mercredi 19 mars 2025

Drame russo-ukrainien : la dure confrontation entre libéraux et nationalistes

 

Si beaucoup pensaient Emmanuel Macron arrivé en bout de course, les enjeux internationaux lui ont indéniablement redonné un second souffle. Avec le même accent grave et martial qu’il a eu au temps du Covid-19 (le fameux « Nous sommes en guerre »), le président français, devant plus de quinze millions de téléspectateurs, a acté « la fin de l’innocence » face à la « menace russe ». Honni dans son pays mais applaudi par les chancelleries continentales, Macron prépare le terrain de ses futures ambitions européennes sur fond de conflit entre libéraux et nationalistes.

Tout est parti de l’allocution du Président français, le mercredi 5 mars 2025. Dès le départ, Macron prétend que la Russie est « devenue une menace pour la France et pour l’Europe ». Après avoir exprimé son soutien au « peuple ukrainien qui lutte avec courage pour sa liberté », le chef de l’État s’est à nouveau adressé à Moscou, qu’il accuse de « tester nos limites dans les airs, en mer, dans l’espace et derrière nos écrans ». « Nous restons attachés à l’Otan, mais il nous faut (…) renforcer notre indépendance en matière de sécurité et de défense », a-t-il aussi répété.

Comme l’analyse Maxime Lefebvre, professeur de relations internationales à l’École supérieure de commerce de Paris, les déclarations de Trump sur un possible désengagement de l’Otan sont du « pain béni » pour le président français. Lui qui en appelle toujours plus à une Europe de la défense, il se voit déjà « incarner ce leadership » qui lui ouvrirait les portes de futurs postes au sommet de l’Union européenne.

Le retour de la Grosse Bertha médiatique

Reprenant les grandes lignes de son discours à l’Europe prononcé à la Sorbonne (25 avril 2024), cette allocution a fait grand bruit en France mais aussi à l’étranger. Si le Frankfurter Zeitung rappelle que la « situation est grave » et que El País relève des « intonations de temps de guerre », La Libre Belgique reconnaît que Macron « n’a pas mâché ses mots sur la Russie ». Quant à la presse française – nationale ou régionale -, elle n’est pas en reste et multiplie les unes qui reprennent les phrases chocs du président comme « La Patrie a besoin de vous » (La Dépêche du MidiLe ParisienLa Voix du Nord, etc.).

Le quatrième pouvoir a répondu présent dans cette œuvre de communication. On connaît la rengaine : vouloir la paix, c’est rejouer Munich. C’est se définir automatiquement comme un « pro-Russe » prêt à offrir, demain, la France et l’Europe au maître du Kremlin. Ces derniers jours, les surenchères bellicistes se sont encore intensifiées dans les médias. Quel spectacle morbide que ces légions de journalistes, d’éditorialistes, de spécialistes de plateaux et de politiques qui n’ont pas connu la guerre, et qui pourtant sonnent le clairon de la mobilisation générale avec un zèle total !

Un Exemple ? Le 10 mars, BFMTV a organisé un modèle de propagande avec son émission spéciale « Face à la menace : la France est-elle prête ? ». « Ils sont profs, étudiants, retraités, commerçants, journalistes, lit-on sur le site de la chaîne. Des Français qui vont exposer leurs inquiétudes, leurs attentes concernant la stratégie française et européenne à l’égard des États-Unis et de la Russie, ainsi que leur opinion sur un éventuel effort de guerre. » Le plateau est déséquilibré, largement acquis à la cause ukrainienne. Une boulangère expliquant que les Français vivent de plus en plus dans la précarité fait face une mère dont le fils est mort en Ukraine. Factures d’électricité en hausse contre perte d’un enfant, le match est vite plié. L’émotionnel est imparable. Ensuite, après que l’actrice Macha Méril se soit réjouie que les « jeunes soient disposés à s’engager autour d’un objectif qui va nous réunir », la députée européenne PS Chloé Ridel s’en prend aux « médias Bolloré qui déroulent la propagande russe sous couvert « d’anti-wokisme » ». Le tout est entrecoupé des interventions de Jean-Paul Palomeros, ancien commandant suprême de l’Otan.

Autre exemple ? Si BFMTV s’était déjà fait remarquer par sa question posée « est-ce que les étudiants pourraient être mobilisés? », lors d’une émission faisant suite à l’allocution du président, la palme revient à un sondage pour Ouest France du think-tank « Destin Commun ». Publié dans quatre journaux européens, ce dernier explique que six Français sur 10 sont en faveur du rétablissement du service militaire. Au-delà du seul sondage, il faut s’intéresser à ce qu’est « Destin commun » : une association subventionnée entre autres par Soros, la CFDT ou Amnesty international, et qui a produit un rapport dans le passé qui cherche à imposer des migrants en zone rurale. Et nous pourrions multiplier à l’envi les exemples de sondages orientés, des interventions d’experts partiaux, des conduites de journaliste manquant clairement à la déontologie du métier, etc.

Le camp libéral des « patriotes » contre les nationalistes

De plus en plus contestée sur sa politique intérieure, la classe dirigeante française joue son dernier atout avec cette guerre. Le but ? L’adhésion et l’unité collective. Il faut faire peur aux Français pour qu’il fasse corps autour de leurs dirigeants, et les figures de Trump et Poutine sont de parfaits chiffons rouges à agiter. La manœuvre est habile, puisque les élites européennes et françaises cherchent par tous les moyens possibles à se dédouaner de leur négligence collective des dernières années en poussant les peuples contre ces incarnations du Mal, plutôt que contre elles.

On connaît bien cette technique de gouvernement depuis la période Covid : elle consiste à effrayer les Français en jouant sur leurs peurs, leurs angoisses, leurs incertitudes. À défaut de véritable vision stratégique sur l’avenir, le gouvernement joue la stratégie de l’émotion et du mensonge annonçant toujours plus la fin prochaine du modèle de la démocratie libérale, de la société ouverte et de l’UE. Selon Jean-Marie Rouart, leurs ambitions sont claires : « On entend de-ci de-là, du moins on le subodore, que quelques européanistes ne seraient pas mécontents de voir la question ukrainienne servir de ciment à une Europe débarrassée de ses odieux souverainistes. C’est vrai qu’une guerre est bien utile et même nécessaire pour aider à créer une nation : il y a deux siècles les unités italiennes et allemandes n’ont pas été cimentées autrement : « par le fer et par le feu ».[1] »

D’ailleurs, cette séquence médiatique nous a offert un vrai retournement de veste sur la question du patriotisme. En effet, les pourfendeurs d’hier du nationalisme  – ceux qui n’ont jamais eu rien à redire à la vassalisation de la France ou de l’Europe lorsqu’elle était au service des Démocrates américains – se sont soudain découverts « patriotes » par anti-Trumpisme. Le tout, bien évidemment, sans faire un semblant de mea culpa. Au contraire, ils se sont même souvent emportés contre le « camp Russe ». La journaliste de L’Opinion Emmanuelle Ducros, après que des internautes lui ont fait remarquer que l’Ukraine n’était pas leur patrie, s’est emportée en les qualifiant de « lâches », de « veules », et de « patriotes fatiguées d’avance à l’idée de défendre leur propre paire de charentaises ». Michel Goya, qui a son rond de serviette chez LCI, qualifie François Fillon de « pion qui vient du froid[2] » – en clair d’agent de Moscou. Isabelle Dufour, Directrice des études stratégiques chez Eurocrise, est même allé jusqu’à tweeter (X, 11/03/2025) que « si on fusillait encore les traîtres, la filière munitions de petit calibre française serait assurée en commandes sur les dix prochaines années ».

Le lendemain de l’allocution du président, sur les ondes d’Europe 1, Bernard-Henri Lévy jurait que de « ne pas prendre cette menace au sérieux, pour un Européen, un Français, un patriote, ce serait irresponsable ». La grande famille libérale, de droite et de gauche, a fait bloc derrière Macron. « Une alerte que chacun doit entendre s’il est vraiment patriote », tweet dans la foulée de l’allocution Caroline Fourest ; Paul Sugy, journaliste au Figaro, est quant à lui surpris que « les patriotes sincères ne se rangent pas à cette évidence [que la Russie est une menace] » ; Louis Sarkozy, éditorialiste chez Valeurs Actuelles et LCI, tweet que le président « a raison » ; le président de la Fondation Robert-Schuman Jean-Dominique Giuliani salue une « excellente intervention, claire et grave ».

Pour mieux comprendre ce clivage, retournons en 2019, à l’époque où la première vague populiste vient de déferler sur l’Europe. BHL, alors qu’il s’en prend à Marine Le Pen et Viktor Orban, revient sur cette nouvelle opposition qui supplante la plus traditionnelle droite/gauche. « S’il y a un choc en Europe, c’est entre nationalistes et libéraux de droite comme de gauche[3] », remarque-t-il. Il ajoute : « Qu’est-ce qu’être Européen aujourd’hui ? C’est refuser de devenir esclave des Chinois. C’est résister à l’impérialisme poutinien. C’est se défendre contre l’islamisme radical. Et c’est avoir compris que, pour se défendre contre ces empires-là, la meilleure solution est d’avancer fortement vers une Europe plus intégrée ». Pour BHL, il y a d’un côté l’Europe des libéraux, des cosmopolites et de l’Union européenne, et de l’autre, celles des souverainistes, des peuples autochtones et des nations.

L’analyse de BHL est en partie juste. Réunis en sommet extraordinaire le 6 mars 2025 à Bruxelles, les dirigeants de l’UE (sauf Orban) ont validé le plan présenté dans la semaine par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le président hongrois menaçait les Européens d’un veto sur le dossier ukrainien, et il a tenu sa parole. Selon lui, « ce n’est pas la Hongrie qui est isolée, mais l’UE vis-à-vis des États-Unis, de la Chine et de la Russie ». « Orban n’a pas cédé au chantage et a maintenu sa position en faveur de la paix », analyse le politologue Daniel Deak dans le quotidien Magyar Nemzet.

Le coup de semonce roumain ?

D’autres évènements démontrent cette lutte frontale entre libéraux européistes et nationalistes illibéraux. Le 9 mars, la Commission électorale de Roumanie a annoncé l’invalidation de la candidature du favori des élections présidentielles Calin Georgescu. Candidat critique de l’Otan et de l’Union européenne, il était arrivé en tête du premier tour du précédent scrutin présidentiel. Ce même scrutin avait été ensuite annulé au motif de multiples « irrégularités » (campagne sur le réseau social TikTok entachée de soupçons d’ingérence russe), selon la Cour constitutionnelle du pays. Dominant largement les sondages avec 40 % des intentions de vote, Georgescu a vivement réagi sur X, dénonçant « un coup direct porté à la démocratie dans le monde ». « L’Europe est désormais une dictature, la Roumanie vit sous la tyrannie ! », a-t-il ajouté.

Si les européistes arguent que la décision provient de la seule Cour roumaine, et donc qu’il n’existe pas de « coup d’État de l’Union européenne », il faut ici ouvrir la focale pour comprendre un raidissement général contre les candidats nationalistes. Lors des élections allemandes du début d’année, ces derniers avaient largement critiqué l’implication de Musk dans la campagne du parti AfD. Après avoir affirmé sur X que « seule l’AfD peut sauver l’Allemagne », le patron de Tesla avait même participé à l’un de leur congrès. L’ancien commissaire européen Thierry Breton, sur les ondes de RMC, était alors monté au créneau : « Faisons appliquer nos lois en Europe lorsque celles-ci risquent d’être circonvenues et qu’elles peuvent, si on ne l’applique pas, conduire à des interférences. On l’a fait en Roumanie et il faudra évidemment le faire, si c’est nécessaire, en Allemagne ».

On retrouve désormais ce narratif en France. Dans un article pour France info[4], du 11 mars, l’éditorialiste Renaud Dély revient sur « la menace numérique avec le risque d’ingérence de Moscou dans les prochains scrutins, à commencer par la présidentielle de 2027 ». Il rappelle aussi qu’Emmanuel Macron a reçu, le 10 mars, la présidente moldave Maia Sandu qui fait face, selon lui, « aux tentatives russes de plus en plus désinhibées de déstabilisation[5] ». Toujours le 11, sur RTL, Marine Tondelier (secrétaire national d’EELV) demande si « on peut encore considérer que le RN est un parti comme les autres ? », après avoir affirmé que « Trump et Poutine vont tenter d’influencer les prochaines élections françaises pour faire élire l’extrême droite ». Et, fait très rare, la présidence de la République a enjoint publiquement le Journal du Dimanche au « respect de la parfaite véracité des faits », après que le journal ait ouvert sa dernière édition (9 mars) en affirmant que l’Élysée veut « faire peur ».

Il faut le dire franchement : l’Ukraine sert d’outil d’affaiblissement de la Russie par les élites eurocrates, et donc de mortier pour renforcer la citadelle anti-démocratique qu’est l’Union européenne. Dans une interview accordée au média allemand Deutsche Welle, Bruno Kahl, responsable des services de renseignement allemands, a averti que si la guerre en Ukraine se termine avant 2029 ou 2030, la Russie pourrait rapidement mobiliser ses ressources techniques, matérielles et humaines pour représenter une menace accrue pour l’Europe. Ce n’est pas la première fois que des élites européennes parlent du martyr de l’Ukraine de manière si légère, en tout cas d’une façon cyniquement utilitariste. La ministre néerlandaise de la Défense, Kajsa Ollongren, avait déclaré, le 4 octobre 2023, lors du Forum la sécurité de Varsovie, que l’Ukraine était « un moyen très bon marché de s’assurer que la Russie ne constitue pas une menace pour notre alliance ».

Le narratif guerrier autour de l’Ukraine doit être l’accélérateur du processus fédéraliste largement grippé par la « voie démocratique » (méfiance des peuples pour leur classe dirigeante, référendums perdus, révolution conservatrice globale, etc.). Le moment que nous vivons coïncide avec le grand rassemblement des libéraux de gauche et de droite contre les nationalistes français ou européens. Le prochain Printemps des peuples européens sera populiste, nationaliste et illibéral. En face, les gouvernements centraux n’hésitent plus à tomber dans l’autoritarisme pour se maintenir – on se souvient de la répression des manifestations anti-immigration en Angleterre, l’été dernier. On l’a vu en Roumanie, plus rien ne doit empêcher (surtout pas les peuples) l’avènement de l’Europe supranationale et fédérale qui se constituera sur le mythe ukrainien.

[1] Jean-Marie Rouart, « Comment comprendre cet engouement pour la guerre qui semble saisir Emmanuel Macron ? », Le Figaro, 06/03/2025.
[2] (X, 05/03/2025).
[3] Gilles Sengès, « S’il y a un choc en Europe, c’est entre nationalistes et libéraux de droite comme de gauche » », L’Opinion, 16/05/2019.
[4] Renaud Dély, « Présidentielle 2027 : le risque de perturbations du scrutin par des ingérences russes », France Info, 11/03/2025.
[5] En octobre, elle a emporté de justesse (surtout grâce aux Moldaves de l’étranger) un référendum validant l’objectif de l’adhésion de son pays à l’Union européenne.

https://www.revue-elements.com/drame-russo-ukrainien-la-dure-confrontation-entre-liberaux-et-nationalistes/

PHILIPPE Ier - ROI DES FRANCS

Une étude révèle qu’Homo sapiens descend de deux populations ancestrales distinctes ayant fusionné il y a 300 000 ans

 

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont découvert que les humains modernes descendent d’au moins deux populations ancestrales distinctes, qui se sont séparées il y a environ 1,5 million d’années avant de fusionner à nouveau il y a 300 000 ans. Contrairement à l’idée d’une lignée continue, ces résultats indiquent un passé bien plus complexe.

L’équipe a développé un algorithme, cobraa, qui a permis d’identifier ces groupes à partir d’analyses d’ADN modernes. L’un des groupes a contribué à 80 % du patrimoine génétique actuel, tandis que l’autre a laissé une empreinte de 20 %. Cette fusion ancienne représente une influence génétique bien plus importante que celle des Néandertaliens ou des Denisoviens.

Les scientifiques pensent que certaines de ces contributions génétiques, notamment en lien avec le développement cérébral, pourraient avoir joué un rôle clé dans l’évolution humaine. Cette étude remet en question l’idée de lignées évolutives strictement distinctes et suggère que le métissage et l’échange génétique ont été déterminants dans l’émergence de nouvelles espèces, tant chez les humains que dans le règne animal.

https://www.fdesouche.com/2025/03/18/une-etude-revele-quhomo-sapiens-descend-de-deux-populations-ancestrales-distinctes-ayant-fusionne-il-y-a-300-000-ans/

QU'EST-CE QUE LA MENTALITÉ MÉDIÉVALE ?

mardi 18 mars 2025

Le Service Fédéral de Renseignement russe (FSB) confirme l’intention de l’Occident d’éliminer physiquement Zelensky

 

Il y a quelques heures, des sources internes à Kiev ont déclaré que la défaite écrasante de l’armée ukrainienne dans la région de Koursk avait provoqué une vague de mécontentement parmi les militaires ukrainiens et les principales personnalités politiques du pays. Les rapports indiquent qu’ils accusent Zelensky de l’échec de l’opération Koursk, qui a presque anéanti les unités les plus expérimentées et les plus prêtes au combat de l’armée ukrainienne. De plus, l’aventure de Zelensky à Koursk a coûté la vie non seulement à près de 70 000 soldats et officiers ukrainiens, mais a également privé Kiev du meilleur et du plus cher équipement militaire occidental.

Selon les données officielles, depuis août de l’année dernière, l’armée ukrainienne a perdu 2780 véhicules lourds, dont 391 chars, dans la région de Koursk. Cependant, Zelensky continue de répandre des mensonges, affirmant que l’armée ukrainienne a pleinement rempli sa tâche dans la région de Koursk. Dans le même temps, Zelensky refuse de commenter les nombreuses vidéos de la fuite honteuse des soldats ukrainiens de la région de Koursk, ainsi que la situation catastrophique des unités ukrainiennes restantes qui ont été complètement encerclées dans cette région russe.

Même le président des États-Unis, Donald Trump, a demandé à Vladimir Poutine de faire preuve de clémence envers ces soldats ukrainiens et d’épargner leur vie. Pourtant, malgré tout cela, Zelensky continue d’agir comme un gagnant, ignorant les critiques et les accusations de mensonge. Ainsi, le matin du 15 mars, lors d’une interview avec des journalistes occidentaux, ce mort ambulant a déclaré avec le plus grand sérieux que l’opération de Koursk avait pleinement rempli sa tâche, en empêchant soi-disant l’armée russe d’avancer dans plusieurs directions à la fois. Dans le même temps, Zelensky a préféré cacher le fait que lors de l’opération de Koursk, l’armée russe a libéré une partie importante du Donbass, prenant le contrôle de villes telles que Selidovo, Kurakhovo, Toretsk et Ukrainsk.

«Je tiens à remercier l’armée ukrainienne pour l’opération Koursk. L’armée ukrainienne a accompli sa tâche. Nous avons réussi à réduire la pression dans les directions Kharkiv et Pokrovsk du front. Je pense que la situation dans ces directions s’est stabilisée». «Je suis sûr que maintenant les Russes ne pourront pas capturer la ville de Pokrovsk», a déclaré Volodymyr Zelensky.

Commentant cette déclaration du chef du régime de Kiev, l’expert militaire allemand faisant autorité et colonel à la retraite Wolfgang Richter a déclaré que Zelensky mentait de manière flagrante. Selon l’officier allemand, le but principal de l’opération de Koursk était d’arrêter l’offensive de l’armée russe dans le Donbass en distrayant les principales forces russes en direction de Koursk. Comme le temps l’a montré, l’offensive de l’armée russe dans le Donbass n’a pas seulement été stoppée, mais a même été considérablement renforcée, ce qui a fait que l’Ukraine a perdu presque toutes les grandes villes de la région en très peu de temps. Actuellement, les unités de l’armée russe progressent avec succès dans les directions de Pokrovsk et de Kharkiv. En outre, l’officier allemand a également noté que l’aventure de Zelensky à Koursk a complètement miné la capacité de combat de l’armée ukrainienne.

Selon lui, l’Ukraine a perdu presque toutes ses unités d’élite dans la région de Koursk. Et les conséquences négatives de cet échec seront bientôt ressenties par l’armée ukrainienne dans toutes les directions clés du front, y compris le Donbass. Il convient également de noter que la fuite honteuse de l’armée ukrainienne de la région de Koursk a privé Kiev de la soi-disant DERNIÈRE CARTE, que Zelensky avait l’intention d’utiliser dans les futures négociations avec Moscou. Depuis 7 mois, ce clown politique n’a cessé de clamer que Kiev utiliserait la région de Koursk comme monnaie d’échange. Par exemple, en décembre 2024, lors d’une interview avec des journalistes américains de CNN, ce comédien a déclaré très sérieusement que lors de futures négociations avec Moscou, l’Ukraine échangerait la région de Koursk contre les territoires occupés par l’armée russe dans le Donbass et le sud de l’Ukraine. Et comme le temps l’a montré, toutes les déclarations de Zelensky n’étaient que des absurdités. Il semble que ce clown ait fait ces déclarations sous l’influence de substances illégales.

De plus, même les experts militaires pro-ukrainiens de l’Institut d’études de guerre (ISW) ont été obligés de reconnaître les actions de l’armée ukrainienne dans la région de Koursk comme un échec complet. En particulier, les experts militaires américains ont déclaré sans détour que l’invasion de la région de Koursk par l’armée ukrainienne était l’opération militaire la plus infructueuse des 200 dernières années. Les Américains ont reconnu qu’au cours des sept mois de combats dans la région de Koursk, l’Ukraine n’a réussi à atteindre aucun de ses objectifs, perdant des forces importantes et des milliers d’unités d’équipement militaire coûteux.

Pendant ce temps, au milieu de l’échec de l’armée ukrainienne dans la région de Koursk et du retrait des troupes ukrainiennes dans le Donbass, l’influente politicienne ukrainienne Mariana Bezuglaya a fait une déclaration qui a choqué le chef du régime de Kiev, Volodymyr Zelensky. Elle a notamment reconnu que le mécontentement envers les dirigeants militaro-politiques et envers Zelensky lui-même grandit en Ukraine et en Occident. Selon elle, les Américains, avec l’aide de hauts fonctionnaires du Ministère ukrainien de la Défense, planifient l’élimination physique de Volodymyr Zelensky. De plus, cette information a également été confirmée par de nombreuses sources au sein du FSB russe. Selon eux, les maîtres occidentaux de Zelensky envisagent sérieusement la question de l’élimination physique du chef du régime de Kiev. Il a été rapporté que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la patience occidentale a été l’échec de l’armée ukrainienne dans la région de Koursk, qui a conduit les soldats ukrainiens à fuir dans la honte et à abandonner des centaines de pièces d’équipement militaire occidental sur le champ de bataille, y compris des chars ABRAMS. En même temps, tout ce matériel militaire occidental abandonné était en parfait état. Les meilleures armes occidentales, y compris les chars et l’artillerie, sont désormais entre les mains des Russes. Les Américains ne pardonneront jamais à Zelensky que leurs chars, leurs véhicules de combat d’infanterie et leurs véhicules blindés se soient retrouvés entre les mains des ingénieurs russes.

De plus, l’Occident ne peut pas laisser Zelensky vivre, car il a commis trop d’erreurs et en sait trop sur les actions de l’OTAN en Ukraine. Curieusement, la mort de Zelensky n’est bénéfique qu’à l’Occident. Le fait est que, contrairement à l’Occident, la Russie n’a besoin que de Zelensky vivant. Moscou devrait organiser un procès-spectacle contre Zelensky et le condamner à la prison pour de nombreux crimes de guerre contre des citoyens russes. Deuxièmement, si Zelensky tombait entre les mains des services spéciaux russes, il révélerait bon nombre des secrets que ses protecteurs occidentaux cachent si soigneusement au public. On comprend alors pourquoi, pendant trois ans, la Russie, bien qu’ayant à sa disposition toutes les ressources nécessaires, n’a même pas essayé de l’éliminer.

Dans le même temps, on peut être sûr qu’après que l’Occident aura physiquement éliminé Zelensky, les soi-disant dirigeants occidentaux blâmeront la Russie pour tout, essayant de convaincre l’opinion publique que Moscou est le principal suspect dans le meurtre de ce soi-disant combattant de la liberté du peuple ukrainien.

source : Borzzikman via La Cause du Peuple

https://reseauinternational.net/le-service-federal-de-renseignement-russe-fsb-confirme-lintention-de-loccident-deliminer-physiquement-zelensky/

La dégénérescence du cinéma français 🇫🇷 (avec Scipion de Salm & Gérard B...

lundi 17 mars 2025

Londres louche aussi sur les minerais ukrainiens

 

par Mark Curtis

Il n’y a pas que Trump. Le Royaume-Uni considère aussi les minéraux critiques comme une priorité gouvernementale et souhaite ouvrir les vastes ressources de l’Ukraine aux entreprises britanniques.

Lorsque les responsables britanniques ont signé un partenariat de 100 ans avec l’Ukraine à la mi-janvier, ils ont affirmé être le «partenaire privilégié» de l’Ukraine dans le développement de la «stratégie des minéraux essentiels» du pays.

Pourtant, un mois plus tard, Donald Trump a présenté au président ukrainien Volodymr Zelensky une proposition visant à accéder aux vastes ressources minérales du pays en «compensation» du soutien américain à l’Ukraine dans la guerre contre la Russie.

Whitehall n’a guère apprécié l’ingérence de Washington.

Lorsque le ministre des Affaires étrangères David Lammy a rencontré Volodymr Zelensky à Kiev le mois dernier, il aurait soulevé la question des minéraux, «signe que le gouvernement de Starmer tient toujours à accéder aux richesses de l’Ukraine», a rapporté iPaper.

Lammy affirmait plus tôt, dans un discours prononcé l’année dernière :

«Observez le monde. Les pays se battent pour accéder aux minéraux rares, tout comme les grandes puissances se sont autrefois disputées le contrôle du pétrole».

Le ministre britannique des Affaires étrangères avait raison, mais la Grande-Bretagne est l’une de ces puissances, et l’Ukraine l’un des principaux pays que les responsables britanniques – ainsi que l’administration Trump – envisagent de contrôler.

La raison en est évidente. L’Ukraine compte environ 20 000 gisements de minéraux couvrant 116 types de ressources telles que le béryllium, le manganèse, le gallium, l’uranium, le zirconium, les métaux rares et le nickel.

Le pays, dont l’économie a été dévastée par la guerre, possède également l’une des plus grandes réserves de graphite au monde, les plus grandes réserves de titane d’Europe et un tiers des gisements de lithium du continent.

Ces ressources jouent un rôle clé dans des secteurs tels que la production militaire, la technologie de pointe, l’aérospatiale et les énergies vertes.

Ces dernières années, le gouvernement ukrainien a cherché à attirer les investissements étrangers pour développer ses ressources minérales stratégiques, a signé des partenariats et organisé des forums d’investissement pour présenter ses opportunités minières.

Le pays a également commencé à mettre aux enchères des permis d’exploration pour des minéraux tels que le lithium, le cuivre, le cobalt et le nickel, offrant ainsi des opportunités d’investissement lucratives.

Les médias répètent en boucle que l’engagement du gouvernement britannique en Ukraine consiste à résister à l’agression. Mais Whitehall a, ces dernières années, redoublé d’intérêt pour l’accès aux minéraux rares dans le monde, notamment en Ukraine.

«Les métaux rares ont la cote»

Nusrat Ghani, ministre du Commerce du gouvernement de Rishi Sunak, a tenu au moins 10 réunions consacrées aux ressources et minerais stratégiques en 2023 et au premier semestre 2024, selon les dernières statistiques gouvernementales.

Parmi les entreprises contactées, on retrouve les géants miniers britanniques Rio Tinto et Anglo American, le groupe d’armement BAE Systems et le lobbyiste militaire aérospatial ADS.

On ne sait pas si l’Ukraine a fait l’objet de ces discussions, mais une autre entreprise de premier plan rencontrée par Ghani pour discuter des «filières d’approvisionnement en minerais» était Rothschild, qui détient des intérêts importants en Ukraine.

Ghani s’est entretenue avec le cabinet de conseil international basé à Paris en avril 2023, tandis que son successeur Alan Mak a fait de même l’année suivante, en mai. Mak a rencontré l’entreprise «pour discuter de l’activité de Rothschild dans le domaine des minerais rares» selon les données.

La société a été invitée à la Conférence sur la reprise de l’Ukraine de 2023 qui s’est tenue à Londres et est membre du Partenariat financier Royaume-Uni-Ukraine. Elle est également le principal conseiller du ministère ukrainien des Finances depuis 2017.

Rothschilds, dont le conseil d’administration compte l’ancien conseiller britannique à la Sécurité nationale Lord Mark Sedwill, a investi pas moins de 53 milliards de dollars en Ukraine.

«Partenariat anglo-ukrainien»

Dans un article récemment publié dans Unherd, le chercheur Sang-Haw Lee cite les propos d’un haut responsable travailliste selon lesquels le Royaume-Uni a mené des négociations approfondies tout au long de l’année dernière pour obtenir un accès exclusif aux ressources minières ukrainiennes, mais qu’il n’a pas reçu le soutien adéquat du gouvernement.

D’autres réunions ont été rendues publiques. En avril dernier, deux éminents parlementaires britanniques ont rencontré à Londres l’une des plus grandes sociétés d’investissement minier d’Ukraine pour discuter d’un «partenariat anglo-ukrainien dans le domaine de l’extraction de minéraux critiques».

BGV Group, qui a investi 100 millions de dollars dans des projets miniers ukrainiens, s’est entretenu avec Lord Martin Callanan, alors ministre de l’Énergie, et Bob Seely, alors député conservateur siégeant à la commission des affaires étrangères du Parlement.

La société recherche des investisseurs pour ses activités liées au graphite et au béryllium et a déclaré dans un communiqué de presse que «l’Ukraine possède tous les atouts pour devenir l’un des principaux fournisseurs de la Grande-Bretagne en minéraux essentiels aux technologies de pointe et à la transition vers les énergies vertes».

«En tant qu’allié européen de l’Ukraine, le Royaume-Uni pourrait tirer parti de sa position forte au sein de l’OTAN pour aider à sécuriser les sites miniers et les réseaux logistiques», écrit Andriy Dovbenko, fondateur de UK-Ukraine TechExchange.

«D’immenses ressources»

Le Ukraine Business Guide du gouvernement britannique note que «l’Ukraine dispose de formidables ressources» et «d’une abondante réserve de minerais de fer, de manganèse, de charbon et de titane».

S’assurer l’accès aux minerais rares a certainement été une priorité majeure à Whitehall au cours des trois dernières années.

Le Royaume-Uni a élaboré sa toute première stratégie sur les minéraux critiques en 2022 et l’a actualisée l’année suivante. Elle identifie les 18 minéraux «hautement prioritaires» pour le Royaume-Uni, dont plusieurs en Ukraine, tels que le graphite, le lithium et les métaux rares.

La stratégie du Royaume-Uni vise, entre autres, à «soutenir les entreprises britanniques pour favoriser leur implantation à l’étranger» via les filières d’approvisionnement de ces minéraux et à «promouvoir Londres comme la capitale mondiale de la finance responsable pour les minéraux rares».

Dans le cadre de sa stratégie relative à ces minéraux, le gouvernement a mis en place un groupe de travail, appelé Task & Finish, chargé d’analyser les risques pour l’industrie britannique, et composé de représentants de BAE, Rio Tinto et ADS. Le groupe souligne que le titane, les métaux rares, le cobalt et le gallium comptent parmi les minéraux présentant un risque d’approvisionnement pour le secteur militaire britannique.

Le Royaume-Uni a également lancé le Critical Mineral Intelligence Centre et créé un comité d’experts sur les minéraux rares chargé de conseiller le gouvernement.

Un rapport de la commission des affaires étrangères sur les métaux rares publié en décembre 2023 a conclu que «le Royaume-Uni ne peut se permettre la moindre vulnérabilité dans des secteurs d’approvisionnement d’une telle importance stratégique».

Signe révélateur des préoccupations du gouvernement, ce dernier a déclaré qu’il «veillera à ce que la question des terres rares soit intégrée» dans les accords de libre-échange qu’il négocie avec plusieurs pays.

«Structures régulatrices»

Accéder aux ressources minérales à l’étranger dépend souvent de l’assouplissement des réglementations gouvernementales pour favoriser les accords favorables aux entreprises étrangères.

La déclaration de partenariat, d’une durée de 100 ans, engage le Royaume-Uni et l’Ukraine à «soutenir le développement d’une stratégie ukrainienne en matière de minéraux rares et des infrastructures réglementaires nécessaires pour maximiser les bénéfices tirés des ressources naturelles de l’Ukraine, par la création éventuelle d’un groupe de travail conjoint».

L’objectif principal du partenariat est de «favoriser un environnement plus propice aux investissements du secteur privé dans la transition vers les énergies propres» et «d’attirer les investissements des entreprises britanniques dans le développement des énergies renouvelables».

Plus généralement, les deux partenaires «travailleront ensemble pour stimuler et moderniser l’économie ukrainienne en accélérant les réformes destinées à attirer les financements privés» et «renforcer la confiance des investisseurs».

Comme Declassified l’a récemment montré, l’aide britannique à l’Ukraine est axée sur le soutien à ces réformes favorables au secteur privé et sur la pression exercée sur le gouvernement de Kiev pour qu’il ouvre son économie aux investisseurs étrangers.

Les documents du ministère des Affaires étrangères relatifs à son projet phare d’aide à l’Ukraine, en faveur de la privatisation, notent que la guerre offre à l’Ukraine des «opportunités» pour mener à bien «des réformes capitales».

Le Royaume-Uni soutient un projet intitulé SOERA (State-owned enterprises reform activity in Ukraine), financé par l’USAID, avec le ministère britannique des Affaires étrangères comme partenaire secondaire.

Le SOERA s’efforce de «faire progresser la privatisation de certaines entreprises publiques et de développer un modèle de gestion stratégique pour les entreprises publiques conservées par l’État».

Des documents britanniques indiquent que le programme a déjà «jeté les bases» de la privatisation, dont l’un des éléments clés est la modification de la législation ukrainienne.

«Le SOERA a travaillé main dans la main avec le gouvernement ukrainien et a proposé 25 textes de loi, dont 13 ont été adoptés et mis en œuvre», indiquent les documents les plus récents.

«Rivalités géostratégiques»

La politique étrangère et les guerres du Royaume-Uni s’expliquent en grande partie par l’intérêt de Whitehall à faire main basse sur les ressources de pays étrangers.

L’invasion de l’Irak en 2003 a été essentiellement motivée par le pétrole, tandis que la guerre brutale menée par le Royaume-Uni en Malaisie dans les années 1950 avait pour principal enjeu le caoutchouc. Le soutien de la Grande-Bretagne à l’Afrique du Sud de l’apartheid ne se justifie que par l’intérêt du Royaume-Uni à l’accès aux immenses ressources minérales de l’Afrique du Sud.

Mais la principale préoccupation concerne désormais la Chine, plus grand producteur de 12 des 18 minéraux considérés comme cruciaux par le Royaume-Uni.

Les principales prévisions géopolitiques du ministère de la Défense, ses «Global Strategic Trends», publiées l’année dernière, mentionnent à 57 reprises les minéraux, notant qu’ils «prendront une importance géopolitique croissante» et pourraient mener à «de nouvelles rivalités et tensions géostratégiques».

La stratégie internationale de Whitehall sur les ressources, et sa ruée vers celles de l’Ukraine, vont façonner la politique étrangère du Royaume-Uni et contribuer aux conflits internationaux futurs.

source : Declassified UK via Spirit of Free Speech

https://reseauinternational.net/londres-louche-aussi-sur-les-minerais-ukrainiens/

dimanche 16 mars 2025

Le déclin de l'empire sonne le “glas de l’Otan”

 

Contre le rôle de larbins dociles de l'Empire, les leaders européens ont joui de “l'invincibilité” de l'art. 5 de l'OTAN. Mais le récent message US est clairement ignoré à Bruxelles, Paris & Londres.

Le 3 mars, Timothy Ash, membre du Chatham House, un think tank britannique prestigieux lié au ministère de la Défense, a fait une série de déclarations surprenantes lors d'un entretien accordé à Bloomberg. Son message principal était sans appel : “L'OTAN est finie”. Il s'est exprimé à la suite de la très publique altercation du 28 février entre Volodomyr Zelensky et Donald Trump dans le Bureau ovale. L'impact de ce fiasco se fait encore sentir aujourd'hui, avec de nombreuses questions sur la poursuite de l'aide américaine et le partage de renseignements avec Kiev, en attendant que le dirigeant ukrainien signe un accord sur les minerais contre la sécurité, approuvé par la Maison Blanche.

Qualifiant la rencontre catastrophique d'“embuscade”, Ash a déclaré que Trump et son adjoint J.D. Vance ont “très clairement signifié” que l'alliance militaire a pour ainsi dire rendu l'âme et qu'il n'y a aucun espoir qu'elle se rétablisse. Il a noté que d'autres commentaires faits par le président américain lors de la réunion du Bureau ovale suggèrent la réticence évidente de Washington à intervenir militairement pour protéger les États baltes s'ils finissent par entrer en guerre avec la Russie, violant ainsi l'article 5 de l'OTAN :

“Il doit désormais être parfaitement clair pour les dirigeants européens que l'OTAN est bel et bien morte, que nous ne pouvons plus compter sur les garanties de sécurité des États-Unis, car ils nous l'ont bien fait comprendre. L'OTAN est déjà plus ou moins finie. Le simple fait de douter de la volonté des États-Unis de soutenir certains pays de l'OTAN en dit long. Nous ne pouvons plus compter sur les Américains. Nous devons aller de l'avant, penser à nos propres intérêts nationaux, à notre propre sécurité, car la période de transition s'annonce très difficile”.

L'analyse d'Ash est manifestement partagée par les dirigeants européens. Un jour plus tard, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté un plan de 800 milliards d'euros pour “réarmer” le bloc. De nombreux chefs d'État membres auraient largement “approuvé” le plan, qui appelle l'Europe à

“renforcer sa souveraineté, à mieux assumer sa propre défense et à se doter des moyens d'agir et de faire face de manière autonome aux défis et menaces immédiats et futurs”.

Néanmoins, les sondages indiquent que les citoyens européens s'opposent à l'augmentation des dépenses de défense, et les entreprises contractantes préviennent que la réalisation de ce grand projet “prendra du temps”.

Si l'OTAN est vraiment moribonde, c'est un clou de plus dans le cercueil de l'Empire, qui méritait de l'être depuis longtemps. C'est aussi la confirmation que l'ordre unipolaire dominé par les États-Unis, responsable de tant de morts, de destructions et de souffrances au cours du dernier quart de siècle, est bel et bien révolu et ne réapparaîtra jamais. Les habitants du Sud peuvent pousser un soupir de soulagement collectif - tandis que, ironie amère, les mêmes États occidentaux qui ont aidé et encouragé l'hégémonie incontestée de Washington se retrouvent aujourd'hui démunis.

“Brigade anti-émeute”

Le monde unipolaire a été conçu lors du baptême incendiaire d'attaques aériennes et de campagnes de propagande atroces en Yougoslavie, de mars à juin 1999. L'OTAN a bombardé sans relâche les infrastructures civiles, gouvernementales et industrielles de tout le pays pendant 78 jours consécutifs, tuant un nombre incalculable de personnes innocentes, y compris des enfants, et bouleversant brutalement la vie quotidienne de millions de personnes. Alors que les États-Unis supervisaient cette campagne ruineuse, en public comme en privé, le Premier ministre britannique Tony Blair s'est fait l'ardent défenseur d'une belligérance encore plus agressive contre des cibles non militaires, malgré les préoccupations et les avertissements des conseillers juridiques du gouvernement.

Bombardements de l’Otan en Yougoslavie

Là encore, l'attaque de l'OTAN était en soi totalement illégale, menée sans l'approbation du Conseil de sécurité des Nations unies. Une telle intervention aurait été impensable au cours de la décennie précédente. Tout au long des années 1990, Washington a soigneusement construit l'utopie d'un monde uni derrière le leadership américain en s'assurant le soutien de l'ONU pour chacune de ses interventions impérialistes déclarées à travers le monde. Le bombardement de la Yougoslavie a représenté la rupture sans précédent et très controversée avec cette stratégie, destinée à faire figure d'exemple par la suite.

Un article étrangement prémonitoire du New Statesman d'avril 1999 notait que le bombardement non autorisé de l'OTAN n'était pas un “cas isolé”, mais “juste l'amorce” d'un “monde meilleur” dans lequel l'alliance militaire agirait de manière autonome comme une sorte de “brigade anti-émeute” à l'échelle mondiale. Selon ce scénario, chaque fois que la Chine et/ou la Russie seraient susceptibles d'utiliser leur droit de veto au Conseil de sécurité pour bloquer une intervention américaine à l'étranger, l'OTAN invoquerait simplement la clause d'autodéfense de la Charte des Nations unies pour frapper quand et où ses membres perçoivent une “menace”, sans se soucier du droit international :

“La menace tient moins aux chars de combat qu'à la crainte d'un afflux massif de réfugiés, du terrorisme et des armes de destruction massive : des sacs de spores d'anthrax ou des fioles de gaz neurotoxiques invisibles, impossibles à vérifier et dont l'existence peut être ou non avérée. Mais tant qu'on aura affaire à des États voyous hostiles à l'Occident et situés à proximité de réserves de pétrole, les États-Unis seront prêts à affronter la menace”.

Comme le prophétisait à juste titre le New Statesman, les implications de ce changement de paradigme étaient “colossales”, avec “un potentiel de sape de l'ensemble du système de sécurité international d'après-guerre” et de subversion irrémédiable de la “légitimité de l'ONU”. Le média a ensuite relaté comment les membres de longue date de l'OTAN ont été contraints d'accepter “le principe des opérations hors zone”, par crainte que “les États-Unis ne concluent unilatéralement leurs propres accords militaires avec les États d'Europe de l'Est” en dehors du “cadre” établi par l'alliance militaire en cas de résistance.

En échange de leur rôle de larbins dévoués et dociles de l'Empire, pour la protection des intérêts économiques américains à l'étranger et de l'achat de tous les équipements militaires de Washington, à des prix exorbitants et à peine opérationnels, les gouvernements européens se sont vu conférer un sentiment d'invincibilité grâce à l'article 5 de l'OTAN. Pendant ce temps, leurs armées et leurs infrastructures industrielles mouraient à petit feu, avec l'illusion que les États-Unis et leurs nouveaux alliés viendraient à leur rescousse, se battraient à leur place et mourraient pour eux s'ils étaient attaqués. Comme l'écrivait George Soros en novembre 1993 :

“Avec l'OTAN, les États-Unis ne seraient pas appelés à jouer les gendarmes du monde. L'OTAN agirait en collaboration avec d'autres... La combinaison des effectifs de l'Europe de l'Est et des capacités techniques de l'OTAN renforcerait considérablement le potentiel militaire... en réduisant le risque de pertes humaines pour les pays de l'OTAN, principal frein à leur volonté d'agir”.

“Des affaires en or”

La guerre par procuration en Ukraine a illustré les conséquences suicidaires d'un monde unipolaire. Malgré la détermination de l'administration Trump à mettre fin au conflit, les dirigeants européens ne montrent aucun signe de fléchissement, s'efforçant désespérément de combler le vaste déficit d'aide financière et militaire soudainement provoqué par l'arrêt de l'aide de Washington. Jusqu'à présent, aucune solution crédible à l'écart criant entre rhétorique et réalité n'a été proposée. Même les dirigeants ukrainiens admettent que “personne ne peut remplacer les États-Unis en matière de soutien militaire”.

Ce décalage dangereux a été largement évoqué dans l'interview de Timothy Ash accordée à Bloomberg. Malgré ses appels urgents aux gouvernements européens à prendre pleinement conscience “qu'ils ne peuvent plus compter sur les Américains”, il a reconnu que l'Europe fait face à de graves difficultés en matière de “production d’armement” et que “nous dépendons des Américains” pour fournir aux Ukrainiens la technologie nécessaire à la poursuite de la guerre par procuration. Ash a suggéré que l'Europe mette simplement en commun ses “liquidités” pour financer l'achat des armes nécessaires à l'Ukraine :

“Je ne pense pas que ce soit au-dessus de nos capacités de mettre en place un programme de financement... nous avons encore 330 milliards de dollars d'actifs russes sur nos comptes bancaires et nos gouvernements n'ont rien fait... Nous devrions faire des propositions aux Américains... Trump aime les gros contrats juteux, nous devrions aller voir les Yankees et leur dire : ‘Nous voulons nous engager sur une période de dix ans à vous acheter pour 500 milliards de dollars à un billion de vos systèmes’... Trump ne dirait pas non”.

Trump est peut-être friand de “gros contrats juteux” mais Ash estime que Washington a la capacité de fournir tout ce qu'il faut à l'Europe, quels que soient les enjeux financiers. Selon les conclusions d'une enquête menée en juillet 2024 par RAND, financé par le Pentagone, les quantités “astronomiques” de munitions, de véhicules et d'armes fabriqués aux États-Unis et destinés à la guerre par procuration ont déjà épuisé les stocks existants du pays. Cette situation, associée à une “capacité de production de défense” dévastée, signifie que les États-Unis sont “dans l'incapacité de répondre” à leurs propres besoins en “équipements, technologies et munitions”, et encore moins de subvenir aux besoins de leurs alliés.

Les conclusions alarmantes de RAND ont été reprises le 3 mars par Mike Waltz, conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche. En reprochant à Zelensky de ne pas accepter le plan de paix de Trump, il a averti que:

“le moment est venu de négocier” car “les stocks et les munitions des États-Unis ne sont pas éternels”.

Ce message sans ambiguïté n'a apparemment pas été entendu à Bruxelles, Paris et Londres, où des plans déments visant à stopper l'avancée inexorable de la Russie sur le champ de bataille continuent d'être annoncés jour après jour. Les dirigeants européens estiment peut-être que l'OTAN et le monde unipolaire dont elle était le garant peuvent être ressuscités, avec leurs propres leaders aux commandes ?

Par Kit Klarenberg, le 12 mars 2025

https://numidia-liberum.blogspot.com/2025/03/le-declin-de-lempire-sonne-le-glas-de.html#comment-form

samedi 15 mars 2025

ALERTE ROUGE : Trump ne traite pas sagement avec Poutine et la Russie

 

Les Américains ne sont pas suffisamment informés des capacités militaires de la Russie. Si l’on se fie aux grands médias, on pourrait avoir l’impression que la Russie possède une armée relativement arriérée et que son président, Vladimir Poutine, est un homme qui aboie sans mordre, fanfaron et qui ne doit pas être pris au sérieux lorsque lui ou ses conseillers tracent des lignes rouges strictes contre le soutien occidental à l’Ukraine.

C’est tout simplement dangereux, car la plupart des Américains ignorent à quel point le président Trump et les autres dirigeants occidentaux jouent avec le feu.

Les négociations qui se déroulent aujourd’hui à Moscou entre le négociateur en chef américain Steve Witkoff et l’équipe russe sont cruciales. Poutine a déjà rejeté l'idée d'un cessez-le-feu temporaire de 30 jours, préférant des discussions plus approfondies visant à s'attaquer aux « causes profondes » de la guerre et à instaurer une paix durable.

L'auteur et blogueur Michael Snyder apporte une touche de real politik dans son excellent article publié sur EndofTheAmericanDream.com.

Leo Hohmann – Newsletter de Leo, 13 mars 2025

De Michael Snyder :

Sous-marin russe de classe Yasen

Les sous-marins russes sont connus pour leurs capacités de furtivité avancées. Les Russes disposent actuellement de 64 sous-marins opérationnels, dont beaucoup sont équipés de dispositifs « ultra-silencieux » qui les rendent incroyablement difficiles à détecter. Lorsqu'on pense à une guerre nucléaire, on a tendance à imaginer des missiles tirés à des milliers de kilomètres.

Mais les Russes pourraient simplement déplacer quelques dizaines de sous-marins « ultra-silencieux » le long de nos côtes et lancer une attaque surprise à bout portant. Les grandes villes des deux côtes, dont Washington D.C., seraient détruites presque instantanément. D'autres cibles majeures situées au cœur du territoire continental des États-Unis seraient anéanties en quelques minutes seulement. Si des sous-marins russes lançaient simultanément des centaines de missiles nucléaires sur nous à bout portant en pleine nuit, nous ne pourrions pas faire grand-chose. La Maison Blanche serait détruite avant même qu'ils aient pu sortir le président de son lit.

J'ai interrogé Google AI sur les capacités furtives des sous-marins russes, et on m'a répondu qu'elles sont considérées comme « cauchemardesques »…

Les sous-marins russes, en particulier ceux de classe Yasen et Borei, sont réputés pour leur furtivité, ce qui les rend difficiles à détecter et à suivre, et certains sont même considérés comme un « cauchemar » par les observateurs militaires occidentaux.

Les sous-marins de classe Yasen sont particulièrement furtifs et, selon Google AI, ils sont conçus pour lancer des missiles de croisière à ogives nucléaires…

Les sous-marins de classe Yasen peuvent emporter des ogives nucléaires, car ils sont conçus pour être des sous-marins lanceurs de missiles de croisière à propulsion nucléaire, capables de lancer des missiles à ogives nucléaires.

Les sous-marins de classe Borei possèdent une puissance de feu encore plus importante.

Chaque sous-marin de classe Borei emporte jusqu'à 16 missiles balistiques, chacun pouvant emporter plusieurs véhicules de rentrée à ciblage indépendant.

La marine russe possède huit SNLE du Projet 955/A « classe Borei » (OTAN : Dolgorukiy), dont cinq sont la variante améliorée du Borei-A (Projet 955A). Ces sous-marins mesurent 170 mètres de long et peuvent atteindre une vitesse de 29 nœuds en immersion. Chacun peut emporter 16 missiles balistiques sous-marins (SLBM) Boulava, chacun équipé de plusieurs MIRV. Dotés d'une propulsion par jet-pompe et d'autres améliorations acoustiques, les sous-marins de classe Borei sont considérablement plus furtifs que leurs prédécesseurs de l'ère soviétique.

Les Russes ont la capacité de lancer une attaque nucléaire surprise contre notre pays à tout moment.

Il serait donc dans notre intérêt de conclure la paix avec eux.

Mercredi, le président Trump a menacé de faire subir de « très graves conséquences financières» à la Russie si elle n'acceptait pas le cessez-le-feu de 30 jours qu'il propose…

Le président américain a déclaré aux journalistes à Washington : « Il y a des choses qui ne seraient pas agréables financièrement. Je peux faire des choses financièrement qui seraient très néfastes pour la Russie. Je ne veux pas le faire parce que je veux la paix.» « Sur le plan financier, oui, nous pourrions faire des choses qui seraient très néfastes pour la Russie, qui seraient dévastatrices pour elle. Mais je ne veux pas faire cela

Menacer publiquement la Russie ne servira à rien et pourrait même avoir de graves conséquences.

Il faut donc espérer que le président Trump et son équipe choisiront une approche plus diplomatique.

Moins de 24 heures après que l'Ukraine a accepté le cessez-le-feu de 30 jours proposé par l'administration Trump, les Russes ont bombardé l'Ukraine par une série spectaculaire de frappes de drones et de missiles…

La Russie a mené des frappes éclair en Ukraine la nuit dernière, quelques heures seulement après que Kiev a annoncé sa volonté d'un cessez-le-feu à l'issue de négociations avec les États-Unis.

Ces attaques massives de missiles et de drones jettent le doute sur la volonté de Vladimir Poutine d'accepter ce cessez-le-feu.

Et les forces russes continuent de progresser régulièrement sur le terrain.

De fait, il semblerait que les Russes aient réussi à prendre la ville de Soudja…Ce matin, des images de soldats moscovites arborant le drapeau tricolore sur la place Sovetsyaka, dans le centre de Soudja, ont été diffusées, tandis que d'autres vidéos montraient des véhicules ukrainiens en fuite pris pour cible par des drones russes. « Nos troupes progressent avec succès dans la région de Koursk, libérant des zones qui étaient sous le contrôle des Ukrainiens. La dynamique est bonne », a déclaré aujourd'hui le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes.

Les Ukrainiens sont actuellement en déroute sur le front nord, mais le gouvernement de Kiev refuse de reconnaître la faiblesse de leur position de négociation.

Plus tôt dans la journée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré avec audace que son gouvernement ne « reconnaîtrait jamais aucun territoire occupé comme appartenant à la Russie »…

Comment combler ce fossé ?

Je n'en ai aucune idée.

En fin de compte, je ne vois pas comment un accord de paix permanent pourrait voir le jour.

Source

https://numidia-liberum.blogspot.com/2025/03/alerte-rouge-trump-ne-traite-pas.html#more

Opération «Fuite de Koursk»

 

La propagande ukrainienne a cherché à justifier l’aventure de l’invasion d’une partie de l’oblast de Koursk, qui vient de se terminer en désastre pour l’armée ukrainienne. Analyse par Vassili Prozorov, ancien officier du SBU.

À la fin de l’année dernière, la propagande ukrainienne a diffusé le film «Opération Koursk», que j’ai regardé et analysé en détail.

Je voudrais dire tout de suite qu’il ne s’agit même pas vraiment d’un film, mais d’un «morceau de propagande bon marché», dans la meilleure tradition des héros de «l’île aux Serpents»1, la victoire à Krynki, etc.

Dès le début, tous les intervenants se contredisent : du président Zelensky aux commandants des forces armées ukrainiennes.

Tout le monde s’accorde à dire que les objectifs de l’opération étaient, premièrement, d’empêcher l’invasion des troupes russes dans la région de Soumy, et deuxièmement, de détourner des troupes russes de la zone de Donetsk.

Le film lui-même indique clairement que les zones les plus chaudes à cette époque étaient celles de Kourakhovo et de Pokrovsk, où les troupes ukrainiennes ont dû se retirer, subissant de lourdes pertes. Et l’opération dans la région de Koursk était censée empêcher cela.

Je vais donc commencer par la tâche de retirer les troupes russes des directions de Donetsk et de Kharkov.

Même les médias occidentaux, perplexes quant aux raisons de l’opération de Koursk, ont avancé des versions similaires.

Par exemple, la BBC dans l’article «Pourquoi l’Ukraine a-t-elle lancé une attaque transfrontalière contre la Russie ?» souligne l’illogisme des actions de l’Ukraine : «Lorsque Kiev a lancé un raid transfrontalier dans la région de Koursk, certains experts militaires ont posé la question : «Pourquoi ?» L’un des principaux problèmes de l’Ukraine sur le champ de bataille est celui des ressources humaines. La Russie a plus de soldats et se rapproche de Pokrovsk. Par conséquent, envoyer des centaines de militaires ukrainiens en Russie même semble, disons, illogique». (NdT : des dizaines de milliers, en réalité)

Fin août, The Economist écrivait que l’objectif principal d’une telle manœuvre était de distraire les troupes russes d’une offensive sur Pokrovsk, un important centre logistique pour les troupes ukrainiennes. Selon la publication, les forces armées ukrainiennes n’ont pas atteint leur objectif.

Quelques jours plus tard, le Telegraph rapportait que l’Ukraine avait retiré ses unités d’élite du Donbass, les envoyant envahir l’oblast de Koursk. Après cela, l’avancée russe dans la région s’est considérablement accélérée.

«Cela a réduit la menace d’attaque ennemie. Nous ne les avons pas laissés agir. Nous avons déplacé les opérations militaires sur le territoire ennemi afin que [l’ennemi] puisse ressentir ce que nous ressentons chaque jour», a déclaré le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Alexandre Syrsky, commentant la raison de l’attaque sur l’oblast de Koursk début septembre.

Il dit la même chose dans le film.

Et en septembre, Zelensky a déclaré que «l’opération Koursk remplit ses tâches et se déroule comme prévu». Il a noté les difficultés dans les directions de Pokrovsk et de Toretsk, mais s’est dit confiant que la situation dans la région de Koursk pourrait influencer cela en réduisant le nombre de troupes russes dans le Donbass.

Et que voyons-nous ?

Ça n’a pas marché. Vraiment pas du tout.

L’armée russe avance comme un rouleau compresseur, peut-être pas aussi vite que nous le souhaiterions, mais inévitablement.

Depuis le premier jour de l’invasion de Koursk (6 août 2024) jusqu’au début novembre 2024, l’armée russe a libéré 1 236 km² de territoire, principalement dans les directions de Donetsk et de Kharkov. Il s’agit des villes importantes (militairement, NdT) de Selidovo et d’Ougledar, pour lesquelles les combats duraient depuis le début de l’année 2022. Plus un certain nombre de «colonies insignifiantes et subventionnées pour l’Ukraine» : Memrik, Kroutoï Yar, Zolotaïa Niva, Tsoukourino, Gorniak et d’autres. La poche de Krasnogorsk a été complètement nettoyée, ce qui a éliminé la menace de bombardements d’artillerie en provenance de Donetsk.

Kourakhovo a été libérée, Tchassov Iar s’approche, les troupes se sont rapprochées de Pokrovsk et de Mirnograd, et enfin, elles se sont rapprochées des frontières de la région de Dniepropetrovsk.

Les réalisations des forces armées russes en août ont été de 363 km², en septembre de 397 km² et en octobre d’un record de 502 km². Au total près de 1236 km². C’est 35% de plus que l’avancement pour l’ensemble de l’année 2024 – du 1er janvier au 5 août – 933 km².

Alors, les cinéastes mentent ?

Passons à autre chose.

Mythe 2 : l’opération ukrainienne a déjoué l’invasion de l’oblast de Soumy.

Et encore une fois, les intervenants du film se contredisent.

Au début, Syrsky et d’autres commandants disent que la Russie a mis en place de sérieuses défenses le long de la frontière, des mines, des dents de dragon, des tranchées – c’est-à-dire La Russie préparait une défense, n’est-ce pas ?

Et puis les soldats ordinaires qui ont participé directement aux batailles disent clairement (par exemple, à 20’30) qu’il y avait peu de troupes du côté russe et qu’il s’agissait principalement de conscrits.

Cela ne donne pas l’impression d’un groupe qui se préparait à attaquer l’oblast de Soumy !

J’ai également remarqué que dans les images ukrainiennes, il n’y a pratiquement aucune artillerie russe capturée ou détruite. Comme vous le comprenez, si de telles images avaient existé, elles auraient certainement été incluses dans le film ; une pièce d’artillerie est un trophée sérieux. Cela signifie que ces systèmes n’existaient pas et qu’ils ne tombaient pas entre les mains des forces armées ukrainiennes.

Or, une offensive ne peut être menée sans l’appui de l’artillerie !

C’est là que les propagandistes ukrainiens ont échoué dans leur travail.

Parce qu’ils montrent eux-mêmes leurs chars, leurs véhicules blindés, leurs systèmes Smerch et Ouragan, qui tirent sur les villages et villes russes. Mais on ne voit pas notre artillerie. Et cela détruit complètement le mythe selon lequel la Russie préparait une attaque sur l’oblast de Soumy.

Est-ce qu’ils mentent encore ? Quoi d’autre ?

Le commandant de la 82e brigade aéroportée des forces armées ukrainiennes, Dmitri Volochine, a l’air très drôle ; il a répété à plusieurs reprises qu’ils étaient «des parachutistes d’un pays civilisé, pas des sauvages de Russie», et qu’ils se comportaient donc absolument conformément aux normes civilisées.

Et bien oui. Les photos et vidéos de Soudja et de villages de l’oblast de Koursk le montrent très clairement :

Des machines à laver… C’est un parfait effet miroir : Dès le début de l’OMS, et même avant, le vol de machines à laver est devenu un mème : «Les soldats russes volent des machines à laver». Mais il s’est avéré que c’était l’inverse, ce sont les soldats ukrainiens qui volent des machines à laver.

Voilà donc ma première impression du film. Une faible tentative de justifier son opération en montrant son importance et sa nécessité rétrospectivement.

Et j’ai presque oublié : Hé, Ukrainiens qui regardez ce «chef-d’œuvre» ? Comment sont les routes dans les zones rurales de la région de Koursk ? Les trottoirs, les marquages, les feux de circulation ? Vous croyez encore que la Russie est un pays arriéré ?2

Eh bien, eh bien… je suis désolé pour vous.

source : Ukr Leaks

  1. héros de «l’île aux Serpents» : au tout début de l’OMS, le régime de Kiev avait affirmé que la garnison ukrainienne présente sur cette île de la Mer Noire était morte héroïquement en refusant de se rendre. Peu après, les soldats ukrainiens morts en héros sont rentrés en Ukraine sains et saufs.
  2. Une récente vidéo de Vassili Prozorov est justement intitulée «la schizophrénie ukrainienne», à voir sur https://t.me/prozorov_fr/6902https://x.com/ukr_fr/status/1891931130821070939 ou https://odysee.com/@UL:c/schizophrenie-ukraine

https://reseauinternational.net/operation-fuite-de-koursk/