lundi 13 juillet 2009

Il y a 45 ans : mort du communiste Maurice Thorez


– Il y a eu 45 ans hier, décédait Maurice Thorez. Originaire du Pas-de-Calais, il entre au bureau politique du Parti communiste « français » puis en devient le secrétaire général en 1930. À la tête du PC«F», Maurice Thorez se glisse dans la peau du « premier stalinien de France » et suit sans scrupule l’ensemble des directives politiques du fils spirituel de Lénine, Joseph Staline : affrontement « classe contre classe » ; pseudo défense nationale suite à la signature du pacte franco-soviétique puis revirement pro-allemand après la signature du pacte germano-soviétique en août 1939. Le parti de Maurice Thorez dénonce alors la guerre et multiplie les gestes d’amitié et de solidarité envers les « camarades ouvriers du Reich ». Il s’agit alors pour le chef des communistes français de combattre la guerre « impérialiste »… des démocraties d’Europe de l’ouest.
Après la défaite de l’armée française, des négociations débutent en juin 1940 entre Maurice Tréand, cadre du PC « F » et Otto Abetz, représentant des Nazis en France. But des pourparlers : obtenir la reparution du journal L’Humanité et la légalisation du parti. Réfugié à Moscou après sa désertion de l’armée française, Maurice Thorez envoie à son collaborateur, Jacques Duclos, un télégramme le 22 juin 1940, cosigné par Georgi Dimitrov, secrétaire général de l’ITC (Internationale des Travailleurs Communistes), stipulant une collaboration active avec les forces d’Hitler : « Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux locaux, éventuellement l’Humanité ».
Après ses années passées en URSS, Maurice Thorez regagne la France fin 1944. Il devient ministre d’État sous de Gaulle, et vice-président du Conseil des gouvernements Gouin, Bidault et Ramadier jusqu’en 1947. Durant cette période, et jusqu’à sa mort en 1964, Maurice Thorez continue d’être l’un des instruments les plus fidèles de la politique du Kremlin (ci-dessous reproduction de la « Une» de l’Humanité à la mort de Staline en 1953). Il soutiendra par exemple la féroce répression du peuple hongrois par les Soviétiques en 1956. Maurice Thorez a parfaitement incarné l’antipatriotisme du PC « F », toujours d’actualité en 2009.
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