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jeudi 23 juillet 2026

L’esclavage dû à l’Occident ?

 

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La récente déclaration votée à l’ONU a repris toutes les thèses des études en victimologie pour accuser les blancs d’avoir perverti les sociétés africaines. Si l’historiographie établit ces conséquences, pouvons-nous en venir à justifier les revendications d’indemnisations ? La question dépasse le simple cas de la traite atlantique, car l’impact d’une demande solvable dévoie d’autres communautés dans le monde.

Alternative économique1 ayant jugé intelligent de s’insurger contre l’abstention sur la résolution 80/250 de l’ONU sur la traite atlantique, l’occasion est bonne de revenir sur le sujet déjà commenté2. Cette critique étant faite, il est temps d’établir les fondements de celle-ci.

La résolution aborde deux aspects : celui des populations ayant souffert l’esclavage avant les abolitions et les États africains fournisseurs de ce que l'on a surnommé le bois d'ébène.

Les dommages sont acquis et reconnus, puisque les territoires africains ont subi une saignée démographique et leurs sociétés sont considérées comme ayant été déformées par l’esclavage. Rappelons que les Africains vendus le furent largement par des groupes avoisinants, que ce soit par l’enlèvement, le pillage de guerre, la dette ou des processus judiciaires dévoyé sans que l’on puisse déterminer la part exacte de chaque source.

Ces procédés violents eurent de lourdes conséquences sur le développement des communautés africaines. Dans un papier de mars 20093, THE SLAVE TRADE AND THE ORIGINS OF MISTRUST IN AFRICA, Nathan Nunn et Leonard Wantchekon expliquent que les sociétés africaines souffrent encore d’une plus faible confiance dans leurs semblables en raison de l’esclavage. Cette conclusion est assez évidente au vu de l’ampleur du commerce triangulaire.

Ils localisent cette perte de confiance dans le dévoiement des structures sociales. Au fil du temps, les institutions se pervertissent pour fournir davantage de condamnés. Au début, l’enlèvement joue un rôle important, même si, sur la base des législations locales, il reste un crime il brise les liens sociaux et la confiance. Plus tard, on assistera donc à un glissement vers des "guerres" conçues en réalité comme un prétexte pour faire des prisonniers, "légitimement" transformés en esclaves, puisque le captif se voit épargner son existence biologique contre l’acceptation de son asservissement.

De même, les systèmes d’endettement furent avivés et les institutions judiciaires perverties pour produire davantage de captifs. Ainsi, la légitimité des institutions fut consommée pour nourrir la traite au prix d’un affaiblissement des structures étatiques et sociales en Afrique. La colonisation, la corruption et l’affaiblissement sociétal actuel auraient au moins une source dans ces faits dramatiques.

L’offre de biens européens pour payer les esclaves est jugée responsable de ces évolutions destructrices pour les peuples africains, elle fonde donc la réclamation d’une justice réparatrice.

Tous ces torts sont bels et bons, mais oserons-nous le rappeler : l’esclavage existait déjà en Afrique4. L’Occident se greffe sur des systèmes déjà en place auxquels il donne une ampleur nouvelle en raison de sa demande. Chose étrange, cet aspect demeure rarement pris en compte dans les analyses. Or, il joue un rôle, car, face aux pays occidentaux, bien des sociétés ont opté pour des politiques différentes.

Ainsi, la Chine, le Japon ferment leurs ports aux Occidentaux. Par racisme, peut-être, mais surtout, car leurs dirigeants perçoivent le potentiel déstabilisateur de l’arrivée des marchands occidentaux. Ceux-ci sont suivis de missionnaires, d’armes qui changent les rapports de force. Exactement comme en Afrique !

Certes, ces blocus seront brisés par l’intervention des marines occidentale. Les canons du commodore Perry forcent le Japon à s'ouvrir, tandis que la Grande-Bretagne, aidée de la France, impose l’ouverture du marché chinois lors des guerres de l’opium.

Ce précédent invite à réviser l’analyse de l’innocence africaine ! Loin de fermer leurs ports, les chefs africains accordent des comptoirs, des privilèges commerciaux. Ils désignent des hommes pour négocier avec les marchands européens et capter ainsi les profits de la traite.

Certes, un navire occidental armé représente une menace, mais l’histoire militaire montre les limites de portée des pièces de cette époque. À peine quelques centaines de mètres. Autrement dit, les Occidentaux ne pouvaient pas dépasser le littoral sauf à accepter d’engager de lourdes campagnes sur des territoires hostiles au sens naturel.

Non pas l’hostilité des populations, mais celle du milieu5. Terre de maladie endémique, l’Afrique ne saurait être conquise de manière pérenne. L’Afrique est d’ailleurs considérée du temps de Louis XIV comme la tombe de l’homme blanc. Aucun hasard d’ailleurs, si la colonisation est contemporaine de l’invention de la quinine6 en 1820.

Avant, entrer en Afrique suppose d’accepter une insoutenable attrition. Ce facteur géographique confère à l’Afrique un redoutable avantage défensif.

Sur cette base, la menace militaire peut être exclue. La question se pose alors : qu’offraient les Européens de si irrésistible pour justifier la vente de ses voisins ?

L’histoire mentionne essentiellement les biens suivants : des armes, du fer, de l’alcool et des tissus. Donc des produits qui exigent un investissement assez lourd pour établir des fonderies, des distilleries ou des manufactures. La Chine, le Japon qui disposaient de secteurs artisanaux développés et connaissaient la poudre pouvaient plus facilement s’en passer.

Cependant, notons que les royaumes africains n’ont jamais fait d’efforts pour substituer leurs propres fabrications à celles des Européens. Pire, une large partie de la demande est menée par les entreprises d’augmentation de l’exploitation d’esclaves. Les armes donnent de la puissance aux armées pour piller les royaumes voisins. Le fer fourni les outils pour étendre les champs, mais, et la précision compte : souvent pour cultiver du maïs ou du manioc, des plantes obtenues d’Amérique du Sud. Elles permettent la réduction en farine qui nourrit les armées en campagne et les colonnes d’esclaves. En clair, une partie de la demande sert l’investissement initial pour augmenter les prises.

Les royaumes africains auraient pu tenter d’établir des accords de protection mutuelle, pour diminuer la menace ; ils ont préféré se battre, piller les voisins (donc développer l’insécurité) au lieu de faire bloc pour défendre les leurs !

En moins bonne position économique que l’Asie aujourd’hui7, l’Afrique collabore davantage sur le lobbying et les bons sentiments. Seulement, ses plaintes d’aujourd’hui doivent aussi être pesées à la hauteur des options non exercées par ses dirigeants qui ont, systématiquement, opté en faveur des commerçants européens !

En ce sens, le cas africain est pertinent pour fournir un outil d’analyse. De nos jours encore, beaucoup accusent les Blancs de favoriser la prostitution en Asie du Sud-Est. Le même débat dans les mêmes termes : cette prostitution existait avant l’arrivée de nos touristes et les États concernés pourraient prendre des mesures pour la restreindre. Si des responsabilités peuvent être imputées à certains Occidentaux8, nous n’avons pas à porter celle de la faiblesse des vendeurs !

La victimisation est certes un art qui exige un méchant coupable de tout ; la réalité demeure pourtant nettement plus complexe et bien moins agréable pour les plaignants.

7L’Afrique fut longtemps pénalisée par une transition démographique plus tardive qu’en Asie. Celle-ci a dilué la croissance de la richesse par tête. Toutefois, forte de ses richesses, avec une transition démographique désormais avancée, l’Afrique a probablement des perspectives plus radieuses que l’Asie d’ici un siècle.

8Ce qui n’empêche pas de leur offrir un séjour carcéral chez nous pour prolonger leurs vacances.

 Jules Seyes (son site)

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-esclavage-du-a-l-occident-270698

lundi 6 avril 2026

« La résolution de l’ONU omet la traite arabo-musulmane et, plus encore, celle intra-africaine. Bien avant l’arrivée des Européens, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines (…) »

 

TRIBUNE – La résolution votée le 25 mars dernier par l’assemblée générale de l’ONU pour qualifier la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité » omet curieusement la traite arabo-musulmane et, plus encore, la traite intra-africaine.

Marie-Claude Mosimann-Barbier est maître de conférences honoraire de l’École normale supérieure de Paris-Saclay, membre du GRER (groupe de recherche sur le racisme et l’eugénisme) de l’université Paris-Cité.

Le 25 mars, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite atlantique et l’esclavage des Africains de « plus grave crime contre l’humanité ». L’objectif est clair : cette condamnation doit ouvrir la voie à des réparations financières. Les réactions dans la presse ont été nombreuses : une majorité, faisant fi de l’histoire, s’en félicitait, et quelques-uns soulignaient la coutumière invisibilisation de la traite arabo-musulmane, ce « tabou bien gardé » comme la qualifie l’anthropologue algérien et spécialiste de l’Islam Malek Chebel.

Toutefois, le rôle du Ghana comme initiateur de la résolution n’a fait réagir personne alors qu’il existe un deuxième tabou encore mieux gardé : le rôle actif dans la traite de plusieurs ethnies africaines, dont les Ashantis, dans l’actuel Ghana. En effet, si les acheteurs étaient européens, les vendeurs étaient africains. Les Européens ne s’aventuraient pas à l’intérieur des terres mais achetaient les esclaves à des partenaires africains. D’une part, l’insalubrité des zones intérieures avait découragé les quelques Portugais qui s’y étaient aventurés et, d’autre part, depuis les débuts, au VIIe siècle, de la traite transsaharienne, des Africains vendaient des esclaves aux Arabo-musulmans. Lorsque le commerce triangulaire se mit en place, des vendeurs existaient déjà mais, avec une demande européenne croissante, de nombreuses ethnies africaines s’impliquèrent activement dans la traite atlantique.

Ceci s’inscrit dans une dimension historique peu connue qui est la longue existence de l’esclavage en Afrique. C’est Olivier Pétré-Grenouilleau qui, le premier, le porta à la connaissance du grand public, dans son remarquable livre Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, lequel suscita un torrent d’indignations et d’attaques à sa sortie en 2004. Il expliquait que, bien avant l’arrivée des Européens et le développement de la traite atlantique, l’esclavage interne était une réalité structurelle dans la plupart des sociétés africaines ; c’était une institution intégrée aux structures économiques, sociales et politiques locales.

(…)

Le Figaro

31 mars dernier :

Voir le tweet

https://www.fdesouche.com/2026/04/06/la-resolution-de-lonu-omet-la-traite-arabo-musulmane-et-plus-encore-celle-intra-africaine-bien-avant-larrivee-des-europeens-lesclavage-interne-etait-une-realite-structur/

lundi 30 mars 2026

Colonisations oubliées : les génocides par les empires musulmans

 

Alors que l’Occident est soumis à une entreprise systématique de repentance et d’auto-flagellation concernant son passé colonial, un silence assourdissant entoure d’autres entreprises impériales, tout aussi vastes et autrement plus durables. Les conquêtes arabes, ottomanes et mogholes ont modelé le visage de trois continents pendant plus d’un millénaire, laissant derrière elles des traces de violence, de destruction culturelle et d’oppression dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. Cette histoire méconnue mérite d’être racontée pour restituer à la colonisation européenne sa juste place : celle d’un épisode parmi d’autres dans la longue et tragique histoire des dominations humaines.

L’empire arabe (VIIe-XVe siècles) – La conquête au nom d’Allah

Une machine de guerre implacable

L’expansion arabe débuta au milieu des années 630 et frappa avec une violence foudroyante deux empires alors affaiblis. En quelques années, les armées arabes s’emparèrent de la Palestine, de la Syrie, de la Mésopotamie et de l’Égypte. L’Empire perse sassanide, l’une des plus brillantes civilisations de l’Antiquité tardive, s’effondra complètement en 651. Ces conquêtes furent menées avec une brutalité extrême.

La guerre de conquête était constitutive du message islamique. Comme le rappellent les historiens, l’exhortation coranique « Combattez dans le chemin d’Allah ! » justifiait l’entreprise guerrière : le succès assurait aux combattants « la richesse en ce monde, le paradis dans l’autre ». Une motivation double – matérielle et spirituelle – qui explique la détermination des conquérants.

Le système de la dhimmitude : une ségrégation institutionnalisée

Sur les territoires conquis, les populations non musulmanes (chrétiens, juifs, zoroastriens) obtenaient le statut de « dhimmis » (protégés). En apparence tolérant, ce système imposait en réalité des restrictions humiliantes et une discrimination légale. Les dhimmis devaient s’acquitter d’un impôt spécifique, la jizya, en échange d’une « protection » qui les plaçait dans une position d’infériorité.

Sous le calife abbasside Al-Mutawakkil, au IXe siècle, de nombreuses restrictions renforcèrent le statut de citoyens de seconde zone des dhimmis : obligation de se distinguer par leur costume, interdiction de construire de nouveaux lieux de culte ou d’en réparer sans autorisation musulmane. C’était une forme de ségrégation institutionnalisée pendant des siècles.

L’arabisation forcée : un génocide

Sous les Omeyyades puis les Abbassides, l’unification des territoires conquis passa par une politique délibérée d’arabisation et d’islamisation. Des écoles furent instituées pour répandre le Coran, les juges formés au droit musulman. Des cultures millénaires furent progressivement laminées, leur langue reléguée, leur héritage historique effacé.

La traite arabe

La traite des Noirs d’Afrique et des Slaves de la mer Noire par le monde arabo-musulman a duré plus de onze siècles et aurait fait environ 17 millions de victimes, selon l’historien Tidiane N’Diaye, et la mortalité y était effroyable, impossible à chiffrer. Il reste des descendants d’esclaves noirs aux Amériques, pas dans le monde arabo-musulman. Cette traite, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique, a été largement minimisée. La seule façon d’échapper à l’esclavage était souvent la conversion à l’islam. À ces chiffres il faut ajouter les environ un million de victimes des Barbaresques en Méditerranée occidentale.

L’empire ottoman (XIVe-XXe siècles) – Domination et violences

La conquête des Balkans

À partir de 1362 et la prise d’Andrinople, les Ottomans entamèrent la conquête méthodique des Balkans. Les Serbes tombèrent après la bataille de Kosovo en 1389, les Bulgares en 1396, Constantinople en 1453, la Bosnie en 1463.

Le devchirmé : l’enlèvement des enfants chrétiens

Parmi les pratiques les plus odieuses de l’Empire ottoman figure le « devchirmé » (ou « devşirme »), littéralement « le ramassage » ou « la récolte ». Établi dans la deuxième moitié du XIVe siècle, ce système consistait à réquisitionner des garçons âgés de 8 à 18 ans parmi les populations chrétiennes des Balkans et d’Anatolie.

Ces enfants étaient envoyés à Constantinople, convertis de force à l’islam, éduqués et formés à exercer des fonctions civiles ou militaires, en particulier au sein du corps des janissaires. Entre les XIVe et XVIIe siècles, on estime que 300 000 à 500 000 enfants chrétiens (serbes, grecs, bulgares, albanais) furent pris dans ce système.

Ce système était surnommé « impôt sur le sang » ou « tribut du sang » par les populations concernées.

Les grandes vagues de massacres

Pour l’époque récente, on répertorie quelques-unes des vagues suivantes de massacres :

1. Massacres hamidiens (1894-1897) : Sous Abdülhamid II, entre 80 000 et 300 000 Arméniens sont massacrés et 25 000 Assyriens tués. Ces violences, planifiées par l’État, constituent un « prélude expérimental » au génocide.

2. Massacre d’Adana (1909) : 20 000 à 30 000 Arméniens supplémentaires périssent en Cilicie.

3. Génocides ottomans tardifs (1913-1924) : Sous les Jeunes-Turcs, l’extermination devient systématique :

  • Génocide arménien (1915-1917) : 600 000 à 1,5 million de morts (les deux tiers de la population arménienne), par déportations, marches de la mort, massacres et conversions forcées.
  • Génocide grec pontique (1913-1922) : 300 000 à 900 000 Grecs orthodoxes exterminés.
  • Génocide assyrien (1914-1924) : 250 000 à 300 000 Assyro-Chaldéens tués.

Total pour les seules populations chrétiennes (1894-1924) : entre 1,25 million et 3,03 millions de victimes, selon les estimations.

La négation persistante

Aujourd’hui encore, la Turquie refuse de reconnaître les génocides qu’elle a orchestrés. Cette négation d’État perpétue une violence symbolique contre les peuples victimes.

L’empire moghol (XVIe-XIXe siècles) Massacres dans l’Inde

L’Empire moghol fut fondé en 1526 par Babur, descendant de Tamerlan et de Gengis Khan. Les Moghols furent avant tout des conquérants, imposant par les armes leur domination sur le sous-continent indien.

L’intolérance religieuse sous Aurangzeb

Si les premiers Moghols, notamment Akbar (1556-1605), pratiquèrent une politique de relative tolérance, ce fut surtout sous le règne d’Aurangzeb (1658-1707) que l’intolérance atteignit son paroxysme. Aurangzeb réimposa la jizya (impôt sur les non-musulmans), détruisit de nombreux temples hindous (notamment le célèbre temple de Vishwanath à Bénarès), persécuta les sikhs et fit exécuter leur neuvième gourou, Tegh Bahadur, en 1675.

Ces politiques créèrent un ressentiment généralisé et des rébellions qui fragmentèrent l’empire.

Les massacres

Les sikhs subirent des persécutions particulièrement sévères. Le cinquième gourou, Arjan Dev, fut torturé à mort en 1606 sur ordre de l’empereur Jahangir. Le neuvième gourou, Tegh Bahadur, fut décapité publiquement à Delhi en 1675 par Aurangzeb pour avoir refusé de se convertir à l’islam.

L‘estimation du nombre des victimes des Moghol est l’objet de polémiques entre les historiens.

L’historien Will Durant écrivait en 1935 que « la conquête mahométane de l’Inde est probablement l’histoire la plus sanglante de l’histoire ». Des auteurs comme Koenraad Elst et François Gautier ont avancé, sur cette base, des estimations de plusieurs dizaines de millions de morts sur les huit siècles de présence musulmane en Inde.

Les historiens nationalistes hindous avancent aussi des chiffres considérables : K.S. Lal estime à 80 millions la diminution de la population hindoue entre 1000 et 1525, tandis que Koenraad Elst affirme que le bilan dépasse celui de la Shoah.

Éléments communs et comparaisons

Une violence systémique

Ce qui frappe dans l’étude des empires arabes, ottomans et moghols, c’est la récurrence de certaines pratiques violentes :

  • La conquête militaire comme fondement de l’État
  • La discrimination légale des populations non musulmanes, institutionnalisée sur des siècles
  • La pression fiscale confiscatoire
  • Le travail forcé et l’esclavage à grande échelle
  • La destruction délibérée des lieux de culte
  • Les déplacements forcés de populations

L’absence de repentance

Contrairement à l’Europe, qui a entrepris un examen critique de son passé colonial, les héritiers des empires arabes et ottomans n’ont jamais véritablement fait face à leur histoire. La Turquie continue de nier le génocide arménien. Le monde arabe n’a jamais entrepris d’examen critique de l’expansion islamique et de ses conséquences sur les populations non musulmanes.

La durée de la domination arabo-musulmane (plus d’un millénaire), son étendue (de l’Espagne à l’Indonésie), et l’ampleur des transformations culturelles imposées (arabisation, islamisation) sont sans commune mesure avec la brève parenthèse coloniale européenne (à peine deux siècles dans la plupart des cas).

Conclusion

Les classes dirigeantes d’Occident traverse une crise de la mémoire. Pris dans une spirale de repentance, elles semblent avoir perdu la capacité de regarder l’histoire de leurs pays avec sérénité. Pourtant, les faits sont têtus. Les empires arabes, ottomans et moghols ont exercé une domination autrement plus longue, autrement plus étendue, et autrement plus brutale que la colonisation européenne.

La colonisation européenne a apporté des bienfaits et a respecté les cultures locales qui existent toujours. Les conquêtes musulmanes procèdent d’un véritable génocide : ces empires ont éradiqué les langues, les religions et les cultures des pays conquis. Et ils continent en persécutant les Kurdes, les chrétiens, les juifs et les autres cultures minoritaires. En Occident seuls deux génocides ressemblent aux crimes commis en Orient : celui des Amérindiens par les Anglo-Saxons et la Shoah.

Jean Lamolie

https://ripostelaique.com/colonisations-oubliees-les-genocides-par-les-empires-musulmans/

lundi 2 mars 2026

Quand des Africains colonisaient d’autres Africains

 

Quand des Africains colonisaient d’autres Africains

Bernard Lugan dirige la revue numérique L’Afrique réelle et est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages de référence consacrés à l’histoire et aux réalités africaines. Son dernier livre, Quand les Africains colonisaient l’Afrique (Éditions du Rocher, 236 pages, 19,90 euros), traite de façon magistrale un fait historique trop souvent méconnu qu’il convient de rappeler à tous ceux qui alimentent la culpabilisation de « l’homme blanc ».
Johan Hardoy

Une colonisation européenne récente

« À l’exception du comptoir du Cap (XVIIe siècle), et de l’Algérie (à partir de 1830), la colonisation du continent africain par sept nations européennes (France, Grande-Bretagne, Portugal, Belgique, Espagne, Italie et Allemagne), ne se fit qu’à partir de la dernière décennie du XIXe siècle. » Les divers établissements danois, hollandais, hanséatiques et autres du siècle précédent n’étaient que des comptoirs commerciaux.

« Au sud du Sahara, la réalité — totalement occultée aujourd’hui par la chape de plomb de “l’historiquement correct” — est que la colonisation européenne libéra les populations africaines alors colonisées par d’autres Africains. Pour les peuples dominés, l’arrivée des Européens ne fut donc pas ressentie comme une conquête, mais tout au contraire comme une libération. Une libération des raids esclavagistes, de la mise en servitude, des diverses formes d’oppression et de massacres. »

Le mouvement de décolonisation débuta quant à lui dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale avant de s’achever dans les années 1960.

Des colonisations interafricaines depuis le fond des âges

Les colonisations internes à l’Afrique eurent deux grandes caractéristiques fondamentalement différentes de la parenthèse coloniale européenne :

1/ Elles furent anciennes car elles débutèrent avec le Néolithique ;

2/ Elles aboutirent à de multiples « grands remplacements », les primo-occupants africains étant soit éliminés, assujettis, réduits en esclavage ou chassés par ceux des Africains qui s’emparaient de leurs terres.

« Partout, les peuples les plus forts colonisaient, soumettaient ou détruisaient les plus faibles. »

« De l’actuel État du Sénégal jusqu’au sud du golfe de Guinée, tout l’ouest africain a, et cela depuis plus d’un millénaire, connu de multiples épisodes de colonisation suivis de grands remplacements de populations. »

Le grand remplacement des Sahariens noirs

Pendant une période qui s’étend d’environ 5 000/4 500 av. J.-C. à environ 2 500 av. J.-C., les protos-Berbères colonisèrent progressivement le Sahara central qui était peuplé par les ancêtres des Peul [l’auteur n’ajoute pas de « s » au pluriel].

Cette confrontation tourna à l’avantage des premiers durant les cinq siècles suivants. En se repliant, les seconds entamèrent à leur tour « leur essaimage colonial vers le Sahel ».

La colonisation du Sahel par les Peul

« Siècle après siècle, les pasteurs peul, dont les ancêtres avaient vécu dans le Sahara, suivaient le recul des pâturages provoqué par les changements climatiques. »

Après avoir commencé par se soumettre pour se faire accepter par les sédentaires, ils finirent par s’imposer en maîtres à des populations qui les avaient initialement méprisés.

De nos jours, les Dogon considèrent les Peul comme les descendants de ceux qui leur ont pris leurs terres et qui ont vendu leurs ancêtres sur les marchés aux esclaves, tout en les accusant de soutenir les jihadistes.

Au Nigéria, l’expansion coloniale des Peul, interrompue par la colonisation européenne, a repris : « Nous sommes clairement en présence de la résurgence d’un phénomène colonial africain séculaire mis entre parenthèses par la brève colonisation britannique. La question religieuse est, quant à elle, une donnée récente et aggravante, mais en aucun cas le déclencheur de ce phénomène de longue durée. »

La colonisation des Berbères par les Arabes

« Les Berbères ou Imazighen (Amazigh au pluriel) constituent le fonds ancien de la population d’une vaste partie de l’Afrique, depuis le delta du Nil jusqu’à l’Atlantique — îles Canaries comprises —, et de la Méditerranée jusqu’au Sahel. »

Les héritiers doctrinaux des conquérants arabes du VIIe siècle considèrent que l’islamisation aurait marqué la fin de l’histoire des Berbères en les inscrivant dans l’aire culturelle de l’arabité.

Les bantuphones à la conquête de l’Afrique

En Afrique sud-saharienne, durant le premier millénaire avant notre ère, un vaste mouvement de colonisation est parti de la région des hauts plateaux des actuels Nigeria-Cameroun pour se répandre vers toute l’Afrique à l’ouest et à l’est de la cuvette du Congo, dans des régions qui n’étaient pas vides d’habitants.

« Le mode de colonisation ne prit pas la forme d’une déferlante car il fut lent, progressif, par vagues majeures ou mineures successives et probablement par petits groupes, à partir du foyer d’origine et à partir des divers centres d’expansion secondaires. »

Aujourd’hui, la quasi-totalité des populations de l’Afrique centrale parlent des langues bantoues.

En Afrique australe, les vastes espaces occupés par les KhoïSan (Khoï et San) ont été colonisés par les Nguni et les Sotho, avant l’arrivée des colons hollandais au cap de Bonne-Espérance. « Les Khoï ont disparu en tant que peuple. Quant aux San, en voie de disparition, ils ne vivent plus que dans quelques régions reculées de Namibie, du Botswana et d’Angola. »

D’anciens esclaves devenus colonisateurs

Des esclaves noirs américains affranchis colonisèrent également le Libéria et la Sierra Leone : « Jusque dans les années 1980, le Libéria fut une véritable société d’apartheid profondément inégalitaire dans laquelle une minorité composée de 2,5 % de la population, les descendants d’esclaves affranchis, les Américano-Libériens, détenaient tous les pouvoirs et pratiquaient le travail forcé sur les plantations de caoutchouc. »

***

La colonisation européenne a mis fin aux multiples colonisations interafricaines, en favorisant les « vaincus de la longue durée continentale » dont certains se sont engagés dans les armées des colonisateurs pour se venger de leurs anciens oppresseurs.

De fait, les équilibres séculaires africains s’en sont trouvés bouleversés, d’autant que les frontières tracées par les Européens ont perturbé l’équilibre interne des grandes zones d’élevage tout en séparant artificiellement des peuples.

Après les indépendances, l’Afrique a renoué avec sa « longue histoire » mise entre parenthèses durant la période coloniale européenne.

À l’intérieur de frontières qui interdisent toute expansion territoriale, les différents peuples réactualisent les vieux contentieux entre « prédateurs » et « victimes », ce qui devrait les amener tôt ou tard, selon Bernard Lugan, à remettre en question ces lignes de partage artificielles.

Johan Hardoy 27/02/2026

https://www.polemia.com/quand-des-africains-colonisaient-dautres-africains/

dimanche 21 décembre 2025

Les Africains ont participé au trafic d’esclaves pendant des siècles

 

Je me suis permis, dans un récent article, de proposer un cours de l’histoire de l’esclavage à une partie de ce peuple noir qui semble, ou préfère, l’ignorer totalement afin de pouvoir accuser les Blancs de tous les maux et d’exiger d’eux une perpétuelle repentance ou, pour le moins, ce qui est la mode actuellement : des génuflexions de soumission.

Les Noirs n’apprécieront peut-être pas que ce soit un Blanc qui leur balance certaines vérités, alors, comme selon le dicton « on n’est jamais si bien servi que par soi-même », et qu’ils ont la chance, dans leur ignorance supposée, de posséder quelques lumières, je leur propose aujourd’hui de poursuivre leur apprentissage grâce à l’anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye et à son remarquable ouvrage « Le génocide voilé » (Éditions Gallimard – 2008).

En voici un extrait significatif : « Les trafics d’esclaves n’auraient pas été possibles sans la collaboration active des Africains et la collaboration des Arabo-musulmans.

Par lâcheté intellectuelle, ou opportunisme politique, souvent le voile a été jeté sur cette réalité incontestable : les États nègres d’Afrique ont participé et se sont enrichis grâce à ce commerce, à l’exemple de royaumes comme le Ghana ou le Bénin, au cours de plusieurs siècles de traite d’esclaves, tout d’abord avec la complicité des Arabo-musulmans puis, plus tard, celle des Occidentaux.

Ce sont là des faits historiques négligés, ou occultés par les principaux intéressés : les Noirs descendants de l’esclavage.

Les Africains ont participé à la traite transatlantique et au trafic d’esclaves durant des siècles.

Tout d’abord des razzias étaient organisées par des sultans arabes afin d’approvisionner les marchands qui vendaient les captifs africains. Par exemple celui du sultan de Bornou (actuel Nigeria).

Tous profitaient de ce trafic d’esclaves et notamment les monarques du Dahomey. Ils ont vécu du sang, de la sueur et de l’agonie de leurs peuples, qu’ils livraient aux Arabo-musulmans, puis ce fut l’arrivée providentielle, pour les débouchés de leur commerce, des « négriers blancs », qui leur ont permis une ouverture internationale, qui leur a permis d’écouler leur surplus de captifs.

La responsabilité de ces « roitelets » cupides ne fait aucun doute. Ils se souciaient peu de la destinée de leurs frères. Ils sont surtout, et même davantage, coupables que les premiers négriers arabes ou égyptiens puis, plus tard, européens.

Dès le début, afin de se procurer de la main-d’œuvre, les guerres tribales se font de plus en plus nombreuses et violentes. Les tribus victorieuses obligaient les vaincus à subir leur domination et à accepter une position de subordination : ils devenaient captifs des vainqueurs.

D’autre part, les famines étaient si fréquentes que même des hommes libres se vendaient directement comme captifs, ou vendaient leurs propres enfants.

Le système de caste a toujours existé, et existe toujours de par le monde, mais il est une constante dans les sociétés négro-africaines, et c’est ce système qui procure de nombreux asservis dans bien des civilisations. Il est appliqué depuis des millénaires en Afrique. Il a engendré une classe de seigneurs qui ont soumis au servage l’Afrique subsaharienne.

Ce sont eux qui devraient reconnaître officiellement leurs responsabilités dans le trafic des millions d’esclaves et auraient dû le faire bien avant les pays occidentaux qui l’ont fait.

Ils auraient dû reconnaître le rôle honteux qu’ils ont joué durant des siècles et qui se poursuit de nos jours dans certains États.

Les évêques africains, en octobre 2003, avaient réclamé « Le pardon de l’Afrique à l’Afrique ».

Ils s’exprimaient : « Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir, hier et aujourd’hui. Nos pères ont pris part à l’histoire d’ignominie qui a été celle de la traite et de l’esclavage noir. Ils ont été vendeurs dans l’ignoble traite atlantique et transsaharienne. Les Noirs n’ont pas le droit d’ignorer leur immense responsabilité dans le trafic de l’esclavage ni d’écarter les siècles de complicité intéressée des Arabo-musulmans, dans l’organisation et l’exploitation des Noirs africains.

Ce sont eux les premiers et principaux responsables de ce commerce juteux car quand il n’y a rien à acheter, on n’achète pas. »

** Que tous les Noirs issus de l’esclavagisme accusent les vrais responsables et non pas ceux qui ont aboli l’esclavage : les Blancs.

Manuel Gomez

https://ripostelaique.com/les-africains-ont-participe-au-trafic-desclaves-pendant-des-siecles.html

vendredi 19 décembre 2025

L’histoire du Code noir de Colbert et l’inculture de ces Africains vivant en France

 

La vente de captifs par les tribus noires aux négriers blancs

Nous avons droit chaque jour aux donneurs de leçons diverses et celles de certains Noirs gauchistes, dits « indigénistes » alors même que ce sont bien les Français de souche qui sont, de fait, les vrais indigènes dans ce pays, et non ceux qui sont des allogènes, arrivés il y a peu en France, et parfois même, à peine naturalisés.

Ces immigrés de fraîche date, ces étrangers d’hier, ont comme complices des acculturés, c’est-à-dire des femmes et des hommes indigènes ayant eu le cerveau lavé à la javel du politiquement correct, de tous ces professeurs d’écoles trop lâches pour enseigner, trop faibles intellectuellement, et préférant renoncer plutôt que de lutter comme l’ont fait les hussards noirs d’hier. Que dire de ces professeurs des lycées et de facultés qui parfois ont enseigné la trahison plutôt que l’amour de leur pays.

L’histoire d’un peuple de plus de 1 300 d’âge n’a jamais été un long fleuve tranquille de Bisounours, de gentils, d’anges, d’amour et piété. Chacun le devine, et chacun en sait assez sur notre Histoire de France pour savoir qu’il y a eu du bon et du mauvais dans la glorieuse et tragique histoire de notre pays. Outre que c’est l’un des plus vieux pays du monde avec la Chine sans doute, la France n’est pas exempte de défauts, et de qualités diverses et variées.

Saint Louis ne fut pas un ange pour les Juifs, et le Pont Neuf s’en souvient encore. Pas plus que Philippe Auguste, etc. (Source)

Que faisaient donc les autres peuples ?

Les différents massacres au Moyen-Orient par les Arabo-musulmans jusqu’aux Indes sont connus, ceux des Turcs esclavagistes en Europe, ceux des Africains entre eux (Lire l’Histoire de l’Afrique de Bernard Lugan), les marchés d’esclaves partout dans le monde, de l’Asie à l’Afrique sans compter le cannibalisme fréquent en Afrique comme en Océanie, et ailleurs ! Pas besoin de remonter aux Grecs, aux Carthaginois, aux Romains, aux Arabes durant les massacres des Berbères et leur mise en esclavage. C’est l’histoire de l’humanité où le captif devient une nourriture, un esclave, un produit, une force de travail, et ce, depuis la nuit des temps.

Les razzias et les captures d’esclaves noirs par les Arabo-musulmans durant 14 siècles.

La France fut avec l’Angleterre celles qui mirent fin à ces horreurs tribales en Afrique, qui mirent fin à l’esclavage, et qui poursuivirent les négriers sur toutes les latitudes, et chassèrent les roitelets esclavagistes en Afrique. Ce sont des Serbes, des Polonais, des Autrichiens qui mirent fin à la traite des Blancs par l’Empire ottoman. C’est la France qui mit fin à la chasse aux esclaves des barbaresques en conquérant Alger. 

Au XVIIe siècle, Colbert imagina d’introduire de l’humain dans cette traite négrière qu’en 2020, nous trouvons infâme à juste titre.

Le XVIIe siècle n’est pas le XXIe. De l’eau a coulé sous la Seine. Il inventa le Code noir ! Celui-là même que d’autres Noirs, des Africains, 300 ans plus tard dénoncent alors même que les plus légitimes seraient les Antillais ! Ceux que les Africains appellent « les Bounty », noir devant, blanc dedans, comme ils disent. J’ai longtemps fréquenté, dans le cadre de mon travail, des Antillais et des Africains. J’ai souvent été frappé par le mépris que beaucoup d’Africains avaient envers les Antillais, alors que moi j’étais fasciné par la créativité de ces Antillais. Ils ont su créer de toutes pièces une véritable culture, une langue, le créole, une cuisine, des vêtements, et une histoire.

On ne peut pas dire que l’Africain a su faire la même chose. L’Antillais a subi dans sa chair, la douleur et la violence de l’esclave que ses ancêtres africains ont vendu aux négriers. L’Antillais a souffert de sa condition de bête de somme. L’Africain dit qu’il a conquis son indépendance, tandis que l’Antillais était un esclave libéré par les Blancs. Deux mentalités… C’est le vendeur, le voleur qui se moque de sa victime.

Colbert était un homme de son temps, qui lui était esclavagiste.

Pourtant, il a fait un Code pour faire de l’esclave un humain à respecter. Il fut maudit par les esclavagistes pour ça, et aujourd’hui, 300 ans plus tard, ce sont des Africains qui voudraient refaire l’Histoire de France et condamner à la destruction tous nos hommes politiques, grands et moins importants.

Est-ce que nous, Français de métropole et d’Outre-mer, demandons à ces Africains de démolir leurs idoles, leurs grands hommes africains, leurs écrivains, leurs savants, leurs inventeurs ? Non, et pour cause… Seuls des Africains récents sont connus en Afrique à commencer par l’incontournable Nelson Mandela, soutien du FLN à une époque, et de grands écrivains comme Léopold SenghorHouphouët Boigny qui sont passés par des écoles prestigieuses française et un que j’aime beaucoup, Tidiane N’Diaye et son livre Le Génocide Voilé.

Le Code noir, qu’est-ce que c’était ?

Une aberration à notre époque, une avancée sociale pour les esclaves au XVIIe  siècle. Une série d’articles énonçant les droits et les devoirs des maîtres et des esclaves. Ne jamais perdre la dimension du contexte historique.

Savoir s’élever, prendre de la hauteur, et comprendre que le Code noir, ce n’était pas le Code civil de Napoléon 1er qui, à certains égards, était loin d’être sympathique en matière des droits de la femme et de son égalité en droits avec les hommes.

Toujours juger en fonction du contexte et non faire comme ces abrutis de gauchistes acculturés et autres abrutis d’antiracistes, prendre le texte au premier degré.

Quelques exemples :

Art. 1 : Voulons que l’édit du feu roi de glorieuse mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles ; se faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d’en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.

Code noir antisémite donc ! Je n’ai jamais entendu un juif se référer au Code noir pour défendre sa cause.

Art 2/ 3/ 4/ 5 : Ces articles ont trait au baptême et à l’instruction religieuse des esclaves, et à l’interdiction aux protestants de convertir les esclaves.

Où sont les réclamations des protestants se référant au Code noir ?

Art 6/ Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu’ils soient, d’observer les jours de dimanches et de fêtes, qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et tomaine. Leur défendons de travailler ni de faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l’heure de minuit jusqu’à l’autre minuit à la culture de la terre, à la manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine d’amende et de punition arbitraire contre les maîtres et confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront surpris par nos officiers dans le travail.

On peut, pour l’anecdote, se rappeler qu’en ce moment, où est remis en cause le repos hebdomadaire du dimanche des travailleurs, et qu’un minable Raffarin a trouvé lui, tout à fait normal de supprimer le lundi de Pentecôte.

Art 9/ Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage avec des esclaves, (…) seront chacun condamnés en une amende de 2 000 livres de sucre, et, s’ils sont les maîtres de l’esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l’amende, qu’ils soient privés de l’esclave et des enfants, et qu’elle et eux soient adjugés à l’hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N’entendons toutefois le présent article avoir lieu lorsque l’homme libre qui n’était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l’Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les enfants rendus libres et légitimes.

En clair, les maîtres mariés ayant eu des enfants avec une esclave qui ne lui appartient pas, devaient être condamnés. Celui qui n’était pas marié, et a eu des enfants avec son esclave, devait se marier avec elle. Celle-ci était affranchie ainsi que ses enfants devenus légitimes. Elle y a comme ça, une soixantaine d’articles codifiant les règles et la conduite.

Art 7/8 : ayant trait aux protestants à qui l’on interdisait de fait leurs présences et leur commerce.

On se doute bien que la réalité sur le terrain, les hommes en place, la mentalité des esclavagistes a fait qu’être un esclave en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et autres, n’a pas été un camp de vacances et que l’horreur d’une situation ne pouvait pas être compensée par un Code, même noir. Cependant, c’était le seul Code qui existait dans le monde et servait de maigre protection, sous la surveillance des officiers du roi. Ailleurs, c’était la castration, le fouet, les sévices, et la mort programmée. Se souvenir du contexte de l’époque. (Source)

Ces Noirs mis en esclavage furent vendus par les ancêtres de ces Africains qui, aujourd’hui, manifestent et revendiquent la mort de l’Occident blanc.

Quelle entourloupe tout de même ! Certes, ces enfants d’Africains vendeurs de Noirs aux négriers ne sont pas responsables des crimes de leurs ancêtres. Pour autant, leur manque de culture historique est flagrant. Ils doivent savoir qu’ils ont des ancêtres pas si innocents que ça, et donc pas si victimes qu’ils le disent.

 Nous, les Blancs de France, nous ne sommes pas responsables des crimes des équipages de négriers, des marins et de leurs commanditaires de Bordeaux et de Nantes qui vivaient à cette époque. Pas plus d’ailleurs que les habitants de ces villes en 2020 ! Eux non plus ne sont pas responsables. Ils n’ont aucune raison de mettre un genou à terre comme ces lâches qui le font.

Par contre, les gauchistes, ces gosses à papa, ces Antifas, ces Black-Blocs, tous ces imbéciles de petits Blancs demeurés qui participent à ces manifestations, sont de vrais collabos dignes des années noires, et se comportent comme de vrais fascistes.

Gérard Brazon

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lundi 25 août 2025

La traite négrière : une vérité dérangeante

 

La traite négrière : une vérité dérangeante

Chaque année, la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition donne lieu au même rituel : contrition occidentale, culpabilité blanche, accusation sans nuance. Comme si l’Histoire de l’esclavage se résumait à une entreprise criminelle exclusivement européenne. Cette vision manichéenne n’est qu’un mythe politique contemporain.

Car la vérité historique est plus complexe, plus dérangeante. Les royaumes africains ont joué un rôle décisif dans la traite. Le Dahomey, sur les côtes de l’actuel Bénin, avait bâti sa puissance sur la capture et la vente d’esclaves. Les Ashanti, au Ghana, livraient régulièrement des prisonniers de guerre aux négriers. Sans ces fournisseurs locaux, pas de cargaisons humaines, pas de navires chargés vers les Amériques. C’est une réalité incontournable que l’on préfère taire pour préserver le confort idéologique du « Blanc coupable ».

De plus, contrairement à l’image d’un Occident tout entier prospérant sur la traite, les profits furent concentrés dans une minorité de ports, d’armateurs et de négociants. La masse des paysans et ouvriers européens n’en tira aucun avantage. Ce commerce fut l’affaire de quelques élites économiques, pas des nations dans leur ensemble.

Et rappelons que la traite n’a pas été l’apanage des Européens. Bien avant et bien après eux, les réseaux arabo-musulmans organisèrent une traite transsaharienne et orientale de grande ampleur, réduisant en esclavage des millions d’Africains. Étrangement, cette dimension reste dans l’angle mort des commémorations officielles.

Aujourd’hui, on veut faire croire aux Français qu’ils doivent réparation à des descendants d’esclaves qui n’ont jamais connu l’esclavage. Mais la France, elle, a fini par abolir cette pratique en 1848, et ce fut un événement majeur dans l’Histoire mondiale. C’est une réalité qu’on devrait célébrer au lieu de ressasser une culpabilité perpétuelle.

La mémoire ne doit pas être instrumentalisée comme un procès permanent contre l’Occident, mais comprise dans toute sa complexité. Si héritage il y a, c’est celui d’une Nation qui a su rompre avec une institution séculaire et proclamer la liberté comme principe universel. Les descendants d’esclaves devraient s’en souvenir : ils sont avant tout redevables d’une France qui a aboli l’esclavage.

Thomas Joly – Président du Parti de la France

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vendredi 11 juillet 2025

Les Arabes, plus que toute autre nation, ont asservi les Africains

 

L’intellectuel égypto-allemand Hamed Abdel-Samad a consacré un épisode de son émission « Box of Islam » à l’esclavage dans l’islam. Il a indiqué que 29 versets du Coran approuvent l’esclavage et que « les Arabes, plus que toute autre nation, ont asservi les Africains »

Et il ajoute que, tandis qu’Abraham Lincoln a mené une armée d’hommes blancs pour combattre d’autres Blancs en vue d’affranchir les esclaves, aucune initiative similaire n’a été prise par les musulmans. L’émission a été diffusée le 27 mai 2018.

Voici la vidéo. Le script est juste en-dessous pour gagner du temps, mais aussi parce que l’écrit facilité la réflexion par rapport à l’oral.

SCRIPT DE LA VIDÉO

Hamed Abdel-Samad : L’islam est naïvement considéré par les musulmans comme la religion ultime envoyée à l’humanité. Nous affirmons que, si tel était le cas, elle devrait avoir établi des fondements moraux pour toute l’éternité.

L’islam nous a appris comment entrer aux toilettes, nous a appris quoi manger et ne pas manger et il interdit l’adoration des idoles et la Bélomancie (divination par les flèches). L’islam a également interdit la consommation d’alcool, mais il l’a fait par étapes. Aussi, pourquoi le Coran n’a-t-il pas interdit l’esclavage par étapes ?

C’est le contraire qui est vrai. Quelque 29 versets du Coran approuvent l’esclavage. Il y a des versets qui l’évoquent : « Bienheureux sont les croyants qui s’abstiennent de tout rapport charnel, sauf avec leurs femmes et leurs esclaves, ce en quoi ils ne sont pas à blâmer. »

Le Coran n’a pas ouvert la voie à la libération des esclaves, ne l’a même pas mentionnée. Il n’a même pas condamné l’asservissement d’êtres humains.

À sa mort, Mohamed possédait quatre filles esclaves et quelque treize esclaves, tous légués à sa famille.

Le calife Uthman ibn Affan possédait environ 1000 esclaves et filles esclaves.

Nul besoin de vous dire le nombre de fois où vous les musulmans avez asservi des gens par la suite.

Les Arabes, plus que toute autre nation, ont asservi les Africains, plus que les Américains, les Britanniques et les Français. Quand avons-nous jamais présenté nos excuses pour l’asservissement de millions de gens ?

Je ne parle pas seulement de l’Afrique. Nos « bénédictions » ont atteint le monde entier.

Dès le moment où nous sommes entrés en Afrique du Nord, nous avons commencé à asservir les gens. 300 000 Amazighs « frais » ont été réduits en esclavage immédiatement lors de la première campagne de Moussa ibn Nusayr et Moussa ibn Nusayr a envoyé 60 000 Amazighs au Calife de Damas, soit une taxe qui représentait un cinquième de son butin.

Lorsque nous sommes entrés en Andalousie, 150 000 ont été immédiatement asservis. Lorsqu’ils ont conquis Al-Andalus, ils ont ramené chez eux 30 000 vierges appartenant à la noblesse gothique.

Imaginez seulement ce qui se passerait si des gens envahissaient votre pays islamique et prenaient 30 000 vierges pour les transformer en concubines en Europe… Vous auriez crié à pleins poumons. Mais lorsque vous faites la même chose, c’est une victoire par Allah, comme si Allah vous avait donné l’autorisation de le faire. Voyez-vous la schizophrénie ?

Abraham Lincoln a dirigé une armée d’hommes blancs contre une autre armée d’hommes blancs dans le sud américain pour libérer les esclaves. N’aurait-il pas été plus approprié que ce soit la communauté musulmane, « la crème de l’humanité » d’après le Coran, qui prenne cette initiative ? N’aurait-il pas été plus approprié que le monde islamique, venu sortir l’humanité des ténèbres pour l’amener vers la lumière, ait pris cette initiative ?

Mais non ! De surcroît, nous sommes ceux qui rappelons constamment aux Américains ce qu’ils ont fait aux noirs. Regardez donc votre propre histoire ! Nul n’a asservi la race humaine autant que nous. Nul n’a violé des êtres autant que nous, et soutenus par la loi d’Allah, rien de moins.

Les États arabes n’ont commencé à abolir la traite des esclaves qu’avec l’avènement du colonialisme. L’un des aspects positifs du colonialisme fut l’abolition de la traite des esclaves. Lorsque la Grande-Bretagne a pris le contrôle de l’Égypte et de l’Inde, elle a mis fin à la traite des esclaves. Néanmoins la traite des esclaves dans les pays arabes s’est poursuivie jusqu’à la fin du vingtième siècle. 

Quelques remarques

« L’islam est naïvement considéré par les musulmans comme la religion ultime envoyée à l’humanité… la communauté musulmane est la crème de l’humanité d’après le Coran »

L’islam est considéré comme la dernière révélation de Dieu après celles des juifs et des chrétiens, la dernière révélation et donc la parfaite révélation ; il n’y en aura pas d’autres après. La communauté musulmane est la plus parfaite des communautés. La langue arabe puisqu’elle est celle du Coran et donc celle de la révélation d’Allah, est la plus parfaite. Les arabes sont le meilleur peuple, ils doivent dominer l’humanité entière. 

Le soi-disant prophète Mohammed, pédophile, terroriste, assassin, pilleur, esclavagiste est considéré comme le meilleur des hommes, le dernier prophète, le bon modèle pour les musulmans qui sont eux-mêmes les meilleurs des hommes. 

« À sa mort, Mohamed possédait quatre filles esclaves et quelque treize esclaves, tous légués à sa famille. »

« le monde islamique, venu sortir l’humanité des ténèbres pour l’amener vers la lumière » … 

Tout ce qui vient avant l’islam est considéré comme relevant de l’âge de l’ignorance, l’âge des ténèbres. Combiné avec la haine de la représentation, l’iconoclastie et la haine des autres cultures aboutit à un autodafé des cultures antérieures. Quand l’islam prend le contrôle d’un endroit, les lieux de culte, les œuvres d’art, les monuments, les bibliothèques sont détruits sur une période plus ou moins longue. Ce processus de destruction systématique peut s’observer dans les banlieues et villes islamisées françaises où des bibliothèques sont incendiées et des églises vandalisées (2 églises saccagées par jour), mais il faut imaginer que si l’islam prenait le pouvoir, ce ne serait plus sporadique mais méthodique et beaucoup plus conséquent. 

« Dès le moment où nous sommes entrés en Afrique du Nord, nous avons commencé à asservir les gens. 300 000 Amazighs « frais » ont été réduits en esclavage immédiatement lors de la première campagne de Moussa ibn Nusayr et Moussa ibn Nusayr a envoyé 60 000 Amazighs au Calife de Damas, soit une taxe qui représentait un cinquième de son butin. »

La taxe d’un cinquième du butin versée par les djihadistes à Allah et à Mohamed (ou à son descendant, le calife) est un devoir du djihadiste musulman selon la sourate 8 du Coran qui s’intitule précisément le Butin. Les sourates 8 et 9 donnent les grandes règles du jihad qui consiste à envahir, piller, tuer, asservir ou convertir de force les non-musulmans. Tant que ces sourates et d’autres versets ne sont pas rayés du Coran, ce qui n’arrivera pas de sitôt, l’immigration musulmane massive et non intégrée constitue un danger certain de guerre civile et de tentative de génocide sur le peuple non-musulman colonisé et envahi. 

« Lorsque nous sommes entrés en Andalousie, 150 000 ont été immédiatement asservis. Lorsqu’ils ont conquis Al-Andalus, ils ont ramené chez eux 30 000 vierges appartenant à la noblesse gothique. »

Et pourtant, la mosquée Ishbilia de Séville demande au roi d’Espagne de s’excuser pour la « Reconquista » (lien). Est-ce que les néo-nazis demandent aux alliés de s’excuser pour avoir détruit le 3e Reich, pour avoir mis un terme à la Solution finale ? Est-ce que la France ou la Grande-Bretagne demande aux pays colonisés de s’excuser pour avoir réclamé leur indépendance et avoir fait leur décolonisation ?

À l’inverse, l’auteur saoudien Hani Nakshabandi dit dans une émission télé que « les Arabes devraient s’excuser pour l’occupation de l’Espagne » (lien), ce qui provoque la stupéfaction du présentateur abreuvée depuis sa jeunesse de l’histoire islamique réécrite par les djihadistes.

« Les Arabes, plus que toute autre nation, ont asservi les Africains, plus que les Américains, les Britanniques et les Français. Quand avons-nous jamais présenté nos excuses pour l’asservissement de millions de gens ? »

C’était la première partie d’un article consacré au deux poids deux mesures du traitement politique et médiatique de l’esclavage.

Deuxième et dernière partie de l’article sur le poison mortel de la repentance à sens unique : Esclavage : la repentance mortelle de l’Europe.

Julien Martel

https://ripostelaique.com/les-arabes-plus-que-toute-autre-nation-ont-asservi-les-africains.html