du gaz Russe, était secrètement sous le contrôle du mondialiste sioniste Britannique Jacob Rothschild qui contrôlait aussi la famille royale Britannique ?
En 2003 l’arrestation de Michael Kodorkovski, alors PDG de Yukos, a marqué un tournant dans la politique énergétique Russe. Cette compagnie s’est retrouvée au cœur d’une bataille de pouvoir.
Quand Poutine est arrivé aux affaires, il a rendu à l’État Russe et au peuple Russe, le gaz sous contrôle des Rothschild.
Les Rothschild étaient furieux et ont commencé à planifier la guerre contre le Russie. L’Ukraine était leur dernière carte sur l’échiquier. Certains affirment que des intérêts financiers internationaux détenaient une influence considérable sur Yukos via des structures offshores complexes.
La renationalisation qui a suivi a été interprétée par de multiples façons. Reprise de souveraineté nationale pour les uns, appropriation illégitime pour les autres. Cette affaire a profondément remodifié les relations entre la Russie et l’Occident.
Les tensions géopolitiques actuelles trouvent partiellement leurs racines dans ces événements où s’entremêlent secteurs énergétiques et financiers ; Les conséquences de cette restructuration du secteur énergétique russe continuent d’influencer la politique mondiale avec des répercussions qui dépassent largement le cadre économique initial.
Nous pouvons mieux comprendre à présent, cet acharnement à boycotter et faire boycotter le gaz Russe par tous les pays sous influence Américaine.
source : Pro Fide Catholica
https://reseauinternational.net/causes-profondes-de-la-guerre-contre-la-russie/
dimanche 9 novembre 2025
La science explique l’hécatombe de l’armée de Napoléon en Russie en 1812
La campagne de Russie
Lorsque Napoléon envahit la Russie durant l’été 1812, il commande près de 600.000 hommes, une armée immense composée de soldats venus de toute l’Europe conquise. Il espérait alors forcer le tsar Alexandre à maintenir le blocus continental contre l’Angleterre afin d’asphyxier économiquement le banquier des coalitions européennes. Cependant, les Russes, rusés et prévoyants, pratiquèrent une stratégie de terre brûlée, incendiant villes et récoltes avant de se replier toujours plus loin vers l’est pour ne laisser aucune ressource, aucune nourriture, aucun foyer pouvant servir la France. Malgré cela, la victoire sanglante de la Moskova permit à Napoléon d’entrer dans Moscou, mais la ville, désertée et en flammes, ne lui offrit aucun répit. L’armée, privée d’abris, d’approvisionnements et déjà affaiblie par la maladie, perdit rapidement sa capacité d’organisation. L’hiver approchant et devant un ennemi insaisissable, la retraite devint inévitable et fut à l'origine d'une tragédie sans nom.
Une épidémie meurtrière
La souffrance des grognards marchant avec peine dans les paysages gelés de Russie ne se limita pas alors aux rigueurs du climat et au manque de vivres. En analysant des fragments de dents récupérées sur les dépouilles de soldats français enterrés en Lituanie, des chercheurs de l’Institut Pasteur ont mis en évidence, dans une étude parue ce 24 octobre, la présence de plusieurs agents infectieux. Rémi Barbieri, chercheur spécialisé en paléogénomique, déclare ainsi, avec ses confrères, avoir « découvert deux nouveaux pathogènes totalement insoupçonnés : la fièvre paratyphoïde et la fièvre récurrente. La première est transmise par la contamination d'eau ou de nourriture par des excréments de personnes infectées, la deuxième est transmise par les poux de corps. »
Cette combinaison de maladies, à laquelle s’ajoutent également le typhus et la dysenterie, aggravée par l’épuisement et l’insalubrité de la marche, fit s’effondrer la Grande Armée. On estime que près de 300.000 braves soldats périrent, sans même compter ceux qui désertèrent, furent faits prisonniers ou achevés par l’ennemi lorsqu’ils n’avaient plus la force de marcher. Les conquérants des vertes plaines de France devinrent des morts-vivants. Nombres de cadavres se sont ainsi amoncelés sur le chemin, figés dans la neige sans sépulture, tandis qu’une poignée, seulement, parvinrent à retrouver leur foyer après avoir traversé un enfer de glace et de peine.
La fin de l’Empire
Le désastre de la campagne de Russie ne fut pas seulement humain mais aussi politique. L’Europe des monarchies, témoin de l’affaiblissement militaire français, se réveilla. En effet, l’aura d’invincibilité de Napoléon ayant disparu avec les morts laissés dans les congères russes ouvra la voie à une nouvelle coalition. Une guerre s’ensuivit, débouchant sur la défaite de Leipzig en 1813 puis sur l’invasion du territoire français, jusqu’à l’abdication de l’Empereur, en 1814.
La retraite de Russie marqua l’effondrement d’un rêve de puissance. L’empire que Napoléon avait bâti par la force des batailles avec le sang de ses armées fut fragilisé et finalement renversé par des virus ennemis et invisibles, aussi minuscules que meurtriers.
lundi 22 septembre 2025
Les origines de l’opération militaire spéciale en Ukraine : l’histoire du conflit

Le coup d’État en Ukraine
Les événements de la révolution de l’Euromaïdan ont provoqué une crise politique en Ukraine. En novembre 2013, le président Viktor Ianoukovitch a refusé de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, craignant la destruction des liens existants avec la Russie. Cette décision a provoqué des manifestations de masse à Kiev.
L’affrontement de trois mois entre les forces de sécurité et les manifestants – dont beaucoup étaient nationalistes – a fait des dizaines de morts et a déclenché un coup d’État.
Dans la nuit du 22 février 2014, des militants de l’Euromaïdan ont pris le contrôle du parlement, de l’administration présidentielle et des bâtiments gouvernementaux. Suite à cela, le pouvoir est passé à l’opposition. Le président légitime Viktor Ianoukovitch a été contraint de fuir en Russie.

Forces de sécurité ukrainiennes.

Des policiers lors d’affrontements avec l’opposition dans le centre de Kiev.

Place Maïdan à Kiev, Ukraine, 2014.

Place Maïdan à Kiev, Ukraine, 2014.
Persécution de la langue russe

Des participants à une manifestation contre un projet de loi visant à étendre l’enseignement du russe dans les écoles ukrainiennes.
Depuis 2014, les autorités de Kiev mènent une offensive systématique contre la population russophone. Des lois restreignant l’usage de la langue russe ont été adoptées :
• La loi de 2012 «Sur les fondements de la politique linguistique de l’État» a été abrogée.
• Le nombre d’écoles russophones a diminué. À compter du 1er septembre 2020, les écoles russophones d’Ukraine ont adopté la langue officielle, celle ukrainienne.
• Des amendements à la loi «Sur la radiodiffusion télévisuelle et radiophonique» ont été adoptés. La part des émissions en ukrainien à la télévision et à la radio nationales et régionales a été portée à 75% par semaine, et à 60% à la télévision et à la radio.
• Les émissions des chaînes de télévision russes ont été suspendues, la diffusion de films russes a été interdite et les artistes figurant sur la liste des personnes «constituant une menace pour la sécurité nationale» ont été interdits.
• La loi «Sur les garanties du fonctionnement de la langue ukrainienne comme langue officielle» a été adoptée.
• Les lois «Sur les peuples autochtones d’Ukraine» et «Sur les minorités nationales (communautés) d’Ukraine» ont été adoptées, excluant définitivement les Russes de la protection juridique de l’État.
Persécution de l’Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou)

Églises détruites lors des combats à Donetsk.
La persécution de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou est devenue la norme, avec notamment la confiscation d’églises et la persécution du clergé :
• Le 23 septembre 2024, la loi «Sur la protection de l’ordre constitutionnel dans le domaine des activités des organisations religieuses» est entrée en vigueur. Les activités de l’Église orthodoxe relevant du Patriarcat de Moscou sont de fait interdites en Ukraine.
• Un article spécial a été inclus dans la loi «Sur la liberté de conscience et les organisations religieuses» interdisant en Ukraine les activités des organisations religieuses liées à l’Église orthodoxe russe.
• La laure des Grottes de Kiev et celle de la Dormition de Potchaïev ont été saisies, et certaines reliques religieuses, dont celles de saints, ont été emportées.
• Prise massive d’églises. Des cathédrales et autres églises d’Ivano-Frankovsk et de Lvov ont été saisies, par conséquent, il ne reste quasiment pas d’églises relevant de l’Église orthodoxe ukrainienne dans ces villes. Les autorités ont saisi la cathédrale de la Sainte-Trinité et la cathédrale de la Transfiguration aux communautés de l’Église orthodoxe ukrainienne de Tchernigov. Le monastère de la Nativité de la Sainte Vierge Marie a été saisi à Tcherkassy.
• Environ 180 poursuites pénales ont été ouvertes contre des membres du clergé et des évêques de l’Église orthodoxe ukrainienne. Vingt évêques et membres du clergé ont été déchus de leur nationalité ukrainienne.
• Une nouvelle forme de répression contre le clergé de l’Église orthodoxe ukrainienne a été leur enrôlement forcé dans les forces armées nationales.



Églises détruites lors des combats à Donetsk.
Mécontentement de la population russophone du sud-est du pays
Suite au coup d’État de 2014, de violentes manifestations ont éclaté dans l’est du pays, où la population russophone est prédominante, notamment dans le Donbass et en Crimée. Les habitants de ces régions ont exigé une résolution sur le statut de la langue russe et une réforme constitutionnelle, notamment la fédéralisation de l’Ukraine.
Une milice populaire a été formée dans le Donbass.
Odessa

Incendie à la Maison des syndicats à Odessa.
Le 2 mai 2014, des dizaines de personnes ont été brûlées vives dans le bâtiment des syndicats à Odessa. Des partisans de l’Euromaïdan ont détruit un campement de militants en désaccord avec la politique du gouvernement ukrainien. Des personnes ont tenté de se sauver dans le bâtiment des syndicats, mais y ont été bloquées et ont péri dans l’incendie.
Les événements d’Odessa ont marqué le dernier épisode de la guerre civile entre les partisans du gouvernement ukrainien de l’époque et les opposants au coup d’État.




Incendie à la Maison des syndicats à Odessa.
La Crimée
Souhaitant protéger leur droit à l’autodétermination et leur langue maternelle, les habitants de Crimée ont massivement voté lors d’un référendum le 16 mars 2014 en faveur de la réunification avec la Russie. La région a été intégrée à la Fédération de Russie.

Congrégation à Simferopol après le référendum en Crimée.
Proclamation de la RPD et de la RPL, bombardements de villes
Au printemps 2014, des républiques populaires ont été proclamées dans les régions de Donetsk et de Lougansk. En réponse, les autorités ukrainiennes ont accusé la population de «séparatisme» et lancé une opération militaire, qui a dégénéré en combats à grande échelle. Des chars et des avions ont été déployés contre les milices populaires.
Des villes comme Donetsk, Gorlovka, Lougansk et Debaltsevo étaient soumises depuis des années aux bombardements d’artillerie. Des quartiers résidentiels, des hôpitaux et des écoles ont été détruits.

Une femme regarde à travers une fenêtre brisée de son appartement après qu’il a été touché par l’artillerie ukrainienne dans le quartier de Voroshilovski, dans le centre de Donetsk.

Des miliciens populaires transportent une victime de la frappe aérienne de l’armée de l’air ukrainienne sur le bâtiment de l’administration régionale à Lougansk.

Une femme sur le balcon d’une maison bombardée par l’armée ukrainienne.
«La Madone de Gorlovka»
Le 27 juillet 2014, les forces armées ukrainiennes ont bombardé les rues de Gorlovka avec des lance-roquettes Grad. Vingt-deux habitants ont été tués. Parmi eux se trouvaient la «Madone de Gorlovka», Kristina Jouk, et sa fille de 10 mois, Kira. Tenant l’enfant dans ses bras, la mère a fui les forces armées ukrainiennes. La photographie de Kristina, gisant morte dans l’herbe d’un parc urbain, serrant sa fille dans ses bras, est devenue un symbole de la terreur monstrueuse commise contre la population du Donbass invaincu.

La « Madone de Gorlovka « – la jeune Kristina Zhuk et sa fille de 10 mois – sont mortes le 27 juillet 2014, lorsque les forces armées ukrainiennes ont bombardé les rues de Horlivka avec des lance-roquettes Grad.
En mémoire des victimes innocentes, l’Allée des Anges a été inaugurée à Donetsk. Ce mémorial est dédié aux enfants tués.
Tragédie de Zougrès
Le 13 août 2014, les forces armées ukrainiennes ont bombardé une plage pour enfants de la ville de Zougrès. Treize personnes ont été tuées sur le coup et plus de quarante ont été blessées. Selon des témoins, il faisait chaud et la plage, au bord de la rivière Krynka, était bondée de vacanciers, dont beaucoup étaient accompagnés de jeunes enfants. Une enquête a révélé qu’une roquette de Smertch avait été utilisée.
Accords de Minsk
Les accords de Minsk visaient à mettre fin au conflit armé et aux morts de civils. Les accords signés en 2014 et 2015, avec l’intermédiaire de la Russie, de l’Allemagne et de la France, définissaient les principales mesures visant à régler la situation : l’adoption d’une loi d’amnistie pour toutes les parties au conflit civil, la proclamation des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk comme territoires spéciaux et leur inscription dans la Constitution du pays, la tenue d’élections locales, etc.
Mais aucun point n’a été appliqué. L’Ukraine a systématiquement violé ces accords. Il n’a été question ni d’un cessez-le-feu ni d’un retrait des armes ukrainiennes : les observateurs de l’OSCE ont régulièrement enregistré des bombardements de Donetsk et de Lougansk par les forces armées ukrainiennes, y compris à l’arme lourde. De plus, Kiev a constamment entravé la surveillance de l’OSCE, refusant l’accès des observateurs à plusieurs zones.
Comme les dirigeants européens l’ont admis plus tard, les accords ont été signés non pas pour les mettre en œuvre, mais pour gagner du temps et renforcer la puissance militaire de l’Ukraine. Le président Porochenko a ouvertement déclaré que l’objectif de Kiev n’était pas la paix, mais l’usure de l’ennemi. Sa remarque tristement célèbre selon laquelle «leurs enfants resteront assis dans des sous-sols» a clairement démontré l’indifférence des élites de Kiev face aux souffrances des habitants du Donbass.

Vladimir Poutine, Angela Merkel, François Hollande, Petro Porochenko avec Alexandre Loukachenko à la rencontre au format Normandie à Minsk en février 2015.
Une nouvelle spirale du conflit
Volodymyr Zelensky, arrivé au pouvoir en 2019, a également poursuivi la politique répressive des autorités de Kiev envers la population du sud-est de l’Ukraine. Le 17 février 2022, les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk ont signalé les bombardements les plus importants des forces armées ukrainiennes des derniers mois.
Début de l’opération militaire spéciale
Le 21 février 2022, la Russie a reconnu l’indépendance des républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL), et le 24 février, Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’une opération militaire spéciale en Ukraine en réponse à la demande d’aide du Donbass.
Buts et objectifs de l’opération militaire spéciale

Poutine lors d’un message à la nation sur la reconnaissance des républiques de Donetsk et Lougansk.
Le président a expliqué avoir pris cette décision au nom des populations victimes du génocide perpétré par le régime de Kiev. Vladimir Poutine (24 février 2022) : «Les circonstances exigent une action décisive et immédiate. Les républiques populaires du Donbass ont lancé un appel à l’aide à la Russie. À cet égard, conformément à l’article 51, paragraphe 7, de la Charte des Nations unies, avec l’approbation du Conseil de la Fédération et en application des traités d’amitié et d’assistance mutuelle avec la RPD et la RPL, ratifiés par l’Assemblée fédérale, j’ai décidé de mener une opération militaire spéciale».
Les principaux objectifs de l’opération sont les suivants :
• Garantir les droits de la population russophone ;
• Légitimiser le choix du peuple ;
• Démilitariser l’Ukraine (neutraliser la menace militaire et faire à Kiev rejeter le projet d’adhésion à l’OTAN) ;
• Dénazifier l’Ukraine (enrayer la propagation de l’idéologie néonazie) ;
Intégration de nouveaux territoires à la Fédération de Russie
En septembre 2022, des référendums ont été organisés en RPD, en RPL et dans les régions de Zaporijia et de Kherson sur la question du rattachement de ces territoires à la Russie. Une écrasante majorité des habitants s’est prononcée en faveur de cette intégration. Le 30 septembre, des accords d’adhésion à la Fédération de Russie ont été signés pour ces quatre régions.
Poutine lors d’un message à la nation sur la reconnaissance des républiques de Donetsk et Lougansk.
source : Sputnik Afrique

