dimanche 24 août 2025

Les sociétés locales et la démocratie

 

Un quatrième texte de notre rubrique « Souvenez-vous de nos doctrines » est à retrouver aujourd’hui, d’Hippolyte Taine cette fois…

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Au-dessus de la commune presque morte, le département est tout à fait mort : là, le patriotisme local a été tué du premier coup, à l’origine par la destruction des provinces.

Parmi tant de crimes politiques et tous les attentats commis par la Révolution contre la France, celui-ci est un des pires ; la Constituante a défait des groupements tout faits et qui étaient l’œuvre accumulée de dix siècles, des noms historiques et puissants dont chacun remuait des milliers de cœurs et associait des milliers de volontés, des centres de collaboration spontanée, des foyers encore chauds de générosité, de zèle et de dévouement, une école pratique de haute éducation politique, un beau théâtre offert aux talents disponibles, une belle carrière ouverte aux ambitions légitimes, bref la petite patrie dont le culte instinctif est un premier pas hors de l’égoïsme et un acheminement vers le culte réfléchi de la grande patrie. Découpés par des ciseaux de géomètre et désignés par un nom géographique tout neuf, les morceaux de la province ne sont plus que des agglomérations factices d’habitants juxtaposés ; ces assemblages humains n’ont pas d’âme. Pendant vingt ans, le législateur oublie de leur communiquer le semblant d’âme, la qualité juridique dont il dispose, c’est en 1811 seulement que les départements deviennent propriétaires et personnes civiles.

Du reste, l’État ne leur confère cette dignité que pour se décharger et les charger, pour leur imposer des dépenses dont beaucoup ne les regardent pas et le regardent, pour leur faire payer à sa place l’entretien coûteux de ses prisons, de ses casernes de gendarmerie, de ses palais de justice, de ses hôtels de préfecture. Même à cette date tardive, ils ne sont pas encore, aux yeux des jurisconsultes et devant le Conseil d’État, des propriétaires incontestés, des personnes parfaites ; cette qualité plénière ne leur sera donnée que par la loi de 1838.

Voici donc partout, sur les 27 000 lieues carrées du territoire, au département et à la commune, la société locale qui avorte ; elle n’est qu’une créature de la loi, un encadrement artificiel de voisins qui ne se sentent pas liés et incorporés par le voisinage. Pour que leur société soit viable et vivace, il faudrait qu’à la commune et au département ils eussent dans le cœur et dans l’esprit cette pensée qu’ils n’ont plus : « Nous sommes ensemble, dans le même bateau ; le bateau est à nous, et nous en sommes l’équipage. Nous voici tous pour le manœuvrer nous-mêmes, de nos mains, chacun à son rang, dans son poste, avec sa part, petite ou grande, dans la manœuvre ».

https://www.actionfrancaise.net/2025/08/23/les-societes-locales-et-la-democratie/

Trump interdit à la NASA de gaspiller des milliards pour le prétendu réchauffement climatique

 

Comme il l’a fait avec d’autres secteurs, finance, industrie, banques, commerce, diplomatie, armée, renseignements, le président a demandé aux responsables de la NASA de se concentrer sur leur cœur de métier au lieu de batifoler dans les à-côtés à la mode. Comme la pluie et la neige dans le Sahara, les secrets des ruines mayas et les marées barométriques confondues avec Waterworld. « Des trucs qui amusent les Européens, ils aiment ça, mais nous avons mieux à faire ».

En l’occurrence, l’agence spatiale américaine doit se redéployer dans le domaine de l’exploration spatiale. Retrouver sa vocation première qui est de préparer le retour des humains sur la lune, le voyage vers Mars, l’étude des astéroïdes proches et des planètes éloignées, la compréhension des galaxies inaccessibles, et éventuellement envisager de papoter avec des E.T. qui n’attendent que ça.

Tout cela fait un sacré boulot qui exige des crédits astronomiques. Plus un cent ne doit être dilapidé pour observer des phénomènes terrestres analysés 100 fois, que tous les étudiants de première année connaissent, cyclones, déluges, sécheresse, glissements de terrains, éruptions volcaniques et mouvements des glaciers. Autant de cycles naturels que les satellites géostationnaires évaluent très bien.

Vous n’êtes pas d’accord ? Vous êtes viré !

C’est un des aspects les plus constructifs de l’Amérique. Quand on est contre les ordres de la direction, on a le courage de démissionner. Sinon, on est congédié et on change de métier, éventuellement pour fonder sa propre entreprise. Au lieu de mégoter, de pinailler, de s’incruster dans la contestation et parfois de saboter le travail comme en France.

Jared Isaacman a fait les frais de son opposition au boss. Nommé par Trump il y a quelques mois pour diriger la NASA, il a été promptement renvoyé par le président en raison de soupçons sur sa loyauté. Son successeur nommé à titre intérimaire pour le moment, Sean Duffy, est beaucoup plus proche des opinions du POTUS. Sur Fox News, il vient d’annoncer que l’agence spatiale va désormais cesser de perdre son temps et son argent avec le soi-disant réchauffement climatique. En entendant ça, Sainte Greta s’en est fait pipi dessus de colère.

Le gouvernement Trump et la plupart des Républicains, mais aussi un nombre non négligeable de Démocrates, opposants mais patriotes, se retrouvent dans les discours des scientifiques climato-sceptiques qui sont bien perçus au sein de la population. À qui on n’a pas caché que le consensus n’est pas du tout celui que prétendent les médias. L’accord le plus large, entériné par 35.000 scientifiques de haut niveau, dont une brochette de prix Nobel, porte sur la qualification de fumisterie du réchauffement anthropique.

Parmi eux, Richard Lindzen, professeur au prestigieux MIT et spécialiste de la physique de l’atmosphère qui a déclaré : « Il n’y a pas de consensus sur les tendances à long terme du climat et sur leurs causes (…) Nous ne sommes pas en position d’attribuer avec certitude les changements climatiques passés au dioxyde de carbone, et encore moins de prédire ce que le climat sera dans le futur.»

Tandis que feu Frédérick Seitz, physicien en rayonnements ionisants et président de l’Académie des Sciences des USA, disait : « Il n’existe aucune preuve scientifique indiquant que les émissions de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causent ou causeront, dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de l’atmosphère de la Terre et une rupture de son climat ».

À ces avis d’experts, s’ajoute l’accusation de perversion des sciences du climat devenues un repaire de wokistes et une rente pour les écolo-terroristes. Le gouvernement Trump envisage de restructurer l’agence fédérale de la météo et des océans, la NOAA. En commençant par en dégager les plus virulents activistes.

La NASA n’a pas à servir la soupe aux militants gauchistes du climat qui en ont fait l’alpha et l’oméga de leur propagande.

Sean Duffy a prévenu que, désormais, la recherche scientifique à la NASA sera au service exclusif de l’exploration spatiale. Ceux qui veulent continuer à militer dans le réchauffisme pour terroriser les crédules et les pousser à voter à gauche pour échapper au cataclysme annoncé sont invités à se reconvertir dans des ONG écolos qui excellent dans la propagande, la désinformation, la bêtise et l’ignorance crasse.

Le budget de 21 milliards de dollars alloué aux sciences de la Terre va être amputé de plus de la moitié dès le prochain exercice, tandis que les locaux et les personnels qui veulent continuer à travailler seront affectés à des services de l’astronautique voués à la connaissance de l’univers.

Il était absolument anormal et révélateur des faiblesse intellectuelles de Biden que, sur les 50 missions spatiales en cours, quinze soit 30 % étaient braquées exclusivement sur notre planète dans un programme fumeux d’étude du CO2. En minorant les cycles et vents solaires, et les particules cosmiques, autrement plus actifs dans les évolutions climatiques.

Des opérations en cours qu’il serait plus onéreux d’annuler que de continuer, seront réajustées sur leur aspect pratique. Évaluer la déforestation là où elle existe, anticiper les inondations et les avalanches, suivre la formation et l’évolution des cyclones, mais aussi observer les mouvements de fond des populations, précurseurs de déséquilibres économiques et stratégiques.

Un nouveau programme étoffé pour la NASA, attisé par la concurrence chinoise

La rivalité dans la course à l’espace avec l’URSS des années 1960-1970 a été remplacée par un formidable défi lancé par les Chinois. À la hauteur de leurs progrès fulgurants dans les divers domaines scientifiques, étayés par leur croissance économique et la concentration des efforts sur un objectif obsessionnel : faire aussi bien que les Américains. Et mieux si possible.

Ils ont déjà commencé avec des missions lunaires réussies et des fusées aux performances moins aléatoires que celles de Musk et de Bezos. Et un programme ambitieux pour Mars est aussi en cours. La Nasa a intérêt à se réveiller et vite, au lieu de courir après les chimères des écolos. Quelle gifle ce serait pour l’Amérique si les Chinois les devançaient dans un futur proche sur notre satellite naturel. Ou ramenaient avant eux des échantillons de roches cueillies à la surface de la planète rouge. C’est du domaine du possible.

Pour la NASA, il y a urgence à ce que les politiciens changent une loi obsolète de 1958 qui oblige l’agence spatiale à étudier aussi l’atmosphère terrestre.

À l’époque, c’était un paravent pour espionner tranquillement l’URSS. Et suivre ses avancées dans le domaine de l’atome et de la conquête spatiale. Puisque les bombes atomiques comme les fusées laissent leur empreinte dans l’atmosphère. Aujourd’hui, on a d’autres moyens d’observation et d’analyse, en particulier une ribambelle de satellites militaires que les concurrents ont aussi, et une nouvelle navette spatiale semi-secrète améliorée qui vient d’être lancée par Space X.

Dans ce nouveau contexte, il est donc inutile et contre-productif que la NASA continue à dépenser, selon les années, entre 10 % et 20 % de son budget pour les « sciences de la Terre », où l’on n’a plus grand-chose à découvrir. Le Congrès devrait voter une nouvelle loi redéfinissant les priorités de l’agence.

Sean Duffy n’est pas seulement directeur intérimaire de la NASA, il est aussi secrétaire aux transports et à l’énergie dans le gouvernement Trump. Parmi ses projets à moyen terme, on relève la construction d’un réacteur nucléaire sur la Lune, afin de favoriser une occupation permanente. Tandis qu’il a fait adopter une nouvelle directive de privatisation des activités spatiales, mieux adaptée aux cadences rapprochées de tirs de SpaceX.

La directive insiste davantage sur les dispositifs d’autodestruction en cas de pépins plutôt que sur la lutte contre la pollution et le CO2, au désespoir de la Tondelière qui s’est fait pipi dessus de rage, elle aussi. Plus sérieusement, l’Amérique s’oriente dans la voie des lanceurs réutilisables, spécialité de SpaceX, et relance la propulsion nucléaire thermique des engins spatiaux sans se soucier des glapissements des écolos et de leur chimérique bilan carbone dont Trump n’a rien à cirer. Pas plus que les fils du ciel qui font pareil en ce moment.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

https://ripostelaique.com/rump-interdit-a-la-nasa-de-gaspiller-des-milliards-pour-le-pretendu-rechauffement-climatique.html

samedi 23 août 2025

Vlad, Ivan et Torquemada, héros européens face à l’invasion musulmane

 

Citer l’histoire ou plutôt la pseudo-histoire est l’un des principaux moyens utilisés par les apologistes de l’islam pour essayer d’ennoblir la religion de Mahomet et ses partisans. 

À ces «nobles» musulmans, quoi de plus naturel que de leur opposer la quintessence de l’hypocrisie, de l’intolérance, de la cupidité, de la férocité : les chrétiens de l’Europe prémoderne.

Menant le bal des affreux, trois personnages réputés pour leur cruauté sont couramment cités avec délectation par les experts en pseudo-histoire : Vlad l’Empaleur, Ivan le Terrible et Tomas Torquemada, le grand Inquisiteur.

Dans la réalité, toutefois, le comportement certes odieux de ces trois personnages historiques fut fortement influencé par la belle religion d’amour, de tolérance et de paix et par sa culture. Les trois vécurent encerclés par les musulmans et les combattirent durant toute leur vie. Ces « menus détails» échappèrent comme par hasard à l’attention des apologistes de l’islam, préférant insister sur la nature monstrueuse de ces « chrétiens » de l’Europe prémoderne, comparée à la grande noblesse des soldats d’Allah et de leur prophète.

Vlad III l’Empaleur (1430-1476)

La figure historique de Vlad III, qui inspira le personnage de fiction suceur de sang Dracula, est décrite en Occident comme un monstre sadique, qui adorait empaler ses sujets et boire leur sang, souvent au son des hymnes chantés par les moines. CNN affirma même que l’EI emprunta à Vlad l’Empaleur ses méthodes sadiques de torture et d’exécution.

La réalité historique est tout autre. La « petite habitude bestiale » du prince roumain d’empaler ses ennemis fut copiée des Turcs et quasi exclusivement utilisée contre les Turcs et leurs agents. Au cours de sa jeunesse, Vlad fut l’otage de l’un des sultans les plus dépravés de l’histoire : Mehmet II, qui détenait également son jeune frère comme catamite ou esclave sexuel. Le sultan initia Vlad à son « art » favori, celui de l’empalement.

Quelques années plus tard, dans le cadre de sa stratégie visant à s’affranchir de la domination musulmane, Vlad eut à son tour recours à l’empalement comme un prêté pour un rendu afin de montrer aux Ottomans que lui et son peuple pouvaient leur rendre tout le « bien » qu’ils reçurent. D’où l’ironie: si en Occident, Vlad est perçu comme un monstre suceur de sang, il est un héros national en Roumanie pour avoir combattu et résisté à l’islam aussi longtemps.

Tomas Torquemada (1420-1498)

Le grand Inquisiteur catholique espagnol est le visage apparemment incompris de l’Inquisition.

Comme expliqué par l’historien Thomas Madden: « L’Inquisition ne naquit pas de la volonté d’écraser la diversité ou d’opprimer les gens, mais fut avant tout une tentative de mettre fin aux exécutions injustes.» Voilà de quoi surprendre ! Il semblerait que la perception populaire d’un Torquemada diaboliquement fanatique, déterminé à forcer les non chrétiens à se convertir sinon… a toujours été présentée en dehors de tout contexte.

L’une des principales raisons qui incita la couronne espagnole à instituer l’Inquisition et à nommer Torquemada grand Inquisiteur, un personnage qui n’irradie pas la joie, est rarement expliquée par les historiens. À la fin de la Reconquista, le dernier bastion de l’islam à Grenade fut soumis à un gouvernement chrétien. Les musulmans présents dans la ville, soit environ 500 000 personnes, furent traités avec clémence. On leur octroya le droit de voyager à l’étranger et de pratiquer l’islam librement. Ils n’étaient nullement rancuniers, les chrétiens, envers leurs anciens maîtres…

Mais, le serpent change de peau, non de nature… Au lieu d’être reconnaissants, mot inconnu dans l’islam, ils organisèrent des soulèvements en collusion avec des puissances musulmanes étrangères. Les bonne vieilles habitudes islamiques, conformes à la charia, firent à nouveau leur apparition: lapidations, décapitations, empalement, chrétiens brûlés vifs. Belles et enrichissantes traditions islamiques encore respectées de nos jours dans plusieurs pays musulmans à l’égard des chrétiens.

La riposte des chrétiens ne se fit pas attendre. Dès lors, afin d’éloigner les soupçons et ainsi échapper aux représailles, les musulmans feignirent de se convertir au christianisme, assistèrent régulièrement à la messe, firent baptiser leurs enfants et s’initièrent à la culture chrétienne, tout en travaillant clandestinement à la reconquête de Grenade.

« Avec l’autorisation de leur secte maudite, fit remarquer un Espagnol frustré, se référant à la doctrine islamique de la taqîya, ils pouvaient feindre en apparence d’appartenir à n’importe quelle religion sans commettre un péché, aussi longtemps qu’ils gardaient dans leur cœur leur dévotion envers leur imposteur de prophète.»

 L’Inquisition, dirigée par Torquemada, devint le seul moyen de déterminer non pas tant s’ils étaient de « bons » catholiques, mais surtout de prouver qu’ils étaient des musulmans clandestins et subversifs déguisés en chrétiens. Malheureusement, les Juifs, convertis au catholicisme, furent aussi soupçonnés d’imposture et soumis à la « sainte Inquisition », qui n’avait rien de saint.

Tout comme les voisins musulmans influencèrent le penchant de Vlad pour l’empalement, les voisins musulmans influencèrent le penchant espagnol pour l’inquisition et les déportations.

Lors des siècles précédents, les musulmans, et en particulier les dynasties Almoravides et Almohades, torturèrent d’innombrables convertis espagnols à l’islam, les déportèrent comme esclaves en Afrique ou les massacrèrent tout simplement, persuadés qu’ils appartenaient en fait à la cinquième colonne agissant dans l’ombre pour aider leur coreligionnaires chrétiens du nord de l’Espagne à reconquérir leur pays.

 Ivan IV le Terrible (1530-1584)

Ce personnage historique est aussi souvent cité comme un exemple de chrétien médiéval cruel, un orthodoxe pratiquant, un monstre assoiffé de sang, la quintessence de la tyrannie. Toutefois, on ne précise jamais que deux siècles auparavant, vers 1300, la Russie sous le joug des musulmans Tatars subit fortement leur influence. Ces derniers, au nom du djihad, les traitèrent avec férocité et les réduisirent en esclavage. Même après 1480, une fois libérés du joug tatar et tout au long du règne d’Ivan, le Khanat tatar de Crimée lança de nombreux raids dévastateurs contre la Russie. Rien qu’au cours du règne d’Ivan, des centaines de milliers de Slaves furent enlevés et vendus comme esclaves par les musulmans.

« Des siècles de tyrannie et de brutalité entre les mains des Mongols musulmans et de leurs agents turcs firent de la Russie un pays où le despotisme devint normal et la vie humaine sans aucune valeur. » observa un historien. « Ce n’est sans doute pas une coïncidence si tous ces facteurs s’insinuèrent dans le caractère russe et le façonnèrent, y compris celui d’Ivan dit le Terrible.»

Telle est la toile de fond rarement mentionnée qui fit d’Ivan le Terrible, de Vlad III, de Torquemada et beaucoup d’autres des monstres, dont le comportement est souvent présenté en dehors de tout contexte et vise seulement à mettre en évidence l’hypocrisie, la cruauté et l’intolérance supposées innées chez les chrétiens de l’Europe prémoderne, opposées aux nobles et pieux musulmans, débordant d’amour, de sincérité, d’humanité, de fraternité, de tolérance envers leur prochain non musulman. Ou comment peindre en rose une réalité rouge sang.

Soit dit en passant, si les Européens de l’Est – les Russes, les Roumains, les Polonais, les Hongrois, etc. – demeurent méfiants, craignent l’islam et s’opposent à l’immigration musulmane, cela est dû à leur longue histoire intime avec l’islam : ils comprennent mieux le danger de cette idéologie politique pseudo-religieuse que leurs cousins d’Occident anesthésiés par des discours islamophiles mielleux, trompeurs, bien éloignés de la réalité sanguinaire, suprémaciste et belliqueuse de l’idéologie islamo-nazie.

Non seulement l’islam influença de manière dévastatrice le comportement personnel d’individus européens, mais il eut un impact sur des cultures entières, y compris celle de la mafia. Les similitudes entre l’islam et la mafia sont incontestables. 

https://ripostelaique.com/vlad-ivan-et-torquemada-heros-europeens-face-a-linvasion-musulmane.html

vendredi 22 août 2025

Pourquoi la City veut-elle détruire la Russie ?

 

Plusieurs publications récentes éclairent d’un jour nouveau certains éléments restés cachés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le 16 août, le site « Réseau international » publiait un article mettant en cause les services secrets britanniques dans l’affaire du « Russia gate ». Deux jours après, une autre publication consacrée à la réunion d’Anchorage révélait que l’Angleterre avait envisagée une « opération impensable ». Ce matin, un article très documenté consacré à l’évolution de la pensée de Mackinder durant la seconde guerre mondiale vient compléter les deux précédents.

La Russie est l’ennemi à abattre

Certains historiens considèrent que Halford J. Mackinder est le véritable père de la géopolitique. Son article « The Geographical Pivot of History »,connu sous le nom de « théorie du heartland » et publié en 1904 s’inscrivait naturellement dans le concept de la « pax britannica »et de l’hégémonie de l’Angleterre sur les reste du monde. Cette position conquérante était due à la puissance maritime de l’Angleterre, inégalée à cette époque.

En 1943, au tournant de la guerre en Europe, il présente son article « The Round World and the Winning of the Peace » dans lequel il désigne l’URSS comme la puissance qui réunissait toutes les conditions pour pouvoir, à terme, menacer les puissances maritimes occidentales.

« Pour bien comprendre la valeur stratégique du Heartland russe, ou plutôt soviétique, Mackinder compare cette région à la France. Selon lui, la France dispose d’un espace suffisant pour assurer sa défense en profondeur et sa retraite stratégique et, à l’exception de ses frontières nord-est, elle est entourée de frontières naturelles : les mers, les Alpes et les Pyrénées. De même, la Russie reproduit le modèle de la France, mais à plus grande échelle : à l’arrière se trouve la vaste plaine du Heartland, utile pour la défense en profondeur et la retraite stratégique ; plus loin, cette plaine s’enfonce vers l’est dans les remparts naturels des côtes inaccessibles de l’Arctique, la région sauvage du Lenaland derrière le Iénisséi et la frange montagneuse qui s’étend de l’Altaï à l’Hindu Kush, adossée aux déserts de Gobi, du Tibet et d’Iran. En effet, ces barrières naturelles, qu’il cite, possèdent une telle ampleur et une telle substance qu’elles dépassent de loin, en valeur défensive, les côtes et les montagnes qui entourent la France. Il est vrai, note Mackinder, qu’aujourd’hui les brise-glaces peuvent transformer la mer Arctique en une voie navigable, mais il est également vrai que, malgré cela, il est peu réaliste d’envisager une invasion terrestre complète à partir de là.

Deux ans avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mackinder prédisait que si l’URSS avait conquis l’Allemagne, elle serait devenue la plus grande puissance terrestre du monde, ainsi que la puissance occupant la position défensive la plus forte sur le plan stratégique, en contrôlant entièrement le Heartland, qui est la plus grande forteresse naturelle de la planète, la citadelle de la puissance terrestre sur le plus grand continent du monde, l’Eurasie. Ce que l’auteur avait prévu allait devenir encore plus réaliste après la division de l’Allemagne en deux républiques et la création du système d’alliances du Pacte de Varsovie » (extrait de l’article du réseau international)

Deux observations découlent de ce texte. La première est la profondeur stratégique de l’URSS qui la rend pratiquement invincible à toute tentative d’invasion. La seconde est que si l’URSS réussissait à conquérir l’Allemagne, elle deviendrait la plus grande puissance mondiale.

Je n’irais pas jusqu’à dire que le revirement des alliés pour débarquer en Normandie après avoir longuement tergiversé venait de là, mais la question peut-être posée.

Un encerclement progressif

Après avoir rencontré les premières lignes de l’armée rouge sur les bords de l’Elbe, les troupes américaines avaient, en quelque sorte, officialisées le partage de l’Allemagne. Cette fraternisation au niveau des combattants ne semblait pas s’être étendue au niveau des dirigeants politiques alliés puisque l’idée de continuer sur la lancée jusqu’à Moscou avait été évoquée et fait l’objet de ce qui a été appelé « l’impensable opération » (voir au début)

De fait, la théorie de l’encerclement de la Russie par les puissances maritimes se retrouve dans le livre de Zbignew Brzezinski en 1977 « le grand échiquier ». Que s’est-il passé entre 1943 et 1997 ? Beaucoup de choses :

Hormis l’impensable opération de 1945, les États-Unis sont devenus une hyperpuissance dotée de l’arme nucléaire, ce qui changeait complètement la notion de « profondeur stratégique » et Churchill, dans son très mondialiste « discours sur le rideau de fer » faisait un appel au peuple américain pour que ce dernier prenne conscience du danger que représente l’URSS et que seule l’union de la puissance de États-Unis à celle de l’Empire britannique permettra de le conjurer dans le cadre des Nations Unies.

Puis il y eut la « guerre froide » et ses différents épisodes alternant tension et détente, désarmement et réarmement au gré des situations internationales. Après l’affaire de l’Afghanistan, les jours de l’URSS étaient comptés et celle-ci fut  dissoute en 1991 sans que le moindre coup de feu soit tiré. , De Gaulle avait prédit que « la Russie boira le communisme comme le buvard boit l’encre ». A quelqu’un qui lui faisait remarquer qu’il parlait toujours de la Russie et non de l’URSS,il répliqua que, contrairement à l’URSS, la Russie était éternelle. Négligeant cette parole de pur bon sens ainsi que l’analyse de Mackinder, ceux qui dirigeaient réellement le monde occidental, à savoir la City et sa succursale de Wall Street ont cru à « la fin de l’histoire » et que, dorénavant, le monde entier leur appartenait. Mettant en application la théorie du « containment » définie par Kennan dès 1947, celle fut sortie de la naphtaline et, malgré l’engagement de l’OTAN après la réunification de l’Allemagne, celle-ci se rapprocha de plus en plus des frontières de la Russie. Lorsque Vladimir Poutine, en 2014, rappela cette promesse, les diplomates occidentaux lui répondirent avec une certaine mauvaise foi que cela n’avait jamais écrit. Aujourd’hui la lecture de certains documents déclassifiés donnent raison à Poutine. La guerre en Ukraine semble être une conséquence directe de cette volonté mentionnée dans le livre de Brzezinski et qui reprend les conclusions de Mackinder sur les plaines de l’Europe orientale comme seul accès pour entrer en Russie. Il reste à comprendre pourquoi cette guerre a eu lieu maintenant et quel était son objectif réel.

Un monde en plein bouleversement

L’essor économique de la Chine, né en grande partie de la volonté de la finance internationale qui contrôle le dollar afin d’augmenter ses marges, a eu comme effet la désindustrialisation marquée des pays occidentaux. Tôt ou tard, la Chine et d’autres pays allaient se réveiller et repenser tout le commerce international. Depuis 1971, le dollar y régnait en maître et pouvait être créé à partir de rien sans aucune limite, dès lors que la dette américaine issue de sa création était rachetée par les autres pays. Cette situation ultra-confortable se faisait néanmoins au détriment d’autres pays qui, eux, comme la Chine, engrangeaient de la dette américaine dans des proportions qui pouvaient menacer leur propre monnaie. Le développement des BRICS, notamment, pouvait présenter une menace sérieuse à terme. Il se trouve que la Russie, de par ses richesses naturelles, prenait une importance croissante dans ce développement.

On peut considérer que la période 2014 n’a été que celles de préparatifs à un conflit futur qui, de facto, opposerait le monde monopolaire encore dominé par le dollar et la puissance militaire américaine face à un monde multipolaire en devenir ralliant de plus en plus de gens souhaitant se libérer de la servitude du dollar.

Dans ce contexte, 2019 a été une date « charnière ». Le discours de Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre dans lequel il fait l’état des lieux du dollar au cours de la réunion des banquiers centraux au mois d’août à Jackson Hole (Wyoming) a vraisemblablement été à l’origine d’une montée sans précédent des dettes publiques. Il voulait « tuer » le dollar en poussant le système à ses limites puis le remplacer par une monnaie électronique contrôlée exclusivement par les banques centrales. Et cela devait se faire avant qu’une autre monnaie -chinoise ou autre-supplante le dollar entant que monnaie internationale.

Le Covid, puis les vaccins ont ils été les effets de cette décision ? On peut le penser. La guerre en Ukraine, survenue juste après, a vu un nombre important de sanctions financières frapper la Russie, sans qu’il y ait de résultat probant. Par contre, ces sanctions ont permis de révéler que certains pays européens étaient très dépendants de la Russie, notamment pour l’énergie.  Les progrès réalisés par les BRICS et d’autres associations de pays ont pu alors être mesurés et révélèrent, au travers d’un certain nombre de votes aux Nations Unies, l’apparition d’un « Grand Sud » largement majoritaire dans le monde. Cette guerre à l’apparence d’une guerre régionale. La Russie et l’Ukraine s’affrontent pour des questions de frontières. Un peu court, n’est-ce pas ? N’était-t-elle pas plutôt une sorte de détonateur destiné à précipiter le reste du monde dans un conflit généralisé ?

Et alors, Trump est arrivé

Jusqu’à un passé récent, il y avait un pouvoir d’apparence au États-Unis, mais dans la réalité exercé par ce qu’on peut appeler « l’État profond » lui même constitué par une oligarchie financière contrôlant, outre la monnaie, la quasi-totalité des médias. La réélection de Trump à la Maison-Blanche avec une grande majorité populaire signifie la défaite de cet État profond. Pour autant, cet État profond est loin d’être anéanti car il s’est « supranationalisé » notamment  en Europe où, visiblement, il a conservé certains moyens d’action, notamment au niveau des dirigeants. Donald Trump le sait parfaitement et a entrepris de les « marginaliser » en rétablissant des relations avec la Russie, leur ennemi déclaré. A partir de là, le sort de l’Ukraine était scellé car, même si l’on peut penser que certains dirigeants européens voulaient que la guerre continue, Trump et Poutine semblent s’être mis d’accord sur les conditions de retour à la paix. C’est une défaite pour l’OTAN et l’État profond qui la contrôle.

La seule question qui se pose est de savoir si l’oligarchie financière a encore ou non les moyens de déclencher un conflit mondial…

Jean Goychman

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

https://www.breizh-info.com/2025/08/22/250263/pourquoi-la-city-veut-elle-detruire-la-russie/

Piratage du site de l'armée ukrainienne : 1,7 million de soldats ont été perdus jusqu'à présent dans la guerre !

 

Des pirates informatiques ont fait irruption dans l'état-major général des forces armées ukrainiennes : les pertes de l'Ukraine s'élèvent à 1,7 million de morts et de disparus. L'Ukraine a perdu 1,7 million de militaires lors de l'opération militaire spéciale. C'est ce qu'atteste la base de données de l'état-major des forces armées ukrainiennes, piratée par des groupes de hackers russes.
Selon le fichier numérique , l'armée ukrainienne a perdu 1 721 000 personnes tuées et disparues en trois ans.

Pertes par année :

▪️    118,5 mille — en 2022.

▪️    405,4 mille — en 2023.

▪️    595 mille — en 2024.

▪️    Un record de 621 000 — JUSQU'À PRÉSENT en 2025.

Les informations ont été obtenues à la suite du piratage des ordinateurs et du réseau local des employés de l'État-major ukrainien par des pirates de Killnet, Palach Pro, User Sec et Beregini.

Ils prétendent désormais disposer de téraoctets d'informations sur les pertes, de données personnelles sur les dirigeants du Commandement des opérations spéciales et de la Direction principale du renseignement, de listes de tous les pays fournisseurs d'armes et de listes de toutes les armes fournies.

Si cela est vrai – et il semble que ce soit le cas – il s'agit d'une énorme fuite de données. Plus important encore, cela montre clairement que l’Ukraine est en train de perdre lourdement le conflit.

Mes déclarations publiques antérieures sur ce site Web et dans mon émission de radio, dans lesquelles j'ai déclaré plus tôt ce mois-ci que « l'armée ukrainienne s'effondrera dans les 60 à 90 jours », semblent tout à fait exactes maintenant.

HAL TURNER  20 AOÛT 2025 

Les groupes Killnet, Palach Pro, User Sec et Beregini affirment avoir piraté de manière prolongée et exhaustive les ordinateurs et les réseaux locaux d'employés de l'état-major ukrainien. À l'aide d'un nouveau virus appelé « Nuance », spécialement conçu pour cibler les systèmes ukrainiens, les pirates auraient infecté des appareils, téléchargé des données sensibles et verrouillé irréversiblement les systèmes d'origine. Le virus serait actif exclusivement sur le territoire ukrainien.

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

Données personnelles des personnes tuées

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

Exemple d'un certificat de décès divulgué

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

rapport militaire sur un soldat disparu

 L'attaque contre la base de données de l'état-major des forces armées ukrainiennes a été menée via l'ordinateur du chef du département logistique, Tchernykh. Après avoir quitté précipitamment son poste et tenté de s'enfuir, son adjoint, M. Tchaïka, assure temporairement ses fonctions.

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

Monsieur Tchaïka

La prétendue saisie comprend 1,7 million de dossiers individuels, censés contenir des informations détaillées sur des militaires ukrainiens, notamment les circonstances de leur décès ou de leur disparition, des photographies et d'autres informations personnelles. Selon la chaîne Mash, qui a rapporté la fuite, les données des dossiers de l'état-major ventilent les pertes par année, révélant une augmentation annuelle rapide et marquée :

  • 118 500 en 2022,
  • 405 400 en 2023,
  • 595 000 en 2024,
  • 621 000 au cours de l'année incomplète de 2025, ce qui porte le total déclaré à 1,721 million.

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

Données personnelles du commandement de l'état-major général

Des pirates informatiques russes révèlent que les pertes militaires ukrainiennes ont dépassé 1,7 million (18 ans et plus)

données personnelles du personnel du ministère de la Défense

Au-delà du bilan des victimes, le groupe de hackers Beregini a annoncé que les données compromises contenaient de nombreux renseignements supplémentaires. Il s'agirait des informations personnelles du commandement des Forces d'opérations spéciales ukrainiennes (SSO) et de la Direction générale du renseignement (GUR), des listes exhaustives de tous les pays fournissant des armes et des munitions à Kiev, ainsi qu'un inventaire détaillé de chaque système d'armes transféré depuis le début de l'opération militaire spéciale.

L'ampleur des informations recueillies représente une faille de sécurité catastrophique pour l'Ukraine, susceptible de révéler non seulement l'étendue des pertes humaines – un chiffre farouchement contesté et gardé secret par Kiev – mais aussi de compromettre son commandement militaire le plus élevé et de dévoiler l'intégralité de la chaîne logistique de l'aide militaire occidentale. Les responsables ukrainiens ont précédemment rejeté des allégations similaires de ces groupes, les qualifiant de campagnes de désinformation visant à saper le moral des troupes, mais ces allégations sont confirmées par les images. L'utilisation signalée d'un nouveau virus spécifique à une région met en évidence la sophistication et le ciblage croissants de la cyberguerre, partie intégrante du conflit en cours.

Source : SouthFront 20 août 2025

https://numidia-liberum.blogspot.com/2025/08/piratage-du-site-de-larmee-ukrainienne.html

Le carbone serait bien une fable rémunératrice…

 

En interview, Patrick Moore, ancien de Greenpeace et ancien président de Greenpeace Canada, a qualifié le discours de gauche sur le changement climatique de « canular » et de « complètement inventé ». L’homme a quitté le mouvement environnemental qu’il estime dorénavant engagé dans une idéologie anti-humaine. De sauver l’humanité et l’environnement d’une guerre nucléaire totale et organiser une harmonie holistique entre l’homme et l’environnement, qui étaient les objectifs fondateurs, mais on est passé à l’homme comme « l’ennemi de la terre ».

Greenpeace a évolué et s’est fait coopter par l’extrême gauche, passant ainsi de la science et de la logique, au sensationnalisme et à la désinformation. Mais surtout, à l’utilisation de la peur pour inciter les gens à leur envoyer de l’argent… la peur que le monde va s’arrêter, « il nous reste 12 ans avant la fin du monde »… ces charlatans se livrent à une véritable mystification de la peur du climat et effraient les jeunes en leur faisant croire qu’ils vont mourir, explique t-il encore. De fait, la glace du pôle Nord qui, dans les années 2000 devait avoir disparu dans 20 ans est toujours là, pareil pour les Maldives… Autant dire qu’il fait l’objet de tirs nourris de la part des réchauffistes, en l’occurrence le GIEC, qui rappelons le, est un groupuscule de militants subventionnés qui fonctionne sur des modèles mathématiques et pond des rapports orientés sur commande, qui sont eux aussi largement sujets à controverses, la dernière en date, la triche sur les relevés de températures. Mais voilà, il a été désigné par nos politiciens comme étant la seule instance digne de foi, tous les contradicteurs étant des complotistes par définition.

Il oppose ainsi le récit du réchauffement climatique anthropique, c’est à dire provoqué par l’homme, à l’histoire plus large du changement climatique sur Terre. Selon lui, il n’y a pas grand-chose qui a vraiment changé : les gens ne se rendent même pas compte qu’il y a 20 000 ans, il y avait un kilomètre de glace au-dessus de New York et trois kilomètres au-dessus de Montréal. « Ce changement entre hier et aujourd’hui est significatif, mais le petit changement de température qui s’est produit sur la planète Terre au cours des dernières centaines d’années n’est rien comparé aux changements qui se sont produits dans le passé au fil du temps. Ce phénomène est complètement exagéré et utilisé pour effrayer les gens ». « Le dioxyde de carbone que nous rejetons dans l’atmosphère fertilise toutes les plantes de la planète, y compris toutes les forêts et toutes les plantes alimentaires, et nous avons constaté une augmentation moyenne de la croissance des plantes d’environ 30 % au cours des 50 dernières années grâce au CO2 que nous rejetons dans l’atmosphère. Le CO2 est le principal aliment de la vie et, avec l’eau, le H2O et le CO2, les plantes fabriquent du sucre, principalement du glucose, un hydrate de carbone qui est à la base de toute l’énergie de la vie, à commencer par la photosynthèse ». Ajoutant que factuellement, malgré nos rejets humains, les niveaux de CO2 sont aujourd’hui plus bas qu’ils ne l’ont jamais été dans l’histoire de la Terre. Et il explique le processus : le carbone a été absorbé par les êtres vivants pour se former eux-mêmes et quand ces êtres sont morts, ils ont coulé au fond de la mer ou ont été enfouies dans des sédiments terrestres pour former des combustibles fossiles, éliminant ainsi le dioxyde de carbone de l’atmosphère et des océans. Ainsi, après 4 milliards d’années, nous commençons à brûler une partie des combustibles fossiles et finissons par renvoyer une partie du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, d’où il provenait à l’origine. Et de conclure : je ne suis pas payé par le gouvernement pour inventer des histoires afin que les politiciens puissent inciter les électeurs à voter pour eux sur la question du climat.

Et à ceux qui argueraient de la rapidité du réchauffement actuel, dû à l’activité humaine, on retrouve des épisodes de changement soudain comme celui d’aujourd’hui, à l’époque romaine, ou au moyen-âge. En réalité, ce produit, le carbone, a été identifié comme le seul élément de l’atmosphère sur lequel il était possible de bâtir une fable aux apparences scientifiques et logiques afin de mettre en place un système de taxes rémunérateur. A contrario du méthane , ou de l’argon, présents eux aussi mais sur lesquels, point de roman possible : pas crédible.

Cela n’empêche pas la réalité des problèmes écologiques créés par l’homme : plastiques dans les océans, pesticides, fongicides, aménagement du territoire inapproprié, ordures ménagères qui font évoluer artificiellement la biodiversité, mais pour cela, il existe des solutions techniques sur lesquelles nous ne pouvons donner toute notre mesure, occupés que nous sommes en permanence par la fable carbonée. Il ne faut pas se faire beaucoup d’illusions sur la vraie nature de l’écologie politique, l’histoire du carbone est faite pour gagner de l’argent, et le maintien des produits phytosanitaires aussi. Pour le RPF, la vraie écologie n’est pas d’avoir une France décarbonée, elle est en premier lieu, d’avoir une France propre…

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2025/08/21/le-carbone-serait-bien-une-fable-remuneratrice/ 

jeudi 21 août 2025

Livie, la première impératrice de Rome, avec Pierre Cosme

La Russie n'a PAS envahi l'Ukraine

 

Un mensonge flagrant est devenu réalité dans le monde occidental. Ce mensonge est que la Russie a envahi l'Ukraine. Je vais vous fournir des faits historiques faciles à vérifier.

Lorsque Washington a renversé le gouvernement ukrainien en 2014 et installé un fantoche, il s'est appuyé sur les « bandériens » pour pousser le gouvernement à l'hostilité envers les régions d'Ukraine peuplées par les Russes, comme la Crimée et le Donbass, qui faisaient autrefois partie de la Russie. Que les « bandériens », disciples de Stepan Bandera, soient ou non des néonazis, ils sont assurément hostiles aux Russes.

Le conflit en Ukraine a débuté en 2014 par des agressions de rue contre des Russes dans le Donbass et des tentatives du gouvernement d'interdire l'usage de la langue russe et d'autres interdictions dans les zones russes. Ces agressions de rue ont rapidement évolué vers des tirs d'artillerie sur les villes du Donbass et l'occupation du territoire par des milices ukrainiennes arborant des insignes nazis. Pour se protéger, le Donbass s'est divisé en deux républiques indépendantes – Louhansk et Donetsk – et a formé des paramilitaires pour se défendre.

En 2014, Donetsk et Louhansk ont voté massivement pour leur réintégration à la Russie, comme la Crimée, mais Poutine a refusé. Il s'est appuyé sur les accords de Minsk, signés par l'Ukraine et les républiques indépendantes, et que l'Allemagne et la France étaient censées appliquer. Cet accord, parrainé par la Russie, maintenait le Donbass au sein de l'Ukraine, mais accordait une certaine autonomie, notamment une police et des tribunaux indépendants pour protéger les droits des habitants russes. Poutine s'est naïvement appuyé sur les accords de Minsk, dont la chancelière allemande et le président français ont plus tard affirmé qu'ils avaient été utilisés pour tromper Poutine, tandis que les États-Unis construisaient et équipaient une importante armée ukrainienne.

Fin 2021, cette armée était prête à envahir le Donbass, dont une grande partie était déjà sous occupation ukrainienne, et à le réintégrer de force à l'Ukraine sans aucune autonomie. Face aux abus et aux possibles massacres de la population russe, Poutine et son ministre des Affaires étrangères Lavrov ont tenté, entre décembre 2021 et février 2022, d'obtenir un accord de sécurité mutuelle avec l'Occident qui exclurait l'Ukraine de l'OTAN et contribuerait à la sécurité mutuelle en normalisant les relations entre la Russie et l'Occident. Le régime Biden, l'OTAN et l'UE ont catégoriquement refusé. Le conflit a suivi ce refus.

Voyant l'avenir et incapable de l'éviter, la Russie a officiellement reconnu les républiques du Donbass. Cela a permis à Donetsk et Louhansk de demander à la Russie de leur venir en aide, ce que Poutine a fait à la dernière minute, huit ans trop tard. Invitée dans le Donbass, la Russie n'a même pas envahi le Donbass, et encore moins l'Ukraine.

Poutine a qualifié l'intervention russe d'« opération militaire spéciale » limitée au retrait des troupes ukrainiennes des zones russes. Sept mois après le début de l'intervention militaire, le 30 septembre 2022, la Russie a réintégré les zones russes de Donetsk, Louhansk, Zaporijia et Kherson à sa souveraineté. Les combats terrestres se sont limités au retrait des troupes ukrainiennes du territoire qui fait à nouveau partie de la Russie.

Demandez-vous comment et pourquoi la vérité a été remplacée par un mensonge. La réponse est que ceux qui profitent de la guerre fournissent la propagande de guerre.

Maintenant, demandez-vous pourquoi cela est important. La réponse est que la propagande constitue un obstacle à la compréhension et à une solution diplomatique pacifique à un conflit qui peut facilement dégénérer en une guerre plus vaste.

La propagande selon laquelle l'invasion de l'Ukraine par Poutine, dictateur et criminel de guerre maléfique, est la première étape de la reconstruction de l'Empire soviétique, limite la capacité de Trump et de Poutine à améliorer les relations Est-Ouest. Déjà, les médias occidentaux, à la solde de Trump, hurlent que Trump trahit l'Ukraine, que Trump trahit l'Europe, que Trump n'est qu'une pâte à modeler entre les mains de Poutine. Ces slogans, et d'autres encore, seront utilisés par les néoconservateurs sionistes et le complexe militaro-sécuritaire américain pour semer la discorde entre Trump et ses partisans. Les Américains ont été endoctrinés à considérer la Russie comme un ennemi depuis 75 ans. Cette croyance est institutionnalisée.

Progresser vers des relations pacifiques exige des reportages honnêtes et la correction de croyances établies et erronées. Est-ce possible alors que les néoconservateurs bien placés, partisans de l'hégémonie américaine, défendent leurs intérêts et que le complexe militaro-sécuritaire est déterminé à protéger son pouvoir et ses profits ? Trump ne peut espérer que peu d'aide de la part des médias. Les Russes naïfs ne devraient pas se laisser emporter par leurs espoirs d'un compromis avec l'Occident. De puissants obstacles entravent les espoirs russes, et les Russes n'ont aucun moyen de les lever. Il est peu probable que Trump y parvienne.

Maintenant, posez-vous une dernière question : pourquoi est-ce PCR qui défend le bon sens et la vérité ? Pourquoi ne sont-ce pas la communauté de la politique étrangère américaine, le Kremlin, les médias chinois, russes, occidentaux, le gouvernement allemand, le gouvernement britannique, le gouvernement indien ? Pourquoi les partisans de Trump ne défendent-ils pas ces arguments ? Je ne suis qu’une voix parmi d’autres, facilement qualifiée d’« agent/dupe de Poutine » par le Washington Post, CNN, Fox News, NPR, BBC, MSNBC, le New York Times, le Wall Street Journal, The Guardian, et le reste des médias prostitués et d’une multitude de sites internet sponsorisés par des fauteurs de guerre. La normalisation des relations entre l’Occident et la Russie nécessitera de nombreuses voix. Où sont-elles ?

Remarque : Les prostituées de la BBC et du reste de la presse prostituée affirment à tort que la restitution de la Crimée, du Donbass, de Zaporijia et de Kherson à la citoyenneté russe par la Russie est illégale. Or, cette restitution est parfaitement légale au regard des règles internationales d'autodétermination. La Crimée, le Donbass, Zaporijia et Kherson ne font aucun effort pour revenir à l'Ukraine.

PAUL CRAIG ROBERTS • 18 AOÛT 2025

 Source : paulcraigroberts 

https://numidia-liberum.blogspot.com/2025/08/la-russie-na-pas-envahi-lukraine.html#more

Les Carolingiens : une certaine idée de l'Empire ? avec Warren Pezé

Otan : les archives déclassifiées prouvent que l’Occident a bien trahi les Russes

 

En totale contradiction avec tous les articles des médias russophobes, qui prétendent encore aujourd’hui que les Occidentaux n’ont jamais promis à Gorbatchev de ne jamais élargir l’Otan à l’Est, les archives déclassifiées de plusieurs pays, dont la France, prouvent le contraire.

Car si aucun document officiel n’a été rédigé, ni aucun traité signé, les archives de la diplomatie de l’époque, recèlent quant à elles les divers échanges entre hauts responsables américains, européens ou soviétiques, sur l’Otan, sur la réunification allemande et sur la sécurité de l’URSS. 

C’est en 2017 que ces documents déclassifiés ont été diffusés aux Etats-Unis, donnant raison aux autorités russes qui affirmaient avoir été trompés, dans le deal historique qui s’est noué en 1990 entre les Soviétiques et les Occidentaux : oui à la réunification allemande, mais à condition qu’il n’y ait aucun élargissement de l’Otan à l’Est.

A l’époque, tous les Occidentaux, Américains comme Européens, étaient d’accord avec ce « contrat ». Quoi de plus normal que d’offrir des garanties de sécurité à une URSS qui voulait s’ouvrir à l’Ouest et acceptait de « céder » l’Allemagne de l’Est en gage de bonne volonté ? Ce n’était pas encore l’éclatement de l’URSS ni la dissolution du pacte de Varsovie, survenus en 1991, mais le rapprochement avec l’Europe occidentale était bien engagé. Hélas, cette lune de miel n’a pas duré et 35 ans plus tard la guerre froide perdure.

Entre 1990 et aujourd’hui, l’Alliance est passée de 16 à 32 membres et les Américains ont toujours leurs armes nucléaires stationnées dans cinq pays européens : Pays-Bas, Allemagne, Belgique, Italie et Turquie. Avec un seul ennemi potentiel : la Russie. Qui menace qui ?

Par conséquent, Poutine dit vrai quand il déclare :

« Comme on le sait, nous avons reçu des promesses selon lesquelles l’Otan ne déplacerait “pas d’un pouce” ses infrastructures vers l’Est, et cela est bien connu », en réclamant pour la énième fois des garanties de sécurité pour toute l’Europe.

Je ne vais pas résumer l’ensemble du processus de la réunification allemande, qui a mobilisé les deux blocs Est et Ouest en 1990. Mais les multiples acteurs ou témoins de ces tractations confirment que les Russes, en la personne de Gorbatchev, ont bien été trompés par un Occident qui a trahi ses promesses.

Trahisons et mensonges sont les armes de la diplomatie occidentale. Tout n’est que mensonge dans le narratif occidental sur la guerre en Ukraine, comme sur toutes les expéditions coloniales de l’Oncle Sam, qui reste à l’abri chez lui, bien protégé par deux océans.

Je vous invite à lire les deux liens ci dessous, très enrichissants :

https://nsarchive.gwu.edu/document/16116-document-05-memorandum-conversation-between

https://nsarchive.gwu.edu/briefing-book/russia-programs/2017-12-12/nato-expansion-what-gorbachev-heard-western-leaders-early

Quelques exemples qui contredisent le narratif otanien :

– Le 31 janvier 1990, le ministre ouest-allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, déclare que « le processus d’unification allemande ne doit pas porter atteinte aux intérêts de sécurité soviétiques ». Par conséquent, l’OTAN doit exclure une « expansion de son territoire vers l’est ».

– C’est le 9 février 1990 que le secrétaire d’État américain James Baker a sorti sa célèbre formule devant Gorbatchev « pas un pouce vers l’est » en lui assurant que la sécurité soviétique serait garantie et que l’Otan ne s’élargirait pas à l’Est.

– Ce à quoi Gorbatchev avait répondu : « l’expansion de l’OTAN est inacceptable »

– Si le non élargissement de l’Otan n’est pas consigné dans des traités, « on le retrouve dans de multiples mémorandums de conversation entre les Soviétiques et les interlocuteurs occidentaux de haut niveau (Genscher, Kohl, Baker, Gates, Bush, Mitterrand, Thatcher, Major, Woerner, entre autres), offrant des garanties tout au long de 1990 et en 1991 quant à la protection des intérêts de sécurité soviétiques et à l’inclusion de l’URSS dans les nouvelles structures de sécurité européennes. »

– « La rencontre cruciale du 10 février 1990 à Moscou entre Kohl et Gorbatchev, au cours de laquelle le dirigeant ouest-allemand obtint l’accord de principe soviétique à l’unification de l’Allemagne au sein de l’OTAN, à condition que celle-ci ne s’étende pas à l’Est. »

– Le 8 juin 1990, la Dame de Fer déclarait : « Nous devons trouver les moyens de donner à l’Union soviétique l’assurance que sa sécurité sera assurée… La CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe) pourrait servir de cadre à tout cela, tout en étant le forum qui permettrait à l’Union soviétique de participer pleinement aux discussions sur l’avenir de l’Europe. »

Il est par conséquent extrêmement regrettable d’entendre les Occidentaux nier ces réalités, maintes fois prouvées par les plus hautes autorités de l’époque. Les Russes disent vrai.

Il en est de même pour les accords de Minsk.

Non seulement ils n’ont jamais appliqués, selon l’aveu de d’Angela Merkel et de François Hollande, alors que la France et l’Allemagne en sont les signataires garants de leur application, mais c’est Poutine que Macron ose accuser de ne pas les avoir appliqués ! Or, l’application de ces accords, donc l’autonomie du Donbass, aurait évité la guerre. Macro ment pour justifier sa dangereuse russophobie.

Abusant de la naïveté et de l’ignorance du peuple français, abreuvé de mensonges à longueur d’émissions, Macron diabolise Poutine et l’insulte, alors que son pays la France, après huit ans de gestion apocalyptique, est en train de rouler vers l’abîme et même vers la guerre civile. Pauvre France.

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/otan-les-archives-declassifiees-prouvent-que-loccident-a-bien-trahi-les-russes.html

mercredi 20 août 2025

Souvenons-nous d’Emmanuel Ratier

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Georges Feltin-Tracol, sur le site Terre & peuple,

cliquez ici

Le 19 août 2015, en pleine activité spéléologique en compagnie de son épouse Véronique et de leurs trois filles (Sophie, Marguerite et Camille) sur le territoire de la commune d’Orgnac - l’Aven dans le sud de l’Ardèche, Emmanuel Ratier s’effondre. Une crise cardiaque le foudroie à l’âge de 57 ans, à l’instar de son prédécesseur, le spécialiste de la Subversion et fondateur des éditions Faits et Documents, Yann Moncomble, décédé d’un arrêt cardiaque le 29 mai 1990 à 36 ans…

Journaliste de profession, Emmanuel Ratier débordait d’initiatives. Il venait de lancer un projet patrimonial majeur, les Archives associatives du Vexin, qui prendra ensuite le nom d’Institut Emmanuel-Ratier. Cette association entend conserver et archiver tous les imprimés (livres, revues, journaux, tracts, affiches…) de l’Opposition nationale, populaire, sociale, identitaire et européenne avant que le numérique n’impose son grand effacement périodique et des révisions politiquement correctes obligatoires fréquentes. Après avoir contribué au lancement sur Radio Courtoisie du bulletin quotidien de la réinformation où il officiât un temps chaque vendredi matin, il animait un mercredi sur quatre à partir de 18 h 00 et pendant trois heures d’affilé, un « Libre-Journal de la Résistance », soit quarante-et-unes émissions. Il avait auparavant présenté à la demande de Claude Giraud la seconde partie du propre libre-journal de cette dame, un jeudi par mois.

Emmanuel Ratier poursuivait la parution régulière de sa lettre confidentielle riche en informations exclusives, Faits et Documents. Il formait dans la plus grande discrétion Xavier Poussard. Ce dernier apprit auprès d’un excellent professeur l’art précis et minutieux du décryptage patient de l’actualité. Il s’occupait aussi de la librairie d’occasion Facta située au 4, rue de Clichy dans le IXe arrondissement de Paris, non loin de la station de métro Trinité – D’Estienne d’Orves. Il en avait confié la gestion courante à son presque double en qui il avait entière confiance, Vincent. Quelques années plus tôt, Vincent s’était infiltré à sa demande dans quelques milieux malséants… Avec diligence et brio, Vincent donnait des conseils avisés aux clients ravis du mardi au samedi après-midi.

Par ailleurs, dans la perspective déterminante de l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Ratier commençait à s’intéresser à certains candidats éventuels. En avril 2014, il avait signé Le vrai visage de Manuel Valls, un portrait décapant du premier ministre alors en exercice. Il acceptait aussi de collaborer à la revue Éléments, mais, par la force des choses, il n’écrivit finalement qu’un seul et unique article.

Cette collaboration aurait-elle longtemps duré ? En décembre 2016 parut aux éditions du Rocher La droite buissonnière de François Bousquet, alors rédacteur en chef du « magazine des idées » bimestriel. Cet essai étudie de manière élogieuse les idées de Patrick Buisson (1949 – 2023). Or les relations étaient plus qu’exécrables entre Buisson et Ratier. Une détestation mutuelle remontait au milieu des années 1980 quand Buisson dirigeait la rédaction de l’hebdomadaire d’enquête non-conformiste Minute dans laquelle œuvrait Emmanuel Ratier. Il mena une sévère fronde contre Buisson et organisa même une grève ! Savoureux paradoxe, il agissait en tant que représentant FO (Force ouvrière) au sein d’un journal plutôt vindicatif envers les syndicats. Fidèle en effet aux principes de la Charte d’Amiens de 1906, FO accorde une large autonomie interne à ses sections et confédérations professionnelles qui acceptent sur le terrain des responsables syndicaux de différentes sensibilités politiques. La proximité successive de Patrick Buisson avec Jean-Marie Le Pen, Philippe de Villiers et Nicolas Sarközy renforcèrent une suspicion légitime.

L’auteur de ces lignes se rappelle qu’en attendant dans un café parisien l’arrivée d’autres participants à un « Panorama Actu » sur Méridien Zéro en février 2012, Emmanuel Ratier l’incitait à se méfier de Patrick Buisson. Il ne se privait pas de lui parler de la vie intime de l’ancien patron de Minute. Plus tard, Nathalie Kosciusko-Morizet le qualifiera de « Gestapette »…

S’il le fallait, Emmanuel Ratier n’hésitait pas à coopérer avec ses confrères des chaînes officielles de grand chemin. Par exemple, lors d’un reportage consacré à l’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarközy dans l’émission « Envoyé spécial », certainement celle du 13 mars 2014, on reconnaît bien que de dos, anonyme et assis dans la pénombre de son bureau, par son allure et sa voix Emmanuel Ratier. Il y critique violemment Patrick Buisson. Le reportage présente même une photographie de toute la rédaction de Minute avec un Patrick Buisson qui tient dans les mains le portrait du Maréchal Pétain. Il est plus que probable qu’Emmanuel Ratier ait donné une copie de cette photographie à l’équipe de France 2.

On ne le sait peu, mais Emmanuel Ratier appréciait l’apiculture et le soufflage du verre. À force de pratique assidue, il réalisait de beaux objets artisanaux. Toujours très pris par ses diverses activités, en particulier le suivi quotidien de la presse, surtout écrite, il acceptait volontiers d’offrir un peu de son temps libre à ses proches et à ses amis.

Ainsi, chaque été, Emmanuel Ratier faisait-il la cuisine pour les réunions générales annuelles d’Europe Jeunesse (EJ). On se souvient de l’avoir rencontré pour la première fois à la fin d’un camp d’été vers 1999 ou 2000. Il dirigeait quelques volontaires adultes cuisiniers. Ses plats simples et variés ravissaient tous les convives (les jeunes, la maîtrise, les parents et les invités). Sa brusque disparition subite fut un premier coup sévère pour EJ avant que le covidisme y mette fin, à l’exception notable de quelques bans régionaux belges, luxembourgeois et néerlandais, voire flamands de France, perdurent dans le cadre de Dietsland – Europa Jeugd (DEJ).

Loin d’être un ermite chroniqueur – rédacteur de fiche sur tout le monde, Emmanuel Ratier présentait diverses facettes, parfois étonnantes, mais aussi plus sympathiques les unes que des autres. Il incarnait en lui-même une vraie synthèse nationale. Ancien du PFN (Parti des forces nouvelles) et de sensibilité païenne, il travaillait avec le FN (Front national) de Jean-Marie Le Pen, puis de Marine Le Pen. Favorable à un compromis entre lepénistes et mégrétistes lors de la grande scission de 1998, il resta néanmoins dans l’entourage du « Menhir de Montretout ». Ce proche du GRECE (Groupement de recherches et d’études pour la civilisation européenne) acceptait les invitations des mouvements royalistes et/ou catholiques. Par ailleurs, ce sont tantôt les équipes de Terre & Peuple, tantôt celles d’Égalité et Réconciliation qui déménagèrent une partie de ses archives de son vivant.

Son influence sur la mouvance au sens large était bien plus grande que le pensaient ses détracteurs. Son décès soudain, il y a dix ans, a constitué une perte irréparable pour l’Opposition nationale et populaire. Sans mésestimer le travail précieux de Xavier Poussard, son seul héritier spirituel immédiat avec, bien sûr, Vincent Facta, le regard percutant d’Emmanuel Ratier sur le microcosme politique nous manque terriblement encore aujourd’hui.

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2025/08/20/souvenons-nous-d-emmanuel-ratier-6559627.html