mercredi 25 septembre 2019

Retour sur « Le dernier Gaulois » par Jean NON-CONFORME

France 2 nous proposait, en première partie de soirée et pendant la période des fêtes, un docu-fiction franco-belge intitulé Le dernier Gaulois. Nous ne pouvons que saluer l’initiative, d’autant plus que ce reportage ne fut pas le prétexte à un intense moment de propagande dont la télévision est pourtant un vecteur majeur. C’est déjà un point positif.
Réalisé essentiellement en « motion capture » et donc en 3D, il nous faisait vivre la fin d’une civilisation, celle des Gaulois, à travers un personnage, Apator, vieux chef éduen. Je regrette pour ma part qu’une plus large place n’ait pas été réservée à l’archéologie expérimentale et à la reconstitution historique, où vêtements et objets sont reproduits fidèlement. Cela permet une plus grande authenticité et une meilleure immersion.
Le reportage passe en revue un grand nombre d’aspects de la civilisation gauloise : habitat, artisanat, activité guerrière, rôle de la femme ou encore assemblées politiques et divisions. Il s’inscrit dans un mouvement de revalorisation des Gaulois qui ont oscillé entre les caricatures du roman national et celles de tous ceux qui à l’inverse méprisent notre histoire. À l’instar des populations du Haut Moyen-Âge, en en particulier des Francs et des « Vikings », les études archéologiques et historiques nous permettent de porter un regard bien plus favorable sur ces peuples gaulois qui pratiquaient peu l’écrit. On y découvre alors un véritable artisanat de qualité et une organisation sociale complexe qui n’a rien à envier – ou presque – à ses voisins romains. Ils leur sont proches au moins par la géographie et une origine commune, indo-européenne. Le commerce est florissant entre Romains et Gaulois, en particulier dans la vallée du Rhône, de la Saône, et les Romains introduisent la vigne. De leur côté, les Gaulois inventent le tonneau, ce qui est un véritable progrès par rapport aux amphores grecques et romaines, très fragiles. On notera que le reportage fait l’impasse sur les contacts encore plus anciens des Gaulois avec le monde grec. La cité de Phocée ayant par exemple fondée des colonies aux VIIe et VIe siècles av. J-C comme Nikaia (Nice), Massalia (Marseille) ou encore Agathé Tychè (Agde). On prête également des contacts entre druides et savants grecs. Du côté des Romains, c’est vers Cicéron qu’il faudrait chercher pour trouver des éloges envers les druides.
Le reportage se focalise sur la période de la guerre des Gaules (entre 58 et 52 av. J-C), dont la principale source écrite est l’œuvre éponyme rédigée par Caius Julius Caesar. Ce dernier est alors proconsul en Gaule Narbonnaise, territoire contrôlé par Rome depuis la fin des Guerres puniques contre Carthage. Un proconsul est un ancien consul (le plus haut magistrat romain) qui est amené à gérer un province à la fin de sa magistrature. On parlerait actuellement de gouverneur. Au-delà du Dernier Gaulois, ce reportage est aussi l’occasion de s’apercevoir du génie politique et surtout militaire de Jules César, presque inégalé jusqu’à Napoléon. Certes, César valorise ses adversaires pour augmenter son prestige, mais il est toutefois attesté que les différents peuples gaulois furent des adversaires redoutables pour les Romains. Le souvenir de la victoire de Brennus est resté douloureux dans les mémoires romaines. Malheureusement pour eux, les Gaulois sont à l’époque de la guerre des Gaules rongés par les luttes intestines et Rome exerce une véritable fascination pour une partie de leurs élites. Ils ne purent pendant ces six années offrir une opposition solide, ce qui ne les empêche pas de vaincre les Romains à Gergovie avant d’échouer à Alésia. Nous apprécions que le reportage mentionne que Vercingétorix a servi au côté de César, nous regretterons cependant que cet aspect n’ait pas été plus expliqué. César apparaît dans le reportage comme froid et cynique, n’hésitant pas à massacrer vieillards, femmes et enfants et à humilier les aristocrates gaulois. C’est un homme avide de pouvoir dans sa lutte contre Crassus et Pompée qui va parvenir à dominer toute la Gaule (oui toute, même les villages d’Armorique !) et pénétrer en Bretagne.
Sur ce point, on pourra toujours s’interroger. Le caractère des personnages participe plus de la narration que de la réalité. Ce n’est pas le seul élément discutable du reportage. Outre l’absence d’explication sur le « retournement » de Vercingétorix, le reportage ne fait que peu de cas de la cavalerie gauloise, la meilleure de son temps. Il est peut-être un peu caricatural sur le rôle de la femme. Certes, il était nécessaire, et nous ne nous en plaindrons pas, de rappeler que la femme gauloise avait un rôle sociale plutôt favorable, surtout si on la compare à d’autres cultures, y compris de nos jours. Mais cela manque peut-être un peu de nuance. Quant au passage sur le Gaulois étreignant une femme avec un mot grivois, il était totalement dispensable… La diversité des peuples n’est pas non plus très marquée. À diverses reprises le narrateur, Clovis Cornillac, nous parle de diversité dans les panthéons, mais les dieux ne sont presque jamais mentionnés, sauf dans le cadre des batailles avec Taranis et Teutates. L’Aquitaine est par ailleurs complètement oubliée, quid des Vascons de Novempopulanie qui occupent une partie non négligeable de la Gaule ?
Au terme de ce reportage, nous pouvons toutefois tirer quelques leçons d’histoire. La liberté défendue par Vercingétorix ou Apator – celle de rester un ensemble de peuples distincts pouvant vivre en bonne intelligence avec l’empire romain – est très noble, mais elle montre la difficulté de résister face à une puissance organisée, déterminée et qui parvient à séduire une partie des élites adverses. Il apparaît assez clairement qu’une partie des élites gauloises se laisse séduire par le commerce et qu’elle voit surtout ses intérêts immédiats dans ce domaine. Cela nous rappellerait presque nos élites actuelles… Presque… Nous savons désormais de façon certaine que la romanisation fut avant tout un processus de séduction, contrairement à l’idée jadis en vogue selon laquelle Rome aurait imposé son mode de vie. C’est un long processus d’acculturation et d’adoption des mœurs romaines (comme les tria nomina ou la toge) qui fera des Gaulois des Romains à part entière. Paradoxe lorsqu’on étudie dans le même temps l’hellénisation des élites romaines.
À l’heure de la faillite de notre système d’assimilation (qu’on s’en réjouisse ou qu’on le regrette n’est pas le sujet ici), ces questions identitaires et culturelles ne sont pas négligeables. Le reportage conclut en disant que les Gaulois deviennent des « Gallo-Romains », mais cette expression est aujourd’hui contestée et traduit l’ambiguïté de la dimension identitaire à cette époque. En effet, être Romain, ce n’est plus simplement être issu de la ville de Rome, mais être un citoyen de l’ensemble politique dirigé par Rome. Ce n’est plus l’ethnie qui définit seule l’identité, mais l’appartenance à un ensemble culturel et politique. Au final, le titre est bien choisi, car sans que les contemporains en aient conscience, Alésia a scellé le sort d’une civilisation mais peut-être aussi d’une conception de l’identité et de la citoyenneté.
Jean Non Conforme
• D’abord mis en ligne sur Cercle non conforme, le 3 janvier 2016.

mardi 24 septembre 2019

Requiem pour un Empire défunt de François Fetjö par Franck ABED

Alors que l’Europe civilisationnelle meurt jour après jour devant nous, sous les coups de boutoir conjugués du modernisme, du mondialisme et du consumérisme, il demeure fondamental de comprendre l’histoire de notre continent, si nous voulons encore croire à un avenir digne de ce nom… À ce titre j’ai récemment découvert, au gré de mes recherches, une petite merveille intellectuelle qui décrypte avec faits, objectifs et arguments circonstanciés, la mort programmée de l’Autriche-Hongrie. Cette dernière reste couramment mais improprement appelée Empire austro-hongrois, alors que son nom exact devrait être Double Monarchie austro-hongroise.
François Fetjö fut un journaliste et historien français d’origine hongroise, spécialiste de l’Europe de l’Est et de l’histoire du communisme. Dans cet ouvrage solidement documenté, il présente sa thèse à rebrousse poil de l’histoire officielle : la Double Monarchie n’implosa pas suites aux attaques des minorités ethniques qui la composaient, pas plus qu’elle ne mourut à cause de ses contradictions internes dues à un système politique archaïque et décadent. Non ! Elle fut littéralement assassinée par la volonté politique des pays de l’Entente, animés par le désir de républicaniser l’Europe. Même si François Fetjö évoque, parfois avec une nostalgie certaine, que nous pouvons comprendre et partager le passé des Habsbourg, il ne tombe jamais dans l’hagiographie et le prosélytisme. Ainsi, avant d’entrer dans les considérations stratégiques et politiques du début du XXe siècle, l’écrivain rappelle comment cette famille de petite noblesse a su, par une lucide stratégie matrimoniale et une sagesse diplomatique, s’imposer comme l’une des dynasties les plus illustres d’Europe. Evoquant sa lutte contre la Maison de France, les Turcs musulmans, les Russes, l’auteur analyse également, point par point, les réussites et les échecs des descendants de Rodolphe de Habsbourg.
Précisons que l’histoire telle qu’elle est actuellement enseignée, reste malheureusement sous contrôle de la plus virulente extrême gauche. Les communistes et autres marxistes-léninistes dépeignent donc la chute de la Double Monarchie comme une fatalité qui relèverait en quelque sorte d’un sens de l’histoire cher à Hegel. Pourtant ce meurtre fut voulu et encouragé par les dominants d’alors. En effet, tout en évoquant le destin particulier de cette lignée habsbourgeoise, François Fejtö, à partir d’archives inédites ou trop peu connues, démontre que la monarchie austro-hongroise aurait pu continuer à exister après guerre, si les Alliés n’avaient pris la décision de la rayer de la carte. Nous pouvons lire cette analyse brillante : « Il est indéniable que le fait de démolir l’Autriche correspondait aux idées des maçons, en France et aux États-Unis (1). Leur vision de l’Europe républicaine et démocratique, dans le cadre de la Société des Nations qu’ils lui avaient prévue, ne s‘est point accomplie. En fin de compte, des dirigeants nationalistes, diplomates et militaires, se sont servis de leur appoint psychologique et moral pour établir l’hégémonie, encore précaire, de la France sur les petits États successeurs de la monarchie détruite, et qui étaient beaucoup moins viables et beaucoup plus dangereux pour l’équilibre de l’Europe, beaucoup moins utiles comme barrière à l’expansionnisme allemand que n’aurait été une monarchie réorganisée. »
Effectivement avant la Grande Guerre, l’Empire jouait un rôle stabilisateur en Europe centrale, comme nous l’avons malheureusement appris à nos dépends depuis son homicide : Deuxième Guerre mondiale, agitations et instabilités politiques chroniques dans cette zone géographique, guerres ethnico-religieuses dans les années 90, etc. Nous citons également le texte introductif de Joseph Roth qui figure dans l’avant-propos, démontrant la cohésion des peuples derrière leur souverain légitime : « Dans cette Europe insensée des États-nations et des nationalismes, les choses les plus naturelles apparaissent comme extravagantes. Par exemple, le fait que des Slovaques, des Polonais et des Ruthènes de Galicie, des juifs encafetanés de Boryslaw, des maquignons de la Bácska, des musulmans de Sarajevo, des vendeurs de marrons grillés de Mostar se mettent à chanter à l’unisson le Gott erhalte (2) le 18 août, jour anniversaire de François-Joseph, à cela, pour nous, il n’y a rien de singulier (3). » Il n’est guère étonnant que les babéliens d’hier et d’aujourd’hui, pourfendeurs des frontières et des identités, ne comprennent pas la nature réelle et profonde de ce cosmopolitisme chrétien et monarchique qui heurte leurs convictions maçonniques…
Sur la dépouille de la vieille et auguste monarchie naquirent de nombreux États libres et indépendants qui ne purent guère profiter longtemps de cette chimère révolutionnaire du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Des historiens sérieux comme Jacques Bainville (4) avait vu dans le traité de paix de Versailles la trame historique des prochaines décennies et les désastres qu’il engendrerait. François Fetjö conclut de manière admirable : « La victoire totale de 1918 et les traités de paix qui en découlèrent engendrèrent le néo-impérialisme monstrueux de l’Allemagne, incarné par Hitler, puis l’expansionnisme de l’Union soviétique, qui a pu prendre en charge comme prix de sa contribution à la victoire sur Hitler, la quasi-totalité de l’Europe centrale.  » Concrètement nous pouvons dire que les grands principes démocratiques sont la mère de tous les totalitarismes. Malheureusement, au mépris de l’histoire nos adversaires enseignent que la Double Monarchie a implosé, alors qu’elle fut suicidée à l’insu de son plein gré…
Franck Abed
Notes
1: Il est notoire que Wilson et Clémenceau furent membres de la maçonnerie.
2 « Que Dieu garde notre Empereur et Roi », hymne de l’Empire, composé par Joseph Hayden.
3 : La Crypte des Capucins.
4 : Les conséquences politiques de la paix, ouvrage dans lequel est dénoncé le traité de Versailles de 1919 en ces termes célèbres : « Une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dure pour ce qu’elle a de doux. »
• D’abord mis en ligne sur AgoraVox, le 29 septembre 2016.

Espagne : une épée vieille de 3.200 ans découverte par hasard

[…] Le hasard fait parfois bien les choses. Sur l’île de Majorque, les archéologues Jaume Deya et Pablo Galera étaient en train de finaliser les derniers détails sur le site Talaiot del Serral de ses Abelles, avant que celui-ci ne devienne un musée. C’est alors qu’ils ont fait une grande découverte… complètement par hasard ! En soulevant une pierre à côté d’un mégalithe, ils ont aperçu quelque chose qui dépassait un peu du sol. Après avoir déterré l’objet avec précaution, ils ont réalisé qu’il s’agissait d’une épée fendue en deux, mais globalement très bien conservée. […] Selon les experts, l’arme date de 3 200 ans et aurait appartenu à une famille aristocratique de la culture talayotique. Cette civilisation méconnue s’est développée dans les îles Baléares pendant l’âge de Bronze. La famille aurait volontairement laissé l’épée sur le site comme offrande. […]
Géo
https://www.fdesouche.com/1265965-espagne-une-epee-vieille-de-3-200-ans-decouverte-par-hasard

lundi 23 septembre 2019

Revenir à Sparte par Achille BALDURE

Sparte.jpgLorsque l’on pense à une cité grecque, Athènes vient immédiatement à l’esprit. Cela est bien normal puisque celle-ci s’est illustrée à travers les âges grâce à des figures désormais intemporelles telles Platon ou Périclès. Malheureusement, un vilain bourdonnement résonne aussi dans nos oreilles à l’évocation du nom de la ville de la déesse Athéna, un bourdonnement pénible : l’invocation de la démocratie. Cette nuisance auditive et cognitive émane le plus souvent du camp du bien, celui des guimauves post-modernes. Ces idiots incultes seraient cependant horrifiés s’ils se penchaient cinq minutes sur ce modèle de démocratie. Par contre, les réactions sont généralement toutes différentes dès que l’on parle de la ville de Sparte. Bien que Robespierre admirait la politique de la cité-État lacédémonienne, les Bisounours de combat du Système l’assimilent volontiers au totalitarisme, donc in extensio, au fascisme.
Depuis le film 300, inspiré par le comics de Frank Miller, Sparte a refait son apparition dans l’imaginaire collectif en tant que cité proto-fasciste et génératrice du modèle du mâle blanc hétérosexuel oppresseur (du moins pour les Bisounours de combat du Système). Nous nous souvenons encore de la critique toute partisane d’un pseudo-éducateur de la jeunesse (c’est-à-dire un dresseur de futurs consommateurs cosmopolites) : « C’est un film raciste qui magnifie la pseudo-supériorité des Blancs sur les Perses qui représentent en fait les émigrés et les peuples de couleur en général. » Il est certain que le film a déchaîné les passions. Il aura au moins eu le mérite de remettre un épisode de leur histoire à maints jeunes Européens.
Au-delà du prisme déformant de Hollywood, il faut étudier sérieusement cette cité « de Grecs en Grèce », militariste certes, mais qui ne se résume pas à un rassemblement des pires bourrins de l’Europe méridionale – le comics de Miller, en ce sens, ne rend pas justice à la culture spartiate. Le livre Sparte de Nicolas Richer remet les pendules à l’heure et constitue un ouvrage définitif concernant la cité lacédémonienne. Il faut dire que l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. Agrégé d’histoire, c’est un spécialiste de la Grèce antique (il a entre autre rédigé une thèse sur les éphores, les magistrats de la cité de Léonidas).
L’intérêt premier de l’ouvrage est qu’il aborde tous les aspects de la vie des Spartiates : histoire, art, système politique, religiosité, éducation, batailles connues et moins connues… Tous ces thèmes sont développés sur des bases archéologiques, mais surtout écrites. En effet, un grand nombre d’informations nous est parvenu sur les Lacédémoniens, si bien que le portrait de Sparte se dessine parfaitement bien au fil des pages. En dépit de la formation pour le moins académique de l’auteur, l’ouvrage demeure très accessible et ne devrait rebuter que les seuls réfractaires à la lecture en général.
Le deuxième intérêt de l’ouvrage, est de dresser le portrait d’un type d’homme, hélas ! aujourd’hui disparu, qui incarnait pleinement l’homme au sens de Vir. La notion de Polemos (chère à Héraclite), c’est-à-dire de conflit, était constitutive de la vie de ces hommes. La notion d’honneur prenait ainsi tout son sens. À titre d’exemple, revenir de captivité après une guerre, c’était s’assurer l’opprobre et le fait d’être rejeté par toute la communauté, à tel point que l’exil ou la mort devenaient les seules portes de sortie. Le livre fourmille d’exemples de virilité authentique; l’inspiration pour redevenir ce que nous sommes se cache bel et bien derrière l’histoire de cette citée devenue mythique. L’esprit légionnaire prôné par Julius Evola dans son livre Orientations trouve assurément l’une de ses sources dans ce que fut Sparte.
En conclusion, le travail de Nicolas Richer nous plonge dans une cité-État dont le nom évoque encore aujourd’hui la grandeur. Très complet, l’ouvrage, nous le répétons, constitue une somme définitive sur le sujet. Il est aussi un témoignage important sur le fait d’être un Homme-Vir, un exemple du passé qui doit nous guider pour retrouver le plus qui est en nous.
Achille Baldure
• Nicolas Richer, Sparte, Perrin, 2018, 400 p., 25 €.

• D’abord mis en ligne sur La nouvelle Sparte, le 24 octobre 2018.

dimanche 22 septembre 2019

Vix (21) : l’antique tombe d’une princesse celtique ressurgit de terre

Témoignage emblématique du phénomène princier celtique, la célèbre tombe de « la Dame de Vix », dont la fouille d’origine menée en 1953 avait révélé un des plus grands trésors mobiliers découvert en France, fait l’objet d’une nouvelle étude visant à remettre en contexte cette extraordinaire trouvaille. La « Dame de Vix » n’a pas dit son dernier mot : 66 ans après la découverte en Bourgogne de la tombe de cette princesse celtique et son célèbre trésor, les archéologues réinvestissent le terrain et rouvrent les anciennes fouilles, réalisées à la va-vite à l’époque, pour éclairer l’histoire d’une société antique encore méconnue.
Durant l’hiver 1953, au beau milieu d’un champ près des sources de la Seine, un professeur et un ouvrier agricole font surgir de la boue une vaste sépulture où gît une femme, inhumée vers 500 avant notre ère. Etendue sur un char, richement parée, notamment d’un torque en or, de fibules en bronze décorées d’or, de corail et d’ambre.. elle reposait au côté d’un gigantesque cratère grec haut de 1,64 mètre – le plus grand vase de bronze de toute l’Antiquité. Des gorgones en forment les anses, et des chars et chevaux, les décors. […]
Sciences & Avenir
http://www.fdesouche.com/1264131-vix-21-lantique-tombe-dune-princesse-celtique-ressurgit-de-terre

Dans les années 70, les médias et scientifiques annonçaient...un refroidissement climatique dramatique imminent

 
« Alors que durant trois quarts de siècle nous avons connu les conditions extraordinaires d’un climat tempéré, le fait majeur aujourd’hui semble indiquer que nous allons vers un refroidissement généralisé. Les climatologues sont cependant en désaccord concernant à la fois la cause et la durée de cette tendance au refroidissement et à la fois son impact sur les conditions locales du climat. […] Et si le climat se met à changer aussi durablement que le prévoient les plus pessimistes d’entre eux, les conséquences, en termes de famine, deviendront catastrophiques. » C’est Newsweek qui annonce cette catastrophe, dans un article de 1975.
Le refroidissement climatique est causé par l’homme et, en 2000, le monde connaîtra un nouvel âge glaciaire.
Il y a urgence à agir, et cette lourde tâche revient aux hommes politiques.
Mais on doute de leur volonté de créer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts pour éviter le pire.  « Les climatologues sont pessimistes quant à la volonté des leaders politiques de prendre des décisions permettant de contrebalancer les changements climatiques, voire d’en ralentir les effets. Ils admettent néanmoins que l’une des plus audacieuses solutions proposées, tel que faire fondre la calotte glaciaire en la recouvrant de suie noire ou encore détourner les fleuves de l’Arctique peuvent créer de bien plus grands problèmes. »


Le très sérieux Time avait déjà alerté ses lecteurs sur le refroidissement à venir.
C’était en 1972.
Il mentionnait des scientifiques qui constataient un accroissement de la calotte glaciaire et une diminution des températures depuis 1940.
Il y a un refroidissement global, disait-il, et nous sommes à la veille d’un nouvel âge glaciaire.
La preuve : entre 1945 et 1970, les températures n’ont cessé de baisser.
De quoi effrayer les lecteurs.
Cinq ans plus tard, Time réitérait ses propos avec une couverture-choc « Le Grand Froid » (The Big Freeze). En photo, un homme en passe-montagne rouge, tel un lanceur d’alerte, transi de froid et de glace.
Si la Guerre froide connaissait un dégel, le monde lui se refroidissait.
Il fallait bien trouver un nouvel ennemi.
Journalistes et scientifiques étaient mains dans la main pour alerter sur cet imminent refroidissement. En 1977, un groupe de scientifiques regroupés sous le nom d’Impact Team publia La conspiration climatique.
La venue du nouvel âge glaciaire.
La couverture annonce même que le livre contient deux rapports de la CIA sur le sujet.
On ignorait que les enquêteurs de la CIA étaient aussi des climatologues avertis. 
En 1978, c’est le Los Angeles Times qui publie un article annonçant le refroidissement dans les trente années à venir.
Décidément, l’an 2000 s’annonce bien sombre, entre crise climatique, guerre nucléaire et invasions extraterrestres.
À défaut de rigueur scientifique, les Américains témoignent de leur grande imagination pour inventer des scénarios catastrophes.
D’autant que le club de Rome venait de publier son célèbre rapport Halte à la croissance ? (1972), connu pour évoquer la pénurie de pétrole à venir à l’horizon 2000.
En 1968, c’était le livre retentissant de Paul Ehrlich, The population Bomb, qui expliquait que l’humanité allait mourir de faim.
« La bataille pour nourrir l’humanité est perdue. Au cours des années 1970, des centaines de millions d’êtres humains vont mourir de faim. […] Rien ne peut empêcher une aggravation notable de la mortalité dans le monde. […] D’ici à 1985, l’humanité entrera dans une ère de pénurie des ressources et de pauvreté croissante. »
Refroidissement et famine se faisant attendre, les annonces catastrophiques se sont ensuite focalisées sur les pluies acides détruisant les forêts et le trou dans la couche d’ozone (années 1980).
L’homme, bien sûr, était responsable de tout cela.
Puis ce fut le bug de l’an 2000, qui devait provoquer une guerre nucléaire.
Mais les pluies acides n’existaient pas, la mort des arbres était la conséquence d’années de sécheresse.
Quant au trou dans la couche d’ozone, il se révéla beaucoup moins important que ce qu’en disaient les journalistes.
Aucune catastrophe n’est venue.
De quoi refroidir les prédictions alarmistes qui, pourtant, reviennent toujours
.fawkes-news

samedi 21 septembre 2019

Les origines historiques de l’écofascisme en Europe

Introduction
Les dernières élections européennes ont montré la réactivation de la question écologique dans toutes les formations politiques, comme en témoignent le succès électoral des partis verts dans plusieurs Etats comme l’Allemagne, la France, mais aussi l’Irlande et la Finlande, et la prééminence de la lutte contre le changement climatique et de la transition écologique dans les listes de gauche et du centre. Si l’écologie apparaît comme l’un des piliers programmatiques des gauches européennes, le consensus demeure difficile à droite sur la place à accorder à ce sujet, entre les partisans modérés d’une inflexion politique et économique plus ou moins marquée vers la transition, et les partisans d’une rupture avec les accords commerciaux en vigueur et d’une révision radicale des compétences de l’Union européenne au profit des États-nations, en matière de relations commerciales comme d’immigration.
En matière d’écologie, les droites néo-nationalistes européennes ne s’accordent pas non plus sur la reconnaissance du péril climatique et sur les moyens politiques de sa mitigation. L’Alternative für Deutschland (AfD) a à plusieurs reprises exprimé son scepticisme concernant l’influence de l’activité humaine sur le changement climatique, de même que Nigel Farage a qualifié le changement climatique de pseudo-science. À cet égard, le Rassemblement National (RN) français a fait figure d’exception en construisant depuis 2017 un discours d’écologie politique nationaliste. L’absence de convergence sur l’écologie demeure l’une des zones d’ombre du rapprochement opéré par plusieurs dirigeants euro-sceptiques ces derniers mois autour de Matteo Salvini.
© Europwal-Le Grand Continent : https://europawal.gegeurope.org/
Pourtant, il est possible de distinguer deux traditions intellectuelles pour comprendre la place importante qu’occupe l’écologie dans l’extrême-droite en Europe. D’une part, une tradition qui prend son origine en Allemagne et dans les pays nordiques et défend une vision anti-moderne et anti-progressiste, où l’homme retrouve un épanouissement originel dans le respect d’une nature idéalisée ; d’autre part, une tradition méditerranéenne et notamment italienne, où le fascisme se construit en lutte contre la nature et par la valeur essentielle du travail. L’homme fasciste devrait ainsi construire le monde économique, politique, social et intellectuel contre une nature qu’il domine.
On entend aussi par écofascisme (notamment selon le politologue finlandais J.P. Roos) l’idéologie de quelques protecteurs de l’environnement radicaux qui prônent l’abandon complet des technologies dans nos sociétés ainsi qu’une réduction de la population humaine afin de sauver la planète des dangers qui la menacent : le surpeuplement et la pollution. Il s’agirait donc d’une variante radicale de l’« écologie profonde » avec des aspects primitivistes.
L’écofascisme ainsi considéré n’est aucunement lié au fascisme historique et n’en partage pas non plus les ambitions. Seront plus généralement considérées ici comme « fascistes » les théories qui ne respectent ni la vie humaine, ni les formes démocratiques.
Les « écofascistes » souhaiteraient atteindre leurs buts au moyen d’une dictature qui permettrait de réduire la population terrestre par la coercition, tandis que les habitants restant assureraient la continuité de l’humanité avec des moyens techniques archaïques (agriculture simple, chasse, artisanat). Seraient prévus également des modes malthusiens de contrôle des naissances afin de ne pas menacer l’environnement par une surpopulation.
L’écologie dans l’histoire
L’Allemagne n’est pas seulement le berceau de la science de l’écologie et le lieu où les Verts ont pris une importance politique ; elle a aussi été le berceau d’une synthèse particulière du naturalisme et du nationalisme, forgés sous l’influence de l’irrationalisme anti-Lumières de la tradition romantique. 
Les premiers groupes de conservation et de protection de la nature, expression d’une prise de conscience embryonnaire des dangers inhérents au processus de développement économique et industriel, ont vu le jour dans la seconde moitié du XIXe siècle. Des formes de protestation et même de rejet ouvert du progrès économique et de ses conséquences pour les hommes et la nature étaient présentes depuis longtemps dans l’œuvre des philosophes et des écrivains, par exemple dans une grande partie du mouvement romantique, notamment dans les pays anglo-saxons et en Allemagne. Mais il s’agissait d’événements isolés, même s’ils étaient importants du point de vue de l’histoire intellectuelle et culturelle. Dans la seconde moitié du XIXe siècle sont nées les premières associations qui ont traduit ces critiques en propositions concrètes pour la protection de l’environnement. En Angleterre, le plus ancien des groupes environnementaux existants, la Commons, Open Spaces and Footpaths Preservation Society, fondé en 1865, comptait plus de trois mille membres en 1890. Dans les années suivantes, des organisations similaires ont vu le jour en Allemagne, en France, aux États-Unis, aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie et, en général, partout dans le monde, le développement industriel, l’introduction de nouvelles méthodes agricoles, la croissance démographique, l’urbanisation et autres phénomènes liés au progrès économique et technologique mis en crise, ainsi que les anciens modes de vie, voire les modes traditionnels des rapports de l’homme avec la nature.

vendredi 20 septembre 2019

16 septembre 1943 : les Américains attaquent Nantes

nantes
nantes1.jpgLe 16 et le 23 septembre 1943, les Alliés ravagent la ville de Nantes.
Leurs bombardements massifs font 1463 morts et 2500 blessés civils.
700 maisons et immeubles sont détruits et près de 3 000 rendus inhabitables, sans que l’on voit bien l’intérêt militaire de raids aussi meurtriers.
De Gaulle ne s’offusquera naturellement pas.
Sur ce thème, on pourra lire Quand les Alliés bombardaient la France, d’Eddy Florentin (disponible ici).

C’était un 20 septembre : la bataille des champs catalauniques

the_huns.jpgEn l’an 451, les Huns connurent une défaite lourde de conséquences.
Cette confédération de barbares européens et asiatiques menée par Attila, dont le gigantesque empire était basé en Pannonie (Hongrie), entendait conquérir la Gaule.
Après avoir franchi le Rhin, les Huns détruisirent Metz. Mais ils se détournèrent de Paris suite à l’opposition menée par Sainte Geneviève, avant de se casser le nez sur la résistance d’Orléans. Quinze jours après, près de Chalons-en-Champagne se déroula la bataille des Champs catalauniques où les Huns furent battus par une coalition.
Celle-ci, dirigée par le général romain Aetius, regroupait – outre les troupes romaines – des Francs (menés par Mérovée), des Gaulois, des Alains, des Burgondes, des Sarmates, des Wisigoths et d’autres peuples.
Attila et ses troupes pouvaient de leur côté compter notamment sur l’appui des Ostrogoths et des Alamans.
Après cette défaite les Huns ne revinrent jamais plus vers la Gaule.
Ils s’en prirent alors à l’Italie.
La bataille des Champs Catalauniques fut importante car elle amena un changement fondamental dans les rapports des peuples soumis vis-à-vis de Rome. En paiement de ses loyaux services, Mérovée, roitelet des Francs saliens, fut reconnu par Rome comme roi de la Gaule belgique. A partir de cet instant, les Francs imposèrent graduellement leur domination sur toute la Gaule gallo-romaine pour les trois siècles à venir. Gondioc, chef des Burgondes dont le royaume outre-Rhin avait été ruiné 20 ans plus tôt par les Romains avec l’aide des Huns, se tailla le royaume de Bourgogne. Il ne resta bientôt plus qu’un seul patrice romain en Gaule, Syagrius, îlot dans un océan de rois « barbares ».

Les Grands Dieux de Samothrace - Les Sociétés Secrètes

mercredi 18 septembre 2019

Passé-Présent n°251 : La désinformation dans les manuels d’Histoire !

Les Templiers
Philippe Conrad résume l’histoire de l’ordre du Temple, société religieuse et militaire issue – au Moyen-Age – de la chevalerie chrétienne dont les premières missions consistaient à protéger, face aux guerriers musulmans, le voyage des pèlerins se rendant à Jérusalem.
La désinformation dans les manuels scolaires en matière d’Histoire
Disséquant, en compagnie de Philippe Conrad, le n° Hors Série (sept/oct 2019) du quotidien Présent dont il est le gérant, Francis Bergeron met en lumière la démarche propagandiste qui sied actuellement dans le contenu des manuels d’enseignement. Prenant appui sur des exemples, il démontre la manipulation intellectuelle de la doxa dominante qui impose sa propre interprétation de certains événements de notre Histoire.

La Petite Histoire : Georges Guynemer, légende de l’aviation française

Durant la Grande guerre, alors que la guerre n’est plus qu’un affrontement industriel jetant des masses anonymes les unes contre les unes, dans le ciel, une forme de chevalerie perdure : les As. Dans ce domaine, le pilote français Georges Guynemer fera plus qu’exceller. Bien qu’il mourra héroïquement à 22 ans seulement, il laissera derrière lui 53 victoires et deviendra une véritable légende de l’aviation française. Retour sur un destin foudroyant.

dimanche 15 septembre 2019

"1791", cette date "oubliée" de l'histoire sociale française...

Les nouveaux manuels scolaires, désormais entre les mains des professeurs avant d’être entre celles des élèves de lycée dans quelques jours, sont toujours révélateurs des tendances idéologiques du moment comme de la plus ou moins grande implication du Pouvoir en place dans la formation des esprits et des intelligences, mais aussi des « tabous » de celui-ci. Evidemment, la période de la Révolution française, « matrice » de notre contemporanéité, attire l’œil des royalistes tout autant que celles des républicains et de la République elle-même, en tant que système idéologico-politique dominant et forme actuelle du Pouvoir en France. Or, alors que les programmes de Première (l’année d’étude de la Révolution dans les nouveaux programmes) y consacrent les premières heures d’étude de l’histoire, et qu’ils accordent une place un peu plus importante que les années précédentes aux question sociales (ouvrières comme paysannes) à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, il est frappant de constater que ce même thème est absent des cours sur la période des années 1789-99, et cela est, tout compte fait, dans la logique de l’Education nationale héritée des « Jules », Ferry et Michelet. Car la Révolution française, c’est aussi la « naissance du prolétariat », en tant que « situation sociale » et, en conséquence, de « classes », souvent considérées comme « dangereuses » au XIXe siècle par les pouvoirs politiques comme par les possédants qui vivaient largement de leur asservissement et exploitation.
S’il est quelques dates « révolutionnaires » évoquées dans les manuels, il en manque donc une, d’ailleurs « double » : celle de « 1791 ». Non que le départ malheureux de la famille royale soit oublié, ni les débuts pratiques de la première constitution écrite de la France sous la forme d’une monarchie constitutionnelle (éphémère), mais les deux actes fondateurs de la « grande question sociale en France » sont purement et simplement effacés, dans une sorte de « mémoricide social » qui pose tout de même quelques questions. Car le décret d’Allarde de mars 1791 et la loi Le Chapelier, votée en juin de la même année, sont les textes qui déconstruisent le modèle social français original fondé sur l’organisation corporative du royaume et de ses « métiers », modèle qui valorise le travail et sa qualité avant même le profit financier, à l’inverse du modèle anglosaxon libéral et « franklinien » qui ne compte le temps qu’en argent ; ce sont bien ces deux textes qui, par leur esprit et leur pratique, asservissent le travail comme les travailleurs (qu’ils soient simples ouvriers ou « maîtres ») aux seules nécessités du profit, sous l’argument de la « liberté du travail » qui n’est rien d’autre que la liberté de l’argent sur le travail et la mainmise presque totale du premier sur le second, au détriment des producteurs et de la qualité même de leurs production et produits. C’est la victoire d’un libéralisme qui ne sera jamais aussi total (mais pas forcément le plus efficace, en définitive, y compris pour ses objectifs financiers) qu’à cette période et durant une bonne partie du XIXe siècle, avant que, peu à peu et sous la pression des catholiques royalistes sociaux, des « syndicalistes » et des socialistes, il soit « tempéré » par quelques lois sociales et « conquis sociaux » (formule sans doute plus appropriée et plus exacte que celle d’acquis sociaux, aujourd’hui devenue presque péjorative pour une large part de l’opinion publique), qui ne sont, en définitive, que la récupération de ce qui a été perdu par le monde des producteurs en 1791…
La Révolution française a bien été le triomphe du libéralisme le plus sauvage et le moins encadré, et elle a désarmé les ouvriers au moment même où le processus d’industrialisation (déjà amorcé en France depuis le règne de Louis XV) aurait nécessité, au contraire, la prise en compte des nouvelles problématiques économiques et sociales posées par le décollage industriel rendu possible par la maîtrise des techniques énergétiques et l’abondance des ressources qui permettaient de les mettre en pratique, des cours d’eau et torrents au charbon bien présent dans le sous-sol du Nord français. « 1791 » est la date la plus « libérale » de l’histoire de France, jamais « égalée » dans le domaine économique et social depuis, et il n’est pas sûr que cela ait été une bonne chose, ne serait-ce qu’au regard de la suite…
Car, en détruisant les corporations de métiers (décret d’Allarde) et en interdisant toute association de producteurs dans leur branche d’activité (loi Le Chapelier) ainsi que toute grève et contestation de « la liberté du travail » (formule piégée, en fait, qui, sans citer le nouveau maître du travail, l’argent, en établit la tyrannie), les lois d’Allarde et Le Chapelier livrent ouvriers, artisans et métiers eux-mêmes, à la toute-puissance des financiers, et condamnent les salariés (et les « travailleurs libres ») à subir sans pouvoir les contester vraiment (par peur du chômage ou du renvoi) les conditions posées par les possesseurs des moyens d’investissement et de production : ainsi, comme le signalait Maurras à la suite des royalistes sociaux du XIXe siècle, la liberté du travail équivalait à la liberté de mourir de faim pour l’ouvrier s’il n’obéissait pas à la contrainte du détenteur des capitaux, de l’usine et de ces machines. Drôle de liberté, effectivement ! Terrible liberté en fait que seules la bonne volonté de quelques patrons « sociaux » et l’action législative permettront d’adoucir et, peu à peu, d’apprivoiser à défaut de la dominer…


L’on comprend mieux ainsi pourquoi l’Education nationale n’a guère envie que « 1791 » soit évoqué, elle qui a pour vocation, comme le rappelait Ferry et s’en moquait Pagnol, de « faire de bons petits républicains dociles », y compris sur le plan social et à l’heure où les (re)conquêtes sociales des XIXe et XXe siècles sont de plus en plus attaquées par une mondialisation libérale dont la République n’est, en définitive, que la dupe en s’efforçant d’en être la promotrice à travers ses multiples réformes « moins sociales »…
Mais il se trouvera bien, cette année et les suivantes, quelques professeurs d’histoire plus scrupuleux et peut-être moins oublieux (ou moins républicains) pour rappeler que la grande question sociale française qui agite notre pays après la Révolution française, et d’une certaine manière jusqu’à aujourd’hui, en est une des immédiates et terribles conséquences…

La France, fille aînée de l’Eglise Grandeur et décadence

Ce sont les Républicains du XIXe siècle qui attribuèrent à la France le titre de fille aînée de l’Église.
Après Rome, l’Arménie et l’Éthiopie, la France, fut un des premiers royaumes chrétiens.
Lors des invasions barbares, alors que les élites avaient fui avec femmes et enfants,  ce furent les chefs de l‘Eglise qui, en 451, firent reculer Attila et constituèrent, durablement, une nouvelle autorité fiable et respectée.
L’Eglise propagea le savoir à travers tout le continent et contribua activement à y éradiquer ce fléau des peuples qu’était l’esclavage
Le titre de fils ainé de l’Eglise fut attribué par le pape au roi Pépin le Bref qui, après avoir soulagé  l’Italie du nord des exactions lombardes au VIIIe siècle, attribua à la papauté les territoires ainsi conquis qui devinrent les états pontificaux.
Royaume profondément chrétien, la France le fut jusqu’à la Révolution française qui, en l’espace de quelques années, renversa la royauté et déroba à l’Eglise le patrimoine qu’elle avait accumulé pendant des siècles et dont elle se servait pour assurer un service public  multiforme : service religieux, éducation, secours aux pauvres et aux malades, recherche, conservation et diffusion du savoir. Tout fut renversé et confisqué au profit d’un Etat qui, en privatisant les trésors et en pourchassant les ecclésiastiques, jeta durablement la population dans la détresse.
Une conférence à deux voix : Claire Colombi et Marion Sigaut, reçues par l’équipe E&R de Perpignan en juin 2016.
La conférence de Claire :
La conférence de Marion :

samedi 14 septembre 2019

Six ouvrages sur le paganisme germano-nordique par Thierry DUROLLE

mannusmal-germains-190x300.jpgLa mythologie nordique et le monde germano-scandinave jouissent d’un intérêt grandissant, et d’une vulgarisation pas toujours heureuse. La série Vikings, plutôt décevante, n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler une « série historique réaliste ». D’ailleurs feu Régis Boyer préférait ne pas faire de commentaire à son sujet… Cependant, et d’un point de vue positif, certains ont pu (re)découvrir un imaginaire, une culture, et un univers qui leur ait souvent plus proche qu’il n’y paraît. En bonus, ils auront pu également découvrir l’excellente musique du groupe norvégien Wardruna !
Les ouvrages sur le Nord et son univers sont pléthore, et pour tout type de publics également. Pour le lecteur uniquement francophone, les livres de Régis Boyer demeurent une référence incontournable. Pour autant ils ne sont pas toujours simple à lire, du moins le niveau ne s’adresse pas à tous… Et c’est tant mieux ! Parmi les éditeurs ayant à cœur de promouvoir l’héritage du paganisme nordique, sans connotations académiques, il faut compter sur la maison d’édition Sesheta Publications, qui propose cinq ouvrages sur le sujet.
Tout d’abord – et ceux sont les livres les plus récents – on trouve une édition bilingue français – vieux norrois des Hávamál ou Dits du Très-Haut, et de la Völuspa ou les « Prophéties de la Voyante ». Tous deux préfacés par un auteur « maison », le Normand Halfdan Rekkirson, ces versions très peu annotées nous livre les 165 strophes des conseils d’Odhinn dans un langage clair et précis pour le premier ouvrage. Collection de préceptes de bonne tenue, de bon sens, avec aussi un récit centré sur la magie à la fin (y ait relaté l’initiation runique de Odhinn, et les chants magiques), ce texte permettra de mieux comprendre la mentalité de l’époque. Et, du coup, l’on se rend compte que le bon sens de nos ancêtres du Nord fut sensiblement le même que le nôtre. Dans le cas des prophéties de la Voyante, Odhinn tient toujours le rôle principal. Composé de 66 strophes, la Völuspa, un peu à l’instar de la Théogonie d’Hésiode, nous raconte ainsi la naissance des Dieux et du cosmos tout entier, du démembrement d’Ymir au funeste Raganrök. Très court, ce texte est tout simplement un indispensable de la matière nordique.
Nous parlions d’un auteur « maison » en la personne de Halfdan Rekkirson. Celui-ci compte deux ouvrages à son actif. Le premier s’intitule Calendrier runique Asatru. L’Asatru est une religion néo-païenne qui s’est donnée comme mission de réanimer la vielle foi du Nord. Ce courant, qui se porte bien soit dit en passant, se rencontre principalement en Islande et dans les pays anglo-saxons, États-Unis et Grande-Bretagne en tête. L’ouvrage de Rekkirson témoigne avant toute chose d’un travail sérieux. Élaborer un calendrier n’est pas chose facile ! Le pari est pourtant relevé ! En outre, l’auteur développe certains sujets comme l’interprétation des contes ou l’importance de la Déesse Frigg. C’est un livre roboratif et plaisant à lire.
Son deuxième ouvrage chez Sesheta Publications est tout aussi passionnant. Mannus. Les origines mythologiques des Germains propose une interprétation mythologique de l’ethnogenèse des Germains continentaux. Se basant surtout sur De Germania de Tacite et sur l’Edda de Snorri, le travail d’Halfdan Rekkirson fait preuve encore une fois de sérieux. Cet ouvrage est peut-être moins accessible au novice car il demande un minimum de connaissance au préalable.
Enfin, on retrouve deux tomes d’un auteur que les habitués du réseau (pseudo-) social Facebook connaissent peut-être : Hathuwolf Harson. Derrière ce patronyme se trouve le responsable d’une page Facebook consacrée aux symboles et inscriptions nordiques. Son premier ouvrage se nomme Symboles païens germano-nordiques. Simple, précis, riche en informations et en images, l’auteur fait le tour de nombreux symboles comme le marteau de Thor, le Walknut mais aussi divers animaux ou même des armes et des boissons comme l’hydromel. Une fois de plus nous avons affaire à un livre vulgarisateur dans tout ce qui a de plus positif.
Le deuxième tome quant à lui a pour sujet les runes. Rune par rune – Futhark repasse en revue chaque idéographes de l’ancien Futhark, celui-ci comporte 24 signes. Là encore rien à redire : c’est du très bon travail. Ayant eu l’occasion d’étudier le sujet de près, nous pouvons affirmer que ce livre représente une excellente entrée en matière, même si, évidemment, il devra être compléter par d’autres lectures. Ici, nulles interprétations fantaisistes ou ésotérico-tarabiscotés mais du concret.
Cinq ouvrages, cinq titres forts intéressants. Cette collection « Païenne » regroupe des titres digne d’intérêt mettant de côté le ton parfois pompeux ou abscons de certains livres d’obédience universitaire. Il reste à espérer que viendront s’ajouter d’autre titres, et pourquoi pas celtes, grecs ou romains ? En tout cas ces ouvrages mettent en valeur de belle manière notre héritage septentrional.
Thierry Durolle
• Hávamál. Les dits du Très-Haut, préface de Halfdan Rekkirson, Sesheta Publications, coll. « Païenne », 2019, 68 p., 15 €.
• Völuspa. Les Prophéties de la Voyantepréface de Halfdan Rekkirson, Sesheta Publications, coll. « Païenne », 2019, 36 p., 10 €.
• Halfdan Rekkirson, Calendrier runique Asatru, Sesheta Publications, coll. « Païenne », 2018, 202 p., 25 €.
• Halfdan Rekkirson, Mannus. Les origines mythologiques des GermainsSesheta Publications, coll. « Païenne », 2018, 144 p., 20 €.
• Hathuwolf Harson, Symboles païens germano-nordiquesSesheta Publications, coll. « Païenne », 2018, 170 p., 22 €.
• Hathuwolf Harson, Rune par rune – FutharkSesheta Publications, coll. « Païenne », 2018, 230 p., 28 €.

Découverte du Grand Adria, un continent perdu enfoui sous l’Europe depuis 100 millions d’années

Après une décennie de travail, des scientifiques viennent de reconstituer l’histoire mouvementée du Grand Adria, un continent disparu depuis 100 millions d’années. Collisions titanesques, enfoncements profonds, failles béantes : difficile au quotidien d’imaginer que sous nos pieds gisent, sur des kilomètres de profondeur, les vestiges d’une formidable valse tectonique, dansée pendant des millions d’années par des morceaux de croûte terrestre flottant sur un manteau instable.
Savoir comment ce caillou-ci ou cette roche-là est arrivée à la surface, quelles furent ses précédentes vies, fait partie du job des géologues, grâce à qui l’on sait désormais que la Norvège fut un jour dans l’hémisphère sud et la France sous les tropiques. Une avancée assez considérable vient d’être franchie dans cette discipline avec la mise au jour, par une équipe internationale d’un continent entier, baptisé le Grand Adria. […]

Espagne : en raison d’une intense sécheresse, le «Stonehenge de Guadalperal» ressort de terre

Le groupement de menhirs datant de moins de 3.000 ans avant Jésus-Christ était immergé dans un lac. Cet été, les très fortes températures ont fait ressurgir ce monument qu’une association de la région veut préserver en le déplaçant. Incroyable découverte à l’ouest de l’Espagne. Suite à une très longue période de sécheresse sur le territoire de la commune de Peraleda de la Mata (Estremadure), le dolmen de Guadalperal est ressorti de terre. Il s’agit d’un ensemble de 140 menhirs souvent baptisé le «Stonehenge espagnol», en référence au célèbre monument mégalithique situé à 150 kilomètres à l’ouest de Londres.
[…] «La pierre est toujours en bon état, mais le granit est plus poreux, il y a des fissures… Le plus important, c’est qu’il y avait un menhir sculpté avec un serpent, et il a l’air très érodé», a-t-il ajouté. Le monument est formé d’une chambre ovale de cinq mètres de diamètre et d’un hall d’accès de vingt et un mètres de long selon le média espagnol. Le fameux menhir sculpté se trouverait au bout de ce couloir.
Le gouvernement régional d’Estremadure a déjà pris contact avec l’association pour agir. Découvert en 1925 par le prêtre allemand Hugo Obermaier qui a mené les fouilles jusqu’en 1927 et récupéré des éléments pour les exposer dans un musée du Munich, le dolmen de Guadalperal fait aujourd’hui l’objet de visite des habitants de la région.

jeudi 12 septembre 2019

Trad’Histoire en vidéo – Henri II

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Trad’Histoire, site historique à destination des plus jeunes, diffuse le vingt deuxième chapitre de la Petite histoire de France de Jacques Bainville adaptée en vidéo.
Aujourd’hui: Henri II
 Retrouvez le cours, le quiz et des idées sorties en relation avec cette vidéo sur Tradhistoire.com

Anubis, le guide des morts - Mythologie égyptienne

mercredi 11 septembre 2019

Rozel (50) : découverte de 257 empreintes de pas de Néandertaliens sur une plage

[…] Jamais autant de traces de pas de Néandertaliens n’avaient été découvertes d’un coup : à quelques dizaines de mètres du rivage normand, à Rozel, sous des dunes nichées dans des falaises, des archéologues ont découvert 257 empreintes de pieds, miraculeusement préservées depuis 80.000 ans. Les empreintes n’offrent qu’un « instantané » de la vie du petit groupe de Néandertaliens qui occupait le site, alors éloigné de l’eau d’un ou deux kilomètres. Elles suggèrent que ce groupe comptait entre 10 et 13 personnes. La très grande majorité des empreintes appartenaient à des enfants et des adolescents, mais il y avait également quelques adultes dont l’un, très grand, qui mesurait 1 mètre 90, une taille estimée à partir de la longueur des pieds. Ces Néandertaliens étaient vraisemblablement présents sur le site de l’automne au printemps, dit à l’AFP Jérémy Duveau, doctorant au Muséum national d’histoire naturelle et l’un des coauteurs de l’étude décrivant la découverte, publiée dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), une prestigieuse revue scientifique. Le site avait été découvert par un amateur dans les années 1960, Yves Roupin, mais ce n’est qu’à partir de 2012, face au danger de l’érosion par le vent et la marée, que des fouilles de sauvetage ont été organisées, trois mois par an, menées par Dominique Cliquet, de la direction régionale des affaires culturelles de Normandie et du CNRS.
Des dizaines de mètres de sable ont été enlevés par pelles mécaniques pour atteindre les couches intéressantes. Puis, au pinceau, les chercheurs ont découvert les empreintes, laissées à l’époque dans un sol herbacé et boueux. Comment ont-elles survécu ? Grâce au sable qui, en les recouvrant immédiatement, les a préservées. […]
Avant Rozel, seules neuf empreintes néandertaliennes confirmées avaient été découvertes en Grèce, en Roumanie, à Gibraltar et en France. Quelques moulages de Rozel ont déjà été exposés, notamment au Musée de l’Homme à Paris, et les chercheurs disent vouloir en exposer plus au grand public à l’avenir. En attendant, toutes les empreintes extraites sont stockées dans les dépôts de la direction régionale des affaires culturelles de Normandie. […]
Sciences & Avenir
https://www.fdesouche.com/1258271-rozel-50-decouverte-de-257-empreintes-de-pas-de-neandertaliens-sur-une-plage

Passé-Présent n°250 : Les massacres d’Oran en 1962

Le déclenchement de la guerre 1939-1945
Philippe Conrad retrace les événements qui, il y a quatre-vingts ans, précédèrent et suivirent la déclaration de guerre, et notamment lorsque, au mois de septembre 1939, les armées alliées du IIIème Reich et celles de l’armée rouge envahirent le territoire polonais, ne suscitant que passivité de la part des troupes franco-britanniques.
Louise Dupin : une mondaine au XVIIIè siècle
Anne Sicard fait resurgir de l’Histoire l’arrière grand-mère de George Sand : Louise Dupin (1706-1799), une femme raffinée, intelligente, jolie, musicienne, salonnière dans chacune des résidences que son aisance financière lui permit d’acquérir, dont l’Hôtel Lambert ou le château de Chenonceau qu’elle sut préserver de l’engeance révolutionnaire et où elle reçut les principaux penseurs du grand siècle.
Jean Monneret : Les massacres d’Oran du 05/07/1962
Philippe Conrad questionne Jean Monneret, spécialiste de l’Histoire de l’Algérie française, sur les dernières heures de celle-ci, et les massacres qui eurent lieu à Oran deux jours après la déclaration d’indépendance du pays. L’occasion est donnée de rappeler l’objective émission que FR3 diffusa le 05/09/2019, surprenante brèche dans le système médiatique après le silence si longtemps entretenu sur ce sanglant épisode.

Précurseurs de la justice sociale : les royalistes sociaux du XIXème siècle, ces grands oubliés de l'histoire officielle...

(Vu sur la page fb de Jean-Philippe Chauvin)
Cette vidéo évoque l'un des précurseurs du combat pour de meilleures conditions de vie et de travail des ouvriers au XIXe siècle en France : écoutez et lisez les textes incrustés dans le film, et vous serez sans doute surpris de constater que, dès les années 1820-1840, un préfet de la Restauration, grand catholique et royaliste militant, prônait des idées et avançait des propositions sociales que les libéraux mettront, souvent contraints et forcés, bien des années à accepter...
La mondialisation leur permettra, d'ailleurs, de "délocaliser le travail" pour éviter d'avoir à appliquer ce que Villeneuve-Bargemont fut l'un des premiers à défendre : la justice sociale !
http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/09/09/chauvin-alban-6174773.html#more

mardi 10 septembre 2019

La Petite Histoire : quand les Français débarquaient en Irlande

C’est un fait méconnu. En 1796, puis 1798, les Français ont débarqué en Irlande afin d’aider les insurgés et tenter de libérer le pays de l’occupation anglaise. Si la première tentative a été un désastre, la seconde, bien qu’insuffisante, a permis d’infliger quelques sueurs froides aux Britanniques et reste, aujourd’hui encore, très présente dans le souvenir des Irlandais. Un épisode ô combien symbolique de l’amitié entre les deux nations.

lundi 9 septembre 2019

La Petite Histoire : Le jour où Napoléon a mis la Prusse à genoux

Nous sommes en 1806. La Prusse, animée par un fort sentiment anti-français, est partie seule en guerre contre la France avec l’arrogante certitude de vaincre la Grande armée. Mais dès le 14 octobre, dans les plaines allemandes d’Iéna, l’empereur Napoléon n’en fait qu’une bouchée avant d’entrer triomphalement à Berlin. Retour sur une victoire totale qui marque alors l’anéantissement pur et simple de l’armée prussienne.

Passé-Présent n°249 : Quand Staline aimait Hitler

A l’occasion du 80ème anniversaire du pacte germano-soviétique, Philippe Conrad rappelle les événements qui conduisirent à l’alliance des dictatures par la signature le 23/08/1939, à Moscou, du traité de non-agression entre l’Union Soviétique stalinienne et l’Allemagne nationale-socialiste hitlérienne. L’une des clauses du pacte incluait le partage de la Pologne entre les deux pays, une autre prévoyait une importante aide économique de l’URSS à l’Allemagne.
L’historien souligne que cet épisode ne fut pas abordé lors du procès de Nuremberg ; les soviets s’étant ralliés au camp occidental à partir du 23/06/1941.
Anne Sicard évoque la vie et l’oeuvre de l’artiste Rosa Bonheur (1822-1899)
Peintre et sculptrice comme ses frères, Rosa cultive très tôt le goût de la nature et des animaux qu’elle peindra dans de grands formats avec succès tout au long d’une prestigieuse carrière. Titrée, décorée, honorée en Europe, célébrée outre Atlantique, cette femme mènera une vie ouvertement émancipée.

dimanche 1 septembre 2019

Après les commémorations du 75ème anniversaire du Débarquement en Provence : restituer l'histoire vraie...

4178358984.jpgFrançois-Marin Fleutot est essayiste. Ancien membre fondateur de la Nouvelle Action royaliste (NAR), il est l’auteur de divers livres à succès et considéré comme l’un des spécialistes de l’histoire de la Résistance.
Son livre Des Royalistes dans la Résistance, paru aux éditions Flammarion, est devenu une référence et sera prochainement réédité en même temps qu’une biographie de Jacques Renouvin.
Frédéric de Natal l’avait interviewé en janvier 2018 pourVoie Royale :