lundi 27 janvier 2025

La mosquée

 

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1905, la loi de séparation des Églises et de l’État, qu’évoquait hier Gérard Leclerc, est promulguée. Au programme ensuite : laïcité, manœuvre de déchristianisation, disparition de congrégations religieuses… et, parallèlement, depuis 1905 (date d’édification de la mosquée Noor-e-Islam de Saint-Denis de la Réunion, la première du pays), ce sont plus de 600 mosquées et bien davantage de lieux de culte musulmans qui ont été construits et aménagés à travers les régions françaises.

Ci-après, nous vous proposons ce qu’écrivait Charles Maurras dans sa rubrique « La Politique » du n°194 du 13 juillet 1926 du quotidien L’Action française alors que l’inauguration de la Grande mosquée de Paris aurait lieu deux jours plus tard. Dès lors, lisons, réfléchissons et cessons d’ingurgiter toutes crues la pensée et l’idéologie diffusées à l’envi par des élites qui n’en sont pas.

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Par Charles Maurras

« Quelques rues du centre de Paris sont égayées par de très belles robes de nos visiteurs marocains. Il y en a de vertes, il y en a de roses, il y en a de toutes les nuances. Certains de ces majestueux enfants du désert apparaîtraient ‘vêtus de probité candide et de lin blanc’ si leur visage basané et presque noir ne faisait songer au barbouillage infernal. Que leurs consciences soient couleurs de robe ou couleur de peau, leurs costumes restent enviables : notre ami Eugène Marsan m’est témoin que le plus négligent des hommes serait capable des frais de toilette qui aboutiraient à ces magnifiques cappa magna, à ces manteaux brodés de lune et de soleil. Notre garde républicaine elle-même, si bien casquée, guêtrée et culottée soit-elle, cède, il me semble, à la splendeur diaprée de nos hôtes orientaux.

Toute cette couleur dûment reconnue, il n’est pas moins vrai que nous sommes probablement en train de faire une grosse sottise. Cette mosquée en plein Paris ne me dit rien de bon. Il n’y a peut-être pas de réveil de l’Islam, auquel cas tout ce que je dis ne tient pas et tout ce que l’on fait se trouve aussi être la plus vaine des choses. Mais, s’il y a un réveil de l’Islam, et je ne crois pas que l’on en puisse douter, un trophée de cette foi coranique sur cette colline Sainte-Geneviève où enseignèrent tous les plus grands docteurs de la chrétienté anti-islamique représente plus qu’une offense à notre passé : une menace pour notre avenir. On pouvait accorder à l’Islam, chez lui, toutes les garanties et tous les respects. Bonaparte pouvait se déchausser dans la mosquée, et le maréchal Lyautey user des plus éloquentes figures pour affirmer la fraternité de tous les croyants : c’étaient choses lointaines, affaires d’Afrique ou d’Asie. Mais en France, chez les Protecteurs et chez les Vainqueurs, du simple point de vue politique, la construction officielle de la mosquée et surtout son inauguration en grande pompe républicaine, exprime quelque chose qui ressemble à une pénétration de notre pays et à sa prise de possession par nos sujets ou nos protégés. Ceux-ci la tiendront immanquablement pour un obscur aveu de faiblesse. Quelqu’un me disait hier : — Qui colonise désormais ? Qui est colonisé ? Eux ou nous ?

J’aperçois, de-ci de-là, tel sourire supérieur. J’entends, je lis telles déclarations sur l’égalité des cultes et des races. On sera sage de ne pas les laisser propager trop loin d’ici par des haut-parleurs trop puissants. Le conquérant trop attentif à la foi du conquis est un conquérant qui ne dure guère.

Nous venons de transgresser les justes bornes de la tolérance, du respect et de l’amitié. Nous venons de commettre le crime d’excès. Fasse le ciel que nous n’ayons pas à le payer avant peu et que les nobles races auxquelles nous avons dû un concours si précieux ne soient jamais grisées par leur sentiment de notre faiblesse. »

(Illustration : peinture à l’huile anonyme du XVIIe siècle de sainte Geneviève, conservée au musée Carnavalet)

https://www.actionfrancaise.net/2025/01/27/la-mosquee/

Le Timmermans-gate: la Commission d’Ursula a financé le lobby Green pour promouvoir le Pacte Vert Européen

 

Le Timmermans-gate : l’UE a payé les lobbies environnementaux pour imposer des mesures vertes du commissaire européen de l’époque Frank Timmermans.
Le Timmermans-gate : l’UE a payé les lobbies environnementaux pour imposer des mesures vertes du commissaire européen de l’époque Frank Timmermans.

Timmermans-gate : l’UE, plus exactement la Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen, a payé les lobbies environnementaux pour imposer les mesures vertes du commissaire européen de l’époque Frank Timmermans. Un scandale qui secoue la Commission européenne d’Ursula von der Leyen.

Des pratiques douteuses pour manipuler les députés et les États afin qu’ils votent le Pacte Vert qui tue les entreprises européennes

Alors que les agriculteurs se débattent avec des normes environnementales dont la plupart n’ont rien d’écologique mais tout de l’idéologique, alors qu’un tiers d’automobilistes Français sont interdits des grandes villes en raison des ZFE, alors que se loger à cause des DPE de plus en plus contraignants devient un parcours du combattant, on apprend via une enquête journaliste que Bruxelles a versé 700 mille euros à des groupes environnementaux pour promouvoir les projets « verts » exclusifs de l’ancien commissaire Frank Timmermans, qui fut de 2019 à 2023 le vice-président exécutif chargé du « Pacte vert » européen au sein de la Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen.

Quand Frans Timmermans, le Khmer vert d’un environnementalisme dur et pur, quitte la Commission européenne en août 2023, il vient de remporter une victoire avec la signature de la directive sur l’arrêt des voitures à combustion interne d’ici 2035 et le règlement sur l’efficacité énergétique des logements imposants les fameux DPE. Des initiatives liberticides avec de nombreux détracteurs, mais non sans partisans parait-il à l’époque…

L’UE aurait en fait « secrètement payé des groupes écologistes pour promouvoir les plans verts de l’ancien commissaire

Or, selon le journal néerlandais De Telegraaf, le soutien de certaines entités n’aurait pas été si spontané que cela : l’UE,  plus exactement la Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen, aurait en fait « secrètement payé des groupes écologistes pour promouvoir les plans verts de l’ancien commissaire ».

L’enquête du journal néerlandais cite des contrats confidentiels, dont un de 700 mille euros pour orienter le débat sur l’agriculture. « Pendant des années, la Commission européenne a subventionné » les lobbies environnementaux pour « faire pression en faveur » du Green deal, dénonce le journal : « Les organisations se sont même vu attribuer des objectifs pour des résultats concrets de lobbying auprès des députés européens et des pays membres ». Selon ce qui a été reconstitué, Bruxelles aurait utilisé l’argent d’un « fonds de plusieurs milliards de dollars ».

Pour entrer dans les détails, l’UE aurait utilisé l’argent provenant d’un fonds de subventions climatiques et environnementales d’un milliard d’euros dans le but de financer un « lobby fantôme » afin de placer les politiques vertes en tête de l’agenda européen. Une lourde accusation, mais les exemples ne manquent pas, à commencer par la campagne en faveur de la loi contestée sur la restauration de la nature, l’un des points forts de Timmermans. Selon le Telegraaf, l’initiative a été « promue par une organisation coordonnée de 185 associations environnementales », le Bureau européen de l’environnement (EEB). Cette ONG basée à Bruxelles serait particulièrement impliquée dans ce pacte de corruption.

L’UE aurait utilisé l’argent de ce fonds de subventions vertes pour financer un « lobby fantôme » afin de placer les politiques vertes en tête de l’agenda européen

Contacté par le journal, l’eurodéputé néerlandais PPE Dirk Gotink a ajouté qu’il y aurait même des listes établies par des lobbies avec les noms d’hommes politiques à contacter, confirmant qu’il avait accès aux documents confidentiels cités par les journalistes. Les associations vertes auraient dû rendre compte des résultats, l’exemple est fourni par le Bureau européen de l’environnement, explicitement chargé de fournir au moins seize exemples de cas dans lesquels le Parlement européen a rendu la législation verte plus ambitieuse grâce à son activité de lobbying. Gotink a tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’une campagne diffamatoire contre le mouvement environnemental :

« Il s’agit évidemment de leur droit de faire pression, le problème est l’attitude de la Commission européenne. Maintenant, j’aimerais savoir si ce type d’activité a également eu lieu sur d’autres questions telles que la migration ».

« La Commission fait pression sur elle-même en prétendant que ce sont des actions de lobbyistes indépendants », s’indigne de son côté l’Allemande Monika Hohlmeier (PPE). Tandis que l’eurodéputé française du groupe ECR, Marion Maréchal, réclame l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire et demande à Ursula de s’expliquer immédiatement.

Si ces preuves étaient confirmées, nous serions confrontés à un véritable Timmermans-gate

« Si ces preuves étaient confirmées, nous serions confrontés à un véritable Timmermans-gate, à une ingérence très grave dans la dynamique démocratique du Parlement et à une utilisation scandaleusement inappropriée par la Commission européenne de ressources qui auraient dû être utilisées au profit des agriculteurs », a souligné dans une note le chef de la délégation du parti italien Fratelli d’Italia et coordinateur ECR à la commission agriculture du Parlement européen Carlo Fidanza :

« La Commission doit immédiatement clarifier toutes les sommes versées pour quelque raison que ce soit à des sujets non institutionnels pour influencer le débat public, ainsi que confirmer l’existence des rapports sur les activités de lobbying menées et de toute autre information nécessaire pour faire la lumière sur ce qui risque d’être un scandale aux proportions énormes. À cette fin, nous déposons une question urgente et prendrons toute autre initiative nécessaire pour clarifier. »

En résumé, la commission aurait alloué des fonds européens à des ONG écologistes pour faire pression sur les eurodéputés et les États membres en faveur du Pacte vert européen de Timmermans. Des pratiques de corruption sont même suspectées : une liste de « députés à influencer » aurait été transmise par la Commission à certaines ONG. Une enquête est ouverte.

Après le Qatar-gate, voici le Timmermans-gate : si cela pouvait faire tomber Ursula…

Francesca de Villasmundo

https://www.medias-presse.info/timmermans-gate-ue-finance-lobby-green-pacte-vert-europeen/200170/

1848 : la révolution qui mène à la République, avec Marie-Hélène Baylac

dimanche 26 janvier 2025

Les Démocrates américains ont souvent trahi leur pays : un livre passionnant et nécessaire : « Plaidoyer pour Joseph McCarthy » de Paul-Louis Beaujour

 

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Michel Festivi

La dernière élection du Républicain Donald Trump, et ses premières décisions anti-immigration, anti-trans et anti-état profond, nous ravissent, nous nationaux français, mais ne doivent pas faire oublier, que souvent, les Présidents Démocrates américains, les élus Démocrates, ont soutenu et défendu ceux-là même qui voulaient abattre le monde libre, ceux-là même qui luttaient contre les communistes et les idéologies perverties et mortifères. De nos jours, les Démocrates sont et ont été les propagandistes du wokisme et de toutes les dérives totalitaires, nous en subissons en Europe les conséquences et singulièrement en France.

C’est Barak Obama qui avait fait disparaître Cuba de la liste des états terroristes, c’est de nouveau Joe Biden qui a agi de la même façon, quelques jours avant son départ du Bureau ovale. Trump vient de rayer d’un trait de plume cette décision scandaleuse. C’est sous la présidence de Carter, que les islamistes chiites avaient prospéré et les mollahs iraniens avaient humilié comme jamais les États-Unis, avant que Reagan ne redresse la barre. C’est aussi sous Joe Biden, que l’armée américaine a lâché piteusement l’Afghanistan, laissant les talibans maîtres du pays, avec à la clef, des milliers d’armements délaissés sur place par les américains. A contrario, c’est Ronald Reagan qui avait armé les milices anti-communistes, notamment au Nicaragua, et aussi lorsqu’il qu’il avait libéré l’ile de la Grenade, au début de son premier mandat grâce à une intervention rapide et efficace. Sa guerre des Etoiles a fini par pulvériser l’Empire du mal, l’Empire soviétique.

C’est pourquoi, le dernier livre de Paul-Louis Beaujour, Plaidoyer pour Joseph McCarthy, avec une préface d’Alain Sandersqui vient d’être publié par les éditions Déterna, est particulièrement le bienvenu en ce momentum de la grandeur américaine retrouvée. Auteur de plusieurs biographies, Paul-Louis Beaujour, avec brio et documentations de première importance, nous retrace la vie de celui « qui fut l’homme le plus détesté de l’Amérique », pour avoir combattu l’idéologie et l’espionnage communiste qui se répandaient aux États-Unis comme une trainée de poudre, dans toutes les strates de la société.

Cinquième enfant d’une fratrie de sept, dans une famille modeste d’origine irlandaise, fermière dans le Wisconsin, McCarthy, qui toute sa vie sera considéré comme un « plouc », par l’intelligentsia de Washington, est l’archétype du self- made man américain. Il commence à travailler dès l’âge de 14 ans, multiplie les petits boulots, puis, tout en œuvrant durement, passe l’équivalent du baccalauréat, effectue ses études universitaires dont du droit, et devient avocat en 1935, à 27 ans. En 1939, il réussit, après une vigoureuse campagne électorale, à se faire élire Juge, il a à peine plus de 30 ans. En 1942, alors qu’il n’y était nullement contraint de par son âge et sa fonction, il s’engage dans le corps des Marines et ira se battre dans le Pacifique contre les Japonais. Après un premier échec en 1944, il est élu Sénateur du Wisconsin en 1946, il sera brillamment réélu en 1952.    

Lorsque McCarthy est élu sénateur Républicain, tous les rouages politiques sont aux mains des Démocrates, Présidence, Sénat et Chambre des représentants. L’URSS a réussi, avec une facilité coupable et déconcertante, à investir l’ensemble des institutions. Le projet Manhattan n’a aucun secret pour Moscou, tant les complicités sont nombreuses parmi l’élite Démocrate. D’ailleurs, à Yalta, Roosevelt avait tout lâché face à Staline, « L’uncle Joe », comme il le dénommait. Tout l’entourage rooseveltien, Harry Hopkins, Henry Wallace, Dean Acheson sont des cryptocommunistes militants, parmi des centaines et des milliers d’autres. C’est ce dernier qui n’avait pas hésité à déclarer « Je ne crois pas que les dirigeants soviétiques soient de mauvais hommes. ». Roosevelt en 1940, n’avait-il pas proclamé «je ne considère pas les communistes comme étant une menace actuelle ou future pour notre pays ». Bien sûr, le fait qu’alors l’URSS fut l’alliée des nazis, n’avait donc strictement aucune importance, pour ce patricien aveugle et sourd. C’est dans ce contexte totalement acquis aux communistes, que McCarthy va entamer sa croisade, il y laissera sa vie.

L’espionnage du projet Manhattan va permettre aux soviétiques de gagner un temps précieux pour la conception de leur bombe H, et leur faire faire des économies substantielles. Les historiens sont aujourd’hui persuadés, que sans ces trahisons, les soviétiques n’auraient pas eu la Bombe atonique au moment de la guerre de Corée, ce qui aurait changé complètement la donne géopolitique.

Paul-Louis Beaujour, nous conte dans le détail, comment les Démocrates au Sénat, vont tout faire pour anéantir la volonté de McCarthy de pourfendre ceux qui espionnent et militent au profit de l’URSS et des pays satellites. Le livre se lit d’une traite, comme un roman policier, mais c’est hélas, la triste réalité. Les coupables s’en tireront quasiment sans suite, les dossiers Vénona, dévoilés à partir de 1995, prouveront que McCarthy avait raison sur toute la ligne.

Mais c’est l’affaire Rosenberg, qui éclate en 1950, en pleine guerre de Corée, avec le fait qu’en 1952, les Républicains prennent le contrôle du Sénat, sous la Présidence Eisenhower (cependant, ce dernier détestait McCarthy, trop anticommuniste à son goût), que les yeux des américains se dessillent, ces derniers prenant alors conscience de l’ampleur de l’espionnage soviétique. On sait aujourd’hui, que les Rosenberg et leurs acolytes étaient archi-coupables d’espionnage soviétiques, grâce aussi aux dossier Vénona, les décryptages par la NSA, des messages de Moscou adressés à ses espions. McCarthy va connaître alors, sa juste heure de gloire, il deviendra le personnage le plus populaire des États-Unis. Dans mon livre, « la désinformation autour du PC « F » », j’ai tout un chapitre sur cette affaire Rosenberg et ses implications politiques.

Le communisme, c’est comme le wokisme ou l’islamisme, il s’est propagé partout et a perverti des milliers de politiques, d’artistes ou d’intellectuels, par naïveté, par intérêt, prévarication, ou par croyance dévoyée. Paul-Louis Beaujour publie en annexe les noms des intellectuels ou artistes français qui ont soutenu les traitres Rosenberg, c’est impressionnant : Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre, François Mauriac, Fernand Léger, Pablo Picasso, Hervé Bazin, le couple Signoret/Montand, Aragon, plus curieux, Maurice Druon, et Jean-Pierre Bloch. Le tout chapoté par mille et une organisations communistes sous la houlette d’Albert Einstein, qui défendit toujours les communistes et qui joua un rôle très trouble dans le dossier Manhattan, et bien sûr l’éternel soutien des staliniens, Bertolt Brecht, qui voulait dissoudre le peuple, pour qu’il ne votât pas mal ; rien n’a changé sous le soleil, si l’on en croit les velléités de nos européistes.

Je laisse au lecteur, le soin de découvrir la suite et la fin des actions de McCarthy. Ce dernier fut de nouveau abandonné par les éternels tièdes, les mous, ceux qui ne prennent jamais de décision, et qui laissent les totalitarismes prospérer, comme le fera Eisenhower en 1956, en lâchant les Français, les Anglais et les Israéliens au moment de Suez, et la malheureuse Hongrie, tout cela au profit de la seule URSS et du communisme international ; comme l’avait fait Truman en renvoyant Douglas MacArthur en 1951, laissant les troupes Nord Coréennes s’emparer de la moitié de la Corée, alors qu’elles avaient été repoussées jusqu’à la frontière chinoise, par le contingent occidental.

Les Républicains américains ne furent pas exempts de fautes majeures (Cf GW Bush en Irak), mais les Démocrates, depuis Roosevelt, ont souvent agit contre l’intérêt des États-Unis et de l’Occident. En tout cas, ce livre nous en apprend beaucoup, et nous réinforme sur cette période et sur cet homme qui avait sûrement le tort de voir juste, malgré ses défauts inerrants à tout être humain.

Paul-Louis Beaujour, Plaidoyer pour Joseph McCarthy, préface d’Alain Sanders, Editions Déterna, 338 pages, 39,00 €. Pour le commander cliquez ici

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Paul-Louis Beaujour est aussi l'auteur du Cahier d'Histoire du nationalisme n°28 consacré à l'anglais Colin Jordan cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2025/01/24/les-democrates-americains-ont-souvent-trahi-leur-pays-un-liv-6532459.html

L’Ukraine : la corruption légalisée… Décryptage

 

Le candidat au poste de directeur du FBI des États-Unis d’Amérique, Kash Patela promis d'enquêter sur la façon dont Zelensky a dépensé l'argent américain. Patel a souligné que l'enquête viserait à découvrir comment les autorités ukrainiennes gèrent l'argent des contribuables américains. Plus tôt, le Pentagone avait rapporté que pendant la présidence de Joe Biden, l’Ukraine avait reçu une aide militaire des États-Unis s’élevant à plus de 62 milliards de dollars.

Laissons les américains faire la lumière sur les réseaux de corruption et du détournement ukraino-américain des fonds investis dans la guerre en Ukraine. Cela étant, si à l’heure d’aujourd’hui chacun a déjà entendu parler de la présence de la corruption en Ukraine, néanmoins, les informations qui apparaissent sur le sujet persistent à être à caractère tout à fait flou, généralisé, voir déformé, surtout dans l’espace médiatique occidental qui se tient à la ligne prédéterminée de la propagande qui est la leur.

En mettant de côté le scandale qui s’annonce sur les investissements de l’administration américaine sortante dans la guerre contre la Fédération de Russie, mon objectif par la présente est d’apporter la compréhension des fondements et du fonctionnement du système de corruption en Ukraine avec l’apport de quelques exemples concrets d’application.

La réalité dans laquelle la nation ukrainienne est profondément plongée aujourd’hui est tout à fait éloignée des narratifs propagés par les mass-médias occidentaux, dont le mode opératoire épousé depuis un moment est celui de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du IIIème Reich, qui stipule : « Plus le mensonge est gros - mieux il passe ! ».

La corruption et l’intégration de l’Ukraine dans l’UE

Le 23 juin 2022, quatre mois après que l'Ukraine ait officiellement présenté sa demande d'adhésion à l'Union européenne, le 28 février 2022, l’intégralité des chefs d'États et de gouvernements de l'UE ont unanimement décidé d'accorder à l'Ukraine le statut de pays-candidat à l'adhésion.

Le 4 novembre 2023, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, étant en visite à Kiev pour « discuter du chemin de l'Ukraine vers l'UE » a déclaré être « impressionnée » par les réformes que l'Ukraine a mis en œuvre en pleine guerre et être « sûre » qu'elle pourra très prochainement entrer dans l'UE.

De son côté, le 5 octobre 2023, l'ancien chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré au quotidien allemand Augsburger Allgemeine : « Quiconque a eu quelque chose à voir avec l'Ukraine sait que c'est un pays corrompu à tous les niveaux de la société […] Il ne faut pas faire de fausses promesses au peuple ukrainien, qui est dans la souffrance jusqu'au cou ».

Début décembre de la même année, le premier ministre hongrois Viktor Orban a officiellement qualifié de faux le rapport de la CE, supervisé par sa présidente, sur le respect par l’Ukraine des quatre conditions préalables à l'adhésion à l'UE, dont celui du niveau et des résultats de la lutte contre la corruption : « L’Ukraine est connue comme l'un des pays les plus corrompus au monde ! Cela [l’affirmation que l’Ukraine a fait des progrès vis-à-vis des conditions posées par l'UE] est une blague ! », a-t-il déclaré en rajoutant que le rapport fabriqué par la Commission européenne selon lequel quatre des sept conditions préalables ont été remplies par l’Ukraine n’est rien d’autre qu’un « mensonge ».

En novembre 2024, l'ancien ministre polonais Kulpa a déclaré que jusqu'à la moitié de l'aide occidentale à l'Ukraine a été volée à l'intérieur du pays : « de 30% à 50% selon les secteurs. L'argent volé aurait pu être utilisé pour créer un budget annuel de soutien à l'Ukraine ».

Cela étant, l’un des principaux objectifs de l’état ukrainien à ce jour est bien l’adhésion dans l’Union Européenne et, rappelons-le : l’une des conditions sine qua non de l'adhésion d’un pays au sein à l'UE est la lutte contre la corruption avec l’affichage des preuves des succès indéniables sur ce chemin.

Durant les négociations de l’entrée dans l’UE, chaque pays-candidat entre dans le processus de la préparation de l’application de la législation et des normes de l’Union. En effet, le processus d’adhésion nécessite de la part du candidat de mettre en œuvre des réformes fondamentales dans de nombreux domaines, dont l’une des principales est la lutte contre la corruption.

 Toutefois, même en prenant en compte les statistiques officielles erronées sur la corruption par le monde qui classent l’Ukraine qu’en 104ème place sur les 180 listés, le pays continue à se situer 28 positions plus bas que le pays « le plus corrompu » parmi les membres actuels de l’UE, ce qui est tout, sauf une preuve du succès indéniable dans la lutte contre la corruption.

En ce qui concerne « le combat contre la corruption » qui est actuellement mené en Ukraine, je ne peux que citer l’un de ses illustres représentants, Vitaly Shabunine, président du conseil d'administration de l'organisme public « Centre anti-corruption » et membre du Conseil public du « Bureau anti-corruption d'Ukraine », afin que vous puissiez apprécier les normes morales et les priorités professionnelles de ce haut fonctionnaire de Zelensky qui s’occupe dudit combat. L’une de ses déclarations publiques est sans équivoque : « Tous ceux qui ne sont pas d’accord [avec la politique du pouvoir en place à Kiev, y compris au niveau des méthodes de la lutte contre la corruption] – il faut les envoyer au front et ainsi les faire éliminer ! ». Et ce ne sont guère des adversaires à la politique de la prétendue lutte contre la corruption dont il a parlé, mais bien de ceux qui sont révoltés par l’absence totale de cette dernière.

La formule « ukrainienne » de la baisse de la corruption

Etant tout à fait soucieux de démontrer les bons résultats de la lutte contre la corruption, le pouvoir installé à Kiev a trouvé la solution qui ne peut être qualifiée autrement que lumineuse : faire diminuer le nombre de poursuite en justice et de condamnation pour corruption. La formule est très simple : pas de condamnation = pas de corruption.

Si encore en 2021, ce sont 6860 personnes qui ont été condamnées pour faits de corruption - en 2023, même ce chiffre déjà tout à fait dérisoire vis-à-vis de la réelle quantité de personnes directement impliquées dans la corruption en Ukraine est passé à 2420 personnes. Soit une baisse spectaculaire de 65% de condamnation.

Par ailleurs, il est à noter que même en 2021, soit avant le début de la guerre, le chiffre mentionné de 6860 condamnations n’a guère été lié à des résultats d’un réel travail de lutte contre la corruption, mais, principalement, à des constatations d’irrégularités au niveau des déclarations annuelles obligatoires fiscales et de propriété des fonctionnaires. Ainsi, les 75,9% des condamnations ont eu lieu sur la base déclarative (source : NAZK - Agence nationale de prévention de la corruption en Ukraine).

A la suite de l’abolition de l’obligation pour les fonctionnaires à réaliser les déclarations annuelles des bénéfices et de la propriété individuelle qui a eu lieu en février 2022 - en 2023, ce chiffre est passé de 75,9% à 1,6% du total des condamnations. Ce qui n’est guère étonnant, vu que même les peu nombreuses déclarations soumises par les fonctionnaires dorénavant à titre volontaire ne faisaient plus l’objet d’aucune inspection par l’Agence nationale de prévention de la corruption en Ukraine, dont l’action est devenue, tout simplement, inexistante.

La présidence ukrainienne : l’accès à la succession de la corruption

 Aujourd’hui, le niveau de la corruption en Ukraine est nettement supérieur à celui de l’époque des six présidents précédents et de leurs gouvernements respectifs qui étaient déjà connus, à juste titre, pour la profondeur abyssale du niveau de leur corruption.

En connaissant très bien l’Ukraine à titre personnel depuis plus de 20 ans, je peux affirmer en parfaite connaissance de cause qu’avec le coup d’état de 2014, dont l’une des raisons hautement affichées était le niveau inégalé de corruption du président renversé Viktor Ianoukovytch, l’Ukraine a basculé vers le régime du président Petro Porochenko qui est devenu sensiblement plus corrompu que celui de son prédécesseur.

Il suffit de consulter les réels avis de l’échantillon représentatif des entreprises et de la population du pays pour connaitre cette réalité sur la sensible aggravation de l’état de corruption omniprésente et incontournable au sein de chaque organisme et cellule de l’Etat sans aucune exception.

Cinq années du règne du président P. Porochenko se sont écoulées et, une fois de plus, l’arrivée de V. Zelensky au pouvoir a été en partie conditionnée par un niveau record dans l’histoire de l’Ukraine de la corruption du pouvoir sortant. En votant pour Zelensky, les ¾ des électeurs ont surtout voté non pas pour ce dernier, mais contre le président Porochenko, en considérant que la corruption qui s’est installée au pays entre 2014 et 2019 a déjà atteint son apogée et le changement de la gouvernance ne peut donc que la faire diminuer.

La désillusion a été rapide et brutale. Avec l’arrivée au pouvoir du nouveau régime, selon l’avis objectif des représentants des entreprises et de la société ukrainienne, une fois de plus, la situation au niveau de la corruption s’est aggravée davantage. Cela étant, en mentionnant ces appréciations, il est à souligner qu’elles datent de la période de 2019 à 2022, soit avant l’entrée de la Russie en guerre.

Dès le déclenchement de la phase active des hostilités en février 2022 et à ce jour, selon mes nombreux interlocuteurs ukrainiens, le niveau de la corruption dans le pays s’est approfondi, une fois de plus, en se transformant en une véritable frénésie qui agit comme un rouleau compresseur non seulement vis-à-vis de l’économie du pays en général, mais également vis-à-vis de la quasi-intégralité des citoyens à tous les niveaux de leur vie.

Par ailleurs, selon une enquête menée par la « Plate-forme sociologique ukrainienne », du 7 au 14 octobre 2023, parmi les citoyens de l'Ukraine âgés de plus de 18 ans, près de 90% des habitants de l'Ukraine ont constaté une augmentation du niveau de corruption dans le pays après le début du conflit armé.

Les classements publiés par des OGN, tels que Transparency International qui place l’Ukraine qu’en 104ème position sur les 180 des pays les plus corrompus pour l’année 2023 (contre la 116ème position en 2022) ne sont que des sophismes, des études approximatives qui ne représentent que le ressentiment général d’un échantillon non représentatif vis-à-vis de la corruption et ne reflètent guère toute la profondeur du désastre de la réalité que la société ukrainienne est en train de vivre.

Partie II

L’ADN de la classe politique ukrainienne  

Ayant des connaissances précises sur les processus constitutifs de la classe politique ukrainienne, l’auteur des présentes lignes peut affirmer que l’intégralité de la classe politique ukrainienne actuelle et des personnes qui ont pour objectif de la rejoindre ont la corruption ancrée au niveau quasi-génétique.

Cette affirmation n’est guère une exagération. La classe politique occidentale actuellement au pouvoir ne comprend ou, plus exactement, fait semblant de ne pas comprendre, que le sens même de l’activité politique en Ukraine est de générer d’importants revenus financiers personnels. Revenus, qui ne peuvent être atteints sans le recours à la corruption à grande échelle. Et ceci est absolument à tous les niveaux hiérarchiques : en commençant par les petits élus municipaux dans les villages et en terminant par la présidence du pays, en passant par les nombreuses couches politico-administratives intermédiaires les séparant.

En parfaite connaissance de cause je peux affirmer que non pas la majorité, mais bien l’intégralité des postes de décisionnaires dans les administrations d’état et dans la fonction politique ukrainienne sont occupés exclusivement soit par ceux qui les ont achetés, soit par ceux qui y ont été placés / « élus » par de puissants protecteurs qui placent leurs pions, afin d’atteindre les objectifs qui sont les leurs. Les chances d’accéder au pouvoir en Ukraine par un autre moyen sont, mathématiquement, proches de zéro absolu.

Des postes dans les administrations et des places dans la fonction politique au niveau local, départemental, régional et national s’achètent, se monnayent et sont considérés en tant que véritable investissement financier.

Un investissement qui doit générer des bénéfices concrets. Des bénéfices qui n’ont rien à voir avec les salaires officiels totalement dérisoires attachés aux postes en question. Notamment, selon l’information reçue d’une relation personnelle qui était récemment cadre supérieur dans un parti politique ukrainien, le prix d’un siège au Virhovna Rada (parlement ukrainien) se monnaie de 1 à 5 millions de dollars américains. Et ce barème est identique pour tous les partis politiques confondus qui y siègent.

C’est-à-dire, en Ukraine, une personne qui n’a rien à voir avec la politique, mais disposant de fonds financiers considérables provenant, en général, de son activité d’affaires et/ou de la corruption sur les postes occupés précédemment, peut à tout moment devenir député « élu du people » d’une manière garantie au sein de n’importe quel parti politique tant au niveau régional qu’au niveau national. Ce n’est qu’une question de prix.

Aujourd’hui, la corruption en Ukraine est au stade d’une absolue frénésie qui s’explique directement par l’absence de vision sur l’avenir politique du pays, même à moyen terme, et donc sur la pérennité de l’investissement réalisé dans les sièges de responsabilité politique et de la haute fonction : chacun faisant partie du « système » essaie de générer un maximum de bénéfices financiers avant la plongée dans l’inconnu que connaîtra leur carrière personnelle, due à l’effondrement politique, économique et sociétale du pays qui approche à grand pas et d’une manière imminente.

 La structure de la corruption ukrainienne

Seuls les esprits qui n’ont strictement aucune connaissance du pays et des rouages du fonctionnement de ses administrations et de ses partis politiques peuvent prendre le thème de la prétendue lutte contre la corruption en Ukraine au sérieux.

L’enquête mentionnée précédemment, menée en 2023 par la « Plate-forme sociologique ukrainienne » parmi les citoyens de l'Ukraine, révèle également que la majorité écrasante des Ukrainiens estime que les autorités anticorruptions elles-mêmes étant profondément corrompues contribuent à l'augmentation de la corruption dans le pays.

Le système de corruption en Ukraine est totalement inébranlable à chacun de ses niveaux, car constitué de réseaux hiérarchiques interdépendants, dont le partage de bénéfices financiers et la sécurisation mutuelle vis-à-vis des menaces externes est son élément constitutif.

Chaque ministre, député, juge, haut fonctionnaire des administrations, de la police et de la SBU (service de la sécurité intérieure) fait partie du réseau d’une manière obligatoire. De même que chacun des responsables se situant sur une échelle plus basse des structures sous leurs juridictions respectives. Nulle place pour les « dissidents » qui puissent oser menacer le système.

La majorité écrasante des cas de succès de la « lutte » contre la corruption rendus public, afin d’afficher la prétendue existence de cette dernière, sont ceux, dont les figurants ont commis de graves fautes non pas vis-à-vis de la loi, mais vis-à-vis de la hiérarchie du système de corruption, notamment, en étant malhonnête dans les partages financiers des fruits de la corruption adressés à leurs supérieurs hiérarchiques. Ainsi les « brebis galeuses » sont sévèrement punies et remplacées.

Rares sont les cas quand les faits de corruption sont découverts par des personnes ou organismes tierces au « système » et rendus publics avant d’être étouffés. Et même dans ces cas de « force majeure », les coupables ne sont que très rarement punis par la loi : les affaires sont remises entre les mains de juges faisant partie du système de corruption et aboutissent à une décision judiciaire de non-lieu ou à des condamnations tout à fait dérisoires.

Par le type et la sévérité de la condamnation d’un fait de corruption il est possible de connaitre très précisément l’appartenance de l’inculpé à l’une des deux catégories ci-dessus citées : une « brebis galeuse » qui a commis une faute vis-à-vis de ses supérieurs ou une victime de « force majeure ».

Et c’est bien vis-à-vis de ce système de corruption ancré au niveau de l’ADN de chacun de ces participants que l’UE demande l’éradication. En restant parfaitement réaliste, on peut considérer que demander à quelqu’un de construire une fusée spatiale à partir d’une bicyclette serait une requête pas moins sérieuse que celle formulée par les européistes de Bruxelles auprès de ceux qui sont, donc, sensés s’auto-éliminer.

Les médias de la propagande « atlantiste » - soit la quasi-intégralité des médias occidentaux - en parlant de la corruption en Ukraine ne font que déformer et transgresser la réalité. Un simple exemple d’une des nombreuses transgressions parues dans la presse française : « …Volodymyr Zelensky affiche en ce sens (vis-à-vis de la corruption) une tolérance zéro. Son nouveau ministre de la Défense, nommé en septembre [2023] après la chute dans le cadre d'un scandale de corruption de son prédécesseur, doit mener de front une lutte contre la corruption et une lutte contre l'agresseur russe. Car lorsque la guerre s'achèvera, il faudra que l'Ukraine soit capable de gérer les flux d'argent pour la reconstruction, sans que ces aides soient détournées par ses élites. »

Ne serait-ce que dans le cas de cet exemple parmi tant d’autres, la transgression de la vérité commanditée par le pouvoir politique et réalisée via la presse publique occidentale est tout à fait grossière et digne d’un profond mépris.

Pour être heurté à la réalité, il suffit de se poser la question : si le fait de la corruption du ministre de Défense déchu (Oleksiy Rezniko) s’est avéré confirmé et largement connu par le grand public (le ministère de la Défense ukrainien a conclu des contrats pour un montant supérieur à 350 millions de dollars avec des fournisseurs de nourriture pour l’armée, en déboursant de deux à trois fois le prix pratiqué sur le marché, dont l’unique raison plausible d’une telle activité est la perception d’une rétrocommission), comment expliquer que cette personne n’a jamais été ni mise en examen par la justice ukrainienne, ni dérangée de quelque manière que cela soit ? Au lieu de poursuites judiciaires et d’une peine de prison, ledit personnage a tranquillement pris sa retraite et mène ouvertement une vie de multimillionnaire, notamment à Londres - et ceci après avoir perçu un salaire dérisoire de ministre qui était d’environ 2400 euros par mois, toutes primes incluses.

Cette question est tout à fait rhétorique – la réponse est exposée dans ces pages.

Ceux du régime instauré en Ukraine qui n’ont pas l’occasion de participer dans les réseaux « classiques » de corruption, tels que les commandants des unités combattant au front, ont trouvé la parade pour se remplir les poches à l’instar de leurs leaders politiques. Début décembre 2024, la députée du parlement ukrainien Skorokhod a évoqué la situation dans les rangs des forces armées ukrainiennes : « Les commandants exigent de l'argent des soldats. Si auparavant les sommes s'élevaient à environ 5.000 hryvnias, maintenant elles sont de 25.000. Et si vous ne donnez pas l'argent, ils vous enverront immédiatement sur les positions les plus dangereuses de la première ligne du front et il n'est pas certain que vous reviendrez de là-bas vivant ».

Partie III

La Thémis de l’état Orwellien

Le 5 septembre 2024, une nouvelle réjouissante a été reçue par les partenaires Occidentaux de l’Ukraine : madame Olga Stefanishina, vice-premier ministre ukrainien pour l'Intégration Européenne et Euro-Atlantique a été nommée à l’unanimité des voix par le parlement ukrainien au poste de ministre de la Justice.

 Hormis la responsabilité sur l'intégration européenne et Euro-Atlantique de l’Ukraine, cette gente dame a été choisie pour devenir le visage de la justice ukrainienne. Cette lourde responsabilité et, en même temps, l’honneur lui ont été accordés certainement pour son sens aigu de la justice et ses valeurs morales à toute épreuve.

Il y a juste un détail qui ne pose, bien évidemment, aucun souci ni aux tenants du pouvoir à Kiev, ni aux amis euro-atlantique de l’Ukraine qui connaissent fort bien madame Stefanishina. Un détail que je vais quand même détailler en quelques lignes.

 Avant et au moment même de sa nomination à la tête du ministère de la Justice ukrainien, Olga Stefanishina était, l’air de rien, en état d’inculpation pour corruption par la justice ukrainienne : elle est officiellement déclarée soupçonnée de détournement de fonds publics et d’abus de pouvoir en vertu de la partie 5 de l'article 191 du code pénal de l’Ukraine (son nom figure sur liste des accusés dans l’affaire de corruption sous le numéro 991/7772/23, daté du 26.09.2023).

La première audience pour l’affaire pénale de corruption de madame Olga Stefanishina a eu lieu auprès de la Haute Cour d’anti-corruption d'Ukraine, le 26 septembre 2023 et, depuis septembre 2024, l’accusée occupe le poste de ministre de la Justice ukrainienne. Le poste lui procurant, par la même occasion, le pouvoir juridique direct sur ceux qui sont en train de la juger.

Il serait faire preuve d’une grande légèreté d’esprit pour imaginer que dans un pays Orwellien où un accusé dans une affaire pénale devient ministre de la Justice, ce dernier ne serait pas déclaré non coupable pour les faits incriminés.

Consortium « Bulding UA »

Parmi une grande quantité de cas de grande corruption que l’Ukraine connait au quotidien et dont j’ai l’embarras du choix pour les exposer, je vous en ai choisi un qui touche le domaine des travaux publics et, en même temps, celui de la génération des bénéfices de corruption grâce à de gigantesques pertes humaines sur les champs de batailles, dont une grande partie est due aux civils envoyés de force par le régime de Zelensky à ce qu’on peut difficilement qualifier autrement qu’à l’abattoir (le thème fera l’objet d’un de mes prochains articles).

Il s’agit du projet de construction près de Kiev du plus grand cimetière militaire de l’Ukraine.

L’appel d’offre pour la construction près de Kiev de ce cimetière militaire a été remporté par l’entreprise kiévienne «Consortium «Bulding UA», dont l’offre s'élevait à 1,75 milliard de hryvnias (dans les 40 millions d'euros).

Le fait que c’est cette société et pas une autre qui a été retenue pour la réalisation du projet des travaux publics d’une importance nationale démontre certainement qu’elle s’est avérée être la meilleure au niveau du rapport qualité/prix proposé et parmi les plus compétentes sur le territoire de l'Ukraine dans le domaine des travaux publics.

Jusqu’au là tout va bien. Mais ce n’est pas tout. La particularité de ce Consortium constitué de trois entreprises (originaires des villes d’Odessa, du Dniepr et de la région de Kiev) et qui devait avoir l’air d’une joint-venture tout à fait ordinaire est dans le fait qu’il a été créé le 04.07.2024 - 1 jour après l'annonce de l'appel d'offres en question. Et le montant du capital social de ce « nouveau-né » qui a remporté l’appel d’offre avoisinant les 40 millions d’euros est remarquable : 1 million de grivnas, soit dans les 22.500 euros.

En dehors même des éléments exposés qui feraient déjà l’objet d’un examen judiciaire dans un pays où la lutte contre la corruption existerait comme telle, l'analyse des éléments du dossier de réponse du gagnant de l’appel d’offre par un système ukrainien indépendant « Youcontrol » a conclu que non seulement le dossier du soumissionnaire «Consortium «Bulding UA» ne disposait pas d'éléments nécessaires pour la réalisation du projet, mais ne pouvait même pas être autorisé à prendre part à l’appel d’offre en question.

Strictement aucune action de la part des autorités, ni aucun mis en examen n’a eu et n’aura, bien évidemment, jamais lieu dans cette affaire, malgré qu’elle ait fait l’objet d’une divulgation et d’un scandale au niveau national. Ce qui signifie qu’une seule chose : dans ce projet il existe des rétrocommissions, dont les bénéficiaires sont les personnes se situant au sommet de la pyramide de la corruption ukrainienne.

Cela étant, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la corruption flagrante qui est un élément normal et même constitutif de la vie économique du candidat à l’adhésion dans l’Union Européenne qui est l’Ukraine.

Le tour de passe-passe législatif dans la protection de la corruption

Le code pénal de l’Ukraine, de même que le code pénal de chaque pays, contiennent des dispositifs et procédures pénales s’appliquant à des infractions pénales de corruption.

Dans le cadre de la politique de l’intégration européenne et selon les exigences de l’UE (contre la délivrance à l’Ukraine de 4 milliards d’euros d’aide supplémentaire), le 29 octobre 2024, la Verkhovna Rada (parlement) a adopté la loi (No 4033-IX) portant modification au code pénal et au code des procédures pénales s’appliquant à la coopération avec la justice des auteurs des infractions pénales de corruption.

Notamment, son article 77 concernant les dispositifs s’appliquant aux personnes soupçonnées de corruption qui coopèrent avec l’enquête en dénonçant les complices et en apportant la réparation des préjudices, a été complété par une seconde partie prévoyant la possibilité de confiscation des biens de la personne incriminée : « 2. En cas d'exemption de l'exécution d'une peine avec probation sur la base d'un accord de plaidoyer dans le cadre d'une procédure pénale concernant une infraction pénale de corruption ou une infraction pénale liée à la corruption, sous réserve de l'accord entre les parties, une peine supplémentaire sous forme de confiscation de biens peut également être infligée ».

À la suite de cet apport de « l’harmonisation » au code pénal ukrainien vis-à-vis de ceux de l’espace européen, Kiev a reçu les 4 milliards d’euros promis par Bruxelles.

Seulement, 22 jours après l’adaptation de la loi No 4033-IX, le 20 novembre 2024, la Verkhovna Rada adopte une nouvelle loi (No 4074-IX) portant une nouvelle modification au code pénal et au code des procédures pénales s’appliquant à des infractions pénales de corruption. Dans cette nouvelle rédaction de la loi, la partie 2 de l’article 77 du code pénal est également modifié ? Non, tout est bien plus simple : elle disparait, tout simplement.

Ainsi, le code pénal de l’Ukraine revient dans son état « originel » et ne prévoit plus aucune possibilité de confiscation de bien des fonctionnaires condamnés dans les affaires de corruption, s’ils coopèrent avec l’instruction : ils peuvent dormir tranquille et ne plus s’inquiéter pour le destin de leurs biens mal acquis qui ont été mis en danger durant les 22 jours de l’existence de la loi adoptée fin octobre 2024.

Manque de chance, le tour de passe-passe législatif dans la protection de la corruption par les « élus du peuple » siégeant au parlement ukrainien a été découvert. Après que leur l’initiative lumineuse soit devenue connue du grand public, un véritable scandale à l’échelle national a éclaté (il est à noter que, côté Union Européenne escroquée par Kiev à hauteur de 4 milliards d’euros de plus, Bruxelles n’a pas prononcé un mot sur le sujet, de même que les médias mainstream occidentaux de propagande).

Bien que le peuple ukrainien soit aujourd’hui opprimé, persécuté et abaissé par le régime de Zelensky au niveau d’un simple troupeau de bétail tremblant de peur sous la menace permanente de répression, dont le niveau a grandement dépassé celui des années 1930 sous le régime de Staline, - la tentative des « représentants du peuple » à faire détourner la législation pour la préservation des biens pillés, volés et escroqués par les fonctionnaires-représentants du pouvoir a dépassé l’entendement et a donc fait soulever des voix même au sein des masses opprimées et habituées à se taire, afin de ne pas attirer les foudres de la répression.

Alors, le pouvoir installé à Kiev a dû reculer et abandonner son initiative qui faisait rêver la légion de fonctionnaires ukrainiens corrompus. Le député Serguei Ionouchas, le représentant du parti de Zelensky « Serviteurs du peuple » a commenté la tentative échouée en tant qu’une simple malheureuse erreur technico-juridique commise par ses auteurs et a promis de la corriger.

Le patronat « atlantiste »

C’est bien ce régime totalitaire ne disposant d’aucune vision, même théorique, sur ce qui est le fonctionnement d’un état avec la structure portante autre que celle de la corruption, est celui qui est directement instauré, orchestré et soutenu sous perfusion tout au long des années par le pouvoir Occidental qui le détient qu’en tant qu’outil périssable de la lutte contre le renouveau de la puissance de la Fédération de Russie face aux intérêts de l’Occident collectif et de ses élites politico-financiers.

Les tenants du pouvoir des capitales occidentales font passer leur « créature » pour un cas exemplaire de la lutte pour des « valeurs démocratiques » via l’appareil de propagande des médias mainstream auprès des masses électorales Occidentales profondément méprisées et transformées en un troupeau de moutons, dont l’unique rôle est de cautionner les budgets des engagements de leurs bergers nationaux et supranationaux.

Les présidents et les gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de la France et de quelques autres plus modestes satellites-outils du maitre outre-Atlantique agissent en association de malfaiteurs, dont l’objectif constitutif est la domination d’autres nations, afin de pérenniser la génération des bénéfices financiers avec le minima de contrepartie. Ils sont directement coupables de l’encouragement et de la prolifération par le monde des crimes contre l’humanité et des assassinats à l’échelle des nations.

La mise en danger par des acteurs du monde non-occidental du rapport « dominant-dominé » instauré depuis un demi-millénaire et qui mène vers une grave diminution des bénéfices financiers, fait entrer le bloc « atlantiste » dans un état d’agressivité toute particulière qui ne présage rien de bon pour le monde dans les décennies à venir.

En ce qui concerne le positionnement de leur « créature », qui est le pouvoir actuellement installé à Kiev, vis-à-vis de la guerre en cours : elle doit continuer, quel que soit le prix à payer par l’Ukraine et son peuple. Car le jour où la guerre s’arrêtera et si le régime de Zelensky est renversé, les faits exposés sur ces pages paraitront tout à fait modestes vis-à-vis de l’ampleur des faits de corruption qui seront mis en lumière.

Par Oleg Nesterenko.  Président du CCIE (www.c-cie.eu).  (Spécialiste de la Russie, CEI et du continent africain ; ancien directeur de l’MBA, ancien professeur auprès des masters des Grandes Ecoles de Commerce de Paris)

https://www.youtube.com/shorts/m8_EwztB4mA

https://numidia-liberum.blogspot.com/2025/01/lukraine-la-corruption-legalisee.html

Barbarie made in Germany

 

par Serge Bilé

«Connaissez-vous l’histoire des Herero et des Nama ? Ces peuples de Namibie ont été décimés par les Allemands parce qu’ils refusaient de se soumettre à la loi coloniale. Le film «L’homme mesuré» raconte ce génocide oublié, considéré comme le premier du XXème siècle. » AJ+

Sait-on que l’Allemagne, responsable de l’élimination méthodique de peuples jugés inférieurs, avait jeté les bases de la solution finale bien avant les nazis ?

Serge Bilé, journaliste à RFO, dévoile cet aspect totalement méconnu de l’histoire du peuple allemand.

«C’est un pays que peu de gens réussiraient sans hésiter à situer sur une carte du monde. Un pays dont on ne parle quasiment jamais. Un pays oublié. Seul avec son drame.»

C’est là pourtant que tout a commencé, là qu’est né le nazisme bien avant l’heure, là qu’ont été expérimentés les premiers camps de concentration bien avant la Seconde Guerre mondiale, là qu’ont été jetées les bases de la solution finale bien avant l’avènement de Adolf Hitler.

Ce pays, immense et désertique, c’est la Namibie dont l’effroyable histoire a été jusqu’ici éclipsée par celle de son puissant voisin, l’Afrique du Sud, avec lequel il partage une frontière et des douleurs communes.

Quand les premiers colons allemands débarquent sur ses côtes, en 1870, la Namibie est une mosaïque de peuples divisés entre Ovambo, Kavango, Nama ou encore Herero. Une désunion dont joueront d’ailleurs les Allemands pour s’aventurer et s’installer à l’intérieur des terres.

Des Allemands qui découvrent très vite les richesses du sous-sol namibien avec sa profusion de cuivre et surtout de diamants. Pour exploiter ces gisements et étouffer toute velléité de contestation, le chancelier Otto von Bismarck nomme en 1884 un gouverneur civil chargé d’administrer la nouvelle colonie.

Cet homme, dont le nom de famille, nous est devenu, depuis, tristement commun, c’est Heinrich Goering, le père de Hermann Goering, qui deviendra plus tard l’un des plus hauts dignitaires nazis.

Henrich Goering a recours, pour remplir sa tâche, à des méthodes expéditives : déplacement des populations parquées dans des réserves raciales et réduites en esclavage, exécutions sommaires en cas de résistance et confiscation systématique des terres et du bétail.

Une ségrégation et une barbarie auxquelles s’opposera vigoureusement un petit peuple de bergers, les Herero, conduit par un chef obstiné et courageux, Samuel Maharero. Il préconise pour bouter les Allemands hors du pays de créer le plus large front possible.

«Toute notre docilité et notre patience envers les Allemands ne nous servent à rien, car chaque jour ils nous fusillent pour rien», écrit-il le 11 janvier 1903 aux autres chefs de tribus pour les exhorter à la révolte. «Mes frères, n’en restez pas à votre premier refus de participer au soulèvement, mais faites en sorte que toute l’Afrique combatte les Allemands. Mourrons plutôt ensemble au lieu de mourir de mauvais traitement, en prison ou encore d’autres manières.»

Sa missive restera sans réponse. Las, les Herero décident, un an plus tard, le 11 janvier 1904, de se lancer seuls dans la bataille. Ils attaquent une garnison allemande à Okahandja, tuent une centaine de colons et détruisent leurs lignes de télégraphe et de chemin de fer.

Une véritable humiliation pour les Allemands, qui n’auront de cesse de se venger, épaulés par des renforts qui ne tarderont pas à arriver. Trois mille hommes et un nouveau commandant en chef connu pour sa brutalité et sa poigne de fer, le général Lothar von Trotha.

Von Trotha confirme sa réputation en lançant dès le 2 octobre 1904, aussi incroyable que cela puisse paraître, un ordre d’extermination (Vernichtungsbefehl) à l’encontre des Herero.

«Moi, général des troupes allemandes, adresse cette lettre au peuple Herero. Les Herero ne sont dorénavant plus des sujets allemands. Tous les Herero doivent quitter le pays. S’ils ne le font pas, je les y forcerai avec mes grands canons.

Tout Herero aperçu à l’intérieur des frontières allemandes (namibiennes) avec ou sans arme, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n’accepte aucune femme ni aucun enfant. Ils doivent partir ou mourir. Il n’y aura aucun prisonnier mâle. Tous seront fusillés. Telle est ma décision pour les Herero.»

Une décision immédiatement mise à exécution avec une minutie et une stratégie diaboliques. Hommes, femmes et enfants herero sont systématiquement exterminés. Les survivants sont pourchassés, pris en tenaille et repoussés méthodiquement vers le désert où ils mourront d’épuisement, de faim et de soif. Les Allemands avaient pris soin auparavant d’empoisonner l’eau des puits…

La révolte matée, dans le camp des bourreaux, c’est la jubilation, comme l’atteste ce rapport de mission d’une patrouille allemande : «Le blocus impitoyable des zones désertiques pendant des mois a parachevé l’œuvre d’élimination. A l’arrivée de la saison des pluies nous avons trouvé des squelettes gisant autour de trous secs, profonds de douze à quinze mètres, que les Herero avaient creusés en vain pour trouver de l’eau.

Les râles des mourants et leurs cris de folie furieuse se sont tus dans le silence sublime de l’infini. Le châtiment a été appliqué. Les Herero ont cessé d’être un peuple indépendant »

Le bilan est effrayant : soixante mille morts, soit plus de 80% de la population herero éliminée en quelques mois. Un véritable génocide. Mais en Allemagne, quelques voix finissent par s’élever en réalisant que cette boucherie allait priver la colonie de…main-d’œuvre. L’ordre d’extermination de von Trotha est finalement levé.

Les quinze mille survivants herero, essentiellement des femmes, sont faits prisonniers et regroupés dans ce que les Allemands appellent déjà des konzentrationslager, des «camps de concentration». Le terme est utilisé officiellement pour la première fois dans un télégramme de la chancellerie daté du 14 janvier 1905.

Dès leur arrivée dans ces camps de travaux forcés clos par de hauts barbelés, les Herero sont tatoués de ces deux lettres : GH, pour Gefangener Herero, ce qui signifie Herero capturé.

La suite c’est un témoin britannique de ce drame, Hendrik Fraser, qui la raconte : «Lorsque je suis entré à Swakopmund, j’ai vu beaucoup de prisonniers de guerre herero. Les femmes devaient travailler comme les hommes. Le travail était harassant.

Elles devaient pousser des chariots chargés à ras bord sur une distance de dix kilomètres. Elles mouraient littéralement de faim. Celles qui ne travaillaient pas étaient sauvagement fouettées. J’ai même vu des femmes assommées à coups de pioche. Les soldats allemands abusaient d’elles pour assouvir leurs besoins sexuels.»

Autre témoignage, tout aussi terrifiant, celui d’un chef herero, Traugott Tjienda, espédié lui aussi dans l’un de ces camps : «Notre peuple qui sortait du bush fut astreint immédiatement au travail. Les hommes n’avaient plus que la peau sur les os. Ils étaient si maigres qu’on pouvait voir à travers leurs os. Ils ressemblaient à des manches à balais

Malnutrition, mauvais traitements, exécutions sommaires des malades et des plus faibles, au bout d’un an, ce sont pas moins de 7 862 Herero, soit la moitié des détenus, qui meurent en captivité.

Mais le calvaire ne s’arrête pas là. Les Allemands, trop heureux de disposer dans ces camps d’une main-d’œuvre gratuite, en profitent pour réaliser toutes sortes d’expérimentations anthropologiques, scientifiques et médicales, transformant du coup ces malheureux prisonniers herero en véritables cobayes humains.

Des recherches qui seront conduites sur place par l’un des généticiens racialistes allemands les plus influents de l’époque, le docteur Eugen Fischer. Il dissèque à la chaîne des cranes et des corps de pendus herero et expédie quelques cadavres dans les universités allemandes afin de partager ses expériences avec ses premiers disciples.

Il mène également des travaux de stérilisation sur les femmes herero pour s’assurer que les rapports sexuels qu’elles entretiennent avec les colons ne menacent pas la pureté du sang allemand. C’est la meilleure façon, à ses yeux, d’empêcher la mixité raciale qui conduit inévitablement, selon lui, à la «disparition de la population blanche».

De retour en Allemagne, Eugen Fischer dirige, à l’avènement de Hitler, l’institut d’anthropologie, d’hérédité humaine et d’eugénisme de Berlin. Il collabore naturellement avec les SS, épaulé par son fidèle assistant, le futur bourreau d’Auschwitz, Joseph Mengele.

Fischer et Mengele appliqueront par la suite dans les nouveaux camps de concentration et d’extermination conçus par les nazis tout ce qu’ils ont appris et expérimenté impunément en Namibie. Mais cette fois à une plus grande échelle.

Quant aux Herero, ils n’ont depuis le drame de 1904 cessé de se battre pour la reconnaissance et la réparation de leur génocide oublié et nié jusqu’ici.

Un génocide dont personne, en fait, ne s’est réellement soucié à l’époque, sans doute parce que ceux mêmes qu’il frappait étaient africains.

Mais voilà, trente-cinq ans plus tard, avec l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale, c’est le monde entier qui paiera le prix de cet abominable mépris.

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source : Boudhanar

https://reseauinternational.net/barbarie-made-in-germany/

Terrorisme climatiste : festival de fake news à Davos de la part du secrétaire général des Nations unies

 

Le discours du secrétaire général des Nations unies à Davos – on se demande bien ce qu’il faisait là-bas ! – est extrêmement inquiétant et anxiogène. C’est du pur terrorisme intellectuel qui ne peut créer que de la panique. Il faut se rappeler de la crise sanitaire de 2020 dans laquelle on nous expliquait qu’il ne fallait pas dire la vérité aux gens pour ne pas terroriser les populations. Ici c’est exactement l’inverse qui se déroule sous nos yeux. Il ne faudra pas s’étonner ensuite de l’explosion des comportements addictifs, de la consommation de médicaments anxiolytiques ou de ne plus faire d’enfants dans un futur apocalyptique décrit comme tel ! Ce comportement est totalement irresponsable.

Mais ce qui est encore plus grave c’est le fait de savoir que tout ceci n’est que mensonge et tromperie. Si le niveau de la mer s’est élevé ne serait-ce que de quelques dizaines de centimètres, les villes de Venise ou celle de Miami ne seraient plus viables. Sans oublier les Maldives qui sont également au niveau zéro de la mer et qui pourtant agrandissent leur aéroport international en multipliant les hôtels de luxe !

En réalité, tout ceci n’est que business comme vous pouvez le constater dans la deuxième vidéo ci-dessous. Les élites mondialistes sont en train de se gaver d’argent magique, de subventions publiques à coups de centaines de milliards de dollars. Sauf que ce business n’est pas viable car il ne repose sur rien de solide. D’autant que nous observons de nombreuses faillites dans le secteur de l’énergie comme Northvolt, l’éolien… Sans oublier les constructeurs automobiles qui sont tous en grande difficulté.

«Nous venons de vivre l’année et la décennie les plus chaudes de l’histoire. La montée du niveau de la mer, les vagues de chaleur, les inondations, les tempêtes, les sécheresses et les incendies de forêt ne sont que le prélude au film d’horreur à venir».

source : Le Libre Penseur

https://reseauinternational.net/terrorisme-climatiste-festival-de-fake-news-a-davos-de-la-part-du-secretaire-general-des-nations-unies/

Quelle laïcité ?

 

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Par Gérard Leclerc

En recevant les représentants des différentes religions du pays, à l’occasion des vœux de nouvelle année, Emmanuel Macron a beaucoup insisté sur la loi de 1905, dont on célèbre le 120e anniversaire. De son côté, le pape François, lors de sa récente visite en Corse, avait abordé le thème de la laïcité, rejoignant son prédécesseur Pie XII, qui avait parlé, en son temps, de la nécessité d’une « saine laïcité ». On sait que le mot est lié à une certaine forme de culture politique française, le plus souvent méconnue à l’étranger. Il est vrai qu’il n’est pas dépourvu d’ambiguïté. Lorsqu’on désigne quelqu’un comme un laïque convaincu – bien noter l’orthographe qui se distingue du laïc, c’est-à-dire du non-clerc –, on signifie par là son opposition souvent radicale à toute forme de spiritualité religieuse. La référence à Voltaire et à l’esprit voltairien, synonyme d’hostilité au christianisme (ainsi qu’au judaïsme), est alors de mise.

Voilà qui renvoie à l’entreprise de déchristianisation de la seconde phase de la Révolution française et à ses prolongements ultérieurs. Il ne fait pas de doute que la IIIe République à ses débuts s’est distinguée par un anticléricalisme virulent. Celui qui s’est traduit notamment par l’expulsion des congrégations religieuses du territoire national. Les historiens estiment de 50 000 à 70 000 le nombre de religieux et de religieuses chassés par un pouvoir bien décidé à combattre l’influence chrétienne, particulièrement dans le cadre scolaire. On n’a pas oublié l’exemple des moines de la Grande Chartreuse, obligés de quitter sans douceur leur célèbre site, en dépit des protestations de la population.

Lorsqu’une loi de séparation des Églises et de l’État mettant fin au régime de Concordat napoléonien, est envisagée, c’est toujours dans le même climat hostile. Mais l’intervention d’Aristide Briand va modifier profondément l’esprit de la loi, en distinguant ce qui relève du religieux et ce qui relève du politique, avec cet avantage de conférer à l’autorité spirituelle sa pleine autonomie. On a un peu oublié que les plus farouches des anticléricaux étaient alors hostiles à cette autonomie, préférant garder ce que le Concordat supposait de prédominance de l’État.

De 1905 sont nées de nouvelles relations, avec une autre définition du concept de laïcité. Progressivement, on est passé de l’hostilité à la pacification, espérant qu’on pourrait aller jusqu’à la bienveillance et à la sauvegarde des libertés de conscience et de religion.

Est-ce à dire que toutes les difficultés ont été levées ? Sûrement pas, d’autant que la commune référence à ce que Jules Ferry appelait « la morale de nos pères » a disparu. Les sujets sociétaux à forte teneur anthropologique divisent profondément l’opinion et débouchent sur des désaccords radicaux. On s’en est aperçu lors de la visite du pape en Belgique, qui a provoqué de véritables incidents diplomatiques. Mais si l’on prend au sérieux l’indépendance du spirituel, il faut admettre qu’il parle haut et fort, comme il l’entend.

https://www.actionfrancaise.net/2025/01/26/quelle-laicite/

samedi 25 janvier 2025

19 janvier 1794 : les colonnes de Turreau amènent l’enfer en Vendée

 Massacre des Lucs-sur-Boulogne

Massacre des Lucs-sur-Boulogne
Le 19 janvier 1794 est une date qui restera à jamais, pour la Vendée, synonyme d’horreur et de tragédie. Ce jour-là, au cœur de la Terreur, la Révolution comprend qu’elle ne se bat pas, dans cette partie du Bas-Poitou, contre de simples armées. En effet, elle doit affronter une terre et un peuple qui refusent, jusque dans leurs racines les plus profondes, le diktat sanglant des sans-culottes de Paris. Une solution et un outil sont alors choisis pour mettre fin à cette insurrection des brigands de la Vendée : l’extermination par les colonnes infernales.

Une Vendée révoltée

Commencée en mars 1793, la guerre de Vendée voit se soulever nombre de paysans refusant l’ordre nouveau imposé par la Convention de Paris, bouleversant la vie religieuse des Français et leur ordonnant d’aller se battre contre toute une Europe coalisée. Ainsi, sous la houlette de chefs militaires comme Charette, La Rochejaquelein ou encore Cathelineau, cette masse de révoltés prend forme et adopte le nom de Grande Armée catholique et royale.
Cependant, après quelques victoires qui provoquent la frayeur des Bleus, le vent tourne en octobre 1793 pour les porteurs de l’insigne du Sacré-Cœur. L’issue de la Virée de Galerne met un terme à l’insurrection armée des Vendéens, mais ouvre également la voie à une répression cruelle de la part des Républicains, obéissant à une loi du 1er août 1793 : « Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés […] le salut de la patrie l’exige. » Ainsi, les exécutions se multiplient. À Nantes, à Noirmoutier ou encore à Angers, des fusillades et des noyades massives sont organisées dans l’espoir que la terreur et le sang dissuadent toute nouvelle rébellion.

La création des colonnes infernales

Malgré ces exécutions, la Vendée reste à pacifier. En effet, si les armées sont vaincues, les esprits restent revanchards et rebelles. Un plan de pacification et d’amnistie est alors proposé par les généraux Kléber et Marceau. Cependant, comme le rapporte Jacques Villemain, auteur de Génocide en Vendée (Éditions du Cerf, 2020), « Kléber est disgracié et Marceau est emprisonné [Le général] Turreau comprend alors que c’est l’autre parti qu’il faut prendre. » Le 16 janvier, cet officier de 38 ans adresse un courrier aux représentants en mission pour obtenir leur soutien et éviter que sa responsabilité soit seule engagée dans ce qui s’apparente à un véritable crime organisé : « Mon intention est de tout incendier et de ne préserver que les points nécessaires à établir nos cantonnements propres à l'anéantissement des rebelles, mais cette grande mesure doit être prescrite par vous. Je ne suis que l'agent du Corps législatif, que vous devez représenter en cette partie. Vous devez également décider sur le sort des femmes et des enfants que je rencontrerai en ce pays révolté. S'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité. »
Dans l’attente d’une réponse, Turreau organise son armée de l’Ouest. Le 19 janvier 1794, il divise ses troupes en une dizaine de « colonnes infernales », chargées de mettre à feu tout le pays vendéen : « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoirs prises pour se révolter contre la patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. Les personnes seulement suspectes ne seront pas plus épargnées […] Tous les villages, métairies et généralement tout ce qui peut être brûlé sera livrée aux flammes. » Dans toute cette vocifération de propos violents, Turreau nuance un peu cependant ces consignes en promettant un traitement clément envers ceux qui afficheraient leur patriotisme : « Il ne sera fait aucun mal aux hommes, femmes et enfants en qui le général reconnaîtra des sentiments civiques et qui n’auront pas participé aux révoltes des brigands de la Vendée. »

Couverts et unis dans le crime

Aucune réponse ne parvient à Turreau de la part des représentants en mission. « Turreau a douté et a eu peur », souligne Reynald Secher. Il craint de devoir porter seul cette entreprise macabre ou, pire, d’être condamné pour excès de zèle. Le 24 janvier, il décide de s’adresser directement au Comité de salut public : « […] Si mes intentions sont bien secondées, il n’existera plus dans la Vendée sous quinze jours ni maisons, ni subsistances, ni armes, ni habitants que ceux qui auront échappé aux plus scrupuleuses perquisitions. » Cette fois, il reçoit une réponse le 6 février : « Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. […] Extermine les brigands jusqu’au dernier, voilà ton devoir. »
Désormais couvert, soutenu et même encouragé, le général Turreau déchaîne sans limite les enfers sur la Vendée pendant toute une campagne militaire meurtrière visant à éliminer chaque suspect et ennemi de la Révolution. De janvier à mai 1794, des centaines de villages, dont Les Lucs-sur-Boulogne, tristement célèbre, sont incendiés. Des dizaines de milliers de victimes viennent alors s’ajouter à la longue liste des 117.000 martyrs (au minimum) de la Vendée, selon Reynald Secher.

Ses crimes couverts, Turreau mourut dans son lit, en 1816, couvert d'honneurs : baron de l'Empire, grand officier de la Légion d'honneur. Son nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe de Paris.

Eric de Mascureau