Affichage des articles dont le libellé est génocide vendéen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est génocide vendéen. Afficher tous les articles

samedi 25 janvier 2025

19 janvier 1794 : les colonnes de Turreau amènent l’enfer en Vendée

 Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Massacre des Lucs-sur-Boulogne
Le 19 janvier 1794 est une date qui restera à jamais, pour la Vendée, synonyme d’horreur et de tragédie. Ce jour-là, au cœur de la Terreur, la Révolution comprend qu’elle ne se bat pas, dans cette partie du Bas-Poitou, contre de simples armées. En effet, elle doit affronter une terre et un peuple qui refusent, jusque dans leurs racines les plus profondes, le diktat sanglant des sans-culottes de Paris. Une solution et un outil sont alors choisis pour mettre fin à cette insurrection des brigands de la Vendée : l’extermination par les colonnes infernales.

Une Vendée révoltée

Commencée en mars 1793, la guerre de Vendée voit se soulever nombre de paysans refusant l’ordre nouveau imposé par la Convention de Paris, bouleversant la vie religieuse des Français et leur ordonnant d’aller se battre contre toute une Europe coalisée. Ainsi, sous la houlette de chefs militaires comme Charette, La Rochejaquelein ou encore Cathelineau, cette masse de révoltés prend forme et adopte le nom de Grande Armée catholique et royale.
Cependant, après quelques victoires qui provoquent la frayeur des Bleus, le vent tourne en octobre 1793 pour les porteurs de l’insigne du Sacré-Cœur. L’issue de la Virée de Galerne met un terme à l’insurrection armée des Vendéens, mais ouvre également la voie à une répression cruelle de la part des Républicains, obéissant à une loi du 1er août 1793 : « Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés […] le salut de la patrie l’exige. » Ainsi, les exécutions se multiplient. À Nantes, à Noirmoutier ou encore à Angers, des fusillades et des noyades massives sont organisées dans l’espoir que la terreur et le sang dissuadent toute nouvelle rébellion.

La création des colonnes infernales

Malgré ces exécutions, la Vendée reste à pacifier. En effet, si les armées sont vaincues, les esprits restent revanchards et rebelles. Un plan de pacification et d’amnistie est alors proposé par les généraux Kléber et Marceau. Cependant, comme le rapporte Jacques Villemain, auteur de Génocide en Vendée (Éditions du Cerf, 2020), « Kléber est disgracié et Marceau est emprisonné [Le général] Turreau comprend alors que c’est l’autre parti qu’il faut prendre. » Le 16 janvier, cet officier de 38 ans adresse un courrier aux représentants en mission pour obtenir leur soutien et éviter que sa responsabilité soit seule engagée dans ce qui s’apparente à un véritable crime organisé : « Mon intention est de tout incendier et de ne préserver que les points nécessaires à établir nos cantonnements propres à l'anéantissement des rebelles, mais cette grande mesure doit être prescrite par vous. Je ne suis que l'agent du Corps législatif, que vous devez représenter en cette partie. Vous devez également décider sur le sort des femmes et des enfants que je rencontrerai en ce pays révolté. S'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité. »
Dans l’attente d’une réponse, Turreau organise son armée de l’Ouest. Le 19 janvier 1794, il divise ses troupes en une dizaine de « colonnes infernales », chargées de mettre à feu tout le pays vendéen : « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoirs prises pour se révolter contre la patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées […] Tous les villages, métairies et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livrée aux flammes. » Dans toute cette vocifération de propos violents, Turreau nuance un peu cependant ces consignes en promettant un traitement clément envers ceux qui afficheraient leur patriotisme : « Il ne sera fait aucun mal aux hommes, femmes et enfants en qui le général reconnaîtra des sentiments civiques et qui n’auront pas participé aux révoltes des brigands de la Vendée. »

Couverts et unis dans le crime

Aucune réponse ne parvient à Turreau de la part des représentants en mission. « Turreau a douté et a eu peur », souligne Reynald Secher. Il craint de devoir porter seul cette entreprise macabre ou, pire, d’être condamné pour excès de zèle. Le 24 janvier, il décide de s’adresser directement au Comité de salut public : « […] Si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus dans la Vendée sous quinze jours ni maisons, ni subsistances, ni armes, ni habitants que ceux qui auront échappé aux plus scrupuleuses perquisitions. » Cette fois, il reçoit une réponse le 6 février : « Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. […] Extermine les brigands jusqu’au dernier, voilà ton devoir. »
Désormais couvert, soutenu et même encouragé, le général Turreau déchaîne sans limite les enfers sur la Vendée pendant toute une campagne militaire meurtrière visant à éliminer chaque suspect et ennemi de la Révolution. De janvier à mai 1794, des centaines de villages, dont Les Lucs-sur-Boulogne, tristement célèbre, sont incendiés. Des dizaines de milliers de victimes viennent alors s’ajouter à la longue liste des 117.000 martyrs (au minimum) de la Vendée, selon Reynald Secher.

Ses crimes couverts, Turreau mourut dans son lit, en 1816, couvert d'honneurs : baron de l'Empire, grand officier de la Légion d'honneur. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de Paris.

Eric de Mascureau

dimanche 10 mars 2024

Un projet politique d’extermination : les colonnes infernales en Vendée

 En six mois elles ont massacré près de 40 000 personnes, hommes, femmes, enfants ou vieillards. De janvier à mai 1794, les colonnes infernales de la République ont semé la terreur et la désolation en Vendée. Ces crimes et ces destructions ne furent pas l’œuvre de militaires devenus fous ou assoiffés de sang mais au contraire le résultat d’une politique d’extermination décidée au plus au niveau de l’État. C’est ce que démontre notre invité de ce jour Jacques Villemain, auteur d’une “Histoire politique des colonnes infernales”, parue aux éditions du Cerf.

Pourquoi les « colonnes infernales » ont-elles massacré la Vendée ? Ce crime ne fut pas le dessein fou d’un général isolé, établit Jacques Villemain, mais l’aboutissement d’un projet politique.
40 000 hommes, femmes et enfants périrent entre janvier et mai 1794 sous le fer et le feu des troupes de Turreau. Or, une telle expédition n’aurait pas été possible si elle n’avait pas été décidée et planifiée au plus haut niveau.
Jacques Villemain reprend l’enquête. Il montre que les crimes commis sont la conséquence des ordres reçus. Il démontre que le Comité de salut public sait et dirige la répression. Que de Robespierre, Carnot, Barère aux officiers sur le terrain, en passant par les représentants en mission, tout le personnel de la Convention a voulu et a organisé cette aventure de triste mémoire.

Contre le récit thermidorien, contre la thèse de l’« accident industriel » imputable aux seuls militaires et montagnards déchus, voici les preuves d’une accablante responsabilité collective. Ce livre instruit l’histoire politique qui manquait à la compréhension d’un drame national.
Diplomate et juriste spécialisé en droit pénal international, administrateur du Souvenir Vendéen, Jacques Villemain a déjà publié, au Cerf, Vendée, 1793-1794 et Génocide en Vendée. En complément de ce volume, il fait paraître en 2023 un second ouvrage rassemblant les documents sur lesquels se fonde son travail, Papiers et rapports. Histoire politique des colonnes infernales avant et après le 9 Thermidor.

[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2024/03/08/230760/un-projet-politique-dextermination-les-colonnes-infernales-en-vendee/

jeudi 29 février 2024

230 ans ... La Vendée pardonne mais n'oublie pas.

 

429944817_10230233160629642_6439149586701665275_n.jpg

Reynald Secher
Le 28 février 1794, les Républicains, divisés en deux colonnes, entrent sur le territoire des Lucs.
À l’époque, la commune des Lucs est scindée en deux paroisses : Saint Pierre du Grand-Luc avec 2 150 habitants et Notre-Dame du Petit-Luc, avec environ 100 habitants. Notre-Dame du Petit-Luc étant la plus petite paroisse du diocèse de Luçon.
Lors de l'arrivée des soldats bleus, une partie des habitants va se réfugier dans l’église Notre-Dame du Petit-Luc. Malheureusement, ils ne sont guère en mesure de se défendre puisqu’il reste principalement des femmes, des vieillards et des enfants, les hommes étant partis combattre avec Charette.
Le curé de Notre-Dame du Petit-Luc, l’abbé Voyneau, va au-devant des soldats sur le chemin de la Malnaye afin de les dissuader d’avancer plus avant.
Mais ces criminels, l’arrêtent et le torturent cruellement. Ils lui arrachent le cœur et la langue et l’éventrent affreusement à coups de baïonnette. Puis, ils reprennent leur marche vers le Petit-Luc. Ils massacrent tous les habitants alentours et arrivent devant l’église où les survivants sont barricadés. Furieux, les Républicains y mettent le feu. Puis, ayant accompli leur forfait, ils poursuivant leur chemin vers Legé. Arrivés sur les hauteurs des Landes de Launay et apercevant le clocher de l’église encore debout, ils le canonnent enfouissant sous les décombres fumants les malheureux brulés vifs.
Le bilan du massacre est de 564 morts, d’après le martyrologe de l’abbé Barbedette, curé du Grand-Luc, arrivé sur les lieux du massacre peu de temps après.
L'abbé Barbedette termine son martyrologe par cette affirmation solennelle :
« Lequels noms cy dessus – au nombre de 564 – des personnes massacrées en divers lieux de la paroisse du Grand Luc m’ont été référés par les parents échappés au massacre pour être inscrit sur le présent registre autant qu’il a été possible de les recueillir dans un temps (sic) de persécutions la plus atroce, les corps morts ayant été plus d’un mois sans être inhumés dans les champs de chaque village du Luc. Ce que j’atteste comme trop véritable après avoir été le témoin oculaire de ces horreurs et exposé plusieurs fois à en être la victime. Au Luc, ce 30 mars 1794, C. Barbedette, curé du Luc. »
La chapelle actuelle du Petit Luc fut construite en 1866, à l'emplacement du chœur de l’ancienne église Notre-Dame du Petit-Luc, et bénie par Monseigneur Colet, évêque de Luçon, le 16 octobre 1867.
Sur les murs intérieurs de la chapelle, figurent vingt-deux tables de pierres sur lesquelles sont inscrits les 564 noms des personnes massacrées aux Lucs, dont 110 enfants de moins de 7 ans.
Les livres de Reynald Secher cliquez ici

mardi 13 février 2024

Jean-Joël Brégeon : « Les guerres de Vendée, la plus sanglante des guerres civiles en France »

 

maxresdefault-587x330.jpg

28/05/2017 – 07h30 Nantes (Breizh-Info.com) – Avec l’aide de son complice Gérard Guicheteau, l’historien Jean-Joël Brégeon a récemment publié Nouvelle histoire des guerres de Vendée chez Perrin. Un excellent ouvrage synthétique sur une période toujours au cœur de vifs débats.

Nous l’avons rencontré afin d’échanger avec lui sur cette période dramatique de l’histoire de France. Un entretien passionnant qui aborde de nombreux thèmes. Jean-Joël Brégeon, parfait connaisseur de cette page sanglante de notre mémoire collective, offre aux lecteurs de Breizh-Info un entretien à l’image de son livre : rythmé et précis, jamais ennuyeux.

Sommaire :

0:20 – La réécriture historique partisane
3:31 – Y a-t-il encore des débats entre historiens ?
4:50 – Le bilan humain
5:46 – Les causes de la guerre de Vendée
8:00 – Une histoire militaire
11:15 – Les colonnes infernales
13:48 – Les colonnes infernales, un Daesh avant l’heure ?
16:54 – La révolte de la France périphérique ?
17:37 – La Vendée, exception et symbole
19:00 – Un exemple de propagande républicaine : l’enfant Bara
21:53 – La virée de Galerne
25:31 – La chouannerie
28:30 – Pourquoi écrire sur les guerres de Vendée ?
28:57 – Pourquoi deux auteurs ?
30:06 – Pourquoi « Nouvelle histoire » ?
31:04 – Les valeurs de la République

Propos recueillis par Philippe Le Grand et Nicolas Faure

Crédit photos : DR
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2017/05/28/70557/jean-joel-bregeon-guerre-vendee/

samedi 3 février 2024

Découvrir toute l'horreur des guerres de Vendée en lisant "Du système de dépopulation" de Gracchus Babeuf 1795

 Fin 1795, Gracchus Babeuf publie, à l'occasion du procès de Jean-baptiste Carrier (l'auteur des noyades de Nantes), un livre doublement révolutionnaire par son titre et par son contenu : "Du système de dépopulation".

Il y fait un réquisitoire impitoyable contre la politique dictatoriale des conventionnels et de Robespierre en 1793 et 1794, qui devait conduire, entre autres, à l'anéantissement et l'extermination des vendéens bleus et blancs confondus, et de préférence des femmes et des enfants.

Son œuvre a été rééditée chez cerf sous le titre "La guerre de la Vendée et le système de dépopulation" accompagnée de trois larges commentaires écrits par trois spécialistes de la Révolution de 1789 et du Communisme. Les auteurs y définissent un quatrième crime de génocide : le mémoricide, et établissent la filiation entre l'idéologie de Robespierre et celle de Lénine et des leaders communistes.

En bon émule des Lumières, Babeuf cherche à expliquer rationnellement le fait que la Convention ait non seulement ordonné d'exterminer l'ensemble des vendéens, y compris les bons républicains, mais encore qu'elle ait laissé massacrer d'innombrables troupes républicaines envoyées sans précautions dans une région en révolte.

Il y voit un plan ourdi avec soin dont il croit avoir découvert le secret : la mise en œuvre d'un système de dépopulation par Robespierre qui aurait considéré que le territoire français ne pouvait pas nourrir l'ensemble de la population et qu'il fallait donc, par le biais de la Vendée, se débarrasser de sa part excédentaire.

Hypothèse plausible car en 1793 - 1794 un gouvernement révolutionnaire estimait que sa population comprenait "des hommes en trop" , des "hommes superflus" et qu'il était légitime d'exterminer. Ces idées préfigurent celles qui seront mises en œuvre par Lénine, puis Hitler !

mercredi 3 janvier 2024

La chasse aux prêtres en Vendée (Mauricette Vial-Andru)

 

La chasse aux prêtres en Vendée, par Mauricette Vial-Andru

Mauricette Vial-Andru, ancienne enseignante de Français et d’Histoire, écrit d’excellents livres pour la jeunesse, romans historiques et d’aventures, vies de saints, tous permettant un bel apostolat auprès des enfants et adolescents. Aux éditions Saint Jude, elle signe les ouvrages de remarquables collections dont les noms sont significatifs : « Vive le Christ Roi », consacrée au Mexique, et « Pour Dieu et l’Espagne », consacrée de façon explicite aux grands moments de l’histoire de l’Espagne catholique. Elle entame une collection « Pro Deo et Rege » dont La chasse aux prêtres en Vendée est le premier titre. Ces récits courts mais haletants, tous à recommander et de grande qualité, sont parfaitement adaptés aux jeunes lecteurs.

A l’heure où des prêtres sont arrêtés au Nicaragua et où des associations catholiques sont dissoutes en France, il est bon de rappeler aux plus jeunes que la révolution française, à l’origine de la république qui perdure aujourd’hui encore, s’est montrée d’un antichristianisme viscéral et haineux. Dans un langage adapté à de jeunes lecteurs, ce livre souligne comment les révolutionnaires ont persécuté, emprisonné et assassiné de très nombreux prêtres, particulièrement en Vendée.

Pourtant, comme l’écrit Mauricette Vial-Andru, pour les pauvres, le clergé était la providence. On ne l’enseigne pas dans les manuels d’histoire des écoles de la république mais chaque presbytère avait son jour durant lequel il accueillait, nourrissait soignait les nécessiteux.

Retenons quelques dates. Le 12 juillet 1790, l’Assemblée instaure la Constitution Civile du clergé. Par cette loi, l’Eglise de France est bouleversée : 53 diocèses sont supprimés. Il n’y aura plus ni archevêques, ni chanoines. Les évêques et les prêtres seront élus par des bourgeois appelés électeurs. Le 26 novembre 1790, une nouvelle loi est brandie : tout évêque, curé ou vicaire qui ne prêtera pas le serment à la Constitution Civile sera destitué. La division s’installe entre les jureurs et les réfractaires. Le pape condamne cette Constitution Civile du clergé. Le 30 avril 1792, les délégués de 34 municipalités angevines réclament le retour des prêtres réfractaires. Leur pétition naïve est assimilée à une insurrection.

Déportation des prêtres réfractaires

Le 27 mai 1792, une nouvelle loi scélérate est votée : tout prêtre réfractaire doit être déporté hors de France. Le Roi oppose son veto. Soit ! Les prêtres seront donc emprisonnés. Le 10 août 1792, la monarchie est renversée. Le 26 août 1792, une nouvelle loi laisse aux prêtres réfractaires encore en liberté quinze jours pour quitter le pays, après quoi ce sera la déportation. Certains sont embarqués pour l’Espagne, d’autres pour l’Angleterre, pendant qu’à Paris, en septembre 1792, des centaines de prêtres sont massacrés. Les exécutions sommaires de prêtres et religieux se répandent ensuite partout en France. Le 21 janvier 1793, le Roi est guillotiné. Les persécutions contre la religion catholique sont renforcées. Des commissaires sont nommés pour traquer les prêtres réfractaires. Des primes sont octroyées à qui les dénonceront. Mirabeau est clair : “Avant tout, il faut décatholiciser la France”, s’écrie-t-il. Les prisons regorgent de condamnés. La guillotine ne parvient pas à les vider. Alors, à Nantes, Carrier organise les noyades de prêtres. Ces abominations ne doivent jamais être oubliées.

La chasse aux prêtres en Vendée, Mauricette Vial-Andru, éditions Saint Jude, collection Pro Deo et Rege, 84 pages, 7 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

https://www.medias-presse.info/la-chasse-aux-pretres-en-vendee-mauricette-vial-andru/184208/

lundi 4 décembre 2023

La loi ordonnant le génocide vendéen publiée au JO du premier août 1793

 

La loi ordonnant le Génocide vendéen publiée au Journal officiel du 1er août 1793

Phénomène unique dans l'histoire, ce sont les élus d'un Peuple souverain qui, le 1er août 1793, à l'unanimité votent une loi de déportation et de destruction totale par le feu et par le fer d'un pan entier d'un territoire dont ils sont les représentants. Déçus des résultats obtenus par l’application de cette première loi génocidaire, ils votent à l'unanimité une seconde loi d'extermination de la population le 1er octobre 1793.

Ces deux lois votées à l’unanimité par des révolutionnaires convaincus, en conscience, de leur bon droit et de leur devoir de salut public, sont publiées au Journal officiel de l'époque.

Elles sont sans ambiguïté, tant au niveau de la destruction des biens que de l’élimination de la population. Les mots parlent d’eux-mêmes : « Soldats de la Liberté. Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : Le salut de la patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ».

Quelques jours plus tard, des ordres précisent que par « Brigands » on entend tous les habitants résidents de Vendée, Bleus et Blancs confondus, et qu’il faut de préférence éliminer les femmes, « Sillons reproducteurs », et les enfants, « Car futurs brigands ». Ainsi, les vendéens ont été exterminés, non pas pour ce qu’ils ont fait ou pour ce qu’ils croient, mais pour ce qu’ils sont, du simple fait qu’ils existent. Les faits qui en découlent ont tous les critères de la définition internationale d’un génocide établie en 1945.

Le fait de vouloir éliminer les blancs mais aussi les bleus (Les républicains) fera dire à Gracchus Babeuf (Dans son livre publié en 1795 La guerre de la Vendée et le système de dépopulation) que l’objectif de la Convention nationale était de réduire le quart de la population française par l’extermination. Cette sordide idée avait germé suite à la publication d’un rapport de scientifiques montrant que la France était incapable de nourrir la totalité de sa population. Ce système de dépopulation fut testé en Vendée selon les dires de Gracchus Babeuf avant généralisation.

Quant à la mise en œuvre de ces lois, elle est indiscutable. Là encore fait unique, les archives militaires du Fort de Vincennes (Série B8) conservent l’original de la lettre, en date du 24 janvier 1794, du général en chef de l’Armée de l’Ouest (Turreau) chargé de l’exécution de ces lois d’anéantissement et d’extermination.

Là encore, les mots de ce rapport à la Convention nationale sont sans ambiguïté : « J’ai commencé l’exécution du plan que j’avais conçu de traverser la Vendée sur douze colonnes […] Enfin, si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus dans la Vendée, sous quinze jours, ni maisons, ni subsistances, ni armes, ni habitants que ceux qui cachés dans le fond des forêts auront échappé aux plus scrupuleuses perquisitions ».

Pour se couvrir de ses crimes, le général Turreau sollicite par écrit l’aval du Comité de salut public le 8 février. C’est Carnot qui lui répond : « Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. Elles lui paraissent bonnes  et pures, mais éloigné du théâtre d’opération, il attend les résultats pour se prononcer : extermine les brigands jusqu’au dernier, voilà ton devoir. »

Les archives militaires de Vincennes contiennent les originaux des rapports des officiers supérieurs impliqués dans ce génocide. L’Armée républicaine a appliqué les ordres de la Convention nationale sans états d’âme.

Loin du mythe d’une guerre contre les blancs dont les aspects impitoyables ont été ordonnés par Carrier (Alors Représentant en mission de la Convention nationale) et par le général Turreau (Commandant en chef de l’Armée de l’ouest), il s’agit bien d’un génocide ordonné par une loi émanant des représentants du peuple votée à l’unanimité. Ce meurtre prémédité a ensuite été exécuté à grande échelle par sept colonnes de fantassins et de cavaliers semant la désolation sur leurs passages. C’est ainsi que la commune du Petit-Luc a totalement disparue suite à l’exécution de ses 564 habitants !

http://histoirerevisitee.over-blog.com/2018/03/la-loi-ordonnant-le-genocide-vendeen-publiee-au-journal-officiel-du-1er-aout-1793.html

mercredi 15 novembre 2023

Le Nouveau Passé-Présent avec Reynald Secher et Jacques Villemain - Vendée : pourquoi est-ce un génocide ?

 

Le Nouveau Passé-Présent avec Reynald Secher et Jacques Villemain - Vendée : pourquoi est-ce un génocide ?

Vendée, pourquoi est-ce un génocide ? Les réponses sont présentées par les spécialistes de la guerre de Vendée, les historiens Reynald Secher et Jacques Villemain. Mars 1793, la Vendée se soulève pour défendre ses "bons prêtres" et se bat pour le retour du roi. Au cours de cette guerre, un quart de la population vendéenne est exterminée. Pourquoi a-t-on tant de mal en France à regarder ces faits en face ? Pourquoi ne pas reconnaître la nature des crimes commis ? Eléments de réponse dans ce nouveau numéro de "Passé-Présent". 


https://tvl.fr/le-nouveau-passe-present-avec-reynald-secher-et-jacques-villemain-vendee-pourquoi-est-ce-un-genocide

vendredi 13 octobre 2023

Le génocide vendéen raconté par Reynald Secher Documentaire [vidéo]

 

génocide_vendéen

29/04/2016 – 07H30 Vendée (Breizh-info.com) – Armel Jourbert des Ouches est un journaliste indépendant qui travaille pour le site reinformation.tv. Nous avions eu l’occasion par le passé de diffuser quelques uns de ces reportages. Cette fois-ci, il s’est intéréssé à la Vendée, et au génocide vendéen, grand oublié de l’histoire de France. Nous diffusons ci-dessous son reportage.

Révolution Française : silence sur un génocide

Nous sommes bien loin de la version officielle racontée dans les livres d’histoire et par la plupart des journalistes, intellectuels et politiques de notre époque…

Au moins 180.000 personnes déportées, tuées, assassinées. Des centaines de prêtres, des religieux, mais avant cela, pour la plupart, des paysans, car ce sont les paysans qui, les premiers, se révoltent contre la République naissante. 180.000, c’est le nombre minimum de victimes des guerres dites « de Vendée ». Il y aura aussi plus de 200.000 soldats républicains tués dans les combats.

Le génocide vendéen : La République construite dans le sang

Il y a 227 ans. Ce qu’on appelle, à tort, la Révolution française, éclate à Paris. Une manœuvre de quelques centaines de personnes au départ, afin de renverser la Monarchie. Les révolutionnaires parviennent à étendre les incidents au pays tout entier. Incidents qui se transforment peu à peu en guerre civile. Un bain de sang. Des milliers de familles sont victimes de la barbarie qui est en train de se mettre en place. En fait, c’est une idéologie nouvelle que Robespierre, Danton et d’autres sont en train d’imposer, par la force, au peuple de France. Parce que l’Eglise est persécutée (on impose aux prêtres la constitution civile du clergé) – les prêtres refusent de prêter serment. Parce qu’ils s’opposent à la levée en masse de 300.000 hommes que la Convention, le nouveau pouvoir en place à Paris, impose afin de combattre l’Autriche catholique, les Vendéens se révoltent.

Reynald Secher expose la pensée de Jean Jacques Rousseau sur la tyrannie

« Si le peuple pense mal, il faut changer le peuple ». C’est, en une phrase, toute la pensée de Rousseau. Il est indéniable que son « contrat social » comportait en germes le socialisme et la tyrannie qui se préparait dans le pays. Le 1er octobre 1794, la Convention décrète l’extermination « de toute la Vendée ». Il y aura le général républicain Turreau et ses colonnes infernales. Jean Baptiste Carrier et les noyades par millier. Il y aura aussi les massacres des Lucs-sur-Boulogne où 564 personnes, hommes, femmes, enfants seront assassinés par les Bleus des généraux Cordellier et Crouzat. Il y aura enfin le massacre dans la forêt de Vezin, près de Chanteloup-les-Bois où seront tuées près de 2.000 personnes.Reynald Secher détaille comment la Révolution française ne fut pas seulement une tentative d’« épuration » de la Vendée, mais une épuration d’une partie du peuple de France opposé à la République. Marseille et Lyon, mais aussi la Bretagne étaient entrés en résistance. Ils s’étaient battus pour Dieu et pour le Roi de France. Symbole de leur résistance, un cœur surmonté d’une croix rouge marqué de la devise « Dieu le Roy ».

Un documentaire vidéo d’Armel Joubert des Ouches


Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2016 dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2016/04/29/42725/genocide-vendeen-raconte-reynald-secher-documentaire-video/

dimanche 20 août 2023

Luc Ferry reconnait le génocide vendéen : la réaction de Reynald Secher [exclu]

 

Chouans - Dieu et le Roi

20/05/2015  – 08H00 Vendée (Breizh-info.com) – Invité à débattre sur la réforme des collèges, Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, a déclaré le 18 mai sur la chaîne I-Tele : « Les guerres de Vendée, c’est le premier grand génocide dans l’Histoire de l’Europe, il y eu 500.000 morts ! (…) Plus aucun historien ne le conteste aujourd’hui ». Le philosophe valide ainsi la thèse défendue et le travail de recherche historique effectué depuis plusieurs décennies par Reynald Secher, qui s’est battu contre vents et marées pour la reconnaissance de ce qui constitua le premier génocide dans l’histoire de l’Europe.

Nous l’avons interrogé pour recueillir ses premières impressions.

Breizh-info.com : Quel est votre réaction après les propos tenus par Luc Ferry, validant votre long travail d’histoire et de mémoire ?

Reynald Secher : Luc Ferry est un philosophe agrégé qui parle en connaissance de cause. Je rappelle pour mémoire que l’extermination de la population de Vendée et l’anéantissement de ses biens sont les fruits de lois votées en conscience partagée en août, octobre et novembre 1793. Dans mon dernier livre :Vendée, du génocide au mémoricide publié au Cerf, j’ai publié les documents principaux notamment ces lois, les ordres donnés en conséquence, les rapports des exécutants et les témoignages. Ils sont accablants notamment pour le Comité de salut public, la Convention et les fonctionnaires chargés de leur mise en oeuvre. Bon nombre d’intellectuels, de politiques, de journalistes etc ont déjà abordé cette question du génocide : la presse n’en fait pas écho ou les taxe de tous les noms comme elle le fait, en ce moment, pour Luc Ferry.

Breizh-info.com : quelles conséquences auront ces déclarations, émanant d’un ancien ministre influent ?

Je ne sais pas mais je rappelle qu’à l’heure actuelle deux propositions de lois sont déposées sur les bureaux des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. La première demande la reconnaissance du génocide ; la seconde, l’abrogation de ces lois d’extermination et d’anéantissement car, le comble, elles n’ont jamais été abrogées ce qui fait que le pays des Droits de l’homme, le seul a avoir voté de telles lois, est aussi le seul a avoir de telles lois dans son arsenal juridique. On me dit qu’elles sont tombées en désuétude. Peut-être mais je rappelle que pour déporter les Juifs dans les camps de la mort, on a réactivé des lois de la Révolution qui, elles aussi, étaient tombées en désuétude.

Peut-être que ces déclarations vont accélérer le processus des votes. Je pense qu’il est temps que les livres d’histoire qui traitent de la Révolution aborde cette question d’autant que la Révolution française est la matrice de tous les totalitarismes contemporains, soviétiques, national socialiste, maoïste etc.

Breizh-info.com : pourquoi cette acharnement de la classe dominante à vouloir nier ce que vous avez défini comme étant un génocide ?

Reynald Secher :  Cet acharnement date de la Révolution. C’est une question que j’ai étudié en profondeur : c’est ce que j’appelle un mémoricide. Tout a été pensé au plus haut niveau de l’État, par les criminels eux-mêmes en l’occurrence Robespierre, Carnot, Barrère…
L’acte premier date du 18 octobre, lors du passage de la Loire par les Vendéens qui fuient l’extermination.Ils ont 5 000 soldats républicains prisonniers condamnés, en raison même de leurs crimes, à mort ce que ne peut accepter le général Bonchamps, leur chef, qui est en train d’agoniser. Dans un ultime souffle, il supplie ses hommes de grâcier et de libérer ces criminels contre l’humanité, ce qu’ils font.

En apprenant la nouvelle, le Comité de salut public qui est en train de mettre en oeuvre le génocide, exige le silence sur cette affaire et pire que les soldats bleus massacrent non seulement leurs bienfaiteurs mais aussi leur famille, ce qu’ils font. C’est l’horreur absolue. On va conduire ces Vendéens dans un camp de concentration et d’extermination où ils vont être massacrés pendant plusieurs mois.
L’affaire Barra, qui n’a jamais existé, s’inscrit dans cette logique.

Les historiens et les politiques, par la suite, reprendront à leur compte toutes ces manipulations : c’est un crime objectif contre la mémoire qui fait que ces révisionnistes se font complice de ces criminels tout comme ceux qui nient ou relativisent les génocides des Arméniens, des Juifs, des Tziganes, des Catholiques etc, c’est-à-dire de ceux que l’ont a massacrés en raison de ce qu’ils sont.

Je tiens à signaler d’ailleurs que la volonté affichée de ne pas intégrer la Loire Atlantique à la Bretagne procède du même processus intellectuel : c’est un mémoricide actuel commis en conscience partagée.

Crédit photo  : DR
[cc] Breizh-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

https://www.breizh-info.com/2015/05/20/26774/luc-ferry-reconnait-le-genocide-vendeen-reaction-secher/

mardi 2 mai 2023

Oui, il y eut génocide en Vendée !

 

Les tièdes d’aujourd’hui dénient la responsabilité de la Révolution jacobine dans le « génocide » de la Vendée, tel que le définissait et le voulait le Comité de Salut public. On parlait à l’époque d’« éradication ». C’était entre 1793 et 1794. C’était avant Thermidor, pendant la Grande Terreur. Les négateurs refusent le terme au prétexte que l’emploi du néologisme ne peut pas être antérieur à 1945. Si l’utilisation sous toutes les latitudes de ce terme a connu un franc « succès » depuis cette date, c’est que les façons des « génocidaires » continuent de se développer à la manière dont elles se sont produites depuis toujours. Cent têtes éclatées par des voyous méritent bien cette accusation, et voici pourquoi…

Définition de l’ONU – « Article II… Le génocide s’entend de l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a. Meurtre de membres du groupe ;
b. Atteintes graves à l’intégrité physique… de membres du groupe ;
c. Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d. Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e. Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

» Notons qu’en 1793-1794, ce dernier point n’avait pas lieu d’être pris en considération, les enfants de la Vendée étaient massacrés comme leurs parents. Les exemples abondent… 

Mais cela ne suffit pas. Certains disent qu’il y faut : « l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ». L’intention est en effet l’élément le plus difficile à établir. Pour qu’il y ait génocide, il faut démontrer que les auteurs des actes en question ont eu l’intention de détruire physiquement un groupe national, ethnique, racial ou religieux. C’est le cas de la « Vendée », au moins pour le religieux… La destruction culturelle ne suffit pas, pas plus que la simple intention de disperser un groupe. C’est cette intention spéciale, ou dolus specialis, qui rend le crime de génocide si particulier. En outre, la jurisprudence associe cette intention à l’existence d’un plan ou d’une politique voulue par un État, même si la définition du génocide n’inclut pas cet élément. Ce fut le plan du gouvernement de la Convention en 1793.

Le génocide peut également être commis contre une partie seulement du groupe « ethnique, racial ou religieux », pour autant que cette partie soit identifiable et « significative » y compris à l’intérieur d’une zone géographiquement limitée… C’est le cas de la « Vendée », identité historique qui regroupe des territoires de Loire-Inférieure, du Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres et de la Vendée proprement dite et leurs habitants.

Bertrand Barère, député « centriste », membre du Comité de salut public du 6 avril 1793 au 1er septembre 1794, était un orateur à succès. Sous la Constituante, il avait été remarqué par ses propositions de réforme des institutions judiciaires, des finances et de l’administration. Il se battit pour que sa Bigorre natale devienne le département des Hautes-Pyrénées. Passe la Législative… Il fut réélu à la Convention et, après diverses fonctions, il fut chargé d’ouvrir le procès de Louis XVI et d’interroger le roi. Il intervint en janvier 1793 contre les Girondins. Il entra en avril au Comité de salut public, le véritable gouvernement d’alors, et en devint rapidement le rapporteur… C’est à ce titre qu’il inventa « l’éradication » de la Vendée. Outre la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) — loi qui supprimait les droits de la défense — on lui doit deux discours dans lesquels perce l’intention d’éradiquer… Celui du 1er août et celui du 2 octobre 1793.

Le premier discours aboutit à la promulgation d’un décret « relatif aux Mesures à prendre contre les Rebelles de la Vendée », le second réorganise les armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest pour former l’armée de l’Ouest. Les deux sont marqués par la nécessité de la Terreur. Dans le premier, l’article 6 parle des combustibles nécessaires « pour incendier les bois, les taillis et les genêts », l’article 7 précise que « Les forêts seront abattues ; les repaires des rebelles seront détruits ; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée, et les bestiaux seront saisis »… C’est l’article 8 qui fait débat et autorise certains à nier le génocide car l’intention est vague.

On note en effet : « Article 8. Les femmes, les enfan(t)s et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité. » De là, les défenseurs de Robespierre appuient sur l’humanité du Comité de salut public… Sauf que cette humanité ne tient pas dans la réalité… les « bleus » violent et assassinent dans tous les cas — il suffit de lire les mémoires du temps, les textes de la jeune Pauline Gontard des Chevalleries ou du révolutionnaire Jean-Paul Bénaben, « commissaire du Maine-et-Loire près des armées destinées à combattre les rebèles de la Vendée »… C’est l’horreur.

Barère est resté célèbre pour ces phrases prononcées à la tribune de la Convention, publiées dans le Mercure universel le 2 octobre 1793 : « Détruisez la Vendée, et Valenciennes et Condé ne seront que des domaines inutiles aux Autrichiens ; l’Anglais ne tentera plus d’enlever Dunkerque. Les Espagnols seront battus par les habitants du Midi ; détruisez la Vendée, vous aurez anéantis tous nos ennemis… »

« Anéantis » « Eradiqués » « Génocidés »… Quelle différence ?

MORASSE

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2023/05/02/219408/oui-il-y-eut-genocide-en-vendee/

dimanche 19 février 2023

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 2/2

 

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 2/2

Vous le dites en préambule du film, Charette, c’est d’abord l’honneur, l’honneur de faire face, de se battre, fidèle à l’exemple de ses ancêtres, pour sa terre et le peuple…

La gauche me dit que l’honneur est une valeur de droite. Je pense qu’elle a raison, ce qui sous-entend a contrario que le déshonneur est une valeur de gauche.

Faire preuve d’honneur, c’est assumer la fidélité à une société régie tant par les lois naturelles que les coutumes ancestrales. L’honneur se traduit par l’abnégation et le courage, ce qu’exprime parfaitement Charette.

La modernité révolutionnaire incarne exactement l’inverse : c’est l’orgueil, l’hybris, la volonté d’effacer toute trace du passé pour construire de manière totalitaire l’homme nouveau et la société nouvelle.

Quand les Vendéens se sont levés contre cette vision des choses, ils sont devenus, aux yeux des révolutionnaires, des ennemis du genre humain qui devaient être à ce titre éliminés, y compris les plus modérés et les partisans de la République résidant en Vendée militaire : aucune grâce ne pouvait être tolérée, d’où le massacre systématique des prisonniers, des femmes, des enfants et des vieillards.

Ce film est une œuvre magnifique. Comment expliquez-vous l’accueil enthousiaste du public malgré la déferlante de haine ?

La réponse est simple : le public ne s’y est pas trompé. Enfin, la vérité se fait jour sur la Vendée à travers un héros populaire, un héros français qui appartient à tout le monde. La Vendée est un passé qui ne passe pas dans l’inconscient français.

La pseudo élite mainstream, totalement déconnectée du peuple, n’a pas compris ce sentiment et elle poursuit la diffusion de ses valeurs mortifères alors que le peuple veut tout simplement vivre son histoire.

Malheureusement, cette pseudo élite maîtrise tous les rouages du système même si son agonie intellectuelle est amorcée.

Cette pseudo élite reproche au Puy du fou Films d’avoir traité le thème historique de la Vendée. Au nom de quoi et de qui ? Théoriquement, les chaînes, dites de production, devraient investir dans la diversité ce qui, malheureusement, n’est pas le cas en France, pour des raisons essentiellement idéologiques et politiques, d’où la pauvreté et la redondance de la production cinématographique actuelle, puisque l’essentiel des thèmes abordés tourne autour des mêmes idées de nature sociologique, sexuelle, migrationniste, etc.

En son temps, Jean Meyer disait que le dernier communiste stalinien serait à l’université française. L’histoire lui donne malheureusement raison.

Quant au public, faisons-lui confiance. En l’occurrence, il a fait le choix d’aller voir ce film et d’en parler hors de toute contrainte en lui rendant unanimement hommage.

Cette réponse du public a commencé avec l’explosion des réseaux sociaux il y a une vingtaine d’années. Ce mouvement s’amplifie doucement et gageons qu’à court ou moyen terme l’explosion va jaillir. Rappelons-nous ce qu’il s’est passé en 1990 en URSS : qui aurait pu imaginer que ce système « solide comme un roc » allait s’effondrer par l’intérieur. En 1985, alors jeune professeur dans l’enseignement secondaire, il nous était recommandé d’affirmer que l’URSS était la deuxième puissance mondiale alors même que tout le monde savait qu’elle était sur la pente descendante. J’avais alors fait part de ma stupeur à mes collègues qui ont immédiatement réagi en me traitant de fasciste, de suppôt du capitalisme américain… Il a fallu des années après la chute du mur de Berlin pour que le contenu des ouvrages scolaires évolue.

Canal+ a décidé de jouer la carte de la pluralité et d’aborder d’autres thèmes, notamment celui de l’histoire. C’est une première et comme le public y est incontestablement sensible, il est fort à parier que des sujets de même nature seront mis en images. Canal+ sait bien que toute une partie des Français est lasse de la cancel culture et appelle de ses vœux des œuvres de ré-enracinement.

Ce que les lecteurs ne savent pas, c’est qu’il suffit d’appliquer la loi pour vous faire taire.

Exactement, j’en ai d’ailleurs fait part à un journaliste hostile stupéfait car il ne croyait pas à l’existence de ces textes.

En effet, il suffit de réactiver les lois prises à l’encontre des Vendéens en 1793 qui n’ont jamais été abrogées, ce qui constitue un incroyable scandale. Je rappelle que l’extermination et l’anéantissement de la Vendée ont été votés unanimement par l’assemblée nationale de l’époque, la Convention, en conscience partagée.

Il suffit de les réactiver comme on a réactivé des lois révolutionnaires pour légaliser la déportation des Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Que prévoient ces lois ?

Ces lois prévoient l’extermination de tous les Vendéens par l’armée, la nationalisation de leurs biens, l’implantation d’une nouvelle population venue de l’extérieur et choisie sur des critères idéologiques et politiques.

Il y aura toujours un Robespierre, un Lazare Carnot… pour imaginer de telles politiques et un Turreau, un Amey pour les mettre en œuvre.

Lorsque des députés actuels comme Alexis Corbière et Matthias Tavel appellent dans la presse publique à une large mobilisation contre la falsification de l’histoire, quitte à utiliser des moyens coercitifs, ils ont eu des collègues nommés Carrier ou Fourcroy qui savaient y faire en la matière et qui peuvent leur fournir une ribambelle d’idées.

Mon propos peut faire sourire, néanmoins je conseille de lire attentivement les articles de presse contenant les propos desdits Corbière et Tavel avec tous les sous-entendus qu’ils contiennent, vous ne serez pas déçus… Il y a de quoi en frémir…

D’où la nécessité d’abroger ces lois. Malheureusement, abroger reviendrait à reconnaître les faits, le génocide. Malgré les multiples demandes, les députés, qui se considèrent à tort d’ailleurs, héritiers de la Révolution, s’y refusent absolument. Ils en deviennent de facto complices des crimes commis.

Nous connaissons les épisodes des noyades de Nantes dans la Loire, surnommée « la baignoire nationale », par le montagnard Carrier, les colonnes infernales du général Turreau, les civils assassinés, les femmes violées, les enfants tués et massacrés dans le ventre de leur mère… Vous montrez d’ailleurs cela dans le film. Peut-on parler d’un génocide vendéen ?

Il faut revenir à la définition du génocide, définition actée lors de la Convention de Nuremberg.

Selon elle, un génocide est un crime imprescriptible, commis contre l’humanité. Est considéré comme génocide la conception, la réalisation de l’extermination partielle ou totale d’un groupe humain de type racial, ethnique, politique ou religieux.

L’important n’est pas la réalité de ce groupe mais la perception qu’en ont les criminels.

En l’occurrence, le Comité de salut public et la Convention voient dans les Vendéens un groupe humain de type religieux et politique qu’il faut éliminer non pas pour ce qu’il a fait mais pour ce qu’il est.

En l’occurrence et de façon tout à fait incroyable, j’ai pu reconstituer tout le dossier d’extermination et d’anéantissement. Je tiens à souligner qu’il a fallu deux cents ans pour que soit soulevée au sein de l’Université la question de la nature de la répression en Vendée et que l’on travaille sur la réalité des faits aussi bien au niveau des bourreaux que des victimes.

Que peut-on constater ?

Premièrement, que l’extermination des Vendéens et l’anéantissement de leurs biens et de leurs terres ont été conçus au plus haut niveau de l’État, en l’occurrence, le 26 juillet 1793, au sein du Comité du salut public. Cette idée folle s’est traduite par trois lois votées les 1er août, 1er octobre et 7 novembre 1793. Synthétiquement, ces lois prévoient l’extermination des habitants de la Vendée militaire, la nationalisation de leurs biens, la destruction de leur territoire, le repeuplement par de bons citoyens venus de l’extérieur, et symboliquement le retrait du nom de la Vendée pour celui de « Département Vengé ». Ce nouveau nom n’a qu’un seul but : acter la disparition de la population « dégénérée » pour une population nouvelle révolutionnaire. Je le répète : l’extermination et l’anéantissement de la Vendée constituent un acte légal, voté en conscience partagée unanimement par les députés français.

Deuxièmement, il restait à mettre en œuvre la législation. Comme l’a si bien démontré Monsieur Jacques Villemain, dans ses ouvrages, les députés mettent en œuvre une chaîne de commandement qui part du haut vers le bas, c’est-à-dire du Comité de salut public aux généraux, puis des généraux aux officiers et enfin, des officiers aux simples soldats.

Toute la hiérarchie militaire, administrative et politique du Comité de salut public est concernée.

Troisièmement, j’ai pu retrouver l’essentiel des ordres donnés et des rapports politiques, administratifs et militaires, ainsi que les bilans de la grande majorité des actions menées en ce sens sur le terrain vendéen.

Quatrièmement, j’ai pu reconstituer, grâce à la numérisation des documents de l’époque, la planification de cette extermination et de cet anéantissement.

D’après ces documents, quatre plans chronologiques ont été conçus et mis en œuvre avec des objectifs précis que sont l’extermination générale et la destruction complète du territoire de la Vendée. Je ne peux que vous recommander à ce sujet mon livre : Vendée : du génocide au mémoricide (Le Cerf). Tout y est extrêmement précis, preuves à l’appui.

Restent les victimes survivantes. Elles ont beaucoup témoigné et leurs récits sont très précis. À titre d’exemple, nous pouvons citer le village du Petit Luc, rayé de la carte faute d’habitants. Autre cas factuel : celui de La Chapelle Basse-Mer, objet de ma première thèse via laquelle j’ai démontré que sur les 3 250 habitants, plus de 850 ont été tués ; et sur 990 maisons, 360 ont été incendiées, soit 51 % de la valeur immobilière. Globalement, sur 815 000 Vendéens de la Vendée militaire, au minimum 117 000 ont disparu, je précise que ces chiffres sont énoncés a minima, ainsi 200 000 habitants ont tout aussi bien pu disparaître.

Espérons qu’avec le développement de la technologie, l’avenir nous permettra d’avoir des chiffres plus précis.

Quels sont vos ouvrages que vous conseillez de lire pour se former et connaître la vérité sur cette histoire, sur notre histoire ?

Selon l’approche que l’on souhaite en avoir, il faut choisir en conséquence.

Pour comprendre l’action du paysan vendéen, je vous conseille de lire : La Chapelle Basse-Mer, village vendéenRévolution et contre-révolution, ou La guerre de Vendée à La Chapelle Basse-Mer, le premier étant un ouvrage purement historique, le second étant un roman historique basée sur des faits historiques réels.

Pour comprendre le génocide, je vous recommande : Vendée-Vengé, le génocide franco-français (Perrin)

Enfin, pour comprendre la manipulation de la mémoire vendéenne, je vous recommande : Vendée du génocide au mémoricide (Le Cerf)

Pour les lecteurs passionnés qui souhaitent aborder le problème sous l’angle juridique, je leur conseille de lire les ouvrages de Monsieur Jacques Villemain : Vendée 1793-1794 (Le Cerf), ou Génocide en Vendée (Le Cerf)

Pour obtenir ces ouvrages clés allez sur mon site : https://reynald-secher-editions.com/

Mais avant tout, si ce n’est pas déjà fait : précipitez-vous pour voir ce film extraordinaire réalisé par le Puy du Fou : Vaincre ou mourir https://www.vaincreoumourir.fr/

https://www.lesalonbeige.fr/vaincre-ou-mourir-entretien-choc-avec-reynald-secher-historien-ecrivain-et-scenariste-francais-docteur-detat-es-lettres-2-2/

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 1/2

 

Vaincre ou mourir : Entretien choc avec Reynald Secher, historien, écrivain et scénariste français, Docteur d’État ès lettres 1/2

Reynald Secher, le grand public vous redécouvre à l’occasion du film remarquable Vaincre ou mourir, réalisé par le Puy du Fou Films. Pouvez-vous vous présenter brièvement pour les lecteurs du Salon Beige à qui vous faites l’honneur de cet entretien exclusif.

Originaire de Bretagne par mon père et de Vendée par ma mère, père de quatre enfants, je me destinais à devenir chef d’entreprise aux États-Unis. La providence en a décidé autrement. Étudiant en histoire, j’ai fait la rencontre d’un grand professeur d’université, Jean Meyer, qui allait bouleverser ma vie. C’est lui qui m’a proposé de travailler sur l’histoire de la Vendée pendant la période de 1793-1794. Les choses se sont passées en trois temps. Dans le cadre de mon diplôme d’études approfondies (DEA), je devais vérifier si le discours universitaire officiel affirmant qu’il était impossible de travailler à l’université sur ce sujet faute de documents s’avérait être véridique. La méthode retenue par Jean Meyer qui consistait à reconstituer l’histoire d’un village, en l’occurrence celle de La chapelle Basse-Mer, s’étant révélée fructueuse, je suis passé à la rédaction d’une thèse de troisième cycle sur ce village. Entre autres, au-delà de la documentation trouvée, je me suis rendu compte que la mémoire populaire par rapport à ces événements était encore vivante et d’une richesse incroyable. Ayant créé des méthodes spécifiques pour traiter ce genre de sujet, je les ai extrapolées à l’ensemble de la Vendée militaire dans le cadre d’une thèse d’État publiée en 1986 aux presses universitaires de France (PUF) sous le titre : Le génocide franco-français, la Vendée-Vengé.

Ayant dû démissionner de l’enseignement à la suite de la publication de ces deux thèses, je suis devenu directeur de communication du conseil régional du Poitou-Charentes. À la fin de mon contrat, j’ai fondé une maison d’éditions éponyme tout en devenant conservateur du musée des guerres de l’ouest à Plouharnel, dans le Morbihan. Parallèlement, j’ai continué à écrire des articles, des livres, des scénarios pour des documentaires et des bandes dessinées. Je me suis également beaucoup investi dans la restauration du patrimoine local, régional et international à la tête de « l’association Mémoire du futur de l’Europe », ainsi que dans la transmission de la mémoire de la Vendée et de la Chouannerie à la tête de « l’association des descendants des Chouans et des Vendéens ».

Les médias mainstream ont lancé une campagne de dénigrement et d’insultes  contre le film, les Villiers et vous-même. Comment expliquez-vous ce déferlement de haine qui se traduit par autant d’anathèmes et d’insultes les plus choquantes et les plus grotesques ?

Depuis que le gouvernement de Front Populaire a poussé à la nomination, en 1937, de Georges Lefebvre à la chaire d’Histoire de la Révolution française de la Sorbonne qui fixe la doxa universitaire en la matière, tous les titulaires de ce poste sont issus de la Société des Etudes Robespierristes (SER) fondée par Mathiez en 1908 (il participera encore à la fondation du Parti Communiste Français en 1920). Lefebvre sera lui-même un « compagnon de route » du PCF, et après lui plusieurs titulaires de cette chaire y seront encartés jusqu’à leur mort tels A. Soboul et M. Vovelle. L’actuel titulaire de cette chaire, P. Serna, élève des deux précédents, chroniqueur régulier dans « L’Humanité » appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon. C’est assez dire que la Révolution française comme « vieille déesse-mère » (F. Furet) ou mythe fondateur pour la gauche radicale et révolutionnaire qui voit dans la violence cette nécessaire « accoucheuse de l’Histoire » que célébrait Marx, n’est pas prête à accepter qu’on porte atteinte à l’Immaculé Robespierre, auteur avec quelques autres dont Carnot et Turreau du génocide vendéen. Ce petit, mais puissant cénacle qu’est la SER, profondément enkysté dans cette Bastille universitaire, qu’est la Sorbonne, essaie de faire croire que dénoncer les violences et les crimes de 1793-1794, c’est attaquer la République, comme si la république démocratique et pluraliste qui est la nôtre s’identifiait à ce régime de Terreur, de crime et de sang, justement qualifié de «matrice des totalitarismes » par F. Furet et qui fut celui de l’an II. On est là dans une forme d’escroquerie intellectuelle.

Je ne reviendrai pas sur les agissements de ce qu’il faudrait sans doute appeler la « secte robespierriste » et que j’ai détaillés il y a bien des années dans une brochure où je traitais de La désinformation autour de la guerre de Vendée et du génocide. Je ne puis que constater, pour m’en désoler, le fait que sa puissance aujourd’hui va jusqu’à lui permettre d’insérer ses tentacules jusque dans l’Université catholique. C’est ainsi qu’une élève de MM. JC Martin et P. Serna (tous deux membres de la SER) enseigne aujourd’hui à la Catho d’Angers et diffuse des ouvrages contestables tant sur la méthode que sur le fond. Que Mme Rolland-Boulestreau présente sous le titre « Les colonnes infernales » (Fayard 2015) une synthèse fondée uniquement sur le point de vue des militaires républicains (que dirait-on d’un ouvrage qui se présenterait comme une histoire d’Auschwitz racontée du seul point de vue des SS ?) ou, pis encore un ouvrage, qui sous le titre « Guerre et Paix en Vendée 1794-1796 » (Fayard 2019) également uniquement à partir des sources républicaines (comme si la négociation d’un traité de paix pouvait valablement être analysé à partir du point de vue d’une seule des deux parties, comme si la guerre de Vendée avait pris fin en 1796), n’est pas bien sérieux. Qui plus est, cette personne ose prétendre que je n’aurais pas mis les pieds aux archives du ministère de la guerre, ce qui est un mensonge éhonté qui ne l’honore guère. Nous en sommes là, hélas. On parle beaucoup de l’ « Université woke », mais il y a beau temps que cette part de l’Université qui traite de la période révolutionnaire est sous la coupe d’une vision politiquement orientée et publie moins de travaux d’histoire que de propagande politique de la gauche radicale. Il faut le savoir.

À l’heure actuelle, l’action de cette gauche sectaire contre le film Vaincre ou mourir a la même finalité : entraver sa diffusion, tout comme elle a entravé la diffusion de mes ouvrages et de mon travail.

Certains élus, dont parmi eux des députés, appellent ouvertement à vous faire taire. Au-delà de cette incitation manifeste à la haine, qui mériterait un traitement judiciaire approprié, ces héritiers de régimes mortifères, qui ont fait des dizaines de millions de morts, continuent à donner des leçons au monde. Comment peut-on expliquer cette situation ?

La bêtise, l’aveuglement idéologique, l’intérêt financier et social sont leurs moteurs. Pour conserver leurs rentes, leur statut social, ils vendraient père et mère. Qu’importent les faits, qu’importe la Vérité, ils sont vils et veulent coûte que coûte continuer à jouir de leur rente de situation, laquelle est tellement confortable qu’elle se prolonge depuis plus de 200 ans.

Cependant, les faits sont têtus et l’inimaginable, l’indicible commencent à s’imposer. Par conséquent, ces prophètes n’ont pas d’autres solutions que de se comporter comme ils le font et de refuser absolument toute remise en cause.

A suivre

https://www.lesalonbeige.fr/vaincre-ou-mourir-entretien-choc-avec-reynald-secher-historien-ecrivain-et-scenariste-francais-docteur-detat-es-lettres-1-2/

mardi 31 janvier 2023

Vaincre ou Mourir. Guerres de Vendée : Entretien avec l’historien Reynald Secher

 

Vaincre ou Mourir est un film (2023) qui raconte la vie et la mort du général breton, héros des guerres de Vendée, Charette de la Contrie. L’historien Reynald Secher explique pourquoi cette guerre est un un génocide, au micro de l’Agence Bretagne Presse.


Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2023/01/31/214660/vaincre-ou-mourir-guerres-de-vendee-entretien-avec-lhistorien-reynald-secher/