dimanche 19 janvier 2025

Royaliste, résolument royaliste

 

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L’éditorial de François Marcilhac

La présence du comte et de la comtesse de Paris, ainsi que du dauphin de France, à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame, le 7 décembre — le comte de Paris a également assisté à la messe du 8 décembre —, est un signe d’espoir pour la France.

« Un grand moment de communion »

Non seulement en raison du lien particulier que les rois ont toujours entretenu avec la cathédrale mais, plus profondément, parce que, comme le Prince le dit dans son communiqué annonçant la venue de la famille de France : « Notre-Dame, joyau de notre histoire construite sous nos Rois et symbole de l’âme de Paris, notre capitale, retrouve aujourd’hui toute sa splendeur. Le Prince est heureux de partager ce moment avec tous ceux qui ont œuvré pour le retour à la vie de cet édifice, avec les invités de la France et le public présent ». Et de témoigner à Point de vue le 8 décembre : « La cathédrale nous a offert un grand moment de communion ».

Le comte de Paris ne pouvait pas mieux dire, car c’est bien de communion que les Français ont besoin, en cette période par ailleurs si incertaine de notre vie nationale. L’incendie, au début de la Semaine sainte de 2019, avait plongé la France, toute la France, et une grande partie du monde, dans l’affliction, mais un affliction qui ne pouvait qu’avoir du sens : Notre-Dame était appelée à la résurrection, une résurrection qui ne pouvait pas être seulement patrimoniale mais invitait à une communion supérieure du peuple de France avec son identité profonde, pour les Français eux-mêmes et sous le regard du monde : identité tout à la fois spirituelle, historique et politique, verticale et horizontale, qu’incarne précisément le comte de Paris. Le Prince faisait lien, ces 7 et 8 décembre, entre, d’une part, lui-même et une transcendance nécessaire au politique, sans laquelle le politique risque de devenir fou, et, d’autre part, lui-même et les Français, quelles que soient, par ailleurs, leurs convictions, car tous sont appelés à cette communion nationale. La devise de Jean de France n’est-elle pas : « Je pense en Prince chrétien, j’agis en Princefrançais » ? Que Notre-Dame soit le lieu même de notre centralité nationale — jusqu’à être le kilomètre zéro de toute distance ! — n’exclut personne dans une France qui ne renie rien de son être.

« Renouer le pacte historique et nécessaire »

Ce lien, il nous appartient de le fortifier de nouveau, en le rendant tous les jours plus concret aux yeux des Français. Cette même année 2019, mais en février, le jour des obsèques de son père, le nouveau comte de Paris publiait un communiqué dans lequel il invitait les Français à « renouer le pacte historique et nécessaire entre la Nation et la Famille royale ». Il se mettait dans les pas de ses aïeux, notamment de son arrière-grand-oncle, Philippe VII, comte de Paris, qui écrivait en 1888 qu’il y a « deux choses qui ont vécu mille ans, et qui ne peuvent être grandes que par leur union : l’idée nationale française et la race capétienne. Il est beau de pouvoir encore travailler à les réunir ». Ces mille ans, à l’époque, c’étaient ceux qui séparaient Philippe VII d’Eudes, qui échangeait pour la première fois, en 888, son titre de comte de Paris pour celui de roi. Aujourd’hui, la France et avec elle notre dynastie sont plus que millénaires. Mais les Français attendent toujours de renouer le pacte historique. C’est que nous n’avons pas encore assez travaillé !

En ce début d’année 2025, nous ne sommes pas enclins à évoquer la vie politique, tant sa médiocrité éclabousse la dignité des Français. On a même appris peu avant Noël qu’un ancien président de la République, définitivement condamné pour corruption à un an de bracelet électronique, se tournait vers une juridiction étrangère, la Cour européenne des droits de l’homme, pour faire condamner la justice de son propre pays ! C’est dire combien jusqu’au plus haut sommet du pays légal républicain on a perdu tout repère, combien la France ne compte plus. C’est pourquoi il faut faire face en allant à l’essentiel, au moment où une crise politique se double d’une crise de régime, les institutions ne pouvant manifestement plus absorber ce mensonge d’une VeRépublique rempart contre les oligarchies qui veulent monopoliser l’État, alors même qu’elle est désormais leur vecteur le plus direct et le plus sûr. Nous ne le répéterons jamais assez : la VeRépublique apparaissait comme la moins mauvaise république en ce qu’elle paraissait la moins républicaine de toutes. Du moins, est-ce ainsi que De Gaulle l’avait, affirmait-il, conçue et voulue. Or, très tôt, dès 1965, le pari était perdu. Peu à peu, les partis, les factions, les oligarchies l’ont investie. Et, à travers l’« Europe » et l’OTAN, elle est redevenue le règne de l’étranger.

« Sauve qui peut ! »

C’est pourquoi il est temps, grand temps, même, de tirer de toute notre histoire politique et nationale, pour l’avenir, une fois libéréede tous les réflexes conditionnés et de toutes les inhibitions enseignés aux Français par l’école de la République, des leçons capables de bouleverser notre regard politique. Pour revenir aux Capétiens ? Non pas revenir, mais poursuivre une amitié entre un peuple et sa dynastie qui fut celle de la France durant mille ans et assura à la fois son existence et sa grandeur. D’autant que les bienfaits de la monarchie découlent de sa nature même : le fait que le roi échappe à l’élection est le principe de base d’où découlent tous les avantages de ce régime, car cela garantit son impartialité et son indépendance. Le roi ne dépend de personne. « Et c’est bien ce qui change tout » (Prince Jean). Pourtant, nul danger de despotisme : « En monarchie », poursuit le Prince, « le despotisme est à la fois impraticable, dans la mesure où l’on se place sur le long terme, et inutile : disposant du pouvoir de décision ultime, le roi n’a pas besoin d’être despotique, ceci étant d’ailleurs, en général, une manifestation de faiblesse ». La monarchie est donc à l’opposé de l’exercice solitaire, « personnel », du pouvoir. De plus, l’existence de lois fondamentales intangibles (contrairement aux constitutions républicaines) garantit l’État de droit en monarchie royale. Ce que rappelait le grand-père du Prince Jean, Henri VI, dans une Lettre aux Français : « Jusqu’à la fin, la monarchie fut un pouvoir soumis à des lois fondamentales, non écrites, qu’elle n’avait pas la possibilité de transformer, et limitépar l’immense réseau de contre-pouvoirs et de libertés que la société avait tissé au fil des siècles. […] Il était possible d’organiser ces libertés vivantes dans un système moderne de représentation et de redonner aux communautés locales l’autonomie qu’elles avaient perdue ». Malheureusement, la Révolution interdit aux Français de prendre le tournant d’une modernité qui répondît véritablement à la fois à la nature politique et aux besoins du pays, notamment en matière de représentation. Nous le payons toujours, et même de plus en plus chèrement : c’est le pays réel qui est aujourd’hui menacé de disparition, placé qu’il est entre une Europe despotique et l’invasion migratoire que cette même Europe favorise et qui menace sa cohésion profonde.

Parce que, Français depuis Louis-Philippe, mais, qu’abandonnés par la République, ils sont de nos compatriotes les plus pauvres, ceux, donc, qui auraient le plus besoin d’un roi protecteur, c’est aux Mahorais que l’Action française, qui a tant combattu pour qu’ils puissent rester Français, tient à envoyer un message d’indéfectible solidarité en ce début d’année. En effet, pourquoi être royaliste en ce premier quart du XXIe siècle ? Parce que : « SAUVE QUI PEUT ! » Comme le disait Pierre Boutang, si les royalistes en appellent au Prince, c’est qu’ils en appellent à celui-là seul qui peut sauver, non seulement la paix civile mais plus fondamentalement la nation elle-même. Nous envoyons à Monseigneur le comte de Paris, à Madame, au Dauphin, ainsi qu’à toute la Famille de France nos vœux les plus sincères.

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samedi 18 janvier 2025

Histoire de Mes idées politiques

 

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Nous vous proposons de relire aujourd’hui l’article de Pierre Chardon paru dans L’Action française n°231 du 19 août 1937, à la page « Vie littéraire française ».

*****

Certain jour de novembre 1936, M. Jean Fayard me fit part d’un projet qu’il avait. Il voulait créer une collection de textes philosophiques et politiques de « penseurs de droite ». Cette expression fut employée pour simplifier, chacun des interlocuteurs comprenant parfaitement quelle en était la signification véritable et profonde.

— Et, ajouta tout de suite M. Jean Fayard, je veux que cette collection commence par Maurras. Voulez-vous vous charger de lui demander son accord et de faire le choix des textes ? Il écrirait une courte introduction, et nous publierions le livre le plus tôt possible.

Voici donc rendu à César ce qui lui appartient : c’est M. Jean Fayard qui est en premier lieu responsable de Mes idées politiques. Il importe que ce soit dit, puisque ce livre, tel qu’il fut souhaité par lui, est, de l’avis unanime, le livre qui était nécessaire, le service par excellence de la pensée de Maurras.

Dirai-je mon émotion, ma joie, mon enthousiasme et ma reconnaissance ? Chacun des disciples de Maurras peut l’imaginer. Rentrée chez moi, je fis part à mon entourage du grand projet et il ne fut question d’autre chose. Évidemment, il fallait que Maurras l’acceptât, mais on ne pouvait penser une seconde qu’il refuserait. Le lendemain matin, munie d’une belle lettre bien claire et très précise, je me précipitai rue de la Santé. Je demandai que l’on transmît d’urgence le message au prisonnier et que l’on me rapportât la réponse. À midi sonnant, en me mettant à table avec un appétit de combattant, je fis part aux miens de cette réponse immédiate de Maurras : « Entendu, c’est une excellente idée ».

Alors le travail commença, et il continua sans interruption jusqu’au 28 avril, jour où furent remises à l’éditeur les ultimes épreuves de la préface, avec les ultimes corrections.

Première étape : que devait être ce recueil de textes de la pensée politique de Maurras ? Eh bien ! Ce ne devait pas être un recueil de textes, mais l’occasion, la circonstance heureuse qui permettrait d’établir de façon définitive la doctrine politique de Maurras, dans son ensemble et dans son détail. Il fallait que le lecteur parcoure les étapes successives de cette doctrine, qu’il en suive le déroulement, comme si lui-même découvrait à son tour ce que Maurras avait découvert, et qu’au bout de la route, à la plus fine et à la plus haute pointe du sommet, il retrouve et revoie tout le pays parcouru, le reconnaisse, et ne puisse jamais oublier cette magnifique route, la seule, celle qu’il faut suivre coûte que coûte, route naturelle et indestructible.

Je mis sur pied le plan de l’ouvrage tel que je le concevais et je le soumis au « patron ». Il me fit cette objection inouïe :

— Mais croyez-vous que vous trouverez des textes qui répondront à tout cela ? Je l’assurai qu’il ne devait concevoir aucune crainte, qu’il s’était parfaitement expliqué, depuis cinquante ans, sur « tout cela ».

— Ce qui importe, dit-il, c’est la partie centrale de votre plan : L’ÉTABLISSEMENT DE LA MÉTHODE : LA SCIENCE POLITIQUE. Nous étions bien d’accord, il ne restait plus qu’à trouver les textes, les grouper, les ordonner.

Lorsque le manuscrit fut achevé, c’est à dire un gros paquet de feuilles blanches sur lesquelles étaient soigneusement collées des coupures imprimées munies des titres, sous-titres, chapitres, sous-chapitres et table des matières, je le portai à M. Jean Fayard. Il en fut satisfait, et il aborda le plus difficile : « Que Maurras ne garde pas trop longtemps ces précieux papiers, et qu’il nous écrive une petite introduction pour présenter le livre. Il faut publier le plus tôt possible. »

Maurras, également satisfait, ne fit sur le manuscrit que des corrections de style, comme il en fera toute sa vie, cherchant sans fin le mot exact, l’expression unique. On donna le gros paquet aux imprimeurs, et la grande promenade des épreuves commença. De l’imprimerie de province à la maison Fayard, puis porte de Saint-Mandé à mon domicile, puis à la Santé, de la Santé chez moi, retour à l’éditeur, puis à l’imprimeur. Entre temps, Maurras avait relu, corrigé, ajouté. Ajouté des pages manuscrites entières, singulièrement dans la partie centrale, au chapitre IV, LA SCIENCE POLITIQUE : De la biologie à la politique, Les lois, L’histoire et Distinction entre la morale et la politique. Ceux qui les connaissent n’auront pas de peine à se représenter le travail de précision qu’il fit subir à ces textes si importants. Les corrections succédèrent aux corrections, jusqu’à ce qu’enfin il crut avoir, approximativement, exprimé sa pensée dans les termes les plus sûrs. Je dis approximativement, car Maurras ne se tient jamais satisfait de lui-même, il ne cesse de tendre vers mieux, vers plus parfait, vers la juste et irremplaçable expression qui elle seule traduira la vérité, mais qui fera avec la vérité un corps indissoluble.

Mon travail alors consistait à déchiffrer les corrections et à les raccorder au texte. Quelquefois un mot m’échappait. Malgré mes efforts, conjugués à ceux d’un ami dévoué qui arrive à quelque virtuosité dans la lecture d’un manuscrit maurrassien, il y eut parfois des hiéroglyphes irréductibles. Le texte était alors renvoyé à la Santé avec des demandes d’explication. Il lui est arrivé de revenir complètement retourné et changé. Enfin, le corps du livre fut achevé, mis au point, le bon à tirer signé.

Restait l’introduction : en principe quatre à cinq pages. Oui, oui, dit Maurras, j’y travaille. Sur une première version dactylographiée, d’innombrables corrections, des béquets, à peu près pas un seul mot exact, sauf toutefois la première phrase qui n’a jamais varié. Nous prenons à deux ce manuscrit, nous le déchiffrons et transcrivons, nous le faisons dactylographier en plusieurs exemplaires que je porte à la prison. C’était le début d’une merveilleuse aventure.

Tout le monde a dit, écrit, répété, que la préface de Mes idées politiques, La Politique naturelle, quinte essence de la pensée maurrassienne, était sans doute à ce jour ce que Maurras avait écrit de plus parfait, de plus définitif, tel le Candide de Voltaire pareillement écrit loin de tout, et sensiblement au même âge. La plus pure joie de ma vie, c’est certainement d’avoir assisté à la création de ce chef-d’œuvre. Chaque jour, au petit manuscrit primitif vint s’ajouter quelque chose. Peu à peu la vision se précisa, s’éclaira, se simplifia, tout en s’élevant et en s’élargissant. Les feuillets s’ajoutaient aux feuillets, et leur déchiffrement se transformait, à chaque nouvelle version, en découverte. Nous assistions à une sorte de lutte miraculeuse, et à chaque fois Maurras gagnait du terrain, terrassait des difficultés, épurait sa forme en même temps qu’il approchait de l’expression suprême. L’aspect de l’écriture elle-même permettait de suivre les phases du beau combat nocturne. Nous pouvions nous le représenter dans sa cellule, dans ce tout petit espace hermétiquement clos entre quatre hauts murs, penché sur un coin de sa table encombrée et même surchargée, éclairé d’une seule lampe illuminant ce pauvre papier d’écolier dont il se sert toujours. Peu à peu, au fur et à mesure que l’idée prenait corps et pressait la main trop lente, les lettres grandissaient, chevauchaient les lignes et, lorsque la fatigue trahissait enfin les doigts crispés au porteplume, il n’y avait plus sur la mince page que des signes.

Dans la matinée, un petit télégraphiste apportait le mot griffonné en dernier lieu, m’avertissant que je pouvais envoyer chercher ou qu’on allait m’apporter la copie tant attendue, tant réclamée. Il y eut ainsi beaucoup de versions manuscrites, c’est à dire refaites ou recorrigées sur dactylographie, avant la première épreuve d’imprimerie. Et tout recommença sur le texte imprimé.

Les jours, les semaines, les mois avaient passé. Des quatre à cinq pages de l’introduction nous étions à cent, et nous avions La Politique naturelle, « véritable Traité de l’Homme », comme l’a parfaitement dit Robert Brasillach. Les bonnes têtes de cette année 1937 se rendent compte que l’événement provoqué par le gouvernement de la République, cette circonstance immédiatement saisie par leur jeune éditeur, est sans doute l’événement le plus riche en conséquences certaines de renaissance et de restauration.

La France et l’Europe ont pu être bouleversées par le Contrat social à quoi l’on n’opposait rien. La France et l’Europe (et plus loin encore), depuis longtemps ébranlées dans leurs dogmes démocratiques par la pensée de Maurras, envers et contre tout répandue et agissante depuis cinquante ans, possèdent maintenant l’antidote absolu du mortel poison révolutionnaire. Au Contrat social, fabrication artificielle et arbitraire, d’où sort depuis deux cents ans tout le mal politique et social, tout le mal intellectuel et moral, Maurras oppose, de sa victorieuse prison, La Politique naturelle. Certains plaisantins voudront bien m’assurer que personne de l’URSS, personne de la CGT, personne du Frente popular [coalition politique espagnole de gauche crée en janvier 1936], et personne parmi les plus fameux du Parti communiste français n’a lu le Contrat social et n’en connaît même le titre, le sujet, la date, l’auteur. C’est bien certain. On ajoutera que le Livre des Livres, la Pensée des Pensées, c’est Le Capital de Karl Marx. Non. Le Capital est actuellement la dérivation la plus dangereuse, la résurgence la plus puissante de la source. Mais la France doit tout son malheur, dans les onze dernières années du XVIIIe siècle, à un ensemble de doctrines ébauchées deux lustres auparavant, et auxquelles le Contrat social donna la vie effective. Le livre n’existe plus en 1937 en tant que livre, mais il existe plus que jamais comme agent directeur et tout puissant de la politique française.

La Politique naturelle en sera l’antidote vivant.

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Soudan : Découverte de temples anciens au style unique au monde

 

par Sandro CAPO CHICHI

Une équipe d’archéologues suisses a mis au jour les vestiges de temples millénaires à l’architecture unique au monde.

Le Royaume de Kouch est un état s’étant épanoui sur l’Ancien Soudan de manière contemporaine à l’Ancienne Egypte. Il est généralement divisé en quatre phases. Le royaume de Kerma, la période de la colonisation égyptienne, le royaume de Napata et celui de Méroé.

Statues de rois de Napata découvertes par Bonnet

Alors que l’archéologue suisse Charles Bonnet avait déjà mis au jour une série de statues monumentales datant de la période du royaume de Napata, il vient de faire une découverte tout aussi majeure, datant cette fois de la période du Royaume de Kerma.

Il s’agit de trois temples trouvés à Doukki Gel, à un kilomètre du site de Kerma. Ils sont décrits par Bonnet comme étant de structure ovale et ronde. Cette particularité des temples en feraient des types architecturaux uniques en Afrique centrale et dans la Vallée du Nil. L’importance de cette découverte apporte un nouveau témoignage de la spécificité et de la grandeur originale du Soudan ancien souvent présenté à tort comme une copie ‘abâtardie’ de son voisin égyptien.

source : Nofi Média

https://reseauinternational.net/soudan-decouverte-de-temples-anciens-au-style-unique-au-monde/

Coréens en Ukraine ou l’homme qui a vu l’homme qui a vu le Coréen

 

par Jean Chapoutier

Chaque jour, de nouvelles révélations fracassantes nous apprennent (au cas où on l’ignorait encore) que les Coréens sont venus au secours d’un Poutine désespéré. La farce continue, et pour plagier un commentaire, «c’est comme dans le film «Les Barbouzes» ils sont partout, dans le placard, la boite aux lettres, les WC, la douche, les faux plafonds, sous le plancher, derrière les rideaux, PARTOUT !!!

En allant vous coucher ce soir, regardez sous votre lit, il y a au moins une division ou un corps d’armée de Nord-Coréens !!! Oui, c’est Darius Rochebin et David Pujadas qui l’affirment !!! «LE PÉRIL JAUNE !!!»

Ce n’est pas faux, depuis plusieurs mois maintenant les Coréens sont partout, dans la presse tout du moins, parce que sur le terrain cette histoire de Coréens ressemble davantage à : c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu le Coréen !

«En Ukraine, 300 soldats nord-coréens tués et des pressions de Pyongyang pour qu’ils «se suicident» au lieu d’être capturés. Quelques 300 soldats envoyés par Pyongyang ont été tués au combat en Ukraine», a révélé ce lundi 13 janvier le journal Libération (parmi tant d’autres, car toute la presse s’y colle), citant le service de renseignement de Séoul.

Pour faire bonne mesure, et surtout pour bien nous faire rentrer dans la tête que les Russes et les Coréens ne sont pas des gens comme nous, cette bonne presse nous informe que des «notes ont été retrouvées sur des soldats morts», notes qui nous indiquent qu’il y a eu des «pressions pour qu’ils se suicident» plutôt qu’être capturés, y compris en se faisant «exploser avant la capture».

Bien sûr, libre aux lecteurs de croire de telles billevesées, et de croire par la même occasion que les Russes et les Coréens sont des sanguinaires, et de surcroît sans aucune jugeote, puisqu’ils laissent les soldats coréens se balader avec «ces notes» dans les poches.

Mais si on lit attentivement les articles de presse, ils ne disent rien de tel, ils laissent seulement entendre que des notes auraient été retrouvées, et que ces notes «indiqueraient» de possibles pressions, sans préciser lesquelles, incitant les Coréens à se suicider. Bravo les Russes et les Coréens, vous incitez insidieusement vos soldats à se suicider et ils obéissent !

Chacun comprendra qu’il ne s’agit que de propagande stérile, aucune armée au monde ne serait en capacité de combattre dans de telles conditions.

Mais ce qui est important, c’est que le lecteur lambda européen croie en ces inepties, et soit persuadé que les moujiks russes imbibés de vodka de mauvaise qualité sont au bord du gouffre et qu’ils ont besoin du secours de 10 000 Coréens.

Ce qui est remarquable dans la presse appartenant à nos «élites», c’est qu’elle ne s’embarrasse pas de vraisemblance : «Quelque 300 soldats nord-coréens ont été tués et 2700 blessés sur les milliers déployés par Pyongyang en Russie pour soutenir sa guerre contre l’Ukraine», a indiqué ce lundi le journal 20 Minutes, tandis que Libération précise : «Quelque 300 soldats envoyés par Pyongyang ont été tués au combat en Ukraine».

Ils ont été tués en Ukraine ou en Russie ? Mettez-vous d’accord !

Le pompon du grand n’importe quoi est décerné au Wall Street Journal qui titre sans rire : «Les troupes de Pyongyang sont exposées, inexpérimentées, mais loyales : les soldats meurent par milliers en première ligne contre les forces ukrainiennes».

Mais jusque-là, toujours aucun Coréen en chair et en os, mort ou vif, jusqu’à ces tout derniers jours, et le journal La Dépêche nous apprend que : «La capture récente de deux soldats nord-coréens par les forces armées ukrainiennes, pourrait permettre à Kiev d’en apprendre davantage sur la stratégie militaire adoptée par cette alliance russe et nord-coréenne. Mais récemment, les autorités ukrainiennes ont également mis la main sur un journal appartenant à un soldat nord-coréen, mort le 21 décembre dernier sur le front, racontent nos confrères du Wall Street Journal. Le document a permis de mieux cerner les méthodes de combat utilisées par les unités nord-coréennes, déployées dans la région de Koursk, au sud de la Russie».

Que du bonheur ! On le tient enfin, notre Coréen, ou plutôt nos deux Coréens, qui plus est, avec un «document» qui «a permis de mieux cerner les méthodes de combat utilisées par les unités nord-coréennes».

Non, quels gros bêta ces Coréens ! Ils gardent sur eux des documents secrets qui ont permis aux Occidentaux de «mieux cerner les méthodes de combat utilisées par les unités nord-coréennes».

Chers lecteurs, vous avez tout à fait le droit de croire tout cela, mais de grâce, ne le dites à personne, gardez votre dignité.

Ce qui est bien avec la presse du «monde libre», c’est qu’ils nous informent, y compris des «secrets militaires» de l’ennemi, et je ne sais plus quel journal d’indiquer que : «des extraits ont été publiés par les forces d’opération spéciales ukrainiennes. Le carnet comportait des diagrammes dessinés à l’encre bleue, montrant qu’en cas d’attaque de drone ukrainien, un soldat nord-coréen devait servir d’appât, afin de permettre à d’autres soldats d’abattre l’engin». «Même au prix de ma vie, j’exécuterai les ordres du commandant suprême sans hésitation, indiquait le soldat dans ses écrits», précise le journal L’Express.

Et tout cela dans la poche d’un troufion nord-coréen ? À l’encre bleue, s’il vous plait ! c’est un indice de grande valeur !

Cette presse n’hésitera jamais à vous dire toute la vérité, même la plus sanglante. En effet, on nous dit que : «Selon les renseignements ukrainiens, nombre de soldats nord-coréens choisissent souvent la mort au détriment de la capture, «Les Russes et les autres soldats nord-coréens achèvent leurs blessés et font tout pour effacer les preuves de la participation d’un autre État», a avancé pour sa part le président ukrainien, Volodymyr Zelensky».

Incroyable ! Ils ne sont pas très futés, ces Russes, ils croient agir en secret alors que Zelensky est au courant de tout, et, avec son aimable autorisation, la «presse occidentale» balance tout !

Alors, si vous n’êtes pas encore partisan de la manière dure avec la Russie, c’est que vous êtes d’indécrottables poutinolâtres !

Revenons à nos deux putatifs coréens ! La bonne presse nous informe que «deux soldats capturés ont pu être acheminés à Kiev et soumis à un interrogatoire, toujours selon Volodymyr Zelensky. Une première depuis que Kiev accuse Pyongyang d’avoir envoyé des troupes combattre en Russie».

Quel crescendo dans le suspense ! C’est bien troussé comme scénario.

«Ce sont deux soldats qui, bien que blessés, ont survécu et ont été acheminés à Kiev où ils parlent avec des enquêteurs du SBU (les services de sécurité ukrainiens)», a déclaré le joueur de piano au tee-shirt vert sur Telegram. «Ce n’était pas une tâche aisée : généralement, les Russes et les autres soldats nord-coréens achèvent leurs blessés et font tout pour effacer les preuves de la participation d’un autre État, la Corée du Nord, à la guerre contre l’Ukraine», a-t-il poursuivi.

La torture se dit en novlangue : parler avec des enquêteurs, c’est bien trouvé.

RFI nous précise même que : «le renseignement ukrainien (SBU) a publié sur les réseaux sociaux des images des deux soldats dans un centre pour prisonniers de guerre : l’un d’eux a des pansements visibles autour des mains, l’autre est blessé à la mâchoire. D’après le SBU, ils ne maîtrisent ni le russe ni l’anglais et les échanges sont menés en coréen avec des interprètes, en coopération avec les services de renseignement sud-coréens».

Ils ne parlent pas russe, prétend RFI mais Radio France, quant à elle, écrit : «Le président ukrainien diffuse lui-même sur ses réseaux sociaux des images émanant de ses services de renseignement, où deux hommes sont présentés comme des soldats nord-coréens, capturés en territoire russe, dans la région de Koursk.

Questionnés en présence d’un traducteur qui n’apparaît pas sur les images, les deux hommes sont filmés blessés, chacun sur un lit, sans que l’on puisse distinguer s’ils sont dans un hôpital. Le premier est allongé sous une couverture, la main largement bandée, alors qu’un bandage entoure la mâchoire du second, la lèvre encore saignante. Que disent ces «prisonniers» ? Qu’ils ne savent pas où ils sont, pas plus qu’ils ne savaient qu’ils combattaient en Ukraine. Des réponses données par de simples signes de tête, en réponse à un homme qu’on ne distingue pas sur les images, et dont la voix a été modifiée».

Ces Coréens ne comprennent, ni ne parlent le coréen, et ils sont contraints de s’exprimer par signes de tête. Des réponses données par de simples signes de tête, précise Radio France.

Des Coréens qui répondent par signes de tête, un peu facile quand même comme subterfuge !

Alors, quand on apprend que l’un des soi-disant Nord-Coréens était en possession d’un passeport l’identifiant comme étant originaire de la république de Touva, république qui a fait partie de la Fédération de Russie, située au nord-ouest de la Mongolie, la boucle est bouclée.

Pas de papiers d’identité coréens mais un passeport russe !

Pas d’armes coréennes !

Pas de tenues de combat coréennes !

Pas un seul soldat s’exprimant en coréen !

Juste un carnet à petits carreaux avec des diagrammes dessinés à l’encre bleue !

C’est très léger comme preuves de 10 000 combattants nord-coréens depuis 3 mois sur le front !

Alors quel but poursuivent Zelensky et ses soutiens occidentaux en continuant la fable au sujet des Nord-Coréens ?

Un prétexte pour faire entrer en guerre totale l’Occident contre la Russie ?

https://reseauinternational.net/coreens-en-ukraine-ou-lhomme-qui-a-vu-lhomme-qui-a-vu-le-coreen/

vendredi 17 janvier 2025

Archéologie en 2024 : une moisson de découvertes pour la France

 

Capture d'écran
Capture d'écran
L’année 2024 a été, une fois de plus, une période faste pour l’archéologie française, offrant à notre pays la découverte de nombreux trésors de notre riche Histoire nationale. Ces trouvailles, fruits de mois, voire d’années, de recherches acharnées, nous permettent d’approfondir notre compréhension des aspects religieux, militaires et politiques de notre passé. Ainsi, c’est une partie de nos racines et de notre identité qui nous est restituée grâce au travail minutieux et passionné de nombreux archéologues.

Patrimoines religieux et funéraires

À l’image des fouilles menées à Notre-Dame de Paris depuis son incendie, qui ont permis de mieux comprendre l’histoire de la cathédrale et certains de ses anciens occupants, beaucoup d’autres chantiers de fouilles ont été entrepris, en 2024, autour et dans des églises françaises, révélant ainsi de nombreux mystères. Parmi ces découvertes, la probable tombe de saint Lubin, premier évêque de Chartres, mort vers 557, a retenu l’attention de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). En effet, l’ultime demeure de cet évêque a peut-être été retrouvée lors de fouilles à l’église Saint-Martin-au-Val, ayant eu lieu le 19 juin dernier. D’autres tombeaux, appartenant à des Français plus modestes, ont également été retrouvés dans des cimetières médiévaux ou gallo-romains, comme récemment à Rezé, en Loire-Atlantique, ou à Bourg-Charente, dans l’ancienne région Poitou-Charentes. 2024 a également marqué une réussite pour les archéologues travaillant sur les ruines de l’ancienne abbaye de Beaumont, à Tours. En effet, les scientifiques et les historiens de l’INRAP se félicitent d’avoir pu fouiller l’intégralité du site en une seule campagne. Selon Philippe Blanchard, responsable scientifique de l’opération, « c’est la première fois, en Europe, que l’on fouille en une seule fois tout l’espace d’une abbaye, jardins compris ».

Les vestiges de batailles et de guerres

Certaines fouilles permettent également de découvrir des sites plus récents, souvent oubliés de notre histoire militaire. C’est le cas, par exemple, de la découverte, en mai dernier, d’un ancien hôpital américain à Savenay, en Loire-Atlantique, établi par les troupes de l’Oncle Sam après leur arrivée à Saint-Nazaire en 1917. D’autres lieux liés à des conflits plus anciens ont également été mis au jour, comme le site de la bataille du pont du Feneau, sur l’île de Ré. Cet affrontement de 1628 entre Anglais et Français, jusqu’alors peu documenté, a pu être identifié grâce à des recherches approfondies. Si les financements le permettent, ce site pourrait même bénéficier de fouilles archéologiques plus poussées en 2025.

Des sites destinés à rester mystérieux

Certaines découvertes de 2024 concernent également des sites très anciens, encore en cours d’étude, tant leur ancienneté et leur mystère rendent leur interprétation difficile. C’est le cas du site de fouilles de Mézières, près de Villedieu-sur-Indre, où ont été découverts les restes de 53 chevaux datant de la guerre des Gaules. L’origine et le sens de la mort de ces animaux restent flous et font encore l’objet de spéculations, tant nos connaissances de la culture gauloise demeurent lacunaires. En effet, cette dernière n’était pas une civilisation de l’écrit mais de l’oral, et les rares informations dont nous disposons proviennent de témoignages romains ou postérieurs à la conquête par Rome.

Face à ces incertitudes, les archéologues font preuve d’humilité et laissent parfois les générations futures, armées de technologies plus avancées et de connaissances plus pointues, répondre à ces questions encore en suspens. C’est pour cette raison que certains sites, notamment préhistoriques, sont réensevelis afin de les préserver. Les techniques de prospection à venir permettront sans doute d’étudier ces sites plus en profondeur sans altérer les artefacts enfouis ni compromettre la vérité historique qu’ils renferment.

Ainsi, ces découvertes nous rappellent l’importance de la recherche archéologique dans la construction de notre mémoire collective et soulignent l’humilité ainsi que l’efficacité des chercheurs face aux mystères encore enfouis. L’archéologie, en France, demeure un pont essentiel entre le passé et l’avenir, permettant à chaque génération de Français de mieux comprendre ses racines et l’importance de la préservation de notre patrimoine.

Eric de Mascureau

Que veut Vladimir Poutine ? par J.L. Basle

 

Les enjeux du conflit

Pour comprendre la guerre russo-américaine par Ukraine interposée, il faut en connaître les antécédents et les enjeux. La guerre en Ukraine ne commence pas en février 2022, mais en octobre 1853 avec la Guerre de Crimée quand une coalition dirigée par la Grande-Bretagne s’oppose à l’expansionnisme russe. Cette rivalité entre un empire maritime et un empire continental s’exacerbe lorsque le géographique britannique, Halford Mackinder, postule en 1904 que le chemin fer renforce la puissance russe au détriment de l’empire britannique. Les Etats-Unis qui supplantent l’empire britannique en 1945, reprennent à leur compte la vision britannique. Elle implique de facto l’asservissement de l’Union soviétique. Cette rivalité n’a pas lieu d’être. Ce chemin de fer qui inquiétait tant Halford Mackinder, peut être un lien entre Etats-Unis et Russie, comme l’explique William Gilpin dans son livre publié en 1890 : « The cosmopolitan Railway ».[1] Un tel chemin de fer serait profitable aux deux nations. Il ne fut pas écouté. Henry Wallace, vice-président des Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, adhérait à cette vision à laquelle Franklin Roosevelt n’était pas insensible. Le sort voulu que Roosevelt mourut trop tôt et que la convention démocrate préféra Harry Truman à Henry Wallace.

Que veut Vladimir Poutine ?

Le 22 février 2022, jour du lancement de l’opération militaire spécial, Vladimir Poutine a pris soin d’en donner les objectifs : démilitarisation, dénazification et neutralité de l’Ukraine. Il les précise le 14 juin 2024 : retrait des troupes ukrainiennes des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, des régions de Zaporojié et de Kherson, neutralité, dénucléarisation, démilitarisation et dénazification de l’Ukraine. Les objectifs stratégiques qui sous-tendent ces propositions sont au cœur du différend russo-américain. Ils sont présents dans le projet de traité d’architecture européenne de sécurité que Poutine a envoyé à Washington le 17 décembre 2021. Les Américains lui ont opposé une fin de non-recevoir le 26 janvier.

Ce projet de traité d’architecture s’appuie sur le principe de l’indivisibilité de la sécurité qui stipule que la sécurité d’une nation ne peut se faire au détriment d’une autre – principe inscrit dans les déclarations d’Istamboul de 1999 et d’Astana de 2010 signées par les membres de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe dont les Etats-Unis, la Russie, l’Ukraine, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, etc.[2] A ce principe, les Etats-Unis en opposent un autre, celui de la « porte ouverte »[3] qui donne à toute nation le droit de s’allier à toute autre nation sans égard à l’impact d’une telle alliance sur une ou plusieurs autres nations – principe inscrit dans l’Acte final d’Helsinki et la Charte de Paris pour une nouvelle Europe. Ces positions antinomiques augurent mal d’une résolution pacifique du conflit.

L’objectif de Poutine est d’avoir une aire géographique de sécurité autour de la Russie dépourvue de missiles – une aire semblable à celle dont jouissent les Etats-Unis avec le Canada au nord, le Mexique au sud, l’océan atlantique à l’est et l’océan pacifique à l’ouest. Les médias ont déformé ses propos en laissant entendre que son objectif était la domination de l’Europe. C’est faux. Son objectif de sécurité est légitime. Le chef de la Marine allemande, l’amiral Kay-Achim Schönbach, l’a reconnu. Son franc-parler a provoqué sa démission.[4] C’est dans ce sens qu’il faut comprendre la remarque de Poutine au sujet de la chute de l’Union soviétique qu’il qualifia de plus grande catastrophe du 20ème siècle parce qu’elle rompit l’équilibre des forces en présence qui assurait la paix. Sa remarque n’avait rien d’un quelconque regret idéologique ou puéril, comme le laissèrent entendre les médias occidentaux – sentiment au demeurant étranger à ce dirigeant rationnel, peu sujet aux états d’âme – mais rappelait une vérité connue des géopoliticiens.

Une cote mal taillée qui ne satisferait personne

A défaut d’architecture de sécurité, Poutine pourrait se contenter d’un accord bâclé pour mettre fin à une guerre qui lui coûte cher, en se satisfaisant de l’annexation du Donbass et de la neutralité de l’Ukraine. Ce serait une erreur. Cette neutralité serait une façade. Les Etats-Unis poursuivraient leur objectif de démantèlement de la Russie au travers d’une guérilla larvée en Ukraine, voire en Russie – la CIA a une grande expérience en la matière – ce qui forcerait tôt ou tard Poutine à envahir l’Ukraine. De son côté, Donald Trump pourrait choisir de faire la paix à des conditions non pas optimum mais satisfaisantes pour la Russie pour mener à bien son programme MAGA, mais l’appareil de sécurité américain (ministère des affaires étrangères, complexe militaro-industriel, et agences de renseignement, etc.) n’accepterait pas cette paix.[5]

Cet accord, si jamais il existe, devra régler les questions épineuses que sont les réserves monétaires de la Banque de Russie gelées sur ordre de Washington, la levée des sanctions, la réouverture des gazoducs, l’expropriation des infrastructures de Gazprom en Allemagne, et de l’immeuble du consulat de San Francisco, etc… Questions qui devraient être abordées lors du sommet Trump-Poutine dont il est tant question dans les médias. S’il est évident qu’il est dans l’intérêt des deux parties de se rencontrer, quelle confiance Poutine peut-il accorder à une nation qu’il l’a si souvent trompé et à un dirigeant qui veut annexer le Canada, le canal de Panama et le Groënland ? Des projets inconcevables dans un monde rationnel et humain, mais possible dans un monde où la force prime le droit… celui dans lequel nous vivons.

Une guerre apocalyptique

Cette guerre échappe pour partie aux protagonistes. Du point de vue russe, la guerre en Ukraine est une guerre existentielle. Une défaite signifierait le démembrement de la Russie et sa disparition de la planisphère.[6] [7] Après l’humiliant retrait d’Afghanistan, une défaite en Ukraine serait un désastre pour l’empire américain. Le conflit en Ukraine sonne le glas des ambitions américaines, et met fin au rôle de l’Occident dans les affaires mondiales depuis le 16ème siècle. Boris Johnson déclara le 12 avril 2024 : « Si l’Ukraine perd la guerre, ce sera la fin de l’hégémonie occidentale. »[8] C’est une guerre qu’aucun des deux adversaires ne peut ni gagner ni perdre.

En 1946, Albert Einstein déclara que l’atome avait tout changé, sauf nos modes de pensée, et qu’en conséquence nous nous dirigions vers une catastrophe sans précédent. Nos dirigeants l’ont sans doute oublié. John Kennedy déclara, dans son discours à l’American University le 10 juin 1963 : « Notre lien le plus basic est que nous habitons sur une petite planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous le futur de nos enfants. In fine, nous sommes tous mortels.”[9] Le temps est venu de changer nos modes de pensée pour continuer à chérir nos enfants.

Jean-Luc Basle

[1] Le Schiller Institute a repris ce concept au cours d’un conférence en septembre 2007 intitulée « Eurasia-North America multimodal transport. »

[2] Sergey Lavrov’s written message on Indivisibility of Security addressed to the Heads of Foreign / External Affairs Ministers / Secretaries of the US, Canada, and several European countries, 1 February 2022.

[3] La doctrine de la porte ouverte, due au secrétaire d’état John Hay, a pour objet d’ouvrir la porte de la Chine aux Etats-Unis à la fin du 19ème siècle en traitant toutes les nations sur un pied d’égalité afin qu’aucune n’est le contrôle total du pays.

[4] Un amiral allemand sommé de s’expliquer après des propos controversés sur la Russie. Le Figaro, 22 janvier 2022.

[5] Why the Ukraine Crisis is the West’s fault. John Mearsheimer, Foreign Policy, Septembre/Octobre 2014.

[6] Discours de Vladimir Poutine le Septembre 21, 2022.

[7] Conférence de presse Sergey Lavrov du 18 mai 2024.

[8] Ukraine le dur chemin vers la défaite vers la défaite. May 29, 2024.

[9] Commencement Address at American University, John F. Kennedy, June 10, 1963.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2025/01/16/242691/que-veut-vladimir-poutine-par-j-l-basle/

La vie quotidienne du soldat de l'Empire, avec François Houdecek [2/3]

vendredi 3 janvier 2025

Une nouvelle méthodologie confirme bien que la Terre verdit et c’est une bonne nouvelle, les journalistes vont ramer pour en faire une cata

 

L’augmentation du CO2 entraîne une augmentation de la surface des feuilles vertes et de la couverture des arbres, améliore l’efficacité de l’utilisation de l’eau par les plantes (atténuant les effets de la sécheresse) et réduit le nombre d’incendies ainsi que la surface brûlée.

Le verdissement global induit par le CO2 a été détecté depuis 1980. Ils indiquent qu’il se poursuivra au cours du XXIe siècle.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352938524002416

Un nombre croissant de recherches en télédétection font état d’un verdissement mondial notable, avec une augmentation généralisée de la couverture végétale dans les écorégions1. Cependant, les conclusions sur le verdissement reposent souvent sur des analyses de tendance monotones du NDVI, du LAI et de paramètres similaires, qui peuvent manquer de rigueur statistique, en particulier dans le contexte de l’analyse des tendances spatiotemporelles2. Dans cette recherche, nous abordons les limites de ces analyses et proposons un nouveau flux de travail pour l’analyse des tendances monotones des données quadrillées spatiotemporelles.

En appliquant une nouvelle méthodologie de flux de travail proposée (True Significant Trends, TST), nous révélons une tendance mondiale frappante au verdissement, avec une partie importante de la surface terrestre montrant une augmentation de la couverture végétale au cours des quatre dernières décennies, en particulier en Eurasie.

Chaque étape du flux de travail TST, intégrant le pré-blanchiment, la corrélation spatiale et croisée, et la correction FDR adaptative, améliore progressivement la précision de la détection des tendances significatives. La nouvelle méthodologie TST suggère que les méthodes conventionnelles utilisées jusqu’à présent peuvent surestimer les zones avec des tendances NDVI significatives en raison de leur capacité limitée à contrôler les résultats erronés. En filtrant efficacement les résultats erronés à chaque étape, le flux de travail TST fournit une compréhension plus fiable des tendances spatiotemporelles. Nous recommandons d’appliquer cette approche à différentes échelles et dans toute analyse de tendance impliquant des données spatiotemporelles pour améliorer la précision et la robustesse des résultats.

Les résultats du flux de travail TST (Fig. 2) fournissent des preuves quantitatives solides d’un verdissement mondial généralisé, une partie importante de la surface terrestre de la Terre montrant des augmentations mesurables de la couverture végétale au cours des quatre dernières décennies. La prédominance des tendances au verdissement, en particulier dans les régions où les valeurs NDVI sont supérieures à 0,15, suggère une augmentation générale de la productivité de la végétation dans de nombreuses zones. Cela pourrait être attribué à la fertilisation par le CO2, au changement climatique et aux changements d’utilisation des terres, comme l’indiquent d’autres enquêtes3. Bien que le verdissement de la végétation ait été signalé sur tous les continents, il est particulièrement prononcé en Eurasie, notamment dans les régions d’Europe et de Chine4. En revanche, bien que moins fréquentes, les tendances au brunissement indiquent que certaines zones, en particulier les écorégions arides, connaissent une dégradation de la végétation.5

source : Patrice Gibertie

https://reseauinternational.net/une-nouvelle-methodologie-confirme-bien-que-la-terre-verdit-et-cest-une-bonne-nouvelle-les-journalistes-vont-ramer-pour-en-faire-une-cata/

V.RUSSIE - LES VOITURES RUSSES ET CHINOISES D EXCELLENTS QUALITE QUE VOU...

Maurras après Maurras

 

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Bientôt dans le prochain numéro de la NRU : Maurras après Maurras.

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par Christian Franchet d’Esperey

En 2025, quel profit peut-on réellement tirer de la pensée de Maurras, cet homme de la première moitié du XXe siècle,directement issu de la matrice du XIXe, qui a échoué dans son projet de restauration monarchique et, en 1940-44, a choisi le parti perdant ? Question ô combien légitime.

La première réponse possible est de se poser directement la question de la validité actuelle de ses textes les plus célèbres, L’Avenir de l’intelligence, Kiel et Tanger, etc. C’est gravir la montagne par sa façade la plus directe mais aussi la plus abrupte. Une autre méthode est de s’interroger sur la valeur de la réflexion des plus pénétrants de ses disciples, et de mesurer à travers eux ce que sa pensée a conservé de vivant.

C’est la voie que prend ici – sans récuser en rien la première approche – Philippe Lallement. Il s’appuie sur une méthode illustrée en 1957 par Raoul Girardet dans un article fondateur sur « l’héritage de l’Action française ». La vitalité d’un maître à penser s’évalue notamment à sa capacité à susciter d’autres maîtres, qui ne se contentent pas de répéter la parole magistrale, mais savent la faire vivre en effectuant son « aggiornamento »– c’est-à-dire l’adaptation de son expression à des circonstances toujours changeantes. Au risque de tomber dans la dissidence, voire dans la rupture, mais en pouvant aussi, à l’inverse, en préciser ou prolonger certains aspects.

La vie qu’a connue la pensée maurrassienne est déjà plus longue depuis la mort de Maurras (1952) que de son vivant. Cela est dû à quelques maîtres clairement identifiés par Philippe Lallement qui évoque leur itinéraire de façon très vivante. Il y a d’abord la génération de l’après-guerre (qu’il appelle « antigermaniste »), la plus marquante, avec Pierre Boutang et Pierre Debray. Boutang rompant avec la « vieille maison » mais pas avec Maurras, lance La Nation française, en réintroduisant une dimension métaphysique dans la politique – et Debray, nouveau converti mais intégralement fidèle, apporte avec sa revue mythique L’Ordre français une vision sociologique très inspirée par les problématiques contemporaines. D’autres générations suivront : la génération 68, avec Gérard Leclerc, qui apportera un regard nouveau sur l’anthropologie maurrassienne ; la génération 80, avec NicolasPortier, très sensible au devenir des communautés au sein de la société française, question dont on sait à quel point elle est devenue cruciale.

Sur tous ces développements de la pensée maurrassienne, l’approche de Philippe Lallement, très fouillée, apporte en même temps une vision synthétique originale, et un éclairage qui passionnera ceux qui voient dans le maître de Martigues un découvreur plus que jamais nécessaire.

https://www.actionfrancaise.net/2025/01/03/maurras-apres-maurras/

jeudi 2 janvier 2025

Pourquoi le Japon n’a-t-il pas attaqué l’URSS pendant la Seconde Guerre Mondiale ?

 

par Oleg Egorov.

Climatisme : les Maldives toujours là

 

Nous allons faire dans cet article un retour dans le passé pour parler de l’actualité climatiste. Vous allez voir, ça va être drôle. Comme vous pouvez le constater, les Maldives, archipel de 1200 îles dans l’océan Indien présentent de nouveaux resorts luxueux pour 2025 ! Faut-il rappeler que ces îles sont en moyenne à moins de 2 m au-dessus du niveau de la mer et qu’elles ont été annoncées depuis des décennies comme déjà sous l’eau à cause du réchauffement climatique. Bouh ! Donc, comme vous le voyez sur l’image à la une de cet article, ou en cliquant sur ce lien, les Maldives investissent beaucoup d’argent pour recevoir encore plus de touristes.

Le président des Maldives avait, pour effrayer tout le monde, tenu un conseil des ministres ridicule sous la mer avec bouteilles d’oxygène en octobre 2009 ! Pourtant les mêmes Maldives continuent d’investir beaucoup d’argent pour amener plus de touristes sur place !

En 1989, Henri Sannier sur A2 (ancêtre de France 2), avait osé diffuser un reportage de quelques minutes titré «Le réchauffement climatique menace de faire sombrer plusieurs pays sous les eaux» ! C’était le directeur du Bureau de l’environnement des Nations unies de New York qui avait communiqué ces infos. C’était du sûr, du solide. 36 ans plus tard, rien n’a changé ! Du coup ils repoussent la date fatidique à 2050, puis 2100 et pourquoi pas 2800, 3200… ! La presse continue sa propagande régulière sans jamais rougir !

Bref, encore raté ! Depuis le début des années 70 les propagandistes américains annoncent que le Bangladesh va disparaître sous la mer, les Pays-Bas, Venise, tous les atolls océaniques… À ce jour, 55 ans plus tard, aucune prédiction catastrophiste ne s’est réalisée, bien au contraire. Venise est toujours là, présente, accueillant 30 millions de touristes chaque année.

source : Le Libre Penseur

https://reseauinternational.net/climatisme-les-maldives-toujours-la-et-en-pleine-promotion-touristique-de-luxe/