vendredi 19 juillet 2019

Mandela et l’Afrique du Sud ? Parlons-en !

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La guerre froide entre deux blocs, OTAN et pacte de Varsovie, avait longtemps gelé toute évolution planétaire : bousculer un crucial sujet stratégique ou géopolitique, c’était risquer le feu nucléaire. Après la chute du mur de Berlin, le dégel finit par faire tomber l’Afrique du Sud de l’apartheid, avec d’autres dominos politiques hérités d’un autre âge.
Cette inévitable mise à jour déclencha alors une incroyable Mandela-manie. Libre, l’Afrique du Sud (RSA) verrait exploser d’immenses capacités jusqu’alors brimées. Sous la démocratique houlette du sage Mandela, le pays arc-en-ciel deviendrait une grande puissance. Pourquoi pas ?
Or, vingt-cinq ans après, la RSA va mal : ravageuse insécurité, insolentes inégalités – ses propres experts officiels le clament haut et fort, on le verra plus bas. Mais désormais payés pour vanter la mondialisation heureuse et le mélangisme sans frontières, les médias d’« information » français camouflent ces graves échecs et persistent à vanter un mirage arc-en-ciel – dont les Sud-Africains noirs eux-mêmes se détournent avec dégoût ou colère.
Cet échec, le voici.
Les inégalités. CNN (média libéral, citant la bienséante Banque mondiale) accuse : après 25 ans de démocratie, et autant d’années au pouvoir pour le parti de Mandela, l’ANC (African National Congress), l’Afrique du Sud est devenue le pays le plus inégalitaire du monde. Plus inégalitaire, même, qu’en 1994 !
Arc-en-ciel ou pas, le revenu des ménages riches (Blancs) est dix fois plus élevé que celui des ménages pauvres (Noirs). La fragile classe moyenne – cruciale pour le développement du pays – stagne depuis 2008. Les élites (5 % du haut de la pyramide sociale) restent quasiment blanches.
La sécurité. Violence, gangs, stupéfiants, le chaos criminel ravage la RSA. Depuis 2015, le taux d’homicide du pays est le cinquième pire du monde (dit l’ONU). 20.300 homicides en 2018, record sur quinze ans, +3.000 victimes sur 2017. Seule baisse réelle : le taux d’élucidation par la police de ces homicides.
Les provinces et métropoles les plus criminalisées, Gauteng, KwaZulu-Natal, Cape Town, ont les taux d’homicide d’une zone de guerre. Déjà en 2017, le nombre d’homicides augmentait de 7 % sur 2016. Taux d’homicide en RSA : ±36/100.000 habitants. 57 morts violentes par jour en moyenne !
Comparons : ce taux est-il usuel en Afrique ? La RSA subirait-elle une sorte de fatalité criminelle continentale ? Non, car voici les taux d’homicide d’autres grands pays africains : Nigeria : ±10/100.000, Kenya : ± 6/100.000.
De fait, juge la BBC, le taux d’homicide de la RSA approche celui de la Somalie (38,4/100.000), pays d’Afrique subissant une longue et sanglante guerre civile.
Le ravage criminel de la RSA est d’autant plus inacceptable que le problème – très localisé – paraît plutôt aisé à résoudre, selon d’officielles statistiques :
– 50 % des homicides adviennent sur le ressort de 13 % des 1.144 commissariats du pays, d’usage situés dans les bidonvilles (townships) hors contrôle ;
– Ces townships sont connus pour leurs extravagants taux d’homicide :
. le pire de la province du KwaZulu-Natal : 177/100.000 ;
. le pire de la Eastern Cape province : 215/100.000 ;
. le pire de la banlieue de Cape Town : 322/100.000 ! (record du monde pour une simple localité).
Or, durant la lutte anti-apartheid, les townships furent les durables bastions de l’ANC. Paralysés politiquement et aussi fort corrompus, les dirigeants de la RSA ne font donc rien pour juguler cette ravageuse criminalité des bidonvilles.
De ce fait, l’insécurité qui irradie de ces dangereux foyers criminels touche désormais les parties plus calmes du pays, centres-villes, campagnes.

jeudi 18 juillet 2019

Un site préhistorique exceptionnel découvert au coeur d’Angoulême (MàJ : des gravures d’animaux bouleversent les connaissances)

France Culture
09/11/2018
Plus de 200.000 objets vieux pour certains de 14.000 ans ont été déterrés sur un site lors de fouilles préventives précédant la construction d’un centre d’affaires à quelques minutes de la gare d’Angoulême.

Les paganismes renaissants d'Europe

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Dernière vidéo de synthèse des mouvements païens européens contemporains. Les prochaines émissions seront désormais strictement politiques à la rentrée et sur des thèmes plus variés. Le paganisme est une réponse européenne originale à la crise de civilisation qui affecte l'Europe. En France, il est marqué par la Nouvelle Droite (GRECE). Mais dans le reste de l'Europe, il est beaucoup moins marqué politiquement et en expansion. Dominique Venner dans "Le choc de l'histoire" déplorait l'absence de religion identitaire en Europe. Peut-être existe-t-elle finalement.

Jules César, ce fin stratège

[…] Au tout début, l’imperator cachait son jeu… En l’an 50 av. J.-C., toute la Gaule, des Pyrénées aux Alpes et du Rhin jusqu’à l’Atlantique, est déclarée province romaine. Et César va y imprimer sa marque à jamais. Dans le Livre I de ses Commentaires sur la guerre des Gaules, il expose le dessein initial de Rome : établir sur le pays un protectorat tout en lui laissant une part d’autonomie. Mais la révolte de Vercingétorix puis les difficultés de la reconquête ont durci cette position première. Pour preuve, la cruauté avec laquelle César a écrasé les ultimes résistances : en 51 av. J.-C., un an après Alésia, les défenseurs d’Uxellodunum (cité des Cadurques, près de Capdenac, dans le Lot) ont les mains tranchées avant d’être renvoyés dans leur région. Excédé, César avait perdu trop de temps en Gaule, au lieu de se consacrer à sa lutte pour le pouvoir à Rome où gronde la guerre civile… qui va conduire de la république à l’empire. Désormais privée de toute indépendance, la Gaule se voit appliquer la règle d’or de la politique romaine qui, jusqu’à la scission au IIIe siècle entre Orient et Occident, régit l’empire, de la Syrie à la Bretagne et de l’Afrique au Danube : «Ménager les soumis, combattre les audacieux.» Mais le conquérant sait se montrer indulgent envers les Arvernes ou même les Eduens, ce peuple allié, qui l’a pourtant trahi à Alésia. Il est aussi très habile… Quand César rend les prisonniers, il exige en échange un grand nombre d’otages : des centaines de jeunes nobles sont ainsi envoyés dans les écoles militaires et administratives où ils sont sommés de se préparer à devenir les auxiliaires zélés de la romanisation.
Il fallait empêcher, écrit Jean-Louis Brunaux dans son essai Alésia (éd. Gallimard, 2013), le «morcellement d’un pays où les particularismes étaient forts et où le fonctionnement politique s’exerçait pour la plus grande part à l’échelon local». Le seul élément de cohésion de cet ensemble disparate reste l’armée répartie sur tout le territoire. Or César sait qu’il va devoir employer ses légions à combattre dans d’autres provinces de l’imperium. Les Gaulois devront donc collaborer à leur propre sujétion, respecter l’ordre et s’administrer eux-mêmes. L’heure n’est plus à l’acceptation ou non de la domination. Les derniers foyers de résistance ont fini par s’éteindre, les chefs tués au combat ou assassinés par les leurs, parfois exilés. Les nobles, parmi lesquels César recrute ses cadres, se livrent à une concurrence acharnée pour bénéficier de la redistribution des terres et des biens. […]
D’après Pline l’Ancien, à l’exception des Eburons et des Aduatuques, exterminés par l’imperator au point d’avoir été rayés de la carte, tous les autres peuples vont coexister et conserver leur intégrité territoriale. En fait, la vie quotidienne continue même selon les coutumes ancestrales. César veut calmer le jeu et se garde bien de bousculer les habitudes. Surtout, il a besoin d’une Gaule unie derrière lui dans un même effort de guerre contre une partie de ses compatriotes. Il lui faut assurer la logistique de ses armées engagées cette fois non à l’extérieur mais contre ses ennemis de l’intérieur, à commencer par Pompée, qui lui dispute le pouvoir suprême. Fin stratège, il entend puiser dans ce riche vivier qu’est la Gaule. […]
La romanisation est irréversible. Quelques décennies plus tard, elle vaudra à la patrie de Vercingétorix ce satisfecit de l’empereur Claude (41-54) : «Depuis que la guerre des Gaules a pris fin, la paix est constante et fidèle.» Elle le restera deux siècles, grâce à une administration efficace, à l’amélioration des conditions matérielles et sociales du peuple. En somme, grâce à tout ce qu’avait apporté César, par le glaive ou par la stratégie.
Géo
➤ Article paru dans le magazine GEO Histoire sur Rome (n°44, avril – mai 2019)
http://www.fdesouche.com/1217881-jules-cesar-ce-fin-stratege

Hugues Bouchu, délégué des Amis franciliens de Synthèse nationale, nous parle de Pierre-Joseph Proudhon et de son engagement identitaire...

mercredi 17 juillet 2019

Passé-Présent n°246 : du programme contre-révolutionnaire

Philippe Conrad a préfacé l’ouvrage de Pierre de Meuse Idées et doctrines de la Contre-révolution, édité chez Dominique Martin Morin.
Juriste, enseignant, spécialiste de l’histoire des Idées, Pierre de Meuse, après avoir défini le contenu de la doctrine contre-révolutionnaire, affirme que l’option critique de celle-ci reste d’actualité du fait de la perpétuation des idées et des promesses révolutionnaires telles que l’émancipation de l’individu, la liberté de son destin, ou encore le droit au bonheur.
Philippe Conrad reçoit Alain du Beaudiez à l’occasion de la publication de son livre La Grande Guerre – Autopsie d’un séisme 1870-1935, préfacé par François d’Orcival de l’Institut.
Pour mettre en lumière les prémices du déclenchement du 1er conflit mondial puis ses conséquences, l’auteur analyse avant et après celui-ci, les périodes de tension internationale qui en sont la genèse, puis le prolongement.

Qui était Homère ?

Alors que le Louvre-Lens lui consacre une grande exposition, France Culture s’interroge sur l’identité d’Homère.
[…] Il a existé : son nom est cité par l’historien Hésiode, son contemporain, son rival.
Pierre Judet de La Combe, helléniste, traducteur de L’Iliade et de L’Odyssée, auteur d’une biographie d’Homère (Folio, 2018), explique : « Quand les muses disent, dans Hésiode, qu’elles échangent, harmonisent leur voix, elles emploient le verbe “homêreusai”. C’est un mot employé de manière très marquée pour dire “nous faisons de l’Homère.” Donc Homère, c’est celui qui harmonise, qui assemble. Donc le nom d’Homère était connu dès le VIIIe siècle avant J.C. »
Homère est un surnom, donné à celui qui s’appelait probablement Mélésigénès. “Homère” signifie à la fois “assembleur”, “otage” et “aveugle”. Derrière tous ces mots, une même idée de médiation. […]

Le réchauffement de l’Afrique n’est pas dû à l’homme

030102013123047000000chanclim.jpgMise au point  de Bernard Lugan
En Afrique, le  postulat du « réchauffement climatique global dû à l’homme » est contredit par cinq disciplines scientifiques majeures :
1) Les paléoclimatologues ont, en analysant les « carottes » obtenues lors de forages continentaux et marins, montré que, durant tout le Quaternaire, c’est-à-dire depuis 2,5 millions d’années, l’Afrique a connu des alternances de périodes froides et chaudes, sèches et humides. Les australopithèques et les premiers hominiens en seraient-ils responsables… ?
2) Les paléoenvironnementalistes ont mis en évidence les modifications de la végétation africaine résultant de ces changements climatiques intervenus en dehors de toute intervention humaine.
3) Les climatologues tropicalistes ont démontré que l’actuel  et réel réchauffement est un phénomène à la fois naturel - même si la suicidaire démographie africaine aggrave la désertification -, et delongue durée puisqu’il s’inscrit dans un cycle ayant débuté il y a  5 000 ans. Toujours sans responsabilité humaine.
4) Les archéologues nous apprennent que sur les quinze derniers millénaires, ce furent ces changements climatiques qui, du nord au sud et de l’est à l’ouest, conditionnèrent la mise en place des populations africaines.
5) Les historiens ont mis en évidence le synchronisme existant entre changements climatiques et grandes séquences de l’histoire du continent. (Ce thème du synchronisme constitue le cœur de mon livre « Les guerres du Sahel des origines à nos jours »).
Il a donc été démontré que, depuis des millions d’années, les changements climatiques africains se font selon des cycles naturels connus, décrits, analysés et indépendants des activités humaines.
Et pourtant, tels de nouveaux messies, les « ayatollahs verts » imposent leurs prophéties hallucinatoires à des populations frappées de panurgisme, cependant qu’ à travers un matraquage orwellien de plus en plus inquisitorial, ils tentent de réduire au silence les « hérétiques » ne croyant pas à leurs « révélations ».
Cette mise au point est destinée à fournir un argumentaire aux « sceptiques » à travers la mise en évidence des véritables raisons des changements climatiques africains.
Développements :
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Dijon (21) : découverte de pièces de monnaie « rarissimes » datant du Moyen Âge

C’est un véritable trésor, qui a été exhumé en janvier dernier : un dépôt métallique consistant en une série de 34 monnaies, dont 10 en or, le reste en argent. Il était contenu dans une petite boîte modeste en bronze dont quelques vestiges subsistent. Il a été trouvé à l’occasion d’un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d’un immeuble. Les monnaies seront présentées à Dijon le 15 juin, lors des Journées nationales de l’archéologie. Et, à terme, elles seront exposées au musée archéologique de Dijon. […] Ce dépôt est d’un grand intérêt numismatique. […] Les monnaies présentent une certaine homogénéité. Chronologiquement, leur année d’émission les place dans la deuxième moitié du XVe siècle. La plus ancienne est une monnaie en or du Brabant (actuelle Belgique), émise entre 1432 et 1467. La plus récente est une monnaie en or d’Innocent VIII, Pape de 1484 à 1492.
« À cette époque, le roi de France Charles VIII, avait interdit les monnaies étrangères dont il espérait récupérer le métal précieux pour financer ses guerres, rappelle Stéphane Alix. Toutes ces pièces, fabriquées en argent pur ou présentant un taux d’or très élevé, avaient donc été cachées pour leur valeur métallique. »
La plupart semblent avoir très peu circulé. La majorité de ces pièces a été émise hors de Bourgogne, dans les états du Saint-Empire (Brabant, duché de Savoie, Palatinat) et les principautés italiennes (Milan, États pontificaux, Ferrare, Venise). Une seule pièce du royaume de France a été identifiée (Louis XI). On retrouve une grande proportion de monnaies italiennes, en particulier des pièces lourdes appelées testons, en argent milanais des Sforza.
Ces monnaies témoignent souvent, en particulier chez les princes italiens, d’une forte personnalisation de l’iconographie, héritée pour partie des codes de l’Empire romain. Ce renouveau iconographique participe des styles de la Renaissance italienne. Il s’agit également souvent de pièces lourdes, qui montrent la puissance de ces seigneurs et leur volonté d’en faire des monnaies de référence. […]
L’ensemble constitue également un précieux témoignage sur la fréquentation du lieu à la fin du XVe siècle. L’origine des monnaies, la relative richesse du lot – peut-être des économies familiales réalisées petit à petit, sur une période d’une quinzaine d’années – renvoient à la sphère sociale marchande, au monde du négoce européen. Les lieux d’émission couvrent des territoires qui jouent un rôle moteur dans le commerce européen de l’époque ou qui sont en connexion avec le monde bourguignon (Brabant, Italie du Nord).
Le pendentif associé au dépôt évoque, lui, la sphère privée du couple. Caractéristique des médaillons de mariage de la fin du Moyen Âge, il arbore les monogrammes V et C réunis par une cordelière en or. À l’image des nombreux bijoux reproduits sur les portraits de l’époque, il comprenait sans doute une perle suspendue. Plus modeste que les parures affichées dans les cours princières ou ducales, ce monogramme montre un glissement de l’usage depuis la noblesse vers une frange moins prestigieuse de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée.
« Les circonstances précises du dépôt demeurent incertaines, mais cette poignée de monnaies reflète cette fin de siècle à Dijon », estime Stéphane Alix. C’est en effet l’époque de la chute de Charles le Téméraire, de l’annexion du duché de Bourgogne et de l’arrivée des troupes du roi de France dans les murs de Dijon alors que, par-delà les Alpes, se fait entendre le bruit des guerres d’Italie.
La Croix
http://www.fdesouche.com/1216417-dijonv-21-decouverte-de-pieces-de-monnaie-rarissimes-datant-du-moyen-age

mardi 16 juillet 2019

Saint-Laurent-Médoc (33) : des enfants découvrent un tumulus funéraire vieux de 5600 ans

[…] C’est une découverte archéologique comme on en voit peu. Ou en tout cas pas de cette manière. En 2005, alors qu’ils s’amusaient à creuser dans ce qui leur sert de bac à sable, des enfants de l’école de Saint-Laurent-Médoc, en Gironde, font une étonnante – quoiqu’effrayante – découverte : des restes humains très anciens ! Des archéologues vont donc prendre le relai et découvrir que l’école de la commune était en fait construite sur un tumulus funéraire, l’une des premières formes de monuments funéraires. En somme, l’ancêtre de nos pierres tombales. Les première analyses font état de restes humains vieux de plusieurs centaines d’années. Notable, mais rien d’incroyable. Une nouvelle étude* publiée en avril 2019 vient pourtant donner une toute nouvelle dimension à ce mystérieux site funéraire, baptisé le tumulus des Sables : il est en réalité bien plus vieux et a même été utilisé comme cimetière récurrent pour enterrer des gens pendant près de 2000 ans. En excavant le monticule, les archéologues ont trouvé 30 individus (20 adultes et 10 enfants) placés dans la fosse sur une période de 2000 ans, du Néolithique (environ 3600 av. J.-C.) au début de l’âge du fer (1250 av. J.-C.).
Mais une question taraude les chercheurs : pourquoi cet endroit a priori banal a-t-il servi pendant si longtemps de cimetière collectif, des sites que l’on trouve habituellement dans des lieux symboliques ? « C’est inhabituel parce qu’ici, rien n’indique qu’il s’agissait d’un endroit prestigieux, précise Hannah James, une doctorante de l’Université nationale australienne (ANU) qui a participé aux recherches, dans un communiqué. C’est un monticule d’environ 50 cm de profondeur. Ce n’est même pas une colline ! Il y a autre chose ici qui a poussé les gens à revenir et à l’utiliser. » Quelque chose que les experts n’arrivent pas encore à identifier.
En revanche, l’analyse isotopique des restes dentaires a montré que les individus suivaient tous un régime alimentaire terrestre : à la surprise des chercheurs, ils ne pêchaient pas, malgré la proximité de la rivière et de l’océan Atlantique. L’un d’entre eux semble avoir vécu dans un climat beaucoup plus froid, dans les Pyrénées peut-être, et ensuite transporté jusque-là après sa mort, pour une raison inconnue. Enfin, les archéologues ont exhumé un méli-mélo de céramique cassée, de métal et d’os d’animaux, probablement des reliques funéraires.
« Nous avons affaire à des restes fragmentés, éparpillés et minuscules qui rendent le travail d’analyse fastidieux… et pourraient finalement révéler un nombre encore plus grand de personnes enterrées là-bas », estime Hannah James.
Géo
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Sibérie : des dents vieilles de 31.000 ans révèlent l’existence d’une population humaine inconnue

Au nord-est de la Sibérie, des scientifiques ont mis au jour des dents de lait vieilles de 30.000 ans et appartenant à une population humaine jusqu’ici inconnue. Une découverte qui bouscule les théories sur l’histoire des migrations humaines et les ancêtres des premiers Américains. L’Homme n’a pas toujours évolué sur tous les continents. Il y a bien longtemps, nos ancêtres avaient un territoire bien plus restreint que les populations ont étendu en migrant aux quatre coins de la Terre. Comment ? L’histoire est loin d’être élucidée. C’est ce que confirme une étude publiée cette semaine dans la revue Nature.
Ces travaux reposent sur la découverte de deux dents de lait humaines sur un site archéologique isolé du nord-est de la Sibérie. Nommé Yana Rhinoceros Horn Site (RHS), l’endroit est connu depuis 2001 et de nombreuses trouvailles y ont déjà été révélées. Parmi elles, quelque 2.500 artéfacts fabriqués en os d’animaux, en ivoire ainsi que des outils en pierre.
Ce site a fourni les plus anciennes preuves directes d’occupation humaine dans la région. « Auparavant, les données génétiques suggéraient que le nord-est de la Sibérie n’était occupé que depuis 10.000 ans, mais nous savons [maintenant] que ces populations étaient là depuis bien plus longtemps« , a expliqué au New Scientist, Eske Willerslev de l’Université de Cambridge.
Toutefois, les deux dents humaines découvertes ont à nouveau bousculé les théories. Une analyse génétique a révélé qu’elles sont âgées de 31.000 ans et surtout, qu’elles appartiennent à une population humaine inconnue. Une population génétiquement distincte des Eurasiens occidentaux et des Asiatiques de l’Est que les chercheurs ont nommée « anciens Sibériens du Nord ».
Ce n’est pas tout puisque les analyses génétiques ont révélé un autre résultat crucial : cette population ne serait pas directement liée aux Amérindiens, comme on le supposait. « L’idée commune est que les premiers humains à être arrivés dans cette région étaient les ancêtres des premiers Américains qui ont traversé le détroit de Béring et ont disparu« , a précisé Eske Willerslev. […]
Géo
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dimanche 14 juillet 2019

Puissance, conquêtes et démesures: les Empires à l'époque médiévale

Une étude scientifique finlandaise conclut que le GIEC se trompe : il n’y a pas de preuves que le changement climatique est dû à l’homme

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Une nouvelle étude menée par une équipe de recherche finlandaise a trouvé qu’il n’existe pas de preuves à l’appui de l’idée d’un changement climatique dû à l’homme. Les résultats de l’étude ont été corroborés par des chercheurs japonais.
Dans un article publié à la fin du mois dernier, intitulé « Aucune preuve expérimentale de l’importance du changement climatique anthropique », une équipe de scientifiques de l’Université de Turku en Finlande a déterminé que les modèles climatiques actuels ne tiennent pas compte des effets des nuages sur les températures, et c’est pourquoi ils surestiment à tort l’impact des gaz à effet de serre générés par l’homme.
Pourquoi le GIEC se trompe
Les modèles utilisés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) « ne peuvent pas calculer correctement la composante naturelle incluse dans la température globale » car « une forte rétroaction négative des nuages fait défaut dans leurs modèles ».
Autrement dit, ils ne tiennent pas compte de l’impact naturel des nuages sur la température.
En tenant compte du facteur de couverture nuageuse et des émissions de gaz à effet de serre, les chercheurs ont constaté que l’homme n’a tout simplement pas beaucoup d’effet sur la température de la Terre.
Pas de changement climatique anthropique
Au cours des cent dernières années, la température a augmenté d’environ 0,1 degré Celsius à cause du dioxyde de carbone, et la contribution humaine était d’environ 0,01 degré Celsius, » notent les chercheurs.
Vous avez bien lu… 0,01°.
L’étude poursuit :
Comme la part anthropique de l’augmentation du dioxyde de carbone est inférieure à 10 pour cent, nous n’avons pratiquement aucun changement climatique anthropique. 
Si nous tenons compte du fait que seule une petite partie de la concentration accrue de CO2 est anthropique, nous devons reconnaître que le changement climatique anthropique n’existe pas dans la pratique.
Un centre de recherche scientifique japonais confirme
Le professeur Masayuki Hyodo, chercheur principal à l’université Kobe au Japon, confirme :
Cette étude [finnoise] est l’occasion de repenser l’impact des nuages sur le climat. 
Lorsque les rayons cosmiques galactiques augmentent, les nuages bas augmentent aussi, et lorsque les rayons cosmiques diminuent, les nuages diminuent aussi, de sorte que le réchauffement climatique peut être causé par un effet opposé — « l’effet parapluie ». 
L’effet parapluie causé par les rayons cosmiques galactiques est important lorsqu’on pense au réchauffement climatique actuel ainsi qu’à la période chaude de l’ère médiévale.
Selon Hyodo, les modèles climatiques politiques — y compris le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies — ne tiennent pas compte de cela dans leurs calculs.
Il existe d’autres sons de cloches
Il existe d’autres sons de cloche que ceux que les médias veulent bien vous laisser entendre. 
Et pour que vous ne vous renseigniez pas auprès de sources d’informations multiples, Dreuz a encore récemment été accusé par Le Monde de diffuser des thèses conspirationnistes et des Fake News, une façon de ne pas argumenter et de dire : ne croyez pas ce que vous lisez sur Dreuz.
  • Les températures sur Terre vont baisser jusqu’en l’an 2100 pour atteindre les niveaux d’un petit âge glaciaire, prédit Horst-Joachim Lüdecke, un scientifique de l’Université allemande de la Sarre, en Allemagne (Source : HuffPost)
  • Les températures vont baisser jusqu’en 2060, affirme Habibullo Abdussamatov, directeur de l’Observatoire russe de Pulkovo.
  • Le refroidissement a déjà commencé, et il pourrait se terminer dès 2030, annonceAnastasios Tsonis, directeur du Atmospheric Sciences Group à l’Université du Wisconsin.
  • « Le soleil, et non l’homme, réchauffe la terre », rappelait Lüdecke en 2011, exprimant de manière concise l’opinion émergente selon laquelle l’homme joue un rôle sans conséquence dans le changement climatique.
  • Une étude produite par un géoscientifique de l’Université du Wisconsin-Madison et astrophysicien présente une explication des fluctuations des températures de la Terre qui met en lumière la complexité des forces à l’œuvre sur le climat de la Terre et tout ce qu’il nous reste à en apprendre. L’étude soutient que le cycle des changements climatiques au cours des millénaires est en grande partie le résultat des changements dans la quantité de rayonnement solaire, en partie causés par de petits changements dans les orbites de la Terre et de Mars.
  • Il y a deux ans, des chercheurs australiens ont conclu que la période de réchauffement actuelle de la planète était probablement attribuable aux tendances naturelles de la température qui ont précédé l’industrialisation humaine. « Après avoir appliqué la plus récente technique de grandes données à six séries de températures approximatives de 2000 ans, nous ne pouvons pas confirmer que le réchauffement récent est tout sauf naturel — ce qui aurait pu se produire de toute façon, même s’il n’y avait pas eu de révolution industrielle, » a noté l’équipe australienne.
 » Notre nouveau document technique… sera probablement ignoré », avait écrit l’un des chercheurs. Il avait raison…
Le pot aux roses du GIEC
Notez bien ceci, c’est probablement la révélation la plus intéressante. 
Elle a été faite en 2014 dans le Huffington Post par Lawrence Solomon.
Lorsque l’ONU a créé le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat en 1988, il a reçu le mandat d’examiner les causes du réchauffement d’origine humaine. 
Ce mandat prévoit donc que le GIEC doit ignorer l’influence du soleil sur le climat de la Terre.
C’est ce qu’ont appris les scientifiques lors d’une réunion du GIEC en 1992 : 
À la surprise d’Eigil Friis-Christensen, chef de la division géophysique de l’Institut météorologique danois, il n’a pas été autorisé à présenter les résultats d’un article qu’il avait co-écrit dans le magazine Science et qui mettait en corrélation les taches solaires et les températures mondiales.Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

3 JUILLET 1940 : LA TRAHISON GAULLO-BRITANNIQUE À MERS EL-KEBIR

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José Castano
L’armistice franco-allemand du 18 juin 1940 consacre l’échec de nos armées sur terre ; notre flotte, une des plus puissantes qui n’avait pas été vaincue, est libre. Ni l’amiral Darlan, ni le général Weygand n’ont l’intention « …de livrer à l’ennemi une unité quelconque de notre flotte de guerre » et même de Gaulle le dira, le 16 juin à Churchill en ces termes  « La flotte ne sera jamais livrée, d’ailleurs, c’est le fief de Darlan ; un féodal ne livre pas son fief. Pétain lui-même n’y consentirait pas ».
Les Anglais, de leur côté, désirent que notre flotte, riche en unités lourdes et légères, se rende dans leurs ports. Hitler ne demande pas livraison de notre flotte (le projet d’armistice ne le prévoyant d’ailleurs pas), pas plus que de nos colonies, sachant qu’il n’est pas dans nos intentions d’accepter de telles exigences.
Mieux abrité que Gibraltar, le port de Mers el-Kébir possède une des rades les plus belles et les plus sûres de l’Algérie. Les clauses de l’armistice ont été scrupuleusement observées, et dans le délai qui avait été fixé.Sur nos bâtiments, les culasses des pièces ont été démontées ; il en a été de même dans les batteries de côtes et de D.C.A. Dans les hangars d’aviation, les mesures de démobilisation ont été prises ; on a vidé les réservoirs de leur essence, démonté les canons des chasseurs et les mitrailleuses de tous les appareils ; les munitions ont été rassemblées et mises en dépôt.
L’agression britannique
Le 27 juin 1940, Churchill, en dépit des assurances données par le gouvernement Français, décide, dans le plus grand secret, de mettre « hors d’état de nuire » la marine française. Cette opération aura pour nom Catapult.
Vers 7 heures du matin, un torpilleur anglais, le Foxhound, se présente devant Mers El-Kébir. Un premier message annonce qu’il a à son bord un officier britannique, chargé d’apporter au commandant en chef de la flotte de l’Atlantique une communication de la plus haute importance. Mais une véritable force navale l’accompagne : le Hood, bâtiment de 42000 tonnes, le plus grand cuirassé du monde, armé de pièces de 380 ; le Vaillant, la Résolution, armés également de pièces de 380 ; l’Ark-Royal, le plus rapide des porte-avions anglais, tous escortés de bâtiments légers et de torpilleurs.
Un officier d’état-major français est envoyé par l’amiral Gensoul à la rencontre de l’officier britannique, le commandant Holland. Celui-ci est porteur d’un document qu’on peut résumer ainsi : « La flotte de l’Atlantique est invitée à rallier la flotte britannique, ou à défaut, un port de l’Amérique, avec équipages réduits. En cas de refus de cette offre, elle devra se saborder, sinon, par ordre du gouvernement de Sa Majesté, la flotte britannique usera de la force. »
L’amiral Gensoul réaffirma au parlementaire britannique que les craintes de voir les bâtiments français tomber aux mains des Allemands et des Italiens étaient injustifiées : « La marine française n’a pas l’habitude de manquer à sa parole ! », s’exclama-t-il.
Plus tard, il affirmera qu’il ne pouvait accepter « un ultimatum se terminant par : « ou vous coulez vos bateaux ou je vous coule. C’est exactement : la bourse ou la vie… quelquefois, on donne sa bourse pour sauver sa vie. Dans la Marine, nous n’avons pas cette habitude-là »
Dès 14h, heure approximative de l’expiration de l’ultimatum, les avions de l’Ark Royal volant sur l’eau déposent des mines magnétiques, à l’entrée du port et de la rade de Mers El-Kébir. L’escadre française est pratiquement bloquée.
A 16h56, la flotte anglaise commence le feu. Abritée derrière l’éperon rocheux du fort de Mers El-Kébir, elle tire à cadence accélérée sur nos bâtiments qui cherchent à sortir de la rade. Les consignes s’exécutent partout avec ordre, à Oran comme à Kébir. Après 12 ou 15 minutes de « tir au gîte », les batteries côtières du Santon et de Canastel répondent au feu des Anglais ; le Strasbourg sort des passes. Le bilan s’établit ainsi : le croiseur Bretagne, atteint, explose, coule en sept minutes et disparaît sous l’eau : 150 hommes seulement sur 1300 fuient la mort, soit à la nage, soit en chaloupes. Le croiseur Dunkerque, n’ayant pu prendre la mer, à cause d’une avarie à son gouvernail, reçoit un obus qui tue 150 marins, plus de 100 mécaniciens et chauffeurs, 2 ingénieurs… Le bâtiment est hors de combat. Le croiseur Provence, touché, peut par ses propres moyens, aller s’échouer sur la côte de Kébir : il y a 4 morts. Le contre-torpilleur Mogador X61, incendié par l’arrière, s’échoue et compte 14 morts. Le Rigaut de Genouilli est atteint, seul le Commandant Teste, non cuirassé, amarré à la jetée en construction, est intact. Le Strasbourg fonce vers la haute mer, part vers Alger, puis Toulon.
Et partout ces mêmes visions apocalyptiques ;  parmi les carcasses d’acier éventrées, calcinées, retentissaient les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d’une fumée âcre et d’un mazout noirâtre qui étouffent leurs dernières plaintes.
Le drame n’est pas terminé pour autant. La haine ancestrale de nos « alliés » allait se concrétiser ce 6 juillet 1940. A 6h30, par trois fois en vagues successives, des avions britanniques survolent la rade, à basse altitude, déposent des mines magnétiques entre le Dunkerque et la passe, prennent le navire comme cible. Torpilles et bombes atteignent le bâtiment qui s’enfonce et échoue sur le fond, en donnant de la bande. Les trois chalutiers ou remorqueurs, coopérant à l’évacuation des morts du 3 juillet, sont coulés à leur tour. La D.C.A  côtière, les batteries du Santon, Bel Horizon et Lamoune, les mitrailleuses installées sur la côte, au stade de la Marsa et à l’usine électrique répondent. Le drame, c’est que cette attaque fera encore 205 tués et 250 blessés atteints gravement.
Au total, la marine française déplore plus de 1927 morts ou disparus et plusieurs centaines de blessés dont la plupart gravement brûlés. Deux avions anglais sont abattus.
Les marins anglais ont tué en une semaine plus de marins français que la Flotte allemande pendant toute la seconde guerre mondiale.Nous ne sommes pas loin des 2403 morts du drame de Pearl Harbor, qui décida de l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique, à ceci près que les Japonais étaient leurs ennemis, alors que les Anglais étaient censés être nos alliés. C’est là un crime inqualifiable… impardonnable. Une trahison, mais pas la seule de cette affaire.
La trahison gaulliste
Le 8 juillet, De Gaulle, parlant au micro de la BBC, déclare : « En vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement qui fut à Bordeaux avait consenti à livrer nos navires à la discrétion de l’ennemi… J’aime mieux savoir que le « Dunkerque » notre beau, notre cher, notre puissant « Dunkerque » échoué devant Mers El-Kébir, que de le voir un jour, monté par les Allemands, bombarder les ports anglais, ou bien Alger, Casablanca, Dakar. » … et pas le moindre mot de compassion envers les victimes de cette tragédie.
Contrevérité dans la bouche du prétendu « général » français : Alger, Casablanca, Dakar, donc les clés de l’Empire, allaient être utilisées contre les alliés britanniques.
Mers El-Kébir explique en grande partie l’attitude de bon nombre de nos gouvernants de Vichy durant le conflit comme elle explique aussi celle des autorités civiles et militaires d’Algérie en 1942-1943 et d’une population acquise au Maréchal Pétain.
L’Afrique du Nord, malgré son traumatisme, rentrera en guerre en 1942 et sera avec son « armée d’Afrique », l’une des composantes de la victoire alliée. Elle conservera, néanmoins, son hostilité à de Gaulle, devenu président du Comité de la Libération. Il se souviendra toujours de ce sentiment d’inimitié à son égard et, dès 1958, remis au pouvoir par ceux-là mêmes qui l’avaient blâmé, leur fera supporter amèrement le poids de sa rancune… Enième de ses trahisons !

samedi 13 juillet 2019

La Petite Histoire : Vauban, artisan des frontières de la France



Ingénieur de génie, le maréchal Vauban est surtout connu pour ses travaux de fortification révolutionnaires, la création du « pré-carré » français, et ses innovations dans l’art de mener un siège. Mais plus encore, il est un homme de terrain, proche du petit peuple, un soldat valeureux, un ami du roi au caractère bien trempé et, incontestablement, l’une des grandes figures du Grand Siècle et de l’histoire de France. Retour sur celui à qui la France doit ses frontières actuelles.

vendredi 12 juillet 2019

Cent ans d'imposture mondialisée

6a00d8341c715453ef0240a46b8bba200c-320wi.pngLa conclusion de la réunion du G20 à Osaka ressemble à la reconstitution d'une mauvaise comédie. Les dirigeants de 19 pays sur 20 ont signé un accord pour la galerie. Il est destiné en théorie à sauver la planète et le climat. Mais tout le monde sait qu'il n'y parviendra pas, puisque la principale puissance mondiale refuse de le contresigner. Le président républicain isolationniste désavoue de la sorte les campagnes de ses prédécesseurs et des politiciens démocrates, Obama comme Al Gore.
Les précédents historiques ne manquent pas.
On devrait éviter, mais les médias les adorent, l'abus des anniversaires. Leur déferlante devient d'autant plus pathétique dès lors qu'on se refuse à en tirer les leçons.
Le 75e anniversaire du débarquement de Normandie a sans doute permis de rendre un hommage légitime aux derniers valeureux survivants. Ils n'existeront plus pour l'occasion du centenaire. Cela n'a cependant guère engendré de progrès de la conscience historique chez les anciens Alliés occidentaux.
On ne s'attardera pas non plus sur tel ou tel exemple, parmi tant d'autres, jalons de nos éphémérides : ainsi, la commémoration insolite, organisée par le grand-orient en 2012, des 220 ans de la proclamation de la république, n'a pas beaucoup fait avancer la mémoire civique. Tout juste a-t-elle contribué à réintroduire la ritournelle des références à ce régime dans les déclarations de nos dirigeants.
On doit en revanche regretter, en cette journée du 28 juin, le silence massif à propos des 100 années qui se sont écoulées depuis la signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919. Cette date fut fixée elle-même, par les puissants vainqueurs du conflit, 5 ans jour pour jour après l'assassinat provocateur commis à Sarajevo, le 28 juin 1914, cause immédiate de la première guerre mondiale.
Heureusement, si l'on peut dire, on pourra commémorer, tout au long des quatre années à venir, une par une, chacune des étapes de la mise en place de cette prétendue paix négociée entre les seuls alliés. Les Français gagneront même à revisiter les affligeants débats de ratification animés par Clemenceau.
On a déjà manqué l'évocation du diktat le plus injuste, celui de Trianon, imposé à la Hongrie le 4 juin. Il priva ce royaume, qui ne l'accepta jamais, des 2/3 de son territoire et de 40 % de sa population magyare. À Saint-Germain-en-Laye le 10 septembre, avec l'Autriche le système révéla sa face la plus destructrice au détriment de l'empire des Habsbourg, lui interdisant toute notion d'autodétermination. À Neuilly, le 27 novembre, on amputa la Bulgarie. Désormais isolé de ses voisins, ce pays rejoignit de façon pérenne les rangs des États révisionnistes, dont l'Europe centrale et orientale allait donc se trouver hérissée. Au voisinage des pays théoriquement bénéficiaires, tous se trouvèrent soumis à des régimes affaiblis, désavoués par les vainqueurs et enfermés dans des frontières instables.
Cette situation ne fit qu'accentuer la recherche d'une revanche par une Allemagne ruinée, rançonnée, mais maintenue unifiée et considérant qu'elle n'avait pas été vaincue mais trahie.
On connaît la suite. Les hostilités reprirent 20 ans plus tard.
Un lieu commun se plaît, aujourd'hui encore, à opposer les aspects économiques décrits, dès 1919, par Keynes, membre lui-même de la délégation britannique, et la réponse sur les conséquences politiques de la Paix annoncées par Jacques Bainville en 1920. L'historien français se situait sur le terrain explosif des rivalités géopolitiques. En réalité les critiques des deux auteurs se virent vérifiées par les faits dramatiques qui suivirent.
L'aveuglement des dirigeants de la Troisième république ne doit pas être oublié. On doit l'imbécile, l'injuste et l'inopérant slogan "l'Allemagne paiera" à Louis-Lucien Klotz (1868-1930). Ministre des finances radical-socialiste du gouvernement Clemenceau, de décembre 1917 à janvier 1920, ce personnage se destinait à être condamné, en 1929, à 2 ans de prison pour escroquerie. Rien d'innocent dans son inspiration.
Supposées financer des dommages manifestement surévalués, les réparations étaient destinées à résoudre le problème des dettes contractées auprès de la finance américaine.
Erreur fatale à tous égards.
Elles furent progressivement diminuées, rognées d’années en années de plans en conférences. Mais les montants résiduels n’en furent définitivement soldés que le 5 octobre 1990, 2 jours après la réunification allemande, plus de 71 ans après Versailles, matrice entre-temps de la seconde guerre mondiale.
Ni l'Allemagne ni la France ne purent donc s'acquitter de leurs charges énormes résultant du conflit précédant...
Les tentatives de rapprochement, notamment entre Briand et Stresemann demeurèrent aussi illusoires qu'elles eussent été nécessaires...
Le traité de Sèvres du 10 août 1920, le plus inapplicable, ne fut pas appliqué, au défunt empire Ottoman. Trahi par ses rédacteurs eux-mêmes, il conduisit aux expulsions irréversibles des chrétiens d'Asie Mineure par le traité de Lausanne du 24 juillet 1923.
Autant de catastrophes du point de vue de la civilisation européenne et chrétienne, cet édifice prétendait appliquer les principes grandiloquents de 14 points imposés par Woodrow Wilson président des États-Unis dans son discours au Congrès du 8 janvier 1918. En fait de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la paix qui en découla ne pouvait que s’écrouler.
L'ensemble de l'échafaudage reposait sur l'idéologie américaine du parti démocrate, qui l'avait imposé. Mais le Sénat des États-Unis, en majorité républicain et isolationniste refusa de le ratifier le 19 mars 1920.
Une telle contradiction contribua à entraîner le monde à la catastrophe, celle-là effectivement planétaire, de 1939.
Elle s'est renouvelée, à moindre échelle, avec la réunion du G20 à Osaka, nouvelle manifestation typique de l'imposture mondialiste.
Pour l'instant l'accord climatique ne conduira pas directement à grand-chose, sauf à légitimer les hausses d'impôts, de normes et de taxes. La seule véritable urgence commande de lui substituer une autre politique, vraiment respectueuse des beautés de la Création, de la gloire de son Créateur et de la liberté des hommes.
JG Malliarakis

Grèce : des chercheurs auraient découvert le plus vieux de nos ancêtres en Europe

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C’est un petit bout de crâne qui a été découvert dans les années 1970 dans la grotte d’Apidima, dans le sud de la Grèce, et qui dans les semaines à venir pourrait bien nourrir de nombreuses discussions dans la communauté des préhistoriens. Selon des travaux publiés ce mercredi dans la revue Nature et menés par la paléoanthropologue grecque Katerina Harvati de l’université de Tubingue, en Allemagne, cet os aurait en fait appartenu à un «Homo sapiens» parcourant la Grèce il y a plus de 210.000 ans, soit plus de 150.000 ans plus tôt que nous ne le pensions. Une affirmation qui soulève déjà une certaine incompréhension dans la communauté scientifique.[…]

http://www.fdesouche.com/1235789-grece-des-chercheurs-auraient-decouvert-le-plus-vieux-de-nos-ancetres-hors-dafrique

L'École du misérabilisme

6a00d8341c715453ef0240a4b8df00200b-320wi.jpgDernière invention du laïcisme scolaire : la lutte pour la quasi-gratuité des cantines scolaires. De longue date il est acquis que l'État ne dispense plus seulement l'instruction publique : il administre l'Éducation nationale. Cette machine à formater le peuple fonctionne avec un succès que l'on ne mesure pas assez souvent.
Or, éduquer suppose évidemment nourrir.
Sur son blog hébergé par Mediapart, Jean-Paul Delahaye[1] relaye à cet égard la nouvelle posture adoptée par le Comité national d'action laïque. On l'avait oubliée cette bonne vieille nuisance, filiale du grand-orient de France. L'obédience toujours largement marxiste, s'est toujours acharnée à maintenir les liens entre socialistes et communistes. Coupée de la maçonnerie anglo-saxonne et des loges déistes dites régulières, depuis qu'en 1877 elle s'est proclamée athée, elle représente aujourd'hui encore, en gros, la moitié des francs-maçons français, 50 000 sur 100 000. Son grand œuvre permanent, son projet, à toujours consisté à construire une forme de socialisme maçonnique[2].
Le Comité national d'action laïque est apparu officiellement en 1953 pour lutter contre la meilleure loi favorisant la liberté des familles éducatrices, la loi Barrangé votée en 1951 sous la Quatrième république.
Au commencement de la Cinquième république, le gouvernement de Michel Debré avait imaginé, et mis au point en 1960, un système considéré comme analogue mais sous contrôle étatique. On institua ainsi le secteur privé sous contrat, sous-traitant du public.
L'ancienne école libre devint de la sorte prisonnière des subventions de l'État. Mais, quand même ceci entraîna, de la part du CNAL, une vague de mobilisations. Se retrouvèrent dans la rue, sans succès à l'époque, tous les marcheurs professionnels, du PCF aux radicaux-socialistes.
En 1983, sous Mitterrand, la gauche étant revenue au pouvoir tenta la réforme Savary. Celle-ci était soutenue par nos chers laïcistes. Mais elle fut alors enrayée par l'énorme mobilisation de centaines de milliers de familles françaises attachées à un enseignement de qualité et, osons écrire ici un gros mot : largement catholique.
Une fois de plus, d'ailleurs, au lieu d'aller plus loin en position de force, au lieu d'exiger le retour au libre choix des familles, la hiérarchie se précipita à l'époque sur un compromis sauvegardant sa part de marché.
Enfin en 1994, grâce des manifestations pourtant bien moins nombreuses et moins familiales, les laïcistes, c'est-à-dire les partis de gauche, le grand-orient et le CNAL, obtinrent leur revanche en empêchant la mise en place de la timide loi Bourg-Broc, imaginée par le gouvernement Balladur pour mettre à jour la loi Falloux de 1850.
Aujourd'hui, on s'apprête à fonder une nouvelle croisade du politiquement correct laïc et obligatoire.
Les prémisses de cette campagne laissent rêveur. Delahaye, cité plus haut résume ainsi l'argumentation : "Quand la puissance publique ne remplit pas son obligation de gratuité, écrit-il, elle aggrave les problèmes des élèves pauvres."
En avant par conséquent vers plus de gratuité, autrement dit plus de subvention, plus de redistribution, c'est-à-dire plus de misérabilisme dans le discours public et médiatique. On nous parlera au nom des plus démunis, auxquels d'ailleurs on ne donne jamais, ou le moins possible, la parole.
En matière scolaire et éducative comme pour le reste, pourtant, il paraît dommage qu'en France on ne connaisse pas ce proverbe français : ce qui n'est pas cher ne vaut pas cher.
Ceux qui connaissent le bon cœur du peuple italien savent, ou croient savoir, qu'on obtient à peu près tout de ses responsables de tout niveau quand on invoque les enfants. En Angleterre, les choses marchent un peu différemment : on peut administrer une bonne fessée aux petits garnements mais malheur à celui qui mettrait en cause la place affective des animaux de compagnie.
Depuis Victor Hugo, en France, ce sont plutôt les Misérables que l'on suppose détenir par essence les voies de la vérité et de la justice. Cette dérive post-quarante-huitarde des lubies romantiques n'en finit pas d'empoisonner toute réflexion.
Il n'en a pas toujours été ainsi. Certes depuis Ambroise de Milan (340-397) beaucoup de commentateurs, notamment chez les auteurs catholiques, se sont employés à confondre les pauvres et les justes. Mais, au contraire, dans les écoles de pensées, et notamment dans les religions marquées par l'idée de prédestination[3], sans nécessairement croire que l'argent fait le bonheur, on a pu avoir tendance à identifier la prospérité à l'élection divine, et la misère au châtiment des réprouvés.
Disons le d'emblée l'excès des deux idées a conduit dans l'histoire à des aveuglements également liberticides. La justice et la liberté suivent d'étroits sentiers de montagne où il convient de ne tomber dans aucun des deux ravins.
Cependant, dans la patrie de Robespierre, de Bourdieu et du modèle social que le monde nous envie, règne de nos jours sans partage la revendication égalitaire. Étranglant sans retenue ses deux compagnes officielles, liberté qu'elle liquide et la fraternité qu'elle feint, son principe s'impose en absolu. La remettre en cause expose aux excommunications majeures. On se trouve en face d'un vrai tabou. Mais si l'égalitarisme ne marche jamais et nulle part dans la pratique, la volonté égalitaire relève de l'Utopie ordinaire. Et celle-ci ne peut conduire qu'à toujours plus d'intervention systématique de l'administration et toujours plus de répression. Nos diaboliques forcenés de l'égalitarisme n'y renonceront jamais. Tout économiste peut le remarquer : "on sait depuis longtemps que la gratuité est toujours, d’une façon ou d’une autre, une façon de mieux vendre"[4] Qu'importe, promesse de services sans contrepartie, le mot gratuit sonne de façon magique. Interdit de le contester.
JG Malliarakis
Apostilles
[1] cf. "Ce que l’insuffisance de gratuité à l’école fait à la scolarité des élèves pauvres"
[2] cf. "Socialisme maçonnique", par AG Michel.
[3] À tort ou à raison les bons esprits et les faux lettrés en chargent les calvinistes, qui s'en défendent, et les musulmans supposés adeptes du fatalisme.
[4] cf. article "Le mythe de la gratuité", par Olivier Babeau, in L'Opinion 28 mars 2018.

jeudi 11 juillet 2019

Passé-Présent n°245 : le 1er tour du monde avec Magellan

Philippe Conrad nous conte la vie aventureuse du navigateur portugais Fernand de Magellan (1480-1521).
Il y a 500 ans, partait d’Espagne une expédition maritime dans le but de réaliser le premier tour du monde de la Terre. Malgré de multiples embûches (rébellions, famine, scorbut) l’un des cinq navires chargés de rapporter en Europe des épices depuis la route de l’ouest, parviendra à rallier San-Lucar, en 1522. Même si Magellan ne figurera pas parmi les survivants de ce premier tour du monde, son nom restera dans les mémoires pour en avoir été l’instigateur.
Anne Sicard évoque la fin tragique du Prince Impérial. (3è partie)
1er juin 1879 : Louis-Napoléon Bonaparte accompagne une mission de reconnaissance non loin du site de la Blood River. Sans éclaireur, faiblement armée, la patrouille est, de plus, mal commandée. Anne Sicard nous fait revivre les derniers moments du Prince.
Philippe Conrad accueille Sylvain Gouguenheim maître d’oeuvre d’un ouvrage collectif : Les empires médiévaux (Ed. Perrin – 396 p. – 24,50 €).
Spécialiste de l’histoire médiévale, le Professeur Gouguenheim a dirigé un livre de caractère universel, puisque retraçant la saga des différents empires qui traversèrent le Moyen-Age (carolingien, byzantin, romain-germanique, normand, vénitien, indonésien, chinois).

Ces socialistes qui votèrent les pleins pouvoirs à Pétain

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Richard Ferrand vient de rendre hommage, à Vichy, aux 80 parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs constitutionnels au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940, il y a 79 ans jour pour jour. Évidemment, la récupération politique marche à plein, mais cela n’a rien d’étonnant. « Car en politique, il faut savoir dire non : non au populisme et à l’antiparlementarisme, facilités d’un jour et calamités du lendemain », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, oubliant que le 10 juillet 1940, les calamités étaient bien là et qu’on ne pouvait probablement pas imaginer alors qu’il pourrait en advenir de bien pires dans les mois et les années qui suivirent. L’Histoire est toujours plus facile à refaire une fois qu’elle s’est accomplie.
Il est de bon ton de souligner que la majorité de ces 80 parlementaires (députés et sénateurs) étaient de gauche. En revanche, on insiste moins sur le fait que parmi les 357 députés qui votèrent les pleins pouvoirs, une majorité était de gauche et que le Sénat était un fief radical. Les parlementaires SFIO (ancêtre du Parti socialiste actuel) étaient 126 : 36 votèrent contre, 90 pour. M. Ferrand, ancien socialiste, se garde bien de l’évoquer. Il est tellement plus facile de hurler au « populisme » sans se soucier, du reste, d’anachronisme. Avec un manichéisme tellement confortable, on fait de ces parlementaires qui votèrent les pleins pouvoirs au vainqueur de Verdun des lâches, des salauds, des collabos. Pourtant, la réalité est bien plus complexe.
Restons, d’ailleurs, sur ces parlementaires socialistes qui accordèrent leur confiance à Pétain. Certains basculèrent carrément dans la collaboration. Ce fut le cas du député de Vaucluse Pierre Vaillandet (1888-1971), qui avait été avant-guerre militant dans le Syndicat national des instituteurs ainsi qu’à la Ligue des droits de l’homme. Proche de Marcel Déat, il quitta Paris le 15 août 1944 pour l’Allemagne. Il sera condamné par contumace en 1946 à la dégradation nationale, à la confiscation de ses biens. On pourrait aussi évoquer Marcel Régis (1892-1986), député socialiste d’Alger, ancien vice-président de la Ligue internationale contre l’antisémitisme (LICA, ancêtre de la LICRA), qui déclara à propos de Léon Blum : « Quand ce juif sera à la morgue, il sera au seul logis qui convient. » On pourrait encore citer Georges Barthélémy (1897-1944), député de la Seine. C’est lui qui avait déclaré, en 1936, à l’occasion des Olympiades populaires, que le sport constituait « le meilleur moyen d’arrêter la dégénérescence physique et morale de la race ». Farouche anticommuniste, en février 1940, après la signature du pacte germano-soviétique, il déclarait à la Chambre vouloir envoyer à la guillotine les députés communistes, le peloton d’exécution étant leur faire trop d’honneur. Le 10 juillet 1944, il mourra mitraillé devant la mairie de Puteaux.
Néanmoins, de nombreux parlementaires socialistes, qui avaient voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, entrèrent ensuite dans la Résistance. On pourrait citer André Naphle (1903-1941), député de la Gironde, fusillé pour faits de Résistance. Ou encore Henri Martin (1903-1945), député de la Marne, déporté à Mauthausen et mort cinq jours à peine après la libération du camp.
La plupart des parlementaires socialistes qui avaient voté les pleins pouvoirs furent frappés d’inéligibilité après la guerre et exclus de la SFIO, sauf ceux qui purent présenter des titres de Résistance. Certains se retrouvèrent sous la IVe République dans le Parti socialiste démocratique (PSD) fondé par Paul Faure (1878-1960) et poursuivirent une carrière politique. Parmi eux, on trouve un certain Charles Spinasse (1893-1979), député de Corrèze, ministre de l’Économie sous le Front populaire et fondateur, en 1941, à Paris, de l’hebdomadaire Le Rouge et le Bleu, « revue de la pensée socialiste française », revue publiée avec l’autorisation de la censure allemande… En 1967, à l’occasion des élections législatives, Charles Spinasse contribua à l’implantation locale d’un jeune loup de la politique nommé… Jacques Chirac. Pas simple, le socialisme, en France. Richard Ferrand en conviendra…

lundi 3 juin 2019

L'Historisme "Jacques Doriot et le PPF" de Bernard Henri Lejeune à nouveau disponible

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Réédité pour le premier, et édité pour le second par Synthèse nationale en deux tomes il y a cinq ans, ces deux ouvrages consacrés au chef du Parti populaire français étaient épuisés depuis. La vie et le combat de Jacques Doriot suscitant toujours autant d'intérêts. Régulièrement, nous étions contactés par des amis à la recherche de ces documents devenus presque introuvables.
Une bonne nouvelle, ils ressortent réunis en un seul volume dans la collection Les Bouquins de Synthèse nationale dans les jours qui viennent.
Ne tardez pas à commander ce livre qui, 80 ans après la formidable épopée qu'il traite de manière non conformiste, ne manquera pas de vous donner une autre image de ce chef de parti qui a marqué l'Histoire...
Pour le commander cliquez ici.

dimanche 2 juin 2019

Dijon (21) : découverte de pièces de monnaie « rarissimes » datant du Moyen Âge

C’est un véritable trésor, qui a été exhumé en janvier dernier : un dépôt métallique consistant en une série de 34 monnaies, dont 10 en or, le reste en argent. Il était contenu dans une petite boîte modeste en bronze dont quelques vestiges subsistent. Il a été trouvé à l’occasion d’un diagnostic archéologique réalisé avant la construction d’un immeuble. Les monnaies seront présentées à Dijon le 15 juin, lors des Journées nationales de l’archéologie. Et, à terme, elles seront exposées au musée archéologique de Dijon. […] Ce dépôt est d’un grand intérêt numismatique. […] Les monnaies présentent une certaine homogénéité. Chronologiquement, leur année d’émission les place dans la deuxième moitié du XVe siècle. La plus ancienne est une monnaie en or du Brabant (actuelle Belgique), émise entre 1432 et 1467. La plus récente est une monnaie en or d’Innocent VIII, Pape de 1484 à 1492.
« À cette époque, le roi de France Charles VIII, avait interdit les monnaies étrangères dont il espérait récupérer le métal précieux pour financer ses guerres, rappelle Stéphane Alix. Toutes ces pièces, fabriquées en argent pur ou présentant un taux d’or très élevé, avaient donc été cachées pour leur valeur métallique. »
La plupart semblent avoir très peu circulé. La majorité de ces pièces a été émise hors de Bourgogne, dans les états du Saint-Empire (Brabant, duché de Savoie, Palatinat) et les principautés italiennes (Milan, États pontificaux, Ferrare, Venise). Une seule pièce du royaume de France a été identifiée (Louis XI). On retrouve une grande proportion de monnaies italiennes, en particulier des pièces lourdes appelées testons, en argent milanais des Sforza.
Ces monnaies témoignent souvent, en particulier chez les princes italiens, d’une forte personnalisation de l’iconographie, héritée pour partie des codes de l’Empire romain. Ce renouveau iconographique participe des styles de la Renaissance italienne. Il s’agit également souvent de pièces lourdes, qui montrent la puissance de ces seigneurs et leur volonté d’en faire des monnaies de référence. […]
L’ensemble constitue également un précieux témoignage sur la fréquentation du lieu à la fin du XVe siècle. L’origine des monnaies, la relative richesse du lot – peut-être des économies familiales réalisées petit à petit, sur une période d’une quinzaine d’années – renvoient à la sphère sociale marchande, au monde du négoce européen. Les lieux d’émission couvrent des territoires qui jouent un rôle moteur dans le commerce européen de l’époque ou qui sont en connexion avec le monde bourguignon (Brabant, Italie du Nord).
Le pendentif associé au dépôt évoque, lui, la sphère privée du couple. Caractéristique des médaillons de mariage de la fin du Moyen Âge, il arbore les monogrammes V et C réunis par une cordelière en or. À l’image des nombreux bijoux reproduits sur les portraits de l’époque, il comprenait sans doute une perle suspendue. Plus modeste que les parures affichées dans les cours princières ou ducales, ce monogramme montre un glissement de l’usage depuis la noblesse vers une frange moins prestigieuse de l’aristocratie ou de la bourgeoisie aisée.
« Les circonstances précises du dépôt demeurent incertaines, mais cette poignée de monnaies reflète cette fin de siècle à Dijon », estime Stéphane Alix. C’est en effet l’époque de la chute de Charles le Téméraire, de l’annexion du duché de Bourgogne et de l’arrivée des troupes du roi de France dans les murs de Dijon alors que, par-delà les Alpes, se fait entendre le bruit des guerres d’Italie.
La Croix
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