lundi 23 février 2026
mardi 29 août 2023
La Baule, Occupation Libération, de Luc Braeuer

Passionné par l’histoire de la Presqu’ile guérandaise, Luc Braeuer, directeur du musée du Grand-Blockhaus de Batz-sur-Mer avec son frère Marc, a publié une trentaine de livres sur l’histoire des ports de Brest, Lorient et Saint-Nazaire pendant la guerre. Il nous fait maintenant découvrir la vie quotidienne des Baulois pendant la Seconde Guerre mondiale.
Durant cette dernière, l’histoire de la station balnéaire de La Baule est étroitement liée à celle du port voisin de Saint-Nazaire. À partir de septembre 1939, des britanniques débarqués à Saint-Nazaire s’installent dans plusieurs hôtels de la station balnéaire et transforment son casino en hôpital. Après la débâcle de juin 1940, ils rejoignent Saint-Nazaire dans l’espoir de revenir par bateau en Angleterre. Le 17 juin, le paquebot Lancastria est coulé par l’aviation allemande au large de ce port. La Baule enterre des victimes du naufrage échouées sur sa plage.
L’armée allemande arrive le dimanche 23 juin 1940. Sous l’Occupation, l’état-major commandant l’armée allemande de l’Ouest s’installe dans l’hôtel L’Hermitage. Au printemps 1941, le port de Saint-Nazaire commence à servir de base aux sous-marins allemands. L’état-major s’installe dans l’hôtel Majestic tandis que le casino est transformé en cantine. Après l’attaque des commandos britanniques sur Saint-Nazaire dans la nuit du 27 au 28 mars 1942, leurs morts sont enterrés au cimetière britannique d’Escoublac. À l’écart des risques de bombardement, de nombreux hôtels et villas de la station balnéaire sont réquisitionnés pour héberger des centaines de sous-mariniers. Saint-Nazaire étant détruite par les bombardements, La Baule accueille également 1700 réfugiés. Des casemates sont construites sur la plage qui devient ainsi l’un des maillons du Mur de l’Atlantique. Au printemps 1944, ces fortifications sont inspectées par le maréchal Rommel. Mais après le Débarquement, La Baule fait partie de la poche de Saint-Nazaire. Durant le siège, l’aérodrome d’Escoublac réalise des liaisons nocturnes avec l’Allemagne. En mai 1945, à la Libération de la poche, les soldats français et américains sont, à leur tour, cantonnés dans les hôtels et villas de La Baule. Le 23 juillet 1945, les Baulois accueillent le général de Gaulle…
Cet ouvrage en deux tomes est illustré par des centaines de photos d’époque. Luc Braeuer a réalisé un véritable travail de fourmi pour retrouver ces clichés réalisés par le photographe Léon Labière, par des soldats allemands, par des civils…
Kristol Séhec
La Baule, Occupation Libération, par Luc Braeuer, Liv’Editions, tomes I et II, 176 pages, 29 € chacun.
Photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
https://www.breizh-info.com/2015/09/19/31309/la-baule-occupation-liberation-de-luc-braeuer/
mercredi 6 janvier 2021
Zoom – Laurent Wetzel : Les intellectuels sous l’occupation
Dans « Vingt intellectuels sous l’Occupation », Laurent Wetzel décortique l’attitude et l’engagement de lettrés au cours de la Seconde guerre mondiale. En 2021, on voit que nos intellectuels ont du mal à résister à la censure et à la dictature de la bien-pensance. Pendant la guerre, les intellectuels font des choix contraires : la résistance, la collaboration ou l’attentisme. Mais parmi les vingt portraits réalisés par l’historien, on retient surtout le comportement de quelques ambivalents : Mitterrand, Pompidou et Jean-Paul Sartre. Ce dernier, qui participe à l’épuration à la Libération, est le résistant du « Café de Flore », capable de déclarer qu’il n’a jamais été plus libre que sous l’Occupation allemande. Ambivalence ou lâcheté ?
samedi 22 février 2020
Lucien Rebatet Les Décombres
Les Décombres, le best-seller de l'Occupation ! Plus qu'un livre, un véritable torrent qui vous vaccinera à jamais de la réaction, de la République, de la démocratie, de l'Église, de la franc-maçonnerie, du ghetto... Un ouvrage à relire et à méditer. Les éditions Robert Laffont viennent de le refaire paraître in extenso, y compris les chapitres les plus maudits. Mais la divine surprise vient de cette suite jusqu'alors inconnue des Décombres, L'Inédit de Clairvaux, écrit entre les murs glacés du célèbre pénitencier et qui traite entre autres des combats politiques et éditoriaux menés par la talentueuse équipe de Je suis partout, jusqu'au bout du fascisme et du national-socialisme, quand d'autres, dès 1943 (notamment Robert Brasillach et Georges Blond), jetaient l'éponge, ne croyant plus en la victoire finale de la révolution européenne, ce qui ne les empêcha point de connaître eux aussi la vindicte des vainqueurs, notamment de la Résistance qui ramena dans ses fourgons tout le personnel politique qui avait mené la France à la débâcle en 1940 et dont les héritiers sont toujours au pouvoir en 2016. Encore du très très grand Lucien Rebatet. Ne boudons pas notre plaisir !lundi 8 octobre 2012
Vichy, l'Eglise et la Shoah
Deux nouveaux ouvrages viennent remettre en question nombre d'idées reçues sur le rôle de Vichy et sur celui de l'Église de France face à la Shoah. Un double éclairage qui rappelle la complexité tragique des années de guerre et d'occupation.
Les 16 et 17 juillet 1942, 13 000 Juifs sont arrêtés en région parisienne et conduits au Vélodrome d’hiver ou dans les camps d’internement de Drancy, Beaune-la-Rolande ou Pithiviers. Ils finiront tous à Auschwitz. La « rafle du Vel d’Hiv » et les opérations similaires en province résultent de la décision prise cette année-là à Berlin : après avoir persécuté les Juifs, les Allemands entreprennent de les regrouper, dans toute l’Europe occupée, avant de les exterminer. En juin, les autorités du Reich ont exigé l’arrestation de 100 000 Juifs sur le territoire français, chiffre ramené à 40 000 au cours des tractations avec Pierre Laval. Obéissant au chef du gouvernement, le secrétaire général de la police, René Bousquet, a entamé avec le général SS Karl Oberg un atroce marchandage : aucun Juif français ne sera interné ou déporté, mais c’est la police française qui arrêtera les Juifs étrangers.
Pour Vichy, c’est un tournant. Depuis 1940, à travers une série de lois, le régime a organisé la discrimination et la spoliation des Juifs. Politique inique mais qui, à l’exception des cas d’internement en France, ne s’est pas traduite par la contrainte physique. En cet été 1942, l’antisémitisme d’exclusion sociale de Vichy, sans le vouloir et sans l’avoir prévu, est rattrapé, dépassé et objectivement associé à l’antisémitisme exterminateur des nazis.
Sur les 330 000 Juifs vivant en France, 76 000 seront déportés : 55 000 étrangers et 21 000 Français. Quelle est alors la part de responsabilité française dans ce crime de masse ? Question gravissime qui, en1997, a été au cœur des débats entourant le procès Papon.
Le point de vue dominant, à l’époque, venait des travaux des Américains Michaël Marrus et Robert Paxton (Vichy et les Juifs, Calmann-Lévy, 1981) ou du Français Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, le rôle de Vichy dans la Solution finale, Fayard, 1983-1985). Si ces historiens avaient produit des faits, des documents et des témoignages accablants et irréfutables, ils avaient aussi imposé une vision sans nuance : Vichy avait été complice de la Solution finale, culpabilité qui s’étendait indistinctement et solidairement à tous ceux qui, de 1940 à 1944, avaient exercé une fonction quelconque au sein de l’État français et de son administration.
Depuis le procès Papon, une quinzaine d’années ont passé. Si la politique antijuive de Vichy n’a cessé d’être l’objet de nouvelles études, certains chercheurs s’aventurent désormais hors du schéma interprétatif imposé à l’époque. Ainsi Alain Michel. Tout en considérant comme « essentielle à notre connaissance de cette période de l’histoire » (1) la contribution du trio Marrus-Paxton-Klarsfeld, cet historien français déplore que la thèse centrale du dit trio ait accédé au rang de « doxa ». Une doxa qu’il n’hésite pas à contester avec son ouvrage Vichy et la Shoah. Enquête sur le paradoxe français.
Vivant en Israël, ancien responsable du bureau francophone de l’École internationale pour l’enseignement de la Shoah à Yad Vashem, Alain Michel, qui est de plus rabbin, fait paraître aujourd’hui un livre détonant. Préfacé par Richard Prasquier, le président du Crif, l’ouvrage revendique une filiation avec les travaux du Français Léon Poliakov, spécialiste de l’antisémitisme, ou ceux de l’Américain Raul Hilberg, historien de la Shoah de réputation mondiale. Des références incontestables.
L’auteur part d’un constat : 75 % des Juifs établis en France pendant la guerre ont échappé au génocide. Par ailleurs, le pays a été un de ceux où les réseaux de sauvetage juifs ont été les plus efficaces. Comment cela peut-il avoir été possible, dès lors que tous les hommes de Vichy, de Pétain au plus humble fonctionnaire, auraient été constamment désireux de s’associer aux desseins des nazis ?
Pour répondre à cette question, Alain Michel est donc conduit à trouver des explications qui, lors du procès Papon, valurent à un historien comme Henri Amouroux d’être voué aux gémonies par les avocats des parties civiles. L’antisémitisme de l’État français, observe-t-il, ne poursuivait pas le même but que celui du IIIe Reich. La distinction opérée par Vichy entre Juifs français et Juifs étrangers, ajoute-t-il, a permis, dans une certaine mesure, de ralentir la mécanique génocidaire. Les sauvetages de Juifs ont été réalisables, conclut-il enfin, parce qu’ils ont bénéficié de facteurs liés à Vichy : la zone sud, l’existence de l’Union générale des israélites de France (IGIF), structure voulue par l’État français mais qui avait une facette clandestine, le relatif sentiment de sécurité des Juifs français qui les a incités à s’investir pour aider leurs coreligionnaires étrangers. « Il est impossible, écrit Alain Michel, d’écrire l’histoire de cette période en noir et blanc, dès lors que l’on s’intéresse non aux extrémistes, mais aux dirigeants qui se sont retrouvés face à des décisions allemandes qu’ils n’avaient pas prévues, auxquelles ils ont dû donner des réponses en fonction de ce qu’ils pensaient possible ou raisonnable de faire. »
En 1997, une trentaine d’évêques de France publiaient un acte de « repentance » pour les « erreurs et défaillances » du clergé catholique pendant la guerre, et notamment pour sa passivité devant l’antisémitisme. Dès l’année suivante, Michèle Cointet (L’Église sous Vichy, Perrin, 1998) rappelait que plus de la moitié des évêques français, sous l’Occupation, avait protesté officiellement contre les persécutions. Agrégée d’histoire, Sylvie Bernay a repris la question à frais nouveaux, dans une thèse de doctorat qui vient d’être éditée (2). Passionnant travail qui a conduit l’auteur à dépouiller les archives du ministère des Affaires étrangères ou des papiers inédits tirés des archives catholiques (diocèses, congrégations, œuvres caritatives) ou juives (Consistoire central, Centre de documentation juive contemporaine, Yad Vashem).
Sylvie Bernay commence par camper le tableau d’avant-guerre en montrant que, au sein du catholicisme français, les préjugés antijuifs coexistent avec une conscience des racines communes au christianisme et au judaïsme et un mouvement d’aide aux Juifs réfugiés, et que la répartition de ces attitudes, contrairement à un préjugé répandu, ne s’opère pas systématiquement selon la distinction entre conservateurs et démocrates-chrétiens. La chercheuse réduit à néant, de même, la dichotomie qui tient du lieu commun, dans l’historiographie contemporaine, entre un épiscopat maréchaliste, indifférent au sort des Juifs, et un clergé et des fidèles qui auraient sauvé l’honneur.
Sylvie Bernay souligne que l’épiscopat accepte le premier statut des Juifs, en 1940, au nom des prérogatives de l’État, mais en espérant des dérogations et en insistant sur le respect dû aux biens et aux personnes. Si les prélats n’approuvent pas le second statut, en 1941, ils ne le dénoncent pas non plus, de peur des représailles contre l’Église en zone occupée et pour des raisons politiques en zone libre. Ce sont les déportations de l’été 1942 qui provoquent le basculement, et cette série de protestations dont la plus célèbre est restée celle de Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, le 20 août 1942 : « Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Ils font partie du genre humain ; ils sont nos frères comme tant d’autres ». L’auteur prouve en outre que le nonce, Mgr Valerio Valeri, a encouragé les évêques de zone sud à émettre ces protestations, et que les sauvetages de Juifs menés par des prêtres, des religieux ou des laïcs catholiques auraient été impossibles sans l’aval et le soutien des évêques, qui avaient instauré de véritables « diocèses-refuges » auxquels des milliers de juifs proscrits devront la vie sauve.
Avec cette somme, Sylvie Bernay apporte une pierre fondamentale au débat sur « les silences » de l’Eglise catholique pendant la guerre. Mais en bousculant les idées reçues.
Jean Sévillia http://www.jeansevillia.com
1) Alain Michel, Vichy et la Shoah. Enquête sur le paradoxe français, CLD éditions.
2) Sylvie Bernay, L’Église de France face à la persécution des Juifs, 1940-1944, CNRS éditions.
samedi 11 août 2012
À l’origine de la Résistance française
Un phantasme de souveraineté nationale était pourtant maintenu dans la zone sud au plus grand profit des occupants qui ainsi faisaient cautionner leur politique.
Passons et tournons notre regard vers ceux qui n’ont pas désespéré ni des français ni de la France.
La légende dit que les premiers résistants furent de gauche et quelques’uns de la droite Républicaine. Les historiens entretiennent scrupuleusement la légende.
Sans nier que dans le petit nombre des premiers il y eut effectivement de bons républicains remarquons que dès l’origine des royalistes s’engagèrent dans le refus du nazisme. Venus de l’Action française et de groupes monarchistes divers (autour de Monseigneur le Comte de Paris), de vieilles familles de tradition royaliste, ils furent nombreux à ne pas se satisfairede l’occupation et de la collaboration. Ainsi le duc de Choiseul Praslin, un ami de Charles Maurras et du Comte de Paris n’a pas accepté la soumission. L’abbé de Dartein l’un des précepteurs du Prince n’a pas démissionné… Ils ne furent point les seuls !
Autour du général De Gaulle à Londres Mademoiselle de Miribel (petite-fille de Mac-Mahon) et bien d’autres n’ont pas hésité. Comme d’Estienne d’Orves, le premier fusillé de la France Libre, comme Philippe de Hauteclocque futur maréchal de France, comme Georges Bernanos et sa famille…
François-Marin Fleutot en cite bien d’autres dans le seul livre consacré à ce sujet (1).
Mais nombre d’historiens ont oublié que la première réunion d’organisation de la résistance en France fût structurée par des royalistes. Mais nombre d’historiens ont oublié que le premier contact des services du général de Gaulle avec l’embryon d’un réseau en France métropolitaine fût le fait des royalistes.
Contre la légende, les affirmations des uns ou des autres et tout en sachant que le mouvement de Charles Maurras a cautionné, aidé, organisé les instances de l’Etat sous l’autorité de Philippe Pétain, des petits groupes, des individus, des familles royalistes, souvent dans le drame de la rupture avec l’Action française, ont choisi de ne pas se déshonorer.
Dès l’entrée des nazis à Paris, en zone sud, Monsieur Le Moal (commerçant royaliste) place dans sa vitrine les masques d’Hitler et deMussolini dans un pot de chambre… Les autorités républicaines interviennent immédiatement pour qu’il retire de sa vitrine ce que nous appellerions aujourd’-hui “une performance”.
Mais sans conteste la première réunion d’un groupe de Résistants fut bien organisée chez Paul Armbruster dans sa maison au lieu dit “le Gabastou” au Fleix entre Sainte Foy la Grande et Bergerac, en Dordogne.
Paul Armbruster était journaliste il lui est arrivé d’écrire dans l’Action française. C’est un alsacien de Molsheim. Il s’est installé là avec sa famille en 1937. Il n’est pas le seul. A côté vie aussi la famille de Jean Eschbach un industriel de Poligny (Jura), Louis Labardonnie un propriétaire terrien de Saint-Antoine du Breuilh. A la mijuillet 1940 (la date exacte n’est pas connue) lors d’un dîner chez Paul Armbruster on trouve autour de la table ceux déjà cités auxquels se sont joints : l’abbé de Dartein (précepteur du Comte de Paris), Paul Dungler industriel de Thann (Alsace) – ils sont tous royalistes – et le docteur Gaston Pailloux, un ami de Labardonnie.
Si Louis Labardonnie et Jean Eschbach ont entendu l’appel du 18 juin il semble que les autres ignorent totalement le message du général de Gaulle. Par contre pour avoir lu dans l’Action française les comptes rendus fait par Hubert de la Garde (futur chef des FFI, mort en déportation) des livres du général de Gaulle et pour avoir lu les articles de Charles Maurras entre le 6 juin et le 17 juin 1940 ils connaissent ce général.
De cette première réunion clandestine va naître plusieurs initiatives. La décision d’envoyer un émissaire à Londres. Au début d’août, Paul Armbruster se rend en Suisse et prend contact avec l’ambassade d’Angleterre. Puis accompagné de La Bardonnie les deux retournent en Suisse à la fin du même mois. Sans réponse ni des Anglais, ni du général de Gaulle ils décident d’envoyer directement un contact à Londres. Ce sera l’abbé de Dartein qui passant par l’Espagne rejoindra Londres et se mettra au service du Général. Il deviendra l’aumônier des Forces navales de la France Libre. Ce premier contact va faire comprendre à Londres que des groupesde résistance sont déjà constitués.
Ce n’est pas tout, de cette première réunion va naître la Septième colonne d’Alsace en zone annexée. Organisé par Paul Dungler ce mouvement clandestin va permettre à de nombreux évadés des camps allemands de passer en France. Son service de renseignement va constituer l’une des principales sources d’information sur l’Alsace.
Lors de l’offensive du futur maréchal Leclerc il pourra s’appuyer sur cette organisation né quasi exclusivement dans les milieux royalistes et élargi aux autres français.
De cette première réunion va naître le premier réseau de renseignements de la France Libre en France métropolitaine et inter zone celui du colonel Rémy… Autre royaliste engagé dans la lutte anti fasciste et anti nazi…
Oser dire encore aujourd’hui que les royalistes ne participèrent pas à la lutte pour l’indépendance et la liberté sous l’occupation n’est que mensonge révisionniste.
vendredi 24 décembre 2010
Benoit Hamon et l’extrême-droite
lundi 29 novembre 2010
Et la “tchéka” du PCF ?

Une des rares études sérieuses sur la face cachée du PCF qui s'arrête en 1943. Dommage car l'élimination physique des adversaires de la direction du “parti des travailleurs”, qualifié de traîtres comme les trotskistes, au sein de la résistance que le PCF rejoint en août 1941, continuera avec le paroxysme de l'”épuration sauvage”. De plus, cet apparat servira le NKVD et la GPU contre les cibles désignées par Moscou (Russes blancs, agent de Komintern en fuite (Igance Reiss, Willy Münzenberg), etc.)
La “tchéka” du PCF (1941-43)
Le PCF entretenait pendant l’Occupation une police politique - le détachement Valmy - chargée de l’assassinat des “renégats” et du châtiment des “traîtres”. Nul autre groupe d’action n’était aussi proche de la direction du Parti communiste clandestin dont il constituait le bras armé. Sur ordre de Jacques Duclos, ces “cadres spéciaux” organisèrent à Paris des attentats spectaculaires, dont celui du cinéma Rex, et exécutèrent ou tentèrent d’assassiner plusieurs dizaines de personnes. La découverte et le dépouillement d’archives totalement inédites par deux historiens passionnés mettent en lumière l’existence de cette “Guépéou” du Parti. Leurs recherches ont permis de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin et, pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des RG dans la chasse implacable qu’ils menèrent contre ceux qu’ils appelaient ” le groupe punitif communo-terroriste “. Une enquête historique qui se lit comme un roman et tord le cou à quelques épisodes légendaires de la Résistance communiste.
Un des secrets les mieux gardés du Parti communiste français
Scandale ! Le Parti communiste français, sur les ordres de Jacques Duclos, entretenait pendant la Seconde Guerre une police politique – le détachement Valmy ou, comme ils se désignaient eux-mêmes non sans fierté, « la Guépéou du Parti » – chargée de l’assassinat des « renégats » et du châtiment des « traîtres ». Cette découverte explosive est le fruit de l’exploitation méticuleuse d’archives totalement inédites.
Le récit de Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre nous permet de pénétrer les rouages méconnus du PC clandestin, de mettre en lumière les responsabilités, les erreurs, les mécanismes de décision et le cheminement des ordres meurtriers, d’être témoins des exécutions, des attentats ; mais aussi, et pour la première fois, de suivre au quotidien les policiers des brigades spéciales des Renseignements généraux de la Préfecture de police dans la chasse implacable qu’ils menèrent contre le détachement Valmy jusqu’à son démantèlement en 1943.
Cette enquête historique, richement illustrée de fac-similés d’archives, se lit comme un roman. Elle tort le cou à nombre de légendes, et met en lumière mensonges, fables et omissions colportés pendant plus de soixante ans. Elle donne à voir une autre image de la Résistance communiste, différente des mythes construits depuis la Libération.
http://www.fonjallaz.net/
